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Vous êtes iciAccueil|Toutes les catégories k2|DIDIER JEHANNO | ABM - Aventure du Bout du Monde
mercredi, 07 avril 2010 15:46

Carnet de voyage

Vénézuéla : un paradis tropical ?

Difficile en quelques lignes de relater ce superbe voyage de trois semaines, dans un pays grand comme deux fois et demie la France. Mon choix va donc aller aux populations indiennes : peuples vivant essentiellement du fleuve et de la forêt, témoins authentiques d’un monde encore préservé… pour combien de temps ?

Ce qui caractérise ces populations, c’est avant tout leur mode de vie en profonde relation avec l’EAU. Nous allons entrer sur le territoire des Indiens Piaroas, Panarés, Pémons et Waraos.

Venezuela1Nous quittons les villes, oublions les Andes, les Llanos et leurs multiples oiseaux et… c’est à bord d’une pirogue que nous remontons un rio pendant plusieurs heures pour arriver à notre premier campement chez une famille piaroa. Le lieu est paisible ; les enfants nous observent avec tout notre attirail et le lendemain matin, en visitant la maison nous les retrouverons installés devant… la télé ! évolution technologique oblige.

Un peu de forêt brûlée et c’est un champ de manioc qui voit le jour. Ananas et bananiers poussent à l’état sauvage sans oublier une superbe fleur qui répond au joli nom de « lèvres d’indienne »

C’est notre première sortie nocturne en pirogue mais les animaux seront-ils au rendez-vous ? ... encore faut-il savoir les trouver !
Comme la nuit tout est tranquille, les animaux s’approchent de la rivière pour boire. Les caïmans sortent de leurs cachettes et il est plus facile de voir leurs yeux briller à la lueur de la lampe frontale.
Jonathan, notre guide accompagnateur, recherchera avec énergie et connaîtra un franc succès après avoir attrapé un anaconda et de nombreux caïmans ! Mieux vaut être amie avec ces bêbêtes-là alors je me hasarde à caresser la peau de ces reptiles…

En plein air, sous un toit de palmes, je m’endors dans un hamac recouvert d’une moustiquaire : un silence « touffu » quelques chants de cigales et une humidité permanente me rappellent la proximité de la forêt.

Mais ce ne sera véritablement que lors d’une petite randonnée, que je mesurerai ô combien cette forêt amazonienne est omniprésente car nous pénétrons dans un milieu beaucoup plus hostile. D’abord d’affreux moustiques répondant au nom de « pourri pourri » et ignorant totalement nos bombes anti-moustiques prennent un malin plaisir à décorer toute partie du corps non protégée ! Ensuite l’humidité ambiante (95%) nous accompagnera tout au long de la balade et enfin la dernière montée par une chaleur orageuse et sans aucune ombre découragera une bonne partie du groupe… ceux qui préfèrent rechercher les belles fougères, les lianes, la fleur qui permettra à une femme enceinte de savoir si elle attend un garçon ou une fille et surtout l’animal devant qui je ne fais pas la fière, je veux dire la tarentule ! charmante bestiole aux poils urticants et qui peut vous cracher une poudre blanchâtre en visant … les yeux ! La forêt est difficile à décrire tant les végétaux s’enchevêtrent. Multiples orchidées accrochées aux troncs d’arbres géants qui eux, peuvent atteindre 50 m de hauteur.

Le soir, le chaman prépare le YOPO sorte de poudre à priser qui, insufflée, produira en plus d’une extrême fatigue, quelques hallucinations virtuelles parmi certains membres de notre groupe : l’un se voit transformé en singe et l’autre en perroquet… Qui dit mieux ?
En réalité, cette cérémonie a lieu lors des fêtes ou pour demander une guérison. Le chant du chaman éloignant les mauvais esprits, j’ai parfaitement dormi dans mon hamac… une fois n’est pas coutume !



Par la route nous rejoignons un village panaré et, à notre arrivée, femmes et jeunes filles disparaissent comme une envolée de moineaux … pour mieux se cacher. A la nuit tombée, elles réapparaîtront devant la maison. Plutôt fermées au premier abord, elles retrouveront rapidement le sourire. Etonnantes ces attitudes car nous ne sommes pas les premiers étrangers à venir dans ce village.

A l’école, le lendemain matin, l’accueil par le maître est chaleureux. C’est le gouvernement de Hugo Chavez qui a développé l’enseignement pour les enfants indiens prenant en charge :
- le salaire et la formation du maître (issu de cette communauté indienne)
- le local et le mobilier
- l’uniforme
- les fournitures scolaires individuelles
Venezuela2L’enseignement se fait dans les deux langues : panaréen et espagnol.

Nous reprenons la route et notre minibus s’arrête… devant quatre grosses tortues suspendues à côté d’un régime de bananes. Il s’agit de tortues charbonnières qui ont été capturées pour être vendues puis mangées lors de la semaine sainte. Les vénézuéliens en raffolent et les considèrent comme du poisson. Ce n’est pas vraiment de notre goût et nous nous cotisons pour acheter ces malheureuses bêtes que nous relâcherons beaucoup plus loin.

Le lendemain, nous survolons la chute la plus haute du monde (979m) ainsi que les fameux « tepuys » étranges montagnes tubulaires façonnées par l’érosion. Nous atterrissons dans le parc national de Canaïma, domaine des indiens pémons qui, aujourd’hui, vivent surtout du tourisme. Le terme pémon signifie en fait « être humain » Attention ! demander à un indien s’il est un pémon revient à lui demander s’il est un être humain… de quoi le vexer !

A l’origine, ce sont des hommes de la savane, des agriculteurs qui pratiquent la culture sur brûlis dont les conséquences écologiques risquent d’être graves. Ils ont bénéficié des programmes du gouvernement et vivent dans des maisons moins traditionnelles certainement plus confortables avec, au centre du village : écoles, crêche et église.

Notre dernière halte nous conduit chez les Waraos, où nous vivrons au rythme du fleuve Orenoque et de son delta (25 000 km² et plus de 300 canaux formant un véritable labyrinthe fluvial). Toute la vie humaine se déroule le long de ses rives et l’unique moyen de transport est la pirogue. Nous laissons aux singes, reptiles et oiseaux de toutes sortes l’immense forêt.
Les Waraos (littéralement « peuples des pirogues » une des ethnies les plus anciennes du Delta) seraient environ 24 000. De passage, nous n’aurons guère le temps d’approfondir leur mode de pensée : une délicate harmonie entre l’homme, la nature et les êtres surnaturels qui régirait le monde. Peuple de pêcheurs et de chasseurs, ils vivent sur les rives inondées quotidiennement par le flux des marées dans des maisons construites sur pilotis à environ deux mètres du sol. Pas de murs seulement un toit couvert de palmes et un sol constitué de troncs posés les uns à côté des autres. Excepté une cuvette en plastique, quelques vêtements et des hamacs, les waraos ne possèdent rien. Ici, pas de superflu !

Dans ce petit coin perdu, la nuit est loin d’être silencieuse mais bruit d’une multitude de rumeurs indéfinies : outre le murmure de la rivière, la forêt qui nous entoure nous imprègne de mille chants et d’odeurs, de multiples sons… à croire que les animaux ne dorment jamais !

Vers 4h du matin, un hurlement d’abord sourd puis de plus en plus fort et rauque se fait entendre, bientôt repris en écho… ce sont des singes hurleurs !!! alors, au petit matin, nous voilà partis en pirogue à la recherche de ces primates qui, comme par hasard, seront muets et bien cachés dans les feuillages !!!

Nos regards se porteront sur un superbe plumage noir sur le corps, blanc dans le cou et avec ce bec orange et noir si caractéristique…
vous l’avez reconnu, c’est le toucan !




Venezuela3Il n’est pas de Warao sans sa pirogue en bois construite à partir d’un tronc unique creusé et incendié à l’intérieur afin de l’ouvrir et d’en étirer les côtés. Avec sa pagaie en bois, le warao fait glisser silencieusement sa pirogue. Derrière un premier front de palétuviers mi-arbres, mi-roseaux, une rangée de palmiers ondule et craque au gré des brises.

Au delà, c’est l’univers du flasque, du visqueux et de l’évanescent, c’est la mangrove. Equipés de bottes, nous pénétrons à nouveau dans cette jungle luxuriante avec Julian, notre guide warao, pour apprendre à reconnaître et utiliser certaines plantes … des fois qu’abandonnés, on en aurait besoin pour survivre ! Surtout pas de panique si nos bottes s’enfoncent dans ces terres regorgeant d’eau et de végétaux en putréfaction … et bonjour les odeurs nauséabondes !!! Au passage, ne jamais prendre appui sur une branche, certaines sont couvertes d’épines qui enfoncées dans la peau, se casseront, avec infection garantie… . C’est ça l’hospitalité tropicale!

En quelques coups de machette très précis Julian arrache l’écorce d’un palmier MORICHE, véritable arbre de vie pour les waraos : du cœur on extrait la farine pour faire le pain, les troncs servent à l’armature des cases, les feuilles sont tissées en hamacs ou en toits. Julian recueille très délicatement de gros vers blancs (larves pondues par des scarabées) incrustés dans le bois et que j’avale tout vivants… que des protéines dit-on, mais sans aucun goût! Une vraie gourmandise de luxe pour les waraos. Je laisserai à d’autres le plaisir de déguster des termites toutes crues. En revanche, s’en frotter le corps est le seul anti-moustiques vraiment efficace ! Quelques mètres plus loin, Julian abat un jeune palmier et l’éventre pour en extraire le cœur. Je me régale. Rien à voir avec ce que l’on nous vend en France !

Le séjour touche à sa fin. Nous repartons avec les images de ces milliers d’espèces végétales et animales. Nous n’oublierons pas toutes ces rencontres et comprenons mieux l’importance de la forêt tropicale, les difficultés auxquelles sont confrontés les Indiens pour garder intacte leur authenticité, préserver leur mode de vie, leurs coutumes et leurs croyances.

Harmonie, émotion, mystère : trois mots qui pour moi, caractérisent ce voyage.

Jacqueline Bizet, mars 2010
mercredi, 07 avril 2010 10:04

Photo île de Pâques

Paques2


                                                              Gérard Rastello


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mercredi, 07 avril 2010 10:01

Carnet de voyage

De Santiago où j'avais de la famille je partais vers une toute petite île perdue au milieu du Pacifique.
 
Paques2Le sachant un mois avant mon départ je m'empressai de réserver une place dans un avion sur Lan Chili qui a le monopole des vols. (L'île de Pâques fait partie du Chili).
 
Après cinq heures de vol on atterrit sur une grande piste (faite par la Nasa en cas de problème de décollage de la navette).
 
Je découvre un tout petit aéroport en bois avec déjà des motifs tout le long de la piste qui mène à l'embarquement et je retarde l'arrivée pour le plaisir.
 
On ne contrôle pas mes billets et on m'accueille en souriant. On voit que l’on a changé totalement de la cité de Santiago et de sa vie à toute allure pour arriver dans le calme d'une île.
Accoudés au comptoir d'enregistrement des pascuans hommes et femmes (les femmes ont des fleurs dans les cheveux) avec des noms de personnes qu'ils attendent.
 
J'avais réservé chez Pantu Tepano qui m'attendait dehors. Il était avec une petite fille qui avait un collier de fleurs qu’elle a mis autour de mon cou. 
 
Paques1Pantu est un colosse bien plus grand que moi qui fait 1,80 m avec des mains très larges et un seul mot         « holà ».
Il m'emmène chez lui où j'avais réservé une semaine en demi-pension. Là-bas pas de route que de la piste, chez Pantu, c'est à 20 minutes à pied du centre d'Hanga Roa, la seule bourgade de l'île avec des statues tout le long.
 
Il 'y a 3 grandes chambres dans trois petites constructions en bois autour d'un corral où tous les matins j'allais voir Pantu qui regroupait ses chevaux (il en a 60) pour la promenade.
 
Gérard Rastello.
mardi, 06 avril 2010 15:45

Festival Voyager aurement à Niort

Voyager autrement, mode d’emploi »
28 mars 2010, à Magné, près de Niort (79)
 
 
 
Niort2Notre 2è forum s’est déroulé dans l’enthousiasme et la convivialité.
 
De nombreuses personnes sont venues avec une envie de connaître notre démarche et association. Nous avons de nouvelles adhésions ou bien d’autres personnes ayant le désir, dans un premier temps, d’être informés de nos activités…
 
Les discussions ont été passionnées : de riches échanges aux différents stands des voyageurs, de nombreux conseils aux futurs voyageurs les encourageant à partir avec « leur sac à dos ».
 
Les projections ont fait salle comble et toujours suivies de débats intéressants :
Les visiteurs ont pu ainsi voyager sur différents continents, donnant envie à certains de prendre bientôt les chemins du voyage… Argentine, Asie Centrale, Birmanie, Ecosse, Géorgie, Himalaya, Inde, Indonésie, Japon, Polynésie étaient au rendez-vous…
 
Le Forum des voyages « Voyager autrement, mode d’emploi »
d’ABM Poitou-Charentes commence à prendre ses marques, nous pensons déjà au prochain forum !
 
Niort1

Nous avions un invité de marque : « Un Trishaw de Birmanie » !
 
 
Nicole Wurtz
 
jeudi, 01 avril 2010 10:05

Photo Brésil

Bresil_jean


                                                           Jean Claude Meyer

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jeudi, 01 avril 2010 09:54

Photo Corée du Sud


Drouere


                                                Pascale Martin & Daniel Drouere


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jeudi, 01 avril 2010 09:47

photo Egypte

Egypte


                                                        S.Audouin & Norbert Gabry


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lundi, 22 mars 2010 14:42

Photo Vietnam


Vietnam_2009_05_08_Chau_Doc_Delta_du_Mkong__DSC_0342
Bernard Guironnet

Le Vietnam est l'une des destinations les plus prisées par les Français autant pour sa richesse culturelle que ses paysages et ses plages de sable blanc et d'eau turquoise.
Commencez votre périple dans la capitale, reposez-vous d'abord dans un hôtel à Hanoï puis visitez Ho Chi Minh Ville, Hue, Da Nang, etc.


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lundi, 22 mars 2010 14:06

photo Norvege

Norvege_2

                                                       http://www.aventureuse-balade.net/


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lundi, 22 mars 2010 13:46

Restaurant

Smorrebrod :
 
Petit cours de cuisine Danoise.

Danemark_3
aventureuse-balade.net
Non ce ne sont pas simplement des tartines beurrées (Smør signifie beurre, brød signifie pain,) comme on pourrait le croire.

Les Danois sont fiers de cette tradition culinaire. C'est même de la cuisine !

Chaque type de smørrebrød requiert un type spécial de pain (seigle, soit du pain blanc) Les smørrebrød sont consommés dans un certain ordre ( poisson, puis viande, enfin fromage).

Avec ces sandwichs les Danois boivent à l'occasion un verre d'akvavit (schnaps), suivi d'une bonne gorgée de bière fraîche. L'akavit (que l'on appelle snaps) est une eau de vie à base de pomme de terre ou de grain, agrémentée d'herbes de toutes sortes.

Une adresse sympa :

Cafe Hvide Lam v/Birthe CarlsenKultorvet 5, 1175 København K, Denmark3332 0738‎
 
Ce café est le plus vieux de Copenhague (200 ans).
Des soirées musique sont organisées dans la semaine. Il est possible de manger des smorrebrods dehors en terrasse avec une bonne bière pression. L'intérieur de ce vieux café est également « so cosy » et chaleureux.

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