You have no items in your shopping cart.

Vous êtes iciAccueil|Toutes les catégories k2|DIDIER JEHANNO | ABM - Aventure du Bout du Monde
mardi, 13 décembre 2011 14:34

Aventure familiale en Asie

FabriceUne aventure familiale dans les pays d’Asie du Sud-Est (décembre 2011 – Juin 2012)

Rêve depuis plus de 10 ans, nous devions partir à deux et le temps a fait que ce périple se fera, pour le plus grand bonheur, à quatre avec nos 2 enfants Hugo 7 ans et Lisa 4 ans, pour faire le tour de l’Asie du Sud-est pendant 7 mois. Les pays traversés sont : Vietnam, Cambodge, Laos, Cambodge, Thaïlande, Malaisie et Indonésie.

L’objectif de ce périple n’est pas de fuir notre vie, mais de découvrir et faire découvrir à nos enfants d’autres traditions et cultures différentes de la notre. Nous espérons apprendre de nous même mais également aider certaines personnes en Asie grâce à notre association ASH (Aventure sociale et Humaine) créée essentiellement pour ce périple. La perception de nos valeurs changera immanquablement dans la vie de tous les jours.

Nous savons que tout le monde n’a pas la chance de pouvoir vivre une telle expérience enrichissante, et nous souhaitons vivement partager et faire partager notre aventure à celles et ceux qui le souhaitent via notre blog : http://familledufs.over-blog.com/
lundi, 12 décembre 2011 11:18

Le Machu Picchu, élu premier site à voir avant de mourir

Macchu_PicchuLors d'une compétition organisée par le journal en ligne américain « The Huffington Post », la principale attraction touristique du Pérou, le Machu Picchu, a été élu 1ère destination à voir avant de mourir.

Il remporte ainsi le vote final des électeurs face aux pyramides de Guizèh de l'Egypte. Le jury composé par les lecteurs du journal ont eu à choisir entre les 16 destinations tirées des « 1000 lieux qu'il faut avoir vus dans sa vie » de l'auteure Patricia Schultz.

Le Machu Picchu sorti victorieux de cette compétition avait comme adversaire en finale la Place Rouge de Moscou, les Iles Galápagos de l'Equateur, le Parc National de Yellowstone aux Etats-Unis et les pyramides de Guizèh.

L'année 2011 marque le centenaire de Machu Picchu.

En juillet 1911, l'historien américain Hiram Bingham de l'Université de Yale découvre le Machu Picchu et en annonce la découverte le 24 juillet.

http://www.peru.travel/
jeudi, 08 décembre 2011 14:58

Carnet de route

Gorilles dans la brune

À la recherche des grands primates noirs, dans les pas des « trackers ».

A l'arrière d'un pick-up 4x4 en compagnie des rangers armés qui vont nous escorter, nous avalons une demi-heure de piste pour atteindre le point de départ de la randonnée.

Rwanda1Pendant la première heure de marche nous traversons des champs de pommes de terre et de pyrèthre qui ont envahi ces dernières années les flancs des volcans et réduit d'autant l'habitat des gorilles des montagnes. À l'époque de Diane Fossey, il était possible de les voir là où les 4x4 se sont arrêtés. Aujourd'hui il nous faudra près de trois heures pour les rencontrer.

Partout des paysans, souvent des femmes avec un bébé dans le dos, travaillent la terre pendant que nous passons entre les rangées de fleurs.

Nous arrivons à la lisière de la forêt de bambous, là où les cultures s'arrêtent. C'est le moment du briefing, où toutes les consignes de comportement face aux gorilles nous sont données. Il est question de sécurité bien sûr, mais également de la protection des gorilles face aux microbes dont nous sommes porteurs : il ne faut pas tousser, ni éternuer et respecter une distance minimale de sept mètres.

L'approche. Mais avant de les voir, nous avons encore beaucoup d'efforts à fournir. Nous grimpons sur le flanc du volcan à travers la forêt de bambous géants. Il fait très chaud et l'ascension est pénible. Suivant les allées et venues des gorilles, on peut mettre de une à trois heures pour les rejoindre.
Nous avançons groupés, encadrés par les rangers lourdement armés qui nous protègent des rebelles et des braconniers qui peuvent rôder dans les environs.

La montée à travers les bambous n'en finit pas mais nous ne nous plaignons pas car il ne pleut pas et nous échappons à la boue et aux glissades. Après avoir transpiré toute notre eau, nous atteignons enfin le groupe de trackers, les éclaireurs qui ont localisé les gorilles. Ceux-ci ne sont pas loin et nous nous mettons en tenue d'observation : nous laissons nos sacs et nos bâtons de marche qui peuvent être confondus avec une arme. Pour les gorilles nous devons ressembler à des touristes et pas à des braconniers.

Nous progressons sur un sol instable constitué d'un tapis de fougères, d'orties et de divers arbustes dont les gorilles raffolent mais qui se révèlent être autant de pièges pour nous autres humains.

Rwanda3La rencontre. Puis soudain, au détour d'un bosquet d'épineux, une grosse masse noire nous regarde. Il nous examine et nous scrute attentivement de son regard très humain. Nous avons rejoint le groupe Suza qui comprend 36 gorilles. Ils sont éparpillés par petits groupes et nous les suivons à distance au fur et à mesure de leurs mouvements. Un calme étrange règne et nous ne nous sentons pas du tout en danger. C'est fascinant. Toute la fatigue accumulée pendant la montée disparaît comme par miracle et nous observons les jeux des jeunes gorilles, les femelles avec leurs petits, les démonstrations des trois mâles à dos argenté, les chefs. Les guides nous donnent doucement des indications sur leur comportement, tout en veillant à nous placer de manière à assurer notre sécurité et à respecter le bien-être des gorilles.

La durée d'observation est limitée à une heure par jour et pour le seul groupe de huit touristes maximum que nous sommes afin de diminuer l'impact négatif de la rencontre. Cette heure défile à toute allure, il est déjà temps de redescendre. Le lendemain, nous partons à la rencontre du groupe Sabinyo constitué d'une quinzaine de gorilles. Le paysage est assez différent : moins abrupt, plus vallonné et couvert d'une forêt de bambous plus petits mais plus denses. Beaucoup plus de boue aussi, le bâton nous évite la glissade à plusieurs reprises.

Nous atteignons le groupe de gorilles relativement facilement mais les conditions d'observation sont plus difficiles. Ils se sont réfugiés dans la forêt et nous devons progresser en écartant les lianes et les cannes de bambou, nous accroupir pour passer en dessous des branches basses. Mais les gorilles sont bien là. Par moment la distance de sécurité est difficile à maintenir car ce sont les gorilles qui viennent vers nous et nous ne pouvons pas reculer, coincés par la végétation. Nous ne pouvons rien faire d'autre que les laisser passer à trois mètres de nous.

Les guides émettent des grognements d'apaisement et effectivement les gorilles semblent être rassurés. Seul un grand mâle se montre plus nerveux et nous l'évitons soigneusement en faisant profil bas.

Spectacle magique dans le cratère. Le jour suivant, pour notre dernière visite nous allons rencontrer le groupe Amahoro sur les flancs du volcan Visoke. Il a plu fortement durant une bonne partie de la nuit et du matin, annonçant une ascension plutôt boueuse. Nous partons confiants, mais les nouvelles des trackers ne sont pas très bonnes : les gorilles s'éloignent et grimpent de plus en plus haut sur les flancs du volcan. La montée paraît interminable mais nous finissons par arriver tout en haut du cratère. Les gorilles se sont réfugiés à l'intérieur, pour les voir il nous faut à notre tour descendre dans le cratère.

Heureusement ils ne sont pas loin. Ils se sont enfin arrêtés et, une fois installés en équilibre précaire, nous pouvons commencer à les observer. Ils nous enchantent par leur comportement et leurs attitudes. La brume et le brouillard qui montent dans le cratère ajoutent une note magique dans ce spectacle résolument sauvage.

Une fois de plus, nous les quittons à regret, les laissant dans leur royaume encore préservé.

Le seul lieu au monde où il est encore possible de trouver des gorilles des montagnes en liberté est partagé entre trois états parmi les plus pauvres de la planète : le Rwanda, le Zaïre et l'Ouganda. S'ils survivent aujourd'hui c'est uniquement parce que l'argent des touristes les rend plus précieux vivants que morts. Grâce à cette nouvelle activité des centaines de personnes ont trouvé du travail et le nombre de braconniers diminue. Mais les conflits récents et l'augmentation régulière de la population humaine sont autant de menaces pour l'avenir.

Jusqu'à quand y aura-t-il de la place pour les gorilles ?

Textes et photos Vincent Brahamcha
mercredi, 07 décembre 2011 11:37

Balade en chanson en forêt de Fontainebleau

Les Claudettes

FontainebleauChanson sur l’air de « Viens à la Maison voir les Oiseaux qui Chantent », de Claude François

Viens à Coquibus, y’a une douche pour quarante,

Viens à Coquibus où la douche est payante,

En sortant des WC, on ne s’est pas lavés,

Cà ne gêne pas Gégé, car il préfère les lingettes.

Après la rando, on a mal aux gambettes,

Cà n’empêche pas certains de faire la fête,

Nous avons bien mangé, c’était bien arrosé,

On a tout partagé, même les bruits pendant la nuit.

Près des Trois Pignons, on cueille des champignons,

Une fricassée, ce sera bon pour dîner,

On a fait des photos de toutes les flaques d’eau,

On était tout crottés, et il fallait s’en retourner …

La, la la la la ……….

Sylvie Peignaux et Françoise Deschoux

 

mardi, 06 décembre 2011 19:15

Amazigh – Les montagnes des "hommes libres"

Amazigh – Les montagnes des "hommes libres"

LilianPour cette nouvelle expédition, c'est en nomade que Lilian a décidé d'aller observer les vallées et traverser intégralement l'Atlas Marocain, à pied. Le voyage commencera au Nord du Moyen-Atlas avant de s'achever plusieurs semaines plus tard sur une plage de l'Atlantique. Lilian profitera de cette traversée pour faire l'ascension des trois plus hauts sommets d'Afrique du Nord. (Jbel Toubkal 4167m, Jbel Ouanourakrim 4089m et le le Ighil M'Goun culminant à 4071 m d'altitude).

Profitant de cette avancée en solitaire, il livrera un témoignage inédit de son aventure avec un matériel audiovisuel léger, qui lui permettra d’avoir un rapport beaucoup plus naturel avec les populations rencontrées, et surtout accéder à des endroits encore jamais explorés par les grosses équipes de tournage. Tout au long du périple, il rencontrera des gens qui lui feront part de leur culture et de l'idée du Maroc d’aujourd’hui.

Ce projet mettra l'accent sur le côté aventure, mais il donnera avant tout la parole aux Berbères, à ces hommes libres des vallées, aux bergers semi-nomades qui peuples l'Atlas. Lilian désire avant tout dresser un portrait original de ce territoire montagnard et de la culture berbère en profonde mutation.

Pour suivre l'aventure ou retrouver les précédentes expéditions:

http://editions-ventdularge.e-monsite.com/

mardi, 06 décembre 2011 16:47

Carnet de route

" Comment suis-je arrivé là ?

Boukhara1Devant ce monument de 700 ans. Beauté d'architecture Timouride commandé par Tamerlan lui-même qui n'en verra pas l'achèvement. Personne d'ailleurs car les travaux ont cessé lorsque la peste l'emporta en 1404.

Ce mausolée à la mémoire du grand mystique Soufi Ahmed Yasawi à survécu jusqu'à ce jour traversant les affres du temps avec l'appui de quelques millions en restauration. Il s'offre dans la lumière déclinante du soleil ce soir de juillet. Sa couleur qui ce confond avec le sable des steppes évolue avec la luminosité.

Voilà 16 mois que je pérégrine et je me retrouve ici à crapahuter sur le rempart construit autour du mausolée pour prendre en photo se coucher de soleil qui fait se détacher la silhouette sombre et bientôt sans couleur du monument.

Après la désintégration de la Horde d'Or des descendants de Gengis Khan au XVe siècle, le territoire du Kazakhstan était occupé par des Mongols islamisés, les Uzbeks. Ça a merdé à un moment donné, les Uzbeks du sud étaient dans ce qui deviendra l'Ouzbékistan, quant à ceux du nord restés nomades... eh bien ce sont les Kazakhs ! C'est un mot qui vient du turc qui signifie cavalier libre ou aventurier ou hors-la-loi, ça en jette non ?

Je mets le pied sur le sol Kazakh à Almaty. J'aperçois une ravissante « hors-la-loi »... heu non, ça marche pas, elle est d'origine russe.
Jusqu'en 1980, les Russes constituaient l'ethnie majoritaire, ceci étant dû aux migrations massives du temps de la Russie tsariste ainsi qu'aux déportations des indignes de confiances sous le communisme, qui se retrouvaient au milieu des steppes.

Elle attend ses bagages avec sa mère, je lui demande si elle peut m'indiquer un endroit où dormir ou alors le bus pour le centre-ville. Elena est affolée de savoir que je suis arrivé sans connaître personne ni un seul mot de russe :

- Tu as au moins un dictionnaire russe avec toi ?
- Heu... non.
- Alors ça va être très dur pour toi, il y a très peu de gens qui parlent anglais ici, tu sais !
- Heu...non.
- Et tu veux traverser le Kazakhstan en stop ? Je n'ai jamais entendu ça !
- Heu...oui.

Son visage grave et son ton n'invitent pas aux réjouissances pourtant je suis plié de rire. Je ne sais pas pourquoi, mais je ne vois rien d'exceptionnel à faire une balade le pouce tendu !

Elena sera d'une grande aide pour le choix de mon futur parcours, elle m'emmène à l'ambassade de Russie où, prenant très à cœur mes affaires, elle se met à pleurer car je n'obtiens pas mon visa. Je lui en suis très reconnaissant.

Étude des diverses possibilités de sorties dont la traversée en bateau de la mer Caspienne jusqu'en Azerbaïdjan qui me plaisait beaucoup.
Mais cela impliquait de faire un détour pour le visa à Astana qui est à plus de 1000 kilomètres au nord. Je choisis donc l'option « stop à travers les steppes », visa de transit russe à Ouralsk (situé au nord-ouest du Kazakhstan) et train jusqu'en Ukraine. Des voyageurs anglais que je croise dans l'hôtel de la gare me donnent leur carte du Kazakhstan. Ca me sera très utile.

Boukhara4Me voilà sur la route qui va me mener je ne sais où. Avec un panneau indiquant « Auto-stop dans la direction d'Ouralsk » en cyrillique que m'a traduit Elena. Au dos, elle m'a également traduit une rapide présentation de ce que je fais et qui je suis pour mes chauffeurs temporaires, avec son numéro de téléphone en cas de problème. Car je suis au Kazakhstan comme un anglais serait en France, perdu au milieu d'une foule qui capte que dalle à toutes langues autres que la sienne.

Je souhaite qu'Elena ne m'ait pas fait une blague en traduisant un truc du genre : « Bonjour je suis un dangereux psychopathe, veuillez m'emmener de toute urgence dans l'hôpital psychiatrique le plus proche, merci ». Quoique, si l'hôpital est à Ouralsk cela me convient ! La traduction semble correcte bien que parfois, à la vue de la tête de certains, j'ai pu me poser la question.


Un couple d'étudiants me fera mon premier trajet :

- Touriste ? S'interrogent-ils, mais qu'est-ce qu'il y a à voir au Kazakhstan ? Et faire du stop au Kazakhstan, j'ai jamais vu ça. Tu sais en dehors de Almaty, il n'y a rien, c'est que de la campagne et de la steppe ! Me dira l'un d'eux.

Sa vision, quoiqu'extrême, n'est pas si loin de la vérité. Almaty, l'ancienne capitale est la plus peuplée et toujours un centre au style de vie occidentalisé. En 1997, la capitale change de localisation pour Astana un bled paumé au milieu des steppes dont le président Nazarbayev a fait coïncider la date anniversaire de la capitale avec son propre anniversaire. Dans quelques jours, se fêtent les dix ans d'Astana comme capitale.
- Si tu veux tu viens avec nous, on peut te déposer à cinq cents kilomètres d'Astana ? me proposent les deux étudiants.
La proposition est sincère mais je préfère ne pas faire de bon en arrière pour traverser le Kazakhstan d'une traite. Je décline l'offre.
La seconde voiture est celle d'un hors-la-loi, un vrai celui-là, il est kazakh d'origine et agent de police ! Le hors-la-loi me convie à un repas dans un village où il est invité.

Repas traditionnel. Assis sur des tapis, kazakhs bien entendu. Les hommes d'un côté, les femmes de l'autre. Un homme en bout de table, le doyen, prend alors la parole. Il est question de religion dans son soliloque car je saisis plusieurs fois le terme « islam », le seul mot que je comprenne avec les pays qu'il énumère : Turquie, Kazakhstan, Ouzbek. Vient ensuite un chant, puis un discours de ce que je suppose être le fils. L'ancien reprend la parole, tout le monde a les mains en supination devant soi. J'en fais de même, et la prière prend fin, on se passe alors les mains sur le visage comme pour intégrer au corps ce qui a été dit.

Je refuse très cordialement la côte de mouton qui m'est présentée et me dirige vers les spaghettis qui en font l'accompagnement. À la fin du repas, nouvelle prière les mains devant soi.
En partant, on passe voir d'autres cavaliers libres dans une yourte et ils me déposent ensuite à un poste de police en laissant à des collègues l'instruction d'arrêter une voiture pour ma destination. Je ne pouvais espérer mieux. La corruption est très répandue au Kazakhstan donc quand un flic, à la démarche de cowboy pour montrer sa toute puissance, demande à un automobiliste de prendre quelqu'un, la réponse est quasi assurée. Je trouve cela inacceptable et honteux, la corruption ! Mais quand elle me sert, je suis déjà moins ferme sur cette position. Ce gentil couple me déposera à un autre poste de police où les « cowboys » arrêteront un bus de touristes. Dans le bus, je m'assoie à côté d'un Kazakh qui m'invitera chez lui.

Malgré l'absence de langue commune, on arrive à communiquer. Avec des gestes et de la bonne volonté, c'est tout à fait possible. Cela devient plus difficile quand cette bonne volonté est absente. Il arrive assez régulièrement, quand je demande ma direction dans la rue, que l'on me lance un « Niet, niet ! » et un non de la tête sans même prendre le temps d'essayer de comprendre quoi que ce soit. C'est quelque peu irritant et j'arrive au point où j'essaie de faire en demandant le moins possible.
Depuis la Chine, je suis avec un chariot, type grand-mère, pour me soulager de mon sac à dos. Le fait d'avoir un ordinateur depuis le Kosovo et un appareil photo depuis Hong-Kong m'a alourdi considérablement. Je n'ai pas vraiment une gueule d'aventurier avec ça, mais je trouve que le style grand-mère me sied à merveille.

« Regarde c'qui arrive, là-bas», ce genre de réflexion, je ne l'entends pas mais je le lis régulièrement sur les visages des personnes qui croisent mon chemin. Et là, ce qu'ils voient arriver c'est un mec avec un chapeau de cowboy Marlboro (Elena m'a offert ce chapeau en remplacement du foulard khmer rouge qui à glissé dans l'eau sur la plage à Qapshagay), deux sacs sur le dos traînant derrière lui un chariot de grand-mère avec un t-shirt à l'effigie des J.O. de Pékin. Je me doute que cela ne doit pas être fréquent.

Un automobiliste me dépose dans la ville de Turkestan, me voici devant le mausolée Ahmet Yasawi. Ce poète mystique Soufi fût un acteur important de la propagation de l'islam dans le monde des steppes. Il est à l'origine d'une secte portant son nom qui à influencée nombre de ces successeurs.

Boukhara3Son écrit principal, le Divan-i Hikmet ou Recueil de la Sagesses est l'origine d'un nouveau mode d'expression en Turc dans l'Asie centrale.
« ... j'ai renoncé au moi, puis j'ai cherché et trouvé la Bien-aimée [Dieu] » Sa doctrine « d'abandon du monde » a été sujette à de multiples interprétations au fil de l'histoire. « N'accorde aucun intérêt au monde, n'invoque pas un autre que Dieu ». Vivre seul à l'écart de la société et de sa famille, vivre comme un vagabond. Voilà de quoi me lier à cet homme, à ce bâtiment. Est-ce donc cela qui me fascine tant dans ces briques ? dans ces agencements géométriques de tuiles vernissés azurs dont la simplicité apparente n'est en fait que le reflet d'une philosophie profonde qui apparait qu'après une étude minutieuse de ses formes. Je reste de longs instants à fixer cette beauté. Méditation.

Massif, ce mausolée fait sur un plan rectangulaire impressionne par son homogénéité. Préservé des affres du temps et de l'histoire il nous relie aujourd'hui à l'époque de Tamerlan qui en a demandé la construction sur le précédent en 1389. Des innovations architecturales furent expérimentées par les architectes perses, ce prototype servi de base à la construction de Samarkand la capitale de l'empire Timuride.

Le bâtiment est flanqué de deux tours, qui avec des découpes au sommet de type créneaux le font apparaitre comme une forteresse. Gardienne des reliques sacrées les protégeant de la chaleur lourde et sèche des steppes d'Asie centrale autant que du temps. Citadelle de briques qui nous contemple du haut de ces 700 ans et nous plonge dans l'histoire ambivalente de ce souverain, guerrier sanguinaire qui à fait construire le plus grand dôme d'Asie centrale pour un homme de paix un mystique épris de dieu. Bon d'accord, c'était un choix politique aussi, les tribus nomades étaient soufis et en construisant ce mausolée à la mémoire de celui qui à eu une grande influence dans le monde Turcophone de l'époque, Tamerlan s'octroyait le soutien de ces communautés.
L'Iwan, ce portique monumental reste inachevé. De multiples barres de bois en sortent des parties latérales éventrant les murs de gantch, ces briques de mortier et d'argile.

Boukhara2L'Intérieur est tout aussi impressionnant, la modestie des parois blanches, nues qui s'élèvent au ciel s'accorde avec la simplicité que prône le soufisme tout en s'opposant à la majesté de leur taille image de l'influence du souffisme.
Le soleil n'est plus qu'un souvenir, c'est alors qu'un éclairage artificiel illumine le bâtiment sacré. Détachant ce radeau de terre qui navigue en une mer végétal quasi stérile mais brassant un flot de dévotion. Durant la nuit je suis le témoin d'une brume qui survole le sépulcre comme un drap sous lequel il se serait glissé pour la nuit.
Un terrain vague au sud me sert de chambre.

Au matin le levé du soleil est un instant magique. Combien de fois cette sépulture à –t'elle vue ce balais incessant de cet astre ? C'est la première fois pour mes yeux. Emotion.

J'ai demandé la force
Et Dieu m'a donné des épreuves pour me rendre plus fort J'ai demandé la sagesse Et Dieu m'a donné des problèmes à résoudre J'ai demandé la prospérité Et Dieu m'a donné un cerveau et des muscles pour travailler J'ai demandé du courage Et Dieu m'a donné des gens à vaincre J'ai demandé de l'amour Et Dieu m'a donné des gens à aider J'ai demandé des faveurs Et Dieu m'a donné des occasions Je n'ai rien reçu de ce que je désirais... J'ai reçu tout ce dont j'avais besoin.

Poême Soufi, Auteur Inconnu. "

Julien Bory
http://globaldenture.free.fr
mardi, 06 décembre 2011 16:34

Carnet de route

Espagne3J'ai garé ma semi-remorque sur le port de pêche d'Almeria .

De ma cabine je vois, à flanc de colline, des grottes fermées par des tôles. Ce doit être des demeures de clandestins. Je pars à pied à la recherche de mon hôtel. Je traverse un quartier populaire composé de petites maisons cubiques dominées par l'importante forteresse d'Alcazabar. Construit par les sarrasins, pris par les chrétiens, le château offre une belle vue sur la ville et ses toits en terrasse qui me rappellent un peu le Maroc.

Espagne1Nous sommes vendredi, Valérie arrivera en train dimanche soir. J'ai quitté la maison samedi dernier. J'ai récupéré mon camion à Taragone où mon collègue me l'avait amené. Il y a 5ans, je ne voulais pas de cette cuisine d'exposition pour professionnels. Maintenant ma femme et moi sommes fiers de cette semi-remorque unique en Europe. Grâce à elle nous avons sillonné la France dans tous les sens. Puis un jour les Espagnols en ont entendu parler. Après un voyage avorté aux Antilles et en Grande-Bretagne, nous avons commencé à rêver lorsqu'ils ont signé un contrat de deux mois. En traînant dans les rues d'Almeria je dégotte des restaurants populaires où pour moins de 10 euros je découvre la cuisine locale. Je m'en méfie parfois un peu depuis que j'ai vu toute une tablée se régaler de bottes de poireaux grillés à Tarragone. Il n'y a pas vraiment d'entrée mais plutôt un premier plat puis un deuxième. Le dessert n'a pas vraiment d'importance et peut être remplacé par un café assez fort pour remettre sur pied un agonisant.

A son arrivée j'ai emmené Valérie dîner dans un bar où les clients commentent bruyamment le match de football. Quelques tapas et un plat combiné feront l'affaire. Il est tard et demain nous devons mettre en place notre camion sur le port, près du terminal minéralier construit par des disciples d'Eiffel. Je vais aussi présenter Valérie à l'équipe espagnole avec qui nous allons travailler : Surtout Andréa, le directeur commercial italien et Joan, le cuisinier catalan. Celui-ci va enseigner à Valérie ses premiers mots de castillan : « puta madre » et « ostia ». Mais après tout dans les menus on trouve des « albondigas de la abuela ». Ce qui signifie : « couilles de grand-mère » .C'est à déguster au même titre que la queue de taureau et le flamenquin.

L'opération d'Alméria terminée nous partons pour Cordoue. Ma coéquipière s'est endormie lorsqu'en traversant la Sierra Nevada la neige limite la visibilité. Je roule prudemment sur la route glissante. Il y a deux fourgons au fossé. Deux heures plus tard nous voilà attablés devant une soupe chaude dans un restaurant routier. Le soleil réapparait avec des oliviers à perte de vue.

L'hôtel est dans le vieux Cordoue. Un dédale de ruelles bordées de portes ouvertes sur des patios nous émerveille. Celui de l'hostal del Antiguo Convento n'est pas en reste. Marilou, la patronne va se mettre en quatre pour nous être agréable durant notre séjour. Elle sera l'une des premières à apprendre la grossesse de Valérie. Ce qui créera des liens encore plus forts. Pendant quatre jours nous déambulons dans la ville sans omettre la célèbre mosquée cathédrale et le quartier juif. Une glace pas très fraîche va indisposer ma femme. Mais le médecin, au lieu de la gaver de médicaments va lui prescrire un régime tout aussi efficace arrosé d'Aquarius, eau gazeuse locale.

A Séville nous admirons comme à Cordoue les vitrines de magasins qui regorgent de châles et de robes andalouses dont le prix n'entre pas dans notre budget. Mais à l'entrée de la cathédrale nous avons le plaisir de voir des sévillanes arborer leurs magnifiques toilettes en attendant une future mariée. Et l'une des plus âgées, dont la chevelure était ornée d'une mantille n'était pas la moins photographiée. Par contre les prix des restaurants sont aussi élevés que le nombre de touristes et en regardant l'assiette des voisins nous comprenons qu'il vaut mieux aller ailleurs pour commander une paëlla. Heureusement, en s'éloignant un peu du centre, nous retrouvons les petits restaurants où nous pouvons nous régaler de « larmes de poulets » et autre « salmorejo ».

Espagne2Le matin nous prenons notre petit déjeuner dans un bar : un chocolat tellement épais que je m'amuse à y faire tenir ma cuillère debout et du pain grillé beurré ou huilé accompagné de jambon Ibérique. D'ailleurs nous voyons parfois des espagnols frotter une tomate sur leur pain avant d'y laisser également couler de l'huile. Inutile de préciser qu'elle est à base d'olive. On ne semble pas connaître d'autre type d'oléagineux ce que Joan nous confirme.

Nous quittons la quatrième ville d'Espagne. Valérie n'est pas rassurée dans la circulation. Les taxis que nous avons parfois emprunté ne respectent les feux et les limites de vitesse que modérément. Heureusement nous sommes vite sur l'autoroute et trois heures plus tard, nous apercevons la mer à Malaga. Encore quelques kilomètres pour Torremolinos où la ville a élevé un monument au tourisme. Nous nous attablons dans un restaurant ouvrier où pour moins de 8 euros chacun nous avons un repas complet, boisson et sourire compris. C'est un prix courant ici mais tous les estaminets ne se valent pas : si un midi les frites sont visiblement issues du congélateur, le soir nous nous régalons d'un délicieux « tocino de cielo », sorte de crème caramel offerte par le patron de l'établissement voisin. Mais la qualité du petit déjeuner est inversement proportionnelle à la classe de l'hôtel.

Il n'y a pas grand-chose à voir à Torremolinos à part la plage bordée de bar tenus et fréquentés par des néerlandais.
Heureusement un restaurant à l'écart nous servira une délicieuse paëlla bien garnie.
Après quelques jours à déguster omelette aux crevettes, filet mignon, calmars, seiche etc...

Nous partons pour Albacete. La ville est aussi moche que Torremolinos, la mer en moins.
Le musée du couteau nous émerveillera quand même. La cité étant renommée dans cet artisanat. Les restaurants utilisent d'ailleurs des couverts fabriqués sur place. L'un d'eux nous offrira même les canifs que nous avons utilisés au cours du repas.

D'Albacete nous traversons la Manche de castille .Dans la plaine des constructions circulaires assez larges, et au toit de lauze m'intrigue : un genre de borie. Plus loin un berger surveille son troupeau au bord de la route. Des collines apparaissent en s'approchant de Tolède. Des moulins juchés aux sommets semblent attendre le héros local : Don Quichotte. Son père, Miguel de Cervantès Saavedra prince des génies a son buste dans toutes les villes. Quant à El Quijote, comme on dit ici, on le retrouve un peu par tout en effigie : sur les murs ou au fond des assiettes surtout à Talavera de la Reina où nous allons passer une petite semaine.

Les ateliers de porcelaine qui ont fait la gloire de la ville nous attirent. Mais Joan nous a conseillé de ne pas oublier d'acheter un jambon ibérique à 50 euros pour 6 ou 7 kilos. La vieille ville n'a pas beaucoup d'attrait hormis la muraille et le pont romain. Mais c'est dans le cabinet vieillot du gynécologue que Valérie et moi voyons pour la première fois le foetus de 11mm dont le cœur bat en elle. Nous sommes aussi émus l'un que l'autre. Dehors une cigogne plane et nous fait un clin d'œil avant d'aller rejoindre ses consoeurs sur clochers et toits des églises voisines. Nous les entendons claquer du bec. Un prêtre croisé à l'entrée d'un couvent bénit le fruit de notre union. Derrière la porte les clarisses entonnent un chœur...

Sur la route qui mène à Cadix, nous apercevons des cochons gris sur un chemin. Le paysage est rocailleux. Nous traversons peu de village. Nous n'aurons pas le temps de visiter la ville la plus au sud de notre périple. Il nous faut arriver à Valence avant samedi soir puisque nous ne devons pas rouler le dimanche. Dans cette province la langue n'est plus le Castillan ni le Catalan mais un mélange des deux. De toutes manières de nombreux commerçants sont francophones. Notre mission en Espagne touche à sa fin. Une dernière étape à Tarragone, nous permet de visiter la ville et ses murailles romaines.

Avant de rentrer en France nous achetons sur la route des sacs d'oranges gorgées de soleil entre 50 et 80 centimes le kilo pour compléter le Turron et le jambon qui pendra au plafond de notre maison et qui nous permettront ainsi de garder quelques saveurs d'Espagne et surtout d'en faire profiter nos proches.

Jean Michel Paoletti 
lundi, 28 novembre 2011 14:38

Loulou Tour

LoulouIci Julie et Yoan, nous sommes actuellement en tour du monde. Au programme Asie, Océanie et Amérique du Sud, pour une durée d’environ 11 mois. Comme un accord, nous avons décidé de prendre un break afin de réaliser ce voyage.

Louloustour.blog.com, c’est avant tout un blog que nous avons créé afin que nos proches puissent suivre notre périple.  Les blogs pour nous c’est une première, et il faut dire que l’on y prend gout !  Pas vraiment de thèmes particulier, notre blog c’est plutôt un journal de bord.

Ca peut donner des idées à ceux qu’ils veulent aller dans les pays que l’on a déjà visités, car nous essayons de mettre un max de photos sur chaque ville que l’on traverse. Par contre, si vous avez des suggestions  sur les pays que nous n’avons pas encore faits, n’hésitez pas à nous laisser des commentaires.
mardi, 22 novembre 2011 19:01

Le monde est à nous

Après avoir privilégié les destinations européennes lorsque les filles étaient petites, nous avons décidé de repartir -nous sommes d'inconditionnels globe-trotters- vers des destinations plus lointaines.

WahlteraccQuoi de mieux qu'un voyage au long cours pour permettre à tout la famille d'apprécier la diversité du monde.

Ensemble, nous avons revu des lieux que nous avions tant aimés en couple (Mexique, Hawaï, Nouvelle Zélande, Australie, Japon), mais également  découvert de nouveaux paysages et cultures (Chine, Bornéo, Cambodge, Floride).

Une expérience magnifique que nous prolongeons désormais chaque année durant pendant nos (longues) vacances d'été.

Nos filles ont attrapé le virus et c'est ensemble que nous choisissons nos prochains périples à l'autre bout de la planète!

http://lemondeestanous4.blogspot.com/
mardi, 15 novembre 2011 16:02

Paris Jeunes Aventures 2012


Partir à l'aventure

PJA3Faire un voyage culinaire à travers l'ancien Empire Ottoman, découvrir des villages kurdes irakiens sur la frontière iranienne, traverser l’Europe à vélo, construire des toilettes sèches au Malawi, allez à la rencontre des hyènes en Afrique du Sud… année après année, vous ne manquez pas d’idées de voyages et le jury de Paris Jeunes Aventures est sans cesse surpris par l’esprit d’ouverture et de découvertes des jeunes parisiens.

C’est pourquoi, il attribue chaque année des aides financières, allant de 500 à 5 000 €
 
Et pour que le plus grand nombre puisse profiter des expériences uniques que vivent les aventuriers lauréats du dispositif, il leur est demandé, à leur retour, d’organiser au moins une animation - exposition de photographies, dessin, lecture de conte, diaporama etc. - dans une structure de la Ville de Paris (centres d'animation, antennes jeunes...).

L’âme d’un aventurier ? 

Les candidatures pour Paris Jeunes Aventures 2012 sont ouvertes !


Vous avez :
  • un projet d'expédition culturel, sportif, environnemental ou ayant trait au co-développement, en France ou à l'étranger 
  • plus de 16 ans et moins de 30 ans
  • un lien avec Paris : vous y habitez, travaillez ou y étudiez
    Dans le cadre de projet collectif, la moitié des participants doit remplir les conditions d'âge et de lien avec Paris.
C'est le moment pour vous de remplir le formulaire en ligne et le valider au plus tard le 1er février 2012, minuit.

Paris Jeunes Aventures, je candidate !

Un comité présélectionne les projets les plus aboutis et vous invite à venir le défendre devant le jury. Composé de professionnels du voyage et de représentants de la Mairie de Paris, celui-ci désigne les lauréats et parmi eux 4 projets « coups de cœur » qui sont primés lors de la Nuit Paris Jeunes, juste avant l’été.

Un aventurier bien conseillé en vaut deux 
Afin de vous aider à construire votre projet, vous renseigner, vous conseiller et vous aider à remplir votre dossier pendant la période d'inscription (15 novembre - 1er février), l’association Aventure du Bout du Monde est à vos côtés. www.abm.fr

Aventure du Bout du Monde
11, rue de Coulmiers 75014 PARIS
Tél. : 01 45 45 29 29
Web : www.abm.fr
Courriel : 

Paris Jeunes Aventures, le calendrier
1.    15 novembre: ouverture des inscriptions en ligne sur www.jeunes.paris.fr
2.    1er février, minuit : clôture des candidatures
3.    Mai : jury de présélections
4.    Juin : auditions des finalistes devant le jury.
5.    Fin juin : Nuit Paris Jeunes, à l'Hôtel de Ville, soirée lors de laquelle sont annoncées les 4 projets coups de coeur de l'année.

Derniers adhérents en ligne

bebenoist   admin-cvd   fbridel   odanbricourt   adhabm   fjourdain   broudard   bbonjour   cvandyk   jpdevey   dobienfait   bmissir   aclerenard   murenard   jegarry  
Copyright © 2026 Aventure du Bout du Monde - Tous droits réservés
Joomla! est un Logiciel Libre diffusé sous licence GNU General Public