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mercredi, 02 mai 2018 13:39

Le voyage des saveurs

Une des choses qui nous manquent le plus lorsque l'on revient de voyage, outre le climat, c'est souvent la nourriture. Car l'un des plaisirs premiers du globe-trotteur, c'est la découverte culinaire.

D'après une étude conjointement orchestrée par Accor Hotels et GFK*, la cuisine serait d'ailleurs le deuxième critère privilégier par les touristes (à 54%), juste derrière la visite de lieux historiques et culturels (57%). En bons vivants, les Français sont même encore plus attachés à cet aspect du voyage que la moyenne, puisque cette proportion atteint 60% chez les ressortissants de l'Hexagone.

> Retrouver le goût du périple n'a jamais été aussi simple

Lors de son retour de vacances, il n'est pas rare d'avoir une envie subite de retrouver dans son assiette cette saveur exotique qui nous a subjugué. Et aujourd'hui, il est désormais très facile de trouver son bonheur, sans même avoir besoin de se déplacer, grâce aux services de livraison à domicile.

De nombreuses applications permettent en effet de choisir facilement son repas en ligne, quelle qu'en soit l'origine de la cuisine. Il est par exemple très simple de commander avec Foodora parmi les meilleurs restaurants asiatiques. Car l'Asie regorge de mets locaux étonnants, constitués d'aliments souvent peu cuisinés dans nos contrées. Le dépaysement gustatif est alors total et le simple acte de manger constitue lui-même une part de voyage. Les différents ingrédients, épices et techniques de cuissons utilisés fascinent et donnent en général envie d'y regoûter.

Si vous êtes allé en Thaïlande, vous avez sans doute succombé au pad thaï, ce plat national constitué de nouilles de riz sautées au wok accompagnées d’œuf, de tofu, de graines, d'haricots et de crevettes trempées dans une sauce poisson nam pla et au citron vert. Si vous êtes passé par le Vietnam, vous mourrez certainement d'envie de vous empiffrer un bon bò bún, cette succulente salade de vermicelles de riz dont la recette originale inclut du bœuf saté, des crudités, des oignons, de la coriandre, de la menthe, de la citronnelle, des cacahuètes, assaisonnés d'une sauce.

> La cuisine asiatique ravit nos papilles

Si vous avez l'occasion de faire un crochet par le Laos, laissez-vous tenter par l'originalité d'un tam mak hoong. Derrière ce nom étrange se cache l'un des plats les plus réputés de la cuisine laotienne : une salade épicée de papaye ! Riche et variée, l'offre gastronomique du continent est de plus en plus répandue en France, surtout dans les grandes villes, Paris en tête.

D'autres spécialités de cette région du globe sont déjà bien ancrées dans le paysage de notre restauration où des plats comme le rāmen, les gyōzas et les sushis japonais, les poulets curry, tandoori et tikka masala indiens ou encore le canard laqué chinois connaissent toujours un franc succès. Ce voyage culinaire est désormais à portée de clic.

* Cette enquête a été réalisée durant l'année 2017 auprès de 5939 femmes et hommes âgés de 18 à 65 ans qui devaient avoir passé au moins une nuitée payante dans un hôtel, un bed & breakfast, une chambre d'hôtes... pendant les douze derniers mois. Le panel interrogé pour les besoins de ce sondage provient de France, du Royaume-Uni, d'Allemagne, d'Espagne, des États-Unis, des Émirats arabes unis, d'Argentine, du Brésil, de Chine, d'Inde et d'Australie.

mardi, 10 avril 2018 16:30

Transsibérien

  • > Train St Pétersbourg – Moscou en 2nde classe, réservé sur le site Russian railways https://pass.rzd.ru/main-pass/public/en (en anglais)
  • coût : 92 €
  • durée : 3 h 58
  • > Transsibérien Moscou – Irkoutsk en 1ière classe, réservé sur le site Russian railways
  • Durée : 3 jours + 2 h (3jours, 4 nuits)
  • Coût : 732 € pour 2 personnes
  • > Minibus Irkoutsk – Olkhon réservé auprès de l’auberge Nikita http://olkhon.info/en/get-here/bookaticketeng.html
  • Durée : 5h avec un arrêt pour déjeuner
  • Coût : 1600 Rub (24 €) à l'aller et 1400 Rub (21 €) au retour pour 2 personnes + 300 Rub (4,50 €) de réservation dans chaque sens.
  • A Irkoutsk le minibus vient nous chercher à l’hôtel, au retour il nous pose à la gare routière. Trajet en taxi de la gare routière à la place Kirov 500 Rub (7,50 €) mais c'est trop cher, ce n'est pas le prix.
    • Dans chaque wagon il y a deux provodnitsas (elles travaillent chacune leur tour) qui sont chargées de la vie à bord. Elle contrôle les billets, vend des provisions, fait le ménage…Une personne du bar passe avec un panier pour vendre aussi des chaussons fourrés ou des glaces.
    • On peut demander à la provodnitsa une carte magnétique qui permet de verrouiller le compartiment lorsqu'on descend ou va au wagon restaurant
    • En première classe on nous donne un kit de voyage avec brosse à dents, thé, chocolat, chaussons…, les serviettes de toilette sont fournies, un repas au restaurant est compris. On a des tasses dans le compartiment. Les couchettes se transforment en banquettes la journée.
    • Le restaurant est bon mais assez cher. On peut acheter des soupes, purées ou chaussons fourrés dans les kiosques sur les quais ou à la provodnitsa en particulier pour le petit déjeuner. Il y a un samovar avec de l’eau chaude en permanence. Dans quelques gares des locaux vendent des produits faits maison par exemple des crêpes fourrées ou des poissons fumés.

  • > Sylvie et Bernard Frachet (69)
lundi, 09 avril 2018 18:20

Impressions cubaines

Après deux semaines à Cuba il me reste une sensation étrange, faite de douceur et de peine.
Un soleil éclatant (25/30 d°) inonde ce pays/île, attachant, resté figé dans les années 50, pour notre plus grand bonheur à nous touristes. Les cubains sont "muy amables", souriants et pacifiques (ici je n'ai ressenti aucun racisme même si, à y regarder de plus près, les difficultés semblent croître avec la couleur noire de la peau !) Il y a tous les métissages possibles !

Les slogans révolutionnaires auxquels je suis indifférente ou tout au plus curieuse, fleurissent encore sur les murs délabrés et les panneaux de bord de route. Et tout ce qui peux ou roule...  avance ! voitures vieilles souvent russes, ou américaines magnifiques, âgées de plus de cinquante ans, chevaux attelés à des carrioles, camions transformés en bétaillère humaine, cavalieros aux sombreros, side cars, vélos et j'en passe. Et beaucoup vont à pied ! Ceci pour les villes car en dehors les routes sont désertes ou presque. 

A l'abri du soleil sous un pont par ex, les mains se lèvent avec espoir et détermination car le transport est un vrai problème ici : facile pour les "ricos" que nous sommes (qui payent par exemple un trajet de 100 km le prix d'un salaire mensuel là-bas avec cette double monnaie qu'est le CUC pour nous et les pesos pour eux et auxquels je n'ai pas eu accès (1€=environ 1 cuc, pratique !) qui ont leur bus climatisés à horaires respectés. Les cubains manquent de tout sauf de "scolarité" et le monde des pesos et celui des Cuc se côtoient sans jalousie apparente bien que tout cubain essaie d'en récolter ; ceci fait que les propositions de repas sont nombreuses et insistantes (au lieu d'aller dans un resto. chaque chambre d'hôte vous propose le dîner pour environ 12€).

Les années soviétiques ont laissé un sens du partage entre cubains, mais aussi la délation, par ex. en ce qui concerne les chambres d'hôte par ex. ; à ce propos il y en a partout ; certains cubains ont de sérieux problèmes financiers car ils ont misés sur la venue des américains mais D. Trump a sabré leur venue ; nous n'en avons pas rencontré et ils passent toujours à nouveau par le Canada ; Les maisons sont si belles et leur murs souvent délabré, et on y voit des monuments énormes comme ce Capitole (20 cm de + que l'américain !) ou d'autre de style sovietique. Les nombreuses maisons à colonnes essaient d'être retapées avec amour, des bâtiments art deco datant des années "américaines" bordent des rues en piteux état,  .etc...

cuba 1 285LA HAVANE en est le plus grand conservateur et une visite de la ville surtout le long du Malecon, fouetté par de fortes vagues, dans une de leur belles mustang rouges est un régal. Dans cette ville la pollution est maximale. Si plein de gens sont assis à même le sol avec des tel. portable c'est que sur qlq mètres il y a internet. A une centaine de km de là, VINALES, belle petite ville dans une verte vallée (classée au Patrimoine de l'Unesco) nous enchante et nous permet d'embarquer pour CAYO LEVISA. Mer transparente, turquoise et poissonneuse, plage de sable blanc scintillant vont de pair avec leur délicieuses pina colada. Puis le taxi collectif nous amène à  CIENFUEGO qui offre ses maisons coloniales dont l'une magnifique, oscille entre château arabisant et style art deco. Petit tour de 150 km par la montagne :   villages en désordres, un peu plus de slogans révolutionnaires, palmiers et toits de chaume, chiens errants comme partout,  ...  nous arrivons à TRINIDAD.

Belle ville coloniale, au charme indéfinissable et pleine de touristes qui foulent ses ruelles pavées aux nombreuses boutiques de souvenirs. Deux vieux cubains fument le cigare assis à même les marches de la Plaza Major. Ne pas oublier les cigares !! (salaire mensuel à la fabrique : 40cuc  mais ils peuvent vendre personnellement un certain nombre de cigares toutes les semaines. Ai-je parlé de la couleur qui est partout, qui masque peut-être la grisaille politique, le bleu majorelle côtoie un rose fushia ou un vert ou jaune, appliquées tant sur les choses roulantes que sur les maisons. La végétation elle-même semble plus colorée ;  La musique est partout ainsi que la salsa (delante ! detras! a été pour moi un apprentissage en mouvement") quoi d'autre ne pas oublier... la qualité des repas, fruits et légumes non falsifiés, pas de poissonnerie mais poisson et homard dans l'assiette ; d'où vient-il ? de la mer cubaine sur laquelle on ne voit aucun bateau !

CUBA ?  J'adore ! belle, pauvre, privée de liberté et pacifique est UNIQUE !


> Note: nos hôtes charmants Arun, Juana, Maria, Anna, Alex ; Merci ; Hasta luego y buena suerte

> Geneviève
lundi, 09 avril 2018 17:53

Formalités

Depuis le 18 Février 2018, les voyageurs internationaux souhaitant visiter Djibouti à des fins touristiques, familiales, de transit ou professionnelles peuvent donc obtenir leur visa par voie électronique en le réclamant sur le portail officiel du gouvernement djiboutien: https://www.evisa.gouv.dj

Comment fonctionne le e-Visa pour Djibouti

Où ?


Combien coute le e-Visa ?

  • Le e-Visa de transit, pour une durée de séjour maximale de 14 jours, coute 12 $
  • Le e-Visa de court séjour (Tourisme, Affaires ou Visite familiale) jusqu’à 90 jours coute 23 $

À noter que le visa de court séjour obtenu avant le départ auprès de l’Ambassade de Djibouti coute actuellement 20,00€.


Quel est le délai pour obtenir ce e-Visa ?

  • Les autorités djiboutiennes annoncent un délai maximal de réponse de 72h.


Combien d’entrée sont possibles avec le e-Visa ?

  • Le visa électronique pour Djibouti ne permet d’effectuer qu’une seule entrée sur le territoire.


Comment fonctionne la validité du e-Visa ?

  • Le e-Visa est valable à partir de la date d’arrivée renseignée lors de la demande en ligne pour effectuer un séjour de 3 jours (e-Visa Transit) ou de 31 jours (e-Visa Court Séjour).


Quels types de points d’entrée sont disponibles ?

  • Le e-Visa permet une arrivée par voie aérienne, terrestre ou maritime


Quelles seront les informations à renseigner en ligne ?

  • Vous devrez renseigner vos données personnelles (informations passeport, situation matrimoniale, profession,…), les coordonnées durant votre séjour à Djibouti puis insérer en ligne une photo d’identité (numérisée au format .jpg ou .png < 1Mo), une copie de votre passeport (au format .jpg, .png ou .pdf < 1Mo) et une confirmation de réservation hôtelière ou une lettre d’invitation (au format .jpg, .png ou .pdf < 1Mo). Une fois le questionnaire en ligne rempli, vous devrez effectuer le règlement de votre demande de visa électronique par carte bancaire (Visa ou Mastercard).
jeudi, 05 avril 2018 14:32

Mon pays du bout du monde

J’aime voyager à la pointe de la Bretagne, là où finit la terre entre le Léon et la Cornouaille. Mes ancêtres, les Celtes, ont traversé la Manche et se sont installés ici dès l’antiquité. Je vis dans ce coin du Finistère qui, pour moi, ne ressemble à aucun autre, avec les particularités qui font son charme et le rendent si attachant. On ne passe pas dans ce coin du Finistère, on y vient et certains choisissent d’y rester...

On peut également y passer ses vacances, dans un des nombreux coins de paradis disséminés le long de la côte, avec pour y séjourner de nombreux campings qui vous permettront de vivre des instants inoubliables.

 

> Îles sentinelles

La côte du Conquet à Roscoff est battue par les vagues qui découvrent entre les rochers de belles plages de sable blanc fréquentées par les goélands ; contrastant avec le calme de la rade où la mer chaque jour remonte par les rivières. Comme à Landerneau, jusqu’au pont de Rohan, un des seuls ponts habités en Europe. À la pointe Saint-Mathieu, le phare s’adosse contre l’abbaye en ruines et, par temps sec, l’hiver, on aperçoit l’île de Sein, l’archipel de Molène et Ouessant, nos îles sentinelles.

> Crozon, sauvage et méditerranéenne

Parfois on descend dans le Sud, comme on dit chez nous. Le Sud commence dès que nous passons la presqu’île de Plougastel connue pour ses fraises, son calvaire et ses multiples chapelles. Et l’on va jusqu’à la presqu’île de Crozon.

Petite croix sur la carte, sauvage d’un côté, couverte d’ajoncs parfumés et de bruyères, et de l’autre, méditerranéenne, avec ses pins surplombant la mer turquoise au pied des falaises.


De là, c’est curieux, Brest en face apparaît toute blanche. Un peu plus loin, la Pointe de la Torche est un spot connu des surfeurs ; au printemps des champs de tulipes s’étendent à perte de vue.

 

> Entre mer et terre

Des églises gothiques dressent leurs flèches de granit ciselé dans les villages, visibles de loin au milieu des champs d’artichauts. Leurs plafonds ressemblent à des coques de bateaux retournés : les bâtisseurs étaient des charpentiers de marine.

Quoi de plus plaisant que la pêche à pied à chaque grande marée ?

Quel plaisir de gratter le sable et la vase, retourner les pierres, les remettre en place (bien sûr !), et revenir avec des paniers de coques, de palourdes, de couteaux, de bigorneaux, de petits crabes et parfois quelques ormeaux.

Entre mer et terre, le vent pousse les nuages qui jouent avec la lumière donnant des couleurs presque irréelles à ce pays de légendes truffé de mégalithes.

jeudi, 29 mars 2018 10:53

Les Afar du Danakil (Ethiopie)

> Les Afar

Bien que partagée en différents clans antagonistes, cette population reste très homogène.
L'immense majorité se disperse sur le territoire désertique et aride du nord/est de l'Ethiopie, avoisinant les 50° centigrades au cours de la saison sèche.
La dépression du Danakil, 116 m. en-dessous du niveau de la mer, constitue le point central de leur territoire.
Ils sont de confession islamique sunnite et la loi du talion est toujours appliquée.
A 15 ans, les garçons sont circoncis, les jeunes filles subissent l'excision et l'infibulation.
Ils sont majoritairement pasteurs semi-nomades, d'autres arrachent le sel des plaines torrides du DALLOL, sel en plaques acheminé par d'impressionnantes caravanes de dromadaires vers les hautes terres.
Pendant longtemps, cette zone considérée comme hostile et dangereuse à tenu les voyageurs à l'écart et continue à inspirer une crainte certaine parmi les Ethiopiens.
De nos jours, un circuit touristique sous contrôle AFAR, est autorisé par l'Etat
AFAR duquel il ne faut pas s'écarter sous peine de lourdes sanctions. Le fait d'être porteur d'un permis de visite émis par le Gouvernement AFAR n'est pas toujours suffisant. La légendaire hostilité des populations AFAR se vérifie par ce qui suit : Le 03 janvier 2018, un allemand n'ayant pas respecté certaines règles AFAR a été abattu.

> Au contact des Afar

Fascinés par ces contrées hostiles, un vol nous dépose à MEKELE, aux portes du Danakil. Après plusieurs jours de recherches intenses, elles nous conduisent vers une personne influente de la ville qui nous invite à déjeuner à sa table VIP.
Après plusieurs heures de discussion tout ce qui est « laissez-passer » et intendance est réglé par notre interlocuteur.
Deux jours plus tard la traversée du Danakil nord/sud débute.
Il est mis à notre disposition, 2 policiers AFAR armés de Kalachnikov, 2 véhicules 4X4, 1 cuisinier, 2 chauffeurs.
En cours de route nombreux sont les AFAR portant des armes identiques.
Seuls, les policiers nous accompagnant pouvaient s'engager à pied sur le territoire des villages où ils demandaient l'autorisation de notre venue qui était accordée pour une heure, la matinée, la journée ou pas du tout. Les policiers réglaient ce qu'ils pouvaient mais ne dépassaient aucunement les limites autorisées.
Pour ma part, on m'a fait comprendre que si je prenais des photos non autorisées on me couperait la tête...
Tout cela précise, qu'une traversée nord/sud du Danakil sans le concours de représentants AFAR est tout à fait impossible.
Nous évoluons dans des zones où une autorisation spéciale est indispensable.
Pourtant, rarement il nous est accordé de dormir sur le territoire d'un village aussi, nous rapprochons-nous des sites autorisés au tourisme pour le faire.
Sur le tracé de notre parcours, nous montons la nuit au volcan ERTA ALE et on en redescend à 5 h. du matin avant que la chaleur nous accable.
Le jour se levant, on découvre que de nombreux militaires sont embusqués tout le long du parcours contrôlant les visiteurs par l'intermédiaire des guides. Ceux n'étant pas dans la légalité risquent tout simplement la mort.
Etonnamment, dans un village nous sommes accueillis avec beaucoup d'enthousiasme.
Une peau de tigre, récemment abattu, est exposée debout sur le bord de la piste.
Un AFAR gesticule autour nous montrant les orifices par lesquels les balles de sa Kalachnikov ont pénétré. Il nous fait comprendre que malgré cela le tigre l'avait terrassé et qu'il avait pu lui tirer une balle dans la tête malgré sa position désavantageuse. Tout le village traitait cet homme en héros.

> Les forçats du sel dans la dépression du Danakil

Le 5ème jour du périple nous nous dirigeons au plus profond de la dépression du Danakil à DALLOL à la rencontre des forçats du sel. Il se situe sur le circuit touristique où les visiteurs séjournent de 1 à 2 heures. Nous y resterons 2 jours.
Le 1ier jour, nous resterons discrets distribuant des cigarettes, des casquettes, du pain, des graines, de l'eau et d'autres objets de pacotille de manière à installer un contact amical. J'irai même les aider à transporter des plaques de sel. Le lendemain, j'étais autorisé à prendre des photos et des images.
Les dromadaires chargés de plaques de sel, les uns derrière les autres, quittaient la mine en impressionnantes caravanes. Autorisés à les accompagner, puis à les conduire en cheminant devant, nous avions l'impression de vivre un rêve.
En fin de journée au coucher du soleil, en cheminant en bordure d'une mer de sel, les caravanes constituaient un spectacle fantastique.
Nous étions entourés d'hommes portant des Kalachnikov en bandoulière. Les rayons du soleil couchant projetaient des ombres hallucinantes.
Véritable privilège vécu par des êtres venant d'un autre monde !

> Traversée de la partie sud du Danakil

Le lendemain, nous entamons la 2ème partie de la traversée du Danakil en direction du sud.
Le regard se perd au loin sur une immense plaine désertique. On emprunte une piste rectiligne traversant un désert aride où dardent les rayons du soleil. Cet itinéraire menant à SERDO, à proximité de Djibouti, n'est quasiment utilisé que par l'armée AFAR.
Les quelques villages rencontrés sont constitués de petites huttes rondes très calfeutrées, mais les 40° centigrades extérieurs transforment ces huttes en véritables fours solaires.
Bien qu'étant précédés par nos représentants de la loi, nous essuyons plusieurs refus de pénétration dans les villages.
Rencontrant un homme boitillant, il nous vient à l'idée que Christine faisait partie du personnel soignant des hôpitaux de France et transmettons, par l'intermédiaire de nos policiers, cette nouvelle aux AFAR.
Christine soigne cette personne blessée, et d'autres encore, ce qui nous permet de nous introduire dans les villages pour soigner les souffrants, obtenant ainsi le contact avec la population, mais aussi l'autorisation de prendre des images. Après 2 jours passés dans cette configuration, nous constituons un véritable trésor d'images !

> Conclusion
Atteindre SERDO signifie que la traversée du Danakil est réussie.
Véritable privilège !
Il est certain que le séjour vécu au Danakil constituera une étape importante de notre vie de bourlingueurs.

Maurice Thiney (21)
mardi, 27 mars 2018 12:16

Un voyage inoubliable en Russie pour la Coupe du monde 2018

La Coupe du monde de football 2018 se déroule en Russie et vous avez décidé de profiter de cette occasion pour partir à la découverte de ce vaste et étonnant pays. Très bonne idée, alterner entre matchs et excursions est une promesse de vacances riches en sensations. Voici quelques infos pour vous aider à rendre ce voyage inoubliable !

Ce que votre valise doit contenir

Outre vos vêtements et effets de toilette, ne manquez pas de glisser dans vos bagages quelques accessoires indispensables. Le drapeau personnalisé est notamment un incontournable. Vous pouvez y faire imprimer ce que vous voulez, dont le nom du pays que vous supportez. La panoplie du parfait spectateur implique aussi souvent la casquette personnalisée à l'effigie de son équipe préférée. Pensez également à emmener un petit kit de maquillage afin de vous peindre le drapeau de votre choix sur les joues. Vous pouvez également emporter un t-shirt et une écharpe aux couleurs de la Russie, de la France, ou autres pays de votre choix.

A voir sur place

La Coupe se déroulera du 14 juin au 15 juillet 2018, vous pourrez donc profiter du climat russe estival pour découvrir les nombreuses richesses de ce pays.

Les régions nord-ouest et centre accueilleront des matches dans les villes de Moscou, Kaliningrad, Saint-Pétersbourg, et Nijni Novogorod. Parmi les incontournables à visiter dans ces villes, citons l'église Saint-Sauveur et son architecture exubérante à Saint-Pétersbourg.

Dans cette même ville, ne manquez pas non plus le Jardin d'été avec ses magnifiques statues et le musée russe, qui vous contera l'histoire et la diversité de l'art russe à travers de nombreuses œuvres d'art.

A Moscou, rendez-vous sur la célèbre place Rouge, haut lieu de l'histoire ceint par des édifices emblématiques. Ne manquez pas non plus la galerie Tretiakov. Il s'agit du plus grand musée du monde dédié à l'art russe ; vous pourrez y admirer des icônes, des peintures, des sculptures et autres chefs-d'œuvre.

Dans les régions est et sud, les matches se dérouleront dans les villes de Saransk, Kazan, Samara, Lekaterinbourg, Volgograd, Rostov-sur-le-Don et Sotchi. A Kazan, visitez la cathédrale de l'Annonciation avec son architecture typiquement russe. En vous promenant dans la vieille ville, vous découvrirez une pléiade d'édifices impressionnants.

Dans la ville balnéaire de Sotchi, profitez d'une balade pittoresque sur son bord de mer et laissez-vous aller à un moment de farniente dans cette ville qui a aujourd'hui des airs de Saint-Tropez.

lundi, 26 mars 2018 11:42

Une nouvelle antenne ABM à Tours !

ABM Aventure du Bout du Monde crée son antenne à Tours avec Nathalie.

J'ai découvert l'association ABM il y a 4 ans en participant à un festival des globe-trotters à Massy.

ABM, c'est une association conviviale qui rassemble des personnes animées par une passion commune, celle du voyage.

Brillent au fond de leurs yeux une flamme pétillante, celle du partage, du plaisir de rencontrer l’autre, du rêve de destinations proches ou lointaines.

Et dans la région de Tours alors… pourquoi ne pas créer une antenne ?

Bonne idée !  Pour rassembler des voyageurs qui puissent partager leurs expériences engrangées au fil de leurs périples et de leurs rencontres humaines, ainsi que des personnes qui aspirent à partir dans d'autres contrées.

L'antenne ABM Tours est créée et maintenant, avec vous et pour vous, nous souhaitons organiser différents moments afin que vous puissiez vous rencontrer et échanger, à travers vos images et vos récits.


> Un première date à noter dès maintenant dans vos calendriers :

le samedi 13 octobre 2018

à la salle Yves Renault de Chambray les Tours

sera organisé le premier festival des Globe-Trotters d’ABM Tours… pour le plus grand plaisir de tous.

Si vous avez des suggestions à formuler… nous sommes à votre écoute. 

Contact : Nathalie Nowik

Facebook : Aventure du Bout du Monde TOURS


Quand la passion du voyage vous gagne, nous gagne   
 

Agée de 20 ans, sac au dos, je suis partie voyager la première fois avec une amie pendant 7 semaines en Afrique du Nord.

Avec une grande part d'insouciance et même d'inconscience, seule nous tiraillait une envie frénétique de partir et de découvrir l'inconnu.

Pas de préparation avant le voyage, pas d'informations disponibles à cette époque sur cette région, le minitel faisait ses toutes premières apparitions et ABM n'existait pas encore !

Pourtant, la magie du voyage a opéré. Chaque jour sur notre route, quelqu'un nous a accueilli, guidé, fait partagé avec spontanéité des instants de sa vie. De rencontres en rencontres, de familles en familles, nous avons découvert un pays et une autre culture, croisé de nombreuses personnes généreuses et solidaires.

J'ai découvert alors que le voyage offrait au fil des jours une succession de moments inattendus, composés d'amitiés, de joies, de bonnes ou mauvaises surprises et parfois de doutes. Il permettait de se découvrir soi-même, de connaître ses ressources et ses limites face à l'inconnu.

Qu'au final, il en résultait un enrichissement personnel et des souvenirs plein les têtes.

Après cette première expérience, évidemment, une petite graine a irrémédiablement germé, elle s'appelle l'envie de voyager.

Le seul objectif est alors de repartir dès que possible, de découvrir d'autres destinations, faire de nouvelles rencontres humaines pour appréhender la diversité des cultures de notre monde (Asie, Afrique, Europe...).


Mon voyage coup de cœur, le plus récent, celui réalisé au Niger en février 2018.

Il m'a permis de concilier l'envie de découvrir une nouvelle destination et la réalisation d'un projet solidaire pour les habitants du pays.

En amont de ce voyage, la création d'une association pour obtenir des financements afin qu'une équipe de professionnels nigériens puissent réaliser l'électrification solaire d'un village isolé situé à 500 kms de Niamey.

Actuellement, la lumière brille le soir dans les rues de ce village et dans quelques cases. Un des rêves de ces villageois est accompli.

Le Niger, pays peu visité, c'est aussi des  paysages contrastés et la rencontre avec un peuple digne et courageux qui nous a réservé un accueil chaleureux dans leur environnement parfois rude. 

A bientôt pour découvrir votre propre passion pour les voyages !

vendredi, 23 mars 2018 10:59

Aux sources du Mekong

François revient d'un périple en Asie du sud-est, il nous en dévoile les contours :

 Bangkok

Premier matin à Lamphu house, notre guest-house, près de Khao San Road, le quartier routard du centre de Bangkok. Nous sommes arrivés hier soir après 15h 30 de vol, dont une escale à New Delhi, et je ne sais plus combien de décalage horaire.

La cour est sympa avec des fauteuils en rotin, des buissons de fleurs et de verdure et des chats maigres, siamois évidemment. Elle est vaste cette cour, à peine occupée par quatre ou cinq mobylettes, quelques vélos, une voiture dans un coin, et ombragée. Quelques westerners sont accrochés à la Wi fi et à leur téléphone qui charge, exactement comme moi. Les tous petits enfants du personnel tournent en rond sur leurs vélos. L’odeur est chaude, moite comme tout le reste, un peu boisée aussi, c’est incroyable en centre-ville, un peu café allongé, ça c’est le bar juste à côté de moi, un peu baume du tigre, rapport au salon de massage dans le passage d’entrée. Le ronronnement incessant vient des ventilos et de la ville tout autour.

Un scooter vient de rentrer dans la cour, « Airport... airport... » annonce le gars. Un jeune couple avec deux sacs à dos conséquents l’appelle et ils le suivent. Non ce n’est pas possible, l’aéroport est bien trop loin pour le scooter... ok, il va simplement les diriger vers un bus forcément garé en dehors des rues grouillantes d’ici.

On a envie d’utiliser les navettes fluviales pour se balader dans Bangkok, on a envie du paysage de buildings au loin et de boui-boui sur pilotis tout près, du va et vient des bateaux tout fins qui filent, des trains de trois ou quatre grosses barges tirées par un petit remorqueur. Vaguelettes d’eau marron et grosses touffes vert brillant de lotus flottants. Une fois que l’on a repéré l’accès aux pontons, plutôt dissimulés dans des ruelles encombrées d’étalages de souvenirs, on n’utilise plus que les navettes et aussi beaucoup la marche à pied, largement dix kilomètres chaque jour au compteur de pas.

Le grand palais royal, What Phra Kaeo, est pas mal, à la fois kitsch et somptueux, avec de grands stupas dorés.
Le grand bouddha allongé du What Pho est vraiment sympa, on en fait le tour lentement, après s’être déchaussés bien sûr. Sourire goguenard de cet énorme bouddha lui aussi doré, que l’on voit de très près. Il est impressionnant, un peu à l’étroit dans son temple. Beaucoup de touristes, dans une ambiance respectueuse. Le cliquetis des piécettes qui tombent dans les vases d’offrandes tout le long de la galerie, on peut acheter un petit bol de piécettes pour 20 baths.

CuisineLes deux rues du quartier de Khao San Road s’animent le soir, c’est une succession de restos, de bars plus ou moins clinquants, de néons, de boutiques de fringues, de tatoueurs. La rue est pleine d’une foule de vendeurs qui interpellent gentiment, de stands de brochettes, de cuisines à roulettes de soupes de nouilles ou de brochettes, de vendeurs de scorpions grillés en mini brochette, à manger peut-être ou à garder comme trophée ?

On observe la foule des touristes, plutôt jeunes, en débardeur, une bouteille de bière à la main, souvent lourdement tatoués, barbe de quelques jours, suants. Il y en a de plus âgés, bedonnants, plus fatigués, les tatouages délavés par les années, toujours suants. Je suis content d’avoir échappé au tatouage.

On repère des groupes de chinois, qui suivent sagement leur guide. Stéphane me fait remarquer de très très jeunes filles asiatiques, chinoises ? Peut être coréennes ? proprettes et autonomes, une glace au lait de coco à la main, elles s’amusent aux portraits avec leurs portables sur manches télescopiques.

Demain départ pour Ayutthaya, d’abord traversée de Bangkok en navette fluviale, puis un ou deux kilomètres de marche sac au dos en ville, puis deux heures de train omnibus.

Lop Buri, 140 km de Bangkok.

Comme Ayutthaya hier, Lop Buri est une ancienne capitale du royaume du Siam.
C’est là qu’en 1675 a été reçu très favorablement une ambassade de Louis XIV.
Du coup cela mérite bien une petite visite au musée national de Somdet Phra Naraï, au centre de la ville historique, dans une large boucle de la rivière.
Le musée montre l’implantation humaine depuis l’époque de la pierre taillée, puis l’âge du cuivre... jusqu’aux splendides petits royaumes rivaux de cette grande plaine de culture du riz, au centre des multiples royaumes guerriers de l’ensemble de la péninsule indochinoise.
On nous explique que l’influence des khmers d’Angkor diminue au cours des siècles et que les birmans prennent de plus en plus d’influence à coup de destructions de villes.
Lop Bhuri
Beaucoup de statues de Bouddha dans le musée, en pierre, en bronze, assez grandes ou minuscules amulettes : on finit par reconnaître le sourire « Khmer » des statues : bouddha au visage carré, bouche large et chignon de lotus sur le sommet du crâne.

Les palais en ruines de Lop Buri, en briques rouges, gardent une disposition carrée, une enceinte et quelques stucs qui rappellent Angkor. L’enclos à éléphants est debout, bien restauré, un arbre énorme et magnifique au centre.

Mais la vraie attraction de Lop Buri ce sont les singes, des macaques, partout dans la ville. Un temple, en briques noirâtres et en ruine, leur est dédié. Ils sont vaguement protégés, et il parait qu’il y a un jour de fête en leur honneur, ils sont alors les enfants de la divinité et tout et tout. Bref une partie de la population leur apporte du pain ou des sacs de vieux légumes, une autre se tient bambou en main pour protéger son étalage, voire leur tire dessus des petites billes dures avec une kalachnikov en plastique quand ils s’approchent de la boutique.
Les touristes achètent des graines de courges pour les singes et on vous donne, en même temps que le ticket pour le fameux temple, une badine bien utile quand ils commencent à se poursuivre et à grincer entre eux ou s’intéressent d’un peu trop près à vous.

Ce matin dans la rue on était moins méfiants, et on s’est fait chaparder un sac plastique que Stéphane tenait à la main. C’était une vraie attaque, concertée à plusieurs, vaguement inquiétante. Pour récupérer nos mangues, il a fallu se disputer ferme avec un petit pas, sympa du tout, qui nous montrait les crocs.

Stéphane est ravi : nos chambres ce soir donnent sur les toits où les singes gambadent. Ils viennent grimper sur les grilles de nos fenêtres et mangent du pain dans la main.
Sous la petite pluie de cet après-midi, ils arrêtent un peu de courir sur les fils électriques en couinant, de s’épouiller avec langueur et de s’enfiler chacun leur tour, furtivement, en regardant ailleurs... pour venir se blottir tendrement tête contre épaule par petits groupes de deux ou trois, les tout petits au centre.

Noom’s guest-house est une adresse à retenir, une adresse typique routard.
Nos chambres sont à 250 baths (moins de 7 €), elles donnent sur la rue et le traffic des scooters est un peu bruyant.
Chambres spartiates, murs blanc-rose, rideaux à fleurs délavés et déco absente, les matelas sont fermes, tout est ok.

Chez nous c’est escalier en bois un peu branlant et ventilo chuintant qui tourne au plafond, mais il y a des chambres avec une vraie clim, qui donnent sur une petite cour sympa encombrée de plantes en pot, de belles verdures grimpantes en liberté, de quelques totems colorés et de vieux vélos déglingués déco.

Dans la salle de resto, boiseries défraîchies et tentures, un billard tout neuf et un piano dans un coin, mais personne ne joue pour le moment. Aux murs des publicités manuscrites pour des excursions à la journée : ni la “foot print” sacrée du bouddha, marque naturelle sur le rocher, ni la grotte aux innombrables chauve-souris ne nous tentent.

Le patron, Noom, est accueillant, les serveuses, T shirt uni et jean coupé aux genoux, sont sympas et plutôt discrètes.

Il flotte dans ma tête l’idée des années 60/ 70 et des GI’s en permission... les gars qui parlent fort et américain à côté de nous seraient les fils ? imagination !!
De jeunes hommes thaï fluets, l’air très doux, nous sourient... on évoque Proust et le mot giton, dont on a un peu oublié le sens, péjoratif ou pas trop ?

Pour nous c’est “curry porc ou chicken, sauce lait de coco légèrement spicy”, il en existe plusieurs variantes, jaune rouge ou vert, un délice à chaque fois. Pour nos voisins on voit passer l’inévitable international spaghetti bolognaise et d’énormes hamburgers frits. Bières thaï bouteille ou pression de 500 ml pour tout l’monde.

On revient surtout pour la musique des années soixante-dix ou quatre-vingt : Bob Marley, Santana, Dire strait, Steppen Wolf, Pink Floyd .... Les psychédéliques qu’on avait un peu oubliés.
Stéphane reconnaît le titre et le groupe aux premières mesures, souvent le nom du leader et même l’année, il anticipe le solo de guitare et on chantonne en cœur.

On serait bien resté une nuit de plus, mais on n’a bien sûr rien réservé, et c’est complet. Allez, on va prendre un mojito pour changer de la bière !

Jusqu’à l’arrivée à Chang Raï

Lors de mon précédent voyage en Thaïlande.... en sortant d’un petit temple isolé dans la campagne, une vieille femme vendait de petits oiseaux en cage.
Elle nous avait fait comprendre qu’il s’agissait de libérer le petit oiseau en échange d’un mérite ou d’un vœu.
J’avais été ému quand elle avait accompagné Héloïse dans son geste et que l’oiseau avait disparu dans les airs vers les grands arbres.
Le don de la vie, le don de la liberté et la façon simple d’en transmettre l’idée m’avaient touché.

J’ai retrouvé cela au marché qui entoure le temple de Way Phra Si Ratana à Phitsanulok. Ici ce sont des sacs transparents de petits poissons qui sont vendus pour être relâchés dans la rivière juste à côté, en bas d’une longue série de marches. Il s’agit de demander des grâces en les libérant : les bigorneaux pour le bonheur en amour, les petites anguilles pour chasser le chagrin et les poissons argentés pour la prospérité. Je ne résiste pas à cette idée de liberté et j’ai plaisir à voir disparaître dans les herbes les petites anguilles, surtout en hommage à toutes les anguilles fumées que j’ai dégustées.

Jusqu’à Phitsanulok, nous avons voyagé en train, deux fois deux heures puis quatre heures, très facile ! Charme désuet des wagons et des gares, ambiance bon enfant et pour se distraire les vendeurs qui déambulent dans l’allée centrale panier au bras, et qui sans arrêt proposent de l’eau, des plats avec du riz, des fruits découpés ou des sucreries un peu mystérieuses que j’ai envie d’essayer.

Aujourd’hui c’était le bus jusqu’à Chang Raï, tout au nord du pays. Les heures d’attente au départ à cause de l’horaire modifié, les huit heures de bus bruyant et les derniers kilomètres agrippés stressés dans un tuk tuk parce que trop speed le gars... pour arriver enfin au centre ville, fatigués et un peu éberlués.

On découvre Chang Raï à la nuit noire, on est crevés et je trouve la ville moche et beaucoup beaucoup trop de touristes. Je regrette Phitsanulok et sa tranquillité provinciale, quand nous étions les seuls de notre espèce.

À la recherche d’une guest house, on remonte Jet Yod road où s’alignent les bars, qualifiés joliment par le guide du routard, de bars à filles. Elles nous interpellent tout le long de la rue d’une voix un peu haut perchée « hellooo... massaaage... ». Plus imposantes que jolies, il nous faut répondre d’un geste ou d’un sourire et elles nous paraissent ... je dirais encombrantes.

Je me réconcilie avec Chang Raï pendant notre balade au marché de nuit. Il y a toujours autant de bibelots et de tissus pas vilains, beaucoup de touristes mais ce n’est pas vraiment la foule et on s’y est déjà réhabitués. Le hot-pot au porc et poulet dans un brasero en terre est délicieux et la scène de musique et de danses thaïlandaises, avec la lune presque pleine au dessus, c’est très agréable.
à suivre ....

Les gorges du Mékong

On est à Pak Beng, c’est l’étape obligée à peu près au milieu du parcours de deux jours en bateau.

Petit dej sur la terrasse de la guest-house, avec vue sur le fleuve. Café noir et cigarette locale pour Stéphane, soupe au lait de coco, avec des pommes de terre, et thé vert pour moi. Le petit chat câlin de la maison nous glisse entre les mollets.

Le soleil se lève dans la brume au dessus des collines bleutées qui enserrent le Mékong marron clair. Sur la berge en face on devine deux éléphants qui traînent avec leur maître.

Un bateau de transport descendant fait de lentes manœuvres pour accoster au port face au courant. Le port... ce sont une douzaine de longs bateaux de passagers qui paraissent accrochés en grappe, une autre grappe de transports où des hommes déchargent à l’épaule des sacs de ciment, et une large route en béton gris qui remonte dans le village.
Un minuscule speed boat aux couleurs fluos file, suivi d’une gerbe d’écume, les cinq ou six passagers portent curieusement un casque intégral, pas très rassurant.

Les brochettes fumantes et les étals des échoppes nous attirent, c’est vrai qu’il nous faut des provisions pour la journée en bateau. Saucisses et cuisses de poulet enveloppées dans une feuille de bananier, baguettes de pain héritage français, en fait plutôt une brioche allongée et spongieuse. Dans un sac plastique, une petite soupe d’épinards au gingembre, à moins que ce soit une salade, on verra bien, et des petites bananes. On s’y perd avec la monnaie laotienne, cent mille kips valent dix euros.

On est en saison sèche, la marque des plus hautes eaux est parfois huit-dix mètres au dessus. Le Mékong n’est souvent pas très large, 100 mètres à peine, mais quelquefois beaucoup plus. Les énormes remous et les contre-courants derrière chaque rocher sont impressionnants. Des amas de roches noires aiguës sont alignées dans le sens du courant, des écueils pointus à fleur d’eau. Le bateau louvoie dans le courant principal, roule un peu dans les vagues, hier je trouvais cela un peu inquiétant mais aujourd’hui ça va.

Avec le vent de la route il fait froid, pull et coupe-vent suffisent à peine. La petite fille laotienne assise à côté de moi, est enroulée dans sa couverture rose hello-kitty, elle mange des springles, elle s’ennuie. Aujourd’hui on s’est prudemment installés à l’avant du bateau, loin du moteur assourdissant et on profite bien plus du paysage.

Le fleuve tourne entre des collines escarpées couvertes de jungle un peu brumeuse, la plupart du temps c’est désert et sauvage, on suit le trajet sur la carte. On distingue des bananiers, quelques plantations d’hévéas, droits et bien alignés, déplumés à cause de la sécheresse.

Rarement un village, aux toits de tôles rouillées et murs de bambous, un marché de quelques toiles sur une plage avec les petits bateaux fins amarrés et les gamins qui font des signes. Des jardins, entourés d’une palissade de bambous entrelacés, descendent sur les dunes.

Loin des villages, on voit des orpailleuses, dans l’eau jusqu’aux cuisses, qui tournent leur battée, des vaches, des buffles blancs et des chèvres en liberté le long de la berge.

Le Mékong, paraît-il le 5 -ème plus long fleuve du monde, traverse ici un mélange de collines escarpées couvertes de jungle et de campagne perdue.

Les collines s’adoucissent, le fleuve s’élargit, et c’est toujours autant campagnard. Il est 17 h et on arrive à Luang Prabang.

Luang Prabang

Assis au pied du stupa au sommet de la petite colline de Phousi on voit bien le site de la ville : le Mékong, doré, majestueux et le méandre de la rivière Nam Kham qui enserre la ville ancienne. De la verdure partout, quelques palmiers qui flottent, de vastes temples avec leurs cours blanches et leurs toits à étages et, à perte de vue...aucun immeuble.

Sur les marches en descendant la colline je retrouve les petits oiseaux à vendre. Au plumage des ailes légèrement différent je comprends qu’ils sont « boy and girl » comme le précise la vendeuse. Aussitôt libérés les petits oiseaux s’appellent frénétiquement d’une branche à l’autre, ils se cherchent !

À Luang Prabang, quasiment pas de construction de plus d’un étage, des rues droites et des maisons coloniales françaises bien restaurées. Pour la frime, une traction avant flambante, comme neuve, est garée devant l’ancienne maison du district. Sur le fronton, à gauche le drapeau laotien, à droite le drapeau rouge faucille et marteau.

Le Palais Royal, vieillot, actuellement un musée, est fermé. Le jardin avec ses palmiers maigres, ses allées et ses massifs à peu près taillés est digne d’un film nostalgique.
Nombreux temples un peu tous identiques : la cour, le ticket d’entrée, les dragons accueillants, les logements des bonzes derrière sous des arbres, le panneau “take off your shoes “ celui avec « donation for monks ».

J’aime entrer pieds nus dans la pagode, son plafond sombre rouge et doré, ses colonnes et la forêt de bouddhas de toutes tailles debout ou assis, de chapelles, de cierges et d’offrandes, le tout surmonté par un grand bouddha d’or au sourire tranquille.

Il fait froid ici, ciel couvert, 15-18 degré, on a tous nos habits sur le dos et c’est un peu juste. On n’est pas seuls à avoir froid, sur le pas de leurs maisons les laotiennes sont accroupies ou assises sur de petits tabourets groupés autour des feux de bois, en ville autour des braseros, et les petits enfants dorment sur des nattes près des feux, enroulés dans une couverture.
Les bonzes, un bonnet safran enfoncé sur la tête, sont assis devant leur cellule autour d’un petit tas de braises, un chat s’y réchauffe aussi. Il flotte dans toute la ville une odeur de feu de bois.

On prend la pirogue passager pour passer sur la rive droite et c’est tout de suite la pleine campagne, les maisons de bois et les routes de terre. Balade dans les sous bois jusqu’à la grotte sacrée de Sakarindh : il n’y a plus d’électricité et un petit garçon nous prête des torches en plastique et nous accompagne. Temple de Wat Long Khoun, Bouddha en ciment doré et escalier qui descend droit jusqu’à la berge du Mékong. On cherche et on finit par deviner sur le mur du temple les anciennes fresques aux femmes opulentes « qui témoignent de l’illusion du monde avant l’arrivée de Bouddha dans la vie réelle » (dixit le guide).

Sur le chemin du retour on déjeune d’une omelette aux herbes dans une gargote. Odeur du feu qui couve et odeur du bois coupé travaillé : juste en dessous, des hommes scient et rabotent, ils assemblent le fond d’une pirogue.

Coucher de soleil sur les collines bleues, le Mékong et les rochers, on apprécie les sympathiques et frêles passerelles de bambou.

À peine la nuit tombée, le marché de nuit s’installe, impeccablement aligné dans la rue principale. Les étalages de souvenirs, de bibelots, d’étoffes, de cartes. On cherche quelques petites choses qui pourraient faire plaisir au retour, sans beaucoup d’énergie. Discuter, diviser le prix par deux, tout ça nous fatigue à l’avance. On aperçoit des chinoises bien plus habiles que nous, qui marchandent, s’éloignent, sont rappelées, reviennent ... et font affaire.
Les prix qui varient, les billets qu’il faut soigneusement recompter, les petites taxes à chaque entrée de temple finissent par nous agacer.

Comme d’habitude on s’inquiète de savoir où manger seulement quand on commence à avoir faim. On discute un peu du lendemain, très très peu de ce qu’on fera dans deux jours. Stéphane, guide du routard bien en main, est le maitre? de la route.

Demain matin, trois heures de minibus pour le village de Nong Khiaw au bord de la Nam Ou.
à suivre...

Treks à Noung Noï

Ce matin une heure de bateau, accroupis, serrés avec d’autres touristes, pour débarquer à Noung Noï, encore plus au nord, un peu plus en montagne. C’est la seule façon d’y arriver, même si sur la carte il existe une piste que j’évalue à 40-50 km.

Une seule rue, alternativement poussiéreuse et boueuse, beaucoup de guest-houses et d’échoppes mais pas grand chose à vendre. Le routard, toujours dans la catégorie “très bon marché”, nous guide vers chez Nickas. Un bungalow pour nous, avec balcon au dessus de la rivière, feuilles des bananiers à toucher et paysage de collines escarpées couvertes de jungle.

Grandioses ces hautes collines karstiques, avec plusieurs plans de gris bleu dans la brume. Des rochers, des pans de falaises, de grands arbres dépassent de la forêt moussue. Au pied d’une falaise on visitera la grotte où les habitants se réfugiaient pendant les bombardements américains en 67-72.

C’est exactement la couleur vert bleu et les crêtes déchiquetées des paysages d’estampes chinoises et japonaises, le symbole de la montagne. Juste devant, il ne manque ni la cabane isolée au milieu des rizières, actuellement toutes sèches, ni la famille de buffles. Une mobylette devant la cabane et un jeune homme ahuri confirme de la main quand je lui demande notre chemin.

Après la grotte, on poursuit la balade une dizaine de kilomètres jusqu’à Ban Nan. Sur la route, à chaque personne que l’on croise : « sabaïdee... » (bonjour-ça va) en trainant sur la fin, c’est notre seul mot en laotien.

Ban Nan, village Hmong aux maisons de bois sur pilotis, les murs sont en tressage de bambou. Coqs qui chantent, volailles qui grattent, chiens allongés et cochons noirs en liberté qui fouillent les ordures. Les enfants courent dans la poussière rouge et nous regardent du coin de l’œil, de loin. Deux femmes enveloppées dans leur sarong se lavent les cheveux au robinet entre les maisons.

Une bière dans la première petite échoppe. L’échoppe, c’est un volet relevé sur trois étagères, de l’eau, des cigarettes, des sachets de soupe chinoise, des rubans de dosettes de shampooing et de lessive et quantité de biscuits salés en sachet. Le vieil homme est ravi, sympa, il va nous chercher des verres dans sa maison et s’assoie avec nous. En anglais à peu près et avec les mains, on échange les informations essentielles sur la vie : nos noms, notre âge et combien d’enfants nous avons ?

Enhardis, on repart le lendemain pour une balade plus longue vers le village de Houay Bo, une autre ethnie. Marrant de traverser la rivière (petite ?) sur un pont d’un gros tronc abattu, chemin qui zigzague sur les murets des rizières à sec... on manque se perdre, sans l’aide de maps.me puisque mon portable est déchargé.

On rentre à la maison juste à la nuit tombante. Une douche bien agréable, en fait un filet d’eau un peu chaude, et on se retrouve sur la terrasse au dessus de la rivière Nam Ou, bière pour Stéphane et Lao whisky pour moi. Jeu de mémoire entre nous sur les innombrables BD, de quêtes et de luttes dans la jungle humide et hostile ; Tiger Jo, Jungle Jim, Kim Brazil.... Ceux qui savent sauront.

Van Vieng,

Van Vieng, c’est une toute petite ville entourée de belles collines déchiquetées, karstiques, couvertes de jungle, avec à peu près au centre, une large chaussée gravillonnée de 1,5 km de long, une ancienne piste d’aviation secrète de la CIA.

Il y a aussi une belle petite rivière courante, la Nam Song. Sur une de ses rives des hôtels et sur l’autre une longue plage de galets. Une ribambelle de mini terrasses de bois les pieds dans l’eau : des restos où les gens du coin viennent déguster des grillades, assis en tailleur autour d’une petite table et aussi lâcher des lanternes dans le ciel de la nuit, pour porter bonheur, bien sûr.

Ce sont peut-être nos soirées tranquilles tout près de la rivière qui nous ont fait bien apprécier Van Vieng, et rigoler de la foule de touristes.

Les jeunes touristes coréens adorent les buggys, ces petites voitures bruyantes. Ils sont sympas ces coréens, ils nous font des petits signes et des sourires malgré leur masque médical. À vélo sur les routes en terre, on arrive à leur pardonner le nuage de poussière des buggys qui nous dépassent.

Pour nous ce sont balades à vélo, grimpettes au sommet de la colline d’où la vue sur la vallée est magnifique, grottes vastes et intéressantes... et le « blue lagoon », piscine naturelle où nos amis coréens sautent et plongent en riant aux éclats, prudemment ou ridiculement équipés de brassières de sauvetage et de caleçons anti UV.

La descente de la rivière en kayak semble minable. On est un moment tenté par le tubing : descendre la rivière, doucement allongé sur une chambre à air de camion. Trop sage maintenant, me dit Stéphane, qui raconte les années folles de Van Vieng en 2005, où le tubing, arrosé de beaucoup d’alcool le long du parcours, était une attraction dangereuse ! (« I survived Van Vieng tubing ! » était la devise).

Le comble est à venir : de grands panneaux annoncent l’ouverture bientôt d’un parc aux dinosaures ? Soon opening c’est marqué !... mais personne ne sait ni quoi ni où.

*****

Mais je n’ai pas présenté « sérieusement » le Laos, et cela doit vous manquer ?

Petit pays de 7 millions d’habitants, à 70 % rural.

Petit pays arrosé par les bombardiers US. Il reste des millions de bombes à fragmentation non explosées, (UXO) toujours enfouies, plutôt du côté Viêt Nam, dans la plaine des jarres et le long de la piste Ho Chi Minh.

Petit pays enclavé entre deux puissants voisins, la Thaïlande et le Viêt Nam, chacun dix ou quinze fois plus peuplés. L’ensemble étant surmonté de l’énorme Chine bienveillante et redoutée.

Et le Mékong qui parcourt le pays du nord au sud, le plus souvent il est la frontière avec la Thaïlande. L’eau du Mékong est un enjeu régional bien sûr,

On nous parle des gigantesques chantiers d’autoroutes et de TGV qui vont traverser le Laos, joindre Kunming au Yunnan en Chine avec Bangkok et même Singapour. Ils ont démarré, capitaux chinois et chantiers chinois bien sûr, l’inauguration serait même prévue pour 2021... Il y a aussi une autoroute en projet vers Hanoï, un train et un accès à la mer avec les Viêt Namiens. Le long des routes, on voit de grands chantiers et des barrages avec d’immenses panneaux bilingues, chinois-Lao.

Notre interlocuteur, Philippe, un français installé ici depuis dix ans insiste : « cette semaine, vous allez voir, avec le nouvel an chinois... des gros 4x4 qui se suivent, avec des plaques bleues, c’est les chinois, ils viennent ici en vacances ! la frontière n’est qu’à 450 km, c’est rien !»

Ça reste très très paisible ici, et je vous souhaite à tous un très bon nouvel an chinois, avec les tambours, les dragons de papiers qui ondulent, et les lanternes rouges dans les rues.

Vientiane, la fin du voyage

Je suis à Vientiane depuis hier.
J’ai toujours bien aimé la sonorité douce et charmante, féminine, de “Vientiane”. D’ailleurs, ils écrivent « Vientiane-Capitale » sur les panneaux, pour faire un peu sérieux.

Stéphane a préféré rester plus au nord, dans la campagne, sortir du guide du routard, découvrir un bac improbable, explorer les zones les plus blanches de la carte du Laos.

Ma première visite est pour notre fil conducteur, le Mékong sur la belle promenade du centre ville. À part quelques jolis jeux d’eau, c’est un marché de nuit comme les autres, des gens du coin aussi à en juger par l’immense parking à mobylettes. Je suis un peu déçu, on est séparé du fleuve par une bande de terre herbue de 500 m de largeur au moins et l’eau est à peine visible, sans aucune activité vue d’ici.

Les noms des rues sont écrits aussi en français, c’est touchant. Des rues larges et ombragées, peu de circulation, quelques maisons du début du vingtième. J’ai lu que Vientiane est la capitale la plus tranquille d’Asie, ce doit être vrai !

Visite au Pha That Luang, grand stupa doré de carte postale, emblème national visible sur chaque billet de banque, puis au temple Wat Sisakhet, seul temple très ancien, 16ème siècle, bien restauré, et du Wat Ho Phra avec ses rangées de bouddha de bronze et de pierre aux beaux visages patinés par les caresses des fidèles.

Visite d’émotion au centre COPE qui s’occupe des victimes des bombes à fragmentation, en fait surtout du déminage des villages. Penser que des enfants, en grattant le sol pour récupérer le métal, sautent sur des bombes qui ont été larguées alors que leurs parents n’étaient pas encore nés.

Pour éviter les restos à touristes, je déjeune dans une gargote un peu sombre sur une rue transversale, ma deuxième soupe de nouilles de riz, après celle du petit déjeuner.

Agréable massage des pieds, mais j’ai beau être averti, ça fait rudement mal quand elle appuie sur la plante du pied avec une espèce de petit bâton rond...
Et la masseuse se moque de moi.

J’achète deux bouteilles d’eau et une grappe de petites bananes pour la route : ce soir je prends le train de nuit pour Bangkok... ça sent la fin du voyage.

> François Brun (Paris)
lundi, 19 mars 2018 15:02

Partir en voyage pour se ressourcer

Le temps passe et les journées se ressemblent. Entre le travail, la famille, les activités extra-professionnelles et les tâches ménagères, les foyers n’arrivent parfois plus à suivre le rythme. Leur cerveau travaille en permanence et ils ne trouvent pas le moyen de se reposer, se détendre et se ressourcer. Prendre quelques jours de congé peut faire un bien fou, mais partir en voyage reste le meilleur moyen de décrocher complètement de leurs habitudes.

Sortir du train-train habituel pour découvrir le monde

L’été, les individus pensent qu’il suffit d’inviter des amis, sortir son barbecue à gaz et préparer une soirée grillades pour pouvoir se détendre. Pourtant cela ne permet pas de décrocher complètement. Vous allez, certes, passer une bonne soirée, mais indéniablement, vos proches vous poseront des questions sur votre vie, votre travail et vos activités. Vous restez donc connectés à votre train-train, sans issue possible.

Les voyages sont présents pour casser ces habitudes et aider le cerveau à se reconstruire et à s’ouvrir aux autres cultures. En parcourant le Monde, les individus peuvent ainsi découvrir une nouvelle culture et revoir leurs idées. Le voyage est parfait pour l’ouverture d’esprit et la remise à question. En partant, les citoyens peuvent se rendre plus facilement compte de leur quotidien, de leur manière de vivre et de la façon dont ils peuvent casser les habitudes.

Durant un voyage, il est préférable de se couper des autres

Nous avons tous la fâcheuse tendance à garder tous nos équipements électroniques branchés. Entre les différents amis à qui nous souhaitons correspondre, les emails du travail qui arrivent directement sur notre téléphone et nos différents comptes sociaux qui restent allumés, il n’est pas toujours évident de pouvoir se ressourcer.

Pourtant, le cerveau a vraiment besoin de se reposer et de penser à autre chose. Se concentrer sur vous-même et votre famille doit être la seule chose à laquelle concentrer vos efforts durant ce voyage. Il est alors intéressant de prévenir votre entourage professionnel (voire personnel) que vous ne serez pas joignable durant ces quelques jours / semaines. Si des urgences sont à gérer, une autre personne pourra les gérer à votre place.

Prendre son temps pour faire ce qui nous plaît

Les voyages ne sont pas faits que pour passer du temps avec votre famille. Durant ce périple, vous devez pouvoir faire ce qui vous intéresse, quand vous le désirez. Alors, oui, cela peut être compliqué en fonction des personnes avec qui vous vous rendez, mais il est important que votre voyage ne se transforme pas en source de stress pour vous.

Les compromis existent dans toutes les situations. Si vous n’êtes pas d’accord pour vous rendre à tel ou tel endroit, alors n’y allez pas et essayez d’expliquer les raisons de votre refus à votre entourage. En parlant, cela peut être un grand pas et vous aider à faire comprendre aux autres que vous avez besoin d’espace et de vous détendre.

Les vacances doivent être du repos pour tout le monde. Respirer, regarder ce qui se passe autour de nous, découvrir des cultures que nous n’avons pas l’habitude de découvrir, converser avec les locaux nous aide à reprendre du poil de la bête. Grâce à des séjours comme ces derniers, chaque personne peut se détendre.

Partir pour se ressourcer ne résume pas à s’offrir un séjour dans un autre pays. C’est la manière dont nous vivons ce voyage qui fera que nous nous ressourcerons.
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