mardi, 14 avril 2015 11:46
Le temple d'or d'Amritsar
Après 2 semaines passées à Delhi, nous avons continué notre route par une escapade dans le Nord-Ouest de l'Inde, État du Punjab. Nous avons pris un train pour Amritsar, une ville d'environ 1 million d'habitant située à 500km au nord de Delhi, à la frontière du Pakistan. Amritsar est réputée avant tout pour son temple d'or, le plus grand temple de confession Sikh de toute l'Inde, avec sa couverture dorée à l'or fin.
Après 11 heures interminables de train, nous sommes arrivés au petit matin à Amritsar. A peine débarqués, nous nous sommes entassés avec beaucoup d'autres pèlerins dans le bus direction ce fameux GOLDEN TEMPLE.
Au premier tour de roue, un Guru Sikh à la barbe très longue a entamé un chant et tout le monde dans le bus a suivi son refrain.
Voilà, nous étions donc déjà plongés dans cette atmosphère si « magique » qui nous a accompagnée pour 2 jours.
Le temple Sikh accueille tous les pèlerins, quels qu'ils soient, et gratuitement. Pour nous imprégner complètement de cette extraordinaire ambiance, nous avons décidé de nous loger dans le temple, dans le dortoir réservé aux étrangers.
La religion des Sikhs, le sikhisme, est assez méconnue bien qu'elle soit la 5ème religion du monde. Le Sikhisme a été créé au XVème siècle, en opposition à l'Indouisme et à l'Islam déjà très présents en Inde. Les Sikhs prônent une religion égalitaire quel que soit le sexe et ont aboli le système de castes très présent chez les hindous. Les sikhs sont en général très cultivés et ont un sens de l'accueil extrêmement fort.
Nous avons passés 2 jours hors du temps à déambuler dans ce temple majestueux aux milieux des chants et des rites sacrés. Les repas étaient partagés dans l'énorme salle à manger du temple, qui sert plus de 100,000 repas par jours, toujours gratuitement ! Une organisation incroyable qui fonctionne avec l'aide de nombreux bénévoles et grâce aux donations des pèlerins.
Nous avons essayé de vous retranscrire l'incroyable atmosphère du temple d'or dans la petite vidéo du début de cet article...
Nous avons aussi profité de notre escapade à Amritsar pour aller à la frontière du Pakistan!
A 35km de la ville, nous avons assisté au show de fermeture de frontière le plus inattendu que nous pouvions imaginer.
Il faut savoir que l'Inde et le Pakistan ont un très lourd passif et ne se portent pas vraiment dans leurs cœurs. Tous les soirs, à l'heure de la fermeture de la frontière, c'est une démonstration de force qui se met en place.
Un vrai combat de coqs ! (d'ailleurs rien que l'uniforme en atteste déjà un peu ;)
Pendant 30 minutes, chaque pays essaie d'intimider l'autre avec une surenchère de parades, de coups de pieds lancés dans les airs au-dessus de la tête, de grimaces... et tout cela sous une musique assourdissante ! Ils finissent tout de même par baisser les drapeaux, fermer la frontière et rentrer chacun de leur côté pour mieux recommencer le lendemain.
Cette fermeture de frontière est devenue une vraie attraction touristique avec des gradins pour recevoir les curieux et même un emplacement privilégié pour les VIP.
Bref, nous sommes tout de même ressorti de là en se disant « Ils sont fous ces Indiens » ;)
< Agnès & Flo
www.hellochange.co
Après 11 heures interminables de train, nous sommes arrivés au petit matin à Amritsar. A peine débarqués, nous nous sommes entassés avec beaucoup d'autres pèlerins dans le bus direction ce fameux GOLDEN TEMPLE.
Au premier tour de roue, un Guru Sikh à la barbe très longue a entamé un chant et tout le monde dans le bus a suivi son refrain.
Voilà, nous étions donc déjà plongés dans cette atmosphère si « magique » qui nous a accompagnée pour 2 jours.
Le temple Sikh accueille tous les pèlerins, quels qu'ils soient, et gratuitement. Pour nous imprégner complètement de cette extraordinaire ambiance, nous avons décidé de nous loger dans le temple, dans le dortoir réservé aux étrangers.
La religion des Sikhs, le sikhisme, est assez méconnue bien qu'elle soit la 5ème religion du monde. Le Sikhisme a été créé au XVème siècle, en opposition à l'Indouisme et à l'Islam déjà très présents en Inde. Les Sikhs prônent une religion égalitaire quel que soit le sexe et ont aboli le système de castes très présent chez les hindous. Les sikhs sont en général très cultivés et ont un sens de l'accueil extrêmement fort.
Nous avons passés 2 jours hors du temps à déambuler dans ce temple majestueux aux milieux des chants et des rites sacrés. Les repas étaient partagés dans l'énorme salle à manger du temple, qui sert plus de 100,000 repas par jours, toujours gratuitement ! Une organisation incroyable qui fonctionne avec l'aide de nombreux bénévoles et grâce aux donations des pèlerins.
Nous avons essayé de vous retranscrire l'incroyable atmosphère du temple d'or dans la petite vidéo du début de cet article...
Nous avons aussi profité de notre escapade à Amritsar pour aller à la frontière du Pakistan!
A 35km de la ville, nous avons assisté au show de fermeture de frontière le plus inattendu que nous pouvions imaginer.
Il faut savoir que l'Inde et le Pakistan ont un très lourd passif et ne se portent pas vraiment dans leurs cœurs. Tous les soirs, à l'heure de la fermeture de la frontière, c'est une démonstration de force qui se met en place.
Un vrai combat de coqs ! (d'ailleurs rien que l'uniforme en atteste déjà un peu ;)
Pendant 30 minutes, chaque pays essaie d'intimider l'autre avec une surenchère de parades, de coups de pieds lancés dans les airs au-dessus de la tête, de grimaces... et tout cela sous une musique assourdissante ! Ils finissent tout de même par baisser les drapeaux, fermer la frontière et rentrer chacun de leur côté pour mieux recommencer le lendemain.
Cette fermeture de frontière est devenue une vraie attraction touristique avec des gradins pour recevoir les curieux et même un emplacement privilégié pour les VIP.
Bref, nous sommes tout de même ressorti de là en se disant « Ils sont fous ces Indiens » ;)
< Agnès & Flo
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lundi, 13 avril 2015 09:54
Tête à l'envers
Une famille partie vadrouiller pendant 6 mois de l'autre côté de la terre.
Leurs envies : s’imprégner de nouvelles cultures, autres modes de vie et de pensées, en mixant projets volontaires, grandes villes, grands espaces et îles paradisiaques.
6 mois, 6 pays, 6 façons de voyager, toujours avec le sourire et la soif de rencontres.
Voir le blog
Leurs envies : s’imprégner de nouvelles cultures, autres modes de vie et de pensées, en mixant projets volontaires, grandes villes, grands espaces et îles paradisiaques.
6 mois, 6 pays, 6 façons de voyager, toujours avec le sourire et la soif de rencontres.
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jeudi, 09 avril 2015 10:04
ABM: l'aventure commence à Paris
Article de Libération le 9 avril 2015
Au programme: projections, débats, conférences… Et bien sûr, rencontres avec des voyageurs pratiquant une autre forme de tourisme: immersion au sein de communautés, actions solidaires – à l’égard des hommes ou de l’environnement, modes de transport non polluants… Partagez leurs expériences et qui sait, lancez-vous à votre tour dans l’aventure!
Parmi les vingt films présentés, on suivra:
Katia et Ivan, ce couple de trentenaires parti de Brest, ont roulé plein Est durant un an jusqu’à atteindre Vladivostok, à l’extrémité de la Russie. Leur but? Mieux comprendre leur génération et savoir ce que c’est que d’avoir trente ans dans les Balkans, en Iran, en Mongolie…
Une expérience de woofing dépaysante avec Julie Hattu, qui a passé plusieurs mois au fin fond du bush nord australien auprès d’un éleveur aborigène qui élève taureaux et chevaux sauvages sur ses propres terres…
L’histoire d’un rêve un peu cinglé: Maud Bailly s’apprête à relier en solitaire la «terre de pluie» (Belgique) à la «terre de feu» (Argentine) à coups de pédales et à la voile, soit 14000 km à bicyclette et 3500 miles marins.
Comment les hommes vivent en symbiose avec le vent au quotidien? C’est ce qu’Arthur de Kersauson tente de comprendre, pour nous révéler les techniques ingénieuses qui sont mises en œuvre pour lutter, résister, ou au contraire, en tirer profit.
Pendant 72 jours, Nathalie et Frédéric ont sillonné le Népal d’Est en Ouest, à pied, hors des circuits habituels, à la rencontre de ses habitants et de ses montagnes. Ils nous font voir un Népal authentique, où se mêlent traditions, cultures et paysages.
Gauthier Toulemonde a réalisé le pari fou de mettre les voiles pour une île déserte tout en continuant à travailler via le web. Il nous dévoile son quotidien de directeur de presse et Robinson volontaire.
Yanette Shalter et Emmanuel Coquelou sont allés en Indonésie, à la rencontre d’ONG qui luttent contre la culture de l’huile de palme. Celle-ci, responsable de la déforestation massive, représente une menace pour l’écosystème et les communautés indigènes locales.
Et bien d’autres!
En pratique
25 & 26 avril 2015 de 10h à 18h30 ou à partir de 19h. Théâtre Le Monfort, 106 rue Brancion, Paris XVe. Tarif: 8/12 € (adhérent/non-adhérent ABM). Programme et réservation: http://www.partirautrement.fr/
ABM - 11, rue de Coulmiers 75014 Paris - www.abm.fr
Du tourisme? Oui, mais durable, écologique, responsable ou solidaire. Voyager? Oui, mais dans le respect de l’homme et de l’environnement...
Telle est la philosophie du festival Partir autrement. L’événement qui se déroulera les 25 et 26 avril au théâtre Sylvia Monfort à Paris est organisé, pour la huitième année consécutive, par l’association Aventure du Bout du Monde (ABM).Au programme: projections, débats, conférences… Et bien sûr, rencontres avec des voyageurs pratiquant une autre forme de tourisme: immersion au sein de communautés, actions solidaires – à l’égard des hommes ou de l’environnement, modes de transport non polluants… Partagez leurs expériences et qui sait, lancez-vous à votre tour dans l’aventure!
Parmi les vingt films présentés, on suivra:
Katia et Ivan, ce couple de trentenaires parti de Brest, ont roulé plein Est durant un an jusqu’à atteindre Vladivostok, à l’extrémité de la Russie. Leur but? Mieux comprendre leur génération et savoir ce que c’est que d’avoir trente ans dans les Balkans, en Iran, en Mongolie…
Une expérience de woofing dépaysante avec Julie Hattu, qui a passé plusieurs mois au fin fond du bush nord australien auprès d’un éleveur aborigène qui élève taureaux et chevaux sauvages sur ses propres terres…
L’histoire d’un rêve un peu cinglé: Maud Bailly s’apprête à relier en solitaire la «terre de pluie» (Belgique) à la «terre de feu» (Argentine) à coups de pédales et à la voile, soit 14000 km à bicyclette et 3500 miles marins.
Comment les hommes vivent en symbiose avec le vent au quotidien? C’est ce qu’Arthur de Kersauson tente de comprendre, pour nous révéler les techniques ingénieuses qui sont mises en œuvre pour lutter, résister, ou au contraire, en tirer profit.
Pendant 72 jours, Nathalie et Frédéric ont sillonné le Népal d’Est en Ouest, à pied, hors des circuits habituels, à la rencontre de ses habitants et de ses montagnes. Ils nous font voir un Népal authentique, où se mêlent traditions, cultures et paysages.
Gauthier Toulemonde a réalisé le pari fou de mettre les voiles pour une île déserte tout en continuant à travailler via le web. Il nous dévoile son quotidien de directeur de presse et Robinson volontaire.
Yanette Shalter et Emmanuel Coquelou sont allés en Indonésie, à la rencontre d’ONG qui luttent contre la culture de l’huile de palme. Celle-ci, responsable de la déforestation massive, représente une menace pour l’écosystème et les communautés indigènes locales.
Et bien d’autres!
En pratique
25 & 26 avril 2015 de 10h à 18h30 ou à partir de 19h. Théâtre Le Monfort, 106 rue Brancion, Paris XVe. Tarif: 8/12 € (adhérent/non-adhérent ABM). Programme et réservation: http://www.partirautrement.fr/
ABM - 11, rue de Coulmiers 75014 Paris - www.abm.fr
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mercredi, 08 avril 2015 11:28
Le mal des montagnes
Qui dit séjour en haute altitude, dit risque du mal des montagnes ! N’étant pas des habitués de la haute montagne et vivant au niveau de la mer, nous nous sommes grandement renseignés sur ce mal qui peut vous gâcher votre séjour.
Voici donc quelques infos sur comment le détecter et comment y faire face.
Détecter le mal des montagnes
Le mal des montagnes est aussi connu sous le nom de mal aigu des montagnes ou MAM – en anglais acute mountain sickness (AMS) ou plus simplement altitude sickness.
A partir de 3 000 ou 3 500 mètres d’altitude, il est important d’écouter son corps et de respecter certaines règles d’acclimatation, que nous vous proposons ci-dessous. D’un point de vue technique, plus vous montez en altitude, plus la pression atmosphérique décroît ce qui veut dire que l’oxygène vient à manquer en comparaison à l’air habituellement respiré à nos altitudes. Pour répondre à cela, certains mécanismes compensateurs type hyperventilation ou autres se déclenchent chez chacun d’entre nous. Mais, car il y a un « mais », si ces mécanismes sont insuffisants, BING, des symptômes apparaissent, c’est ce qu’on appelle le mal des montagnes !
Les symptômes du mal des montagnes
Pour éviter de devoir se faire évacuer d’urgence en hélicoptère, il est donc important de savoir décoder les signaux de son propre corps.
En haute altitude, après 6 à 12 heures, les symptômes suivants peuvent apparaître :
L’acclimatation, le remède à l’altitude
Le « remède » (si l’on peut appeler ça ainsi) pour faire face à ce phénomène naturel s’appelle l’acclimatation. Il faut avoir à l’esprit que le mal des montagnes dépend notamment de trois facteurs qui sont:
La règle la plus importante à nos yeux est celle des paliers de 500 mètres de dénivelé. En effet, au-delà de 3 500 mètres d’altitude, il est primordial de ne pas dépasser les 300 à 500 mètres de dénivelé ascendant par jour pour s’acclimater efficacement.
Le plus important est la différence d’altitude entre deux nuits consécutives car les passages de col peuvent engendrer de gros dénivelés.
Côté descente, aucune restriction … enfilez vos baskets et courez !
« Bistare, bistare » comme disent les népalais
Monter doucement et sans faire d’efforts inutiles tout en respirant bien. La marche à une telle altitude n’est pas une course (sauf pour ceux qui font l’Everest marathon !), le but étant d’arriver au sommet.
Lorsque l’étape se termine, il est primordial de ne pas aller se coucher directement. En effet, la position allongée et le sommeil ralentissent le rythme cardiaque, ce qui ne fera qu’accentuer la sensation d’inconfort et réduire l’oxygénation du corps. C’est pourquoi, il est parfois recommandé de rester actif et notamment d’effectuer une marche à plus haute altitude, d’y rester une heure et de redescendre doucement. Cela permet au corps de s’acclimater à ce nouveau milieu où l’oxygène se fait plus rare.
Boire toujours plus !
L’air étant plus sec en altitude, il est également important de bien s’hydrater, c’est-à-dire qu’il ne faut pas hésiter à boire entre 3 ou 4 litres d’eau par jour. De plus, l’eau peut vous apporter un surplus d’oxygène.
En revanche, même si cela paraît logique, la consommation d’alcool est à proscrire surtout lors de la montée !
Enfin, le remède maison est la soupe à l’ail ! Une bonne soupe à l’ail au diner semblerait aider mieux appréhender l’altitude …
Et si rien ne fonctionne ?
Alors, dans ce cas, il faut redescendre d’un palier de 500 mètres et y rester jusqu’à ce que l’ensemble des symptômes soient passés.
Si les symptômes s’aggravent, il faut simplement savoir jeter l’éponge et pourquoi ne pas profiter de treks à plus basse altitude qui proposent parfois de meilleurs panoramas que ceux en haute altitude.
Quid des médicaments ?
Un classique pour les trekkeurs semble être le Diamox (Acétazolamide) qui permettrait d’améliorer l’acclimatation. Il peut être délivré sur prescription médicale.
Néanmoins, selon nous, il est plus important de s’écouter et de connaitre ses limites …
< Texte et photo Tatiana et Romain http://vadrouille-et-tambouille.com
Voici donc quelques infos sur comment le détecter et comment y faire face.
Détecter le mal des montagnes
Le mal des montagnes est aussi connu sous le nom de mal aigu des montagnes ou MAM – en anglais acute mountain sickness (AMS) ou plus simplement altitude sickness.
A partir de 3 000 ou 3 500 mètres d’altitude, il est important d’écouter son corps et de respecter certaines règles d’acclimatation, que nous vous proposons ci-dessous. D’un point de vue technique, plus vous montez en altitude, plus la pression atmosphérique décroît ce qui veut dire que l’oxygène vient à manquer en comparaison à l’air habituellement respiré à nos altitudes. Pour répondre à cela, certains mécanismes compensateurs type hyperventilation ou autres se déclenchent chez chacun d’entre nous. Mais, car il y a un « mais », si ces mécanismes sont insuffisants, BING, des symptômes apparaissent, c’est ce qu’on appelle le mal des montagnes !
Les symptômes du mal des montagnes
Pour éviter de devoir se faire évacuer d’urgence en hélicoptère, il est donc important de savoir décoder les signaux de son propre corps.
En haute altitude, après 6 à 12 heures, les symptômes suivants peuvent apparaître :
- mal de crâne, notamment l’arrière du crâne (le plus sérieux)
- nausées et vomissements
- fatigue et insomnie
L’acclimatation, le remède à l’altitude
Le « remède » (si l’on peut appeler ça ainsi) pour faire face à ce phénomène naturel s’appelle l’acclimatation. Il faut avoir à l’esprit que le mal des montagnes dépend notamment de trois facteurs qui sont:
- l’altitude
- la vitesse d’ascension
- la sensibilité personnelle
La règle la plus importante à nos yeux est celle des paliers de 500 mètres de dénivelé. En effet, au-delà de 3 500 mètres d’altitude, il est primordial de ne pas dépasser les 300 à 500 mètres de dénivelé ascendant par jour pour s’acclimater efficacement.
Le plus important est la différence d’altitude entre deux nuits consécutives car les passages de col peuvent engendrer de gros dénivelés.
Côté descente, aucune restriction … enfilez vos baskets et courez !
« Bistare, bistare » comme disent les népalais
Monter doucement et sans faire d’efforts inutiles tout en respirant bien. La marche à une telle altitude n’est pas une course (sauf pour ceux qui font l’Everest marathon !), le but étant d’arriver au sommet.
Lorsque l’étape se termine, il est primordial de ne pas aller se coucher directement. En effet, la position allongée et le sommeil ralentissent le rythme cardiaque, ce qui ne fera qu’accentuer la sensation d’inconfort et réduire l’oxygénation du corps. C’est pourquoi, il est parfois recommandé de rester actif et notamment d’effectuer une marche à plus haute altitude, d’y rester une heure et de redescendre doucement. Cela permet au corps de s’acclimater à ce nouveau milieu où l’oxygène se fait plus rare.
Boire toujours plus !
L’air étant plus sec en altitude, il est également important de bien s’hydrater, c’est-à-dire qu’il ne faut pas hésiter à boire entre 3 ou 4 litres d’eau par jour. De plus, l’eau peut vous apporter un surplus d’oxygène.
En revanche, même si cela paraît logique, la consommation d’alcool est à proscrire surtout lors de la montée !
Enfin, le remède maison est la soupe à l’ail ! Une bonne soupe à l’ail au diner semblerait aider mieux appréhender l’altitude …
Et si rien ne fonctionne ?
Alors, dans ce cas, il faut redescendre d’un palier de 500 mètres et y rester jusqu’à ce que l’ensemble des symptômes soient passés.
Si les symptômes s’aggravent, il faut simplement savoir jeter l’éponge et pourquoi ne pas profiter de treks à plus basse altitude qui proposent parfois de meilleurs panoramas que ceux en haute altitude.
Quid des médicaments ?
Un classique pour les trekkeurs semble être le Diamox (Acétazolamide) qui permettrait d’améliorer l’acclimatation. Il peut être délivré sur prescription médicale.
Néanmoins, selon nous, il est plus important de s’écouter et de connaitre ses limites …
< Texte et photo Tatiana et Romain http://vadrouille-et-tambouille.com
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mardi, 07 avril 2015 09:00
ABM Lyon au Salon du tourisme
ABM Antenne de Lyon était présent au Salon du tourisme Mahana LYON .
Notre stand était bien situé, au croisement de deux allées. Les visiteurs passent et sont essentiellement captés visuellement par notre affiche sur la projection d'un film sur l'ISLANDE réalisé par un de nos adhérents.
1er point positif : cette attache visuelle est un excellent appel pour les visiteurs pour prendre contact avec notre association.
2ème point positif : nous sommes un des rares stands à ne pas "vendre" de voyages. Nous proposons le partage, l'échange d'expériences de voyages. Les visiteurs sont agréablement surpris et intéressés par ce concept.
3ème point positif : l'échange avec les visiteurs est intéressant; certains ont besoin de parler, de raconter leur vie, leurs voyages; d'autres nous font part de leurs projets personnels ou collectifs (tour du monde- formation de guides locaux dans des pays émergents,...); d'autres encore nous proposent de participer à une émission radiophonique régionale...
Beaucoup de visiteurs cherchent des tuyaux pour faire des voyages à leur rythme, à leur goût, soit seul, à deux ou en petits groupes d'amis, en sortant des sentiers battus proposés par les organismes de voyages traditionnels.
Ce fut une belle journée bien remplie, riche en échanges.
Aux dires des visiteurs, le nombre des adhérents d'ABM devrait augmenter et la salle bien remplie pour nos prochaines conférences sur l'Islande, la Sibérie et la Colombie! L'avenir nous le dira.....
< Elisabeth Wunenburger
Notre stand était bien situé, au croisement de deux allées. Les visiteurs passent et sont essentiellement captés visuellement par notre affiche sur la projection d'un film sur l'ISLANDE réalisé par un de nos adhérents.
1er point positif : cette attache visuelle est un excellent appel pour les visiteurs pour prendre contact avec notre association.
2ème point positif : nous sommes un des rares stands à ne pas "vendre" de voyages. Nous proposons le partage, l'échange d'expériences de voyages. Les visiteurs sont agréablement surpris et intéressés par ce concept.
3ème point positif : l'échange avec les visiteurs est intéressant; certains ont besoin de parler, de raconter leur vie, leurs voyages; d'autres nous font part de leurs projets personnels ou collectifs (tour du monde- formation de guides locaux dans des pays émergents,...); d'autres encore nous proposent de participer à une émission radiophonique régionale...
Beaucoup de visiteurs cherchent des tuyaux pour faire des voyages à leur rythme, à leur goût, soit seul, à deux ou en petits groupes d'amis, en sortant des sentiers battus proposés par les organismes de voyages traditionnels.
Ce fut une belle journée bien remplie, riche en échanges.
Aux dires des visiteurs, le nombre des adhérents d'ABM devrait augmenter et la salle bien remplie pour nos prochaines conférences sur l'Islande, la Sibérie et la Colombie! L'avenir nous le dira.....
< Elisabeth Wunenburger
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vendredi, 03 avril 2015 11:51
8e festival "Partir autrement" J-21
8e Festival Partir autrement
les 25 et 26 avril au théâtre Monfort 106, rue Brancion Paris 15e
http://www.lemonfort.fr/
Le rendez-vous incontournable de ce printemps pour tous les voyageurs qui souhaitent se rencontrer, échanger et préparer leurs prochaines aventures !
Deux jours de rêve, d'émotion et de rencontres authentiques sur le thème du voyage et de l'aventure humaine.
< Voir la bande annonce
Réservez votre place simplement en ligne.
Comment venir ?
M° Porte de Vanves (ligne 13)
Bus 58 / 62 / 89 / 95 | 191
Tramway T3 station Brancion
Téléchargez le programme
SAMEDI 25 AVRIL
10h30 30 ans ailleurs ! (Brest -Vladivostok en voiture), film de Katia Quemener et Ivan Lessous
11 h30 Destination wwoofing (Australie),film de Juie Hattu
12h Un opéra Alpin (traversée pédestre des Alpes)
film de Gérard Guerrier
14 h La revanche d'une cigale (deux années autour du monde à vélo et à la voile)
film de Maud Bailly
15 h15 Japon des hauteurs, film de Cécile Cusin
16 h 30 Népal, des hommes et des gens
film de Nathalie et Frederic Dufour
17 h 30 La quête des vents (Namibie)
avec Arthur de Kersauson
Soirée du samedi 25 avril
19h00 Wakham sous le ciel bleu d'Afghanistan film d'aventure de Anne et Pascal Lemonnier
20h00 Sous les ailes de l'hippocampe (Chine) film de François Suchel
21h15 Imbassaï (spectacle musical) avec Nikita
DIMANCHE 26 AVRIL
10h30 Lorsque le voyage mène à soi conférence de Linda Bortoletto
11h30 Indonésie, forêt mouvante film de Yannette Shalter et Emmanuel Coquelou
12h15 Zanaky Lokaro film de Julia Blagny
14h00 La route du thé (du Yunnan au Tibet) conférence de Julie Klein et Philippe Devoussoux
15h Yoruk, ceux qui marchent film de François Bernard
16h30 Sur la route Méridienne (dix mois à pieds jusqu'en Afrique) film de Marie Chaudet
17h30 Robinson volontaire (Indonésie) film de Gauthier Toulemonde
17h45 Un an autour de l'Océan Indien conférence d'Antoine Calvino
18h30 En quête de sens (6 mois sur les 3 continents) film de Marc de la Ménardiere et Nathanël Coste
< Vous pouvez soutenir le festival sur Kiss Kiss Bank Bank et recevoir des cadeaux exclusifs.
les 25 et 26 avril au théâtre Monfort 106, rue Brancion Paris 15e
http://www.lemonfort.fr/
Le rendez-vous incontournable de ce printemps pour tous les voyageurs qui souhaitent se rencontrer, échanger et préparer leurs prochaines aventures !
Deux jours de rêve, d'émotion et de rencontres authentiques sur le thème du voyage et de l'aventure humaine.
< Voir la bande annonce
Réservez votre place simplement en ligne.
Comment venir ?
M° Porte de Vanves (ligne 13)
Bus 58 / 62 / 89 / 95 | 191
Tramway T3 station Brancion
SAMEDI 25 AVRIL
10h30 30 ans ailleurs ! (Brest -Vladivostok en voiture), film de Katia Quemener et Ivan Lessous
11 h30 Destination wwoofing (Australie),film de Juie Hattu
12h Un opéra Alpin (traversée pédestre des Alpes)
film de Gérard Guerrier
14 h La revanche d'une cigale (deux années autour du monde à vélo et à la voile)
film de Maud Bailly
15 h15 Japon des hauteurs, film de Cécile Cusin
16 h 30 Népal, des hommes et des gens
film de Nathalie et Frederic Dufour
17 h 30 La quête des vents (Namibie)
avec Arthur de Kersauson
Soirée du samedi 25 avril
19h00 Wakham sous le ciel bleu d'Afghanistan film d'aventure de Anne et Pascal Lemonnier
20h00 Sous les ailes de l'hippocampe (Chine) film de François Suchel
21h15 Imbassaï (spectacle musical) avec Nikita
DIMANCHE 26 AVRIL
10h30 Lorsque le voyage mène à soi conférence de Linda Bortoletto
11h30 Indonésie, forêt mouvante film de Yannette Shalter et Emmanuel Coquelou
12h15 Zanaky Lokaro film de Julia Blagny
14h00 La route du thé (du Yunnan au Tibet) conférence de Julie Klein et Philippe Devoussoux
15h Yoruk, ceux qui marchent film de François Bernard
16h30 Sur la route Méridienne (dix mois à pieds jusqu'en Afrique) film de Marie Chaudet
17h30 Robinson volontaire (Indonésie) film de Gauthier Toulemonde
17h45 Un an autour de l'Océan Indien conférence d'Antoine Calvino
18h30 En quête de sens (6 mois sur les 3 continents) film de Marc de la Ménardiere et Nathanël Coste
< Vous pouvez soutenir le festival sur Kiss Kiss Bank Bank et recevoir des cadeaux exclusifs.
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dimanche, 29 mars 2015 14:46
FESTIVAL ABM 44
XVe Rencontres de l’aventure – 7 et 8 mars 2015
Une audience reconfirmée
La quinzième édition des Rencontres de l’Aventure, tenue les 7 et 8 mars 2015 au Centre Socioculturel du Soleil Levant à Saint-Herblain, aura tenu une fois encore sa promesse. Au menu, près d’une quinzaine de projections numériques et films suivis de débats ont mis en lumière les émotions, les aventures et les rêves de voyageurs dans un grand nombre de pays. Ces rencontres ont été partagées dans une ambiance conviviale avec pas moins de quatre cents personnes.
Au commencement, une équipe forte de quarante sept bénévoles, visiblement rodée à la tâche, avait l’air, quelques heures avant le coup d’envoi de ces rencontres, d’un véritable « essaim d’ABeilles-Mistes » où tous s’employaient à faire de ce festival une belle aventure culturelle. Véronique Gauthier, Présidente de ABM 44 qualifiait d’emblée cet événement de « grand moment de partage et de vivre ensemble », avant de se réjouir dans un message aux bénévoles: « C’est un moment fort pour notre association qui peut s’épanouir pleinement grâce à la confiance que nous porte notre partenaire le Centre Socioculturel du Soleil Levant ».
Inde, Madère, Afrique, Algérie, Etats-Unis, Chine, Nouvelle Guinée... l’aventure ne fut que belle et passionnante à vivre tant elle représentait, pour les uns, une immersion culturelle exceptionnelle opérée en parcourant des milliers de kilomètres à travers le monde et pour les autres, une belle opportunité de « voyage »... dans la proximité grâce à ce partage.
Toujours dans le partage et la découverte, ces rencontres ont été marquées par un concours photos, des ventes de gâteaux, des stands, et le samedi soir, par la dégustation d’un repas apprécié de tous, aux saveurs et parfums de l’Inde. Ce repas, préparé par Asha de l’association Ash’Indcook, a été ponctué par une détente musicale mexicaine offerte par le tandem Oscar et Carmen pour enfin se laisser envoûter par les danses enchantées « Bollywood » exécutées avec grâce par les danseuses de l’association Bindi au riche répertoire chorégraphique.
< Salah Yataguene, ABMiste antenne Nantes
Une audience reconfirmée
La quinzième édition des Rencontres de l’Aventure, tenue les 7 et 8 mars 2015 au Centre Socioculturel du Soleil Levant à Saint-Herblain, aura tenu une fois encore sa promesse. Au menu, près d’une quinzaine de projections numériques et films suivis de débats ont mis en lumière les émotions, les aventures et les rêves de voyageurs dans un grand nombre de pays. Ces rencontres ont été partagées dans une ambiance conviviale avec pas moins de quatre cents personnes.
Au commencement, une équipe forte de quarante sept bénévoles, visiblement rodée à la tâche, avait l’air, quelques heures avant le coup d’envoi de ces rencontres, d’un véritable « essaim d’ABeilles-Mistes » où tous s’employaient à faire de ce festival une belle aventure culturelle. Véronique Gauthier, Présidente de ABM 44 qualifiait d’emblée cet événement de « grand moment de partage et de vivre ensemble », avant de se réjouir dans un message aux bénévoles: « C’est un moment fort pour notre association qui peut s’épanouir pleinement grâce à la confiance que nous porte notre partenaire le Centre Socioculturel du Soleil Levant ».
Inde, Madère, Afrique, Algérie, Etats-Unis, Chine, Nouvelle Guinée... l’aventure ne fut que belle et passionnante à vivre tant elle représentait, pour les uns, une immersion culturelle exceptionnelle opérée en parcourant des milliers de kilomètres à travers le monde et pour les autres, une belle opportunité de « voyage »... dans la proximité grâce à ce partage.
Toujours dans le partage et la découverte, ces rencontres ont été marquées par un concours photos, des ventes de gâteaux, des stands, et le samedi soir, par la dégustation d’un repas apprécié de tous, aux saveurs et parfums de l’Inde. Ce repas, préparé par Asha de l’association Ash’Indcook, a été ponctué par une détente musicale mexicaine offerte par le tandem Oscar et Carmen pour enfin se laisser envoûter par les danses enchantées « Bollywood » exécutées avec grâce par les danseuses de l’association Bindi au riche répertoire chorégraphique.
< Salah Yataguene, ABMiste antenne Nantes
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mardi, 24 mars 2015 16:23
ABM Lille au cap Griz-Nez
Marée du Siècle : récit de la première randonnée d’ABM Lille au Cap Gris Nez
Cap Gris Nez - Dimanche 22 mars
Quelle joie, le printemps arrive ! Ce weekend n’est vraiment pas ordinaire. L’actualité est riche en événements. Les bourgeons s’éveillent, une éclipse solaire apparait, des aurores boréales surgissent et une marée du siècle déferle sur la France. De quoi perdre la tête !
Avec un coefficient de grande marée affiché à 119, difficile de ne pas succomber à l’appel du grand large ! Les locaux et touristes affluent vers la baie du Mont St Michel ou vers la digue du Sillon à Saint Malo. Là-bas, le spectacle s’annonce impressionnant. Chez nous, sur la Côte d’Opale, le site des Deux Caps est notre petit trésor, notre « bon spot » à nous. Classé Grand Site de France depuis 2011, il est réputé pour son nez blanc et son nez gris, ses grandes falaises, son coteau calcaire, ses huit villages et son circuit de grande randonnée : le GR120. Par beau temps, nous pouvons observer les côtes anglaises et profiter des activités nautiques ou d’une bonne crêpe, suivant les envies !
C’est donc sur ce beau territoire, au cœur du parc naturel régional des caps et marais d’opale, qu’à lieu la première randonnée d’ABM Lille. 14 adhérents et sympathisants se sont donnés rendez-vous au phare du Cap Gris Nez, dans la commune d’Audinghen. 11h sonne lorsque les premières voitures arrivent. Nous nous saluons, mettons des visages sur les noms et faisons connaissance, la communauté étant très récente. Certains se sont rencontrés ce matin-même dans le Nord, à Lille, et ont décidé de venir en covoiturage. D’autres comme moi, viennent du Pas-de-Calais. Les histoires croisées sont une fois de plus intéressantes : il y a Catherine, d’un côté, qui connait ABM depuis 8 ans et Christine, de l’autre, qui connait ABM depuis… hier, grâce bouche-à-oreille !
Avec sourire et vaillance, nous partons affronter le vent de la côte. Le GR120 est très bien balisé. Nous souhaitons l’emprunter sur un tronçon de 10 km. Depuis le Cap Gris Nez, la façade maritime est façonnée de pointes et de crans offrant de très beaux points de vue. Nous longeons les falaises et traversons le cran des sillers, la pointe du riden, le cran aux œufs, le cran poulet, la pointe camberlin, la pointe du poissonnet, le cran mademoiselle et arrivons enfin au cran du noirda, dans le village de pêcheur d’Audresselles. Si les vagues ne sont pas à la hauteur espérée, l’air est tout de même agréable et la lumière intéressante. Les rayons du soleil perce à travers les nuages et se reflètent à l’horizon. Ce temps fait le bonheur des photographes amateurs que nous sommes.
Direction la plage du Noirda, aux abords d’Audresselles, pour la pause déjeuner. Alors que nous reprenons des forces et discutons voyages avec nos voisins de galets, le pique-nique est soudainement interrompu par un visiteur inattendu… Entre deux petites vagues, nous venons d’apercevoir un phoque ! Frédéric, très réactif, sort son appareil photo tandis que Florence entre en grande communication animalière ! Notre phoque du jour s’appellera Marcel ! Cette nouvelle mascotte attendrissante nous observe, disparait puis réapparait au rythme de la marée.
Le vent s’est levé et l’appel du café se fait sentir. Nous visitons le petit village de pêcheurs et tentons de trouver une terrasse disponible. En ce dimanche très touristique, les restaurateurs sont débordés ! Mais la chance est de notre côté. Le restaurant « le p’tit bonheur » nous accueille et met à notre disposition une grande tablée. Nous sommes sauvés, la caféine va pouvoir couler, pour notre plus grand bonheur ;-) ! Nous divisons notre groupe en deux : les petits et les grands (cafés !). Nous profitons ensemble d’un moment bien convivial.
Après cette pause méritée, la marche reprend son cours le long de la côte. Les petits groupes se forment et les discussions vont bon train. Le tronçon du retour est aussi agréable que celui de l’aller, malgré le vent de face, cette fois un peu plus frais. La journée au grand air se clôture vers 16h, au pied du phare. Tout le monde semble satisfait (et/ou fatigué !). Nous nous quittons sur une envie commune : continuer ce genre de rencontres. Avant de partir, nous jetons quelques bouteilles à la mer : et si nous allions un jour randonner en baie de somme ? Pouvons-nous envisager une soirée projection sur l’Afrique et une autre sur l’Australie ? Serait-il possible d’organiser un atelier écriture ? Nous verrons d’ici peu quelle bouteille atteindra en premier le port d’ABM Lille…
Un grand merci à tous les participants, et à bientôt.
Laëtitia Lamarcq – Correspondante ABM en Nord Pas-de-Calais et Picardie
Notre balade en photos sur le site des deux caps : https://flic.kr/s/aHsk9sP3Ls
Mail :
Facebook : https://www.facebook.com/abmlille/
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mardi, 17 mars 2015 13:29
Les petits voyageurs
Fred et Alice ainsi que leurs deux enfants : Esteban - 4 ans - et Ruben - 22 mois sont partis pour un voyage sac à dos pour 18 mois à travers l'Amérique du Sud et Centrale et l'Asie du Sud-Est.
Mode de transport: bus, avion, vélo, couchsurfing, dos d'âne… tout ce qui se présente à eux!
Leur itinéraire passe par le Brésil, l'Argentine, le Chili, le Pérou, la Bolivie, l'Equateur, la Colombie, le Panama, et le Costa Rica puis ils filent vers le Sri Lanka, l'Inde, le Viet Nam, le Laos, le Cambodge, la Thaïlande, le Sud de la Chine et la Malaisie.
Suivre leurs aventures
Mode de transport: bus, avion, vélo, couchsurfing, dos d'âne… tout ce qui se présente à eux!
Leur itinéraire passe par le Brésil, l'Argentine, le Chili, le Pérou, la Bolivie, l'Equateur, la Colombie, le Panama, et le Costa Rica puis ils filent vers le Sri Lanka, l'Inde, le Viet Nam, le Laos, le Cambodge, la Thaïlande, le Sud de la Chine et la Malaisie.
Suivre leurs aventures
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Voyageurs au long cours
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lundi, 16 mars 2015 10:45
Les semi-nomades dans les Jailoo (Khirghizie)
PASSAGE DE LA FRONTIERE
Ce samedi 02 Août 2014, en provenance du KAZAKHSTAN, nous envisageons de franchir la frontière pour nous rendre au KIRGHIZSTAN.
Un petit poste frontière, situé à l’extrême nord-est du pays d’accueil en permet l’accès.
Depuis KEGEN, situé à 27 km, une route défoncée difficilement praticable y conduit. Les transports publics sont inexistants. Un fermier ayant, comme à l’accoutumée, livré son lait à la bourgade, accepte de nous prendre à bord de sa veille « LADA », dont l’état nous fait douter d’une arrivée sans encombre à destination.
La vieille « Guimbarde » semble se moquer de cette situation et nous dépose à la hauteur de la ferme, soit à environ 1 km du poste frontière.
Après avoir ajusté nos sacs à dos, sacs à dos contenant le nécessaire permettant de séjourner en autonomie sur les hauts plateaux du KIRGHIZSTAN, nous nous dirigeons vers la frontière.
Les autorités présentes à la sortie du KAZAKHSTAN, surprises de voir se présenter ainsi un couple de vieux bourlingueurs, nous dévisagent d’un air interrogateur, voire même quelque peu suspicieux. Il est vrai que maintenant peu de voyageurs circulent dans ces conditions.
On s’interroge. On observe nos documents avec précision. On nous jette de temps à autre un regard appuyé, curieux. On nous prend en photo. On fouille nos sacs à dos avec minutie. Tout est en règle. Autorisation nous est enfin donnée de poursuivre notre progression.
Arrivés au poste frontière du KIRGHIZSTAN, le même scénario se reproduit. On a droit à nouveau à la fouille de nos sacs à dos !
Quelques questions nous étonnent : « un véhicule vous attend-il après la frontière ? ». La réponse est bien évidemment « non » - « 12 km de route complètement défoncée sont à parcourir, il n’y a pas de moyen de transport public et avec vos sacs sur le dos… ».
L’œil interrogateur, les autorités consentent à nous laisser pénétrer sur le territoire du KIRGHIZSTAN.
Leur regard ne se détachera de nous qu’après que nous n’ayons parcouru quelques dizaines de mètres.
D’un pas décidé, sous un soleil de plomb, nous avalons les km. Il se vérifie que la tâche n’est pas aisée, ceci, jusqu’à ce que un véhicule 4X4 s’arrête à notre hauteur. Ce sont de jeunes russes qui, aussi étonnés que les douaniers, nous proposent de monter à bord.
La partie de la route défoncée franchie, il nous sera par la suite très facile de rejoindre la ville de KARAKOL située à 70 km plus loin.
< LE MARCHE AUX ANIMAUX DE KARAKOL
Incomparable marché aux animaux d’Asie centrale !
L’un des plus spectaculaires après celui de KACHGAR en CHINE.
Arrivés sur place on se retrouve face à un désordre indescriptible. Les animaux s’entassent pêle-mêle à perte de vue. On ne sait où poser les pieds, où passer, alors que pour les kirghiz tout est parfaitement ordonné, rangé, sans problème apparent, où ils retrouvent sans difficulté, l’ustensile nécessaire à la poursuite de leurs activités. Pour eux, nous sommes des gens empruntés, qui ne comprennent rien à rien.
Les animaux sont entassés dans de vieux camions, de vieilles « LADA », des remorques, tirés au bout d’une corde, attachés à un pieu, aux barreaux d’une vieille « Guimbarde », à une barre de fer, etc… Ici et là, d’immenses taureaux solidement attachés essayent d’en découdre avec leurs voisins, mais la corde tient bon. Nous sommes face à un « capharnaüm » difficilement imaginable.
Les acheteurs tâtent le flanc des animaux qui, rapidement changent de propriétaires et sont entassés à nouveau dans d’autres « LADA », d’autres camionnettes, d’autres remorques en bêlant furieusement. Les chevaux, après ruades et distributions généreuses de coups de sabots, les vaches de coups de cornes sont saisis par les pattes, la queue, l’arrière-train par 7 ou 8 hommes qui les hissent dans différents véhicules. Les animaux beuglant, hennissant se retrouvent complètement abasourdis sur le plateau des moyens de transport. Ce sont des manœuvres qui se répètent dix fois, cent fois ! Spectacle ahurissant !
A la suite de quoi, les uns après les autres, les véhicules chargés à bloc, tant pis pour les animaux, toujours ordonnés à la manière kirghiz, quittent le marché.

Toujours en quête d’insolite, nous décidons de nous enfoncer au cœur des grands espaces, sur les pentes de collines ondulantes se situant entre 2500 et 3000 mètres d’altitude, jouxtant les contreforts de la chaîne de montagnes des TIAN SHAN.
A cette altitude se déploient de luxuriants pâturages appelés « Jailoo » où des bergers, semi-nomades, passent l’été avec leurs troupeaux.
A l’extrême est du pays, la vallée de Karkara, pas très loin de la CHINE et longeant le KAZAKHSTAN, assure la solitude au voyageur. C’est vers cette vallée que nous conduisent nos chevaux.
Nous nous déplaçons dans un paysage de vastes collines steppiques se déroulant à perte de vue. Nous côtoyons des yourtes. Nous rencontrons des chèvres, des moutons, des vaches, des yacks et bien sûr des chevaux. Les nôtres sont plutôt capricieux, difficiles à conduire. A la moindre inattention les coups de sabots pleuvent et les ruades ponctuent notre cheminement.
Après 2 jours passés au gré de formations géologiques étagées, nous pénétrons dans la vallée de Karkara.
L’hospitalité légendaire des bergers nomadisant continuant d’effectuer la transhumance annuelle n’est pas un vain mot. Au cours de notre progression, passant devant les yourtes ponctuant le paysage, chaque famille invite les voyageurs que nous sommes à boire le koumis, lait de jument fermenté.
En milieu d’après-midi nous évoluons à près de 2500 mètres d’altitude et décidons d’établir notre campement pour quelques jours auprès d’une grosse yourte totalement isolée. Un immense troupeau de moutons, de vaches, de chevaux gravitent sur les pentes environnantes. Ces animaux appartiennent à nos hôtes. Nous avons installé notre toile de tente à proximité, mais la famille d’accueil, composée d’un couple et de 2 jeunes garçons, insiste avec vigueur pour que nous passions nos nuits à l’intérieur de la yourte. Nous obtempérons.
Après la distribution de cadeaux transportés jusqu’ici afin de satisfaire au bon usage, à savoir : thé, miel, riz, pain, etc… un grignotage en guise de bienvenue nous est offert.
Après les civilités d’usage, il nous est proposé de partir à dos de cheval derrière la crête immédiate de la colline faisant face au campement. Le spectacle naturel qui nous est offert est envoûtant. Les paysages vertigineux sont d’une beauté saisissante. A perte de vue, les collines s’évanouissent au loin sur les contreforts des TIAN SHAN. Au pied de l’une d’elles une trentaine de juments, paissent au creux de la vallée sous la surveillance d’un jeune homme demeurant sur place, ceci afin de les traire à intervalles réguliers. Après la traite le lait subit un mélange permettant l’obtention du fameux koumis devenu boisson nationale.
Nous enfourchons à nouveau nos montures, remontons sur la crête d’une colline dominante et c’est alors que nous découvrons au loin, la steppe immense du KAZAKHSTAN, ondulant à perte de vue, se confondant à l’infini avec le ciel.
A la fin de la journée, à la nuit tombante, nous rejoignons la yourte pour y passer la nuit.
En matière d’habitation nomade aucune civilisation n’a jamais inventé mieux que la yourte. Elle offre un gîte idéal, spacieux, chaud en hiver, frais en été ceci étant le résultat obtenu par le feutre constituant sa carapace, les nomades utilisant les matières premières fournies par leur propre troupeau. Elle se monte, se démonte aisément et se transporte facilement par le troupeau lui-même.
Le lendemain, ainsi que les jours qui suivront, nous visiterons à dos de cheval l’immense vallée de Karkara. Notre hôte nous propose de nous faire découvrir les endroits qu’il ne faut rater sous aucun prétexte. Un soir, il nous conduit à l’entrée de la vallée de Karkara, en quelque sorte un retour sur nos pas. Juste au pied, à l’enchevêtrement des collines, là où commence cette immensité plate, se love dans un écrin de verdure un petit village kirghiz. Nous assistons à un spectacle que nul voyageur ne devrait manquer en venant au KIRGHIZSTAN.
Des milliers d’animaux de toutes sortes dévalent les collines de velours afin de rejoindre le village et ses environs. Il y en a partout, dessus, dessous, devant, derrière, sur les côtés, sur tous les flancs des pâturages, mais aussi à perte de vue sur l’immensité plate. Ils sont rassemblés ici car c’est ici, dans un gigantesque nuage de poussière, que s’effectue la traite du soir.
Nous avons sous les yeux une animalerie dont il est impossible de définir les contours, contenue par des kirghiz installés sur des chevaux qui rétablissent le bon ordre à la moindre incartade.
Sans nous en rendre compte nous venons de changer de planète !
Ce spectacle de troupeaux, qui vont, qui viennent, qui passent et repassent en bêlant, en beuglant, en hennissant durera jusqu’à la tombée de la nuit, jusqu’à ce qu’ils se diluent lentement derrière les collines ondulantes des « Jailoo ».
« JAILOO » A PLUS DE 3000 METRES
Une semaine s’étant écoulée dans ce cadre enchanteur nous souhaitons pénétrer plus profondément dans les alpages. L’entrée de la vallée elle-même étant contrôlée par des militaires auxquels il faut montrer « patte blanche » nous est interdite.
En l’absence des documents nécessaires notre hôte, arguant qu’il n’y a jamais de contrôle plus loin, nous conduit en contournant un groupe de collines.
Il nous recommande à l’un de ses amis qui très volontiers prendra soin de nous.
Désormais, les « Jailoo » que nous foulons du pied se situent à plus de 3000 mètres d’altitude.
L’air et le ciel sont couleur azur. Le jour, la température demeure assez fraîche, il gèle la nuit. Nous nous sommes rapprochés des cimes enneigées des TIAN SHAN, barre frontalière avec la CHINE.
Nous avons sous les yeux le même spectacle inoubliable que la semaine précédente sauf que l’altitude lui confère encore plus de noblesse.
Le regard rencontre toujours et encore des troupeaux d’animaux de toutes sortes, cependant moins nombreux, conduits par des hommes à cheval. Ils vont s’abreuver dans les eaux bleu turquoise d’un petit lac de montagne facilitant ainsi leur présence à cette altitude.
Quelques yourtes sont dressées sur le pourtour du plan d’eau. A notre grande surprise, nous y côtoyons un troupeau d’une vingtaine de yacks tout noir.
Parcourant le secteur à cheval il n’est pas rare de rencontrer un animal mort qui sera, nous dit-on, dévoré par les rapaces et les loups.
FIN DE LA TRANSHUMANCE
Nous sommes à la fin du mois d’Août et déjà un soleil plus timide alterne avec les giboulées. De réelles tempêtes de neige sont assénées par des vents violents. Il se confirme qu’une autre phase de la transhumance débute. Dans le but de redescendre dans la vallée, certaines familles démontent déjà les enclos et réunissent les troupeaux. Dans la même démarche, nos hôtes décident de rejoindre le campement dans lequel nous avions précédemment séjourné.
D’abord, nous traversons ce qui s’apparente à des paysages de montagnes.
Ensuite, on s’introduit dans un labyrinthe où un soleil de fin de journée inonde les deux flancs de la montagne qui se sont transformés en d’immenses mamelons veloutés aux couleurs mordorées. Il s’y crée des jeux d’ombre, mettant en relief des dentelles soyeuses et veloutées dévalant la pente par vagues étagées, terminant leur course folle au fond de la vallée en gigantesques coulées mordorées.
Spectacle grandi

Parvenus au fond de la vallée nous assistons à une des premières chasses à l’aigle de la saison.
Elégamment vêtu, les fauconniers se déplacent à cheval, aigle sur l’avant bras droit. L’attitude se veut cérémonieuse. Il est à préciser que ce genre de chasse est réservée à l’élite nomade.
« un fauconnier est toujours issu d’un clan noble » nous dit-on.
Quelques personnes à cheval parcourent le flanc de la colline toute proche quand, soudainement, un fauconnier décapuchonne son aigle qui immédiatement prend son envol et se dirige d’une rapidité fulgurante au pied de la colline. « Il a capturé un lapin », nous dit-on.
Il reste immobile sur sa proie, les ailes écartées et cède l’animal à son maître lorsque celui-ci arrive au galop et s’agenouille auprès de lui.
CONCLUSION
Cet épisode va clore notre séjour dans les « Jailoo » du KIRGHIZSTAN, pays profondément ancré dans ses traditions.
Ses vallées alpines, ses « Jailoo » veloutés, ses sommets perpétuellement enneigés ont valu à la petite république du KIRGHIZSTAN le surnom de « Suisse de l’Asie centrale ».
Mais les similitudes s’effacent devant les chasses à l’aigle, les yourtes, les nomades…
< MAURICE THINEY
MEMBRE :
- DE LA SOCIETE DES EXPLORATEURS FRANÇAIS
- DE LA GUILDE EUROPEENNE DU RAID
- DU CLUB INTERNATIONAL DES GRANDS VOYAGEURS
- D'AVENTURE DU BOUT DU MONDE
- DE L'ORGANISATION MONDIALE DE LA PRESSE PERIODIQUE
Ce samedi 02 Août 2014, en provenance du KAZAKHSTAN, nous envisageons de franchir la frontière pour nous rendre au KIRGHIZSTAN.
Un petit poste frontière, situé à l’extrême nord-est du pays d’accueil en permet l’accès.
Depuis KEGEN, situé à 27 km, une route défoncée difficilement praticable y conduit. Les transports publics sont inexistants. Un fermier ayant, comme à l’accoutumée, livré son lait à la bourgade, accepte de nous prendre à bord de sa veille « LADA », dont l’état nous fait douter d’une arrivée sans encombre à destination.
La vieille « Guimbarde » semble se moquer de cette situation et nous dépose à la hauteur de la ferme, soit à environ 1 km du poste frontière.
Après avoir ajusté nos sacs à dos, sacs à dos contenant le nécessaire permettant de séjourner en autonomie sur les hauts plateaux du KIRGHIZSTAN, nous nous dirigeons vers la frontière.
Les autorités présentes à la sortie du KAZAKHSTAN, surprises de voir se présenter ainsi un couple de vieux bourlingueurs, nous dévisagent d’un air interrogateur, voire même quelque peu suspicieux. Il est vrai que maintenant peu de voyageurs circulent dans ces conditions.
On s’interroge. On observe nos documents avec précision. On nous jette de temps à autre un regard appuyé, curieux. On nous prend en photo. On fouille nos sacs à dos avec minutie. Tout est en règle. Autorisation nous est enfin donnée de poursuivre notre progression.
Arrivés au poste frontière du KIRGHIZSTAN, le même scénario se reproduit. On a droit à nouveau à la fouille de nos sacs à dos !
Quelques questions nous étonnent : « un véhicule vous attend-il après la frontière ? ». La réponse est bien évidemment « non » - « 12 km de route complètement défoncée sont à parcourir, il n’y a pas de moyen de transport public et avec vos sacs sur le dos… ».
L’œil interrogateur, les autorités consentent à nous laisser pénétrer sur le territoire du KIRGHIZSTAN.
Leur regard ne se détachera de nous qu’après que nous n’ayons parcouru quelques dizaines de mètres.
D’un pas décidé, sous un soleil de plomb, nous avalons les km. Il se vérifie que la tâche n’est pas aisée, ceci, jusqu’à ce que un véhicule 4X4 s’arrête à notre hauteur. Ce sont de jeunes russes qui, aussi étonnés que les douaniers, nous proposent de monter à bord.
La partie de la route défoncée franchie, il nous sera par la suite très facile de rejoindre la ville de KARAKOL située à 70 km plus loin.
< LE MARCHE AUX ANIMAUX DE KARAKOL
Incomparable marché aux animaux d’Asie centrale !
L’un des plus spectaculaires après celui de KACHGAR en CHINE.
Arrivés sur place on se retrouve face à un désordre indescriptible. Les animaux s’entassent pêle-mêle à perte de vue. On ne sait où poser les pieds, où passer, alors que pour les kirghiz tout est parfaitement ordonné, rangé, sans problème apparent, où ils retrouvent sans difficulté, l’ustensile nécessaire à la poursuite de leurs activités. Pour eux, nous sommes des gens empruntés, qui ne comprennent rien à rien.
Les animaux sont entassés dans de vieux camions, de vieilles « LADA », des remorques, tirés au bout d’une corde, attachés à un pieu, aux barreaux d’une vieille « Guimbarde », à une barre de fer, etc… Ici et là, d’immenses taureaux solidement attachés essayent d’en découdre avec leurs voisins, mais la corde tient bon. Nous sommes face à un « capharnaüm » difficilement imaginable.
Les acheteurs tâtent le flanc des animaux qui, rapidement changent de propriétaires et sont entassés à nouveau dans d’autres « LADA », d’autres camionnettes, d’autres remorques en bêlant furieusement. Les chevaux, après ruades et distributions généreuses de coups de sabots, les vaches de coups de cornes sont saisis par les pattes, la queue, l’arrière-train par 7 ou 8 hommes qui les hissent dans différents véhicules. Les animaux beuglant, hennissant se retrouvent complètement abasourdis sur le plateau des moyens de transport. Ce sont des manœuvres qui se répètent dix fois, cent fois ! Spectacle ahurissant !
A la suite de quoi, les uns après les autres, les véhicules chargés à bloc, tant pis pour les animaux, toujours ordonnés à la manière kirghiz, quittent le marché.

Toujours en quête d’insolite, nous décidons de nous enfoncer au cœur des grands espaces, sur les pentes de collines ondulantes se situant entre 2500 et 3000 mètres d’altitude, jouxtant les contreforts de la chaîne de montagnes des TIAN SHAN.
A cette altitude se déploient de luxuriants pâturages appelés « Jailoo » où des bergers, semi-nomades, passent l’été avec leurs troupeaux.
A l’extrême est du pays, la vallée de Karkara, pas très loin de la CHINE et longeant le KAZAKHSTAN, assure la solitude au voyageur. C’est vers cette vallée que nous conduisent nos chevaux.
Nous nous déplaçons dans un paysage de vastes collines steppiques se déroulant à perte de vue. Nous côtoyons des yourtes. Nous rencontrons des chèvres, des moutons, des vaches, des yacks et bien sûr des chevaux. Les nôtres sont plutôt capricieux, difficiles à conduire. A la moindre inattention les coups de sabots pleuvent et les ruades ponctuent notre cheminement.
Après 2 jours passés au gré de formations géologiques étagées, nous pénétrons dans la vallée de Karkara.
L’hospitalité légendaire des bergers nomadisant continuant d’effectuer la transhumance annuelle n’est pas un vain mot. Au cours de notre progression, passant devant les yourtes ponctuant le paysage, chaque famille invite les voyageurs que nous sommes à boire le koumis, lait de jument fermenté.
En milieu d’après-midi nous évoluons à près de 2500 mètres d’altitude et décidons d’établir notre campement pour quelques jours auprès d’une grosse yourte totalement isolée. Un immense troupeau de moutons, de vaches, de chevaux gravitent sur les pentes environnantes. Ces animaux appartiennent à nos hôtes. Nous avons installé notre toile de tente à proximité, mais la famille d’accueil, composée d’un couple et de 2 jeunes garçons, insiste avec vigueur pour que nous passions nos nuits à l’intérieur de la yourte. Nous obtempérons.
Après la distribution de cadeaux transportés jusqu’ici afin de satisfaire au bon usage, à savoir : thé, miel, riz, pain, etc… un grignotage en guise de bienvenue nous est offert.
Après les civilités d’usage, il nous est proposé de partir à dos de cheval derrière la crête immédiate de la colline faisant face au campement. Le spectacle naturel qui nous est offert est envoûtant. Les paysages vertigineux sont d’une beauté saisissante. A perte de vue, les collines s’évanouissent au loin sur les contreforts des TIAN SHAN. Au pied de l’une d’elles une trentaine de juments, paissent au creux de la vallée sous la surveillance d’un jeune homme demeurant sur place, ceci afin de les traire à intervalles réguliers. Après la traite le lait subit un mélange permettant l’obtention du fameux koumis devenu boisson nationale.
Nous enfourchons à nouveau nos montures, remontons sur la crête d’une colline dominante et c’est alors que nous découvrons au loin, la steppe immense du KAZAKHSTAN, ondulant à perte de vue, se confondant à l’infini avec le ciel.
A la fin de la journée, à la nuit tombante, nous rejoignons la yourte pour y passer la nuit.
En matière d’habitation nomade aucune civilisation n’a jamais inventé mieux que la yourte. Elle offre un gîte idéal, spacieux, chaud en hiver, frais en été ceci étant le résultat obtenu par le feutre constituant sa carapace, les nomades utilisant les matières premières fournies par leur propre troupeau. Elle se monte, se démonte aisément et se transporte facilement par le troupeau lui-même.
Le lendemain, ainsi que les jours qui suivront, nous visiterons à dos de cheval l’immense vallée de Karkara. Notre hôte nous propose de nous faire découvrir les endroits qu’il ne faut rater sous aucun prétexte. Un soir, il nous conduit à l’entrée de la vallée de Karkara, en quelque sorte un retour sur nos pas. Juste au pied, à l’enchevêtrement des collines, là où commence cette immensité plate, se love dans un écrin de verdure un petit village kirghiz. Nous assistons à un spectacle que nul voyageur ne devrait manquer en venant au KIRGHIZSTAN.
Des milliers d’animaux de toutes sortes dévalent les collines de velours afin de rejoindre le village et ses environs. Il y en a partout, dessus, dessous, devant, derrière, sur les côtés, sur tous les flancs des pâturages, mais aussi à perte de vue sur l’immensité plate. Ils sont rassemblés ici car c’est ici, dans un gigantesque nuage de poussière, que s’effectue la traite du soir.
Nous avons sous les yeux une animalerie dont il est impossible de définir les contours, contenue par des kirghiz installés sur des chevaux qui rétablissent le bon ordre à la moindre incartade.
Sans nous en rendre compte nous venons de changer de planète !
Ce spectacle de troupeaux, qui vont, qui viennent, qui passent et repassent en bêlant, en beuglant, en hennissant durera jusqu’à la tombée de la nuit, jusqu’à ce qu’ils se diluent lentement derrière les collines ondulantes des « Jailoo ».
« JAILOO » A PLUS DE 3000 METRES
Une semaine s’étant écoulée dans ce cadre enchanteur nous souhaitons pénétrer plus profondément dans les alpages. L’entrée de la vallée elle-même étant contrôlée par des militaires auxquels il faut montrer « patte blanche » nous est interdite.
En l’absence des documents nécessaires notre hôte, arguant qu’il n’y a jamais de contrôle plus loin, nous conduit en contournant un groupe de collines.
Il nous recommande à l’un de ses amis qui très volontiers prendra soin de nous.
Désormais, les « Jailoo » que nous foulons du pied se situent à plus de 3000 mètres d’altitude.
L’air et le ciel sont couleur azur. Le jour, la température demeure assez fraîche, il gèle la nuit. Nous nous sommes rapprochés des cimes enneigées des TIAN SHAN, barre frontalière avec la CHINE.
Nous avons sous les yeux le même spectacle inoubliable que la semaine précédente sauf que l’altitude lui confère encore plus de noblesse.
Le regard rencontre toujours et encore des troupeaux d’animaux de toutes sortes, cependant moins nombreux, conduits par des hommes à cheval. Ils vont s’abreuver dans les eaux bleu turquoise d’un petit lac de montagne facilitant ainsi leur présence à cette altitude.
Quelques yourtes sont dressées sur le pourtour du plan d’eau. A notre grande surprise, nous y côtoyons un troupeau d’une vingtaine de yacks tout noir.
Parcourant le secteur à cheval il n’est pas rare de rencontrer un animal mort qui sera, nous dit-on, dévoré par les rapaces et les loups.
FIN DE LA TRANSHUMANCE
Nous sommes à la fin du mois d’Août et déjà un soleil plus timide alterne avec les giboulées. De réelles tempêtes de neige sont assénées par des vents violents. Il se confirme qu’une autre phase de la transhumance débute. Dans le but de redescendre dans la vallée, certaines familles démontent déjà les enclos et réunissent les troupeaux. Dans la même démarche, nos hôtes décident de rejoindre le campement dans lequel nous avions précédemment séjourné.
D’abord, nous traversons ce qui s’apparente à des paysages de montagnes.
Ensuite, on s’introduit dans un labyrinthe où un soleil de fin de journée inonde les deux flancs de la montagne qui se sont transformés en d’immenses mamelons veloutés aux couleurs mordorées. Il s’y crée des jeux d’ombre, mettant en relief des dentelles soyeuses et veloutées dévalant la pente par vagues étagées, terminant leur course folle au fond de la vallée en gigantesques coulées mordorées.
Spectacle grandi

Parvenus au fond de la vallée nous assistons à une des premières chasses à l’aigle de la saison.
Elégamment vêtu, les fauconniers se déplacent à cheval, aigle sur l’avant bras droit. L’attitude se veut cérémonieuse. Il est à préciser que ce genre de chasse est réservée à l’élite nomade.
« un fauconnier est toujours issu d’un clan noble » nous dit-on.
Quelques personnes à cheval parcourent le flanc de la colline toute proche quand, soudainement, un fauconnier décapuchonne son aigle qui immédiatement prend son envol et se dirige d’une rapidité fulgurante au pied de la colline. « Il a capturé un lapin », nous dit-on.
Il reste immobile sur sa proie, les ailes écartées et cède l’animal à son maître lorsque celui-ci arrive au galop et s’agenouille auprès de lui.
CONCLUSION
Cet épisode va clore notre séjour dans les « Jailoo » du KIRGHIZSTAN, pays profondément ancré dans ses traditions.
Ses vallées alpines, ses « Jailoo » veloutés, ses sommets perpétuellement enneigés ont valu à la petite république du KIRGHIZSTAN le surnom de « Suisse de l’Asie centrale ».
Mais les similitudes s’effacent devant les chasses à l’aigle, les yourtes, les nomades…
< MAURICE THINEY
MEMBRE :
- DE LA SOCIETE DES EXPLORATEURS FRANÇAIS
- DE LA GUILDE EUROPEENNE DU RAID
- DU CLUB INTERNATIONAL DES GRANDS VOYAGEURS
- D'AVENTURE DU BOUT DU MONDE
- DE L'ORGANISATION MONDIALE DE LA PRESSE PERIODIQUE
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Récits de voyage
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