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" Comment suis-je arrivé là ?

Boukhara1Devant ce monument de 700 ans. Beauté d'architecture Timouride commandé par Tamerlan lui-même qui n'en verra pas l'achèvement. Personne d'ailleurs car les travaux ont cessé lorsque la peste l'emporta en 1404.

Ce mausolée à la mémoire du grand mystique Soufi Ahmed Yasawi à survécu jusqu'à ce jour traversant les affres du temps avec l'appui de quelques millions en restauration. Il s'offre dans la lumière déclinante du soleil ce soir de juillet. Sa couleur qui ce confond avec le sable des steppes évolue avec la luminosité.

Voilà 16 mois que je pérégrine et je me retrouve ici à crapahuter sur le rempart construit autour du mausolée pour prendre en photo se coucher de soleil qui fait se détacher la silhouette sombre et bientôt sans couleur du monument.

Après la désintégration de la Horde d'Or des descendants de Gengis Khan au XVe siècle, le territoire du Kazakhstan était occupé par des Mongols islamisés, les Uzbeks. Ça a merdé à un moment donné, les Uzbeks du sud étaient dans ce qui deviendra l'Ouzbékistan, quant à ceux du nord restés nomades... eh bien ce sont les Kazakhs ! C'est un mot qui vient du turc qui signifie cavalier libre ou aventurier ou hors-la-loi, ça en jette non ?

Je mets le pied sur le sol Kazakh à Almaty. J'aperçois une ravissante « hors-la-loi »... heu non, ça marche pas, elle est d'origine russe.
Jusqu'en 1980, les Russes constituaient l'ethnie majoritaire, ceci étant dû aux migrations massives du temps de la Russie tsariste ainsi qu'aux déportations des indignes de confiances sous le communisme, qui se retrouvaient au milieu des steppes.

Elle attend ses bagages avec sa mère, je lui demande si elle peut m'indiquer un endroit où dormir ou alors le bus pour le centre-ville. Elena est affolée de savoir que je suis arrivé sans connaître personne ni un seul mot de russe :

- Tu as au moins un dictionnaire russe avec toi ?
- Heu... non.
- Alors ça va être très dur pour toi, il y a très peu de gens qui parlent anglais ici, tu sais !
- Heu...non.
- Et tu veux traverser le Kazakhstan en stop ? Je n'ai jamais entendu ça !
- Heu...oui.

Son visage grave et son ton n'invitent pas aux réjouissances pourtant je suis plié de rire. Je ne sais pas pourquoi, mais je ne vois rien d'exceptionnel à faire une balade le pouce tendu !

Elena sera d'une grande aide pour le choix de mon futur parcours, elle m'emmène à l'ambassade de Russie où, prenant très à cœur mes affaires, elle se met à pleurer car je n'obtiens pas mon visa. Je lui en suis très reconnaissant.

Étude des diverses possibilités de sorties dont la traversée en bateau de la mer Caspienne jusqu'en Azerbaïdjan qui me plaisait beaucoup.
Mais cela impliquait de faire un détour pour le visa à Astana qui est à plus de 1000 kilomètres au nord. Je choisis donc l'option « stop à travers les steppes », visa de transit russe à Ouralsk (situé au nord-ouest du Kazakhstan) et train jusqu'en Ukraine. Des voyageurs anglais que je croise dans l'hôtel de la gare me donnent leur carte du Kazakhstan. Ca me sera très utile.

Boukhara4Me voilà sur la route qui va me mener je ne sais où. Avec un panneau indiquant « Auto-stop dans la direction d'Ouralsk » en cyrillique que m'a traduit Elena. Au dos, elle m'a également traduit une rapide présentation de ce que je fais et qui je suis pour mes chauffeurs temporaires, avec son numéro de téléphone en cas de problème. Car je suis au Kazakhstan comme un anglais serait en France, perdu au milieu d'une foule qui capte que dalle à toutes langues autres que la sienne.

Je souhaite qu'Elena ne m'ait pas fait une blague en traduisant un truc du genre : « Bonjour je suis un dangereux psychopathe, veuillez m'emmener de toute urgence dans l'hôpital psychiatrique le plus proche, merci ». Quoique, si l'hôpital est à Ouralsk cela me convient ! La traduction semble correcte bien que parfois, à la vue de la tête de certains, j'ai pu me poser la question.


Un couple d'étudiants me fera mon premier trajet :

- Touriste ? S'interrogent-ils, mais qu'est-ce qu'il y a à voir au Kazakhstan ? Et faire du stop au Kazakhstan, j'ai jamais vu ça. Tu sais en dehors de Almaty, il n'y a rien, c'est que de la campagne et de la steppe ! Me dira l'un d'eux.

Sa vision, quoiqu'extrême, n'est pas si loin de la vérité. Almaty, l'ancienne capitale est la plus peuplée et toujours un centre au style de vie occidentalisé. En 1997, la capitale change de localisation pour Astana un bled paumé au milieu des steppes dont le président Nazarbayev a fait coïncider la date anniversaire de la capitale avec son propre anniversaire. Dans quelques jours, se fêtent les dix ans d'Astana comme capitale.
- Si tu veux tu viens avec nous, on peut te déposer à cinq cents kilomètres d'Astana ? me proposent les deux étudiants.
La proposition est sincère mais je préfère ne pas faire de bon en arrière pour traverser le Kazakhstan d'une traite. Je décline l'offre.
La seconde voiture est celle d'un hors-la-loi, un vrai celui-là, il est kazakh d'origine et agent de police ! Le hors-la-loi me convie à un repas dans un village où il est invité.

Repas traditionnel. Assis sur des tapis, kazakhs bien entendu. Les hommes d'un côté, les femmes de l'autre. Un homme en bout de table, le doyen, prend alors la parole. Il est question de religion dans son soliloque car je saisis plusieurs fois le terme « islam », le seul mot que je comprenne avec les pays qu'il énumère : Turquie, Kazakhstan, Ouzbek. Vient ensuite un chant, puis un discours de ce que je suppose être le fils. L'ancien reprend la parole, tout le monde a les mains en supination devant soi. J'en fais de même, et la prière prend fin, on se passe alors les mains sur le visage comme pour intégrer au corps ce qui a été dit.

Je refuse très cordialement la côte de mouton qui m'est présentée et me dirige vers les spaghettis qui en font l'accompagnement. À la fin du repas, nouvelle prière les mains devant soi.
En partant, on passe voir d'autres cavaliers libres dans une yourte et ils me déposent ensuite à un poste de police en laissant à des collègues l'instruction d'arrêter une voiture pour ma destination. Je ne pouvais espérer mieux. La corruption est très répandue au Kazakhstan donc quand un flic, à la démarche de cowboy pour montrer sa toute puissance, demande à un automobiliste de prendre quelqu'un, la réponse est quasi assurée. Je trouve cela inacceptable et honteux, la corruption ! Mais quand elle me sert, je suis déjà moins ferme sur cette position. Ce gentil couple me déposera à un autre poste de police où les « cowboys » arrêteront un bus de touristes. Dans le bus, je m'assoie à côté d'un Kazakh qui m'invitera chez lui.

Malgré l'absence de langue commune, on arrive à communiquer. Avec des gestes et de la bonne volonté, c'est tout à fait possible. Cela devient plus difficile quand cette bonne volonté est absente. Il arrive assez régulièrement, quand je demande ma direction dans la rue, que l'on me lance un « Niet, niet ! » et un non de la tête sans même prendre le temps d'essayer de comprendre quoi que ce soit. C'est quelque peu irritant et j'arrive au point où j'essaie de faire en demandant le moins possible.
Depuis la Chine, je suis avec un chariot, type grand-mère, pour me soulager de mon sac à dos. Le fait d'avoir un ordinateur depuis le Kosovo et un appareil photo depuis Hong-Kong m'a alourdi considérablement. Je n'ai pas vraiment une gueule d'aventurier avec ça, mais je trouve que le style grand-mère me sied à merveille.

« Regarde c'qui arrive, là-bas», ce genre de réflexion, je ne l'entends pas mais je le lis régulièrement sur les visages des personnes qui croisent mon chemin. Et là, ce qu'ils voient arriver c'est un mec avec un chapeau de cowboy Marlboro (Elena m'a offert ce chapeau en remplacement du foulard khmer rouge qui à glissé dans l'eau sur la plage à Qapshagay), deux sacs sur le dos traînant derrière lui un chariot de grand-mère avec un t-shirt à l'effigie des J.O. de Pékin. Je me doute que cela ne doit pas être fréquent.

Un automobiliste me dépose dans la ville de Turkestan, me voici devant le mausolée Ahmet Yasawi. Ce poète mystique Soufi fût un acteur important de la propagation de l'islam dans le monde des steppes. Il est à l'origine d'une secte portant son nom qui à influencée nombre de ces successeurs.

Boukhara3Son écrit principal, le Divan-i Hikmet ou Recueil de la Sagesses est l'origine d'un nouveau mode d'expression en Turc dans l'Asie centrale.
« ... j'ai renoncé au moi, puis j'ai cherché et trouvé la Bien-aimée [Dieu] » Sa doctrine « d'abandon du monde » a été sujette à de multiples interprétations au fil de l'histoire. « N'accorde aucun intérêt au monde, n'invoque pas un autre que Dieu ». Vivre seul à l'écart de la société et de sa famille, vivre comme un vagabond. Voilà de quoi me lier à cet homme, à ce bâtiment. Est-ce donc cela qui me fascine tant dans ces briques ? dans ces agencements géométriques de tuiles vernissés azurs dont la simplicité apparente n'est en fait que le reflet d'une philosophie profonde qui apparait qu'après une étude minutieuse de ses formes. Je reste de longs instants à fixer cette beauté. Méditation.

Massif, ce mausolée fait sur un plan rectangulaire impressionne par son homogénéité. Préservé des affres du temps et de l'histoire il nous relie aujourd'hui à l'époque de Tamerlan qui en a demandé la construction sur le précédent en 1389. Des innovations architecturales furent expérimentées par les architectes perses, ce prototype servi de base à la construction de Samarkand la capitale de l'empire Timuride.

Le bâtiment est flanqué de deux tours, qui avec des découpes au sommet de type créneaux le font apparaitre comme une forteresse. Gardienne des reliques sacrées les protégeant de la chaleur lourde et sèche des steppes d'Asie centrale autant que du temps. Citadelle de briques qui nous contemple du haut de ces 700 ans et nous plonge dans l'histoire ambivalente de ce souverain, guerrier sanguinaire qui à fait construire le plus grand dôme d'Asie centrale pour un homme de paix un mystique épris de dieu. Bon d'accord, c'était un choix politique aussi, les tribus nomades étaient soufis et en construisant ce mausolée à la mémoire de celui qui à eu une grande influence dans le monde Turcophone de l'époque, Tamerlan s'octroyait le soutien de ces communautés.
L'Iwan, ce portique monumental reste inachevé. De multiples barres de bois en sortent des parties latérales éventrant les murs de gantch, ces briques de mortier et d'argile.

Boukhara2L'Intérieur est tout aussi impressionnant, la modestie des parois blanches, nues qui s'élèvent au ciel s'accorde avec la simplicité que prône le soufisme tout en s'opposant à la majesté de leur taille image de l'influence du souffisme.
Le soleil n'est plus qu'un souvenir, c'est alors qu'un éclairage artificiel illumine le bâtiment sacré. Détachant ce radeau de terre qui navigue en une mer végétal quasi stérile mais brassant un flot de dévotion. Durant la nuit je suis le témoin d'une brume qui survole le sépulcre comme un drap sous lequel il se serait glissé pour la nuit.
Un terrain vague au sud me sert de chambre.

Au matin le levé du soleil est un instant magique. Combien de fois cette sépulture à –t'elle vue ce balais incessant de cet astre ? C'est la première fois pour mes yeux. Emotion.

J'ai demandé la force
Et Dieu m'a donné des épreuves pour me rendre plus fort J'ai demandé la sagesse Et Dieu m'a donné des problèmes à résoudre J'ai demandé la prospérité Et Dieu m'a donné un cerveau et des muscles pour travailler J'ai demandé du courage Et Dieu m'a donné des gens à vaincre J'ai demandé de l'amour Et Dieu m'a donné des gens à aider J'ai demandé des faveurs Et Dieu m'a donné des occasions Je n'ai rien reçu de ce que je désirais... J'ai reçu tout ce dont j'avais besoin.

Poême Soufi, Auteur Inconnu. "

Julien Bory
http://globaldenture.free.fr
Espagne3J'ai garé ma semi-remorque sur le port de pêche d'Almeria .

De ma cabine je vois, à flanc de colline, des grottes fermées par des tôles. Ce doit être des demeures de clandestins. Je pars à pied à la recherche de mon hôtel. Je traverse un quartier populaire composé de petites maisons cubiques dominées par l'importante forteresse d'Alcazabar. Construit par les sarrasins, pris par les chrétiens, le château offre une belle vue sur la ville et ses toits en terrasse qui me rappellent un peu le Maroc.

Espagne1Nous sommes vendredi, Valérie arrivera en train dimanche soir. J'ai quitté la maison samedi dernier. J'ai récupéré mon camion à Taragone où mon collègue me l'avait amené. Il y a 5ans, je ne voulais pas de cette cuisine d'exposition pour professionnels. Maintenant ma femme et moi sommes fiers de cette semi-remorque unique en Europe. Grâce à elle nous avons sillonné la France dans tous les sens. Puis un jour les Espagnols en ont entendu parler. Après un voyage avorté aux Antilles et en Grande-Bretagne, nous avons commencé à rêver lorsqu'ils ont signé un contrat de deux mois. En traînant dans les rues d'Almeria je dégotte des restaurants populaires où pour moins de 10 euros je découvre la cuisine locale. Je m'en méfie parfois un peu depuis que j'ai vu toute une tablée se régaler de bottes de poireaux grillés à Tarragone. Il n'y a pas vraiment d'entrée mais plutôt un premier plat puis un deuxième. Le dessert n'a pas vraiment d'importance et peut être remplacé par un café assez fort pour remettre sur pied un agonisant.

A son arrivée j'ai emmené Valérie dîner dans un bar où les clients commentent bruyamment le match de football. Quelques tapas et un plat combiné feront l'affaire. Il est tard et demain nous devons mettre en place notre camion sur le port, près du terminal minéralier construit par des disciples d'Eiffel. Je vais aussi présenter Valérie à l'équipe espagnole avec qui nous allons travailler : Surtout Andréa, le directeur commercial italien et Joan, le cuisinier catalan. Celui-ci va enseigner à Valérie ses premiers mots de castillan : « puta madre » et « ostia ». Mais après tout dans les menus on trouve des « albondigas de la abuela ». Ce qui signifie : « couilles de grand-mère » .C'est à déguster au même titre que la queue de taureau et le flamenquin.

L'opération d'Alméria terminée nous partons pour Cordoue. Ma coéquipière s'est endormie lorsqu'en traversant la Sierra Nevada la neige limite la visibilité. Je roule prudemment sur la route glissante. Il y a deux fourgons au fossé. Deux heures plus tard nous voilà attablés devant une soupe chaude dans un restaurant routier. Le soleil réapparait avec des oliviers à perte de vue.

L'hôtel est dans le vieux Cordoue. Un dédale de ruelles bordées de portes ouvertes sur des patios nous émerveille. Celui de l'hostal del Antiguo Convento n'est pas en reste. Marilou, la patronne va se mettre en quatre pour nous être agréable durant notre séjour. Elle sera l'une des premières à apprendre la grossesse de Valérie. Ce qui créera des liens encore plus forts. Pendant quatre jours nous déambulons dans la ville sans omettre la célèbre mosquée cathédrale et le quartier juif. Une glace pas très fraîche va indisposer ma femme. Mais le médecin, au lieu de la gaver de médicaments va lui prescrire un régime tout aussi efficace arrosé d'Aquarius, eau gazeuse locale.

A Séville nous admirons comme à Cordoue les vitrines de magasins qui regorgent de châles et de robes andalouses dont le prix n'entre pas dans notre budget. Mais à l'entrée de la cathédrale nous avons le plaisir de voir des sévillanes arborer leurs magnifiques toilettes en attendant une future mariée. Et l'une des plus âgées, dont la chevelure était ornée d'une mantille n'était pas la moins photographiée. Par contre les prix des restaurants sont aussi élevés que le nombre de touristes et en regardant l'assiette des voisins nous comprenons qu'il vaut mieux aller ailleurs pour commander une paëlla. Heureusement, en s'éloignant un peu du centre, nous retrouvons les petits restaurants où nous pouvons nous régaler de « larmes de poulets » et autre « salmorejo ».

Espagne2Le matin nous prenons notre petit déjeuner dans un bar : un chocolat tellement épais que je m'amuse à y faire tenir ma cuillère debout et du pain grillé beurré ou huilé accompagné de jambon Ibérique. D'ailleurs nous voyons parfois des espagnols frotter une tomate sur leur pain avant d'y laisser également couler de l'huile. Inutile de préciser qu'elle est à base d'olive. On ne semble pas connaître d'autre type d'oléagineux ce que Joan nous confirme.

Nous quittons la quatrième ville d'Espagne. Valérie n'est pas rassurée dans la circulation. Les taxis que nous avons parfois emprunté ne respectent les feux et les limites de vitesse que modérément. Heureusement nous sommes vite sur l'autoroute et trois heures plus tard, nous apercevons la mer à Malaga. Encore quelques kilomètres pour Torremolinos où la ville a élevé un monument au tourisme. Nous nous attablons dans un restaurant ouvrier où pour moins de 8 euros chacun nous avons un repas complet, boisson et sourire compris. C'est un prix courant ici mais tous les estaminets ne se valent pas : si un midi les frites sont visiblement issues du congélateur, le soir nous nous régalons d'un délicieux « tocino de cielo », sorte de crème caramel offerte par le patron de l'établissement voisin. Mais la qualité du petit déjeuner est inversement proportionnelle à la classe de l'hôtel.

Il n'y a pas grand-chose à voir à Torremolinos à part la plage bordée de bar tenus et fréquentés par des néerlandais.
Heureusement un restaurant à l'écart nous servira une délicieuse paëlla bien garnie.
Après quelques jours à déguster omelette aux crevettes, filet mignon, calmars, seiche etc...

Nous partons pour Albacete. La ville est aussi moche que Torremolinos, la mer en moins.
Le musée du couteau nous émerveillera quand même. La cité étant renommée dans cet artisanat. Les restaurants utilisent d'ailleurs des couverts fabriqués sur place. L'un d'eux nous offrira même les canifs que nous avons utilisés au cours du repas.

D'Albacete nous traversons la Manche de castille .Dans la plaine des constructions circulaires assez larges, et au toit de lauze m'intrigue : un genre de borie. Plus loin un berger surveille son troupeau au bord de la route. Des collines apparaissent en s'approchant de Tolède. Des moulins juchés aux sommets semblent attendre le héros local : Don Quichotte. Son père, Miguel de Cervantès Saavedra prince des génies a son buste dans toutes les villes. Quant à El Quijote, comme on dit ici, on le retrouve un peu par tout en effigie : sur les murs ou au fond des assiettes surtout à Talavera de la Reina où nous allons passer une petite semaine.

Les ateliers de porcelaine qui ont fait la gloire de la ville nous attirent. Mais Joan nous a conseillé de ne pas oublier d'acheter un jambon ibérique à 50 euros pour 6 ou 7 kilos. La vieille ville n'a pas beaucoup d'attrait hormis la muraille et le pont romain. Mais c'est dans le cabinet vieillot du gynécologue que Valérie et moi voyons pour la première fois le foetus de 11mm dont le cœur bat en elle. Nous sommes aussi émus l'un que l'autre. Dehors une cigogne plane et nous fait un clin d'œil avant d'aller rejoindre ses consoeurs sur clochers et toits des églises voisines. Nous les entendons claquer du bec. Un prêtre croisé à l'entrée d'un couvent bénit le fruit de notre union. Derrière la porte les clarisses entonnent un chœur...

Sur la route qui mène à Cadix, nous apercevons des cochons gris sur un chemin. Le paysage est rocailleux. Nous traversons peu de village. Nous n'aurons pas le temps de visiter la ville la plus au sud de notre périple. Il nous faut arriver à Valence avant samedi soir puisque nous ne devons pas rouler le dimanche. Dans cette province la langue n'est plus le Castillan ni le Catalan mais un mélange des deux. De toutes manières de nombreux commerçants sont francophones. Notre mission en Espagne touche à sa fin. Une dernière étape à Tarragone, nous permet de visiter la ville et ses murailles romaines.

Avant de rentrer en France nous achetons sur la route des sacs d'oranges gorgées de soleil entre 50 et 80 centimes le kilo pour compléter le Turron et le jambon qui pendra au plafond de notre maison et qui nous permettront ainsi de garder quelques saveurs d'Espagne et surtout d'en faire profiter nos proches.

Jean Michel Paoletti 
mercredi, 30 novembre 2011 18:03

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mercredi, 30 novembre 2011 12:17

Partenaires du festival 2012

Les partenaires de l'édition 2012 sont :



Allibert Montagnes et Déserts

LogoAllibertTrekking2010Une belle aventure humaine. Allibert Montagnes et Déserts est né il y a 30 ans du désir de trois guides de haute montagne de vivre de leur passion.
"De par notre histoire, et notre métier, nous sommes naturellement sensibles à l'environnement et attachés aux valeurs humaines. Depuis notre création en 1975, nous avons veillé à préserver au mieux le capital nature de la planète et nous nous sommes impliqués dans le développement durable."



Transboréal

transboTransboréal est une maison d'édition qui veut promouvoir le travail d'auteurs, d'illustrateurs et de photographes ayant fait preuve d'abnégation et de courage lors d'études ou de voyages au long cours marqués par une réelle connivence avec le milieu humain ou le monde naturel.

Transboréal, c'est aussi une librairie de voyage au 23 rue Berthollet, 75005 Paris (tél. 01 55 43 00 37). Nous sommes ouverts du lundi au samedi de 9h30 à 13h00 et de 14h00 à 19h00. Outre nos ouvrages, vous trouverez une large sélection de récits de voyage, monographies, romans, beaux livres, témoignages contemporains et anciens…



logo_nomade_v2+ de 700 voyages d’aventure sur les 5 continents, accompagnés, en liberté, pour les familles. 36 ans que Nomade crapahute dans le monde entier ! Ça commence à compter en matière d’expérience et d’affirmation du caractère. On peut aussi appeler ça identité, valeurs, ADN… Bref, tout ce qui nous distingue, et tout ce à quoi nous tenons particulièrement : des voyages en immersion complète au contact des habitants, l’utilisation des transports locaux, même les plus insolites, des hébergements chez l’habitant, voire le partage de leur quotidien… pour encore davantage d'authenticité. Au final, une façon atypique de découvrir un pays qui séduit de plus en plus. Mais Nomade, c’est aussi :
- un attachement fort au terrain : nous sommes nés de nos explorations vers les destinations inconnues ou les pays confidentiels.
- un agitateur d’idées : avec notamment le concept "Economade" qui réduit le prix du voyage selon le nombre d'inscrits, une idée très "réseau social" dans le fond.
- des valeurs sûres : beaucoup de marche, la base du rythme de l’aventure ; de la transparence, avec les avis de nos clients en ligne ; un engagement sans faille pour la planète à travers notre certification Agir pour un Tourisme Responsable et notre action de lutte pour la réduction du CO2 via notre fondation Insolites Bâtisseurs.
Pour nous l'aventure, c'est un peu tout ça à la fois. Une touche d'audace, un zeste de créativité, et surtout… du rêve.


Human trip

logo_hTripL'agence de voyages équitable Human Trip/Le Voyage Humain est une société qui travaille sous licence professionnelle d'Etat depuis 2007. Créée par des professionnels du tourisme, elle a été lauréate en 2009 du challenge nouvel entrepreneur du Tourisme dont le prix a été remis par Monsieur Novelli. C'est donc reconnue par ses pairs que depuis 3 ans notre agence à taille humaine avance en toute INDEPENDANCE et parvient petit à petit à faire connaître ses voyages hors du commun principalement grâce au bouche à oreilles.
L'agence LE VOYAGE HUMAIN, reverse chaque année à des projets locaux par l'intermédiaire de son association un pourcentage de ses résultats. Parce que selon nous chaque métier est différent, l'agence organise des voyages équitables de qualité pour ses voyageurs et l'association s'occupe de financer des projets locaux sélectionnés et contrôlés : Ecole Tetsijtsilin au Mexique, Speedtrust en Inde, Village de Tengrela au Burkina Faso.

Tamadi

tamadiL’association TAMADI organise des voyages solidaires vers cinq destinations: le Mali, le Madagascar, l’Anatolie Orientale (Turquie), le Madhya Pradesh (Inde) et le Sahara Occidental. Les circuits proposés privilégient les rencontres avec les populations rurales: hébergement chez l’habitant, utilisation de transports locaux les plus divers, partage des repas avec les familles hôtes. Dans chaque pays Tamadi travaille en partenariat avec des organisations paysannes. L’activité touristique assure un revenu complémentaire très apprécié.


Heure vagabonde

Heure_vagabondeEnvolez-vous pour un autre voyage en immersion dans un petit coin du monde ! L’Heure Vagabonde réinvente un voyage de qualité, savamment «désorganisé » aux antipodes d’un voyage standardisé. Elle propose une découverte pour échanger et vivre au rythme des habitants, loin des routes touristiques :
- des itinéraires originaux au Vietnam et en Tanzanie,
- des séjours à thème au Maroc et en Islande
- des séjours à la carte, au cœur de vos envies, sur nos destinations de prédilections.
- une mise en relation directe avec des professionnels locaux, passionnés par leur région et leur pays, proches des hommes et de la nature.
- une expérience particulière, pour découvrir une autre culture, d’autres valeurs et rester acteur de son voyage en toute liberté.
L’HEURE VAGABONDE vous conseille dans la réalisation de cette aventure et vous initie au vagabondage en immersion, dans le cadre d’un tourisme responsable.


Hiraya

HirayaHiraya organise des voyages solidaires et responsables d'aventure aux Philippines et au Cambodge. Organisés en petits groupes et en partenariat avec une ONG locale à laquelle est reversée une partie de l’argent du voyage, nos séjours associent une visite originale du pays à une mission solidaire dans laquelle le voyageur est acteur et témoin !

Les Philippines sont une destination de rêve pour vivre une expérience humaine forte et un voyage authentique: îles désertes aux plages sauvages de sable blanc, montagnes, rizières et volcans somptueux, mais aussi une population chaleureuse et accueillante ! Destination solidaire au Cambodge courant 2012

• Réunion Ecotourisme

logo-reunion-ecotourisme-100Bien que l’île de La Réunion soit classée au Patrimoine Mondial de l’Humanité par l’UNESCO, les pressions sur ses milieux naturels lui causent de graves dommages. Aussi, Réunion Ecotourisme, dans sa philosophie et son engagement, participe à la préservation de ce “point chaud” de la biodiversité mondiale qu’est l’île de La Réunion. En voyageant avec Réunion Ecotourisme, vous :
 · comprenez La Réunion (ses milieux naturels, sa culture, ses religions, son architecture, …) par “l’interprétation” des guides spécialisés et une information complète sur “Pitons, Cirques et Remparts” (UNESCO).
· limitez votre impact sur l’environnement (petit groupe de 5 à 8 pers maxi, produits locaux, ramener ses déchets lors des randonnées, …).
· financez les associations de protection de l’environnement (Srepen, Seor, …).
· compensez les émissions de carbone de votre circuit avec Action Carbone.
· participez à l’économie locale (hébergement en gîtes, guides locaux).
· êtes accompagnés 24h/24h par un accompagnateur réunionnais qui répondra à vos questions diverses et vous transmettra sa passion pour son île.


LogoAllibertTrekking2010 tamadi transbo
Hiraya Heure_vagabonde logo_hTrip
logo-reunion-ecotourisme-100 LOGO_NOMADE_VERSION_CARRE_3
mercredi, 30 novembre 2011 12:15

Stands de voyageurs 2012

Stands 2012
mercredi, 30 novembre 2011 12:15

Programme 2012


Samedi 14 avril

11h00 Equateur, voyage au milieu du monde (26')
Réalisation numérique avec Fabrice Deschoux
Des cimes enneigées aux profondeurs de la forêt amazonienne ce petit pays d'Amérique Latine situé sous l'Equateur nous dévoile toutes ses splendeurs. Ici c'est la richesse et la magie des couleurs qui marquent le tempo des journées. Couleur des étoffes sur les marchés, couleur de la forêt ou le vert nous dévoile toutes ses nuances, enfin les couleurs aux tonalités subtiles de la flore et de la faune sont un véritable feu d'artifices. L'Equateur ce petit pays du « Bout du milieu du Monde » vaut vraiment le détour...

11h45 En famille sur les Routes de la Soie (Asie centrale) (42')
locatelli_routesoie_gdFilm de la famille Locatelli
La famille Locatelli voyageuse dans l'âme, a toujours eu le goût de la découverte et des rencontres en famille. Après quelques courts séjour à l'étranger, ils décident de partir au long cours, quitter la routine pour six mois en camping-car avec Paul 5 ans et Pierre 8 ans. Ils vont nous faire découvrir leur périple jusqu'en Asie centrale en sillonnant les anciennes routes de la soie. Ce sera un projet longuement mûri, ils vont découvrir la vie en camping-car et surtout prendre le temps de partager avec leurs enfants cette petite parenthèse que peu d'entre nous n'ose entreprendre. 25 000 km, 15 pays traversés et le tout sans aucune crevaison pour six mois de partage et de rencontres.

Bande annonce : http://www.youtube.com/watch?v=UGivwxSoVi4
Le blog : http://famillelocatelli.over-blog.com/

12h30 Tombouctou et le festival au désert (20')
jeudy_tombouctou_gdRéalisation numérique de Catherine Jeudy
Ville mythique nichée entre le fleuve Niger et le Sahara, Tombouctou est connue pour ses bibliothèques et les exploits de René Caillé. Chaque année le festival au désert réveille la Cité avec ses chanteurs et musiciens qui font la renommée du Mali. Les courses de dromadaires et la foule colorée créent aussi une ambiance inoubliable. En janvier 2011, le festival s'achève sur une note triste avec la mort de deux français kidnappés dans le désert, à quelques centaines de kilomètres.

13h/14h Pause déjeuner

14h00 Patagonie, de Chiloé à la Terre de Feu (45')
Réalisation numérique avec David Lefèvre
Afin de localiser la cité des Césars, un hypothétique eldorado dissimulé dans les immensités de Patagonie, David se lance dans une lente descente du sous-continent américain. D'abord explorée dans les bibliothèques, l'énigme qui l'a mis en route oriente son parcours puis se fond dans son sillage. Des épisodes méconnus de la conquête espagnole, des destins insolites deviennent les jalons du voyage et décident de son orientation. Marches solitaires et séjours prolongés du fait de l'hospitalité autochtone alternent avec des temps de réflexion sur la culture, le mode de vie ou les points de clivage des sociétés latino-américaines. De la steppe argentine aux épaisses forêts du Chili, de l'île de Chiloé aux confins du détroit de Magellan, le voyageur est happé par une nature grandiose qui le modifie peu à peu, au point qu'il se trouve, au terme de dix-huit mois d'errance, confronté à l'impossibilité du retour.

14h45 Tour du monde «Destins de femmes d'ici ou d'ailleurs» (31')
arnaud_destindefemmes_gdFilm de Sylvie Arnaud
Un voyage d'un an autour du monde mené conjointement à la mission humanitaire qui consistait à rencontrer et interviewer des femmes (sur leur travail, leur mission, leur vie...) et à réaliser un premier état des lieux sur leurs conditions de vie.
http://www.destinsdefemmes.org/

15h30 Le saut du Gaul (Vanuatu) (10')
Film de Josette Bardy : Au Vanuatu, sur l'Ile de Pentecôte, un évènement peu connu de nos contrées mais très prisé des Australiens.

16h/16h30 Pause

16h30 Le monde pour passager - Paris–Kamtchatka (Russie) (45')
mellet_mondepassager_gdDiaporama musical de Marc Mellet
Vagabondage photographique eurasien.
La crise de la trentaine offre parfois de merveilleux ressorts. C'est grâce à cette étape incontournable que Marc prend un jour sa décision, partir seul en voiture au fin fond de la Sibérie orientale . Une aventure rare : 50 000 kilomètres parcourus en 14 mois à travers 20 pays. Depuis les 40 °C du désert iranien jusqu'aux étendues de neige immaculée de la Russie parcourues en hiver par – 45, Marc croise des hommes et des femmes, des regards passionnés, amusés ou tendres. Il les invite à se joindre à lui pour un petit bout de route «côte à côte», le temps de vraies rencontres. Ils repartent pour un long périple le lendemain du festival.
http://www.lemondepourpassager.fr/

17h30 Avec les Aborigènes, dans le désert australien (45')
mittelette_australie_gdRéalisation numérique par Eddie Mittelette
L'expérience australienne d'Eddie Mittelette ne se résume pas aux 7 000 km de désert et de bush qu'il a parcourus en 2008 à vélo sous une chaleur écrasante. En effet, après avoir cheminé sur 3 200 km, et fort déjà d'une année passée sur place, il séjourne plusieurs mois au sein des communautés de Warralong et de Punmu. C'est dans une école aborigène de ces agglomérations isolées du Great Sandy Desert qu'il s'engage comme volontaire. Quand il le peut, il tente de restituer l'univers du peuple martu par l'écrit et la photographie mais l'essentiel de son temps est passé auprès des enfants, dont il devient le compagnon de jeu fidèle. Il entretient un lien complice avec Joshia, un garçon plein d'humour et d'insouciance. Jusqu'au jour où un elder – un ancien, gardien des traditions – le prend sous son aile et l'accueille parmi les siens, au travers d'errances dans la brousse, de discussions auprès du feu ou de chasses au dingo et au kangourou. Ces moments forts de partage servent au jeune voyageur d'initiation à la culture aborigène. Cette connaissance forgée à l'épreuve du terrain et l'amitié avec l'elder le guideront quand il s'enfoncera à vélo, seul à nouveau, dans le désert, vers le nord et Darwin.

18h30 La route du café, des Yungas à la Bretagne (24')
bruel_routeducafe_gdFilm de Bernard Bruel
L'aventure commence en 1993 lorsque trois Bretons se lancent, contre vents et marées, dans le commerce équitable : Leur défi : proposer un café de qualité, acheté au juste prix aux petits producteurs, transformé en France par des ouvriers en situation de handicap. Tugdual Ruellan, journaliste, et Bernard Bruel, enseignant, nous entraînent sur la Route du café bolivien, depuis les Yungas jusqu'en Bretagne en passant par le port du Havre. Route dangereuse mais route de tous les espoirs... Ils se font porte-parole des producteurs. Ils nous racontent l'histoire de ces compagnons et coopérateurs qui ont pu, grâce à un commerce juste, améliorer leurs conditions de vie et retrouver la fierté de leur travail.
http://inter-notes.fr

19h/20h Pause diner

Soirée

20h00 Quand s'élèvent les voix de la Pachamama. Des Andes à l'Amazonie, une odyssée en terre indienne (28')
brieu_amazonie_gdFilm de Sylvie Brieu
Des Andes à l'Amazonie, en passant par l'île de Pâques, Sylvie Brieu a voyagé une année, sans itinéraire préétabli, à la rencontre des Quechuas, Rapanuis, Mapuches, Xavantes, Suruis, Uru-eu-wauwaus, Guaranis, et a pu remonter la piste des derniers Indiens non contactés.
Aujourd'hui minoritaires, ces peuples, souvent méprisés, spoliés, ou pire menacés d'extermination, ont su allier sagesse ancestrale et savoir technologique pour relever des défis contemporains.
Comment leur résilience et leurs initiatives créatives peuvent-elles nous inspirer ?



20h45 Sur la route du soleil levant (60')
bailly_soleillevant_gdFilm de Florian Bailly
Florian Bailly nous fait partager son "éco-aventure" de la France au Japon sur un vélo prototype unique au monde, fonctionnant à l'énergie électrique solaire et... humaine !
Il part le 5 juin 2010 de Savoie, en tractant ses panneaux solaires. Son objectif : atteindre le Japon en 100 étapes de 130 kilomètres par jour. Pour cela, il doit traverser l'Europe de l'Est, le Kazakhstan et la Chine. Un périple solitaire à couper le souffle.
http://florianbailly.com/

22h00 Pause

22h15 Amerikando, un tour du monde sans un rond (45')
thibaut_amerikando_ptRéalisation numérique de Franck Thibaud et Iris Köchie.
C'est l'histoire d'un voyage de noces qui a complétement dérapé... Dans le bon sens du terme ! Partis pour une balade de quelques mois sur le continent américain, nous nous sommes trouvés, après l'incendie de notre combi, sans un sou aux portes du Brésil. Plutôt que de renoncer, nous avons trouvés les moyens de nous autofinancer et de rencontre en rencontre, nous avons fini par faire le tour de la Terre !
www.amerikando.com


23h00 Voyage au féminin et en stop (40')
bouchard_voyagefeminin_gdConférence d'Anick-Marie Bouchard
Voyager seule semble parfois difficile ou inaccessible pour les femmes, notamment dans un contexte de voyage alternatif ou d'aventure. Quelles sont les réalités du voyage solo ? Se distingue-t-il réellement des autres styles de voyage ? Anick-Marie explore les réalités propres à ce type de voyage telles que les avantages qu'il procure et les difficultés rencontrées. D'un point de vue féminin, elle s'inspire de d'autres femmes voyageuses et indépendantes et propose une démarche d'expansion de la zone de confort. Le voyage solo serait-il plus accessible que l'on le croit ?
http://www.globestoppeuse.com/

23h45 Clôture

Dimanche 15 avril

11h00 Breizhoa, Tour de l'atoll de Rangiroa sur un Kayak gonflable (Polynésie Française) 45'
Film de Jean-Christophe Rabiller
PolynesieBreizhoa retrace l'expédition réalisée par l'artiste Jean-Christophe Rabiller en juin 2011 sur un kayak gonflable. L'idée était de faire le tour de Rangiroa, second plus grand atoll du monde, en solo et sans assistance tout en filmant cette aventure.
A travers ce film plusieurs buts sont recherchés: Avant tout montrer une nature exceptionnelle et préservée pour inciter à défendre l'environnement ; réaliser une passerelle de plus entre deux régions du monde très fortement attachées à la mer, la Bretagne dont Jean-Christophe est originaire et la Polynésie ; enfin prouver qu'on peut réaliser des œuvres ambitieuses avec un budget de tournage qui ne dépasse pas quelques centaines d'euros matériel compris. Le film a aussi pour vocation de réaliser un journal de bord très axé sur une recherche artistique en plus de l'aspect purement documentaire.

Bande annonce : http://www.youtube.com/watch?v=ce-OMN4eUC4

12h00 En Diagon'âne – un voyage vers la simplicité, traversée de la France à pied en famille avec un âne (52')
Thomas1Film de Thomas et Chrystel Nicolas
En 2010, Chrystel et Thomas ont fait le choix de vivre un exil volontaire en famille. A pied, avec leurs deux jeunes enfants, ils ont pris la clé des champs, en compagnie d'un âne de bât. Du printemps à l'automne, ils ont parcouru plus de mille kilomètres à travers la France, en empruntant les chemins de traverses depuis les canaux de la Meuse jusqu'aux bastides du Périgord. Avec eux, plongez dans la magie des sous-bois, goûtez à l'harmonie des paysages, perdez-vous dans la brume du matin et tendez la main aux rencontres du bord du chemin. Embarquez dans cette parenthèse grandeur Nature pour cheminer ensemble vers la simplicité...

13h/14h Pause

villemain_bucephale_gd14h00 Saigon-Paris le retour de Bucéphale, 44 000 km autour du monde en 2 CV (20')
Réalisation numérique de Tristan Villemain et Quentin Renaud
Tristan se lance accompagné de Quentin, d'épisodes rocambolesques en rencontres étonnantes, de l'Asie à l'Europe, dans un périple chaotique et insensé où l'humour est souvent au rendez-vous.
http://letapesuivante.free.fr/


14h30 Huis Clos Islandais, 30’
Film de Philippe Sauve
Philippe_Sauve_et_Georges_NicolasGeorges Nicolas, non-voyant depuis 1995 tente la traversée de l’Islande à pied.
Des champs de laves éjectées des volcans au pied du plus grand glacier d’Europe, le Vatnajökull, Georges marche en buttant sur chacun des cailloux jalonnant son chemin et ne distinguant du pays traversée qu’un décor en noir et blanc.
http://www.philippesauve.net

Bande annonce






15h15 Tour de la Méditerranée à vélo (75')

etienne_mediterraneevelo_gdCarnet de voyage de Delphine et Sophie Etienne
L'envie de partir, le rêve d'un ailleurs, la soif de découverte et de rencontres....
Après nos diplômes en poche, nous enfourchons nos fidèles compagnons pour un périple d'un an, au départ accompagnées de notre cousin Luc puis toutes les deux à partir de Jordanie.
Vivre dehors avec peu de choses, dormir sous la tente ou sous les étoiles, être l'hôte privilégié des gens rencontrés sur la route et dessiner ces paysages, ces gens..., le voyage c'est avant tout cela, un style de vie simple et humaniste.
http://tourmediterranee.blogspot.com/


16h45 /17h15 Pause

moscat_oztavie_gd17h15 OZ ta vie, deux ans en Australie (52')
Film de Florian Mosca
Florian, jeunes savoyard de 19 ans empoche son Bac et réalise son rêve d'enfance : partir étudier en Australie. 2 ans dans une école de cinéma de Sydney, il fera de multiples rencontres avec d'autres « chercheurs d'or » qui sont venus tenter leur chance à l'autre bout du monde...

Bande annonce



guinbaud_forcedefemmes_gd18h15 Force de Femmes (Inde, Népal, Indonésie) (35')
Film de Rachel Guimbaud
Un film qui retrace les cinq mois de voyage en Asie, enquête de compréhension des rapports homme-femme. Par des témoignages recueillis en Inde, au Népal et en Indonésie, découvrez les formes que peut prendre le féminisme dans les différentes cultures et qui ont mené la jeune réalisatrice sur un cheminement depuis ce voyage initiatique vers un militantisme féministe engagé.
http://www.rachelguimbaud.fr/blog/

19h Un petit tour d'Afrique (60')
PhilibertFilm de Caroline Philibert
Marion et Farid partent sillonner l'Afrique de l'Ouest pendant six mois avec leurs deux enfants et un spectacle de cirque. Shemsi et Maela découvrent le monde avec leurs yeux d'enfants et le racontent avec malice. Ce voyage, c'est surtout le partage à 4 de tous les instants de la vie quotidienne : manger autrement, dormir chaque nuit dans des lieux différents, se soigner, faire ses devoirs et rencontrer chaque jour un nouveau public, de nouveaux amis, d'autres façons de vivre.

http://www.carolinephilibert.fr/

20h Clôture



SALLE 2

Samedi 14 avril

14 h : Voyage au long cours avec la Famille Locatelli.
Détails, informations et bons plans pour préparer son prochain voyage en famille.

15 h : Malaisie réalisation numérique de Hervé Hérodet.
Un voyage en Malaisie débute souvent à Kuala Lumpur. C’est immédiatement l’immersion dans cette société pluri culturelle, où les malais, d'origine indienne ou chinoise se côtoient harmonieusement.
Il suffit d’un saut en avion pour regagner le nord de Bornéo et sa nature tant malmenée par la culture intensive des palmiers. Kuching est une bonne base pour visiter le parc de Bako, c’est le premier choc avec cette nature hostile peuplée de singes et de sangsues.

16 h : Atelier photo avec Laurent Wiart.
Vous voulez en savoir plus sur la photo reflex en voyage, apprendre à utiliser votre appareil reflex numérique, ou êtes intéressé par l'acquisition d'un boitier et avez besoin de conseils. Cette présentation vous permettra d'en savoir plus.
La présentation sera illustrée par des photos de voyage.

17 h : Dynamo Project avec Julien Fiorentino.
Le Dynamo Project est un projet de sensibilisation environnementale à destination des pays d’Afrique. A travers la mise en place d’actions locales ciblées, l'objectif du Dynamo Project est de sensibiliser les communautés africaines, et plus particulièrement les jeunes, aux problématiques écologiques contemporaines.


Dimanche 15 avril


14 h : Tour du Monde avec Sarah http://www.leblogdesarah.com et Adeline http://www.voyagesetc.fr Détails, informations et bons plans pour préparer son prochain voyage en tour du monde.

15h : Le jardin Chaikoni Jonibo. Avec Elsa Borujerdi.
Une jeune paysagiste française soutenue par l’Association Lupuna participe au projet de préservation et d’aménagement de ce jardin botanique en plein cœur de l'Amazonie péruvienne, témoin de la culture Shipibo et de la biodiversité amazonienne.
http://www.jardin-chaikoni.com


16 h : Le tourisme responsable, une nouvelle façon de voyager, avec les différents acteurs partenaires du festival.
Comment pratiquer un tourisme durable ? Quels enjeux pour les touristes et les populations visités ?





mercredi, 30 novembre 2011 12:15

Communiqué de presse 2012

affiche_fpa2012_ptL'association Aventure du Bout du Monde organise
la 5ème édition du Festival

«Partir Autrement»

Voyage responsable, solidaire, écologique, aventure.

Rendez-vous les 14 et 15 avril 2012
Espace-Reuilly, Paris 12e

http://www.abm.fr

pdf Télécharger le communiqué de presse




L'association Aventure du Bout du Monde (ABM) organise chaque année un rendez-vous axé sur le tourisme durable : le Festival « Partir Autrement ».
La cinquième édition du Festival aura lieu les 14 et 15 avril 2012, et se tiendra à l'Espace Reuilly, Paris 12e (http://www.espace-reuilly.com/)

Vivre une aventure unique, s'immerger dans des communautés locales, mener des actions solidaires, rencontrer les personnes qui oeuvrent à un monde et un tourisme meilleur, partir à pied, à vélo, en bateau, partir pour créer, voyager pour se réaliser à la rencontre des autres et de soi-même.

Convaincu de l'impact positif d'un tourisme responsable dans les pays en voie de développement, ABM présente pendant 2 jours des projections et organise des débats autour de réalisateurs et d'auteurs, témoins d'une autre façon de voyager. Au programme également, rencontres avec des conférenciers et des voyageurs pratiquant une autre forme de tourisme, pour partager leur expérience.

Plus de 30 projections diffusées :
  • Quand s'élèvent les voix de la Pachamama film de Sylvie Brieu Des Andes à l'Amazonie un voyage à la rencontre des minorités.
  • Aux quatre coins de la Patagonie, conférence de David Lefèvre. De la steppe argentine aux épaisses forêts du Chili.
  • Sur la route du soleil levant, film de Florian Bailly. Périple à vélo prototype unique au monde de France au Japon.
  • La route du café, réalisation numérique de Bernard Bruel. Commerce équitable au Pérou.
  • Le monde pour passager, réalisation numérique de Marc Mellet, vagabondage photographique eurasien.
  • Tour de la Méditerranée à vélo, carnet de voyage de Delphine et Sophie Etienne.
  • Un hiver au Zanskar, conférence d'Anne Bécel.
  • Destins de femmes d'ici et d'ailleurs, film de Sylvie Arnaud. Etat des lieux sur la condition de vie des femmes à travers le monde.
  • OZ ta vie, film avec de Florian Mosca, Deux ans en Australie.
  • Route de la soie, film de la famille Locatelli, périple en voiture en en famille durant 7 mois.
  • Amerikando, un tour du monde sans un rond, conférence de Franck Thibaud et Iris Köchie
  • etc....
ITW, visuel et accréditations sur demande.

Lieu : Espace Reuilly – 21 rue Hénard – 75012 Paris
Accès : M° Montgallet ou Dugommier, bus 29, 46, 62

Tarif non-adhérent ABM : journée ou soirée 12 €,
Tarif adhérent ABM : journée ou soirée 8 €

Ouvert de 10h30 à 19h, soirée à 20 h

Information et réservation

Aventure du Bout du Monde (ABM)
11, rue de Coulmiers - 75014 Paris
Tél. : 01 45 45 29 29
www.abm.fr


A propos d'Aventure du Bout du Monde
Fondée en 1987, l'association Aventure du Bout du Monde (ABM) a pour objectif de promouvoir le voyage dans le respect des populations et des pays visités. Au fil des années, ABM est devenu un véritable carrefour de rencontres et d'échanges d'expériences autour du voyage hors des sentiers battus.
Riche de ses 4000 adhérents qui ont parcouru des milliers de km à travers le monde, ABM met à disposition dans ses locaux et sur son site internet www.abm.fr, une documentation alimentée et enrichie par les récits de ses voyageurs tout-terrain, publie le bimestriel Globe-Trotters Magazine et organise chaque année le Festival des Globe Trotters, articulé autour de projections et de débats.
ABM est devenu le premier réseau de voyageurs en France, avec une quinzaine de représentations en Province et plus de 10 festivals organisés chaque année.

Contact
ABM – Didier Jéhanno
11 rue de Coulmiers 75014 Paris
01 45 45 29 29/06 13 95 55 48

www.abm.fr
mercredi, 09 septembre 2009 11:28

Le Festival Partir Autrement 2011

La 4éme édition a eu lieu les :
2 et 3 avril 2011

 


affiche_fpa2011

Un autre tourisme est-il possible ?

Le tourisme est la première industrie de la planète puisqu'il représente 12% du PIB mondial et emploie plus de 200 millions de personnes (soit 8% du total mondial). De 10 à 20 millions de déplacements touristiques hors frontières dans les années 50, on est passé maintenant à plus de 900 millions. Et l'Organisation Mondial du Tourisme en prévoit 1 600 millions en 2020


PA051A


Reste qu'il vaut mieux voyager les yeux ouverts. Des touristes lucides, humanistes et informés, dotés d'un vrai respect de la population et de sa culture, limiteront énormément les dégâts. Ils pourront même contribuer à ce que le pays visité profite aussi de leur passage. On touche là aux principes de durabilité, d'équité et de solidarité.

Depuis plus de 22 ans, ABM tisse des liens entre les voyageurs et encourage le voyage dans le respect des pays visités. Cette quatrième édition de"Partir Autrement" s'impose donc comme une continuité de notre engagement en faveur des voyageurs, et se veut le carrefour de l'ensemble des acteurs du tourisme responsable. Nous avons ainsi souhaité donner un coup de projecteur sur cette problématique qui nous interpelle depuis de nombreuses années...

Retrouvez l'info sur le festival 2008, diffusé sur TF1 , dans le journal de 20h.

Espace Reuilly

21 rue Hénard
75012 Paris.

(M°) : Montgallet ou Dugommier
Bus 29 : arrêt Mairie du XIIème
Bus 46 : arrêt : Montgallet
Bus 64 : arrêt Dugommier
Horaires

Samedi : 10h30 - 18h30 (journée) / 18h30-23h30 (soirée)
Dimanche : 10h30 - 19h30


Tarifs :

Adhérents ABM :
8 € la journée 8 € la soirée
ou 20 € passeport
(sam. et dim.; soirée comprise)

Non-adhérents :

12 € la journée 12 € la soirée
ou 30 € passeport
(sam. et dim.; soirée comprise)
Le Festival est entièrement organisé par :

l'Association Aventure du Bout du Monde
11 rue de Coulmiers - 75014 Paris
Tél. : 01 45 45 29 29 -


Les partenaires de l'édition 2011 :

LogoAllibertTrekking2010 tamadi transbo
Hiraya Logo_Terre__UPV logo_hTrip
lundi, 28 novembre 2011 14:38

Loulou Tour

LoulouIci Julie et Yoan, nous sommes actuellement en tour du monde. Au programme Asie, Océanie et Amérique du Sud, pour une durée d’environ 11 mois. Comme un accord, nous avons décidé de prendre un break afin de réaliser ce voyage.

Louloustour.blog.com, c’est avant tout un blog que nous avons créé afin que nos proches puissent suivre notre périple.  Les blogs pour nous c’est une première, et il faut dire que l’on y prend gout !  Pas vraiment de thèmes particulier, notre blog c’est plutôt un journal de bord.

Ca peut donner des idées à ceux qu’ils veulent aller dans les pays que l’on a déjà visités, car nous essayons de mettre un max de photos sur chaque ville que l’on traverse. Par contre, si vous avez des suggestions  sur les pays que nous n’avons pas encore faits, n’hésitez pas à nous laisser des commentaires.
mardi, 22 novembre 2011 19:01

Le monde est à nous

Après avoir privilégié les destinations européennes lorsque les filles étaient petites, nous avons décidé de repartir -nous sommes d'inconditionnels globe-trotters- vers des destinations plus lointaines.

WahlteraccQuoi de mieux qu'un voyage au long cours pour permettre à tout la famille d'apprécier la diversité du monde.

Ensemble, nous avons revu des lieux que nous avions tant aimés en couple (Mexique, Hawaï, Nouvelle Zélande, Australie, Japon), mais également  découvert de nouveaux paysages et cultures (Chine, Bornéo, Cambodge, Floride).

Une expérience magnifique que nous prolongeons désormais chaque année durant pendant nos (longues) vacances d'été.

Nos filles ont attrapé le virus et c'est ensemble que nous choisissons nos prochains périples à l'autre bout de la planète!

http://lemondeestanous4.blogspot.com/
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