Budget "routard"
Pour le Yémen, comptez un budget moyen quotidien de 15 à 30 US $/personne selon la catégorie d'hôtel choisi et à la limite vos aptitudes à négocier. Par contre, si vous souhaitez louer une jeep durant votre séjour, prévoyez alors un peu plus sachant qu'un tel véhicule se loue aux alentours de 60 à 80 US $ par jour tout compris.
Se déplacer
. Par la route
Même si le réseau routier s'améliore doucement, notamment entre les grandes villes, celui-ci est aussi constitué de beaucoup de pistes souvent non balisées qui font que de nombreux sites et villages ne sont accessibles qu'en 4x4 (pas de bus). Bref, la location d'un véhicule avec chauffeur pour une partie ou la totalité de son voyage demeure de très loin le plus intéressant, ne serait-ce aussi qu'à cause des nombreux contrôles et des autorisations nécessaires pour se déplacer dans certaines régions.
- Autorisations :
Selon les époques et/ou les régions, il faut être en possession d'autorisations délivrées par les autorités à Sanna (Ministère du Tourisme) pour pouvoir circuler dans le pays, notamment dans le centre. Pour des raisons de sécurité, celles-ci ne sont pas délivrées en principe aux voyageurs individuels qui devront donc passer par une agence ou louer un véhicule avec chauffeur (le chauffeur étant alors considéré comme agence). Ces dispositions changeant souvent, informez-vous dès votre arrivée auprès de votre hôtel ou de la police.
- Escorte :
Certaines zones peuvent être également soumises à escorte militaire pour s'y rendre. Les militaires sont généralement très gentils et même si ce service est gratuit, il vous sera souvent demandé de verser un pourboire. L'idéal est de se mettre d'accord avec son chauffeur qui s'en occupera.
- Location de jeep :
La location avec chauffeur est donc la meilleure solution pour visiter le pays ou en tout cas certaines parties. Le chauffeur s'occupera des formalités, évitera les pertes de temps, assurera la "sécurité", et le cas échéant vous fera découvrir des choses impossible à faire seul (il remplace donc aussi un guide). Comptez environ 60 à 80 US $/jour tout compris (essence et chauffeur) pour une jeep pour 4 ou 5 personnes. Certains véhicules sont parfois un peu vieillots.
Quant à la location sans chauffeur autant l'oublier, d'autant plus qu'au Yémen la signalisation est quasi innexistante et les contrôles policiers assez fréquents sur les routes.
- Bus :
Les bus ne relient généralement que les principales villes. Ils disposent de prix fixes, d'horaires réguliers et de places numérotées. Il est conseillé de réserver la veille. En plus des bus locaux parfois éloignés de nos notions de confort, la compagnie Yemit Co propose des trajets avec des bus climatisés, modernes et disposant de sièges couchettes.
- Taxis collectifs :
Une alternative aux bus et un moyen très économique de transport; de plus les prix sont fixes. Ils partent des gares spéciales "taxi " et uniquement lorsque le chauffeur considère son taxi plein (avec une notion bien particulière de plein !). Ne pas souffrir de claustrophobie et craindre la conduite "sportive" de certains chauffeurs. Parfois certains rechignent à prendre des touristes car les contrôles de police sont alors plus longs, mettant en retard les autres passagers.
- Stop :
D'abord possible sur les grands axes et par contre aléatoire sur les pistes et les routes secondaires. Les camions prennent sans difficultés mais demandent de payer le même montant qu'un taxi collectif assurant la même liaison.
. Vols domestiques
Le Yemen compte une dizaine d'aéroport desservis par la compagnie locale, Yemenia. L'avion est pratique pour se déplacer mais revient également assez cher. Il existe parfois des réductions avec la Yemenia lorsqu'on a voyagé avec elle au niveau du vol international (si c'est le cas, se renseigner avant d'acheter le billet).
Précautions
. Sanitaires
Prudence habituelle concernant l'eau et les aliments. Egalement quelques risques de paludismes sur la côte sud et ouest du pays. Enfin, certains voyageurs devront faire attention à l'altitude et aux variations thermiques.
. Sécurité
C'est un peu le problème en terme d'image (plus ou moins vraie) du Yémen avec notamment le fait que nombre d'hommes soient armés (kalachnikov et poignard traditionnel) et qu'il existe de fréquentes tensions inter-tribales qui apparaissent assez régulièrement dans certaines régions du pays (et dont une des conséquences fut pendant un temps l'enlèvement de touristes). Donc, autant bien s'informer sur la situation du moment (et même se faire connaître auprès de son consulat) avant de se déplacer dans certains coins. De plus, certaines régions sont soumises à autorisation et obligation de déplacement avec escorte militaire, d'autres peuvent être même fermées ponctuellement aux étrangers. Bref, autant rester prudent sans tomber dans la parano.
Dans un autre domaine, la religion musulmane étant dominante au Yémen les voyageuses devront adapter leur tenue. De même, l'alcool y est interdit... même si une contrebande existe dans le pays.
A voir, à faire
Le Yémen est avant tout une destination pour les amoureux "d'aventures" et de nature (le désert), mais aussi pour ceux à la recherche d'une culture, de traditions et d'une architecture (très riche et spécifique au Yémen) pour les moins particulières.
Artisanat, achats
Le pays ne connaissant pas encore le tourisme de masse, il vous sera difficile de trouver de l'artisanat spécialement conçu pour les touristes. Malgré tout on pourra toujours acheter dans les marchés (marchander) des poignanrds traditionnels yéménites (dont la djamblia), des bijoux et autres pierres semi-précieuses, des vanneries, des tissus brodés, des lampes à huile, sans oublier des épices de toutes sortes.
A signaler que l'on pourra mieux marchander chez les commerçants dès lors que l'on payera en devises.
Gastronomie
- Plats :
Le Yémen n'est pas vraiment réputé pour sa cuisine. La base de l'alimentation est le pain (fait avec différents mélanges de farines) accompagné de la salta (soupe-sauce parfumée au fenugrec), de boeuf, de mouton, de chèvre en sauce, de poulet grillé ou d'autres plats à base de légumes frais ou secs. Le poisson frais ne se trouve qu'en bord de mer et à Sanaa.
- Boissons :
On trouve partout de l'eau minérale en bouteille ainsi que des sodas. Le thé est la boisson la plus répandue et est souvent parfumé à la cardamone ou au clou de girofle. Les Yéménites aiment aussi boire le qishr, décoction faite à partir de l'enveloppe du café et parfumé .
Le Yémen interdit strictement la consommation d'alcool, même si une contrebande existe et qu'une fois dans sa chambre d'hôtel on peut faire ce qu'on veut.
- Restaurants :
Dans les restaurants vous ne rencontrerez jamais de femmes sauf si l'établissement est équipé d'une sale séparée pour la gente féminine. Aussi pas d'étonnement pour les voyageuses si on vous dévisage pendant votre repas... Pas de problème pour manger pour moins de 3 ou 4 US $ dans des restos locaux.
- Invitations :
Si vous êtes invités à prendre le thé, à une fête ou à partager un repas, il faudra s'adapter à manger sans couverts mais en utilisant la main droite uniquement. Dans ce cas, le mieux est d'observez les autres convives.
Hébergements
- Hôtels :
Il existe presque partout des structures d'hébergement, même si parfois elles peuvent être très sommaires (l'eau chaude n'est par exemple pas systématique). Donc, du choix de l'hôtel de luxe aux funduks (petits hôtels locaux).
Pour 3 à 5 US $ vous aurez droit à un matelas dans un dortoir. Dans ce cas, prévoir son duvet car les draps ne sont généralement pas fournis.
Pour 10 à 35 US $ (la double) vous aurez le meilleur choix et un confort acceptable, parfois dans de magnifiques maisons notamment à Sanaa.
Et pour du "chic" comptez plus de 50 US $ pour des grands hôtels parfois un peu suranés ou des établissements de chaînes internationales.
Dans tous les cas, ne pas hésiter à visiter plusieurs adresses avant de se fixer ou alors se fier aussi à l'expérience de son chauffeur.
- Camping :
Pas de campings aménagés mais plutôt des possibilités de bivouac/camping sur les plages.
Aller à Socotra... est-ce bien sérieux ?
Evidemment, quand on lit la presse, quand on consulte le site de la MAE, on ne peut imaginer faire un séjour à Socotra ! Cela peut paraître impensable et très risqué !
En fait de nombreux touristes viennent la visiter mais ces temps derniers il n'y a presque que des voyageurs en provenance des pays de l'est ,ex-URSS, Russes, Tchéques, Lithuaniens et quelques rares européens de l'Ouest.
Quant aux Français et Occidentaux, mis à part quelques individuels, missionnaires humanitaires et scientifiques, il n'y a personne. Cela s'explique bien évidemment par la situation régionale tendue et surtout celle du Yémen et de la péninsule Arabique. Donc il n'est pas pensable actuellement d'imaginer faire du tourisme au Yémen, hélas, si accueillant il y a encore cinq ans ; et il n'est pas question de trouver foule à Socotra.
La meilleure période est de novembre à mars. Il faut éviter d'y séjourner de mai à septembre à cause des vents violents presque incessants (environ 18h/jour en certains endroits, rafales dépassants les 130 km/h), avec une chaleur et une humidité intenses et éprouvantes.
En avion depuis la France
. Sana'a
Prix : 600/900 €.
Aéroport International à 14 km du centre.
Vols directs (7h00) Yémenia de Roissy.
Avec changement (9h30 à 15h00) : Lufthansa, Malev, Saoudia, Emirates, Qatar Airways, Syrian, Royal Jordanian, Egyptair.
. Que choisir ? :
Même si le Yémen est desservi en direct par sa compagnie, la Yémenia, celle-ci n'apparait que très rarement dans les systèmes de recherches. Pourtant elle peut s'avérer intéressante sur la destination ne serait-ce que par son vol direct (et accessoirement aussi des possibilités de réductions sur les vols domestiques; à voir avec eux). Bref, on aura déjà intérêt à voir avec la compagnie ce qui est proposé pour comparer ensuite avec les autres offres existantes.
Pour ces dernières, c'est généralement Emirates (via Dubai) et la Royal Jordanian (Amman) qui demeurent les mieux placés au niveau tarifs avec souvent des prix un peu similaires ou moindres à ceux de la Yémenia. D'ailleurs ceux préfèrant le service à la durée d'un vol pourront opter pour les vols Emirates qui présentent toujours un excellent rapport qualité-prix, notamment sur le Yémen.
Par d'autres moyens
Le Yémen est frontalier de l'Arabie Saoudie et du sultanat d'Oman.
Pas réellement de possibilité de passage terrestre avec l'Arabie Saoudite qui n'apprécie toujours pas les touristes (en fait c'est faisable... mais encore faut-il obtenir le visa saoudien). Par contre, on peut plus facilement passer du Yémen à Oman, même si souvent les autorités locales affirment le contraire, et ce notamment avec les routiers faisant le trajet entre les deux pays.
Al Hodeida est le principal port yéménite accessible en cargo (mieux qu'Aden).
| Repères • Au sud de la péninsule arabique, sous l'Arabie Saoudite et au sud-ouest d'Oman • 527 970 km2 pour 20 727 000 habitants • Capitale : Sana'a • Décalage horaire : + 1 heure par rapport à la France en été et + 2 en hiver (GMT +3) • 220 Volt • Conduite à droite. |
Présentation
De la taille de la France, le Yémen est en grande partie désertique. Sa population, très majoritairement rurale et musulmane, se concentre sur les hauteurs plus fraîches du centre et de l'Ouest (là où est située la capitale) et en quelques points le long des côtes (Aden, principal port du pays). C'est sur ces mêmes hauts plateaux que s'est développé depuis des millénaires la culture des céréales, légumes, fruits mais aussi du qât. C'est d'ailleurs grâce à ce climat doux et cette agriculture florissante règnant sur les hauteurs qu'à l'époque romaine le pays était appelé "Arabie heureuse" en opposition à "l'Arabie déserte" (l'actuelle Arabie Saoudite).
Secoué ces dernières années par une histoire assez mouvementée, le pays vit essentiellement de son agriculture et des revenus du pétrole même s'il compte encore parmi les plus pauvres de la planète.
Histoire
• 700 av. J.C. : développement de divers royames dans la région dont celui de Saba ("la Reine de Saba").
• 570 av. J.C : après une présence éthiopienne, la Perse occupe le Yémen.
• 630 : arrivée des bédouins et développement de l'Islam.
• 1570 : après une première présence sur la côte, les Ottomans intègrent le Yémen dans leur empire.
• 1839 : dans le but de mieux contrôler la route des Indes, les anglais s'installent à Aden et établissent un protectorat sur le sud du pays.
• 1920 : le Yémen devient indépendant en tant que royaume.
• 1962 : suite à un coup d'état, proclamation de le République Arabe du Yémen (Yémen du Nord).
• 1962/70 : guerre civile entre royaliste et républicains
• 1967 : départ des britanniques de la partie sud qui devient alors la Fédération de l'Arabie du Sud.
• 1970 : au Sud, création de la République Démocratique et Populaire du Yémen (Yémen du Sud) à tendance marxiste.
• Années 70/80 : tensions entre les deux Yémen où se succèdent des deux côtés coups d'états et assassinats de politiques.
• 1990 : réunification des deux pays sous le nom de République du Yémen avec un pouvoir partagé entre les anciens présidents.
• Années 90/2000 : le pays subit au niveau économique et social les conséquences de plusieurs conflits internes (dont celui de 94) et indirectement des deux guerres du Golfe ou même de l'enlèvement répété de touristes.
Climat
Même si le Yémen est situé dans une zone désertique, ses côtes et l'altitude lui confèrent un climat différent de ses voisins.
Sur les côtes de la Mer Rouge ou le long du golfe d'Aden, le climat est chaud et humide à l'année avec de rares pluies. C'est décembre-février qui est la période la plus propice aux voyages.
A l'intérieur, dans les hauts plateaux qui accueillent nombre de villes, les journées sont chaudes et les nuits froides à très froides. Quelques pluies d'avril à septembre qui malgré tout reste est en gros la meilleure période de visite pour cette région même si à la limite on peut aussi visiter le Yémen toute l'année.
Quant à la partie est du pays, proche d'Oman, elle est désertique.
• Equipement à prévoir
Vêtements légers sur la côte et légers plus une bonne laine pour les soirées dans l'intérieur. Pour les femmes, ne pas oublier que le pays est musulman et peu touristique; donc toujours bien se couvrir les jambes et les bras.
Langues
Langue officielle : Arabe. Anglais sur les lieux touristiques et français très très peu répandu.
→ Vos premiers mots d'arabe pour le voyage et "lexique Yémen".
Argent
Rial.
→ Taux de change du jour (assez fluctuant).
Euros et accessoirement US $ conseillés en cash, travelers et cartes; cette dernière n'étant utile que dans quelques hôtels. Un marché noir existe et on peut aussi changer dans les agences de location ou auprès de son chauffeur à condition de s'être bien renseigné sur les cours. On obtient généralement un meilleur change avec de grosses coupures en cash.
Affluence
Peut-être encore plus que les autres pays de la région le Yémen est - et a été - tributaire des événements internationaux (en plus des "siens") survenus ces dernières années au Moyen-Orient pour ce qui de sa fréquentation touristique. Depuis 2001 celle-ci est en baisse, et si auparavant on comptait plusieurs centaines de milliers de visiteurs/an, ils n'ont été que 336 000 en 2005 à visiter le Yémen
Précautions
• Voyage individuel : pour qui ?
Destination pour voyageur un peu expérimenté/voyageur confirmé.
Stats socio-éco
[Cf. détails et sources]
| "Qualité de vie" (rang) |
2004 |
149/177 |
| PIB/hab. |
2004 | 800 US $ |
| Revenu moyen mensuel |
2003 | 45 US $ |
| Inflation | 2004 | + 12,4% |
| Chômage | 2003 | 35% pop. |
| Seuil de pauvreté | 2004 | 45% pop. |
| Pop. avec moins de 2 US $/jour | 2002 | 45% |
| Espérance de vie | 2005 | 62 ans |
| Croissance pop. | 2005 | + 3,45% |
| Taux d'alphabétisation | 2000 | 46% |
| Population urbaine | 2003 | 26% |
| Liberté de la presse (rang) |
2006 | 149/168 |
| Régime politique (système politique) |
2007 | Démocratie ======= Dictature |
Lors de notre dernière visite au Tadjikistan nous avons eu la plus belle surprise mais aussi la plus décevante à notre arrivée à Ishkachim : nous étions à 100 mètres de l’Afghanistan, le marché du samedi côté afghan était ouvert aux visiteurs tadjiks ou étrangers et il était possible, avec l’aide du consul afghan basé côté tadjik, d’avoir un visa en une heure pour un séjour d’une semaine ! Mais notre programme ne nous permettait pas de modifier notre itinéraire de cette façon !
Une belle déception car cette région du nord est superbe et, de l’avis de nombreux locaux, sans aucun risque.
< Alain Coret (64)
En avion
• Dushanbe
Prix : 750/1 000 €.
Pas de directs.
Vols avec changement Tadjikistan Airlines et Aeroflot via Moscou.
Vol aller : Paris Dushanbé avec escale à Saint-Pétersbourg, retour : Tashkent-Paris avec la même escale à Saint-Pétersbourg 630 € AR/personne Rossiya Airlines nettement moins chère que la Turkish Airlines
http://www.rossiya-airlines.com
• Que choisir ?
Pas vraiment de choix et encore moins de tarifs négociés sur les systèmes de réservation en ligne. Bref, vu que Tadjikistan est interdite de vol pour raison de sécurité dans plusieurs pays, autant prendre Aeroflot (à voir en direct) ou arriver via l'Ouzbékistan
Par d'autres moyens
Passages par voie terrestre depuis l'Ouzbékistan (train possible), le Kirghizstan et la Chine. Les passages vers l'Afghanistan sont plus aléatoires et surtout risqués.
| Repères • Au coeur de l'Asie Centrale coincé entre l'Ouzbékistan et la Chine, au nord de l'Afghanistan • 143 00 km2 pour 7 163 500 habitants • Capitale : Dushambe • Décalage horaire : + 4 heures en hiver et + 3 en été par rapport à la France (GMT + 5) • Electricité : 220 Volt • Conduite à droite |
S'étendant en son centre et à l'est sur la chaîne du Pamir et ses contreforts, ce pays montagneux à 90% (Pic Samani : 7 495 m) est ouvert par quelques bassins, au sud et au nord, qui abritent les cultures d'arbres fruitiers et de coton. C'est d'ailleurs là que se concentre la majeure partie de ses habitants qui compte de fortes minorités ouzbek (25%) et russe (3%) parmi une population majoritairement sunnite. A l'opposé vivent dans les pays voisins, notamment en Afghanistan, d'importantes minorités tadjiks.
Depuis son indépendance, le Tadjikistan demeure l'un des pays les plus pauvres au monde et est toujours sujet à de graves conflits internes, ce qui ne lui a guère permis de développer une économie basée sur le coton et une petite industrie découlant du réseau hydroélectrique.
Histoire
• Jusqu'au début XIXe siècle : avant l'arrivée des Russes, invasions successives du pays par les Arabes, Perses, Turcs, Mongols et Afghans.
• XIXe siècle : le nord et l'ouest du pays dépendent de la Russie alors que la Chine et l'Afghanistan revendiquent le reste du territoire.
• 1924 : après sept ans de guerrillas contre les bolchéviques qui avaient inclus le pays dans deux autres républiques soviètiques, le Tadjikistan devient une république autonome, puis fédérée cinq ans plus tard.
• Fin des années 70 : renouveau du nationalisme avec en parallèle la création d'un mouvemnt islamiste. En 1979, la population se déclare contre l'intervention russe en Afghanistan.
• 1990 : graves émeutes qui permettent le développement des partis islamistes.
• 1991 : indépendance vis à vis de l'URSS suivie d'une certaine confusion politique et d'une guerre civile opposant islamistes et ex-communistes au pouvoir.
• 1997 : après des arrêts "officiels" en 1993/94, signature d'accords de paix entre les différents bélligérants. Malgré cela, la guerre civile n'est toujours pas réellement terminée dans le pays et de nombreuses troupes "rebelles" stationnent toujours à la frontière côté afghan.
• 1999 : au pouvoir depuis 1992, le président Rahmonov est réélu dans un système de parti unique instauré depuis 1994.
• 2000 : le Somoni remplace le Rouble Tadjik au niveau monnaie.
• 2001 : création par 6 états de la région, dont le Tadjikistan, d'un organisme de coopération politico-économique pour l'Asie Centrale (l'OCS).
Climat
Climat continental et sec. Les hivers sont dans l'ensemble plus cléments que dans les pays voisins; les chaînes de hautes montagnes du nord bloquant les courants d'air froid. Pluies au printemps et étés chauds. La meilleure saison de visite se situe au printemps et en automne.
• Equipement à prévoir
Des vêtements chauds pour l'hiver et l'altitude. Prévoir également de quoi se protéger du vent. Ne pas oublier au niveau vestimentaire que le pays est musulman.
Langues
Langue officielle : Tadjik, russe, ouzbeck, plus diverses dialectes locaux.
• Guide de conversation
Lonely Planet "Central Asia" (russe également disponible).
Argent
Somoni (100 diram).
→ Taux de change du jour
US $ conseillés en cash et petites coupures, mais aussi en quantité car les cartes de crédit et travelers ne sont guère utilisables dans le pays. Assez peu de banques hors de la capitale. Ailleurs, le change peut se faire dans les hôtels et sur les marchés.
Affluence
Tourisme inexistant du fait notamment des conflits internes qui durent encore plus ou moins. La majorité des occidentaux que l'on peut rencontrer sur place sont soit des diplomates, soit des membres d'ONG.
Précautions
• Voyage individuel
Destination pour voyageur confirmé. A signaler que vu les conflits locaux qui durent encore, la destination n'est d'ailleurs pas recommandée.
Stats socio-éco
[Cf. détails et sources]
| "Qualité de vie" (rang) |
2004 |
116/177 |
| PIB/hab. |
2004 | 1 100 US $ |
| Revenu moyen mensuel |
2003 | 15 US $ |
| Inflation | 2004 | + 8% |
| Chômage | 2002 | 40% pop. |
| Seuil de pauvreté | 2004 | 60% pop. |
| Espérance de vie | 2005 | 64 ans 1/2 |
| Taux de migration (pour 1 000 hab.) | 2005 | - 2,67 |
| Croissance pop. | 2005 | + 2,15% |
| Taux d'alphabétisation | 2002 | 99,5% |
| Population urbaine | 2003 | 25% |
| Liberté de la presse (rang) |
2005 | 113/167 |
Formalités et conseils
→ Ministère des Affaires Etrangères
Durée de séjour
Les touristes ou voyageurs d’affaires internationaux postulants au eVisa, sur le site gouvernemental: evisa.tj, se verront dorénavant accorder une durée de séjour de 60 jours, sur une période de validité de 90 jours.
Nombre d’entrée
Délivré, depuis sa création en 2016, pour effectuer une simple entrée, le visa électronique peut maintenant être réclamé en entrées multiples afin de pouvoir visiter les pays voisins durant les 90 jours de validité de l’eVisa.
Prix
Les frais d’eVisa sont revus à la baisse avec une réduction de 20US$. Voici le détails des nouveaux frais de visas électroniques:
-
- eVisa Simple entrée: 30US$ soit ∼ 27,00€ (prix précédent: 50US$)
- eVisa Multiple entrées: 50US$ soit ∼ 45,00€
- eVisa Simple entrée + permis GBAO*: 50US$ soit ∼ 45,00€ (prix précédent: 70US$)
- eVisa Multiple entrées + permis GBAO*: 70US$ soit ∼ 64,00€
* Le permis payant GBAO permet à son titulaire de visiter la région autonome du Haut-Badakhchan, à l’exception du territoire du lac Sarez.
Adresses utiles
• Consulat
Av. Louise 363 - 365, 1050 Brussels, Belgique. Tél. : 32/2/ 53 83 139.
Guides
Pas de guides spécifiques mais des ouvrages consacrés à l'ensemble de l'Asie Centrale.
• Pratique
Lonely Planet , Petit Futé .
→ En anglais : Cadogan plus surtout Bradt et Lonely Planet ("Karakorum Highway"). Egalement aux Ed. Mountain "Trekking in Central Asia".
• Brefs séjours/organisé
Marcus .
• Culturel
Olizane.
Cartes
Assez peu de choses sinon des cartes de l'ex-URSS pas forcément très détaillées ou précises (y compris celles disponibles sur place).
Egalement des représentations concernant la Route de la Soie (Nelles : 1/1 500 000) ou l'ensemble de l'Asie centrale (Freytag).
Sur Internet
• Portails et Fiches pratiques
> Fiches pays : Travel Tajikistan .
Pays bon marché notamment au niveau des transports; comptez de 12 à 17 €/jour par personne.
Se déplacer
. Par la route
Réseau plus ou moins en état et circulation un peu anarchique. Plusieurs compagnies de bus, et notamment des express climatisés, sillonnent le pays. Egalement, des minibus moins chers et plus rapides que les grands bus. Comme partout dans la région, le réseau de taxi collectif est largement développé et économique. Pour tous ces modes de transports vous ne paierez pas plus de 1 €/100 km. Possibilité également d'affréter des taxis à la journée pour pas très cher. Par contre vue la circulation et les panneaux routiers écrits en arabe, évitez de louer un véhicule.
. Autres moyens
Une ligne de train lente, peu utilisée et très économique, plus quelques vols domestiques (très économiques quoique pas forcément l'idéal) avec Syrian Airlines.
Précautions
. Sanitaires
Prudence habituelle concernant l'eau et les aliments. Autrement peu de risques.
. Sécurité
Pays extrêmement sûr à toute heure du jour et de la nuit. Hormis la région du Golan (permis nécessaire), on peut aller partout.
A voir, à faire
La Syrie a hébergé de nombreuses civilisations tout au long de l'Humanité et les fouilles archéologiques ont permis de mettre au jour de nombreux témoignages du passé.
Entre autres : Damas (mosquée Omayade et mosquées des Iraniens au style architectural différent, Mausolée de Saladin, quartier chrétien, la vieille ville, les souks); Palmyre (ruines romaines en plein désert situées en bordures d'une oasis); Krac des chevaliers (forteresse des Croisés la mieux conservée, proche de la mer); Alep (ville commerçante à la croisée des chemins; superbe citadelle et beaux souks).
**** : à ne pas manquer; *** : très bien; ** : à voir; * éventuellement
| Alep *** (citadelle, souks) Damas *** (ville) Hama * (norias) * Krac des chevaliers **** (citadelle) Palmyre **** (site antique) |
Tartous * (vieille ville, île d'Arwad ) * Villes mortes **** (villages, monastères abandonnés) Vallée de l'Euphrate ** (villes, lac d'Assad) Le désert ** |
Artisanat, achats
A marchander dans les souks et boutiques les objets et l'artisanat du cuivre et du bois, les bijoux en or et en argent, les tapis, les soies et autres vêtement traditionnels.
Gastronomie
Comptez environ 2 € pour un repas dans un resto local et 5 € dans un resto plus chic. Les mezzés (assortiment d'entrées variées) accompagnés de légumes à croquer pendant le repas sont parmi les spécialités du pays; également des plats à base de poulet et d'agneau. A goûter aussi les nombreuses pâtisseries, les vins et bières locales, le thé, plus l'arak (genre de pastis).
Hébergements
Pas mal de petits hôtels à partir de 5 €; à signaler que ceux-ci sont généralement dépourvus de chauffage avec rarement aussi des couvertures supplémentaires (donc prévoir en conséquence). Pour un meilleur confort, comptez aux alentours de 15 €/chambre. Pour ce qui est des grands hôtels, seuls le paiement en devises est acceptés.
En avion depuis la France
. Damas
Prix : 380/595 €.
Aéroport International à 29 km du centre.
Taxe d'aéroport : 5 US $ (internat.)
Vols directs (4h30) Syrian Airlines d'Orly et Air France de Roissy.
Avec changement : Tarom, Turkish, Alitalia, British Airways...
. Alep
La ville est également relié chaque semaine en direct depuis Orly avec Syrian Airlines.
Par d'autres moyens
Des possibilités par voie terrestre (bus et, selon, train) de/vers la Turquie, le Liban et la Jordanie.
Aucune possibilité par contre vers Israël et l'Irak. Du sud de la Turquie (Antalya) comptez environ 50 € A/R en bus jusqu'à Alep.
| Repères • Entre la Turquie (au nord), l'Irak (à l'est), la Jordanie (au sud), le Liban et Israël (au sud-ouest) • 185.000 km2 pour 18 449 000 habitants • Capitale : Damas • Décalage horaire : + 1 heure par rapport à la France (GMT + 2 ou 3 en été) • Electricité : 220 Volt • Conduite à droite |
La Syrie est un pays essentiellement plat et désertique à l'est, à l'exception de la partie limitrophe du Liban où l'on rencontre une chaîne de montagnes (< 2 814 m). Elle compte également 180 km de côtes face à la Méditerranée.
L'essentiel de la population se concentre sur l'axe fertile nord-sud Alep-Damas, avec près d'un tiers des syriens vivant dans la capitale. Le pays est musulman à 90% avec des minorités chrétiennes et kurdes. Le pétrole, le gaz naturel et l'agriculture (orge, coton) sont ses principales ressources.
Histoire
• 2000 av J.C. : début des conquêtes successives du pays par les Egyptiens, les Hittites, les Assyriens, les Perses, les Grecs et les Romains.
• IVe siècle : la Syrie dépend de l'Empire byzantin de Constantinople.
• 635 : introduction de l'Islam dans la région avec la conquête arabe.
• 750 : le pays appartient aux Abbassides.
• XIe-XIIIe siècle : époque des Croisades.
• Fin XIIIe-début XVIe : successivement les Mongols et les Mamelouks dominent la région avant d'en être chassés par les Turcs en 1516.
• 1831-1840 : brève occupation égyptienne avant le retour du pays à l'Empire Ottoman.
• Iere Guerre mondiale : les Turcs alliés des Allemands. Révoltes arabes et explosion au profit des Alliés de cette partie de l'Empire Turc après sa défaite de 1918.
• 1920 : mandat de la France qui devra lutter contre une série de révoltes locales en 1925/27.
• 1941 : déclaration d'indépendance.
• 1946 : indépendance effective de la Syrie avec le départ des troupes françaises.
• 1958-1961 : période d'union avec l'Egypte sous le nom de République Arabe-Unie.
• 1967 : "Guerre des six jours" contre Israël qui occupe (encore) une partie du Golan.
• 1970 : coup d'état en novembre d'Hafez el-Assad qui dirigera le pays sans partage jusqu'à sa mort avec un système de parti unique. Au niveau international, dans les années qui suivront, la Syrie sera plus ou moins reconnue comme l'un des pays soutenant le terrorisme international.
• 1973 : la Syrie dans la quatrième guerre israélo-arabe ("Guerre du Kippour").
• 1976 : début de l'intervention de l'armée syrienne au Liban. A la même époque la Syrie se rapproche de l'URSS.
• 1991 : la Syrie prend position contre l'Irak dans la Guerre du Golfe ce qui lui vaudra en retour une aide financière des occidentaux et des Pays du Golfe.
• 1994 : débuts des pourparlers de paix avec Israël, toujours d'ailleurs d'actualité.
• 2000 : retrait envisagé des israéliens du Golan. En juin mort d'Hafez el-Assad remplacé par son fils cadet Bachar à la tête du pouvoir.
• 2005 : en avril, suite à la pression populaire libanaise et internationale, la Syrie retire ses troupes stationnées au Liban depuis 29 ans.
• 2005/06 : désignée comme l'instigatrice de l'assassinat de Rafiq Hariri début 2005 au Liban, la Syrie se trouve fragilisée sur la scène internationale.
Climat
Climat sec à l'est (jusqu'à 40 C en été); par contre la région proche de la côte est plus tempérée et humide, surtout en hiver. Les meilleures saisons pour visiter le pays sont l'automne et le printemps qui sont assez agréables au point de vue températures.
• Equipement à prévoir
Vêtements légers la journée, mais les nuits peuvent être fraîches. Pour les femmes, ne pas oublier que le pays est musulman et (encore) assez peu touristique; donc toujours bien se couvrir les jambes et les bras.
Langues
Langue officielle : Arabe. Anglais sur les lieux touristiques et français très peu répandu.
→ Vos premiers mots d'arabe pour le voyage.
Argent
Livre syrienne (100 piastres).
→ Taux de change du jour
US dollars et éventuellement Euros conseillés en cash, travelers et cartes; cette dernière n'est utile que dans quelques hôtels et boutiques.
Seule une banque, la banque d'Etat "Commercial Bank of Syria", est autorisée dans le pays. Mais il existe de nombreux changeurs à la sauvette dans les villes; leur taux de change est évidemment plus intéressant...
Affluence
Comme ses voisins, la Syrie est tributaire des événements de la région pour sa fréquentation touristique. En 2004, le pays a accueilli plus de 3 millions de visiteurs dont 300 000 touristes européens (31 000 français en 2001).
Précautions
• Voyage individuel
Destination pour voyageur débutant/voyageur un peu expérimenté.
Stats socio-éco
| "Qualité de vie" (rang) |
2004 |
106/177 |
| PIB/hab. |
2004 | 3 400 US $ |
| Revenu moyen mensuel |
2003 | 100 US $ |
| Inflation | 2004 | + 2,1% |
| Chômage | 2002 | 20% pop. |
| Seuil de pauvreté | 2004 | 20% pop. |
| Espérance de vie | 2005 | 70 ans |
| Croissance pop. | 2005 | + 2,34% |
| Taux d'alphabétisation | 2002 | 82,9% |
| Population urbaine | 2003 | 50% |
| Liberté de la presse (rang) |
2005 | 145/167 |
Formalités
. Formalités et conseils sur la destination par le Ministère des Affaires Etrangères.
.
Passeport + visa valable 2 mois (26 € entrée simple, le double pour des entrées multiples). Toutefois, au bout de 15 jours sur place, obligation de se présenter à la police de l'immigration pour prolonger son séjour.
En théorie la Syrie ne délivre pas de visas aux frontières, ni à son ambassade en Jordanie (il n'y a pas non plus de représentation au Liban). Attention, le pays est interdit à toute personne disposant de tampons israéliens sur son passeport.
Adresses utiles
. Consulat
20 rue Vaneau, 75007 Paris. Tél. : 0140 62 61 00.
Egalement une représentation à Marseille (04 91 54 73 00).
. Centre culturel Syrien
12 av. de Tourville, 75007 Paris. Tél. : 01 47 05 30 11.
. Institut du Monde arabe
1 rue Fossés Saint Bernard, 75005 Paris. Tél. : 01 40 39 80 81.
. Compagnie aérienne
Syrian Airlines : 1 rue Auber, 75009 Paris. Tél. : 01 47 42 11 06.
Guides
Très souvent la Syrie est incluse avec la Jordanie (et à l'occasion le Liban) dans les guides et cartes.
. Pratique
Guide du Routard , Lonely Planet , Néos , Footprint , Arthaud Obj. Aventure .
. Brefs séjours/organisé
Cap sur , Mondeos , Marcus.
. Culturel
Guide Jaguar , Guide Bleu , Bibliothèque du Voyageur , Manufacture, Nelles.
Cartes
Freytag, ITM, Cartographia, Hildebrand, Geoproject. A voir aussi les cartes sur l'ensemble du Proche-Orient (Freytag, Ravenstein...).
Autres
Sur Internet
. Carnets de voyage
> Syrie : A la rencontre des multiples facettes d'un pays dans l'axe du mal.
> Syrie inoubliable : voyage à travers 85 photos...
> Une journée presque ordinaire en Syrie : récit sur Palmyre et ses environs en camping car et infos pratiques.
> Impressions syriennes : un bon récit de voyage.
> La Syrie : site portail.
> Syria Online : idem.
> Aux frontières syriennes : blog de deux lauréats Paris Jeunes Aventures
. Autres sites
> Syrie Vision : la Syrie francophone.
> Syria Tourism : le Ministère du Tourisme.
Plus...
Budget "routard"
La vie au Liban est relativement chère pour un pays du Proche-Orient. Comptez en gros 30 à 45 €/jour par personne.
Se déplacer
. Par la route
Obligatoirement par voie routière car il n'y a pas de trains ni de vols domestiques au Liban.
Réseau routier en état et des possibilités de circuler dans tout le pays en bus (bon réseau et pas cher) ou taxis collectifs. Ces derniers sont très développés et sont un moyen rapide de voyager si l'on trouve vite des partenaires pour remplir le véhicule (toujours convenir du prix à l'avance). D'ailleurs, aussi bien en ville que pour un long trajet, demandez toujours un "service", vous partagerez ainsi la voiture avec d'autres ce qui reviendra bien sûr moins cher. A l'occasion, on peut aussi essayer le stop. Location de voiture possible à partir d'environ 23 €/jour.
Gardez toujours vos papiers avec vous lorsque vous circulez, ne serait-ce qu'à cause des nombreux contrôles militaires existants dans le pays.
Précautions
. Sanitaires
Assez peu de risques; évitez toutefois de trop boire l'eau du robinet.
. Sécurité
Le pays, et particulièrement le Sud, étant encore plus ou moins en situation de conflit avec Israël, mieux vaut bien se renseigner sur la situation avant de s'aventurer dans les environs de Tyr ou Saïda. Dans un autre domaine attention aux risques de vols particulièrement à Beyrouth. Enfin, sachez que la possession de drogues est sévèrement punie au Liban (même si le pays est producteur).
A voir, à faire
Au delà des choses à voir, prenez aussi le temps de vous arrêter et de converser avec les libanais car ils aiment la France. Beaucoup ont séjourné en France et ils éprouvent du plaisir à vous inviter; laissez vous faire car ce sont de bons moments. Dans un autre domaine, on peut tout aussi bien profiter d'activités nautiques que faire du ski au Liban.
**** : à ne pas manquer; *** : très bien; ** : à voir; * éventuellement
| Anjar (site antique) ** Baalbek (site antique) **** Beiteddine (Palais de Bachir II) *** Beyrouth (ville, musée national) * Byblos (site antique et citadelle croisée) **** Col des Cèdres (paysages) ** |
Gorges de Qadisha ou "la Vallée sainte" (rando, monastères, églises) *** Jeita (grottes) ** Saïda (vieille ville ) ** Tripoli (citadelle et souk) ** Tyr (site antique) *** |
Artisanat, achats
A voir (et à marchander) dans les souks et marchés l'artisanat et les objets "traditionnels" du Proche-Orient en cuivre, fer, bois, poteries ou cornes.
Gastronomie
Comptez 7/9 € pour un repas au resto du coin. Les mezzés (assortiment d'entrées variées) accompagnés de légumes à croquer pendant le repas sont parmi les spécialités du pays. Large choix de viandes et de poissons. Les fruits sont délicieux et les pâtisseries nombreuses. A goûter également, les vins et bières locales, le café, plus l'arak (genre de pastis).
Hébergements
Les hôtels "classiques" sont assez chers au Liban (env. 30 € mini la nuit) et le petit hôtel "routard" (< 25 €) peu développé. Il est de plus difficile de se loger dans beaucoup de ville. A la mer, à la montagne ou à la campagne, on peut aussi dormir dans quelques gîtes pour environ 15 €/personne. Toutefois, le libanais est très hospitalier et tout au long du voyage, vous pourrez être invités.
En avion depuis la France
. Beyrouth
Prix : 380/520 €.
Aéroport International à 16 km du centre.
Taxe d'aéroport : 33 US $ (international).
Directs (4h00) Middle East Airlines et Air France de Roissy.
Avec changement (6 à 8h00) : Turkish Airlines, CSA, Malev, Olympic, Tarom, Cyprus, KLM, Lufthansa, Austrian, Alitalia, British Airways....
. Que choisir ? :
Vaste choix en matière de compagnies mais par contre guère plus de 100 € en moyenne entre la majorité des compagnies, y compris d'ailleurs celles proposant des vols directs. De fait, on pourra peut-être privilégier ces dernières (durée moindre et pas de changement) dont le prix tourne généralement autour de 500 € A/R.
Autrement, dans les premières offres, on trouvera le plus souvent des vols Lufthansa ou KLM (intéressants au départ de province) et Austrian, auxquels s'ajoutent hors saison des liaisons CSA (via Prague), Cyprus (via Chypre) ou Olympic Airways (via Athènes).
Par d'autres moyens
Pas de problèmes pour aller par voie terrestre de/vers la Syrie (visa nécessaire à prévoir dès la France). Par contre le passage vers Israël n'est pas possible par aucun moyen.
Ponctuellement Beyrouth est desservie en ferries au départ de Chypre et d'Alexandrie (Egypte).
| Repères • Etat du Proche-Orient face à la Méditerranée, limité au nord et à l'est par la Syrie et au sud par Israël • 10 452 km2 pour 5 882 562 habitants • Capitale : Beyrouth • Décalage horaire : + 1 heure par rapport à la France (GMT + 2 ou 3 en été) • Electricité : 220 Volt • Conduite à droite |
Présentation
En moins d'une centaine de kilomètres de large quatre régions, parallèles au littoral, se succèdent d'ouest en est : l'étroite plaine alluviale côtière entrecoupée de promontoires rocheux; le Mont Liban (Qurnat al-Sawda : 3 083 m); la haute plaine de la Bekaa (altitude moyenne : 800 m) et la chaîne de l'Anti-Liban (< 2 659 m). Au niveau religion, le Liban compte environ 60 % de musulmans (chiites, sunnites, druzes) et 40 % de chrétiens (maronites, grecs orthodoxes, catholiques, églises arméniennes). Plus de 80 % de la population est urbaine et un libanais sur quatre réside dans la capitale; près de 10 millions de libanais d'origine vivent aussi à l'étranger.
L'agriculture est l'une des principales ressources du pays. Gravement touché par 15 années de guerre civile, le Liban se reconstruit peu à peu malgré encore de nouveaux problèmes politiques survenus en 2005. Economiquement et surtout politiquement le Liban reste très dépendant de son voisin syrien même si celui-ci a retiré ses troupes à la mi-2005..
Histoire
• 2 500-900 av. J.C. : période des phéniciens qui, partant du Liban actuel, fonderont plusieurs villes sur le pourtour de la Méditerranée.
• IXe-Ier siècle avant J.C. : invasions assyriennes, babyloniennes, perses, grecques.
• 64 av J.C. : la région est intégrée à l'Empire romain pour plusieurs siècles.
• IVe siècle : le Liban appartient à l'Empire byzantin de Constantinople avant de passer sous la houlette des Abbassides en 750.
• XIe-XIIIe siècle : époque des Croisades.
• Fin XIIIe-début XVIe : les Mameluks dominent la région avant d'en être chassés par les Turcs en 1516.
• Mi-XIXe siècle : le pays est plus ou moins unifié par les Turcs malgré notamment les nombreuse rivalités entre musulmans (Druzes) et chrétiens (Maronites).
• 1918 : après la défaite des Turcs alliés aux Allemands pendant la Iere Guerre mondiale, le Liban passe sous contrôle français.
• 1943 : indépendance du Liban. Par la suite les rivalités "socio-écononomico-politiques" entre chrétiens et musulmans ne feront que s'amplifier pour aboutir à la guerre civile de 1975.
• 1975-1990 : guerre du Liban entre, selon les époques et les régions, musulmans, palestiniens, chrétiens, syriens et israéliens.
• 1976 : début de l'intervention de l'armée syrienne au Liban.
• 1992 : premières élections législatives d'après guerre remportées par le parti Hezbollah pro-iranien.
• Mi-années 90 : retour d'une partie des libanais qui avaient fui le pays pendant la guerre. Tensions répétées (et encore d'actualité) entre hezbollah et israéliens dans le sud du pays.
• 1994 : débuts des pourparlers de paix entre Israël et la Syrie pour un règlement des conflits dans la région.
• 2000 : en mai retrait des forces israéliennes du sud Liban.
• 2001 : le Liban accueille le sommet mondial de la francophonie.
• 2005 : suite à la pression populaire et internationale, en avril, la Syrie retire ses troupes stationnées au Liban depuis 29 ans. L'assassinat (plus ou moin organisé par la Syrie) de l'ancien premier ministre Rafic Hariri ravive à nouveau des tensions toujours d'actualité.
• 2006 : suite aux tirs répétés à partir du sud Liban du Hezbollah sur son territoire, Israël multiplie ses attaques dans tous le pays provoquant un exode massif des populations et l'effondrement du tourisme.
• 2008 : le général Michel Sleiman, commandant en chef de l'armée, est élu à la présidence de la République libanaise.
• 2012 : le Liban souffre de tensions entre les communautés chiites et les sunnites.
• 2014 : après 330 jours de négociations, le Gouvernement Tammam Salam est mis en place.
Climat
Au Liban, le climat méditerranéen de la côte devient de plus en plus aride et continental lorsque l'on s'enfonce vers l'intérieur. La chaleur peut être accablante en été et les hivers pluvieux. Rien que pour cela, la meilleure saison pour visiter le pays se situe entre avril et juin ou entre septembre et octobre.
• Equipement à prévoir
Des vêtements légers en été, mais aussi plus chauds pour l'altitude et l'hiver à l'intérieur des terres.
Langues
Langue officielle : Arabe.
Le français (45% de francophones) puis l'anglais (30% d'anglophones) sont aussi largement pratiqués; également des langues "minoritaires" comme l'arménien et le kurde.
→ Vos premiers mots d'arabe pour le voyage.
Argent
Livre Libanaise (100 piastres).
→ Taux de change du jour
Dollars US et éventuellement Euros conseillés en cash et travellers. Les cartes bancaires sont surtout acceptées dans les grands magasins, les hôtels et les restaurants d'un certain standing.
Toutefois possibilité de retrait par cartes dans les guichets automatiques.
Affluence
Même si la guerre civile est terminée depuis longtemps, les tensions régionales (plus locales depuis la fin 2005) et l'image du Liban font que celui-ci n'est encore que peu visité par les occidentaux. De plus les événements de la mi-2006 ont complètement réduits à néant (et à priori malheureusement pour longtemps) les efforts des libanais pour faire à nouveau de leur pays une destination touristique.
En 2004 le Liban a accueilli 1 278 000 visiteurs (+ 3,6% 04/03).
A eux seuls, les touristes arabes (sauf syriens) représentent 40% de l'ensemble devant les européens (1/4 des entrées). 94 500 français sont allés au Liban en 2004 (+ 23% sur 04/03).
Précautions
• Voyage individuel
Destination pour voyageur débutant/voyageur un peu expérimenté.
Statistiques socio-éco
| "Qualité de vie" (rang) |
2004 |
80/177 |
| PIB/hab. |
2013 | 15 800 US $ |
| Revenu moyen mensuel |
2013 | 766 US $ |
| Inflation | 2013 | + 5% |
| Seuil de pauvreté | 2015 | N.C |
| Pop. avec moins de 2 US $/jour | 2015 | 0% |
| Espérance de vie | 2015 | 77,22 ans |
| Taux de migration (pour 1 000 hab.) | 2014 | + 83,82 |
| Croissance pop. | 2014 | + 0,98% |
| Taux d'alphabétisation | 2014 | 89,6% |
| Population urbaine | 2014 | 88% |
| Liberté de la presse (rang) |
2014 | 101/179 |
Formalités
. Formalités et conseils sur la destination par le Ministère des Affaires Etrangères.
Passeport en cours de validité + visa valable 3 mois (33 €; compter 4 jours de délais) ou 15 jours (moitié prix). Ce dernier peut-être aussi normalement obtenu directement à l'arrivée à l'aéroport à Beyrouth. Pour toutes les durées, possibilités d'une seule entrée ou d'entrées multiples. Attention, le pays est interdit à toute personne disposant de tampons israéliens sur son passeport (ou même d'un visa jordanien établi à la frontière israélienne).
Adresses utiles
. Consulat
42 rue Copernic, 75116 Paris. Tél.: 01 40 67 26 36.
Ouvert de 9h00 à 12h30 du lundi au vendredi.
. Office de Tourisme
124 rue du Fbg St Honoré, 75008 Paris. Tél. : 01 43 59 10 36.
. Institut du Monde arabe
1 rue Fossés Saint Bernard, 75005 Paris. Tél. : 01 40 39 80 81.
. Compagnie aérienne
MEA : 6 rue Scribe, 75009 Paris. Tél. : 01 42 66 93 93.
Guides
Le Liban est parfois traité dans les guides avec la Syrie (idem pour les cartes).
. Pratique
Footprint (02), Petit Futé (05), Bleu Evasion.
- En anglais :
Lonely Planet et Bradt.
. Brefs séjours/organisé
Mondeos (03), Marcus (02), Bonjour (00).
. Culturel
Bibliothèque du Voyageur (02), Olizane, Nelles.
Cartes
IGN (1/200 000) plus Bartholomew, Geoproject. A voir également les cartes sur l'ensemble du Proche-Orient (Freytag, Ravenstein...).
.
Sur Internet
.
. Carnets de voyage
> Voyager au Liban : un bon site perso plein d'infos pratiques.
> Carnet de route : voyage d'une semaine en 2002.
. Portails et fiches pratiques
> Lebanon Atlas : le portail le plus complet sur le Liban.
> le-liban.com : portail francophone.
> Liban Vision : la francophonie libanaise et pas mal de liens intéressants.
> Voyage Liban : site de présentation générale.
> Bienvenue au pays des cèdres : autre site de présentation avec quelques infos d'ensemble sur le pays.
> Lebanon Panorama : photos et visite virtuelle du Liban.












