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vendredi, 05 avril 2019 16:25

Lectures Voyageuses à ABM Lyon.

 animé par Bernadette Couillandeau.

Huit livres de voyage présentés à une vingtaine d'adhérents, venus parfois de loin.

Belle convivialité en deux temps : les découvertes littéraires puis un agréable repas partagé.

Des livres combien différents : 

- Geneviève Francon avec "L'aventure pour quoi faire ?"de Patrick Franceschi qui présente les réflexions de onze voyageurs émérites. En vrac :

Le véritable but d'un voyage n'est pas toujours perçu. Partir mais changer son regard. L'aventure, anti dote à l'ennui (pascalien) ?

L'aventure comme une respiration de la vie. L'aventure, une prise de risque avec volonté de se sentir responsable. Le dépouillement de l'inutile pour se perdre, s'évader. Il restera toujours l'esprit d'aventure, meilleure arme contre le matérialisme.

- Marie Pierre  Baqué  avec "Désorientale" de Negar Djavadi. Iranienne, née en 1969 elle a dû fuir son pays à l'âge de 11 ans du fait des persécutions de ses parents. Elle raconte cette fuite irréelle à cheval par le Kurdistan en plein hiver. "Si tu as quelque chose à dire, écris-le". Ce qu'elle réalise dans l'écriture de scénario, de livres.  Elle porte un double regard sur l'Iran : la vie là-bas au début du siècle, dans les années 1970 et maintenant ; la vie en France et le choc culturel qu'elle ressent. Elle relève la force de l'humour et de la solidarité iraniennes qui fusent en tous lieux alors qu'ici les rapports sont plus distants. Si elle se souvient de la lumière de Téheran, elle a en mémoire aussi la répression continue du régime contre tout "opposant".

-  Marie-Cécile Lépine  avec Jean Yves Loude : « un cargo pour les Açores ». Loude est lyonnais, il a fait don de ses collections au Musée des Confluences (exposition en cours). Il part de Lisbonne vers les neuf îles de ce monde à part : les Açores, chahutées par les intempéries, phare pour les navigateurs, dépendantes de la mer, pétries d'histoires de marins. Un monde à découvrir.

- Anny Talagrand   avec " Corbeau vole la lumière", de Bill Reid et Robert Bringhurst ; nous partons en Colombie Britannique découvrir une légende vitale pour les peuples autochtones, celle du Corbeau. Les arts traditionnels comme la vie quotidienne relient étroitement le monde naturel et le monde sur-naturel, pas de barrière. D'ailleurs pourquoi y en aurait il ?

-  Arlette Trautmann  avec "Parle-leur de batailles de rois, d'éléphants" de Mathias Enard. Ou comment la fugue de Michel Ange durant trois mois en 1506 à Constantinople aura eu, malgré son aversion pour les "Mahométans" de multiples conséquences. Certes il n'aura pas construit de pont sur le Bosphore mais il va découvrir un monde architectural insolite pour lui. Les influences vont fleurir dans les Dômes romains, dans les fresques des chapelles... les voyages forment-ils la jeunesse depuis bien longtemps ?

- Bernadette Couillandeau avec "Confidences cubaines" de Claude Marthaler. Le cycliste suisse a fait étape à Cuba. Il découvre le poids de la propagande dès l'aéroport : le Che est partout, comment la mort d'un homme, le 9 octobre 1967, a pu donner naissance à un mythe encore bien vivant. Il relève l'humour des Cubains, leur débrouillardise face à la pénurie, l'économie réelle est celle du marché noir. Il est touché par beaucoup de gestes des plus pauvres et constate que le tourisme accentue les inégalités. A méditer.

-  MijoSanlias avec "le journal d'un sahib au Népal" de  Henri Sigayret . L'explorateur, s'est installé en 1995 avec sa jeune femme népalaise dans un village reculé du Népal. Un extrait : il ne pensait pas avoir d'enfant et voici que la naissance survient. Il va tenter de restaurer une hygiène occidentale dans la maison noire de suie car l'hôpital est inaccessible. Récit humoristique de cet accouchement et du choc des cultures... la maman et le bébé (qui a maintenant 24 ans) se portent bien. 

- Elisabeth Roch avec "Sur les chemins noirs" de Sylvain Tesson. Donné pour mort en aout 2014 à 42 ans, ce grand voyageur, se relève, quitte l'hôpital et entreprend de traverser la France à pied et à la belle étoile de Nice au Cotentin, tout droit, par les "chemins noirs". Il donne la preuve des grands espaces, des lieux désertés, des coins tranquilles sur cet axe en particulier et rend un vibrant hommage au bivouac après lesquels les nuits dans les palaces semblent bien fades.

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