Sur place
Bars et restaurants :
Les restaurants appartiennent pour la plupart à des groupes de restaurants.
Groupe A : Barley, Hungry Rabbit et Zaza (boîte de nuit)
Sont inspirés de Shoreditch, bien conçu et tout en un : bar, restaurant, piste de danse, salle de karaoké privée.
Compter à peu près 70€ par personne avec boissons alcoolisées.
Groupe B : Good Project ((http://www.goodproject.kz )
De loin le plus gros groupe, qui ne comprend que des restaurants assez chics.
Dim-Sum, Kyoto Bar, Chivas Bar, Barkhat Lounge, Habibi Shisha, Jelsomino (karaoké), Na Kryshe (bar en terrasse).
Ces restaurants font partie, pour la plupart, des plus chers (où aller).
Lieux pour les expatriés :
1- Marrone Rosso, très bel endroit pour y prendre le petit déjeuner, le déjeuner, le brunch ou encore le goûter. Cet endroit branché propose une nourriture riche, fraîche et délicieuse. Très bien situé, dans le centre commercial de Keruen (très populaire pour des rendez-vous d'affaires décontractés).
2- Guns and Roses, pub animé qui reçoit souvent des groupes (bondé d'expatriés les vendredi et samedi soirs).
Boîte de nuit :
Zaza, la seule que je recommande (les autres peuvent être dangereuses).
Monuments à voir :
1- La Pyramide – la merveille architecturale de Norman Foster sortie de terre en 2004 et ouverte depuis 2006.
Précédemment nommée Palais de la Paix et de la Réconciliation – l’année où a eu lieu l'assemblée annuelle des représentants religieux du monde entier – le Président Nazarbayev essaie de s'imposer comme Ambassadeur de la Paix.
Les rumeurs courent que cette place serait un symbole maçonnique.
Visites guidées.
2- Khan-Chatyr
Centre commercial (autre chef-d’œuvre de l'entreprise Norman Foster). Ville intérieure, sous un dôme, avec son propre micro-climat tout au long de l'année.
Endroit de la ville le plus visité, autant par les personnes étrangères au Kazakhstan que par les locaux.
3- Océanarium – pas très populaire auprès des locaux, mais incontournable pour les étrangers.
4- Opéra d'Astana – Maison de l'Opéra qui frappe par sa grandeur. Ouverture en 2013 .
Les habitants d'Astana le voit comme un joyau d'architecture.
Attirera très probablement les célébrités d'opéra du monde entier grâce à la grandeur des sponsors et des mécènes.
5- Alau – patinoire
Une des plus grandes patinoires intérieures ouverte toute l'année où pros et amateurs se côtoient.
Musées :
1- Musée du Premier Président (Centre Culturel du Premier Président)
Histoire du Kazakhstan (à la fois pré-soviétique et depuis l’indépendance).
Visite guidée organisée par les propagandistes pro-Nazarbayev sur l'histoire « magique » de l'édifice kazakh et de l'immense croissance économique basée sur le pétrole.
2- Galerie d'art Hass-Sanat – galerie commerciale privée qui contient des œuvres d'art kazakhs datant du XX et XXIe siècle.
Artistes : Bekeyev, Noda etc.
Alentours :
Les locaux préfèrent quitter la ville le week-end.
Ils partent essentiellement pour le lac de Borovoe (270 km au nord, distance considérée courte pour les Kazakhs).
Nature pittoresque qui ressemble beaucoup aux Alpes suisses ou à la Patagonie en Argentine (sans les glaciers).
< Miras Ibraimov
Trip en Asie
Philippe a débuté son voyage, il y a maintenant 9 mois.
Les pays parcourus sont l'Inde, la Thaïlande, la Malaisie, l'Indonésie (Sumatra, Bali, Java), le Cambodge et le Vietnam.
Les aventures marquantes sont pour l'instant : des treks et des roadtrips en Royal Enfield dans le Ladakh ; un woofing en Malaisie au sud de Kuala Lumpur ; un séjour chez les Mentawaï à Siberut au large de Sumatra ; 3 semaines de roadtrip en scooter à Bali ; le Kawah Ijen et le Bromo à Java ; un séjour dans un village Bunongs dans le Mondulkiri au Cambodge ; un roadtrip sur les hauts plateaux au centre Vietnam...
Nous sommes en ce moment au Rajasthan au guidon d'une Royal Enfield.
INFOGRAPHIE "ENQUÊTE TOUR DU MONDE"
"D'août à octobre, nous avons fait une grande enquête sur les tour-du-mondistes .
524 d'entre vous y ont répondu, merci beaucoup !
On a mis un peu de temps pour analyser les résultats et les mettre en forme, mais ça en valait la peine !
Voici une étude exceptionnelle, entièrement illustrée pour tout connaitre sur ceux qui font le tour du monde
En partenariat avec www.tourdumondiste.com
Gagnez vos prochaines vacances
A quelques semaines de Noël on rêve tous de partir en vacances et se faire chatouiller les doigts de pieds par la mer, bronzer sur la plage de sable fin…
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Quelque part au sud de la Chine
Chronique journalière d’un long voyage à pied.
Hier soir, un peu avant la tombée de la nuit, en approchant d'un hameau, une voix provenant d'une maison au toit recourbé façon chinoise nous interpelle, un homme à la peau mate se plante devant nous.
Au début timide, il sourit beaucoup et, persuadé que nous ne pouvons pas parler mandarin, il se cache derrière sa langue pour ne pas ¨perdre la face¨, un sentiment propre à l'Asie que l'occident ne comprendra jamais véritablement. Puis il découvre qu'il peut s'exprimer et comprendre ce que l'on raconte.
"Tiens, un étranger qui parle chinois !" se dit-il agréablement surpris, tout en nous tendant une cigarette. Tous les hommes fument ici. Alors, tout en mimant le geste de mains tenant des baguettes et mangeant dans un récipient, il nous invite à dîner chez lui. C'est pourquoi nous nous retrouvons assis chez lui ce matin dans la cour, les jambes pleines de picotements dus à ces maudits tabourets chinois. De toutes petites chaises en bois dur inconfortables, parfois à peine plus hautes qu'une marche d'escalier. Il n'est déjà plus si tôt et, avant de repartir sur la route, nous finissons munis de nos baguettes un second bol de riz que notre hôte nous a servi.
Nous nous étions déjà dit toutes les choses du monde la veille, alors nous mangions en silence.
La fraîcheur du matin se dissipe déjà , et tous ensemble, nous piochons dans les assiettes que sa femme, toujours la femme, a cuisiné pour notre petit groupe de voyageurs. De gros morceaux de porc, seulement le gras, sans sa viande, viennent accompagner nos petits grains blancs. La soupe d'une plante verte rappelant vaguement les épinards sera sûrement notre seul plat de légumes de la journée, nous le savons et c'est pourquoi chacun d'entre nous se sert de grandes feuilles qu'il engloutit avec un ou deux morceaux de racine pimentée, un met que l'on trouve sur de nombreuses tables chinoises.
Lui comme nous sommes désormais un peu avare en conversation, les effets de l'alcool de maïs bu hier soir se sont évaporés, les gorges sont encore imprégnées par les nombreuses cigarettes que notre hôte nous a offertes, et puis quelque-part : nous avons aussi beaucoup parlé. Alors, un dernier verre d'eau brûlante où baignent quelques feuilles de thé vert et nous serons tous prêts à continuer.
Tous ? Oui. Nous : pour reprendre notre long voyage où la monotonie n'a pas sa place ; lui, ses champs, ses buffles et sa vie où l'imprévu n'existe pas, enfin presque, la preuve hier soir.
S'arracher un peu plus à la gravité.
La piste poussiéreuse nous ennuie vite, et puis il est vrai que ce n'est pas notre direction : le cap “Est Sud-est”, celui qui nous mène toujours plus vers l'orient. Ainsi, quand un petit chemin qui semble offrir une meilleure direction se présente devant nous, nous n'hésitons pas à nous y engager. Et pourtant, ici en Chine, nous le savons bien, les sentiers nous perdent toujours. Mais bon, espérons comme à chaque fois que celui-ci nous mènera plus ou moins à bon port.
Un petit chemin, cela permet certes de plonger au coeur de la montagne, mais cela veut aussi dire la gravir, et sans plus tarder, chacun de nos pas doit s'arracher un peu plus à la gravité pour monter, monter et encore monter. Il est encore tôt dans l'après-midi, l'air semble brûlant mais il n'est pas permis d'y penser car la route est encore longue, y songer maintenant conduirait à ne faire que ressasser en permanence cette chaleur assommante.
Le chemin n'est plus que le fantôme des traces de quelques ramasseurs de sève.
Un pied devant l'autre, on se parle un peu, observant le relief, plaisantant souvent et on regarde au loin, on constate que la pente est encore haute. Nous avançons transpirant sur ce sentier qui devient de plus en plus étroit. Le premier du groupe, à chaque intersection, essaye de suivre la voie qui lui semble la plus optimale, en demandant parfois l'avis des autres, ce qui est de temps en temps source de discorde, et on continue, on monte. On passe un énième ruisseau avec soif, mais une fois de plus, on pousse à plus loin le moment de poser, ou plutôt de laisser tomber les sacs. Maintenant, nous sommes clairement en train de perdre notre sentier. Il n'est plus que le fantôme des traces de quelques ramasseurs de sève.
Nous venons d'accomplir une bonne partie de l'ascension, alors tant pis, même sans chemin, nous décidons de poursuivre jusqu'à la crête. Notre environnement devient de plus en plus vertical, et sur ces aiguilles de pins qui tapissent le sol, chaque pas devient de moins en moins plaisant. Une chute de l'un d'entre nous ne serait actuellement vraiment pas la bienvenue. On se fait quelques frayeurs dans des passages difficiles, et on monte toujours, cette fois-ci à pas prudent, essayant tant bien que mal de nous frayer un passage à travers la végétation. Nous sommes perdus.
La perception du temps et des distances dans les endroits plus compliqués est différente, chaque kilomètre semble incomparablement plus long. On se parle moins, gardant notre énergie et nos pensées en nous.
Soudain, au loin, de l'autre coté de la vallée, une sorte de piste se dessine. Voila , il ne nous reste plus qu'à tenter de nous y engouffrer. Par le haut, sur la crête ? Par le bas, en traversant la rivière ?
Touchons du bois, et il est ici présent partout, nous parviendrons toujours à retrouver le petit sentier.
Récit extrait des carnets de voyage du tour du monde à pied.
Étape de la traversée du Yunnan, Chine.
http://www.toutenmarchant.com/
< Texte : Kohler william, Photos : Killian Blais
Gertrud au théâtre Le Monfort
En partenariat avec le théâtre Monfort à Paris 15e, nous vous proposons d'assister au spetacle " GERTRUD", d’après H. Söderberg, mise en scène de Jean-Pierre Baro (théâtre), du 25 novembre au 13 décembre
Avec Gertrud, chef d’œuvre de la littérature scandinave méconnue en France, JP Baro choisit de figurer le conflit du corps et de l’âme à travers le destin tragique d’une femme en quête d’un amour absolu. Une critique de l’arrivisme dans laquelle Söderberg nous tend un miroir aveuglant.
http://www.lemonfort.fr/agenda-programme/gertrud
Pour chaque spectacle, nous proposons aux adhérents d’ABM un tarif partenaire à 16€ au lieu de 25€.
Offre limitée à une place par personne, sur la date de votre choix, dans la limite des places disponibles.
Réservations et informations à la billetterie au 01 56 08 33 84 du mardi au samedi de 14h à 18h30, en donnant le code ABM1415.
Voyage chez les Korowaïs
Le 22 novembre nous passons la nuit chez les Batus qui nous reçoivent agréablement. Notre apparition ne les étonne pas. Ils connaissent les « Esprits Blancs » car ils leur rendent visite de temps à autre. Aussi sont-ils sans crainte excessive, plutôt détendus et souriants.
Nous atteignons le territoire des Korowaïs dans le village de Dambo. Ici les familles vivent dans des maisons construites sur les arbres. Nous ne sommes pas pour eux non plus une réelle surprise. Des Blancs, parfois, sont arrivés jusqu’ici, rarement, mais personne ne nous considère comme des esprits malfaisants.
Chez les Korowaïs de Dambo nous approchons de notre but : les Sayots et les Chayaks situés de l’autre côté d’une frontière invisible, la fameuse « Ligne de Pacification », en pleine zone marquée sur les cartes « Cannibalism Area » ! Difficultés et émotions fortes sont pour demain ! Cette fameuse « Ligne de Pacification », personne ne l’a encore franchie, du moins pour autant que l’on sache et si quelqu’un avait réussi à le faire, il n’était jamais revenu pour le dire.
En attendant, avant d’aller plus loin, nous devons reprendre des forces, réviser notre matériel, embaucher de nouveaux porteurs, afin de se faire mieux comprendre, car ici les dialectes changent en même temps que les tribus rencontrées.
Les contacts chez les Korowaïs sont assez faciles et je profite de ce moment de répit pour m’intégrer, autant que faire se peut, à leur vie quotidienne. Ils sont complètement nus. Mais ici, pas d’étui pénien démesuré. Il a été remplacé par une simple et modeste coquille de feuilles qui suffit à cacher le sexe viril. Les femmes portent un pagne de fibres végétales, à bourrelets chevauchants, de la taille d’une courte minijupe. Rien d’autre en dessous ! Ce qui pourrait apparaître comme une commodité, une simplification des choses de la vie.! Absence de pudeur ? On peut en douter. La pudeur n’a probablement pas grande signification dans ces populations. Il est beaucoup plus vraisemblable que la nature a imposé sa loi et que même un semblant de culotte dans un tel contexte d’humidité et d’abondance microbienne, tournerait bientôt à la catastrophe. Je constate, par exemple, que beaucoup de femmes se grattent et que leur peau se détache sur de vastes surfaces, sur les bras, le ventre, les cuisses… C’est le résultat de l’humidité provoquant l’apparition d’inguérissables mycoses.
Je note aussi les mêmes aspirations discrètes à l’embellissement du corps, la présence de bijoux, essentiellement des colliers faits de graines ou de coquillages. Parfois une grande coquille rose en guise de pectoral relève la beauté des poitrails. Des os de chauve-souris fixés sur le nez des femmes leur confèrent un air inattendu de coquetterie entomologique. Les enfants, même très petits, portent également des colliers de cauris. Une nouveauté : de gros tuyaux de bambou traversent le lobe de l’oreille.
Dans la hutte perchée sur un arbre, où nous avons pris place, nous découvrons les mêmes armes. Des arcs et des flèches à usage spécialisé, les unes pour les porcs, les autres pour les oiseaux, certaines réservées aux hommes. A l’entrée, sont installées des paquets de colonnes vertébrales de serpents, des crânes de cochons, de grosses coquilles d’œufs de casoars. Au milieu de la case, un feu brûle en permanence. Aux femmes l’obligation de faire la cuisine : du poisson, du serpent, du sagou grillé, des oiseaux, des larves… A cela il faut ajouter des racines, des bananes cuites dans la cendre. Le menu reste invariable et peu abondant. Les ressources alimentaires de la forêt sont clairsemées. Les femmes s’occupent des tâches ménagères, nourrissent les enfants. Les hommes fument du tabac dans de grands tuyaux de bambou à incisions géométriques. On fabrique de la ficelle et du fil avec des fibres d’écorce. On agrandit ou on reconstruit les maisons en pliant des feuilles de palmier sur des structures en bois. Les guerres entre clans mettent de temps en temps les villages en effervescence. Rapts de cochons ou de femmes en sont le plus souvent la cause. Elles se terminent aux premiers morts. Et tout se calme en attendant la prochaine attaque. De vengeance en vengeance, la guerre ne finit jamais. Mais peut-être n’avons nous pas raison de parler de guerre ? Ici règne une loi impitoyable, celle de la vie et de la survie. Cette loi impose de manger et de procréer. Elle est essentielle pour assurer la pérennité à la fois des individus et des groupes humains confrontés aux exigences des conditions naturelles.
Les Korowaïs sont de tradition paléolithique, ce que confirme un outillage de pierre fait d’herminettes seulement polies sur le tranchant.
Ainsi, j’ai l’incroyable privilège de partager la vie d’hommes préhistoriques. Les Papous Korowaïs trouvent les glucides dans le sagoutier, un palmier dont le tronc contient de l’amidon. J’admire le savoir faire de ces hommes qui abattent l’arbre à l’herminette de pierre. Le tronc est ouvert sur le dessus, avec une racines de sagoutier aiguisée. On a l’impression d’assister à la fabrication d’une pirogue ! Bientôt toute la moelle de l’arbre est réduite en farine.! Riche en amidon, elle est transportée dans de longues gouttières qui ne sont autres que les longs pétioles des palmes du sagoutier. Dans ces rigoles on fait couler de l’eau, ce qui, par effet de lavage, sépare l’amidon qui s’accumule au point le plus bas, fournissant une masse blanche dans laquelle on découpe ensuite des pavés qui se conserveront pendant six mois. Avec le sagou on pétrit de grossières galettes que l’on fera cuire sur la braise.
Les Korowaïs trouvent les graisses dans les vers blancs du sagoutier. Une fête du ver de sagoutier réunit plusieurs clans au cours de laquelle on échange des femmes.
Ils se procurent d’autres corps gras dans les fruits du Pandanus, après cuisson. La chaleur est obtenue à partir de pierres chauffées à blanc empilées sur les aliments. Les fruits cuits sont ensuite pressés à la main pour en extraire un jus gras.
Je venais de parcourir 10 000 ans d’histoire.
< Maurice Thiney (21)
1ère soirée à ABM Pays Basque
Ca y est, le Pays Basque a inauguré sa première soirée-projection le 13 novembre dernier à la Maison des Associations de Biarritz.
L'occasion pour Jean-Marc Fiton, son président, d'essuyer les plâtres avec un beau diaporama sur la région d'Atacama, dans le nord du Chili.
Et c'est avec une certaine fierté que toute l'équipe a accueilli une quarantaine de participants venus du Pays Basque et des Landes dont le Maire actuel de la ville de Biarritz et son prédécesseur.
Après s'être émerveillés devant les magnifiques paysages chiliens, nous avons pu ravir nos papilles autour de petits plats concoctés avec attention.
Une soirée réussie pour un partage en toute convivialité.
Espérons que cette alchimie se poursuive dès le 11 décembre prochain où nous nous envolerons cette fois-ci pour le Japon en compagnie de Pascale et Martial.
En voiture en Amérique du Sud
Traversant les Amériques, la “transaméricaine” ou autoroute Panaméricaine s’étend de l’Alaska jusqu’au Chili - exception faite du bouchon de Darién, entre le Panama et la Colombie. L’immense axe se déploie à travers des environnements et des conditions climatiques variés, de zones de jungle dense aux déserts arides, certains ne pouvant être empruntés qu’au cours des saisons sèches. De multiples zones y sont réputées comme particulièrement dangereuses.
Il est toutefois possible pour les voyageurs de profiter de cette impressionnante infrastructure qui rejoint le continent d’une extrémité à l’autre, et qui permet notamment de traverser l’Amérique du Sud en voiture. Goudronnée et d’une grande praticabilité, la “PanAm” sud-américaine permet de découvrir un à un les charmes du continent, sans recourir à d’autres moyens de transport que la voiture. Traversant de nombreux pays, elle permet à ceux qui n’effectuent qu’un court séjour de découvrir une variété de paysages et de cultures en peu de temps.
Pour ceux qui recherchent une expérience sauvage, mieux vaut se tourner vers les routes secondaires. En voiture, il est important de savoir que l’Amérique du Sud compte parmi les routes les plus dangereuses au monde.
Las Yungas en Bolivie, ou “Route de la Mort” certainement la plus connue, est ainsi nommée à cause de son extrême dangerosité pour les conducteurs. Aujourd’hui plus communément utilisée à des fins touristiques - notamment pour des randonnées cyclistes pour les plus aguerris - il arrive encore que la route, perchée à flanc de falaise à 5000 mètres d’altitude, soit encore empruntée par des véhicules de marchandises. Bien que praticable, elle est extrêmement périlleuse. Même si vous avez choisi de parcourir l’Amérique du Sud en voiture, il est plus judicieux de se rendre à Las Yungas à pied ou à vélo (se renseigner auprès des agences de location de La Paz) pour admirer son paysage à couper le souffle.
Plus praticable en voiture, bien que ce ne soit pas une route, le Salar d’Uyuni, ou désert de sel, toujours en Bolivie, est accessible en véhicule. Situé sur les hauts plateaux du sud Ouest, à plus de 3000 mètres d’altitude, le paysage y est spectaculaire - et sans danger.
Toujours à bord de votre voiture, vous pouvez découvrir la vie sauvage dans les vastes zones humides du Pantanal brésilien ou traverser la Ruta 40 en Argentine, la plus fameuse route Sud Américaine, déguster les vins locaux sur les bords de Mendoza, découvrir le “Lake District” d’El Bolson ou encore passer par les terres désolées de Patagonie où vous ferez peut-être la rencontre des nandus (cousins de l’autruche), des renards gris ou de troupeaux de chèvres sur votre chemin.
Retrouvez les routes dangereuses continent par continent sur le graphique ci-dessous compilé par Coolcadeau.
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