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mardi, 02 décembre 2014 17:58

INFOGRAPHIE "ENQUÊTE TOUR DU MONDE"


"D'août à octobre, nous avons fait une grande enquête sur les tour-du-mondistes .

524 d'entre vous y ont répondu, merci beaucoup !

On a mis un peu de temps pour analyser les résultats et les mettre en forme, mais ça en valait la peine !

Voici une étude exceptionnelle, entièrement illustrée pour tout connaitre sur ceux qui font le tour du monde

En partenariat avec www.tourdumondiste.com

lundi, 01 décembre 2014 10:41

Gagnez vos prochaines vacances

A quelques semaines de Noël on rêve tous de partir en vacances et se faire chatouiller les doigts de pieds par la mer, bronzer sur la plage de sable fin…

Vous sentez déjà le chaleur du soleil vous envelopper tandis que vos yeux se ferment ?

Alors c’est que vous êtes prêts à jouer avec Look Voyages pour gagner 1 semaine tout inclus dans le nouveau Club Lookéa Fuerteventura Princess pour deux personnes.

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jeudi, 27 novembre 2014 12:33

Quelque part au sud de la Chine

Chronique journalière d’un long voyage à pied.

Hier soir, un peu avant la tombée de la nuit, en approchant d'un hameau, une voix provenant d'une maison au toit recourbé façon chinoise nous interpelle, un homme à la peau mate se plante devant nous.

Au début timide, il sourit beaucoup et, persuadé que nous ne pouvons pas parler mandarin, il se cache derrière sa langue pour ne pas ¨perdre la face¨, un sentiment propre à l'Asie que l'occident ne comprendra jamais véritablement. Puis il découvre qu'il peut s'exprimer et comprendre ce que l'on raconte.

"Tiens, un étranger qui parle chinois !" se dit-il agréablement surpris, tout en nous tendant une cigarette. Tous les hommes fument ici. Alors, tout en mimant le geste de mains tenant des baguettes et mangeant dans un récipient, il nous invite à dîner chez lui. C'est pourquoi nous nous retrouvons assis chez lui ce matin dans la cour, les jambes pleines de picotements dus à ces maudits tabourets chinois. De toutes petites chaises en bois dur inconfortables, parfois à peine plus hautes qu'une marche d'escalier. Il n'est déjà plus si tôt et, avant de repartir sur la route, nous finissons munis de nos baguettes un second bol de riz que notre hôte nous a servi.

Nous nous étions déjà dit toutes les choses du monde la veille, alors nous mangions en silence.

La fraîcheur du matin se dissipe déjà , et tous ensemble, nous piochons dans les assiettes que sa femme, toujours la femme, a cuisiné pour notre petit groupe de voyageurs. De gros morceaux de porc, seulement le gras, sans sa viande, viennent accompagner nos petits grains blancs. La soupe d'une plante verte rappelant vaguement les épinards sera sûrement notre seul plat de légumes de la journée, nous le savons et c'est pourquoi chacun d'entre nous se sert de grandes feuilles qu'il engloutit avec un ou deux morceaux de racine pimentée, un met que l'on trouve sur de nombreuses tables chinoises.

Lui comme nous sommes désormais un peu avare en conversation, les effets de l'alcool de maïs bu hier soir se sont évaporés, les gorges sont encore imprégnées par les nombreuses cigarettes que notre hôte nous a offertes, et puis quelque-part : nous avons aussi beaucoup parlé. Alors, un dernier verre d'eau brûlante où baignent quelques feuilles de thé vert et nous serons tous prêts à continuer.

Tous ? Oui. Nous : pour reprendre notre long voyage où la monotonie n'a pas sa place ; lui, ses champs, ses buffles et sa vie où l'imprévu n'existe pas, enfin presque, la preuve hier soir.

S'arracher un peu plus à la gravité.

La piste poussiéreuse nous ennuie vite, et puis il est vrai que ce n'est pas notre direction : le cap “Est Sud-est”, celui qui nous mène toujours plus vers l'orient. Ainsi, quand un petit chemin qui semble offrir une meilleure direction se présente devant nous, nous n'hésitons pas à nous y engager. Et pourtant, ici en Chine, nous le savons bien, les sentiers nous perdent toujours. Mais bon, espérons comme à chaque fois que celui-ci nous mènera plus ou moins à bon port.

Un petit chemin, cela permet certes de plonger au coeur de la montagne, mais cela veut aussi dire la gravir, et sans plus tarder, chacun de nos pas doit s'arracher un peu plus à la gravité pour monter, monter et encore monter. Il est encore tôt dans l'après-midi, l'air semble brûlant mais il n'est pas permis d'y penser car la route est encore longue, y songer maintenant conduirait à ne faire que ressasser en permanence cette chaleur assommante.

Le chemin n'est plus que le fantôme des traces de quelques ramasseurs de sève.

Un pied devant l'autre, on se parle un peu, observant le relief, plaisantant souvent et on regarde au loin, on constate que la pente est encore haute. Nous avançons transpirant sur ce sentier qui devient de plus en plus étroit. Le premier du groupe, à chaque intersection, essaye de suivre la voie qui lui semble la plus optimale, en demandant parfois l'avis des autres, ce qui est de temps en temps source de discorde, et on continue, on monte. On passe un énième ruisseau avec soif, mais une fois de plus, on pousse à plus loin le moment de poser, ou plutôt de laisser tomber les sacs. Maintenant, nous sommes clairement en train de perdre notre sentier. Il n'est plus que le fantôme des traces de quelques ramasseurs de sève.

Nous venons d'accomplir une bonne partie de l'ascension, alors tant pis, même sans chemin, nous décidons de poursuivre jusqu'à la crête. Notre environnement devient de plus en plus vertical, et sur ces aiguilles de pins qui tapissent le sol, chaque pas devient de moins en moins plaisant. Une chute de l'un d'entre nous ne serait actuellement vraiment pas la bienvenue. On se fait quelques frayeurs dans des passages difficiles, et on monte toujours, cette fois-ci à pas prudent, essayant tant bien que mal de nous frayer un passage à travers la végétation. Nous sommes perdus.

La perception du temps et des distances dans les endroits plus compliqués est différente, chaque kilomètre semble incomparablement plus long. On se parle moins, gardant notre énergie et nos pensées en nous.

Soudain, au loin, de l'autre coté de la vallée, une sorte de piste se dessine. Voila , il ne nous reste plus qu'à tenter de nous y engouffrer. Par le haut, sur la crête ? Par le bas, en traversant la rivière ?

Touchons du bois, et il est ici présent partout, nous parviendrons toujours à retrouver le petit sentier.

Récit extrait des carnets de voyage du tour du monde à pied.

Étape de la traversée du Yunnan, Chine.

http://www.toutenmarchant.com/

< Texte : Kohler william, Photos : Killian Blais

mercredi, 26 novembre 2014 12:12

Gertrud au théâtre Le Monfort

En partenariat avec le théâtre Monfort à Paris 15e, nous vous proposons d'assister au spetacle " GERTRUD", d’après H. Söderberg, mise en scène de Jean-Pierre Baro (théâtre), du 25 novembre au 13 décembre


Avec Gertrud, chef d’œuvre de la littérature scandinave méconnue en France,  JP Baro choisit de figurer le conflit du corps et de l’âme à travers le destin tragique d’une femme en quête d’un amour absolu. Une critique de l’arrivisme dans laquelle Söderberg nous tend un miroir aveuglant.
http://www.lemonfort.fr/agenda-programme/gertrud

Pour chaque spectacle, nous proposons aux adhérents d’ABM un tarif partenaire à 16€ au lieu de 25€.

Offre limitée à une place par personne, sur la date de votre choix, dans la limite des places disponibles.


Réservations et informations à la billetterie au 01 56 08 33 84 du mardi au samedi de 14h à 18h30, en donnant le code ABM1415.

 

mercredi, 26 novembre 2014 09:45

Voyage chez les Korowaïs

Le 22 novembre nous passons la nuit chez les Batus qui nous reçoivent agréablement. Notre apparition ne les étonne pas. Ils connaissent les « Esprits Blancs » car ils leur rendent visite de temps à autre. Aussi sont-ils sans crainte excessive, plutôt détendus et souriants.

         Nous atteignons le territoire des Korowaïs dans le village de Dambo. Ici les familles vivent dans des maisons construites sur les arbres. Nous ne sommes pas pour eux non plus une réelle surprise. Des Blancs, parfois, sont arrivés jusqu’ici, rarement, mais personne ne nous considère comme des esprits malfaisants.

         Chez les Korowaïs de Dambo nous approchons de notre but : les Sayots et les Chayaks situés de l’autre côté d’une frontière invisible, la fameuse « Ligne de Pacification », en pleine zone marquée sur les cartes « Cannibalism Area » ! Difficultés et émotions fortes sont pour demain ! Cette fameuse « Ligne de Pacification », personne ne l’a encore franchie, du moins pour autant que l’on sache et si quelqu’un avait réussi à le faire, il n’était jamais revenu pour le dire.

En attendant, avant d’aller plus loin, nous devons reprendre des forces, réviser notre matériel, embaucher de nouveaux porteurs, afin de se faire mieux comprendre, car ici les dialectes changent en même temps que les tribus rencontrées.

         Les contacts chez les Korowaïs sont assez faciles et je profite de ce moment de répit pour m’intégrer, autant que faire se peut, à leur vie quotidienne. Ils sont complètement nus. Mais ici, pas d’étui pénien démesuré. Il a été remplacé par une simple et modeste coquille de feuilles qui suffit à cacher le sexe viril. Les femmes portent un pagne de fibres végétales, à bourrelets chevauchants, de la taille d’une courte minijupe. Rien d’autre en dessous ! Ce qui pourrait apparaître comme une commodité, une simplification des choses de la vie.! Absence de pudeur ? On peut en douter. La pudeur n’a probablement pas grande signification dans ces populations. Il est beaucoup plus vraisemblable que la nature a imposé sa loi et que même un semblant de culotte dans un tel contexte d’humidité et d’abondance microbienne, tournerait bientôt à la catastrophe. Je constate, par exemple, que beaucoup de femmes se grattent et que leur peau se détache sur de vastes surfaces, sur les bras, le ventre, les cuisses… C’est le résultat de l’humidité provoquant l’apparition d’inguérissables mycoses.

         Je note aussi les mêmes aspirations discrètes à l’embellissement du corps, la présence de bijoux, essentiellement des colliers faits de graines ou de coquillages. Parfois une grande coquille rose en guise de pectoral relève la beauté des poitrails. Des os de chauve-souris fixés sur le nez des femmes leur confèrent un air inattendu de coquetterie entomologique. Les enfants, même très petits, portent également des colliers de cauris. Une nouveauté : de gros tuyaux de bambou traversent le lobe de l’oreille.

         Dans la hutte perchée sur un arbre, où nous avons pris place, nous découvrons les mêmes armes. Des arcs et des flèches à usage spécialisé, les unes pour les porcs, les autres pour les oiseaux, certaines réservées aux hommes. A l’entrée, sont installées des paquets de colonnes vertébrales de serpents, des crânes de cochons, de grosses coquilles d’œufs de casoars. Au milieu de la case, un feu brûle en permanence. Aux femmes l’obligation de faire la cuisine : du poisson, du serpent, du sagou grillé, des oiseaux, des larves… A cela il faut ajouter des racines, des bananes cuites dans la cendre. Le menu reste invariable et peu abondant. Les ressources alimentaires de la forêt sont clairsemées. Les femmes s’occupent des tâches ménagères, nourrissent les enfants. Les hommes fument du tabac dans de grands tuyaux de bambou à incisions géométriques. On fabrique de la ficelle et du fil avec des fibres d’écorce. On agrandit ou on reconstruit les maisons en pliant des feuilles de palmier sur des structures en bois. Les guerres entre clans mettent de temps en temps les villages en effervescence. Rapts de cochons ou de femmes en sont le plus souvent la cause. Elles se terminent aux premiers morts. Et tout se calme en attendant la prochaine attaque. De vengeance en vengeance, la guerre ne finit jamais. Mais peut-être n’avons nous pas raison de parler de guerre ? Ici règne une loi impitoyable, celle de la vie et de la survie. Cette loi impose de manger et de procréer. Elle est essentielle pour assurer la pérennité à la fois des individus et des groupes humains confrontés aux exigences des conditions naturelles.

         Les Korowaïs  sont de tradition paléolithique, ce que confirme un outillage de pierre fait d’herminettes seulement polies sur le tranchant.

         Ainsi, j’ai l’incroyable privilège de partager la vie d’hommes préhistoriques. Les Papous Korowaïs trouvent les glucides dans le sagoutier, un palmier dont le tronc contient de l’amidon. J’admire le savoir faire de ces hommes qui abattent l’arbre à l’herminette de pierre. Le tronc est ouvert sur le dessus, avec une racines de sagoutier aiguisée. On a l’impression d’assister à la fabrication d’une pirogue ! Bientôt toute la moelle de l’arbre est réduite en farine.! Riche en amidon, elle est transportée dans de longues gouttières qui ne sont autres que les longs pétioles des palmes du sagoutier. Dans ces rigoles on fait couler de l’eau, ce qui, par effet de lavage, sépare l’amidon qui s’accumule au point le plus bas, fournissant une masse blanche dans laquelle on découpe ensuite des pavés qui se conserveront pendant six mois. Avec le sagou on pétrit de grossières galettes que l’on fera cuire sur la braise.

         Les Korowaïs trouvent les graisses dans les vers blancs du sagoutier. Une fête du ver de sagoutier réunit plusieurs clans au cours de laquelle on échange des femmes.

         Ils se procurent d’autres corps gras dans les fruits du Pandanus, après cuisson. La chaleur est obtenue à partir de pierres chauffées à blanc empilées sur les aliments. Les fruits cuits sont ensuite pressés à la main pour en extraire un jus gras.

Je venais de parcourir 10 000 ans d’histoire.

< Maurice Thiney (21)

mardi, 25 novembre 2014 17:14

1ère soirée à ABM Pays Basque

Ca y est, le Pays Basque a inauguré sa première soirée-projection le 13 novembre dernier à la Maison des Associations de Biarritz.

L'occasion pour Jean-Marc Fiton, son président, d'essuyer les plâtres avec un beau diaporama sur la région d'Atacama, dans le nord du Chili.

Et c'est avec une certaine fierté que toute l'équipe a accueilli une quarantaine de participants venus du Pays Basque et des Landes dont le Maire actuel de la ville de Biarritz et son prédécesseur.

Après s'être émerveillés devant les magnifiques paysages chiliens, nous avons pu ravir nos papilles autour de petits plats concoctés avec attention.

Une soirée réussie pour un partage en toute convivialité.

Espérons que cette alchimie se poursuive dès le 11 décembre prochain où nous nous envolerons cette fois-ci pour le Japon en compagnie de Pascale et Martial.

 

lundi, 24 novembre 2014 10:39

En voiture en Amérique du Sud

Traversant les Amériques, la “transaméricaine” ou autoroute Panaméricaine s’étend de l’Alaska jusqu’au Chili - exception faite du bouchon de Darién, entre le Panama et la Colombie. L’immense axe se déploie à travers des environnements et des conditions climatiques variés, de zones de jungle dense aux déserts arides, certains ne pouvant être empruntés qu’au cours des saisons sèches. De multiples zones y sont réputées comme particulièrement dangereuses.

Il est toutefois possible pour les voyageurs de profiter de cette impressionnante infrastructure qui rejoint le continent d’une extrémité à l’autre, et qui permet notamment de traverser l’Amérique du Sud en voiture. Goudronnée et d’une grande praticabilité, la “PanAm” sud-américaine permet de découvrir un à un les charmes du continent, sans recourir à d’autres moyens de transport que la voiture. Traversant de nombreux pays, elle permet à ceux qui n’effectuent qu’un court séjour de découvrir une variété de paysages et de cultures en peu de temps.

Pour ceux qui recherchent une expérience sauvage, mieux vaut se tourner vers les routes secondaires. En voiture, il est important de savoir que l’Amérique du Sud compte parmi les routes les plus dangereuses au monde.

Las Yungas en Bolivie, ou “Route de la Mort” certainement la plus connue, est ainsi nommée à cause de son extrême dangerosité pour les conducteurs. Aujourd’hui plus communément utilisée à des fins touristiques - notamment pour des randonnées cyclistes pour les plus aguerris - il arrive encore que la route, perchée à flanc de falaise à 5000 mètres d’altitude, soit encore empruntée par des véhicules de marchandises. Bien que praticable, elle est extrêmement périlleuse. Même si vous avez choisi de parcourir l’Amérique du Sud en voiture, il est plus judicieux de se rendre à Las Yungas à pied ou à vélo (se renseigner auprès des agences de location de La Paz) pour admirer son paysage à couper le souffle.

Plus praticable en voiture, bien que ce ne soit pas une route, le Salar d’Uyuni, ou désert de sel, toujours en Bolivie, est accessible en véhicule. Situé sur les hauts plateaux du sud Ouest, à plus de 3000 mètres d’altitude, le paysage y est spectaculaire - et sans danger.

Toujours à bord de votre voiture, vous pouvez découvrir la vie sauvage dans les vastes zones humides du Pantanal brésilien ou traverser la Ruta 40 en Argentine, la plus fameuse route Sud Américaine, déguster les vins locaux sur les bords de Mendoza, découvrir le “Lake District” d’El Bolson ou encore passer par les terres désolées de Patagonie où vous ferez peut-être la rencontre des nandus (cousins de l’autruche), des renards gris ou de troupeaux de chèvres sur votre chemin.

Retrouvez les routes dangereuses continent par continent sur le graphique ci-dessous compilé par Coolcadeau.

mercredi, 19 novembre 2014 09:04

Nouvelle page FB pour ABM.tv

NOUVELLE PAGE FACEBOOK "ABM-TV"
Découvrez et cliquez sur "J'AIME" sur votre nouveau rendez-vous exclusivement axé sur les interviews d'aventuriers, explorateurs, tour-du-mondistes, globe-trotters et autres routards qui racontent leurs aventures !

Visionnez exclusivement l'interview que vous souhaitez !

Vous rêvez de faire la même chose ? Vous en avez entendu parlé ? Vous souhaitez vous inspirer pour un prochain voyage ?

ALORS CLIQUEZ SUR LA PAGE -> https://www.facebook.com/pages/Abm-Tv/592883914171153

mardi, 18 novembre 2014 18:39

Découverte des ours polaires au Canada

Découverte de New York puis Churchill, le pays des ours polaires au Canada

Chaque année une population d'ours polaires de la baie d'Hudson regagne la terre ferme dans la région de Churchill au mois de juillet. Ils vivent normalement sur la banquise où ils peuvent chasser le phoque, leur nourriture de prédilection. Mais en juillet la banquise de la baie fond c'est pourquoi ils regagnent la terre ferme. Ils restent dans la toundra jusqu'en novembre lorsque la glace se reforme. Ils peuvent alors regagner leur territoire gelé.

Fin octobre, début novembre Ursus maritimus se rapproche de la côte pour être ainsi prêt à partir dès que la banquise le permettra. C'est donc la bonne période pour venir observer l'ours polaire. Le voyage se prépare presque un an à l'avance, les possibilités d'hébergement n'étant pas très importantes à churchill.

Nous avons profité du voyage transatlantique pour faire escale et visiter New York ou plus exactement Manhattan. Pendant six jours nous n'avons pas chomé, en vadrouille du matin au soir. Bien que peu amateurs de grandes villes nous avons beaucoup aimé cette visite, historique d'abord avec la statue de la liberté et Ellis island, multiculturelle avec les quartier chinois, italiens, surprenante avec les buildings qui côtoient les petits vendeurs de rue comme dans les pays en voie de développement. Bref, on ne s'ennuie pas à New york.

Après cette étape l'avion nous a conduit à Winnipeg, capitale du Manitoba au milieu des plaines agricoles ! Personne n'aurait idée de venir passer une semaine ici. Et bien nous avons découvert de beaux parcs provinciaux au bord du lac Winnipeg et à l'est de la province. Nous y avons retrouvé les forêts, les lacs, les tourbières tous ces écosystèmes canadiens que nous aimons tant et qui abrite une faune intéressante.

De Winnipeg le train nous a amené jusqu'à Churchill, le but de notre voyage. Ce long trajet (45 h) permet de voir évoluer les paysages. Plus on monte plus la taille des arbres diminue, plus les lacs sont gelés pour arriver enfin dans la toundra.

Les ours étaient au rendez-vous, nous en avons vu dix-huit dont la plupart de près. D'autres espèces arctiques ont bien voulu se laisser voir ou apercevoir car toutes sont déjà blanches en cette fin d'automne (renard arctique, lièvre arctique, harfang des neiges, lagopèdes, bruants des neiges...). Cet écosystème très fragile et les espèces inféodées sont maintenant en danger à cause du réchauffement climatique et diverses pollutions.

Il était important pour nous de voir afin de témoigner à notre modeste niveau et essayer de sensibiliser notre entourage pour que ce magnifique animal ne disparaisse pas.

< Sylvie et Bernard Frachet (Lyon)

mercredi, 12 novembre 2014 12:49

Le magazine Globe-Trotters de Nov/dec vient de sortir


Novembre / Décembre 2014 : Au fil du Mékong, Asie du Sud-Est

Temples disséminés dans une nature luxuriante, terre rouge, brume d'Écosse dans des lagons coralliens, chaleur et moiteur des paysages, bacs, bateaux, pluies de mousson...

Sur le Mékong, décrit dans toute sa splendeur en d'autres temps par Marguerite Duras, coule la vie : Vietnam, Cambodge, Laos. Paysages où le temps glisse avec une infinie lenteur, entre douceur et torpeur, animation et commerces flottants... Plages de sable fin, poivriers, Luang Prabang, Vientiane, Phnom Penh, Siem Reap, Angkor Vat...

Ces noms résonnent comme des invitations au voyage. Ces femmes pliées sous de lourdes charges de matériaux pour la construction, sous un soleil de plomb, sont l'envers d'un décor qui n'est pas seulement idyllique, dans des contrées où les minorités tentent aussi de faire reconnaître leurs droits.

Tour d'horizon de ces pays aux contrastes saisissants, de régions qui se développent. Balades à la rencontre de villages oubliés avec l'envie de partager des moments simples, pimentés par les échanges, enrichissements qui donnent de la consistance au voyage et qui font se lever le matin.

Passages en bateau, pistes de sable, poussière, tombes royales, danses soufies : à un autre bout du monde, sur les pistes du Soudan, à la limite du Nil bleu et du Nil blanc, l'aventure est tout aussi palpitante, des paysages fabuleux et des routes encombrées et défoncées, des dévots, des cataractes bien cachées...

Pour tout cela, chaque pays, chaque rencontre donne de nouvelles ailes à cette fureur de "globe-trotter" autrement mais toujours au bout d'un rêve, d'une réalité... avec la ferme envie de récidiver. Pour le plaisir.

Anne Lohéac

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