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lundi, 22 septembre 2014 11:42

Voyage solidaire en Amérique latine

Un voyage solidaire extraordinaire en image à travers l'Amérique Latine de deux écoglobetrotteurs aventuriers et utopistes.


Un périple de 6 mois qui débute sur l'île d'Utila, au Honduras, et se termine au Chili, le tout rythmé par des missions d'écovolontariat au sein d'associations locales engagées dans la sauvegarde de la faune et de la flore.

Partir léger, respecter les lieux et les populations, s'immerger dans leurs cultures et découvrir un maximum tout en étant utile sont les objectifs principaux de ce projet. 


Devenir écovolontaire prend plusieurs dimensions : être solidaire, protéger et conserver la nature via des méthodes locales, durables, alternatives et écologiques, participer et s'engager dans des causes

Départ le 4 novembre, 6 mois, 6 pays, 6 associations, beaucoup de route et surtout de belles rencontres en perspectives !

Pour que cela profite au plus grand nombre nous voulons retranscrire ce voyage au fur et à mesure à l'aide d'articles, de vidéos et de photographies que nous réaliseront et publieront sur notre blog.

Nous souhaitons faire de cette aventure un véritable reportage avec pour thème principal l'écovolontariat. "

Notre blog : http://unitedadventurers.wix.com/notrevoyagesolidaire

vendredi, 19 septembre 2014 11:51

AVEC LES SEMI-NOMADES DANS LES « JAILOO » (Kirghizie)

< PASSAGE DE LA FRONTIERE

Ce samedi 02 Août 2014, en provenance du KAZAKHSTAN, nous envisageons de franchir la frontière pour nous rendre au KIRGHIZSTAN.
Un petit poste frontière, situé à l'extrême nord-est du pays d'accueil en permet l'accès.
Depuis KEGEN, situé à 27 km, une route défoncée difficilement praticable y conduit. Les transports publics sont inexistants. Un fermier ayant, comme à l'accoutumée, livré son lait à la bourgade, accepte de nous prendre à bord de sa veille « LADA », dont l'état nous fait douter d'une arrivée sans encombre à destination.
La vieille « Guimbarde » semble se moquer de cette situation et nous dépose à la hauteur de la ferme, soit à environ 1 km du poste frontière.

Après avoir ajusté nos sacs à dos, sacs à dos contenant le nécessaire permettant de séjourner en autonomie sur les hauts plateaux du KIRGHIZSTAN, nous nous dirigeons vers la frontière.
Les autorités présentes à la sortie du KAZAKHSTAN, surprises de voir se présenter ainsi un couple de vieux bourlingueurs, nous dévisagent d'un air interrogateur, voire même quelque peu suspicieux. Il est vrai que maintenant peu de voyageurs circulent dans ces conditions.


On s'interroge. On observe nos documents avec précision. On nous jette de temps à autre un regard appuyé, curieux. On nous prend en photo. On fouille nos sacs à dos avec minutie. Tout est en règle. Autorisation nous est enfin donnée de poursuivre notre progression.
Arrivés au poste frontière du KIRGHIZSTAN, le même scénario se reproduit. On a droit à nouveau à la fouille de nos sacs à dos !
Quelques questions nous étonnent : « un véhicule vous attend-il après la frontière ? ». La réponse est bien évidemment « non » - « 12 km de route complètement défoncée sont à parcourir, il n'y a pas de moyen de transport public et avec vos sacs sur le dos... ».

L'œil interrogateur, les autorités consentent à nous laisser pénétrer sur le territoire du KIRGHIZSTAN.
Leur regard ne se détachera de nous qu'après que nous n'ayons parcouru quelques dizaines de mètres.
D'un pas décidé, sous un soleil de plomb, nous avalons les km. Il se vérifie que la tâche n'est pas aisée, ceci, jusqu'à ce que un véhicule 4X4 s'arrête à notre hauteur. Ce sont de jeunes russes qui, aussi étonnés que les douaniers, nous proposent de monter à bord.
La partie de la route défoncée franchie, il nous sera par la suite très facile de rejoindre la ville de KARAKOL située à 70 km plus loin.

LE MARCHE AUX ANIMAUX DE KARAKOL

Incomparable marché aux animaux d'Asie centrale !
L'un des plus spectaculaires après celui de KACHGAR en CHINE.
Arrivés sur place on se retrouve face à un désordre indescriptible. Les animaux s'entassent pêle-mêle à perte de vue. On ne sait où poser les pieds, où passer, alors que pour les kirghiz tout est parfaitement ordonné, rangé, sans problème apparent, où ils retrouvent sans difficulté, l'ustensile nécessaire à la poursuite de leurs activités. Pour eux, nous sommes des gens empruntés, qui ne comprennent rien à rien.

Les animaux sont entassés dans de vieux camions, de vieilles « LADA », des remorques, tirés au bout d'une corde, attachés à un pieu, aux barreaux d'une vieille « Guimbarde », à une barre de fer, etc... Ici et là, d'immenses taureaux solidement attachés essayent d'en découdre avec leurs voisins, mais la corde tient bon. Nous sommes face à un « capharnaüm » difficilement imaginable.
Les acheteurs tâtent le flanc des animaux qui, rapidement changent de propriétaires et sont entassés à nouveau dans d'autres « LADA », d'autres camionnettes, d'autres remorques en bêlant furieusement. Les chevaux, après ruades et distributions généreuses de coups de sabots, les vaches de coups de cornes sont saisis par les pattes, la queue, l'arrière-train par 7 ou 8 hommes qui les hissent dans différents véhicules. Les animaux beuglant, hennissant se retrouvent complètement abasourdis sur le plateau des moyens de transport. Ce sont des manœuvres qui se répètent dix fois, cent fois ! Spectacle ahurissant !
A la suite de quoi, les uns après les autres, les véhicules chargés à bloc, tant pis pour les animaux, toujours ordonnés à la manière kirghiz, quittent le marché.

Thiney1DANS LES « JAILOO » AVEC LES SEMI-NOMADES

Toujours en quête d'insolite, nous décidons de nous enfoncer au cœur des grands espaces, sur les pentes de collines ondulantes se situant entre 2500 et 3000 mètres d'altitude, jouxtant les contreforts de la chaîne de montagnes des TIAN SHAN.
A cette altitude se déploient de luxuriants pâturages appelés « Jailoo » où des bergers, semi-nomades, passent l'été avec leurs troupeaux.
A l'extrême est du pays, la vallée de Karkara, pas très loin de la CHINE et longeant le KAZAKHSTAN, assure la solitude au voyageur. C'est vers cette vallée que nous conduisent nos chevaux.
Nous nous déplaçons dans un paysage de vastes collines steppiques se déroulant à perte de vue. Nous côtoyons des yourtes. Nous rencontrons des chèvres, des moutons, des vaches, des yacks et bien sûr des chevaux. Les nôtres sont plutôt capricieux, difficiles à conduire. A la moindre inattention les coups de sabots pleuvent et les ruades ponctuent notre cheminement.
Après 2 jours passés au gré de formations géologiques étagées, nous pénétrons dans la vallée de Karkara.

L'hospitalité légendaire des bergers nomadisant continuant d'effectuer la transhumance annuelle n'est pas un vain mot. Au cours de notre progression, passant devant les yourtes ponctuant le paysage, chaque famille invite les voyageurs que nous sommes à boire le koumis, lait de jument fermenté.

En milieu d'après-midi nous évoluons à près de 2500 mètres d'altitude et décidons d'établir notre campement pour quelques jours auprès d'une grosse yourte totalement isolée. Un immense troupeau de moutons, de vaches, de chevaux gravitent sur les pentes environnantes. Ces animaux appartiennent à nos hôtes. Nous avons installé notre toile de tente à proximité, mais la famille d'accueil, composée d'un couple et de 2 jeunes garçons, insiste avec vigueur pour que nous passions nos nuits à l'intérieur de la yourte. Nous obtempérons.


Après la distribution de cadeaux transportés jusqu'ici afin de satisfaire au bon usage, à savoir : thé, miel, riz, pain, etc... un grignotage en guise de bienvenue nous est offert.
Après les civilités d'usage, il nous est proposé de partir à dos de cheval derrière la crête immédiate de la colline faisant face au campement. Le spectacle naturel qui nous est offert est envoûtant. Les paysages vertigineux sont d'une beauté saisissante. A perte de vue, les collines s'évanouissent au loin sur les contreforts des TIAN SHAN. Au pied de l'une d'elles une trentaine de juments, paissent au creux de la vallée sous la surveillance d'un jeune homme demeurant sur place, ceci afin de les traire à intervalles réguliers. Après la traite le lait subit un mélange permettant l'obtention du fameux koumis devenu boisson nationale.
Nous enfourchons à nouveau nos montures, remontons sur la crête d'une colline dominante et c'est alors que nous découvrons au loin, la steppe immense du KAZAKHSTAN, ondulant à perte de vue, se confondant à l'infini avec le ciel.


A la fin de la journée, à la nuit tombante, nous rejoignons la yourte pour y passer la nuit.
En matière d'habitation nomade aucune civilisation n'a jamais inventé mieux que la yourte. Elle offre un gîte idéal, spacieux, chaud en hiver, frais en été ceci étant le résultat obtenu par le feutre constituant sa carapace, les nomades utilisant les matières premières fournies par leur propre troupeau. Elle se monte, se démonte aisément et se transporte facilement par le troupeau lui-même.

Le lendemain, ainsi que les jours qui suivront, nous visiterons à dos de cheval l'immense vallée de Karkara. Notre hôte nous propose de nous faire découvrir les endroits qu'il ne faut rater sous aucun prétexte. Un soir, il nous conduit à l'entrée de la vallée de Karkara, en quelque sorte un retour sur nos pas. Juste au pied, à l'enchevêtrement des collines, là où commence cette immensité plate, se love dans un écrin de verdure un petit village kirghiz. Nous assistons à un spectacle que nul voyageur ne devrait manquer en venant au KIRGHIZSTAN.


Des milliers d'animaux de toutes sortes dévalent les collines de velours afin de rejoindre le village et ses environs. Il y en a partout, dessus, dessous, devant, derrière, sur les côtés, sur tous les flancs des pâturages, mais aussi à perte de vue sur l'immensité plate. Ils sont rassemblés ici car c'est ici, dans un gigantesque nuage de poussière, que s'effectue la traite du soir.
Nous avons sous les yeux une animalerie dont il est impossible de définir les contours, contenue par des kirghiz installés sur des chevaux qui rétablissent le bon ordre à la moindre incartade.
Sans nous en rendre compte nous venons de changer de planète !


Ce spectacle de troupeaux, qui vont, qui viennent, qui passent et repassent en bêlant, en beuglant, en hennissant durera jusqu'à la tombée de la nuit, jusqu'à ce qu'ils se diluent lentement derrière les collines ondulantes des « Jailoo ».

« JAILOO » A PLUS DE 3000 METRES

Une semaine s'étant écoulée dans ce cadre enchanteur nous souhaitons pénétrer plus profondément dans les alpages. L'entrée de la vallée elle-même étant contrôlée par des militaires auxquels il faut montrer « patte blanche » nous est interdite.
En l'absence des documents nécessaires notre hôte, arguant qu'il n'y a jamais de contrôle plus loin, nous conduit en contournant un groupe de collines.
Il nous recommande à l'un de ses amis qui très volontiers prendra soin de nous.
Désormais, les « Jailoo » que nous foulons du pied se situent à plus de 3000 mètres d'altitude.


L'air et le ciel sont couleur azur. Le jour, la température demeure assez fraîche, il gèle la nuit. Nous nous sommes rapprochés des cimes enneigées des TIAN SHAN, barre frontalière avec la CHINE.
Nous avons sous les yeux le même spectacle inoubliable que la semaine précédente sauf que l'altitude lui confère encore plus de noblesse.
Le regard rencontre toujours et encore des troupeaux d'animaux de toutes sortes, cependant moins nombreux, conduits par des hommes à cheval. Ils vont s'abreuver dans les eaux bleu turquoise d'un petit lac de montagne facilitant ainsi leur présence à cette altitude.
Quelques yourtes sont dressées sur le pourtour du plan d'eau. A notre grande surprise, nous y côtoyons un troupeau d'une vingtaine de yacks tout noir.
Parcourant le secteur à cheval il n'est pas rare de rencontrer un animal mort qui sera, nous dit-on, dévoré par les rapaces et les loups.

FIN DE LA TRANSHUMANCE

Nous sommes à la fin du mois d'Août et déjà un soleil plus timide alterne avec les giboulées. De réelles tempêtes de neige sont assénées par des vents violents. Il se confirme qu'une autre phase de la transhumance débute. Dans le but de redescendre dans la vallée, certaines familles démontent déjà les enclos et réunissent les troupeaux. Dans la même démarche, nos hôtes décident de rejoindre le campement dans lequel nous avions précédemment séjourné.
D'abord, nous traversons ce qui s'apparente à des paysages de montagnes.
Ensuite, on s'introduit dans un labyrinthe où un soleil de fin de journée inonde les deux flancs de la montagne qui se sont transformés en d'immenses mamelons veloutés aux couleurs mordorées. Il s'y crée des jeux d'ombre, mettant en relief des dentelles soyeuses et veloutées dévalant la pente par vagues étagées, terminant leur course folle au fond de la vallée en gigantesques coulées mordorées.
Spectacle grandiose !


Thiney2CHASSE A L'AIGLE

Parvenus au fond de la vallée nous assistons à une des premières chasses à l'aigle de la saison.
Elégamment vêtu, les fauconniers se déplacent à cheval, aigle sur l'avant bras droit. L'attitude se veut cérémonieuse. Il est à préciser que ce genre de chasse est réservée à l'élite nomade.
« un fauconnier est toujours issu d'un clan noble » nous dit-on.
Quelques personnes à cheval parcourent le flanc de la colline toute proche quand, soudainement, un fauconnier décapuchonne son aigle qui immédiatement prend son envol et se dirige d'une rapidité fulgurante au pied de la colline. « Il a capturé un lapin », nous dit-on.
Il reste immobile sur sa proie, les ailes écartées et cède l'animal à son maître lorsque celui-ci arrive au galop et s'agenouille auprès de lui.

CONCLUSION

Cet épisode va clore notre séjour dans les « Jailoo » du KIRGHIZSTAN, pays profondément ancré dans ses traditions.
Ses vallées alpines, ses « Jailoo » veloutés, ses sommets perpétuellement enneigés ont valu à la petite république du KIRGHIZSTAN le surnom de « Suisse de l'Asie centrale ».
Mais les similitudes s'effacent devant les chasses à l'aigle, les yourtes, les nomades...

< Maurice Thiney (21)

mercredi, 17 septembre 2014 11:29

Entretien avec Libération


Alors que se prépare la 26e édition de la manifestation, rencontre avec son organisateur Didier Jehanno. par Aurélien JOUHANNEAU de Libération

http://www.liberation.fr/voyages/2014/09/17/festival-des-globe-trotters-l-envie-de-vivre-ce-que-d-autres-ne-vivent-pas_1102272

 

Le Festival des globe-trotters se tiendra à Massy, les 26, 27 et 28 septembre. Son but: le partage d’expériences entre les voyageurs qui parcourent le monde. Les 10 000 personnes attendues pourront rêver et s’évader devant des films d’amateurs, des conférences, des stands et des ateliers pratiques. Didier Jehanno, fondateur d’Aventure du bout du monde et organisateur du festival, explique sa vision de l’événement.

< Quelle est la philosophie du Festival des globe-trotters?

Le festival est à l’initiative de l’association d’Aventure du bout du monde (ABM) depuis vingt-six ans. Les voyageurs échangent leurs connaissances et font connaître leurs bons plans. Ceux qui veulent préparer leur voyage, mais qui hésitent encore, viennent se nourrir d’expériences diverses et variées. Plus de 100 voyageurs présenteront leurs périples sur les stands avec leurs guides, photos et vidéos. Des ateliers pratiques donnent les clés pour partir à pas cher. Que cela se fasse avec les enfants, en solitaire ou en duo. Chacun trouvera des réponses à ses questions. C’est également un point de rencontres entre les adhérents d’ABM qui se connaissent depuis longtemps, et qui chaque année reviennent.

 
<  Que vient chercher le visiteur lors de ces échanges?
 

Ce sont avant tout des rencontres entre individus. Celles-ci provoquent très souvent un déclic chez les personnes qui hésitent encore à partir vers de nouveaux horizons. C’est aussi l’occasion de mûrir l’idée de voyager autrement. Le festival suscite l’envie de vivre ce que d’autres ne vivent pas. Nous démontrons qu’il n’existe pas seulement les agences de voyages pour partir. Après l’événement, je souhaite que ces personnes prennent le temps de trouver la destination qui leur correspond, tout en restant fidèles à leurs idées.

< Comment sont choisis les films projetés?

Nous recherchons en premier lieu le côté authentique et proche des gens. Ce sont de magnifiques films emplis d’humanité, d’émotions et de découvertes. Ils sont réalisés par des non-professionnels. Ces films montrent qu’il existe de multiples formes pour voyager: à pied, à vélo ou encore à moto.

< Quelle est la clé du succès de ce festival?

Nous sommes un élément déclencheur pour pousser les individus à franchir le pas vers l’inconnu afin que leur réflexion intérieure puisse un jour se concrétiser. L’année suivante, ils reviennent plus ouverts et plus tolérants avec le monde qui les entoure. Ils savent où se cachent les éléments essentiels de la vie.

< Parlez-nous de votre association. 

ABM est née de la rencontre de trois personnes qui se sont rencontrées au Tibet. Suite à ce voyage, elles ont voulu garder contact. Dès lors est née l’idée de créer un magazine papier. Aujourd’hui l’association compte 4000 adhérents à travers la France. Et le magazine existe toujours. Il est réalisé par ses adhérents. Chaque année nous organisons plusieurs événements sur le territoire à travers des activités diverses.

< En tant que globe-trotter, quelle destination reste à vos yeux, le meilleur souvenir?

C’est sans nul doute la Mongolie. Je l’ai parcouru à vélo pendant deux mois et demi. Ce pays des steppes offre une liberté intense avec des paysages à 360° degrés. J’ai pris le temps de découvrir et d’échanger avec les habitants. Le plus souvent nomades, ils se contentent de peu. Je me suis senti indépendant et libre.

 < 26e édition du Festival des globe-trotters, Opéra de Paris-sud, place de France, 91300 Massy.

Rens.: http://www.festivaldesglobetrotters.fr

mercredi, 10 septembre 2014 14:46

Quand Ma Tête Perd Les Pédales

Ce voyage de 3 ans n’était au départ qu’un rêve d'enfant, celui de Bruno...

Fort de son premier voyage à vélo, ralliant la France au Portugal, avec le projet « Un Vélo dans la tête »,  il revient cette fois, accompagné de Ludivine, passionnée de voyage elle aussi, avec un second opus des plus ambitieux... 

Le rêve prend forme, et l’association « Quand Ma Tête Perd Les Pédales » voit le jour , elle a pour but de promouvoir la solidarité, l'intégration et la mobilité durable sous toutes leurs formes.

Il est donc question d'un voyage en tandem mixte de trois ans autour du monde. Un défi sportif de plus de 50 000 Kms à vélo, 50 pays traversés et de multiples rencontres prévues à travers le projet. Un projet qui porte sur trois principaux grand axe, le handicap, la mobilité durable, et une en-quête d'origine. 

Parce que Bruno s’est engagée depuis son premier voyage jusqu’au Portugal, il y a huit ans de ça, auprès de l’association « Handi-cap prévention » ; association de récolte de bouchons sur l’Île-de-France, venant en aide dans le domaine du handicap sportif et moteur.

Il nous a paru logique d’avancer comme un argument majeur, celui de l’accessibilité aux personnes à mobilité réduites.  Basé sur une interrogation personnelle profonde, sur l'origine de ses racines, de sa double culture, et de ses influences... 

Concernant plus spécifiquement Bruno, il est question d'aller à la recherche, mettre en lumière et/ou retracer le fil historique du Portugal dans le monde. 

Parce que Ludivine s’est passionnée pour la langue des signes et qu’elle s’est engagée auprès de l’association EFLS (École de la Langue des Signes Française), partenaire de son voyage et projet. 

Grâce à l’apprentissage de la langue et à l’expérience requise grâce à l’association, elle fera la promotion de la langue des signes pendant ce voyage et sensibilisera les personnes rencontrées à l’intégration des sourds et muets dans la société et dans le monde du travail.

Pendant ce voyage Bruno et Ludivine seront amené à faire divers rencontres qui leurs seront bénéfique  pour leurs projet (rencontres d'associations de langue des signes et/ou handicaps moteurs, rencontres culturelles et linguistique sur une "en-quête" d'origines portugaise, etc).

http://qmtplp.com/

mercredi, 03 septembre 2014 08:59

La Gran Sabana et la Chute Angel (Vénézuela)

Entre savane et forêt tropicale humide, une invitation à percer les mystères du Monde Perdu de Conan Doyle, des tepuis au Salto Angel, cascade la plus haute du monde.

Des paysages époustouflants qui se méritent !

Nous quittons le Brésil par le nord, soit 1 000 km de bonne route depuis Manaus pour entrer au Venezuela par Santa Helena de Uairen, seule “ville” du coin qui s’est développée, il y a une vingtaine d’années, lors du raccordement routier. Nous sommes dans La Gran Sabana. Immense territoire jouxtant la frontière avec le Guyana, préservé pour le moment dans le cadre du Parc de Canaima. Ce sont les indigènes Pemon qui occupent La Gran Sabana, vivant dans de toutes petites communautés très éparpillées.

 

Les géants du Monde Perdu Vastes horizons, solitude, nature foisonnante et originale avec ces étonnants reliefs à perte de vue : les tepuis.

Il y en aurait une centaine. Montagnes plates, tabulaires, comme autant de chapeaux hautsde- forme posés çà et là. Restes rocheux qui ont résisté à l’érosion, émergeant ainsi, isolés les uns des autres. Le plateau supérieur étonne les chercheurs ; on y observe une végétation endémique, unique en son genre. L’accès n’est pas aisé sauf pour le Roraima, l’un des plus hauts, culminant à 2 700 m. Site de référence, il est le premier à avoir été exploré par les naturalistes, il y a plus de cent ans. Le dépaysement est total dans La Gran Sabana. Les canyons, rivières et cascades sont nombreux, variés, les roches polies par l’eau sont parfois rouge vif, comme à la Quebrada de Jaspe. Les oiseaux sont aussi de la partie. Le territoire de Gran Sabana ne se laisse pas facilement découvrir, même avec son propre véhicule ! Sans doute est-ce la meilleure garantie de préservation. Pas de pistes latérales, de rares sentiers permettant d’accéder aux chutes proches de l’axe nord-sud. Mais pas question de rejoindre la chute Angel, pourtant si proche à vol d’oiseau ! Ce sera une expédition en tant que telle et nécessitant de remonter jusqu’à Ciudad Bolivar, soit 600 km depuis Santa Helena.

Sous le règne de l’humide Une envie de grandes eaux ? Voir la chute Angel ? Un must comme celles du Niagara, d’Iguazú ou de Victoria à la frontière Zimbabwe-Zambie ?

Une curiosité de la nature ? En effet ! Angel n’a rien à voir avec les Anges ! C’est le nom du pilote qui s’échoua en pleine brousse avec son petit avion de quatre places. C’était en 1937.

Jimmy Angel, sa femme et deux compères cherchaient de l’or. Sains et saufs mais perdus, sans balise ni moyens de communication, ils marchèrent onze jours pour rejoindre âme qui vive et finalement revenir “à la civilisation”.

Les chutes découvertes à proximité porteront le nom de Jimmy. Ce sont les plus hautes du monde : 979 m, presqu’un kilomètre d’eau tombée du sommet de ce tepui devenu célèbre, l’Auyantepui.

Rejoindre ces chutes requiert l’usage de plusieurs moyens de transport : un coucou décolle de Ciudad Bolivar vers Canaima, dans le parc éponyme. Pas de sentier, il faut prendre la pirogue. Une communauté indigène gère la suite du périple : quatre heures de pirogue pour remonter la rivière au fort débit. Le paysage sauvage est splendide, la végétation intense.

Les passagers sont déposés à deux reprises pour effectuer un trajet à pied évitant ainsi deux rapides dangereux. L’accès au campement nocturne se poursuit à pied. La forêt bruisse d’animation et dégoutte d’humidité.

Les arbres sont très hauts, les racines enchevêtrées et glissantes. Une vraie sensation de forêt primaire. Trois ou quatre zones sont dédiées à l’accueil des groupes. Coin cantine, coin dodo, tout est sommaire, humide, peu de lumière filtre entre les arbres. Les uns accrochent leur hamac tandis que les autres chercheront le sommeil sur les couchages en planches. Au petit matin, abandonnant le hamac ou la planche, un casse-croûte vite avalé, direction le sentier d’accès aux chutes. Le trajet n’est pas long : en moins d’une heure, il amène près des chutes, pas à leur pied. Les voir en entier nécessite du recul et un cou souple ! C’est une coulée centrale sertie d’une brume légère, une tranchée blanche dans un écrin de verdure intense, un jet continu dans l’immobilité de la forêt. Les nuages jouent à cache-cache, masquant parfois le haut de la chute, seule la base reste enflée, continue, indifférente à l’amont.

Suivre une goutte ? Observer les rebonds ? Deviner la vitesse de l’eau ainsi libérée ?

Accompagner du regard ? Fermer les yeux ? La chute ne chute pas, elle dévale en continu.

La fascination est au rendez-vous. Les lieux vous enveloppent. On se sent tout petit, accroupi au pied des arbres, faisant face à la falaise aux eaux jaillissantes. La bruine vient vous rappeler le règne de l’humide. Le bruit de l’eau semble isoler cet endroit du reste de la forêt. Est-on, ici encore, au “bout du monde” ? Difficile de repartir.

La magie de ces lieux perdus en pleine nature opère au plus profond de soi.

Abasourdis par les éléments Sur le chemin du retour, la pirogue profitera du courant descendant.

Sécurité oblige, les deux passages dangereux sont à nouveau franchis à pied. Retour à Canaima, zone déboisée, terre sèche ocre, minicabanons en guise de magasins, à proximité de la piste d’atterrissage. Plaisir de retrouver l’eau et de s’approcher de la chute El Sapo à quelques encablures du bord de la rivière.

La petite pirogue vous dépose sur les rochers bordant la chute, un sentier permet d’accéder au sommet et de passer derrière le rideau d’eau ! Ici, pas de hauteur vertigineuse mais la sensation vrombissante du volume d’eau qui déferle devant vos yeux. On reste accolé à l’abri du rocher, à chercher une posture stable ou à viser l’issue du sentier, un peu abasourdi par les éléments. Ne pas glisser, ne pas perdre ses lunettes, les basiques du moment, on se sèchera plus tard ! Ce n’est pas courant de passer derrière des chutes d’eau, alors profitons-en pleinement avant de reprendre le petit avion en direction de Ciudad Bolivar. Les quarante-cinq minutes du trajet donnent un bel aperçu de l’immensité du Parc et de la diversité des reliefs : canyons, tepuis, rivières, cascades…

Heureux d’y être allés. Cela fera partie de nos coups de coeur au Venezuela, loin, bien loin de l’agitation du Nord et de la côte Caraïbe.

< Texte et photos Élisabeth Roch (69)

lundi, 01 septembre 2014 10:43

6 mois en famille

Nous avons commencé depuis fin juillet un voyage en famille d'un peu plus de 6 mois afin de découvrir l'Amérique du Sud et l'Océanie.

Nous sommes une famille avec deux enfants âgés de 23 mois et 4 ans et demi.

C'est un projet qui mûrit depuis un peu plus de 4 ans : choix des pays, saison, organisation du voyage mais aussi de notre maison en notre absence.

Après avoir découvert l'Equateur avec notamment l'exceptionnel archipel des Galapagos, nous sommes actuellement au Brésil.

Vous pouvez suivre nos aventures sur http://6moisenfamille.fr.

mardi, 26 août 2014 13:53

Voyage longue durée

Partis en couple avec un #véhicule, sans échéance, en VDI, voyage à durée indéterminée, nous avons vécu en #nomade plus de 6 années à travers 4 #continents. Bivouacs, rencontres, #explorations, chocs culturels, immersion en pleine nature, ... le voyage au quotidien.

Rester, partir, revenir... autant de questions ouvertes à la réflexion et à la discussion.

L'envie de partager cette tranche de vie et de faciliter les #projets de voyage des uns et des autres, avec simplicité et enthousiasme.

Visiter le site : www.touthorizon.com

< VENEZ RENCONTRER ELISABETH AU FESTIVAL DES GLOBE-TROTTERS
http://festivaldesglobetrotters.fr/programme/stands.html

mardi, 19 août 2014 13:04

Voyage en stop aux Amériques !

 

Parti du Québec, j'espère rejoindre Santiago du Chili en octobre. Le projet c'est de voyager en stop, découvrir certains parc nationaux aux USA, faire un peu de surf au Nicaragua, randonner et faire un peu de bénévolat dans les Andes.

Pourquoi le stop? Cela me permet tout d'abord d'avoir un contact privilégié avec la population locale, ensuite c'est une aventure de chaque matin quand je prends la route...Qui vais-je rencontrer? Où est-ce que je vais finir ce soir? Combien de véhicules? Chaque expérience reste ainsi unique. C'est aussi un moyen écologique et économique de voyager. Il est arrivé plusieurs fois en Amérique Centrale qu'on me demande de participer aux frais d'essence, ce que j'ai bien sûr accepté tant que la participation était au prix local.

J'ai visité des parcs nationaux aux USA en voyageant plus ou moins d'est en ouest. Les paysages sont autant impressionnants que divers. J'ai beaucoup aimé faire du stop aux USA, c'est légèrement plus difficile qu'en France mais avec un peu de patience ça marche quand même. Je dirais que ça dépend des Etats également.

Lorsque les américains vous prennent en stop, ils sont très généreux, on m'a souvent offert à boire, parfois à manger et à dormir et on m'a même offert de faire de l'escalade, du VTT et de la rando... De supers expériences et rencontres.

J'ai été conduit par des population très différentes à chaque fois, des noirs, des blanc navajos, des immigrés mexicains, des russes, des allemands... des républicains, des démocrates, des bikers, des agriculteurs, quelques routiers, des protestants, des mormons, quelques athées, des expériences et rencontres incroyables même si j'étais pas toujours d'accord avec leurs discours!...

Après les USA, je suis passé par le Mexique et me voici en Amérique Centrale. Ici c'est vraiment facile de faire du stop (au Costa Rica, c'est un peu plus dur, au Panama encore plus), le temps d'attente est généralement court. Je me retrouve souvent à l'arrière de picks-up avec parfois d'autres auto-stoppeur locaux (surtout au Guatemala). La population est très agréable et très serviable mais je suis confronté au problème de la langue: j'ai un espagnol encore trop basique pour pouvoir approfondir les conversations, ce qui est parfois frustrant et mène à certaines incompréhensions, mais en général j'arrive à m'en sortir.

Tout au long de mon chemin, j'ai dormi dans différents lieux : chez des amis locaux, souvent sous tente aux USA , chez des "couch surfers", ou encore en auberge de jeunesse. Je demande aussi parfois à dormir chez l'habitant en échange d'une contribution et occasionnellement dans des casernes de pompier. Ça permet de faire quelques économies.

Prochaine mission : trouver un bateau stop pour passer du Panama à la Colombie.

< Yann Wintenberger

 

lundi, 18 août 2014 14:47

Festival de la Vallée de Baliem en Papouasie occidentale

 

Dans les montagnes, au centre de la Papouasie occidentale indonésienne, se déroule chaque année pendant 3 jours en août, le Festival culturel de la Vallée de Baliem. Le seul accès à cette région est l’aéroport de la petite ville de Wamena.

Le festival met en valeur les traditions et costumes des tribus papous Dani, Yali et Lani qui vivent aux alentours. Plusieurs districts y participent en constituant leur groupe d’acteurs-danseurs.

Après une heure de piste dans un bus public sans âge et rempli au maximum, toit inclus, j’arrive au village de Wosilimo. L’entrée est payante pour les touristes qui sont venus nombreux. Mais les spectateurs papous eux, n’ont pas accès aux estrades et ils se mélangent peu aux étrangers.

Sur un vaste terrain, les groupes se succèdent simulant des attaques, présentant des danses rituelles et des jeux. Les tribus se distinguent par leurs « kotekas » (étuis péniens), leurs coiffures et leurs maquillages.

Pour moi, le vrai spectacle se produit auprès des grandes cases attribuées aux groupes. Malgré la nuée de photographes, je peux assister au plus près à quelques exhibitions, écouter chants et instruments de musique et admirer les parures.

< voir le diaporama

https://www.youtube.com/watch?v=JsZZHD-zrqk&feature=youtu.be

< Catherine Jeudy (44)

 

lundi, 18 août 2014 11:40

Les plateaux repas en avion

Pour beaucoup le seul et unique critère exprimé pour l'achat d'un billet se limite à son coût easyvols est un comparateur pour trouver les prix les plus bas sur le marché, l'objectif étant bien entendu de trouver le tarif affiché le moins cher possible.

On ne cherche pas un billet pour partir une semaine aux Baléares de la même manière que lorsque l'on souhaite passer six mois en Amérique du Sud.

C’est pourquoi pour les billets d’avions et les prestations des compagnies, Easyvoyage, propose de répondre à un sondage sur les plateaux repas servis dans les avions.

En répondant à ce sondage, vous pouvez également gagné deux billets d’avions pour New York , au tirage au sort.

< Voir les résultats




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