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jeudi, 23 janvier 2014 10:42

offre d'emploi en Equateur

Terra Group recrute
UN CONCEPTEUR DE VOYAGES SUR MESURE H/F EN EQUATEUR

Type de contrat proposé : A DURÉE INDETERMINÉE
Lieu de travail : QUITO - EQUATEUR
POSTE A POURVOIR IMMÉDIATEMENT

< PROFIL DE POSTE
• vous êtres titulaire d'une formation bac+2 minimum
• vous disposez d'une expérience réussie dans la conception ou la vente de voyages sur mesure
• vous parlez couramment l'espagnol
• vous avez déjà voyagé (et mieux, vécu) en Amérique latine (et mieux, en Equateur)

< MISSIONS
vous serez chargé(e), de façon autonome, de la gestion d'une clientèle BtoB ou BtoC :
• réception des demandes
• analyse et compréhension des demandes (profil de votre interlocuteur, centres d'intérêt, souhaits généraux ou particuliers, habitudes de voyage ...)
• élaboration de programmes sur mesure adaptés à votre client
• finalisation de la vente
• suivi des opérations sur le terrain

Merci de bien vouloir adresser votre candidature (CV + lettre de motivation) à Christophe Napierai  
mercredi, 22 janvier 2014 17:26

Oulata : festival de villes anciennes ( Mauritanie)

Oualata, sud-est de la Mauritanie, surnommée "rivage de l'éternité" par les caravaniers au XVe siècle. C'est dans ce village classé au patrimoine mondial de l'Unesco que s'est déroulé en janvier le quatrième Festival des villes anciennes.
Durant quatre jours plusieurs centaines de personnes, bédouins et citadins ont retrouvé famille et tribus pour fêter les chants tradi-tionnels, écouter la récitation de poésies, jouer à la pétanque — sport national en Mauritanie depuis le passage des Français. Mais les courses de plusieurs dizaines de chameaux fièrement décorés dont certaines portent une affichette à l'effigie du président mauritanien — élections proches obligent —, et les tirs à l'arme étaient aussi très attendus et ont remporté du succès.

Quelque cent quatre-vingt touristes français accompagnés par une agence se sont ajoutés aux Mauritaniens venus de Nouadibhou et de Nouackchott. D'autres ont parcouru plus de 160 kilomètres à dos de chameau pour rallier cette quatrième manifestation culturelle dans le pays, dans une zone classée "rouge" par le ministère des Affaires étrangères françaises.

À quelques kilomètres de là, à la frontière avec le Mali, un camp de réfugiés maliens recueille plus de 60 000 personnes dans des conditions extrêmement difficiles. Dans ce contexte, sous surveillance de l'armée, les festivaliers mauritaniens et français ont essayé d'estomper l'actualité.

Soyez les bienvenus L'hospitalité mauritanienne s'est confirmée. Tout au long de nos balades dans la petite ville encadrée de montagnes rocheuses aux couleurs chocolat et brun, les habitants nous ont proposé de visiter leur maison, d'admirer les décorations réalisées par les femmes sur les encadrements des portes et les murs en boue séchée avec de la chaux blanche ou colorée. Si les dessins ne revêtent pas de signification particulière, ils témoignent de la créativité des femmes qui peignent tout à la main pour embellir ces maisons simples mais belles, au confort spartiate. La ville est encore enclavée, à deux jours de voiture de la capitale, sur un terrain poussiéreux, sablonneux avec des herbes jaunes.

Un riche passé Il y a longtemps de cela, Oualata était un lieu de passages des caravanes. De vieux manuscrits, des textes islamiques religieux sont rassemblés dans de petites armoires métalliques à tiroir protégées plus ou moins du sable au centre du musée. Ces précieux documents écrits sur de beaux papiers beiges écornés, abîmés par le temps ressemblent aux manuscrits de Chinguetti, calligraphie et enluminures en moins. On remarque le Journal officiel français datant du début du XXe siècle, relié dans un livre en cuir marron, et plusieurs exemplaires du journal Le Monde de 1991, avec à la Une des articles sur Gorbatchev. Un air décalé dans cet endroit au bout du monde.

Tout au long de notre séjour, des "soyez les bienvenus" ont résonné à nos oreilles, qui pour faire visiter une maison, qui pour boire le traditionnel thé préparé avec soin et goûter au bon pain sorti du four ! Attirée par l'odeur de pain chaud, la queue se forme rapidement au pied du fournil au point que, lorsque le boulanger sort les pains par paquet de cinq collés les uns aux autres telles des mini-baguettes, la petite troupe s'apostrophe pour savoir qui sera servi avant l'autre.

Élégance de mise Dès le premier jour des festivités, des dizaines de chameaux aux selles décorées, soutenues par des tapis colorés font la course d'un bout à l'autre des campements. Les hommes, fiers dans leur boubou (draa) bleu, blanc et leur chèche bleu turquoise, bleu ciel, blanc ou noir s'alignent pour la course. Certaines femmes, de leur côté, réunies sous des tentes avec des enfants en bas âge, entonnent des chants dans une joyeuse ambiance. Habillées de couleurs orange, violet, rouge, vert, drapées dans leur melhafa, les femmes sont gracieuses. Le soir, pour assister aux spectacles de chants, de poésie, elles revêtent des melhafa plus beaux encore, dans des tissus qui ressemblent à de l'organza, légèrement transparent, laissant deviner des cheveux retroussés, un bras nu, avec beaucoup d'élégance. Les hommes ne sont pas en reste, qui portent eux aussi leurs beaux boubous, contents de venir se distraire. Et souvent, quand hommes et femmes se déplacent, un instant fugace on sent la fragrance de leur parfum.

Et puis, bien sûr, traditionnellement, les hommes tirent. Ils se sont préparés depuis plusieurs mois pour participer et assister à la compétition d'une activité dans laquelle ils voient le symbole de leur puissance et de leur masculinité : le tir au FM belge et au mauser. Quelque 35 équipes de dix personnes sont présélectionnées dans tout le pays. Chaque parti-cipant tire trois coups et, s'il réussit à détruire des bouteilles vides à 200 mètres, gagne des bouteilles... de mangue. En cas de victoire, c'est un déferlement de louanges chantées par le griot à qui l'heureux élu glisse un billet dans la main pour qu'il continue à vanter ses qualités. Et, bien sûr, les amis se congratulent pendant que l'assistance masculine boit du thé et commente à qui mieux mieux ou conteste les décisions du jury.

C’est dans cette ambiance que s’est tenu ce quatrième festival, qui n’était pas totalement sous le signe de la détente mais que les autorités mauritaniennes et agences françaises et mauritaniennes souhaitent utiliser comme faire-valoir pour faire revenir les voyageurs dans un pays qui recevait 14 000 visiteurs par an, avant la mort de touristes Français fin 2007 et la situation au Mali.

. La chute du tourisme est dramatique, c'est incontestable, pour la survie, y compris économique, des familles mauritaniennes mais la situation géopolitique n'est pas des plus incitatives pour que les touristes reviennent.

< Texte et photos Anne Lohéac (92)
mercredi, 22 janvier 2014 14:39

Retour du projet des Andes aux Indes

Partis le 29 août 2012, nous sommes rentrés le 3 novembre 2013 après 14 mois de voyage à vélo couché et plus de 15 000 km au compteur.

Notre périple qui devait initialement nous conduire des Andes aux Indes à travers la Cordillère des Andes puis le long de la Route de la Soie s’est vu modifié une fois en Kirghizie dû à l’impossibilité d’obtenir les visas chinois et pakistanais.

Nous sommes donc rentrés par l’Europe de l’Est, ce qui nous aura permis un retour plus en douceur ! Au final, 18 pays traversés pour seulement 8 crevaisons et on ne compte plus les bonnes rencontres ! Nos meilleurs souvenirs ? La Bolivie pour les paysages à couper le souffle, et l’Iran pour l’accueil incroyable de la population.

Ce voyage s’est déroulé en partenariat avec trois écoles élémentaires de notre région, auxquelles nous avons envoyé des mini-reportages régulièrement sur les coutumes des enfants vivant dans les pays traversés.

<  http://desandesauxindes.wordpress.com

mardi, 21 janvier 2014 10:53

Le Kawah Ijen : une merveilleuse expérience !

Après notre aventure pour nous rendre sur place, et les deux jours passés sur l'île de Java, il est juste normal de consacrer un article à ce petit périple.

Nous sommes partis d'Ubud en taxi pour rejoindre la gare de bus d'Ubung, soit 1 heure. Puis, négociation du prix du bus pour nous rendre à Gilimanuk, à l'ouest de l'île pour prendre le ferry. Nous prendrons un bus local, l'aventure durera 3 heures. Arrivés à Gilimanuk, direction l'île de Java, via le ferry à Ketapang, soit 45 minutes.

A la sortie du ferry, nous sommes arrivés sur Java, nous voyons le Kawah Ijen, la partie organisée de notre voyage prend fin. Place à l'imprévu pour nous rendre au départ du trek de ce volcan.

Il faut savoir qu'avant de partir nous nous sommes renseignés un minimum sur les trajets depuis Ketapang, nous savons qu'il nous faut rejoindre Banyuwangi, pour ensuite rejoindre le point de départ, Paltuding. Banyuwangi se trouve à 7-8kms de Ketapang.

Et là, nous voyons un centre d'informations touristiques. Il y a juste le panneau, car le bureau a l'air désertique. Finalement, Dédé nous accostera et nous invitera à rentrer dans le bureau. L'impression extérieure est confirmée, on dirait que ce centre d'informations sert tous les 36 du mois. Dédé n'a même pas de carte à nous donner. Lol. Nous lui expliquons que nous voulons faire l'ascension le soir même du Kawah Ijen, et que nous souhaitons arrivés au plus tard au point de départ à 1h00 du matin pour démarrer l'ascension et arriver au cratère de nuit pour voir le fameux « blue fire » (flammes bleues). Il nous propose un transport avec chauffeur qui comprend l'aller-retour, et le dépôt le lendemain matin au ferry. Nous négocions, normal, nous sommes en Indonésie, et nous programmons le RDV à 0H00 devant le Giant supermarché de Banyuwangi. Nous évitons de penser à notre expérience de la Grande Muraille, où le chauffeur ne nous a jamais attendus...lol Nous décidons de nous lancer, et de croiser les doigts pour que Dony, notre chauffeur, soit au point de RDV.

Il est 13h, il nous reste 11H à tuer avant le RDV, nous partons rejoindre le centre ville de Banyuwangi en bémo (taxi collectif local), direction le fameux supermarché. Une pause gourmande, et nous décidons d'arpenter les rues vers le centre ville. Les gens sont tous intrigués de voir deux blancs se promener, nous avons le même sentiment que sur les Moluques. Les enfants sont curieux et souriants.

Et au moment où Lionnel aimerait bien retourner au supermarché, pour attendre paisiblement notre RDV nocturne, je le booste un peu, et quelques mètres plus loin, je vois une petite fille voilée qui s'apprête à monter sur un scooter avec une dame, je lui dis bonjour, et finalement, la jeune femme va nous aborder.

Et là, nous ne le savons pas encore, mais une aventure extraordinaire va démarrer.
Elle nous demande d'où nous venons, ce que nous comptons faire à Banyuwangi, et de fil en aiguille, nous apprenons qu'elle est l'institutrice de la petite fille, que l'école vient de finir, et qu'elle n'a rien à faire cet après midi et qu'elle voudrait nous faire découvrir sa ville. Elle nous affirme que c'est totalement gratuit, car nous sommes méfiants. Des indonésiens qui font des choses par simple sympathie, nous n'avons pas encore vu. Lol. Depuis notre arrivée sur l'île, il n'est pas rare de nous faire aborder gentiment, et derrière, de nous demander en contrepartie une somme d'argent. Elle sent notre méfiance, et nous sentons son honnêteté dès le début, Lionnel et moi décidons donc de nous laisser porter, de toute façon, nous n'avons rien à faire jusqu'à minuit, lol !!




Notre « guide » d'un jour, s'appelle Frida, pendant qu'elle ramène son élève en scooter, elle nous paie un pousse-pousse pour la rejoindre chez elle.
Sur le chemin, nous ne savons pas ce qui nous attend, et nous sommes heureux.
Arrivés chez elle au même moment, elle nous présente sa maman, et nous propose de regarder l'album photos de son mariage avec sa maman, le temps qu'elle se change de tenue.
Une fois prête, elle me prendra sur son scooter et Lionnel conduira celui de son mari, Imron.

Et nous voilà partis à la découverte de Banyuwangi : les rizières, les étangs de pêche, les monuments, et quelques découvertes gastronomiques locales. Frida nous connaît peu et elle a déjà trouvé la corde sensible : « la nourriture »!! lol

Nous nous régalerons avec une cuisine de rue : les boulettes de viande avec un bouillon de pâtes, et elle prendra à emporter une crêpe salée, farcie avec des œufs, et d'autres choses. En revenant chez elle, nous faisons la connaissance de son papa et de son mari. Nous comprenons qu'ils vivent ensemble. Frida m'expliquera que la famille d'Imron habite trop loin et que pour le moment il vit avec elle chez ses parents, et l'année prochaine ils espèrent avoir leur maison. Elle nous sert donc la fameuse crêpe, du poisson frit et du riz : nous sommes comme des pachas.

On se regarde avec Lionnel et nous comprenons le genre de soirée que peuvent vivre certains candidats de Pékin express !! Nous sommes tombés sur cette jeune femme, Frida, et elle a passé toute son après midi avec nous, à nous faire visiter sa ville, sans rien demander en échange, que le partage et la joie d'être ensemble : ces moments-là n'ont pas de prix ! Et sa générosité est sans limite : j'avais parlé à Frida sur le scooter de notre rencontre avec Dédé à la sortie du ferry, et de notre fameux RDV à 0h00, et il se trouve qu'elle connaît un Dédé. Et ce sera le nôtre !! Elle l'a appelé pendant que nous mangions et elle a organisé notre rdv à minuit devant chez elle, pour nous éviter du tralala. Elle est superbe !!

Accrochez-vous, la soirée continue avec son lot de surprises. Imron prend son scooter avec Lionnel et nous ne changeons pas une bonne équipe, je reste avec Frida.

Nous allons ramener des clés à sa maman, et nous passons derrière leur domicile, dans des ruelles étroites où la vie de quartier est animée. Plusieurs femmes se sont retrouvées pour trier des piments. Elles sont tout sourire quand elles nous voient arriver. Là, nous sommes au cœur de la vie d'un quartier musulman.

Puis, Frida nous amène chez les parents d'un de ses élèves qu'elle a en cours particulier d'anglais. Ses parents ont su que nous étions par là, et ont dit à Frida de passer avec nous pour lui faire pratiquer son anglais. Virga, le garçon âgé de 11 ans, va nous faire vivre un super moment. Ses questions fusent, nos réponses aussi, pendant que sa maman, nous reçoit comme des princes. Des gâteaux, du thé, du jus, du café...nous aurons les estomacs en bon état pour l'ascension !! lol
La famille de Virga veut immortaliser ce moment, tout le monde viendra pour la photo, et nous serons heureux d'avoir partager ces moments avec eux.

La visite continue avec une halte chez une couturière qui confectionne des costumes traditionnels musulmans. Frida doit récupérer des chapeaux pour ses élèves qui ont une représentation le lendemain. Là encore la maitresse de maison et son mari nous accueille très chaleureusement. Et ce sera l'occasion pour Lionnel d'essayer le chapeau traditionnel et de nous asseoir sur le banc des mariés. Imron et Frida sont morts de rire. On passe un autre super moment.

Nous poursuivons avec un arrêt chez des amies de Frida, dont une qui lui a fait le henné pour son mariage. Arrivés chez elle, elle demande à son amie si elle peut me faire un henné, sans que je n'ai rien demandé. Elle choisira pour moi un beau papillon, et je choisirai l'emplacement : sous le poignet ! Magnifique !! Il me faut juste tenir deux heures le bras droit pour ne pas gâcher ce beau travail !!

Enfin, nous terminerons notre escapade chez une de ses collègues institutrices qui fait répéter la représentation de danse aux 4 garçons. Nous aurons en avant première le spectacle, et les costumes !! Génial !!

De retour chez Frida à 23H, la journée a filé, et pourtant nous avons l'impression de la connaître depuis plus longtemps. Imron et Frida resteront jusqu'à 0h00 éveillés, le temps que notre chauffeur soit là !! Et même Dédé a fait le déplacement !! Nous disons au revoir à Frida les yeux pétillants de bonheur grâce aux souvenirs de la veille. Merci Frida et sa famille !!

Nous nous remettons de nos émotions, pour réaliser que nous sommes là pour monter le Kawah Ijen. Nous sommes en pleine forme, arrivés à 1h30 à Palturing, nous pouvons démarrer l'ascension !
Le chemin est balisé, ce n'est pas la jungle et pourtant, ça monte quand même !! 500 mètres de dénivelé en 1h c'est pas mal, tout de même. Nos frontales nous éclairerons jusqu'au sommet, et là, spectacle : les flammes bleues nous accueillent, c'est dégagé, donc splendide !

Indonesie3Nous descendrons dans le cratère au plus près des flammes.

Au milieu d'un nuage de souffre, et nous avons la chance de porter un masque!

Nous rencontrerons les premiers porteurs qui travaillent là. Leur métier est harassant. Nous avons beau avoir vu des reportages sur ce volcan, y être, change terriblement notre vision. Ils nous montreront comment ils récupèrent le souffre et comment il durcit au contact de l'eau froide. Ils confectionnent d'ailleurs des souvenirs pour les touristes qui viennent jusqu'ici. Une fois l'extraction du souffre réalisée, les porteurs descendent des paniers de 80 à plus de 100 kilos.

Avec Lionnel, nous serons les derniers des premiers arrivés à repartir. Juste avant, nous laisserons nos masques à deux porteurs, leurs sourires veulent tout dire, « no comment ». L'un deux nous offrira en échange une fleur en souffre, il sera tout naturel pour nous de la garder pour Frida.

Nous prendrons le temps de savourer nos derniers moments au Kawah Ijen, le lever du soleil nous donnera une autre lumière et nous apercevrons ce grand lac d'acide d'une couleur bleu émeraude. Sublime.

Un papillon au sommet du Kawah Ijen

En descendant, nous réalisons que ce périple non organisé, nous a réservé une multitude de beaux souvenirs, l'imprévu a parfois du bon-heur !

La descente est l'occasion d'observer les volcans proches du Kawah Ijen et de nous arrêter à la pesée.

Nous distribuerons des biscuits aux porteurs qui font l'aller-retour. Et par chance, nous croiserons à nouveau, le porteur à qui j'avais donné mon masque, il est heureux, nous aussi !

Indonesie 2Et le bouquet final de ce périple, sera de voir Dony, notre chauffeur nous attendre sur le parking. Nous le rejoignons à 7h30 du matin, malgré la somme encaissée à minuit, il sera là à nous attendre pour notre plus grande satisfaction.
Petit détour par la maison de Frida pour lui déposer un petit souvenir du Kawah Ijen, sa porte sera fermée, et nous sommes d'autant plus heureux que la surprise n'en sera que meilleure!
Retour par nos transports locaux : ferry-bus-bémo, retour à Ubud, notre pied à terre, la tête dans les nuages !!

Rien de tel qu'un bon repas......et une bonne sieste! Le bus local? Une berceuse ultime!!

< Céline Costes et  Lionnel Hennebert 
lundi, 20 janvier 2014 10:12

Tour d'Afrique à vélo

Au moment de faire mes derniers tours de roue du Cap de Bonne Espérance à Cap-Town en Afrique du sud, c’est un grand moment d’émotion qui me gagne, en pensant que je suis parti 1 an plus tôt du Sénégal et que j’ai réalisé mon rêve. Celui de traverser l’Afrique, seul, à vélo, en visitant l’Ouest du continent puis la partie Est et finir dans la zone Australe, après 13500 km de pistes et de routes africaines.

Je mesure la chance que j’ai eu de voyager sur ce magnifique continent, d’avoir pu observer les animaux sauvages, contempler des paysages absolument fabuleux, avoir eu la liberté de voyager à vélo sans contrainte de transport, ni de temps et à mon rythme.

J’ai surtout eu le bonheur de rencontrer les africains, hors des circuits habituels. De ces rencontres, j’en tire de riches enseignements sur leur mode de vie, leurs approches des difficultés quotidiennes, des relations au sein de leur famille ou tribus. C’est une autre philosophie de vie où tout se vit au jour après jour, sans stress.

Ayant traversé 14 pays, j’ai aussi compris que l’Afrique n’avait pas qu’un visage et que bien souvent, (vu d’Europe) on globalise les événements de l’actualité ou les problèmes d’un pays, à l’ensemble du continent alors que chaque pays a sa particularité, ses atouts, ses difficultés. Il y a tant de différence, par exemple, entre La Guinée et le Malawi, Bissau et Windhoek, les Mozambicains et les SudAfricains, le plat pays du Sénégal et les montagnes du Swaziland, la verdure d’Ouganda avec la poussière de Namibie, etc …

Bref, je vous invite à visiter ce continent, sans appréhension. Il y a forcément sur ce continent, un coin de paradis qui répondra à vos rêves de voyage … et qui vous attend !!!

Venez rencontrer Philippe à la case Mardi 11 mars à 19h30.

http://trid-tour.blogspot.fr/

Trip1    

Trip2
vendredi, 17 janvier 2014 09:35

Tour du monde à moto

Depuis quelques année, j'avais en tête un projet de voyage, long.

Sortir de mon train-train, me mettre dans un certain inconfort, et surtout découvrir d'autres cultures, voir comment d'autres vivent leur vie, dans des conditions différentes. C'est passionnant.

Ayant découvert la moto il y a deux ans, et ayant par la même découvert l'incroyable sentiment de liberté que procure ce moyen de transport, c'est tout naturellement que je suis parti avec.

Après une préparation sommaire mais essentielle (se séparer de son job, de son appartement et de ses biens, afin d'être complètement libre), et je suis parti !

Vous êtes libre de découvrir la suite sur le blog, textes et photos du voyage.

  moto2 Moto1  
moto3
jeudi, 16 janvier 2014 12:44

ABM Rouen : Forum des voyageurs

"Les images du monde se donnent rendez-vous au  17ème Forum des Voyageurs, organisé par l’antenne de Rouen ,Voyage…Voyages d’Aventure du Bout du Monde ( ABM).

En compagnie de Jamel Balhi, Coureur du Monde, nommé ambassadeur de l’UNESCO, et de douze conférenciers  vous découvrirez les paysages de la Mongolie, de la Corée du Sud, du Chili, de l’Azerbaïdjan et partirez à la rencontre des populations d’Afrique , d’Iran Jaya en Indonésie et de Madagascar ;

Vous serez au centre de la vie des habitants en participant  à « La Toussaint des Mayas » au Guatemala , aux fêtes  « Miaos dans les Monts de la Lune », ou à « la Khumba Mela » des Hindous.

De nombeux stands de voyageurs vous attendent pour échanger, partager... préparer un prochain voyage! Des associations sont également présentes pour vous proposer des produits artisanaux : le produit des ventes étant bien sûr destiné au financement de divers projets de développement .

Et vous pourrez savourer les recettes du monde au salon de thé et au buffet pendant tout le week-end !

 Nous vous attendons nombreux"

Téléchargez le programme

mercredi, 15 janvier 2014 10:35

Quebec, viv(r)e l'hiver


A cette époque de l'année où chacun rêve de plage de sable blanc et de mer turquoise à 28°, on peut aussi choisir une destination hivernale et vivre un vrai hiver.

Le Québec, destination prisée pendant sa période estivale et son célèbre été indien, a pourtant de nombreux atouts pour séduire les touristes d'hiver. Fini les stations de ski surpeuplées, la neige capricieuse, les galères de location d'appartement et les bouchons sur la route des montagnes ! Un voyage hivernal où l'exotisme est au rendez-vous, un grand bol d'air pur et de grands espaces, une nature préservée et une population accueillante et souriante. Et surtout le Québec ne manque pas d'imagination pour valoriser sa nature, ses traditions, son art de vivre. Une destination idéale pour profiter des joies de la neige et de ses multiples activités. Et si la traditionnelle raclette vous manque, vous pourrez toujours vous rabattre sur la poutine, plat typique constitué de frites et de fromage cheddar copieusement nappé d'une sauce « barbecue ». Repas à déconseiller en cas de température positive ! Pour digérer plus sereinement, on peut l'arroser d'un caribou, mélange fortement alcoolisé composé de vin chaud et de cherry.

Une capitale patrimoine
Inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1985, la ville de Québec est également la seule ville fortifiée d'Amérique du Nord. Sur la rive nord du Saint-Laurent, la capitale tire son nom de l'expression algonquine « là où le fleuve se rétrécit ».
La Traverse, bateau qui relie Québec à Lévis sur la rive opposée, se fraye un passage à travers les plaques de glace du fleuve. La traversée dure une quinzaine de minutes, l'occasion de se prendre de bonnes bourrasques de neige gelée, quand le climat le permet ! Mais la vue sur la Citadelle qui domine la ville et sur la façade rouge du Château de Frontenac à l'architecture inspirée de la Renaissance vaut le courage de braver les intempéries.
La visite de la ville se poursuit sous la tempête de neige, les rues du vieux Québec sont envahies par la neige fraîche et les habitants et commerçants s'arment de pelles pour rendre les rues plus praticables. Ironie de l'Histoire : le buste du Roi Soleil érigé sur la Place Royale disparait sous la neige.

quebec2Moto-neige et traineau à chiens
Machine imposante ou frêle traineau de bois, moteur à essence ou attelage à poils, vrombissements ou aboiements : deux moyens de locomotion pour se balader en forêt. Il a neigé la veille et les sapins prennent une allure de conte de Noël, la neige poudreuse est idéale.
Un concert de jappements nous accueille aux abords du chenil, il faut partir vite, l'inactivité fait monter la tension dans la meute et déclenche très vite des bagarres. Le traineau s'ébranle tiré par les six chiens. Huskies et malamutes courent en mangeant de la neige pour se rafraichir. A la première côte gravie en courant derrière le traineau, j'en ferai bien autant, malgré la température négative ! Mon leader de meute s'appelle Inouk, je constate que mon autorité canine est un peu faible car malgré les ordres que je lui crie, il m'ignore. « C'est parce que tu n'as pas l'accent québécois ! » me taquine ma coéquipière de traineau.

Un long fleuve pas si tranquille !
Soumis aux marées, au mélange d'eau douce et salée, le Saint-Laurent gelé semble emprisonné, contrit, mais les plaques de glace en surface viennent composer un grand puzzle graphique qui se décompose et se recompose en permanence et laisse deviner l'activité et le débit du fleuve. Le Saint-Laurent offre une multitude de paysages différents en fonction du climat : longue langue glacée qui s'étend à perte de vue, éclats de miroirs scintillants au soleil, glaces noyées par le brouillard ou alors la neige qui vient opacifier le décor transformant le panorama en photographie surexposée en noir et blanc. Parfois on distingue à peine l'autre rive, et quand le temps est au beau fixe on aurait envie de le traverser à pied comme sur une banquise.
De La Malbaie à Québec, les grandes baies vitrées du train de Charlevoix permettent d'admirer le coucher de soleil sur le Saint-Laurent. Décor et éclairage design, ambiance jazzy, succession de petits plats gastronomiques, le train glisse entre la montagne et le fleuve et les couleurs du soleil déclinant colorent de reflets pastels la surface gelée de l'eau. Cratères, bosses, trous, plaques forment la surface du fleuve, un décor presque lunaire.

La star du Carnaval de Québec
Depuis près de soixante ans, le Carnaval de Québec démarre ses activités fin janvier pour une quinzaine de jours. Rafting sur neige, promenades en traineau à chiens, concours de sculptures de neige, défilés, bains de neige –pour les plus courageux !-, marshmallows grillés et surtout la fameuse course de canots sur le fleuve gelé sont au programme. Le plus grand carnaval d'hiver a bien évidemment sa mascotte : Bonhomme Carnaval, un grand et gros bonhomme de neige à la voix caverneuse portant sur la tête une tuque rouge et autour de la taille la traditionnelle ceinture fléchée illustrant le métissage québécois et la traite des fourrures. Son identité est farouchement gardée secrète par les organisateurs du carnaval, secret relayé par le public qui préserve ainsi la part de rêve liée à ce personnage. Malgré mes tentatives d'investigation, je n'ai pas réussi à percer le mystère. Plus qu'une mascotte, c'est un véritable phénomène, ses apparitions génèrent une euphorie digne d'une rock star, petits et grands font la queue pour se faire tirer le portrait en sa compagnie et selon la tradition le maire lui remet symboliquement les clés de la ville pendant toute la durée du carnaval.

Quebec3Braver la glace
Départ de la finale un dimanche en début d'après midi. Le temps est au beau fixe, la température doit frôler les moins vingt degrés. Au milieu de la foule, dans un vent glacial, entre la musique et les commentaires déversés par les haut-parleurs, un des organisateurs tente en hurlant et en gesticulant de m'expliquer les règles de la compétition dans un discours passionné. Règles qui au final resteront obscures pour moi, mais j'ai encouragé mentalement toutes les équipes, au vu de l'endurance, de la résistance au froid et aux eaux glacées du Saint Laurent, et des efforts déployés pour se classer honorablement. A force de coups de rames et s'aidant des jambes pour avancer entre les plaques de glace, ce sport extrême ne peut qu'éveiller une certaine forme de compassion envers tous les participants. Même les spectateurs ont du mérite, mais la course de canots est un des points d'orgue du Carnaval de Québec.

< Tyn Braun (75)




 :

Quebc4Office de tourisme Québec : www.bonjourquebec.com 

< Y aller :
Air Transat propose des vols réguliers entre Paris et Québec ou Montréal à partir de 500 € AR
http://www.transatfrance.fr  0 825 120 248

< Où dormir :
- A Québec : hôtel Le Priori (dans le Vieux Québec)
15 rue du Sault au Matelot
T. 418 692 3992 http://www.hotellepriori.com 
à partir de 100 € environ la chambre pour deux

- A Wendake (15mn de Québec) :
Hôtel des Premières Nations
15 place de la Rencontre - Wendake (Québec)
T. 418 847 2222 http://www.hotelpremieresnations.ca 
Un éco-hôtel soucieux de promouvoir la culture Huron-Wendat, il abrite un musée consacré à la conservation et à la valorisation du patrimoine wendat.
Dans son restaurant la Traite, on peut y déguster du caribou ou des produits issus de la pêche autochtone.
Chambres pour deux autour de 100 €, restaurant : environ 35 € par personne.
L'accès au musée est gratuit pour les résidents de l'hôtel sinon l'entrée s'élève à 11 $CAD.

Activités :

- Traineau à chiens
Une petite entreprise familiale , des français installés au Québec depuis une vingtaine d'années située à 30 mn en voiture du centre de Québec, direction Saguenay. Possibilité de prendre un taxi (environ 30 €/personne).
Plusieurs forfaits, entre autres la ballade de 2h avec visite du chenil et collation : environ 100 €/personne
Aventures Nord-Bec
4 chemin des anémones – Stoneham
T. 418 848 3732 www.traineaux-chiens.com 

- Moto neige
Pour deux heures et deux personnes, compter environ 130 €
Fairmont Le Manoir Richelieu
T. 418 665 3703 www.fairmont.com/richelieu 

- Le train de Charlevoix
De La Malbaie à Québec. 136 km
T. 418-632-5876 www.lemassif.com/train 
Train + souper : environ 90 €/personne
mardi, 14 janvier 2014 18:56

Tête de Yak (Mongolie)

Le silence émane de l’horizon aux douces rondeurs. Il imprègne l’air à peine parcouru d’un friselis sur la steppe et enveloppe les trois yourtes inoccupées en mi-matinée. Depuis un long moment, je suis juste debout à quelques pas de la belle porte décorée d’arabesques bleues sur fond orange. Harmonie entre les couleurs vives peintes par les propriétaires, l’intensité bleue du ciel mongol et les jaunes dorés de l’herbe sèche. Écho entre mon immobilité parfaite et le si vaste silence…

Seule Pas besoin de pivoter pour embrasser tout l’horizon ouvert dans toutes les directions. L’espace est inanimé à mes yeux d’occidentale : les troupeaux de pattes courtes, de pattes longues, de museaux chauds, de museaux froids sont partis, tôt et loin, vers les pâturages de début d’automne. Tout à l’heure, il restait un cheval entravé et la maîtresse des lieux en sur - vêtement — le beau del brun ceinturé d’orange, c’est pour le soir, peut-être à cause de l’invitée que je suis. Le temps que je m’éloigne de cent mètres, tout à l’heure, elle avait dû sauter en selle sans aucun bruit car les sabots non ferrés volent sur le velours de la paillasse. Les voisins ne sont pas loin, au revers abrité d’autres collines deux ou trois ondulations de steppe plus loin. Depuis une semaine, je suis une hôte, toute petite, attentive par tous mes sens à la vie de cette famille nomade. Pas de paroles échangées, juste deux mots en deux langues “merci” et “on y va” et d’immenses sourires réciproques accompagnant des gestes d’aide, de prévenance ou d’invitation. J’aime me perdre ainsi dans un ailleurs lointain et si possible hospitalier.

Humble Debout toujours — mais sans fatigue — je déguste l’air que j’inspire. Humilité d’avoir vu s’envoler les angoisses de ma vie passée qui collaient encore à mes bagages à Oulan Bator. Humilité aussi de ne pas savoir monter à cheval. Je ne sais pas non plus comment participer au travail du soir, la longue traite ; immobile à côté, je m’amuse des facéties des veaux et des poulains et m’enchante des mélopées des femmes. Je sais juste alimenter le feu en bouses sèches et en écorces, je peux seulement aider à convoyer les bidons d’eau, laquelle est la grande absente, mais l’adaptation à cette économie est astucieuse. Conscience simple des “choses” de la nature dont je ne peux connaître ni les noms ni les usages. J’imite humblement.

Adoptée Personne. Et moi, béate au soleil. Je ne sens même plus ma propre existence comme si cette expérience de “bonheur” ou d’“heure bonne” pouvait être universelle, commune à l’homme, aux animaux et à toute la nature. Silence toujours. Un peu de vent. Puis un doux pépiement… deux ou trois moineaux (ou leurs frères)… puis dix moineaux s’abattent sur l’arène savoureuse des crottins ! Mais d’où arrivent-ils ? De chez les voisins ?

La toile des pentes de yourte n’est pas un bon lieu d’atterrissage. Il n’y a pas de buisson, juste les piquets des parcs où les oiseaux se posent fugitivement. Ce soir, ils auront le choix de se poser sur les crinières et les croupes des troupeaux rassemblés. À cet instant la sarabande des moineaux autour de moi est effrénée… Je suis figée et hypnotisée.

Deux petites griffes dans mes boucles de cheveux gris s’emmêlent et tirent. Envol presque instantané. Confusion et surprise réciproque. Tête de yak ! Je suis à ma place ici.

< Texte France Vulliet (74)
vendredi, 10 janvier 2014 10:37

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