Ngorongoro ce qu'il reste du paradis ?
C'est au coeur de l'Afrique, à deux pas de l'équateur, que l'on peut trouver ce qui semble être l'ultime parcelle d'un paradis terrestre : le cratère du Ngorongoro.
Protégé par les flans d'un ancien cratère, d'une profondeur de 600 m et d'un diamètre de 20 km, un monde sauvage s'épanouit ici, rassemblant un grand nombre de merveilles de la création.
On accède au parc du Ngorongoro après un long trajet sur piste, plusieurs postes de contrôles, mais surtout après s'être acquitté d'un droit d'entrée élevé. Eh oui, dans notre monde, aujourd'hui, c'est avec des dollars sonnants et trébuchants que l'on protège le paradis d'une invasion touristique qui pourrait le mettre en péril.
Nous ne sommes pas entrés directement au coeur de cet éden. Nous sommes arrivés en fin d'après-midi au Ngorongoro Wild Life Lodge, l'un des trois hôtels de luxe surplombant le cratère. De là, on commence à s'imprégner des lieux grâce à une vue plongeante sur la caldeira : au premier plan une forêt clairsemée, puis un lac et au loin une immense plaine herbeuse.
Nous passons le reste de l'après-midi à observer ce paysage envoûtant, prêts à vivre ce que nous pressentons déjà comme une immersion dans une sorte de monde perdu. Ici, l'homme n'est autorisé à passer que quelques heures dans un monde où il ne semble pas avoir de place.
Ici, il n'est pas le maître des lieux mais un invité qui doit savoir rester à sa place, c'està- dire dans un 4x4 et sur des pistes prévues pour ne pas déranger les animaux.
L'Arche de Noé. Les maîtres des lieux, nous les rencontrons les uns après les autres, en descendant au petit matin dans le coeur du cratère.
Les premiers à nous accueillir sont les buffles.
À l'affût dans les buissons couvrant les pentes du cratère, ils semblent des gardiens austères contrôlant l'entrée du site. Cet endroit extraordinaire est en fait une Arche de Noé de la savane africaine avec, entre autres, 13 000 gnous, 9 000 buffles, 5 000 zèbres, 1 700 gazelles Thomson, 1 600 gazelles de Grant, 200 bubales, 150 hippopotames, 120 autruches, 70 élans du Cap, 35 lions, une dizaine de hyènes, 25 éléphants et 17 rhinocéros noirs.
Ces rhinocéros noirs dangereusement menacés de disparition qui, ici, se laissent prudemment apercevoir à condition de se tenir à bonne distance. Moins farouche, le roi des animaux s'accommode facilement de la présence de ces bipèdes venu l'admirer. Alors que le clan des lionnes garde jalousement une carcasse d'hippopotame convoitée par les chacals, sa majesté le lion trouve une bonne place à l'ombre des 4x4. Dans la plaine, des troupeaux de gazelles, zèbres et gnous paissent sans se soucier des étranges animaux à quatre roues et autant de téléobjectifs, qui les observent. Certains semblent même apprécier.
Tels des stars, les zèbres si photogéniques prennent la pose. Une grande absente, la girafe n'a pas accès au paradis : les versants trop raides du cratère lui en ferment la porte.
Ce qui distingue le Ngorongoro des autres parcs ? Ici ce ne sont pas des clôtures qui empêchent les animaux de quitter les lieux.
S'ils restent au coeur du cratère, c'est qu'ils n'ont aucun besoin d'aller ailleurs chercher de meilleurs pâturages ou des points d'eau. Quelle que soit la saison, le cratère garantit tous leurs besoins, c'est donc le seul endroit où les grands herbivores ne migrent pas en fonction des saisons. Pourquoi quitter le paradis quand on a la chance d'y vivre ?
Pour nous, au contraire, ce passage au paradis ne peut être qu'éphémère. En fin de journée, il faut quitter les lieux. Tous les 4x4 se retrouvent sur la même piste pour une ascension au cœur de la forêt qui recouvre les pentes du cratère.
Les animaux retrouveront-ils la jouissance de leur paradis ? Presque... mais même au paradis tout n'est pas idyllique, les braconniers ne sont jamais très loin et les rangers armés devront patrouiller jusqu'au petit matin.
Texte Agnès Grozellier (71)
> Fiche pratique (réservé aux adhérents)
C'est au coeur de l'Afrique, à deux pas de l'équateur, que l'on peut trouver ce qui semble être l'ultime parcelle d'un paradis terrestre : le cratère du Ngorongoro.Protégé par les flans d'un ancien cratère, d'une profondeur de 600 m et d'un diamètre de 20 km, un monde sauvage s'épanouit ici, rassemblant un grand nombre de merveilles de la création.
On accède au parc du Ngorongoro après un long trajet sur piste, plusieurs postes de contrôles, mais surtout après s'être acquitté d'un droit d'entrée élevé. Eh oui, dans notre monde, aujourd'hui, c'est avec des dollars sonnants et trébuchants que l'on protège le paradis d'une invasion touristique qui pourrait le mettre en péril.
Nous ne sommes pas entrés directement au coeur de cet éden. Nous sommes arrivés en fin d'après-midi au Ngorongoro Wild Life Lodge, l'un des trois hôtels de luxe surplombant le cratère. De là, on commence à s'imprégner des lieux grâce à une vue plongeante sur la caldeira : au premier plan une forêt clairsemée, puis un lac et au loin une immense plaine herbeuse.
Nous passons le reste de l'après-midi à observer ce paysage envoûtant, prêts à vivre ce que nous pressentons déjà comme une immersion dans une sorte de monde perdu. Ici, l'homme n'est autorisé à passer que quelques heures dans un monde où il ne semble pas avoir de place.
Ici, il n'est pas le maître des lieux mais un invité qui doit savoir rester à sa place, c'està- dire dans un 4x4 et sur des pistes prévues pour ne pas déranger les animaux.L'Arche de Noé. Les maîtres des lieux, nous les rencontrons les uns après les autres, en descendant au petit matin dans le coeur du cratère.
Les premiers à nous accueillir sont les buffles.
À l'affût dans les buissons couvrant les pentes du cratère, ils semblent des gardiens austères contrôlant l'entrée du site. Cet endroit extraordinaire est en fait une Arche de Noé de la savane africaine avec, entre autres, 13 000 gnous, 9 000 buffles, 5 000 zèbres, 1 700 gazelles Thomson, 1 600 gazelles de Grant, 200 bubales, 150 hippopotames, 120 autruches, 70 élans du Cap, 35 lions, une dizaine de hyènes, 25 éléphants et 17 rhinocéros noirs.
Ces rhinocéros noirs dangereusement menacés de disparition qui, ici, se laissent prudemment apercevoir à condition de se tenir à bonne distance. Moins farouche, le roi des animaux s'accommode facilement de la présence de ces bipèdes venu l'admirer. Alors que le clan des lionnes garde jalousement une carcasse d'hippopotame convoitée par les chacals, sa majesté le lion trouve une bonne place à l'ombre des 4x4. Dans la plaine, des troupeaux de gazelles, zèbres et gnous paissent sans se soucier des étranges animaux à quatre roues et autant de téléobjectifs, qui les observent. Certains semblent même apprécier.Tels des stars, les zèbres si photogéniques prennent la pose. Une grande absente, la girafe n'a pas accès au paradis : les versants trop raides du cratère lui en ferment la porte.
Ce qui distingue le Ngorongoro des autres parcs ? Ici ce ne sont pas des clôtures qui empêchent les animaux de quitter les lieux.
S'ils restent au coeur du cratère, c'est qu'ils n'ont aucun besoin d'aller ailleurs chercher de meilleurs pâturages ou des points d'eau. Quelle que soit la saison, le cratère garantit tous leurs besoins, c'est donc le seul endroit où les grands herbivores ne migrent pas en fonction des saisons. Pourquoi quitter le paradis quand on a la chance d'y vivre ?
Pour nous, au contraire, ce passage au paradis ne peut être qu'éphémère. En fin de journée, il faut quitter les lieux. Tous les 4x4 se retrouvent sur la même piste pour une ascension au cœur de la forêt qui recouvre les pentes du cratère.
Les animaux retrouveront-ils la jouissance de leur paradis ? Presque... mais même au paradis tout n'est pas idyllique, les braconniers ne sont jamais très loin et les rangers armés devront patrouiller jusqu'au petit matin.
Texte Agnès Grozellier (71)
> Fiche pratique (réservé aux adhérents)
mardi, 24 juillet 2012 18:50
Fllap en vadrouille
Notre voyage, d’abord un état d’esprit
En 1996, nous étions partis 6 mois découvrir la Thaïlande, le Vietnam, la Malaisie et l’Indonésie...Magnifique voyage. A notre retour, nous nous étions promis de revivre et partager cette aventure humaine,avec nos enfants, si nous en avions un jour…Alors,16 ans plus tard, 3 filles sont venues agrandir notre famille. La dernière ayant 5 ans il est temps d’honorer notre promesse, de leur permettre, nous permettre, de vivre à 5 une nouvelle grande et belle, histoire.
Alors voilà, nos amis ont participé à la recherche de notre "identité" et nous avons choisi Fabrice Lélia Louane Anouk Philomène en vadrouille. Pour nous ce voyage c’est prendre le temps.
Nous voulons être disponible pour ne rien manquer du spectacle de la simple vie du quotidien. Nous garderons tous nos sens grands ouverts afin de plonger nos vieilles habitudes dans un tourbillon, de couleurs, d’odeurs, de bruits, de chants, de chaleur, de goûts, de traditions, de paysages... En un mot, nous sommes prêts à nous laisser submerger par un bain de nouvelles cultures.
Ce long périple en famille va nous permettre de vivre ensemble, 24h sur 24. Nous avons bien conscience que cela ne sera pas facile tous les jours, qu’il faudra prendre sur soi, que chacun puisse s’exprimer, s’écouter, dire ses envies, ses craintes, ses joies...
Ce blog, nous l’avons souhaité pour partager nos découvertes avec nos amis, notre famille et tous les inconnus du net !! Nous espérons ainsi vous faire un peu voyager... et pourquoi pas rêver !!
Alors faisons le voeux que cette aventure soit des plus riches et des plus fortes en surprises .
Citations : « La sagesse, c’est d’avoir des rêves suffisamment grands pour ne pas les perdre de vue lorsqu’on les poursuit. » Oscar Wilde
www.fllapenvadrouille.fr
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Voyageurs au long cours
mardi, 24 juillet 2012 14:43
Oman air ouvre une nouvelle ligne entre la France et l'Iran
Oman Air, la compagnie nationale du Sultanat d'Oman, inaugurera une nouvelle ligne entre Paris et Téhéran à compter du vendredi 31 août 2012. Les vols seront opérés en Airbus A330 via l'aéroport international de Mascate.
Oman Air desservira la capitale iranienne à raison de quatre vols aller par semaine (lundi, mercredi, vendredi et dimanche) et deux vols retour (lundi et vendredi).
Fréquences et horaires des vols Paris-Téhéran :
- Aller
• Lundi et vendredi
o Paris-CDG 22h30 - Mascate 07h45 (+1 jour)
o Mascate 9h30 - Téhéran 12h50
• Mercredi et dimanche
o Paris-CDG 12h25 - Mascate 21h40
o Mascate 02h00 - Téhéran 05h20 (+1 jour)
- Retour
• Lundi et vendredi
o Téhéran 07h10 - Mascate 09h25
o Mascate 13h40 - Paris-CDG 19h20
Tarifs des vols aller-retour :
- Classe Economique : à partir de 474 € TTC
Les départs avec la compagnie Oman Air se font depuis l'aéroport de Paris-Charles de Gaulle et au départ de 19 villes en France grâce au partenariat TGV Air.
Informations et réservations: tél. 01 47 64 21 50 - E-mail: ou sur le site de la compagnie: www.omanair.com.
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Actualités de l'aérien
mercredi, 18 juillet 2012 13:41
Terre de femmes
Ce voyage autour du monde est une façon pour moi de voyager autrement.
C'est la réalisation d'un rêve d'enfance : découvrir le monde.
C'est aussi un voyage à thème, préparatoire à ma suite professionnelle : à la rencontre des coopératives et projets générateurs de revenus pour les femmes, dans les pays du sud.
En effet, je travaille dans le domaine de l'économie solidaire depuis de nombreuses années, j'ai effectué des missions humanitaires d'urgence et de développement.
Mon idée dans ce voyage est, par le biais des visites de coopératives ou d'ONG, de collecter des expériences et des "bonnes pratiques", de mesurer les difficultés que l'on peut rencontrer dans le montage et pour la pérennisation de tels projets.
En échange, je propose aux responsables de partager mon expérience et d'intervenir en expertise et conseil, gratuitement bien entendu, en tant que de besoin, sur mes domaines de compétences.
C'est un voyage riche de rencontres humaines et d'échanges.
Depuis 1 an et demi que je parcours la planète, je n'ai pas regretté un seul jour ma décision de larguer les amarres, pour partir vers de nouveaux horizons, découvrir de nouvelles cultures, et partager quelques jours de la vie de ces femmes vraiment formidables !
www.terre-de-femmes.over-blog.com
C'est la réalisation d'un rêve d'enfance : découvrir le monde.C'est aussi un voyage à thème, préparatoire à ma suite professionnelle : à la rencontre des coopératives et projets générateurs de revenus pour les femmes, dans les pays du sud.
En effet, je travaille dans le domaine de l'économie solidaire depuis de nombreuses années, j'ai effectué des missions humanitaires d'urgence et de développement.
Mon idée dans ce voyage est, par le biais des visites de coopératives ou d'ONG, de collecter des expériences et des "bonnes pratiques", de mesurer les difficultés que l'on peut rencontrer dans le montage et pour la pérennisation de tels projets.
En échange, je propose aux responsables de partager mon expérience et d'intervenir en expertise et conseil, gratuitement bien entendu, en tant que de besoin, sur mes domaines de compétences.
C'est un voyage riche de rencontres humaines et d'échanges.
Depuis 1 an et demi que je parcours la planète, je n'ai pas regretté un seul jour ma décision de larguer les amarres, pour partir vers de nouveaux horizons, découvrir de nouvelles cultures, et partager quelques jours de la vie de ces femmes vraiment formidables !
www.terre-de-femmes.over-blog.com
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Voyager autrement
mardi, 17 juillet 2012 11:27
Cumano
CUMANO est un projet de film documentaire à Cuba. CUMANO, c'est le mélange des mots "cubano" et "humano" : cubain et humain.
A travers des portraits de «petites gens», nous souhaitons aborder des thèmes tels que la double monnaie, les transports, la communication, la fête, le travail ou encore le temps, le tout mis en bouche par les réactions ou performances d’artistes de la scène underground cubaine.
Le site : www.cumano.fr
Le teaser : http://www.youtube.com/watch?v=1Oe_s-W_WG4&feature=plcp
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Lauréats Paris Jeunes Aventure en voyage
samedi, 14 juillet 2012 11:08
Dingoguidon
Nous sommes donc partis à vélo le 9 Octobre 2011 depuis la Loire Atlantique. Nous avons pris la route pour Madrid, passé 1 mois à Cuba puis avons atterri à Cancun au Mexique.
Nous avons ensuite descendus jusqu'au Panama, pris un bateau pour la Colombie où nous sommes actuellement.
Nous allons ensuite continuer notre voyage à vélo par l'Equateur, Le Pérou, la Bolivie puis Argentine, passer par le Chili, puis retour en Argentine pour rejoindre Buenos Aires.
Enfin la fin du voyage est encore floue...
Notre blog est donc le suivant : http://www.dingoguidon.blogspot.com
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Voyageurs au long cours
mercredi, 11 juillet 2012 15:50
Dynamoproject
Elu Coup de Coeur 2010 dans la thématique co-développement, Dynamo Project est un projet multi-facettes, il allie formation à la mécanique « propre », sensibilisation au respect de l’environnement, organisation d’ateliers de réalisation vidéo et soirée de projections. Julien et François à bord de leur camion aménagé vont sillonner l’Afrique du nord au sud, accueillis dans leurs garages partenaires, avec pour credo la protection de notre environnement, le refus de la fatalité et l’accès de tous à la culture et à la connaissance."Aujourd'hui, nous tenons à remercier toutes les personnes qui, en Europe comme en Afrique, ont soutenu et participé au projet Africa Dynamo de l'association L'Echangeur, et plus particulièrement en France, en Italie, en Espagne, au Maroc, en Mauritanie, au Sénégal, au Mali, mais également dans tous les autres pays où nous n'avons pu nous rendre et où, toujours, des personnes et des structures ont répondu à nos appels pour mettre en place les résidences mensuelles d'Africa Dynamo dans chacun des pays (Burkina, Niger, Tchad, Cameroun, Congo...).
Au-delà des rencontres, des liens tissés et des perspectives de collaboration présente ou future, il reste ces films que nous avons fabriqué ensemble et que nous sommes heureux de présenter lors des festivals de cinéma où ils ont parfois la possibilité d'être diffusés (Paris, Milan, Dakar...). A faire partager...
Notre voeu le plus cher aujourd'hui est de pouvoir revenir sur place afin de continuer à travailler dans ce même état d'esprit, de manière collective et fructueuse, avec le même sourire et les mêmes envies, malgré les difficultés quotidiennes et les problèmes récurrents que nous ne désespérons pas de résoudre un jour, ensemble..."
http://www.youtube.com/user/dynamoproject
Julien Sidibé, Stan Diallo, François Sanou et toute l'équipe d'Africa Dynamo
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Retours de voyage Paris Jeunes Aventure
mardi, 10 juillet 2012 11:02
Actisphère
Actisphère : un blog, un fanzine et un projet de Tour du Monde Solidaire!
Partir en voyage organisé, hôtel climatisé, près des plages bondées... ou partir autrement. Nous avons fait notre choix. Mi-2013 nous partons pour 2 ans autour du Monde. Pourquoi ? Pour découvrir, s’engager et partager.
Nous, Fanny et Fred, avons créé en octobre 2011 l’Association Actisphère dans le 19ème arrondissement de Paris afin de promouvoir les échanges autour de la culture, du voyage et de l’engagement solidaire. Quelques voyages en Europe et en Asie nous ont rapidement ouvert l’appétit !
Notre projet de Tour du Monde Solidaire consiste à partir à la découverte de trois continents l’Asie, l’Amérique du Sud et l’Afrique. Au cours de notre voyage nous allons alterner les périodes « nomades » et les périodes « sédentaires ». Les périodes sédentaires seront l’occasion de ralentir le rythme du voyage en s’installant quelques semaines ou quelques mois dans une région spécifique. Nous nous investirons directement dans un projet solidaire que l’on aura préparé précédemment ou alors découvert sur place. Nous commençons dès maintenant à identifier des ONG susceptibles de nous recevoir et auxquelles nous pourrions apporter une aide concrète.
Notre itinéraire est, et restera volontairement assez vague, pour laisser place à l’inattendu. Ce choix est lié à notre vision du voyage où nous souhaitons prendre notre temps et profiter des trajets pour découvrir un peu plus les pays que nous traverserons. Nous avons identifié les continents ou grandes régions qui nous attirent en priorité. Cela nous permet d’évaluer les coûts et transports et de constituer les premiers partenariats avec des associations locales.
Nous espérons avoir des retours d’expériences de voyageurs ! N’hésitez pas à nous contacter !
Dès maintenant, pendant et après le voyage, nous partageons notre expérience en mettant à jour régulièrement notre blog: http://actisphere.org/. Nous proposons ici notre vision du voyage et souhaitons diffuser nos expériences et nos aventures à travers l’écran. A découvrir dès maintenant et à venir, des chroniques de littérature de voyage, des albums photos de voyages précédents, des découvertes et un peu d’humour !
Notre projet de fanzine (revue indépendante)
Phénomènes est une revue indépendante et désintéressée de 100 pages avec l’ambition d’étonner et d’ouvrir au monde. Elle propose à un public de curieux un contenu varié, original et informatif. Partez à la découverte d’artistes, photographes et auteurs du monde entier ! Professionnels et amateurs proposent des contributions sous forme de photoreportages, reportages, récits, dessins, carnets de voyages et chroniques.
Ce premier projet est l’occasion de faire connaître notre association et de réunir ceux qui décrivent le monde d’une manière personnelle et originale et de proposer une autre façon de partager à l’heure du web 2.0.
Dépaysement et étonnement en une centaine de pages réparties en 7 rubriques, sans publicité et imprimées sur un papier de qualité. La découverte d’œuvres méconnues ou oubliées est une priorité. Le premier numéro est achevé à 75%. Nous avons déjà réuni près de 15 personnes qui vous feront voyager à travers le Chili, le Tibet, Haïti, New York et bien d’autres encore.
Le projet est déposé sur Ulule.fr, le site de financement participatif. Le principe est simple, nous avons maintenant seulement 20 jours pour recueillir la somme nécessaire aux frais d’impressions. Si nous parvenons à réunir la somme, le projet sortira en septembre 2012. Pour une contribution de 9 euros, vous obtenez en contrepartie un exemplaire du fanzine (coût d’impression unitaire + frais postaux). Pour une contribution plus importante, nous avons prévu quelques surprises que vous découvrirez en visitant la page du projet.
A bientôt !
Fanny & Fred
Visitez la page du projet sur Ulule : http://fr.ulule.com/pheno/
Partir en voyage organisé, hôtel climatisé, près des plages bondées... ou partir autrement. Nous avons fait notre choix. Mi-2013 nous partons pour 2 ans autour du Monde. Pourquoi ? Pour découvrir, s’engager et partager.Nous, Fanny et Fred, avons créé en octobre 2011 l’Association Actisphère dans le 19ème arrondissement de Paris afin de promouvoir les échanges autour de la culture, du voyage et de l’engagement solidaire. Quelques voyages en Europe et en Asie nous ont rapidement ouvert l’appétit !
Notre projet de Tour du Monde Solidaire consiste à partir à la découverte de trois continents l’Asie, l’Amérique du Sud et l’Afrique. Au cours de notre voyage nous allons alterner les périodes « nomades » et les périodes « sédentaires ». Les périodes sédentaires seront l’occasion de ralentir le rythme du voyage en s’installant quelques semaines ou quelques mois dans une région spécifique. Nous nous investirons directement dans un projet solidaire que l’on aura préparé précédemment ou alors découvert sur place. Nous commençons dès maintenant à identifier des ONG susceptibles de nous recevoir et auxquelles nous pourrions apporter une aide concrète.
Notre itinéraire est, et restera volontairement assez vague, pour laisser place à l’inattendu. Ce choix est lié à notre vision du voyage où nous souhaitons prendre notre temps et profiter des trajets pour découvrir un peu plus les pays que nous traverserons. Nous avons identifié les continents ou grandes régions qui nous attirent en priorité. Cela nous permet d’évaluer les coûts et transports et de constituer les premiers partenariats avec des associations locales.
Nous espérons avoir des retours d’expériences de voyageurs ! N’hésitez pas à nous contacter !
Dès maintenant, pendant et après le voyage, nous partageons notre expérience en mettant à jour régulièrement notre blog: http://actisphere.org/. Nous proposons ici notre vision du voyage et souhaitons diffuser nos expériences et nos aventures à travers l’écran. A découvrir dès maintenant et à venir, des chroniques de littérature de voyage, des albums photos de voyages précédents, des découvertes et un peu d’humour !
Notre projet de fanzine (revue indépendante)
Phénomènes est une revue indépendante et désintéressée de 100 pages avec l’ambition d’étonner et d’ouvrir au monde. Elle propose à un public de curieux un contenu varié, original et informatif. Partez à la découverte d’artistes, photographes et auteurs du monde entier ! Professionnels et amateurs proposent des contributions sous forme de photoreportages, reportages, récits, dessins, carnets de voyages et chroniques.Ce premier projet est l’occasion de faire connaître notre association et de réunir ceux qui décrivent le monde d’une manière personnelle et originale et de proposer une autre façon de partager à l’heure du web 2.0.
Dépaysement et étonnement en une centaine de pages réparties en 7 rubriques, sans publicité et imprimées sur un papier de qualité. La découverte d’œuvres méconnues ou oubliées est une priorité. Le premier numéro est achevé à 75%. Nous avons déjà réuni près de 15 personnes qui vous feront voyager à travers le Chili, le Tibet, Haïti, New York et bien d’autres encore.
Le projet est déposé sur Ulule.fr, le site de financement participatif. Le principe est simple, nous avons maintenant seulement 20 jours pour recueillir la somme nécessaire aux frais d’impressions. Si nous parvenons à réunir la somme, le projet sortira en septembre 2012. Pour une contribution de 9 euros, vous obtenez en contrepartie un exemplaire du fanzine (coût d’impression unitaire + frais postaux). Pour une contribution plus importante, nous avons prévu quelques surprises que vous découvrirez en visitant la page du projet.
A bientôt !
Fanny & Fred
Visitez la page du projet sur Ulule : http://fr.ulule.com/pheno/
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Voyager autrement
mardi, 03 juillet 2012 15:19
Partir voyager
Tombé amoureux du voyage très tôt, j'ai vraiment franchi le pas en 2010 quand je suis parti près d'un an en Australie avec un visa WHV.
Le tour de l'île-continent effectué en Van, je suis rentré avec des rêves plein la tête.
J'ai repris mes études en septembre dans le web marketing même si à la moindre occasion je suis reparti en voyage notamment en Russie, Estonie et Finlande.
J'ai effectué un DUT TC à Angers. L'envie de prendre un break a pris le dessus sur la poursuite d'études et c'est pour ça que je suis parti un an en Australie.
Cette année m'a encore plus donné goût au voyage et m'a surtout ouvert l'esprit sur beaucoup de choses.
J'ai eu quelques difficultés au retour mais la reprise des études m'a permis de vite reprendre le dessus.
Maintenant je suis en stage sur Paris et me lance dans l'auto-entrepreunariat dès la mi-juillet.
J'espère remettre des sous de côté au plus vite pour repartir notamment en volontariat international.
http://www.partir-voyager.com
Le tour de l'île-continent effectué en Van, je suis rentré avec des rêves plein la tête. J'ai repris mes études en septembre dans le web marketing même si à la moindre occasion je suis reparti en voyage notamment en Russie, Estonie et Finlande.
J'ai effectué un DUT TC à Angers. L'envie de prendre un break a pris le dessus sur la poursuite d'études et c'est pour ça que je suis parti un an en Australie.
Cette année m'a encore plus donné goût au voyage et m'a surtout ouvert l'esprit sur beaucoup de choses.
J'ai eu quelques difficultés au retour mais la reprise des études m'a permis de vite reprendre le dessus.
Maintenant je suis en stage sur Paris et me lance dans l'auto-entrepreunariat dès la mi-juillet.
J'espère remettre des sous de côté au plus vite pour repartir notamment en volontariat international.
http://www.partir-voyager.com
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Blogs de voyage
Sur les traces des loups de Russie
En Russie, le loup est encore chassé. Rencontre avec les passionnés qui dédient leur vie à la protection et à la connaissance de cet animal mythique dans l'immense blancheur de ces grands espaces .
Taïga. Un mot qui évoque l'immensité, la vie sauvage, la liberté. Des bouleaux à perte de vue, des pins aux troncs rougeâtres, des fougères timides et des grandes berces qui surgissent à travers la neige.
Il n'y rien, il n'y a personne. Il y a juste le souffle du vent et les flocons qui tombent encore en cette journée de mars. Je marche dans la neige, raquettes aux pieds, GPS et carte en main. Je suis leurs traces.
"Into the wild". J'entends juste le craquement des branches, quelques oiseaux noirs. J'aperçois un barrage de castors, une tourbière effacée sous le blanc et les empreintes très profondes et impressionnantes des élans qui sont passés par là avant moi. Je traverse un
village abandonné, aux fenêtres encore si joliment décorées de dentelles boisées.
Un crâne de boeuf trône sur un vieux tronc d'arbre à côté d'une barrière délabrée.
Des lapins détalent. Plus loin, des traces de martres et de chevreuils. Des traces de sang dans la neige. C'est juste un renard qui a fini sa proie.
Leurs empreintes, loin de tout ce que le monde a d'artificiel.
En Russie, le loup est encore chassé. Rencontre avec les passionnés qui dédient leur vie à la protection et à la connaissance de cet animal mythique dans l'immense blancheur de ces grands espaces .Taïga. Un mot qui évoque l'immensité, la vie sauvage, la liberté. Des bouleaux à perte de vue, des pins aux troncs rougeâtres, des fougères timides et des grandes berces qui surgissent à travers la neige.
Il n'y rien, il n'y a personne. Il y a juste le souffle du vent et les flocons qui tombent encore en cette journée de mars. Je marche dans la neige, raquettes aux pieds, GPS et carte en main. Je suis leurs traces.
"Into the wild". J'entends juste le craquement des branches, quelques oiseaux noirs. J'aperçois un barrage de castors, une tourbière effacée sous le blanc et les empreintes très profondes et impressionnantes des élans qui sont passés par là avant moi. Je traverse un
village abandonné, aux fenêtres encore si joliment décorées de dentelles boisées.
Un crâne de boeuf trône sur un vieux tronc d'arbre à côté d'une barrière délabrée.
Des lapins détalent. Plus loin, des traces de martres et de chevreuils. Des traces de sang dans la neige. C'est juste un renard qui a fini sa proie.
Leurs empreintes, loin de tout ce que le monde a d'artificiel.
Je marche, seule dans l'immensité, sous le poids de la beauté généreuse de cette contrée dépeuplée. J'ai traversé une prairie vallonnée à la sortie du village, avant d'entrer dans la forêt. Les branches plient sous le poids de la neige. Des lichens forment quelques taches colorées. Là, ce sont de gros champignons qui épousent les troncs. Le calme est absolu. La solitude est belle et on ne se sent pas seul, mais ravi d'être loin de tout ce que le monde a d'artificiel. Enfin, je les aperçois, je les découvre dans la blancheur. Leurs empreintes.
Celles des loups. Celles d'un animal mythique qui parcourt les grands espaces en toute liberté. Ou presque.
En Russie, le grand prédateur est encore chassé et ceux qui ont sa peau reçoivent des primes de l'État. C'est pour cela que certains passionnés dédient leur vie à la connaissance de cette espèce et à sa protection.
Attirée par les grands espaces et en particulier par la Russie, je suis ainsi partie à la fin de l'hiver dans un petit village situé à 400 kilomètres au nord-ouest de Moscou, en tant qu'écovolontaire.
Tout était encore blanc, mais les tempé-ratures ondulaient autour de zéro degré, accueillantes après des matins à moins trentehuit degrés. Voilà un petit coin de paradis quelque part sur la terre. Pas de soleil brûlant, pas de plages de sable fin sous les cocotiers, mais un endroit secret, loin de tout, où l'on entend juste chanter le vent et la belle langue russe. Ce n'est pas au fin fond de la Sibérie mais dans la Russie européenne.
Chisty Les, la forêt propre.
Je suis partie de Moscou, n'ayant pas résisté à l'envie de m'arrêter quelques jours dans la grande cité russe pour admirer notamment sa célèbre place qui n'est d'ailleurs pas rouge mais belle, les deux adjectifs étaient similaires à une époque. Sans manteau de fourrure mais vêtue d'une chaude polaire et d'une veste de montagne, j'ai arpenté la place pour admirer sa fameuse cathédrale
Basile-le-Bienheureux avec ses formes de pâtisserie géante ou de palais de princesse.
Mais cela m'a suffi. Je n'étais pas là pour parcourir le béton mais les chemins sauvages. Un train de nuit en direction du nord, sur l'axe Moscou-Riga puis un taxi sur une route chaotique m'a permis d'arriver à Bubonitsy, petit village situé près de la Central Forest Biosphere Nature Reserve, dans la région de Tver, entre campagne et forêt russe. C'est ici qu'a été créée la station biologique de Chisty
Les ou "forêt propre". C'est aussi le royaume des ours. Mais, à cette époque, ils dormaient tranquillement.
Une mission scientifique...
J'y ai rencontré Laetitia Becker, une jeune Alsacienne qui étudie le comportement des loups et travaille sur une méthode de réhabilitation de l'espèce.
Comme moi, elle est venue ici quelques années plus tôt pour réaliser un séjour de volontariat puis un stage. Mais elle est restée ! Et on peut aisément la comprendre... Elle est tombée amoureuse de ce pays si envoûtant, des loups bien sûr, de la liberté et des quelques habitants du village, peu nombreux mais si attachants !
Dans un village de sept habitants, la vie courante de la jeune femme signifie aussi aller chercher l'eau à la rivière puisqu'il n'y a pas l'eau courante, casser la glace en hiver ou faire son bois. Et le week-end, sachant qu'il n'y avait pas de baignoire dans son isba, c'est le sauna. Le vrai sauna russe !
Laetitia a récemment soutenu sa thèse à l'Université de Strasbourg sur les méthodes de réintroduction du loup gris : élevage, habitats, suivis des populations, régimes alimentaires.
Des résultats concluants. Et si le loup gris n'est pas encore une espèce proche de l'extinction, d'autres espèces pourraient bénéficier de ce travail, car la méthode de réhabilitation du loup étudiée par Laetitia pourrait être applicable à d'autres canidés.
La jeune femme récupère des louveteaux au zoo de Saint-Pétersbourg. Parfois, des chasseurs lui apportent aussi des petits orphelins.
Les animaux sont placés en semi-liberté dans un enclos. Avec son complice, le biologiste russe Vladimir Bologov, à l'enthousiasme communicatif, Laetitia observe. Les animaux restent en enclos le temps d'être aptes à se débrouiller seuls puis sont relâchés. L'achat de colliers émetteurs a permis de suivre les traces des animaux avec plus d'efficacité que les suivis d'empreintes. Un travail passionnant.
... mais aussi pédagogique pour faire évoluer les mentalités.
Les relations avec l'homme n'ont jamais été faciles. En Russie, le loup est considéré comme nuisible et sa tête est mise à prix à 1 500 roubles, soit environ 40 euros. Pas mal pour un chasseur. Alors Laetitia et Vladimir ont instauré le dialogue avec les populations locales. Des méthodes pour faire fuir le loup des troupeaux ont été testées avec succès, telle l'introduction d'un facteur étranger qui fera peur au prédateur (un ballon ou une odeur étrangère comme celles des petits sapins parfumés dans les voitures !).
Et le travail des volontaires ?
Il varie en fonction des saisons. Mais il consiste surtout à réaliser des observations, à recueillir des données sur le loup. Ainsi, j'empruntais chaque jour le même chemin, seule dans la neige, pour observer et relever les traces des animaux dans la nature. Je pouvais relever les hurlements des loups, analyser les enregistrements vidéo, rénover les enclos, apporter la nourriture aux animaux.
Mais il ne faut pas songer être aussi "proche" des loups que peut l'être parfois Laetitia, car les loups doivent avoir le moins de contacts possibles avec l'homme pour ne pas s'habituer à ce dernier. Dans tous les cas, l'expérience est enrichissante et formatrice. Et reconnaître une empreinte de loup n'est pas si évident au premier coup d'oeil, alors même que des chiens ou des lynx peuvent aussi passer par là.
Aujourd'hui, les biologistes ont quitté la station de Chisty Les pour un nouveau projet, plus au nord, au plus profond de la Russie, en Carélie. Une autre aventure. Un autre combat pour la préservation du loup. Un nouvel espace encore plus sauvage, dans lequel les volontaires amateurs pourront à leur tour s'impliquer pour aider les deux passionnés. C'est vrai, la joie est peut-être là-bas, dans le froid des grands espaces de Russie.
Texte et photos Katia Astafieff (54)
Illustrations Antoine Rouxel
→ En savoir plus
Afin de faire rêver les enfants, futurs voyageurs, et leur transmettre le goût de ce pays, j'ai publié un ouvrage jeunesse intitulé "Avec les loups, une jeune Française parmi les loups de Russie".
C'est ainsi l'occasion de mieux faire connaître le travail passionnant de la jeune biologiste, en présentant surtout le quotidien de cette aventurière moderne.
Aux Éditions Jérôme Do. Bentzinger. http://katia-astafieff.fr/
→ Si vous souhaitez vous rendre au pays des loups et soutenir Laetitia, rendez-vous sur son site internet http://lupuslaetus.org/
La perle du Baïkal
Sur le lac Baïkal, au cœur d’un monde d’immensité, de démesure et de quiètude, le retour au sens des réalités et à l’humilité sur l’île d’Olkhon, grâce aux initiatives économiques et écologiques de Natacha et Nikita.
Le Baïkal joue à cache-cache avec nous. De la vitre du marchroutki, nous l’apercevons par bribes entre mélèzes, bouleaux et montagnes. Soudain, en haut d’une côte, le panorama se dégage et s’étire, et le paysage n’est alors plus que bleu profond. Sous le ciel limpide, en deçà d’une limite que notre oeil a du mal à dessiner, la mer de Sibérie.
Avec ses 636 km de long et 48 km de large, ses 31 500 km2 de surface, c’est aussi le lac le plus profond au monde avec un record de 1 680 m, et ses 21 400 km3 d’eau douce représentent 20 % du volume mondial d’eau douce de surface.
Le Baïkal à lui tout seul adoucit le rude climat de la Sibérie : un été à 13 °C contre 19 °C à l’intérieur des terres, l’hiver à -15 °C contre -26 °C… C’est le Galápagos de la Sibérie, avec des centaines d’espèces végétales et animales endémiques.
La Sibérie. Terre immense, partant au-delà de l’Oural jusqu’aux crabes géants du Kamtchatka et au détroit de Béring. Terre de chimères, de fantasmes, de légendes, de chamanisme, mais aussi de folie.
Terre des exils, forcés puis volontaires, des conquêtes de l’Eldorado soviétique ou des projets scientifiques mégalomanes prévoyant d’inverser le cours des fleuves pour arroser l’Asie centrale et de se servir de la chaleur des volcans pour dégeler la terre.
Çà et là, sur la steppe glaciale, les “petits peuples” de la Russie respectent morses et baleines avant que l’école et la vodka ne leur fassent perdre leurs repères.
Pour retrouver de l’humilité, il faut s’approcher des rives du lac Baïkal et pour se reposer du long voyage qui vous a conduit ici, prendre le ferry jusqu’à l’île d’Olkhon.
Quelques mois plus tard, le trajet de l’île au continent se fera par voiture, sur l’épaisse couche de glace (de 50 à 70 cm) qui ne fondra qu’aux mois de mai-juin. L’eau est là, tout autour de nous, comme nous le rappellent les goélands.
Le terrain est accidenté, la piste cahote à travers des collines incultivables, jaunes de leurs herbes sèches, et à l’intérieur des terres, nous voyons de grandes forêts de mélèzes. Loin du tumulte de la ville et des polémiques des tabloïds, il y a le village de Khoujir, sur la rive ouest d’Olkhon. En se promenant sur l’île, on remarque les zalaa noués autour de quelques sapins et accrochés sur des rochers. Quelques pierres peintes et des gros troncs de bois fichés dans le sol tout autant décorés.
La région est riche d’énergies chamaniques, des ponts entre les mondes ordinaire et extraordinaire ont été érigés.
Mais le commun des hommes n’en est pas là. Au cours des promenades, on marche avec tristesse sur un sol souillé de bouteilles de verre et de plastique abandonnées près d’anciens feux de camps. Sur l’île, il n’y a aucune association de sensibilisation à l’environnement et on ne sait qui de l’administration ou du parc naturel fait le moins pour le ramassage et la gestion des déchets. Face à l’immobilisme ambiant,
Natacha et Nikita Bencharov ont décidé de mener combat. Sur l’île, tout le monde les connaît. Tous savent que Natacha et Nikita s’impliquent activement dans la vie du village.
Suivant un ami, Nikita fut le premier des deux à arriver sur l’île il y a vingt ans et à ne plus vouloir en partir. Cinq ans plus tard,
Natacha quitta à son tour Moscou et rejoignit son mari. Dans la cour de leur maison, ils ont fait construire quelques izba pour les voyageurs de passage, un espace récréatif pour les gamins, une librairie et une salle de jeux.
Aujourd’hui, pendant la saison estivale, plus de 200 personnes par jour passent par leur homestead, et 30 employés la font tourner. Ils ont fait savoir aux épiceries, restaurants, bars, auberges et particuliers de toute l’île qu’ils rachètent les bouteilles de verre pour les revendre ensuite — au même prix — au camion qui passe deux ou trois fois par an pour les amener à l’usine de recyclage d’Irkoutsk.
Le village voit aussi régulièrement ses enfants dans les rues armés de gants et de sacs plastiques en train de ramasser les déchets abandonnés là par les plus grands. Afin de rendre la tache plus ludique et pour éviter de lasser les minots de cette activité redondante, Natacha transforme la collecte en chasse au trésor.
Il faut savoir qu’aujourd’hui le village n’est équipé d’aucune poubelle. Mais les choses vont changer. Infatigable et ingénieuse,
Natacha écrit à l’entreprise Heineken pour qu’elle finance l’installation de poubelles à Khoujir. Encore une petite victoire, lors de notre séjour, l’entreprise a accepté la proposition.
Natacha et Nikita nous ont charmés. Par leur gentillesse, l’attention qu’ils nous ont accordée et leurs choix de vie. Ils ne se sont pas tournés aveuglément vers le tourisme, mais intègrent leur homestead à la vie de la communauté de Khoujir. Les enfants du village ont un lieu qui leur appartient. Les activités proposées, non seulement les sensibilisent — pour aujourd’hui et pour demain — sur le fragile environnement dont ils sont les gardiens, mais aussi les ouvrent sur le monde.
Texte et photos Amandine Boucard et William Berbon (24)
Le Lac Baïkal et l’île d’Olkhon constituèrent l’étape sibérienne de notre voyage en Transmongolien puis en Transsibérien, de Pékin à Moscou.
D’Irkoutsk, nous avions emprunté un bus jusqu’au port balkaïen nommé “poétiquement” MRS, d’où un petit ferry conduit à l’île d’Olkhon. Cette île sibérienne est toute en longueur, la rive nord est la seule (faiblement) habitée, la rive sud étant constituée de falaises et de forêts. Nous restâmes quatre jours sur l’île, c’est bien un minimum. Un bus en mauvais état nous amena à Khoujir, le seul gros bourg d’une île dépourvue de routes asphaltées mais équipée de l’électricité…depuis quelques années seulement.
Nous avons séjourné dans le Nikita’s homestead. Les chalets sont charmants et confortables et le restaurant très bon. En ville, quelques magasins d’alimentation côtoient des yourtes vendant des souvenirs.
Depuis peu, un distributeur de billets est présent et il y a aussi un accès à Internet.
Le lendemain de notre arrivée, un 4x4 “soviétique” nous conduisit au Cap Khoboi, le “Finistère” de l’île. Le panorama est exceptionnel, de colossales falaises multicolores se jetant dans la “mer”, presque à pic. Il est possible de faire le trajet à pied, à condition de camper en route.
Partout, des “totems” chamaniques entourés de morceaux de tissus multicolores et des dizaines de monnaies “à souhaits” jonchant le sol.
Le troisième jour, nous partions randonner le long de la côte, vers l’ouest, avec une carte de l’île comme seule indication.
Après avoir franchi nombre de collines dénudées, suivis par une petite chienne très gentille qui faisait la chasse aux nombreuses sauterelles (nous l’avons surnommée Khoujir), nous arrivâmes à destination, Elgaj. C’est un lac dominé par une éminence rocheuse sur laquelle, d’après la carte, se situent trois sites historiques indéterminés.
Sauf que ce lac est une lagune ! Il nous fallut donc traverser un étroit chenal, au milieu d’une eau fraîche atteignant 1 m 20 de profondeur. Les sites historiques sont en fait des cairns mesurant un à deux mètres et dominant le lac Baïkal.
En conclusion, notre impression d’Olkhon est celle d’une île envoûtante à la nature intacte et impressionnante.
Il y a dix ans, les touristes devaient être rares et seulement russes. Aujourd’hui, le tourisme est en plein essor, pour le meilleur (revenus pour les habitants) comme pour le pire (certains laissent leurs déchets partout).
Laurence Texier et Benoît Saulnier (92)
Celles des loups. Celles d'un animal mythique qui parcourt les grands espaces en toute liberté. Ou presque.En Russie, le grand prédateur est encore chassé et ceux qui ont sa peau reçoivent des primes de l'État. C'est pour cela que certains passionnés dédient leur vie à la connaissance de cette espèce et à sa protection.
Attirée par les grands espaces et en particulier par la Russie, je suis ainsi partie à la fin de l'hiver dans un petit village situé à 400 kilomètres au nord-ouest de Moscou, en tant qu'écovolontaire.
Tout était encore blanc, mais les tempé-ratures ondulaient autour de zéro degré, accueillantes après des matins à moins trentehuit degrés. Voilà un petit coin de paradis quelque part sur la terre. Pas de soleil brûlant, pas de plages de sable fin sous les cocotiers, mais un endroit secret, loin de tout, où l'on entend juste chanter le vent et la belle langue russe. Ce n'est pas au fin fond de la Sibérie mais dans la Russie européenne.
Chisty Les, la forêt propre.
Je suis partie de Moscou, n'ayant pas résisté à l'envie de m'arrêter quelques jours dans la grande cité russe pour admirer notamment sa célèbre place qui n'est d'ailleurs pas rouge mais belle, les deux adjectifs étaient similaires à une époque. Sans manteau de fourrure mais vêtue d'une chaude polaire et d'une veste de montagne, j'ai arpenté la place pour admirer sa fameuse cathédraleBasile-le-Bienheureux avec ses formes de pâtisserie géante ou de palais de princesse.
Mais cela m'a suffi. Je n'étais pas là pour parcourir le béton mais les chemins sauvages. Un train de nuit en direction du nord, sur l'axe Moscou-Riga puis un taxi sur une route chaotique m'a permis d'arriver à Bubonitsy, petit village situé près de la Central Forest Biosphere Nature Reserve, dans la région de Tver, entre campagne et forêt russe. C'est ici qu'a été créée la station biologique de Chisty
Les ou "forêt propre". C'est aussi le royaume des ours. Mais, à cette époque, ils dormaient tranquillement.
Une mission scientifique...
J'y ai rencontré Laetitia Becker, une jeune Alsacienne qui étudie le comportement des loups et travaille sur une méthode de réhabilitation de l'espèce.
Comme moi, elle est venue ici quelques années plus tôt pour réaliser un séjour de volontariat puis un stage. Mais elle est restée ! Et on peut aisément la comprendre... Elle est tombée amoureuse de ce pays si envoûtant, des loups bien sûr, de la liberté et des quelques habitants du village, peu nombreux mais si attachants !
Dans un village de sept habitants, la vie courante de la jeune femme signifie aussi aller chercher l'eau à la rivière puisqu'il n'y a pas l'eau courante, casser la glace en hiver ou faire son bois. Et le week-end, sachant qu'il n'y avait pas de baignoire dans son isba, c'est le sauna. Le vrai sauna russe !
Laetitia a récemment soutenu sa thèse à l'Université de Strasbourg sur les méthodes de réintroduction du loup gris : élevage, habitats, suivis des populations, régimes alimentaires.
Des résultats concluants. Et si le loup gris n'est pas encore une espèce proche de l'extinction, d'autres espèces pourraient bénéficier de ce travail, car la méthode de réhabilitation du loup étudiée par Laetitia pourrait être applicable à d'autres canidés.
La jeune femme récupère des louveteaux au zoo de Saint-Pétersbourg. Parfois, des chasseurs lui apportent aussi des petits orphelins.
Les animaux sont placés en semi-liberté dans un enclos. Avec son complice, le biologiste russe Vladimir Bologov, à l'enthousiasme communicatif, Laetitia observe. Les animaux restent en enclos le temps d'être aptes à se débrouiller seuls puis sont relâchés. L'achat de colliers émetteurs a permis de suivre les traces des animaux avec plus d'efficacité que les suivis d'empreintes. Un travail passionnant.
... mais aussi pédagogique pour faire évoluer les mentalités.
Les relations avec l'homme n'ont jamais été faciles. En Russie, le loup est considéré comme nuisible et sa tête est mise à prix à 1 500 roubles, soit environ 40 euros. Pas mal pour un chasseur. Alors Laetitia et Vladimir ont instauré le dialogue avec les populations locales. Des méthodes pour faire fuir le loup des troupeaux ont été testées avec succès, telle l'introduction d'un facteur étranger qui fera peur au prédateur (un ballon ou une odeur étrangère comme celles des petits sapins parfumés dans les voitures !).
Et le travail des volontaires ?
Il varie en fonction des saisons. Mais il consiste surtout à réaliser des observations, à recueillir des données sur le loup. Ainsi, j'empruntais chaque jour le même chemin, seule dans la neige, pour observer et relever les traces des animaux dans la nature. Je pouvais relever les hurlements des loups, analyser les enregistrements vidéo, rénover les enclos, apporter la nourriture aux animaux.
Mais il ne faut pas songer être aussi "proche" des loups que peut l'être parfois Laetitia, car les loups doivent avoir le moins de contacts possibles avec l'homme pour ne pas s'habituer à ce dernier. Dans tous les cas, l'expérience est enrichissante et formatrice. Et reconnaître une empreinte de loup n'est pas si évident au premier coup d'oeil, alors même que des chiens ou des lynx peuvent aussi passer par là.
Aujourd'hui, les biologistes ont quitté la station de Chisty Les pour un nouveau projet, plus au nord, au plus profond de la Russie, en Carélie. Une autre aventure. Un autre combat pour la préservation du loup. Un nouvel espace encore plus sauvage, dans lequel les volontaires amateurs pourront à leur tour s'impliquer pour aider les deux passionnés. C'est vrai, la joie est peut-être là-bas, dans le froid des grands espaces de Russie.
Texte et photos Katia Astafieff (54)
Illustrations Antoine Rouxel
→ En savoir plus Afin de faire rêver les enfants, futurs voyageurs, et leur transmettre le goût de ce pays, j'ai publié un ouvrage jeunesse intitulé "Avec les loups, une jeune Française parmi les loups de Russie".
C'est ainsi l'occasion de mieux faire connaître le travail passionnant de la jeune biologiste, en présentant surtout le quotidien de cette aventurière moderne.
Aux Éditions Jérôme Do. Bentzinger. http://katia-astafieff.fr/
→ Si vous souhaitez vous rendre au pays des loups et soutenir Laetitia, rendez-vous sur son site internet http://lupuslaetus.org/
La perle du Baïkal
Sur le lac Baïkal, au cœur d’un monde d’immensité, de démesure et de quiètude, le retour au sens des réalités et à l’humilité sur l’île d’Olkhon, grâce aux initiatives économiques et écologiques de Natacha et Nikita.
Le Baïkal joue à cache-cache avec nous. De la vitre du marchroutki, nous l’apercevons par bribes entre mélèzes, bouleaux et montagnes. Soudain, en haut d’une côte, le panorama se dégage et s’étire, et le paysage n’est alors plus que bleu profond. Sous le ciel limpide, en deçà d’une limite que notre oeil a du mal à dessiner, la mer de Sibérie.Avec ses 636 km de long et 48 km de large, ses 31 500 km2 de surface, c’est aussi le lac le plus profond au monde avec un record de 1 680 m, et ses 21 400 km3 d’eau douce représentent 20 % du volume mondial d’eau douce de surface.
Le Baïkal à lui tout seul adoucit le rude climat de la Sibérie : un été à 13 °C contre 19 °C à l’intérieur des terres, l’hiver à -15 °C contre -26 °C… C’est le Galápagos de la Sibérie, avec des centaines d’espèces végétales et animales endémiques.
La Sibérie. Terre immense, partant au-delà de l’Oural jusqu’aux crabes géants du Kamtchatka et au détroit de Béring. Terre de chimères, de fantasmes, de légendes, de chamanisme, mais aussi de folie.
Terre des exils, forcés puis volontaires, des conquêtes de l’Eldorado soviétique ou des projets scientifiques mégalomanes prévoyant d’inverser le cours des fleuves pour arroser l’Asie centrale et de se servir de la chaleur des volcans pour dégeler la terre.
Çà et là, sur la steppe glaciale, les “petits peuples” de la Russie respectent morses et baleines avant que l’école et la vodka ne leur fassent perdre leurs repères.
Pour retrouver de l’humilité, il faut s’approcher des rives du lac Baïkal et pour se reposer du long voyage qui vous a conduit ici, prendre le ferry jusqu’à l’île d’Olkhon.
Quelques mois plus tard, le trajet de l’île au continent se fera par voiture, sur l’épaisse couche de glace (de 50 à 70 cm) qui ne fondra qu’aux mois de mai-juin. L’eau est là, tout autour de nous, comme nous le rappellent les goélands. Le terrain est accidenté, la piste cahote à travers des collines incultivables, jaunes de leurs herbes sèches, et à l’intérieur des terres, nous voyons de grandes forêts de mélèzes. Loin du tumulte de la ville et des polémiques des tabloïds, il y a le village de Khoujir, sur la rive ouest d’Olkhon. En se promenant sur l’île, on remarque les zalaa noués autour de quelques sapins et accrochés sur des rochers. Quelques pierres peintes et des gros troncs de bois fichés dans le sol tout autant décorés.
La région est riche d’énergies chamaniques, des ponts entre les mondes ordinaire et extraordinaire ont été érigés.
Mais le commun des hommes n’en est pas là. Au cours des promenades, on marche avec tristesse sur un sol souillé de bouteilles de verre et de plastique abandonnées près d’anciens feux de camps. Sur l’île, il n’y a aucune association de sensibilisation à l’environnement et on ne sait qui de l’administration ou du parc naturel fait le moins pour le ramassage et la gestion des déchets. Face à l’immobilisme ambiant,
Natacha et Nikita Bencharov ont décidé de mener combat. Sur l’île, tout le monde les connaît. Tous savent que Natacha et Nikita s’impliquent activement dans la vie du village.
Suivant un ami, Nikita fut le premier des deux à arriver sur l’île il y a vingt ans et à ne plus vouloir en partir. Cinq ans plus tard,
Natacha quitta à son tour Moscou et rejoignit son mari. Dans la cour de leur maison, ils ont fait construire quelques izba pour les voyageurs de passage, un espace récréatif pour les gamins, une librairie et une salle de jeux.
Aujourd’hui, pendant la saison estivale, plus de 200 personnes par jour passent par leur homestead, et 30 employés la font tourner. Ils ont fait savoir aux épiceries, restaurants, bars, auberges et particuliers de toute l’île qu’ils rachètent les bouteilles de verre pour les revendre ensuite — au même prix — au camion qui passe deux ou trois fois par an pour les amener à l’usine de recyclage d’Irkoutsk.
Le village voit aussi régulièrement ses enfants dans les rues armés de gants et de sacs plastiques en train de ramasser les déchets abandonnés là par les plus grands. Afin de rendre la tache plus ludique et pour éviter de lasser les minots de cette activité redondante, Natacha transforme la collecte en chasse au trésor.Il faut savoir qu’aujourd’hui le village n’est équipé d’aucune poubelle. Mais les choses vont changer. Infatigable et ingénieuse,
Natacha écrit à l’entreprise Heineken pour qu’elle finance l’installation de poubelles à Khoujir. Encore une petite victoire, lors de notre séjour, l’entreprise a accepté la proposition.
Natacha et Nikita nous ont charmés. Par leur gentillesse, l’attention qu’ils nous ont accordée et leurs choix de vie. Ils ne se sont pas tournés aveuglément vers le tourisme, mais intègrent leur homestead à la vie de la communauté de Khoujir. Les enfants du village ont un lieu qui leur appartient. Les activités proposées, non seulement les sensibilisent — pour aujourd’hui et pour demain — sur le fragile environnement dont ils sont les gardiens, mais aussi les ouvrent sur le monde.
Texte et photos Amandine Boucard et William Berbon (24)
Le Lac Baïkal et l’île d’Olkhon constituèrent l’étape sibérienne de notre voyage en Transmongolien puis en Transsibérien, de Pékin à Moscou.
D’Irkoutsk, nous avions emprunté un bus jusqu’au port balkaïen nommé “poétiquement” MRS, d’où un petit ferry conduit à l’île d’Olkhon. Cette île sibérienne est toute en longueur, la rive nord est la seule (faiblement) habitée, la rive sud étant constituée de falaises et de forêts. Nous restâmes quatre jours sur l’île, c’est bien un minimum. Un bus en mauvais état nous amena à Khoujir, le seul gros bourg d’une île dépourvue de routes asphaltées mais équipée de l’électricité…depuis quelques années seulement.
Nous avons séjourné dans le Nikita’s homestead. Les chalets sont charmants et confortables et le restaurant très bon. En ville, quelques magasins d’alimentation côtoient des yourtes vendant des souvenirs.
Depuis peu, un distributeur de billets est présent et il y a aussi un accès à Internet.
Le lendemain de notre arrivée, un 4x4 “soviétique” nous conduisit au Cap Khoboi, le “Finistère” de l’île. Le panorama est exceptionnel, de colossales falaises multicolores se jetant dans la “mer”, presque à pic. Il est possible de faire le trajet à pied, à condition de camper en route.
Partout, des “totems” chamaniques entourés de morceaux de tissus multicolores et des dizaines de monnaies “à souhaits” jonchant le sol.
Le troisième jour, nous partions randonner le long de la côte, vers l’ouest, avec une carte de l’île comme seule indication.
Après avoir franchi nombre de collines dénudées, suivis par une petite chienne très gentille qui faisait la chasse aux nombreuses sauterelles (nous l’avons surnommée Khoujir), nous arrivâmes à destination, Elgaj. C’est un lac dominé par une éminence rocheuse sur laquelle, d’après la carte, se situent trois sites historiques indéterminés.
Sauf que ce lac est une lagune ! Il nous fallut donc traverser un étroit chenal, au milieu d’une eau fraîche atteignant 1 m 20 de profondeur. Les sites historiques sont en fait des cairns mesurant un à deux mètres et dominant le lac Baïkal.
En conclusion, notre impression d’Olkhon est celle d’une île envoûtante à la nature intacte et impressionnante.
Il y a dix ans, les touristes devaient être rares et seulement russes. Aujourd’hui, le tourisme est en plein essor, pour le meilleur (revenus pour les habitants) comme pour le pire (certains laissent leurs déchets partout).
Laurence Texier et Benoît Saulnier (92)
Plus...
Les voyageurs sont malheureusement parfois victimes d'arnaques, de vols, de malhonnêté...
Témoigner de votre expérience peut se révéler utile aux autres globe-trotters.
Envoyez-nous vos réactions.
• MAI 2012
Aventures (et mésaventures) en Ukraine
Les carpathes ukrainiennes,comme leurs homologues slovaques et polonaises, sont réputées pour leurs petites églises en bois, âgées souvent de plusieurs siècles. L'un des plaisirs du voyage est de les dénicher, cachées au bout d un minuscule chemin ou dissimulées au coeur d'une forêt.
Témoigner de votre expérience peut se révéler utile aux autres globe-trotters.
Envoyez-nous vos réactions.
• MAI 2012
Aventures (et mésaventures) en Ukraine
Les carpathes ukrainiennes,comme leurs homologues slovaques et polonaises, sont réputées pour leurs petites églises en bois, âgées souvent de plusieurs siècles. L'un des plaisirs du voyage est de les dénicher, cachées au bout d un minuscule chemin ou dissimulées au coeur d'une forêt.
Partis à la recherche d'une des plus belles, nous avons la désagréable surprise en revenant à la voiture de trouver un pneu crevé... pas étonnant avec ces routes aux gigantesques nids de poules !
Après changement de la roue, nous rejoignons un garage afin de faire réparer. Les mécanos restent perplexes devant l'état du pneu, pourtant ils en ont sûrement vu d'autres...impossible de réparer ! tant pis ! Mais en quittant le garage, nous découvrons que les sacs contenant passeports, argent, appareils photo...ont disparu...la tuile !
Le poste de police de la ville est ouvert et c'est dans un charabia de russe, d'anglais et le reste par gestes que nous racontons nos malheurs. Nous retournons sur le lieu supposé du "crime" avec les policiers : ils font le signe de croix à chaque symbole religieux, et vu la façon de conduire des ukrainiens, on les comprend... L'interrogation de possibles témoins s'avère vaine : il faut dire qu'après 18h, presque tous les villageois sont complètemet ivres !!! Pour la police,c'est évident : on nous a tailladé le pneu puis volé les sacs pendant que nous changions la roue.
Après une nuit soucieuse, nous retournons au poste pour remplir la déclaration de vol : tache fastidieuse... mais qui se révèle comique : nous nous aidons des photos d'une revue d'auto pour trouver comment se dit "plaque d'immatriculation, type de véhicule, pneu.." en ukrainien! la débrouille ! ...et à midi, c'est la bonne nouvelle : des paysans ont retrouvé les passeports dans un fossé : ouf, c'est le principal !
Nous nous retrouvons dans le bureau du chef, avec les paysans. Un professeurd'anglais a été "réquisitionné" pour la traduction : ce n'est pas un luxe ! Il est de tradition de récompenser les gens qui ont retrouvé nos affaires, ce que nous faisons. Puis le chef de la police fait venir la télévision, et me voici à improviser (en anglais) un discours dithyrambique sur l'efficacité de la police locale ! Enfin, le grand patron sort de son armoire 2 bouteilles bouteilles de champagne de Crimée (excellent d'ailleurs), que nous finissons à 5 (on a eu peur, ça aurait pu être de la vodka) en trinquant à l'amitié franco-ukrainienne avant de partir vers de nouvelles aventures !
Ah, j'oubliais : pendant tout ce temps,les enfants ont été invités à partager repas, fruits... et comblés de cadeaux par une fermière qui habitait derrièe le commissariat !!!
• DECEMBRE 2011
Philippines
" Je tiens à vous faire part de la mauvaise expérience que j'ai vécue, au cours d’un périple d'un mois aux Philippines ou comme bien d'autres ailleurs dans le monde.
Philippines
" Je tiens à vous faire part de la mauvaise expérience que j'ai vécue, au cours d’un périple d'un mois aux Philippines ou comme bien d'autres ailleurs dans le monde.
A Manille, il existe une technique pour mettre les touristes en confiance et les droguer dans le but de les dépouiller de leur cash, et de se servir de leurs cartes bancaires.
Après vous avoir repéré, une personne vous accoste en plein jour, dans la rue, dans un restaurant, dans un square... Cette personne d'une quarantaine, qui se dit prof, qui a très bonne allure, qui parle très bien anglais (il peut s'agir d'un homme ou d'une femme), lors d'un échange très sympathique vous demande votre prochaine destination. Sans vous méfier, vous la lui indiquez, et là, le travail de sape commence. Cette personne prétend se rendre dans la même direction dans une voiture particulière avec des amies, et vous propose de vous emmener moyennant une participation aux frais d'essence. Après accord, le lendemain, vous vous retrouvez effectivement dans une voiture particulière, et avec des femmes qui elles aussi ont le même profil, à savoir, engageant et amical. Vous sortez de Manille, et vous arrivez bien à destination. Vous êtes bien en confiance, et là, ils trouvent le moyen de droguer votre nourriture lors d'un repas partagé ensemble, ou votre boisson (il peut s'agir de votre propre bouteille d'eau posée sur une table, et à laquelle vous ne portez pas une attention particulière).
L'effet est immédiat.
Vous vous retrouvez dans une chambre d'hôtel plusieurs heures après, sans aucun souvenir depuis le repas, dépouillé de tout votre argent, vos photos effacées, mais avec tous vos papiers et effets personnels. Quelques jours après, vous constatez que différents retraits ont été effectués avec votre carte bancaire, alors que votre code secret n'était écrit nulle part.
Cette drogue est sans doute du GHB (drogue du violeur) ou un produit similaire. Elle vous rend docile, et depuis le moment de sa prise, efface toute votre mémoire pendant un laps de temps qui peut aller de quelques heures à une journée entière.
Cette expérience je l'ai vécue, et ai rencontré 2 autres touriste françaises qui elles aussi avaient été confrontées à ce même scénario, et avec les mêmes personnes, 4 jours après moi.
Il ne faut pas croire que ce genre de rencontre ne se fait que dans les bars ou discothèques, un soir de goguette.
Ces personnes sont des professionnels, ont le parfait savoir faire, et bien des touristes se sont déjà fait avoir. Alors si ce témoignage peut éviter à d'autres de tomber dans le piège, ça sera une consolation pour moi.
Il semblerait que cette technique tende à se répandre."
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Pratique
jeudi, 28 juin 2012 15:31
Concours photos à ABM Lyon
Soirée albums photos, concours photos du mois de juin
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Le livre photos remplace de plus en plus l’album traditionnel. Plusieurs abémistes lyonnais avaient apporté leurs réalisations. Pour les novices, Cyrille a présenté un logiciel qui permet de réaliser de tels livres. Les possibilités sont multiples, la réalisation demande pas mal de temps mais n’est-ce pas aussi un moyen de prolonger le voyage ?
Après cet échange d’expériences et la présentation de nos derniers voyages à travers l’image la soirée s’est poursuivie autour du buffet garni par les participants. D’une chaise à l’autre nous avons pu discuter sans relâche.
Fin de soirée avec le concours photos dont le thème était « les boîtes aux lettres ». Le premier prix a été remporté par Sylvie avec sa boîte « poissons » prise en Australie et le second par Gérard avec sa boîte suédoise.
Merci à la librairie Raconte moi la Terre qui a offert le premier prix.
Prochain thème : « les petits métiers de rue ».
Sylvie Frachet
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Dans les antennes
mercredi, 27 juin 2012 14:34
Concours photos et carnets sonores
CONCOURS LIBÉRATION APAJ: PHOTOS ET CARNETS SONORES
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L'actualité du voyage
lundi, 25 juin 2012 17:37
Des Andes aux Indes
Au départ une envie : celle d’un voyage au long cours, à deux, et à vélos. Puis une deuxième envie : celle de partager notre aventure, en particulier avec les enfants, et par le biais de notre voyage, les ouvrir sur le monde. Enfin une troisième envie : donner un sens plus profond à notre voyage en sensibilisant par la même occasion les enfants au développement durable.Ainsi est né notre projet, Des Andes aux Indes. Nous, Angélique et Vincent, partirons début septembre 2012 pour un périple de 15 mois à vélo couché qui nous conduira le long des Andes de Quito à Ushuaia, puis changement de continent pour suivre les méandres de la mythique Route de la Soie de Turquie jusqu’en Inde, soit environ 18000km pour 14 pays traversés.
Nous nous sommes associés à 3 écoles primaires de la Côte Bleue afin de sensibiliser les élèves de CE2 au développement durable. En juin nous avons organisé plusieurs ateliers pédagogiques sur l’eau, les déchets et l’environnement, et des sorties scolaires en relation.
Pendant notre voyage, les élèves alors en CM1 nous suivrons sur internet alors que nous pédalerons d’écoles en écoles. Nous leur enverrons régulièrement des reportages leur expliquant comment les enfants à l’étranger cohabitent avec leur environnement.
Après notre retour nous viendrons échanger nos impressions avec les élèves maintenant en CM2. Notre objectif étant d’amener les écoliers à se rendre compte que le modèle de développement occidental, basé sur une consommation intensive des ressources, n’est pas un modèle de développement durable si on pense global.
Suivez nos aventures sur notre site: http://desandesauxindes.wordpress.com
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Voyageurs au long cours















