Témoignage :
• Ludovic Hubler, cinq ans autour du monde en stop :
Pour le logement, une aide venue du ciel va à présent rendre ma vie de nomade beaucoup plus aisée. Grâce à un mail reçu d’un internaute, j’apprends l’existence de deux sites Internet à l’idée novatrice et résolument altruiste et www.hospitalityclub.org et www.couchsurfing.com .Ces deux sites sont au logement ce que l’auto-stop est au transport : un moyen d’augmenter les interactions entre locaux et voyageurs et de rendre le voyage plus abordable.
L’idée est de permettre au voyageur de « squatter » en toute légalité et gratuité chez des inconnus du monde entier, engagés à mettre à la disposition des intéressés une chambre, un appartement, un bout de canapé, un peu de place sur le sol ou un petit coin de jardin pour planter la tente.
Le séjour peut durer le temps d'un café, d'une nuit ou deux, d'un mois voire plus.
L’échange peut aussi simplement consister à faire découvrir sa ville ou aller boire un verre pour discuter du pays ou d’échanger les visions du monde. Bien sûr, le voyageur s’engage à être agréable et intéressant mais aussi, sans pour autant signer de contrat, à rendre la pareille une fois de retour au bercail. Pour proposer ou demander l'hébergement, il suffit de devenir membre puis de faire une recherche en ligne dans un périmètre défini.
Et l'offre est vaste ; ces sites qui avaient chacun moins de dix mille membres fin 2003, en ont plus d’un million en 2009, dans près de 30 000 villes, dans quasiment tous les pays du monde. Ce concept me plaît et je décide instantanément d’en devenir membre.
Je ne le sais pas encore, mais ces deux sites vont être pour moi de véritables mines d’or rendant mon tour du monde à la fois beaucoup plus facile, moins fatiguant, mais surtout encore plus intéressant…
• Yohann habite actuellement à Vannes et est membre de Couchsurfing depuis plus de 2 ans avec une dizaine d’expériences d’hébergement.
"Je n’avais pas encore de voyages en vue que j’étais déjà séduit par le concept. Une autre façon de voyager, surtout quand on a l’habitude de voyager seul. Le couchsurfing (surf de canapé en français) qu’est-ce que c’est ?
C’est avant tout un site Internet www.couchsurfing.org qui fait office d’interface entre les personnes souhaitant héberger des voyageurs et les voyageurs souhaitant être hébergés des habitants.
Pour moi, chaque déplacement peut-être l’occasion de pratiquer le couchsurfing : que ce soit lors de déplacements professionnels en rencontrant des locaux autour d’un verre, pour des vacances à l’étranger ou lors de de rassemblements qui ponctuent la vie de la communauté Couchsurfing (WE découverte de la Normandie, soirée chandeleur, visite de Paris spécial photo, session musicale à domicile, ...).
A chaque fois, ce sont de sacrés moments, de nouvelles rencontres que je n’oublies pas !
Dans toutes expériences couchsurfing, il y en a dont on se rappelle plus que d’autres.

Je me rappelle par exemple de cette fois où je suis allé en Tunisie pour le travail. J’avais pris quelques contacts par l’intermédiaire du site, notamment Karrem qui avait déjà organisé une sortie dans les montagnes.
Pour ma venue lors d’un WE, il a organisé exprès une sortie dans un parc proche de Hammamet qui s’est prolongé par un tour à Nabeul, ville des poteries (avec notamment une belle démonstration de marchandage), et enfin un michoui au bord de la route (cf. photo)".
Yohann Reverdy
Passage de la frontière du Laos vers le Vietnam.A Luang Prabang, nous apprenons que plusieurs points de passage sont nouvellement autorisés aux étrangers pour aller au Vietnam que nous voulons traverser du nord au sud pour poursuivre notre voyage vers le Cambodge.
Nous voici donc partis sur un itinéraire non décrit dans le guide du routard en notre possession.
.Arrivés à Nong Khiaw, c’est dans un bus local que nous roulerons toute la nuit vers le Vietnam par les routes sinueuses des montagnes laotiennes. Entre les sacs de riz qui encombrent le bus, l’état de la route et le confort des sièges absolument inadaptés à la corpulence des occidentaux, nous arrivons éreintés à Vieng Xai
Après une courtes visite des grottes qui accueillirent le QG du Patet Lao pendant la guerre américaine, nous poursuivons le lendemain toujours en bus local, cette fois, la benne d’un camion qui nous amènera jusqu’à la frontière que nous devrons traverser à pied.
Arrivés au Vietnam dans le village de Naméo, le chauffeur de bus demandera 25 USD par personne pour nous emmener à Hanoï.
Nous étions parmi les premiers touristes sur cet itinéraire mais dès la frontière, nous étions confrontés au côté ‘’durs en affaires’’ des Vietnamiens.Michel Pottier (mai 2008)
Partir à deux, à la découverte des Andes d'hier et d'aujourd'hui, à travers l'Équateur, le Pérou, la Bolivie, le Chili et l'Argentine.
Avec, pour balisage, les sites incas, pré-incas et les merveilles naturelles.
La marche est un état d'esprit qui permet de vivre pleinement les événements du quotidien en gardant le temps pour soi. L'envie de réaliser un magnifique voyage à pied afin de nous faire plaisir en découvrant un autre monde que celui que nous connaissons, nous titillait depuis longtemps. En mai 2012, nous nous sommes lancés à pied à travers l'ancien et vaste Empire inca "Tahuantinsuyu". Un itinéraire de dix mois, long de 5 000 kilomètres qui s'étend des vallées peuplées et verdoyantes aux hauts plateaux désertiques et arides, jusqu'aux sommets des Andes, à 6 000 mètres d'altitude.Sorti de notre imaginaire rêveur, cet itinéraire à travers le grand Empire inca est un mélange de sentiers mythiques, culturels, panoramiques, de sentiers perdus et parfois de routes... En Équateur, nous avons suivi la majestueuse "Allée des Volcans" au pied du Cotopaxi, de l'Antisana et du Chimborazo. Au Pérou, nous sommes partis sur les traces du Qhapaq Ñan, l'ancien chemin royal qui menait à Cusco.
De là, la Bolivie nous attendait.
Sur l'Altiplano bolivien. Du pied du volcan de Sajama, point culminant du pays à 6 542 mètres, l'Altiplano bolivien, a été une partie de notre traversée de l'Empire inca.
Ces quarante jours de marche ont été les plus éprouvants, avec 950 kilomètres de régions désertiques à une altitude moyenne de 4 000 mètres. Nous avons laissé derrière nous les vallées profondes et les hauts cols pour trouver d'immenses étendues plates où nous avons marché sur des kilomètres de lignes droites, sans un virage à l'horizon. Malgré ces longueurs interminables, nous avons traversé des paysages diversifiés qui ont égayé nos journées.
Des panoramas surréalistes. Nous avons serpenté entre salars, volcans, pampas, déserts de sable, villages à demi-abandonnés avec, parfois, le sentiment d'arriver au bout du monde.
Le village de Macaya et sa lagune au pied d'une cordillère reste, pour nous, l'ultime rempart de ce pays haut perché. À maintes reprises, nous avons été emerveillés par des panoramas surréalistes. Le salar de Coipasa, inondé à notre passage, que nous avons dû franchir les pieds dans l'eau, reflétait l'horizon comme un miroir. La magie a, de nouveau, opéré au volcan Thunupa, aux couleurs ocre, verte, rouge, noire qui resplendissaient de toutes parts. Depuis son sommet se dressait, face à nous, un blanc infini, le grand salar d'Uyuni.
La région du Sud Lipez a été une porte d'entrée vers un "autre monde" par ses couleurs et son ambiance. Des pistes sableuses nous ont accompagnés d'un lieu à un autre vers ce monde aux teintes inimaginables avec les lagunes Colorada, Verde...
Les volcans Ollagüe, Amarillo... Et les déserts qui sont venus enrichir cet univers irréel. Notre traversée de l'Altiplano s'est achevée, le souffle court, à 5 916 mètres d'altitude au sommet de Licancabur, récompensant nos efforts fournis ces quarante jours.
Malgré les obstacles imparables rencontrés dans ces immenses étendues vides, le vent violent, les fortes variations de températures, le manque d'eau, le relief accidenté... ce que nous gardons en mémoire c'est un éclatement de couleurs et un panorama unique, dont nous avons eu le temps de nous imprégner. Avec une bonne préparation, il est possible de "Partir Autrement" à la découverte des régions les plus isolées.

Apprendre à partager. Si le fait d'être ensemble en permanence n'est pas toujours évident, il permet cependant le rapprochement. Dans les zones désertiques comme la Bolivie, ces contrastes s'accentuent. Le manque d'ouverture sur le monde, dans ces contrées lointaines, nous donne la sensation d'enfermement sur nous-mêmes. Perdus au milieu de ces grands espaces, il n'est pas aisé de satisfaire son besoin d'isolement personnel.
Si cette aventure s'est choisie et se vit à deux, elle contient une part d'individualisme où chacun perçoit à sa manière le moment présent, que nous sommes amenés à partager.
Pour Célia, la traversée de l'Altiplano était, entre autres, une revanche sur une longue maladie. Pour Simon, il s'agissait d'un itinéraire "royal" convoité depuis de nombreuses années. Dans ce contexte, où la limite physique est souvent atteinte, la fatigue morale peut survenir sans raison apparente. Dans le quotidien de la marche, nous avons appris à partager. Être à deux donne la force de pouvoir s'appuyer sur son compagnon. Savoir montrer ses moments de faiblesse, c'est accepter l'entraide. Être à deux, c'est aussi partager des moments inoubliables, des découvertes, des fous rires, des émerveillements et des moments de complicité...
La marche nous a apporté des moments de plénitude, nous a permis de nous évader et de laisser place à la réflexion. Associé au nomadisme, ce mouvement répétitif et perpétuel nous a projetés vers l'inconnu. Le plus important pour nous est d'avoir ce sentiment de liberté totale qui nous a transportés tel un condor volant au-dessus des Andes.
Texte et photos : Simon Dubuis (75)
Cordillère des Andes Enfer et paradis
Bolivie, pays de dualité. À Potosi se côtoient mineurs, précarité, culture quechua et couleur. À Uyuni, le salar majestueux, son immensité et les lagunas époustouflantes sont contrebalancées par la pollution et la véritable dépendance à l'économie apportée par les touristes.
Montagne désertique balayée par la force du vent, le Cerro Rico s'élève vers le ciel. Ce mont aux teintes orangées est comme un protecteur pour l'une des plus hautes villes du monde, Potosi (4 070 m). En quechua, langue indienne toujours pratiquée, Potosi signifie "tonnerre".
Dans la petite ville à l'architecture coloniale, le tonnerre ne vient pas du ciel mais de la terre.
La Pachamama, déesse de la terre, a caché ses trésors dans le Cerro Rico. Depuis des centaines d'années les hommes se relaient comme des fourmis pour extraire les richesses du sous-sol. Les sombres tunnels sont le royaume d'El Tio, un diable vénéré par les mineurs. Seuls les hommes ont le droit de descendre dans les profondeurs de la terre.
El Tio est l'amant de la Pachamama, et la déesse jalouse les femmes qui s'approchent de son amant.
Dans un recoin des boyaux qui descendent dans la montagne, une statue de terre d'El Tio.
Les mineurs viennent demander la protection du diable. Ils offrent au dieu de l'enfer des feuilles de coca, des cigarettes et de l'alcool à 96 degrés. Ils offrent aussi de l'alcool à la Pachamama avant de consommer eux-mêmes ce qui les aidera à tenir pendant parfois 24 heures de travail d'affilée.
La ville de Potosi rayonne à la lumière du jour. Ses maisons de couleurs et ses innombrables églises tranchent avec la vie de la mine.
Les hommes sont à la mine ce que les femmes sont au marché. Sur le sol ou au milieu des étals, elles vendent ce qu'elles ont.
Des hauts plateaux et des montagnes qui entourent Potosi, on se laisse vite tenter par les merveilles promises. Dans le bus qui mène à Uyuni, le clair de lune ne laisse apparaître que les silhouettes diffuses de la montagne. Rêve éveillé, des courbes délicates forment un paysage onirique.
On se réveille à Uyuni dans la réalité à l'état brut.
Un champ de sacs plastiques de plusieurs kilomètres cerne la ville. Une cité aux avenues de poussière, animée par la venue de nombreux touristes prêts à découvrir le salar d'Uyuni. Les petites agences de tourisme proposent le rêve à portée de main, photo à l'appui. Entre les merveilles promises à quelques kilomètres de là et la vie des gens d'ici, il y a le grand écart. Uyuni tente de survivre tout en répondant à la demande des touristes. Jamais, je n'ai vu une ville de Bolivie avec autant de pizzerias ni de files d'attente composées uniquement d'étrangers. J'embarque comme tout le monde dans un 4x4 avec quatre autres touristes. Nous partons en sens contraire des autres groupes, direction le Sud et la frontière du Chili, avant de terminer au Nord dans le grand salar d'Uyuni. La route s'étire dans des paysages presque désertiques. Seules de petites herbes pour nourrir les lamas, et le quinoa pour sustenter les hommes, arrivent à pousser. Soumise aux températures extrêmes et aux vents, c'est un miracle de voir de la végétation à une telle altitude.
Le sud-est bolivien regorge de beaucoup de petits miracles, telle la lagune Colorée, rouge et blanche, oasis improbable au coeur d'un monde qui ne l'est pas moins.La profusion de flamants roses est d'autant plus étrange. Sur les terres inhospitalières de la cordillère des Andes, la vie donne une leçon et abonde là où tout semblerait impossible.
À l'aube du second jour, on se demande si la magie sera encore là aujourd'hui. L'odeur repoussante du soufre envahit l'espace. Dans une épaisse fumée grise, des geysers. Brûlant et imprévisible, l'enfer a trouvé le chemin pour venir sur terre. Mais là encore, on est irrésistiblement attiré. Le sol s'est paré des couleurs les plus improbables. Délicat mélange, d'une peinture surréaliste. Encore plus au sud, la lagune Verte, au pied du volcan Licancabur, à la frontière du Chili. Cette fois-ci, c'est une aquarelle que la Pachamama a peinte. Un subtil camaïeu de vert rehaussé par les couleurs vives des flamants roses. Pas le temps de rester en admiration, le vent nous fouette et le chauffeur nous presse. Direction le nord.
Des foisonnantes lagunes, nous passons au désert de sable et de pierre. Des rochers sculptés par l'érosion qui ont inspiré les tableaux de Dali. Il suffit d'escalader ces petits blocs de roche pour s'imaginer être les rois du monde.
Les rois que nous sommes paradent avec leur 4x4 tout confort dans les petits villages.
Nous passons là où les habitants n'ont même pas les moyens de se payer des vacances. Subvenir à ses besoins quotidiens est déjà difficile. Le tourisme est une manne financière pour la région mais tous n'en profitent pas et les villages pauvres voient défiler les richesses de pays lointains. Se mettent-ils à rêver ou voient-ils l'injustice de leur situation?
À l'aube du troisième jour de visite, le lac de sel nous apparaît enfin dans la lumière chaude du soleil levant. Une caravane de 4x4 défile dans l'immensité du désert d'Uyuni. Le ciel a fait la paix avec la terre. Ils se sont unis. La frontière de l'horizon a disparu, laissant place à l'infini. Imaginer qu'ici il y avait un immense lac. Imaginer qu'ici il y avait de la vie. Aussi sublime que terrible, le temps et la nature ont fait leur oeuvre.
Au milieu du salar, dans l'immaculée blancheur et sous un soleil torride, on réfléchit à sa place dans le monde. J'observe mes compagnons de voyage faire des photos humoristiques où ils baignent dans un verre de bière alors que, dans le village voisin, des petits enfants travaillent à 10 ans à peine. Nous n'avons pas le temps de nous demander ce qu'on pourrait apporter aux villageois. La caravane touristique ne s'arrête que pour montrer les merveilles du pays. Dans le Sud-Lipez, l'enfer et le paradis sont si proches qu'on ne peut les distinguer. Les splendides paysages nous feraient presque oublier que tout n'est pas rose dans le pays des flamants.
Texte et photos Sabrina Budon
http://cendrillons.over-blog.com/
Découvrir les Andes
Josefina, Alfonso, Juan et Roberto vivent au Pérou ou en Bolivie, à la ville, à la campagne ou dans la montagne. Qu'ils soient paysan, tisserand, muletier, écolier ou employé, Delphine et Samuel les ont croisés au détour de leur voyage.
Portrait de ces "gueules du coin".
Pérou Josefina
Josefina a 80 printemps, et vit à Chinchero, un petit village près de Cuzco. Elle est campesina (paysanne) et habite avec trois de ses enfants. Les deux autres sont partis vivre à Lima. En ce moment, c'est l'époque des semis de patates à Chinchero.
Mais comme les cultures ne lui suffisent pas pour joindre les deux bouts, Josefina se rend plusieurs fois par semaine à Cuzco en bus, pour vendre ses tissages. Elle récolte la laine de ses moutons, la teint avec des colorants naturels fixés à l'eau bouillante, puis file la laine ainsi colorée. Le rouge est par exemple obtenu à partir d'une cochenille parasitant les cactus. L'insecte est écrasé et son sang colore les fils de laine. La couleur verte est obtenue à partir du mélange de deux plantes sauvages. Le bleu provient de la mullaca, une herbacée des hauts plateaux. Les racines de ratanhia confèrent aux tissus leur couleur marron.
Les graines de molle, un arbre péruvien, teintent la laine ou le coton en jaune. C'est la maman de Josefina qui lui a appris l'alchimie des couleurs, la complexité du tissage et les différents motifs. Mais comme Josefina ne sait ni lire, ni écrire, elle ne se souvient pas de tous les patrons ornant les précieux tissages. Certains modèles sont perdus à jamais, et elle le regrette.
Pour tisser une seule ceinture, la mamacita travaille neuf longues heures par jour, pendant deux journées consécutives. Elle s'assoit par terre, cale les fils assemblés avec son pied et tisse des ceintures colorées représentant des symboles de la cosmovision andine : condor, puma, canard... Puis elle déambule de place en place, toute la journée, pour proposer ses tissages chamarrés, qu'elle vend 35 soles (une dizaine d'euros), avant de reprendre le bus le soir pour Chinchero, exténuée par sa longue journée de marche.
Pérou Alfonso, l'arriero
Alfonso, 60 ans, est arriero (muletier) depuis 35 ans. Il est né et vit toujours à Cashapampa, un pueblito quechua situé dans la Cordillère Blanche à 2 900 m d'altitude. Dans sa vie quotidienne, Alfonso parle le quechua. Il communique avec les gringos (étrangers) en espagnol. Fils de paysan, il cultive également la terre en dehors de son travail d'arriero : maïs, patate, kiwicha (céréale). Il a 5 burros (ânes) dont Francisco, 15 ans, qui nous a accompagnés sur un trek de 4 jours. Alfonso vit aujourd'hui seul, sa femme est partie avec un autre homme. Il a 5 enfants. Le plus jeune a 20 ans. Deux de ses filles sont restées vivre à Cashapampa. Ses autres enfants sont venus grossir les chiffres de l'exode rural pour Lima. Être arriero, c'est dur. Cela signifie partir plusieurs jours dans la montagne alors qu'il n'est pas équipé pour le froid. Il marche avec des sandales, dort dans une tente avec une simple couverture, est tributaire de ce que les gringos veulent bien lui donner à manger. Quand le trek est terminé, les touristes lui reprennent la tente pour la rendre à l'agence de location, alors qu'il a encore un long chemin à faire avec son âne pour rentrer chez lui. Il dort alors dans des grottes ou profite de la pleine lune pour effectuer les 14 heures de marche qui le séparent de son village. Alfonso envisage de travailler au moins jusqu'à 70 ans.Il n'aura pas de retraite car il est à son compte (au Pérou, la retraite est réservée aux fonctionnaires). Il aimerait arrêter son difficile métier pour être cuisinier accompagnant les groupes de touristes.
Ainsi, il n'aurait plus besoin de ramener son âne à pied pendant de longues heures une fois le trek terminé. Alfonso "vit" la Cordillère Blanche. Il connaît tous ses sommets, tous ses dangers. Il sait le froid. Il sait la pluie et le brouillard. Ses pas ont foulé pendant 35 ans chaque brin d'herbe, chaque caillou. Il connaît chaque glacier. Il les voit fondre, et ne sait pas pourquoi.
Bolivie Roberto Chino, le muletier
Roberto a 39 ans et vit dans le hameau aymara de Rakatiya, isolé à 3 900 mètres d'altitude dans la Cordillère royale. L'électricité est arrivée depuis peu à Rakatiya. Il faut dire que le village le plus proche est à trois heures de marche. Comme ses parents, Roberto parle la langue vernaculaire aymara au quotidien. Comme ses parents, Roberto est campesino. Il cultive la pomme de terre, seul légume pouvant pousser à de telles altitudes. Il élève aussi un petit troupeau de moutons. Pour assurer l'éducation de ses quatre enfants, il vend un peu de sa récolte et quelques-unes de ses bêtes à Sorata,1 500 mètres plus bas, dans la vallée. Mais les temps sont durs, le prix de la pomme de terre a chuté dramatiquement et un mouton se vend aujourd'hui à peine cinquante bolivianos (5 €).
Alors, pour améliorer le quotidien, Roberto est aussi muletier et porteur. Il accompagne les touristes en haute montagne. Mais un pantalon en tergal élimé, un pull col roulé kaki datant de son service militaire et un fin blazer synthétique ne suffisent pas pour supporter les nuits glaciales à 5 000 mètres d'altitude. Alors, il a froid. Il dit qu'il est habitué. Comme il est habitué à porter un sac à dos mille fois raccommodé qui ne ferme plus et dont les sangles usées jusqu'à la corde menacent de se rompre.
Roberto est frêle et de petite taille, mais il porte dans son regard toute la détermination et la résistance des peuples de la montagne devant lutter quotidiennement pour leur subsistance.
Ses yeux expriment également tant de douceur, de bienveillance et d'humilité... Roberto touche. Roberto émeut. On voudrait tout lui donner. Dans la culture aymara, "l'Ajayu" représente l'âme, l'esprit d'une personne, sa force vitale. Roberto a une belle âme. Un "Ajayu" lumineux, coloré, essentiel. Tisse
Bolivie Max Villegas Sanchez
Max est employé de la Confiteria Eli's, un salon de thé situé à La Paz, ouvert en 1942 par Harry, un Juif new-yorkais. Ce petit monsieur digne et discret a eu une vie pour le moins atypique : à l'âge de cinq ans Max assiste à l'assassinat de ses parents.Propriétaires terriens, ces derniers avaient sous leurs ordres 3 000 campesinos qui se sont soulevés lors de la révolution agraire de 1952. Max se cacha dans le trou d'un arbre et put ainsi échapper à une mort certaine. Orphelin, il devint enfant de la rue à La Paz. Harry, le patron du salon de thé, le prit sous son aile et Max commença à travailler pour ce dernier à l'âge de 8 ans. À 14 ans, Max fit une rencontre déterminante qui modifia, selon ses mots, le cours de son existence. Un jeune homme argentin de 28 ans, prénommé Omar, avait pris ses habitudes dans le salon de thé où travaillait Max, et ils sympathisèrent. Omar logea Max dans sa chambre pendant une année. Il le couvait comme un petit frère.
Ses jours de repos, Max se promenait avec Omar et mangeait des glaces. Ce dernier transmit à Max l'amour des livres. Il lui répétait souvent la nécessité d'être cultivé : - "Max, il faut que tu te cultives, la base fondamentale de l'être humain, c'est l'éducation." Il lui apprit l'autodiscipline, la fermeté dans ses décisions et la solidarité envers les nécessiteux. Omar raconta un jour à Max qu'il avait abandonné la carrière d'ingénieur pour des études de médecine, car il sentait le besoin intime d'aider les gens qui étaient le plus dans le besoin. Il était profondément humaniste, détestait l'injustice et trouvait les inégalités sociales insupportables. Durant la période où ils vécurent ensemble, Omar était très discret concernant ses activités.
Mais il était quasiment toujours là le soir pour venir chercher Max après son travail. Un jour,
Omar, qui appelait Max "mon compagnon d'âme", se sépara de ce dernier : - "Je m'en vais, je ne sais pas si nous nous reverrons, au mieux, c'est la dernière fois que nous sommes ensemble." Max ne comprit pas ces dernières paroles... Celui qui se faisait appeler Omar n'était autre que Ernesto "Che" Guevarra. Max a aujourd'hui 62 ans. Quand on lui pose des questions sur son passé, il sort avec fierté un article d'un journal récent parlant de sa rencontre avec son illustre compagnon de chambrée, et il va se recoiffer dans les toilettes du salon de thé avant de poser pour la photo.u
Bolivie Juan, le petit berger
Juan a 10 ans et vit dans une ferme isolée dans le massif du Condoriri au coeur de la Cordillère royale. Une petite chaumière au mur de pierres grossières, à 4 500 mètres d'altitude, au milieu de la pampa.
La semaine, Juan va à l'école au village le plus proche situé à une heure de route !
Le week-end, le petit homme se transforme en berger et surveille le troupeau d'alpagas familial. Une vingtaine de bêtes, c'est du travail, car les pâtures ne sont pas grillagées et l'alpaga est coquin...
Heureusement, ses deux chiens le secondent bien dans son travail.
Pendant ce temps, son père surveille un peu plus haut dans la montagne un troupeau de moutons, et sa maman s'occupe de la maisonnée
Le plus difficile, c'est de surveiller le troupeau à la saison des pluies, du mois de novembre au mois de mars.
Il faut alors rester toute la journée sous une pluie battante !
Texte et photos Samuel Roche et Delphine Zamaine
De Llica au lac Titicaca
Le départ de Llica était plein d´interrogations car je n´avais aucune idée de la manière de rejoindre le Salar de Coipasa et Colchane, la frontière chilienne. Il existe bien un itinéraire par l´est du Salar de Coipasa qui circule sur le net, mais il y est fait mention de grande portion ensablée où il faut pousser. Et j´ai horreur de cela. J´ai donc décidé de tenter ma chance par le coté ouest. A la sortie de Llica déjà, la piste multipliait les embranchements. Si je n´avais pas tout à fait compris vers où rouler, j´avais en tous cas compris quel chemin ne pas prendre : je ne devais pas longer la montagne trop longtemps. La route était fort vallonnée et malheureusement pour moi, bien sableuse. J´ai donc fait comme tout le monde, j´ai poussé! J´arrêtais les rares véhicules passant par là pour me faire confirmer le chemin. J´ai fini par comprendre que je devais rouler vers Hizo, en passant par Challacollo. Et là, on m´a indiqué un village intermédiaire, Santa Victoria. Tous ces villages comptent une dizaine de maisons et sont en général déserts. Il faut crier dans la rue, pour espérer trouver une personne! Sur la route, un chauffeur de pick up m´a dit de tourner à droite à la prochaine intersection. Mais sur ces pistes, il y a des intersections tout le temps et je borne donc à suivre la piste principale, celle qui porte le plus de marque de passage. Le chauffeur m´a alors proposé de m´embarquer avec le vélo jusqu´à ladite intersection, ce que j´ai refusé. Il m´a alors gentiment dit qu´il y irait en voiture et m´y attendrait. Ce qu´il a fait ! Une heure plus tard, je le trouvais au volant de sa voiture, au milieu d´un croisement, sortant le bras pour me montrer vers où rouler.
Je suis donc bien arrivé dans le village de Hizo. J´y ai planté ma tente vite avant la nuit, devant l´école, pour me protéger du vent. Dans l´école, il n´y avait que la maîtresse et ses deux enfants. Et dans le village, une dizaine de personnes. J´ai découvert le plaisir de puiser l´eau dans un puits pour me faire cuire les pâtes. L´eau était trouble, mais une dame m´a dit qu´il n´y avait rien de mieux ici...
De Hizo, il était simple de rejoindre le salar de Coipasa, mais la piste était difficile, entre sable et tôle ondulée. En se rapprochant du salar, le sel rendait la piste plus dure et plus lisse. Si le salar d´Uyuni est sec, celui de Coipasa est plus humide, surtout sur les bords. J´ai suivi des traces jusqu´à arriver à une exploitation de sel. Des habitants d´un village voisins extrayaient des plaques de sel avec des pics et des pelles. Puis, une femme réduisait ces plaques en grains, à l´aide d´une pioche. Travail très difficile car le blanc du salar réverbère la lumière et la chaleur. Les travailleurs ne pouvaient pas se découvrir pour avoir moins chaud, ils auraient brûlés. C´est donc emmitouflés des pieds à la tête qu´ils effectuaient leur labeur. Entre quatre et six jours pour arracher au salar assez de sel pour remplir un camion. Et par camion, une centaine de dollars de paie, pour six personnes. Le sel sert à la voirie, pour les rues d´Oruro. En suivant mon instinct et ma boussole, je suis sorti du salar et j´ai rejoint le village de Colchane. J´espérais y trouver de la nourriture mais rien...L´hôtel de ce village faisait aussi bureau de change, et épicerie, mais on y trouvait que des petits gâteaux. Le lendemain matin, il n´y avait pas moyen d´acheter du pain dans ce village ! J´ai récupéré celui de la veille et de l´avant veille... Un peu maigre pour tenir les trois jours suivants ! J´ai quitté Colchane plein d´en train, filant vers les parcs naturels de Vicuna et de Lauca. Je savais que des beaux paysages m´attendaient, t je n´ai pas été déçu. Ca a monté durant un jour et demi, longeant des ruisseaux et des zones humides avec d´étranges oiseaux. J´ai atteint un col à plus de 4700 mètres, après un bivouac au pied de montagnes splendides. De nombreuses vigognes, cousines du lama en plus élégantes, couraient dans cet espace immense.
Je suis arrivé au Salar Surire en milieu de journée. Un petit salar entouré de volcans et peuplé de flamands roses, de vigognes et de vizcucha. Ce dernier est une sorte de lièvre à longue queue qui pourrait aussi faire penser à un petit kangourou. Le refuge où je comptais passer la nuit étant fermé, je me suis installé devant pour faire un festin en attendant les gardes. J´emporte toujours une boîte de bon foie gras lors de mes voyages. Je le réserve pour les moments exceptionnels. Et là, face à ces paysages exceptionnellement beaux, et après des efforts pas négligeables, c´était le moment idéal pour le savourer. J´ai fait griller le pain rassis sur mon réchaud et j´ai déguster mes cent gramme de foie gras ! Une vizcucha peu timide a d´ailleurs tenté de prendre sa part !Le lendemain, j´ai suivi les conseils des gardes et ai chargé mon vélo dans un camion pour une cinquantaine de kilomètres. Depuis deux jours, je n´avais vu que trois voitures mais là il y avait un problème : une grosse entreprise exploite une partie du salar pour en extraire du sel de Bohr. Et on est loin des gens avec pelles et pioches du côté bolivien ! Ici, chaque matin, plus de cent camions roulent à toute allure sur la piste pour rejoindre l´usine de traitement. Des gros camions roulant vite sur une mauvaise piste, ca ne me disait vraiment rien, tant à cause de la poussière que du risque de passer sous leurs roues. J´ai donc fait le planton à l´entrée de la mine et après une heure, on a accepté de charger mon vélo dans un pick-up en panne, lui même chargé sur un camion.
A la descente de ce camion, un nouveau col à 4700 mètres m´attendait. Puis une descente vers la frontière où j´ai eu la joie intense de retrouver le bitume. On entre en Bolivie par une longue ligne droite forte pentue. J´y ai atteint 83 km/h ! A cette vitesse, je pensais arriver au village de Sajama très rapidement... Mais il fallait quitter la route principale pour onze kilomètres de piste. J´ai mis deux heures pour en venir à bout. Heureusement, je poussais au pied du volcan Sajama, il y a pire comme environnement. A l´hôtel, j´ai rencontré cinq alpinistes alsaciens qui m´ont conseillé de faire un "petit" sommet du côté de La Paz...
Le lendemain, j´ai eu la chance d´arriver jour de marché à Curahuara. Il n´a lieu que tous les quinze jours. Beaucoup de stands de nourriture, des vêtements, et beaucoup de bière... J´ai ensuite continué à rouler jusque Patacamaya, dans de vraies montagnes russes. J´ai finalement plongé dans un profond canyon, où les lamas gambadaient le long de la rivière. Si la circulation était limitée jusque Patacamaya, à partir de là, sur deux voies, il y avait une file presque ininterrompue de voitures, bus, minibus et camions. Tous roulant le plus vite possible et ne craignant pas de se dépasser au risque de se retrouver à trois en parallèle. Les paysages étant monotones et moi même étant quelque peu malade, j´ai fait les cent kilomètres en bus jusque La Paz. La Paz se trouve dans une cuvette. Depuis El Alto, une grande banlieue sur les hauteurs, on découvre la ville construite sur les flancs de cette cuvette. Les rues y sont assez étroites et très pentues. Les véhicule y crachent une fumée noire en montant, et sont au point mort en descente ! Ville peu aérée, sans verdure et sans arbres. Et il y a ici des germes qui traînent ! Dans mon hôtel, la moitié des clients semblaient avoir des troubles intestinaux.
Après quelques jours pour me vaincre moi même ces microbes, le moment était venu d´atteindre le but de la première partie de mon voyage. Cette "route vers le nord" depuis San Juan se termine au lac Titicaca. J´ai pris un taxi pour rejoindre El Alto puis j´ai rouler vingt kilomètres dans une circulation très gênante. Manque de chance pour moi, c´était le jour de l´amitié et tous les enfants de la Paz faisaient des excursions en bus vers le lac... Mais après quelques heures à respirer la fumée noire des bus et à faire de grands signes pour qu´ils ne me serrent pas trop, la circulation s´est faite plus rare et j´ai aperçu au loin le bleu du lac. Ce n´est que le lendemain que j´ai atteint Copacabana, dans une certaine euphorie. D´une part car cela était mon objectif depuis deux moi, mais aussi car les paysages étaient beaux, très différents de ceux que j´ai traversé jusque là. Beaucoup d´eau, je me suis cru en bord de mer, dans un paysage méditerranéen.
Pour fêter cette arrivée, j´ai acheté de la farine, des œufs et du lait, et je me suis fait une vingtaine de petites crêpes sur le balcon de ma chambre d´hôtel. Ce fut délicieux, digne de ce grand jour ! Le lendemain, j´ai pris un bateau pour rejoindre l´île du soleil, que j´ai traversé à pieds. Voilà, c´était là le point le plus au nord de mon voyage. J´ai revu en marchant toutes les belles montagnes traversées depuis début août, toutes les rencontres, dans les écoles et sur le bord des routes. Il était temps de retourner à La Paz pour un dernier petit plaisir avant de prendre le bus vers le sud...
Raoul Jehl
http://notesvagabondes.free.fr/
Au-dessus du salar d’Uyuni
L’ascension du volcan Tunupa : une excursion hors des sentiers battus sur le salar d’Uyuni et un effort physique réel récompensé par le panorama.
Nous voici face à des momies
Lors de notre excursion dans le Sud- Lipez, nous avions foulé le salar d’Uyuni, mais sous un ciel blanc-gris.
Nous avons souhaité y retourner sous un ciel bleu et en profiter pour gravir le volcan Tunupa qui domine la vaste étendue de sel blanc. Nous qui avions réalisé le tour de quatre jours à partir de Tupiza, en partie parce qu’il n’y a pas beaucoup de tour-opérateurs et que le choix est vite réalisé, nous voilà à courir une bonne dizaine d’agences à Uyuni. Le tour classique passe par l’hôtel de sel, la ville des travailleurs du salar ainsi que l’île du Poisson, sites qu’il ne nous intéressait pas de revoir, alors que ce que nous souhaitons est un peu spécifique : fouler le salar et faire du trekking sur le volcan Tunupa.
Départ 9 h... en théorie. Le chauffeur n’arrive qu’à 9 h 15 et passe faire les courses au marché pour le repas du midi. 9 h 30, nous voilà enfin partis... pour nous rendre chez lui : il doit chercher ustensiles de cuisine et couverts. Vu le temps à patienter dans la voiture, la vaisselle ne devait certainement pas avoir été faite ! Les trois-quarts d’heure de retard sont vite oubliés dès que le 4x4 arrive sur le salar. Un premier arrêt nous permet de réaliser des photos humoristiques. Car c’est bien l’une des attractions touristiques, au-delà de l’aspect géologique. Les touristes rivalisent d’imagination pour obtenir des photos dignes des trucages de “Chérie, j’ai rétréci les gosses”.
Le fond blanc dévoilé par la surface du salar ainsi que le fond bleu du ciel permettent des jeux de changement d’échelle. Nous partons ensuite en direction du volcan Tunupa. Tel un marin qui semble apercevoir une île à l’horizon, nous distinguons le volcan qui grossit à mesure qu’on l’accoste. Il semble si proche, pourtant nous roulons encore et encore, et il reste toujours aussi lointain. Une heure et demie de traversée du salar nous sont nécessaires pour atteindre la base du volcan.
Classement des aéroports
Avec ses 57,9 millions d epassagers/an, il descend à la 6ème place.
Le classement s'établit comme suit :
1 - Atlanta (USA)
2 - Londres
3 - Pékin
4 - Chicago (USA)
5 - Tokyo
6 - Paris (Roissy)
Alliance Continental & United
Cette alliance donnera naissance à la plus grande compagnie aérienne au monde.
Lire la suite.
Nous sommes parties en novembre 2007 pour un voyage à cheval de 5 mois en Argentine, deux filles, seules, avec mon chien d’un an (un berger australien) au pied de la Cordillère des Andes.Au départ, je n’avais jamais fait de voyage au long cours, Estelle n’avait jamais passé plus d’une journée sur un cheval et Baloo était un jeune chien d’à peine un an. Mais quand l’envie est partagée tout est possible.
Concrètement, l’Argentine n’est pas un des pays les plus difficiles. Un visa touristique de 3 mois est accordé à l’arrivée à l’aéroport de Buenos Aires et il n’y a aucun vaccin particulier même pour le chien !
En revanche, le voyage à cheval en soi représente quelques contraintes.
D’abord dans le voyage en lui-même, on vit au rythme des chevaux. C’est-à-dire qu’on s’arrête pour la nuit, là où les chevaux auront de l’eau. On peut continuer à avancer chaque jour uniquement si les chevaux ne sont ni blessés ni malades. Cela a donc participé à notre choix de longer la Cordillère puisque nous étions à peu près sûres de trouver régulièrement de l’eau.
Pour prévenir des blessures (assez inévitables dans ce genre de voyage), il faut une pharmacie adaptée au cheval, bien sûr, mais surtout passer du temps tous les soirs à vérifier chaque « recoin » du cheval. De même, il faudra se préoccuper régulièrement de l’état des fers, dans ce genre de pays, tous ou presque savent ferrer mais il est, à mon avis, utile de savoir aussi le faire soi-même, des stages courts existent pour apprendre les rudiments !
Pour la nourriture des chevaux, ce qu’ils trouvent sur le chemin est souvent suffisant. Il faut parfois prendre le temps de s’arrêter quand on traverse une belle prairie et les laisser brouter. Nous avons acheté une fois du foin pendant notre voyage de 5 mois, mais nous étions arrêtées 2 jours au même endroit un peu sec.Les chemins aussi sont à choisir en fonction du passage possible des chevaux, certains sentiers empruntables à pied ou à vélo ne le sont pas à cheval, pour cela l’aide des autochtones est la plus sûre mais nous avions aussi des cartes plus ou moins fiables de l’automobile club argentin (il n’existe pas là-bas d’équivalent de notre IGN).
En revanche, le fait d’être à cheval permet d’avancer plus vite et parfois plus facilement (et il est certain que dans le vent patagon c’est un gros avantage), d’autres part, c’est le cheval de bât qui porte nos bagages et non nous. La rencontre avec les gens est aussi facilitée du fait de voyager avec des animaux mais en plus des chevaux, qui, dans le sud de l’Argentine, restent un moyen de transport courant.
Au niveau administratif, chaque pays doit avoir des particularités. Pour l’Argentine, c’est assez simple. Mon chien venait de France et pour lui pas de quarantaine, uniquement les vaccins courants à jour et une taxe à l’aéroport d’environ 20 euros. Bien sûr, il a voyagé en cage dans la soute de l’avion, en revanche attention aux escales dans des pays où la quarantaine est appliquée car même si l’animal n’est qu’en transit, il reste à l’escale pour la quarantaine !
Pour les chevaux, ils sont patagons, achetés là-bas. Pour les trouver, nous avons demandé, à notre arrivée à Calafate (dans le sud), qui étaient vendeurs. Nous avons commencé à demander aux vétérinaires locaux et effectivement, ils sont bien au courant de qui vend quoi.
Nous sommes allées voir les chevaux avec eux chez les propriétaires et nous les avons essayé. Le choix fait, les formalités administratives sont très simples. Il suffit d’aller chez le juge de paix avec le vendeur, chacun signe le papier sur lequel est notifiée la vente avec les deux noms et simplement la couleur du cheval, on passe payer environ 8 euros par cheval à la banque nationale, on revient avec la certification et le juge tamponne le papier. Vous payez la somme due à votre vendeur (toujours en liquide). Ca y est le cheval est à vous ! Attention pour retirer de l’argent dans le sud de l’Argentine (ce n’est as le cas à Buenos Aires), il n’y a aucun problème avec une Mastercard, en revanche, ils n’ont pas de contrat avec Visa, donc vous serez limités à 300 pesos par semaine, soit 60 euros environ.Ensuite pendant le voyage, il peut vous arrivez de croiser des contrôles vétérinaires de gendarmerie, le trafic étant courant avec le Chili, ils contrôlent les animaux. Méfiez vous, si vous pouvez, évitez-les. Ils contrôlent les papiers mais aussi les vaccins des chevaux, suivant les endroits et les personnes vous pouvez y passer plusieurs jours. Nous, par exemple, nous n’avions fait aucun vaccin et le vendeur ne vous certifie de rien dans ce domaine.
Vous ne pouvez pas non plus passer au Chili avec des animaux, ils interdisent, suite à des épidémies animales, le passage de chevaux, chien… venant d’Argentine sur leur territoire.
En revanche, si vous restez plus de 3 mois, vous devrez, pour vous, passer au Chili pour renouveler votre visa (un simple passage de frontière suffit). Il faut donc à ce moment-là trouver un endroit pour laisser les chevaux. Près de la frontière c’est dangereux, le mieux est de trouver des gens qui vous les gardent, alors là c’est une histoire de feeling uniquement, je pense. Nous avons eu cette chance sinon, deux autres solutions existent, partir l’un après l’autre au Chili, ou rester dans l’illégalité (ce que font beaucoup de français installés là-bas) et payer une amende à votre retour à l’aéroport de Buenos Aires, dans ce dernier cas, je pense qu’il sera impératif d’éviter les contrôles vétérinaires, ça ne ferait que rajouter à votre attente!En résumé, j’ai adoré voyagé à cheval, ça demande peut-être un peu de connaissance de l’animal, mais c’est un voyage où l’un a besoin de l’autre et vice versa, on voit la nature environnante avec un autre œil, celui de quelqu’un qui la scrute et l’étudie pour sa richesse indispensable à notre survie.
Fanny Hubinet
http://caballo.over-blog.com
Raconte moi ton pays
Raconte moi ton pays : un tour du monde à vélo à la rencontre des écoliers« Un rêve de gosse ». Depuis le mois de décembre, nous avons entamé un tour du monde à vélo.
17 000 kilomètres à travers 25 pays pour découvrir la planète avec pour fil rouge les échanges entre les écoliers.
Départ de Paris, passage par le Maroc, le Chili, l'Australie, la Chine ou encore l’Inde.
Sur place, nous allons à la rencontre des enfants pour faire partager notre expérience mais aussi pour leur permettre de communiquer les uns avec les autres grâce à la mise en place d'une plateforme internet.
« Pour moi ce tour du monde à vélo rime autant avec envie qu’avec défi. Envie, car j’ai toujours été passionné par les voyages. Ainsi, quoi de plus normal pour moi que de rêver à la découverte de nouveaux pays et de nouvelles cultures ? Défi, car n’étant pas un sportif de haut niveau, je compte repousser mes limites pour boucler ce tour à la force de mes mollets. » David Zederman, 24 ans
« C’est parce que je veux découvrir le monde au rythme des coups de pédales que j’ai fait un jour ce rêve : faire le Tour du Monde ! Durant un an, je souhaite prendre le temps de découvrir, de vivre, de partager mais aussi de rencontrer petits et grands habitants de notre planète. » Pierre-Etienne Paris, 24 ans
Pour en savoir plus : www.racontemoitonpays.org
Le coût moyen/jour/personne pour un voyage individuel en "routard" et une visite "traditionnelle" du pays.
• Le budget
C'est évidemment un critère important pour le choix d'un voyage.Est indiqué dans ce chapitre le coût moyen/jour/personne pour un voyage en individuel (donc non organisé), de type "routard" et une visite "traditionnelle" du pays. Bien sûr dans la pratique selon que l'on soit seul, à deux ou trois, ou encore que le séjour présente quelques spécificités, les choses sont à nuancer.
. Le budget avant le départ. (à rajouter au budget final) .
Le notre fut de près de 1500€. Incluant:
- Visas
- Vaccins
- Équipement complet
- Billet d'avion pour rejoindre Londres (départ de notre billet TDM) ...
. Retrait bancaire :
Il faut préciser que les frais de retrait dans ce type de voyage sont énormes. Sans avoir calculer au détails, nous pensons qu'ils arrivent à peu près entre 8% et 10% du budget total. S'il ne sont pas prévus dans l'estimation du budget, cela compte en frais supplémentaire.
Certains retrait sont effectués à la Scotiabank (Pérou - Chili) car celle-ci possède un partenariat avec la BNP donc sans frais de retrait. Bien que nous n'ayons pas souscrit l'option, la Société Générale propose pour environ 20€ par mois, retrait sans frais illimité.
. Répartition des dépenses
Schématiquement un budget routard correspond à toutes les dépenses quotidiennes sur place (seul le transport pour arriver depuis chez soi est exclu).
Soit :
- Hébergement : hôtels locaux; en gros ceux que vous trouverez dans le Routard ou le Lonely Planet dans la catégorie pas cher. Mais cela peut être aussi selon les endroits le camping, chez l'habitant, etc. Bref, les types d'hébergements dans lesquels vont majoritairement les voyageurs sac à dos selon les lieux.
- Repas : trois par jour pour une catégorie et un principe identiques à l'hébergement incluant donc les restos locaux économiques.
- Transports locaux : terrestres mais à l'occasion aussi aérien. Là aussi, c'est basé sur ce que font les voyageurs de façon générale dans un pays, y compris dans les classes (train) ou le type de véhicules empruntés.- Les dépenses "divers".
. Pour avoir une idée du budget
On peut avoir une première idée d'un budget quotidien dans un lieu sur la base 1/3 + 1/3 + 1/3.
C'est à dire : les dépenses d'hébergement = celles des 3 repas = celles des divers.
Tout cela sur le principe de catégories identiques (pas d'hôtel haut de gamme et restos du coin ou l'inverse) et excluant les transports autres qu'urbains (les déplacements d'une étape à l'autre) qui eux sont à inclure dans les "transports locaux".
Même, s'il s'agit là d'une règle pas forcément toujours fiable ni vraie, elle permet souvent d'avoir quand même une idée rapide des coûts.
A signaler aussi que les budgets que nous avons établis pour cette rubrique correspondent à des fourchettes; donc à l'occasion un pays pourra se retrouver dans deux catégories différentes.
D'autre part, le fait que de nombreuses destinations disposent d'un ou deux endroits nettement plus chers que la moyenne nationale n'est pas pris en compte. On part du principe qu'il s'agit ici d'un budget quotidien d'ensemble impliquant la visite de différents lieux ou régions du pays.
Ces chiffres sont aussi basés sur l'expérience d'autres voyageurs et du site frog on the road .
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• Généralités
. Prévoir un minimum
Première règle, n'oubliez pas qu'un budget vraiment trop serré gâchera 9 fois sur 10 votre voyage et vous apportera avant tout son lot de frustrations quotidiennes. Donc, économisez plus ou revoyez la durée et/ou le trajet, même s'il est vrai que vous pouvez envisager de travailler sur place. Mais pour un voyage de quelques mois est-ce bien la meilleure solution ? Et puis où, quoi et comment; difficile si l'on ne s'est pas un peu renseigné au préalable. A la limite autant chercher au préalable quelques bourses et sponsors si l'on a donné un thématique à son voyage.Quant à ceux qui espèrent voyager pour rien ou simplement 1 ou 2 €/jour, cela relève avant tout de la naïveté, voire à la limite d'une tendance à vouloir vivre au crochet des populations rencontrées y compris les plus démunies.
. Combien ?
En matière de finances tout dépend bien sûr des envies de chacun, de son train de vie, des modes de transport et des pays visités.
Deux exemples opposés, glanés à ABM, avec une personne sortant des études (pas d'impôts ni de logement), voyageant seul par la route (stop en Europe puis transports locaux en Asie) qui s'en est tiré avec 3 000 € pour une année et un couple qui a dépensé 25 000 € choisissant des pays "chers" (Afrique du Sud, Nouvelle-Calédonie, Polynésie, Australie, Nouvelle-Zélande), les déplacements en voiliers et en avion sans jamais se priver.
Leurs budgets TdM
. Aujourd'hui, Ailleurs. Découvrir le monde. Le monde, les pieds en l'air. Le tour de Seb. Ton meilleur tour du monde
Mais, globalement, on peut dire que pour une majorité de voyageurs 6 500 à 9 000 € par personne pour un an tout compris en "routard" semblent une bonne moyenne. Soit en gros 20 à 25 €/jour pour peu quand même que l'on voyage à deux (moins de frais d'hébergements par personne), que l'on privilégie les structures et transports locaux, et que l'on opte plutôt pour des régions comme l'Asie ou l'Amérique Latine traditionnellement plus économiques pour le voyageur que l'Amérique du Nord ou le Pacifique.
• Le budget par postes
Aux éventuelles recettes que vous pourriez avoir en cours de route (travail) et "chez-vous" (ventes de biens, sous-location...), il faudra opposer l'ensemble des dépenses.
C'est à dire :
1 - Les impôts et autres factures qui continueront à arriver pendant votre absence ainsi que les frais que vous aurez également au retour pour réintégrer une vie sédentaire.
2 - Les dépenses préalables prévues pour l'équipement, les guides, les cartes.
3 - Celles concernant vos documents de voyages à faire ou à refaire avant départ (du passeport aux assurances), plus le coût des visas pour l'ensemble des pays. Sans oubliez la santé et les vaccins à renouveler parfois.
4 - Le prix du transport principal, généralement l'avion, acheté ou à acheter en route, plus une estimation du coût des transports annexes ou de liaisons ainsi que des forfaits s'ils sont envisagés. Ne pas oublier les taxes d'aéroport qui, lorsqu'elles ne sont pas déjà incluse dans le prix du billet, s'échelonneront souvent entre 10 et 40 US $ en international.
5 - Le budget quotidien sur place que vous pouvez d'ailleurs détailler par postes (hébergement, nourriture, visites, transports locaux, divers). Par expérience, lorsque l'on reste dans un même lieux, on s'aperçoit souvent que les dépenses quotidiennes d'hébergement correspondent à celles des trois repas du jour, elles-mêmes assez similaires aux frais annexes quotidiens. Bien entendu, cela s'entend à catégories égales et non si l'on associe les supers restos à l'hôtel bas de gamme ou l'inverse
6 - Pensez aux souvenirs que vous achèterez (et parfois renverrez chez-vous) ainsi que les autres petits plaisirs non prévus auxquels vous ne résisterez pas. Estimez également les poste photos et communication (des cartes postales au téléphone en passant par le web).
7 - Si vous envisagez des activités particulières (trek, plongée, etc...) ayez une première idée des prix. Et sauf si le lieux vous semble important, réalisez-les dans les endroits qui semblent les moins onéreux. Il demeure quasi-obligatoire de prévoir ce genre d'extra dès le départ car sur place, principalement dans les pays économiques, leurs coûts pourront vous paraître exorbitants par rapport à ce que vous avez pris l'habitude de dépenser quotidiennement (ex. : en Inde payer pour une activité 50 US $ alors que vous n'en dépensez pas plus de 10 pour vivre chaque jour). A ce sujet, ou pour certaines choses, réfléchissez à ce que cela vous coûterait dans votre pays.
8 - Prévoyez toujours une petite réserve au cas où (d'où l'intérêt une carte bancaire).
9 - Dernière chose, n'oubliez pas les commissions de change et autres variations monétaires auxquelles vous aurez droit lorsque vous changerez votre argent.
• Pour faire des économies : "Trucs et astuces du voyageur" sur abm.fr
1 - Eventuellement, commencez par placer une partie de votre budget pour qu'il vous rapporte, y compris lorsque vous serez en route. Voyez votre banquier afin de trouver les meilleurs placements (ou ceux sans gros risques) n'impliquant pas une durée d'immobilisation de votre argent, plus les modalités de transferts vers votre compte lorsque celui-ci sera à sec.
2 - Privilégiez les périodes creuses pour vos déplacements principaux.
3 - Evitez "l'hyper haute-saison" dans les endroits fréquentés et ne séjournez pas trop longtemps dans ces derniers qui sont souvent les plus chers du pays. Au contraire restez plus dans les coins économiques à plus forte raison s'ils vous plaisent.
4 - Ayez toujours une première idée des prix et faites jouer la concurrence. Demandez-vous si la même chose ou le même service n'est pas disponible ailleurs pour moins cher.
5 - Si vous êtes seul essayez de partager votre hébergement et les locations de véhicules. Pour le transport si vous restez longtemps dans des pays assez grands (USA, Australie...), n'hésitez pas à acheter un véhicule puis à le revendre ensuite.
6 - Voyez d'abord le rapport qualité-prix avant le prix seul, et attention aux dépenses annexes ou cachées pour les offres les plus alléchantes.
7 - Evitez de vous fourvoyer dans des "mauvais plans" ou des affaires apparemment "très rentables et sans risques". Outre des problèmes, vous risquez également d'y perdre votre argent.
8 - Réfléchissez bien et informez-vous avant d'entreprendre les dépenses les plus coûteuses.
9 - Toutefois n'oubliez pas que le voyage doit demeurer d'abord un plaisir et non une série de contraintes et de frustrations...
◊ Pérou (juillet 2010)
On a aimé :
1- Machu Picchu
2- Huacachina et le désert
3- Islas Ballestas
4- Les paysages près du lac Titicaca
5- Pisco sour
On n'a pas aimé :
1- Puno
2- Le prix des activités touristiques
3- Le climat (chaud / froid)
4- Les papas fritas pas cuites (horrible)
• Itinéraire
La majorité des voyageurs que nous avons rencontrés faisaient Lima, Cusco, Arequipa, Puno et passaient en Bolivie.
Il est intéressant de voir que la plupart des voyagistes qui proposent des circuits Pérou et Bolivie ne proposent que Cusco et le Machu Picchu au Pérou pour concentrer le reste du voyage sur la Bolivie.
Nous pensons néanmoins que la première partie de notre voyage jusqu'au Machu Picchu vaut vraiment le coup (le trio Paracas, Huacachina, Nazca). Au retour à Cusco, choisir de visiter un autre site que Chinchero (Maras et les salines par exemple), puis aller directement au lac Titicaca.
Nous avons trouvé la ville d'Arequipa très agréable. A vous de voir si le déplacement en bus vaut le coup.
• Compagnies de bus
Nous avons emprunté plusieurs compagnies de bus. La majorité offre un service correct.
Voici nos deux préférées (étiquettage des bagages, bus non surchargés, respect des horaires) :
1 – Cial : confortable et prix raisonnables
2 – Florès : moins confortable mais moins cher
Carton rouge pour la compagnie Milagro : prix élevés, arnaques sur la disponibilité des places, bus surchargés, personnel pas sympa, retard, bus en piteux état (le chauffeur réparait encore sous le bus 5 minutes avant le départ) !
• Le coin culinaire
Le menu classique est constitué d'une soupe et d'un plat de poulet avec du riz, des papas fritas (généralement pas cuites) et une feuille de salade. A 5 soles dans les restaurants locaux et 15 soles dans les restaurants touristiques.Il existe aussi souvent un menu du jour qui n'est pas à la carte et que tous les locaux choisissent à 4 soles environ. Manger autrechose revient à se rabattre sur les pizzas et pâtes des restaurants touristiques dans les 20 soles le plat.
Nous n'avons pas eu le courage de goûter au fameux cuy (cochon d'inde écartelé sur une broche) - rien qu'à la vue du plat, Anne préfère s'éloigner d'une bonne dizaine de mètres.
Par contre, nous avons apprécié le pisco sour .
Nous faisons aussi des folies d'empanadas (pains au fromage, au poulet ou à la viande) qui coûtent environ 2 soles. Nous venons de battre le record absolu de prix d'empanada en bolivie à approximativement 10 centimes d'euros !
• Hôtels et auberges
Nous avons logés dans des chambres avec salle de bain privée pour une moyenne très stable de 50 soles avec petit déjeuner. Les chambres sont confortables et propres. Nous avons eu quelques chambres sans eau chaude. Nous avons essayé de faire spécialement attention à la position de la chambre pour le bruit (aucune isolation phonique et les rues sont bruyantes).
Pour nos amis voyageurs, nous résumons nos bons plans.
• Général
· Si vous êtes à la BNP, la banque Scotiabank fait partie de la même alliance bancaire et vous permet de retirer sans commission.
· Prendre les collectivos dès que possible : pas cher et plus sûr que le taxi.
Cusco : pour aller sur les balcons de la place d'armes pour pas cher, il y a le Macdo local, le Bembo's (1,5 soles le maté de coca).
Pisac : pour monter aux ruines à pied depuis la ville, poser les affaires au café Ulruke (ambiance tranquille), commander des sandwitchs à emporter et prendre le sentier qui démarre juste à côté.
Ollantaytambo : l'"Hostal Tunapa Lodge" est au calme, entre les ruines, la place d'armes et la gare.
Capanaconde : l'hôtel "La posada del conde" est bien sympathique.
• Arnaques
Pas bien méchant, ça passe sur 15 jours mais ça commence à tapper sur le système au bout d'un moment ;
·"La cuenta, por favor" : une addition sur quatre est fausse. Si vous commandez en plusieurs fois, attendez-vous à des choses farfelues !
·"El desayuno !" : vous négociez le petit déj et il vous est facturé le lendemain matin.
· Ne pas essayer de remplacer un élément d'un menu de restaurant... Même si "no hay un problema", il vous sera facturé.
· De bonne guerre : les prix affichés sont toujours au moins 40% au dessus du prix réel.
· L'oasis de San Galle : tous les treckeurs passent par là. Les repas sont inclus dans le prix du package acheté à Arequipa. Par contre, les touristes ne petit déjeunent pas le matin pour partir tôt et sont ammenés par le guide à acheter eau et biscuits sur place. Du coup, le prix de l'eau et des biscuits est exhorbitant.
· Et notre préférée : de Cabanaconde nous voulons rejoindre Arequipa via Chivay, on nous indique qu'il ne reste plus de places pour Arequipa mais juste pour Chivay. Arrivé à Chivay, on demande s'il est possible d'aller à Arequipa. "No hay un problema" : il reste des places ! Mais à 3 fois le prix !
• La sécurité
Pour finir, nous nous sommes sentis en sécurité partout.
Les villes sont très pauvres mais nous n'avons jamais fait l'objet d'une attention malveillante. Les gens - mis à part la horde des rabatteurs, particulièrement à Cusco - sont très accueillants. Il n'est pas rare d'échanger un "buenos dias" avec les gens croisés dans la rue..
Thomas Maître
http://lunedemiel.en-escale.com
Plus...
Voyage autour du monde avec un camping-car tout terrain · Formalités
Immigration :
Visa valable 6 mois à partir de la date d’émission. Autorisation de séjour jusqu’à la fin de validité du visa.
Coût : 46 €/visa. Obtenu à Kuala Lumpur (Malaisie) en 6 jours ouvrables
Douanes :
CPD obligatoire pour le véhicule. Autorisation pour 6 mois.
Assurance véhicule :
Assurance au tiers, 1039 rs pour 3 mois
New India Assurance Company
45 Moore street
Chennai 600001
Tél : 2345 6753
· Argent (change, distributeurs, budget)
1€ = 61,5 rs ; 1 roupie = 0,016 €
ATM dans les villes
Budget pour 2 personnes :
675€/un mois dont 32% de gazole, 3% d’entretien du véhicule, 6% péage-transport public, 7% loisirs, 3% camping-hôtels, 39% nourriture et 10 %divers.
A cela il faut rajouter 15 nuits d’hôtel à Chennai pour attendre le véhicule puis à Mumbai avant l’embarquement. Coût 571 €
· Intendance
Gazole :
Prix : 37 rs/L
Grandes stations assez fréquentes sur les grands axes, variables sur les routes moins importantes
Eau :
On trouve de l’eau dans les stations services, dans les villages et les hôtels. Bidons de 20L d’eau potable pas toujours faciles à trouver (entre 30 et 70 rs sans la consigne). Bidons de 5L, 55 rs assez rares, bouteilles de 2L (20 à 25 rs)
Gaz :
C’est quasiment impossible d’acheter une bouteille de gaz en Inde. Il existe des bouteilles de 14 kg sous trois marques (Bharat, India et HP). Chaque marque a son propre détendeur. Certains s’adaptent sur les lyres françaises.
Si on va dans une agence officielle on ne peut pas acheter de bouteilles car il faut être résident et l’installation doit être vérifiée par un agent du gouvernement ! Il faut trouver une agence privée qui acceptera de vendre une bouteille. On a renoncé.
Sinon on trouve des petites bouteilles de 2 kg (genre camping-gaz) dans des boutiques. On a pu la faire remplir à Agra dans Sadaar bazar.
Internet :
Dans les villes
Laveries :
On n’a pas utilisé, peu fréquentes
Supermarchés :
Il n’y a pas de grandes surfaces, on doit se ravitailler dans les petites boutiques. C’est un peu galère car il faut en faire plusieurs pour trouver tout ce dont on a besoin. Pas facile de trouver des conserves.
· Pratique
Prises de courant :
Courant 220 V ; les fiches françaises rentrent dans les prises qui ne sont pas toujours identiques
Documents que l’on trouve sur place :
Nous ne sommes pas allés dans les offices de tourisme. On trouve guides et cartes dans les librairies des grandes villes.
· Itinéraire, bivouacs
De Chennai à Goa
· Itinéraire :NH4 jusqu’à Palmaner. Sortie relativement facile par Poonamallee rd. Autoroute à péage en bon état jusqu’à Walajapet ;
NH219 jusqu’à Madanapalle. Bon état général ;
NH205, mauvais état, nombreux tronçons complètement défoncés. Peu de stations services entre Madanapalle et Kadiri
NH7 bon état mais beaucoup de circulation.
NH63 nombreux passages complètement défoncés entre Gooty et Hampi. Correct entre Hampi et la 17
NH17 route étroite, bon état
· Paysage :
Plat pays avec rizières et canne à sucre. A l’entrée de l’Andhra Pradesh le paysage devient vallonné avec des blocs ou des dômes de granite. Très joli. Végétation plutôt sèche avec cocotiers, eucalyptus, pâturages, arbres fruitiers, cultures sous serres. Nombreux villages dont certains avec maisons traditionnelles au toit de palme. Ensuite on trouve une plaine pas très chouette le long de la 7 et on retrouve les collines granitiques près de Hampi. La descente des Ghats se fait dans la forêt.
· Etapes :
- Chennai
hotel Park Plaza, 29 whannel rd, Egmore, Chennai (2600 rs double inclus petit déj et diner)
www.hotelparkplaza.in
Parking sécurisé pour le véhicule
- Mulakalacheruvu entre Madanapalle et Kadiri (293 km), station service dans le village. Pas terrible mais on n’a rien trouvé d’autre. Calme à partir de 21h.
- Sur la NH63 entre Guntakal et Bellary (236 km), station service. Impossible de trouver un hôtel le long de la route. Calme la nuit.
- Hampi (122 km) : le site archéologique se trouve dans un site naturel vraiment joli, collines, granite et cocotiers. Nombreux temples, ne pas rater le temple Vittala, Lotus Mahal et les étables aux éléphants (250 rs, un seul billet pour les 3 sites) et l’activité humaine aux différents ghats. Bivouac dans le jardin de KSTDC hotel Mayura (dans Lonely Planet et les guides locaux connaissent) à Kamalapurum (douche chaude, wc, gratuit)
- Sortie Hospet (32 km) station service sur tronçon commun 13 et 63, bruyant
- Ankola (278 km), parking du restaurant Kamat, 2 km au sud de la jonction 63/17. pas très calme.
- Agonda beach (79 km) : embranchement pour Agonda à quelques km au nord de Chauri. Agonda, petit village avec restaus et ravitaillement possible (fruits, légumes, eau potable, lait…). Bivouac au sud de la plage (N15°01,906’ – E073°59,469’ ; vidange pour wc et eau au puits ; 60 rs/nuit). Plage propre, baignade. Idéal pour se reposer quelques jours et rencontrer d’autres voyageurs.
- Panaji : pas d’hôtel avec parking. Stationnement possible devant Panaji residence pour visiter la cathédrale et les quartiers portugais près de la chapelle St Sébastien (mérite la visite).
- Old Goa : Old Goa residence a un petit parking mais c’était complet lors de notre passage (Noël). Grand parking près de la basilique. En une journée on peut faire l’étape Agonda-fort Aguada et visiter Panaji et Old Goa.
De Goa à Delhi
· Itinéraire :
. NH17 étroite et sinueuse, bon état. Beaucoup de circulation, conduite fatigante. SH121 entre Venguria et Belgium via Amboli, bon état dans l’ensemble. Traverse la campagne profonde. Nombreuses scènes de travaux des champs, riz, canne à sucre et villages traditionnels. Intéressant. Attention pas d’indication à l’embranchement sur la NH17. A partir de là tout est écrit en Indi.
. NH4 jusqu’à Pune, autoroute en bon état, beaucoup de circulation surtout à proximité des villes. Paysage quelconque. Aridité et cultures. Fraîcheur la nuit due à l’altitude.
. SH60 de Pune à Aurangabad, la plupart du temps route à 4 voies en bon état. Quelques portions en construction. Région industrielle.
. NH211 de Aurangabad jusqu’à Dhule. Joli paysage dans la montée vers Ellora. Correct dans l’ensemble, quelques très mauvais passages après Ellora. Ne pas prendre le « by pass » de Chalisgaon complètement défoncé et en plus payant.
. NH3 jusqu’à Agra, dans l’ensemble correct jusqu’à Damnod, beaucoup de circulation. Culture du coton puis aridité. Joli paysage avec collines au changement d’état. Maisons traditionnelles en torchis et puits.
La petite route de Damnod (après l’hôtel Palash) sur la NH3 à Mandu via Bamonpuri est étroite et en très mauvais état pour monter sur le plateau. Ne pas l’emprunter avec un deux roues motrices. Il est préférable de monter par la route SH31 (Gujri-Dhar) pas très bonne mais tout de même plus roulante. Gujri-Mandu : 47 km.
. NH3 à partir de Gujri est mauvaise, en travaux. Seuls les passages refaits sont bons. A partir de Gwalior bon état
. NH2, autoroute en bon état
· Etapes :
- Fort Aguada (123 km) : bivouac entre le fort et le nouveau phare (N15°29,514’- E073°46,378’), tranquille
- Entre Belgaum et Kolhapur (239 km) : station service, fraîcheur
- SH 60 après Pune (323 km) : station service
- Ellora (213 km) : bivouac dans le jardin de l’hôtel Kailas à côté des grottes (eau- wc- 100 rs/pers). Peu de ravitaillement au village, pas d’Internet. Entrée du site 250rs/pers. Pour la visite le matin est plus calme mais les grottes sont mal éclairées. Avec le même ticket on peut revenir l’après-midi.
- Sendhwa (223 km) : station service, grand parking à l’arrière
- Mandu (121 km) : bivouac dans le jardin de l’hôtel Maharaja (wc très sales- pas d’eau claire pour remplir le réservoir- 150 rs/nuit). Beaucoup de voyageurs stationnent sur le parking de Malwa resort (ancien Tourist cottage ; N22°19,931’- E075°23,958’ ; 300rs/nuit ou 500rs avec électricité)
- Sarangpur (244 km) : bivouac sur le terrain de la resthouse (N23°34,173’- E076°27,802’ – alt 330 m – eau claire- 100 rs)
- Shivpuri (264 km) : bivouac sur le terrain du Tourist Village sur la route de Jhansi (N25°25,376’- E077°41,618’ ; gratuit ; wc au restau). Nous avions prévu une journée dans le parc national Madhav mais le prix d’entrée avec le véhicule pour les étrangers nous a dissuadé (1500rs) !
- Agra (267 km) : bivouac sur le parking de l’hôtel Lauries (N27°10,146’- E078°00,535’ ; 150rs/pers ; chambre pour wc et douche froide)
- Delhi (209 km) : bivouac sur le parking de Nehru Park, c’est sur les plans (N28°35,518’- E077°11,529’ ; wc à proximité ; supermarché bien pourvu à l’angle de Vinay Marg et le sud du parc ; Internet au même endroit)
De Delhi à Mumbai
· Itinéraire :
. NH8 jusqu’à Ajmer, NH79 jusqu’à Chittaurgarh, NH76 jusqu’à Udaipur puis NH8 jusqu’à Ahmadabad : autoroute en bon état, il manque très peu de tronçons (traversée de villes ou travaux)
. NH1 (de Ahmedabad à Vadadora) : véritable autoroute avec peu de sorties possibles, très bon état
. NH8, Vadadora-Surat : autoroute en travaux, rarement 4 voies praticables, circulation infernale
. NH8, Balesar(Surat)- Mumbai : on retrouve une quatre voies à chaussées séparées, nombreux tronçons en mauvais état surtout à l’approche de Mumbai
· Etapes :
- Jaipur (260 km) : bivouac dans le jardin de Ashirvad guesthouse, au sud de la vieille ville, 4 Peelva garden, Moti Doongri rd (N26°54,063’- E075°49,239’ ; 100 rs sans service ; on peut faire le plein d’eau, demander à la patronne)- Puskar (154 km) : parking de l’hôtel New Park (N26°29,044’-E074°34,171’ ; 100 rs/pers; wc, Internet, laundry). On peut aller en ville à pied.
- Sud d’Ahmedabad (666 km) : station service Reliance/A1 Plaza à 70 km au sud du bypass d’Ahmedabad sur la NE1. Dans le sens sud-nord la station se trouve à 30 km d’Ahmedabad. Peu de stations service sur l’express way.
- Au sud de Manor (363 km, épuisants) : station service
- Mumbai (101 km) : Strand Hotel, PJ Ramchandani Marg, Apollo Bunder, Colaba (3850 rs/double – AC – parking pour le véhicule – accueil pas sympa mais très peu d’hôtel avec parking – prix très élevés dans Mumbai)
· Routes
On roule à gauche. Circulation très dangereuse, aucun respect des autres. Demande beaucoup d’attention pour le chauffeur et le copilote.
Les panneaux indicateurs sont souvent petits et peuvent être en partie masqués. Dans beaucoup d’état les indications ne sont qu’en Indi
Dans les villes on demande la direction souhaitée, il y a du monde de partout ce n’est pas un problème.
Circuler dans Delhi ne pose pas de problème
Beaucoup de routes sont payantes mais en temps que véhicule étranger nous sommes souvent exemptés.
· Nature
Nous n’avons pas visité de parcs nationaux. Soit on ne peut pas entrer avec notre véhicule soit le prix d’entrée est vraiment excessif.
· Climat En décembre-janvier la température est correcte. Il fait chaud la journée mais les nuits sont fraîches voire froides en altitude (dès 500m). Pas de pluie à cette période. La température commençait à monter sérieusement fin janvier. On nous a dit que les températures sont terribles à partir d’avril.
· Coups de cœur
Taj Mahal
· Conclusion
Nous n’avons pas vraiment apprécié l’Inde, le voyage en camping-car n’est pas agréable. Les distances à parcourir sont grandes, la conduite très dangereuse et fatigante. Peu de centres d’intérêt.
· Guides et cartes utilisés
Road Atlas India Eicher, acheté à Chennai
Mumbai city map Eicher, acheté à Chennai
(2009)
Expositions
Couleurs et danses :
Couleurs qui virevoltent, couleurs qui s’entremêlent, couleurs qui s’enlacent...
Les danses du monde s’associent à des codes couleurs, des tenues chatoyantes, des costumes festifs. Au rythme d’un pas de tango, d’une pirouette de hip hop ou d’un festival traditionnel, faites-nous découvrir les danses et les couleurs du monde.
Portraits et rencontres :
Les rencontres en voyage offrent des instants privilégiés, parfois intimes, souvent mémorables. De ces rencontres naissent les plus belles images et des regards riches d’émotion. Présentez-nous, au travers de vos plus beaux portraits, ces rencontres que seul le voyage et l’émotion savent créer.
Carnet de voyage avec sabine Hautefeuille
http://www.sabdesign.fr/
Passionnée par les différentes cultures et ethnies d'Afrique, je fais revivre mes rencontres insolites à travers cette exposition de peintures sur palettes bois de portraits des différentes ethnies rencontrées lors d'un voyage dans la vallée de l'Omo en Éthiopie. Un voyage chez des tribus souvent rivales où l'étranger est accueilli comme une curiosité.

Le Népal, terre de contrastes, pays de fascination ! Hier, route de liberté hippie, aujourd’hui, voie d’exploit montagnard… Le coeur au rythme des Dieux, l’esprit dans les cimes himalayennes… Ce lieu aux multiples visages m’a séduit. Et parce qu’une exposition, c’est l’envie de transmettre aux autres ce que d’autres nous ont déjà transmis, à votre tour d’être séduit !

Festival ABM Avignon
Ce sera les 18,19 et 20 mars 2011.
Vous pouvez donc le noter dans votre agenda.
Par ailleurs, le thème du concours photo sera: "Le rouge en voyage". Tous les détails afférents à ce concours seront en fin d'année sur notre site http://abmavignon.free.fr/
Tour du Monde de Valérie et François 2007-2009
Nous sommes un couple suisse qui peut se venter d’avoir les mêmes idées.
C’est en hiver assis sur le sable glacé d’une plage de Ramatuelle, que nous avons pris la décision de réaliser notre rêve. Faire le tour de la planète.
Sur la route, depuis le 4 juillet 2007 en Bus Toyota 4x4, avec un confort limité, nous avons traversé : le Canada, la vallée de la mort en Californie par des températures de 50°, le Mexique en évitant les cyclones, l’Amérique Centrale, la Colombie tellement déconseillée, le Vénèzuela avec ses problèmes politiques.
En Amazonie nous avons navigué sur un rafiot, plus de 900 km sur différents fleuves, pour ensuite vivre sur les hauts plateaux de la Bolivie à 4900 m d’altitude.
Ensuite le désert d’Atacama au Chili restera dans nos mémoires avant de découvrir la Patagonie et la terre de feu jusqu’à Ushuaia. Fin del mundo.
Puis sur la côte Est de l’Australie nous avons profité des plages à perte de vue avant de nous rendre en Nouvelle Zélande.
Notre voyage s’est prolongé en Asie, en Thaïlande avec ses îles, au Vietnam, ainsi qu’en Birmanie.
Durant ces deux années, en comptant le Népal, le Pakistan, l’Iran, etc, nous avons visité plus de 30 pays.
Notre périple s’est terminé le 4 juillet 2009.
Une belle aventure que nous recommandons.
www.fraval.ch












