Si l'aspect pratique du voyage (gestion du budget, transports, etc) est évidemment important pour la réussite d'un TdM, la spécificité d'un tel voyage nécessite aussi de prendre en compte la "composante psychologique" des participants. Plusieurs considérations sont ainsi à retenir : le rythme, le stress et le choc culturel des lieux visités, l'ennui et/ou la tension entre voyageurs, le contact avec les proches.
Bref, autant être serein si on veut faire un bon et beau voyage...
Le bon rythme
•Prendre son temps :
Essentiel lors d'un voyage longue durée, surtout solitaire, que de trouver son propre rythme afin d'éviter au mieux fatigues, problèmes de santé, voire "coups de blues".
Première chose, n'oubliez pas que vous avez le temps. Donc, pas de précipitations ni de stress inutiles dans votre programme. Rester souvent de 2 à 5 jours dans un même lieu permet de se ménager au cours d'un long périple. De plus, en prenant votre temps, vous apprécierez et découvrirez mieux les choses et les gens. Et si vous vous plaisez quelque part, prolongez y votre séjour. D'ailleurs, pour un long voyage, il n'est pas recommandé de rester trop longtemps dans un lieu ou un pays dans lequel on n'est pas bien; la perception négative de l'environnement pouvant se propager à la suite du trajet.
Témoignage :
"Quel plaisir de lire Globe Trotters sur South Beach/Kipipeo/Tanzanie !!!
Notre aventure familiale se déroule à merveille, nous sommes actuellement en Namibie, excellente connection du rest camp de Uis ancienne cité minière. Encore deux mois en Afrique avant la découverte du continent sud américain !".
AFRIK'AM 2009 :
Une année de voyage en famille,en 4x4,en Afrique de l'Est et Amérique du Sud.
Juin 2009-Juillet 2010
sur notre site : www.lipocamp.fr
• Se ménager :
Contrairement aux voyages de quelques jours où l'on sait que l'on pourra se refaire une santé sous peu, en longue durée il faut rester vigilant au niveau justement de la santé en se soignant au plus vite, de sa forme en se ménageant des périodes de répits, de son confort matériel et psychologique en choisissant de temps à autres le bon hôtel, le bon resto et l'endroit (ou le pays) "confortable" dans lequel on dispose de repères et où on se sent bien.
• S'organiser :
Mieux vaut faire aussi les activités les plus difficiles (certains treks par exemple) en début de voyage lorsque l'on est au top de sa forme ou après une période de repos. De même, autant faire ou visiter les choses qui tiennent le plus à coeur en arrivant dans un endroit ou un pays, cela évitera toujours les regrets si pour une raison ou une autre on doit changer son planning par la suite.
© Philipp Jacq
• Stress et choc culturel :
"Stress du voyage et choc des cultures" sur abm.fr
• Stress :
Un mauvais rythme peut engendrer à terme une forme de stress. Mais le fait de se retrouver dans certains endroits à un moment donné du voyage peut avoir aussi le même effet. Soit que l'on soit dépassé par la culture locale (l'Inde est un exemple typique), le rythme de vie (les grandes mégalopoles ou au contraire la "campagne profonde"), le "trop de monde" (zones très touristiques ou encore l'Inde dans un autre genre), les tensions latentes (pays en crise), voire même l'environnement (le désert). Sans oublier qu'à tout cela peut s'ajouter le cas échéant des soucis personnels, y compris certains propres aux voyageurs (problème de budget, tension entre coéquipiers, etc). Bref, à de multiples occasions, le voyageur pourra voir son niveau de stress largement augmenter.
• Les solutions :
Tant que le stress ne demeure qu'occasionnel ou de courte durée, pas ou peu de soucis à avoir. Après avoir analysé les causes, faire une pause, contacter ses proches, trouver un endroit sympa, un bon resto ou hôtel comme indiqué précédemment remettra le plus souvent les choses en place.Par contre, en cas de stress prolongé mieux vaut agir au plus vite et le cas échéant passer même carrément à une autre étape (pays/continent) de son voyage, voire même pour certains s'octroyer un petit retour à la maison avant de repartir sur de meilleures bases. Bref, tirer un trait définitif sur ce mauvais moment du voyage et passer à un autre.
• Choc des cultures :
Habitudes et perceptions : deux éléments qui favorisent le choc des cultures.En voyageant, surtout longtemps, on change ses habitudes, on perd peu à peu ses repères et certaines cultures sont tellement différentes de la nôtre. Donc, déjà, allez-y aller prudemment dans votre voyage sans essayer systématiquement de voir et comprendre les choses à la manière occidentale. Relativisez, prenez si nécessaire vos distances, et dans les pays très pauvres pas d'apitoiement inutile, vous ne changerez pas le monde (où alors restez pour aider !).
Quant à la perception négative des choses, elle dépend d'abord des repères habituels que l'on porte en soi. Des choses "extraordinaires" ou totalement inconnues passeront mieux car on ne possède aucun élément de comparaison, alors que le transport, le confort d'un hébergement, l'attente seront automatiquement comparés (même inconsciemment) à ce que l'on connaît ou on pratique chez soi. Bref, un repas attendu une heure ou une averse prise sur la figure dans un véhicule seront moins bien vécus que la traversée d'une rivière en crue trempé jusqu'aux os.
L'inconvénient de cela demeure que tant que l'on n'oublie pas ces repères (et bien d'autres notamment au niveau relationnel), il est impossible de bien voyager dans des pays difficiles ou de cultures et traditions différentes.
• Ennui et tensions :
Si la nouveauté des lieux ou des gens rencontrés ainsi que l'aspect pratique du voyage peuvent être sources de problèmes, on oublie trop souvent que l'ennui ou les tensions entre personnes voyageant ensemble représentent dans la majorité des cas la première source de désagrément, surtout dans le cadre d'un périple au long-cours.
• L'ennui :
Même si cela concerne avant tout celui qui part seul, on peut tout autant s'ennuyer en groupe.
• Seul :
Voyager en solo n'est pas forcément un problème; tout dépend des personnalités et de ce que l'on recherche ou attend de ses pérégrinations.
Nombre de personnes dans ce cas ne s'ennuient jamais en voyage, y compris si celui-ci dure plusieurs mois. Et il est vrai que les occasions de rencontres d'autres voyageurs aussi bien que de locaux sont nombreuses tout au long de la route. Il faut juste avoir envie de les saisir et oser aller vers les autres, sans se poser trop de (fausses) questions du style "comment vais-je les aborder ?". Et le cas échéant, si l'on s'ennuie vraiment (ou que l'on a un "coup de blues" passager), ne pas hésiter à dire qu'on en a marre de voyager ou d'être seul(e). Les refus seront plutôt rares et l'on passera ainsi un moment ou on fera même parfois un bout du voyage avec d'autres.
En parallèle à l'ennui, on pourrait citer aussi une forme de "frustration" pouvant apparaître chez certains voyageurs (généralement d'un certain âge et qui ont déjà pas mal bourlingué). A force de vivre seuls ses voyages, ou simplement avec des gens de rencontre, un sentiment de frustration peut s'installer à la longue avec l'impression d'avoir vu et vécu plein de choses que finalement on ne peut partager avec aucun de ses proches.
• A plusieurs :
Assez souvent, dans les faits, il ne s'agit pas vraiment d'un ennui à proprement dit, mais plutôt de problèmes plus ou moins latents au sein du binôme ou du groupe de voyageurs. Avec à terme la possibilité que cela déboucher sur des tensions.
Cela dit, s'il s'agit réellement d'ennui, celui-ci est souvent lié à une (non)activité non partagée avec les autres (exemple type avec les séjours balnéaires). Dans ce cas le plus simple reste d'en discuter pour soit passer à autre chose ou ailleurs, soit mettre à profit ce temps pour quelque chose de plus personnel (quitte à se retrouver ensuite). Tant que la situation n'est pas trop répétitive ou trouve de bons compromis, il n'y a pas réellement de problème.
• Tensions et problèmes :
Fort logiquement, surtout lorsque le voyage dure, des tensions ou problèmes plus ou moins passagers peuvent voir le jour entre les voyageurs. Et cela aussi bien si les gens se connaissent avant le départ que lorsqu'ils se sont rencontrés pour l'occasion.
Quant aux causes, elles peuvent être des plus variées. Dans le lot : différences de moyens financiers, d'envies, de rythme ou de perception des choses, implication différente dans le voyage et sa gestion, problèmes relationnels (voire même sentimentaux), etc. Bref, nombre de raisons aussi bien matérielles que plus personnelles... dont certaines pourraient d'ailleurs être évitées bien avant le départ.
• Quelques conseils :
Que l'on se connaisse ou pas avant de partir, on aura quand même intérêt à partir avec des gens qui nous ressemblent un peu dans le fonctionnement et l'approche du voyage.
En longue durée (notamment), mieux vaut que chacun participe à l'élaboration du projet, l'itinéraire, les choses à faire ou à voir afin d'arriver à un consensus, y compris sur le plan financier. Et s'il demeure des différences, autant en parler avant pour se mettre d'accord sur la manière dont les choses se passeront ensuite. D'où l'intérêt si l'on a fait une recherche de coéquipier, de se rencontrer et apprendre un peu à se connaître bien avant la départ.
En route, il est aussi préférable de discuter si l'on sent que les rapports commencent à se dégrader. Essayer d'en trouver les causes et d'entrevoir les solutions sera toujours préférable que de fonctionner sur le "non dit". Parfois le fait simplement de prendre un peu de distance, se ménager des moments à soi y compris pourquoi pas sur quelques jours (même si l'on est en couple), ou au contraire élargir le "groupe" pour un temps à d'autres personnes (voyageurs ou locaux) afin de réduire les "têtes à têtes", sont autant d'idées à explorer. Et si les choses deviennent trop compliquées autant alors se séparer pour un temps ou le reste du voyage.
Mais dans tous les cas, il ne faut pas oublier que si l'on veut que les choses fonctionnent c'est comme toujours, aussi et surtout, à chacun d'y mettre du sien...
• Garder le contact :
Dernière chose qui facilitera aussi souvent un voyage au long-cours : garder le contact avec ses proches.
Grâce à Internet et aux nouvelles technologies, c'est maintenant très simple et économique que d'être en relation avec sa famille ou ses amis lors d'un voyage. Finis les courriers en Poste Restante ou aux hôtels, les fax et même le téléphone hors de prix qui a du mal à passer. Le mail, les "messengers" avec ou sans vidéo, le téléphone par Internet (voire pour certains via son portable), la multiplication des lieux de connections à petits prix, font que le contact n'est plus du tout compliqué.
Alors profitez-en, sans pour autant vous sentir obligés d'avoir un lien quotidien parce que c'est facile et pas cher. Et puis bien sûr faites profiter vos proches de votre voyage, un petit blog et des photos numériques à faire passer feront toujours le plus grand plaisir...
Choisir ses modes de transport :
Partir en tour du monde, mais par quel(s) moyen(s) ? Au delà de l'avion quasiment incontournable pour un tel périple, d'autres options s'offrent aux voyageurs.
Donc, outre ses envies de découvertes, les difficultés des pays visités ou le budget quotidien sur place, le ou les moyens de transports principaux envisagés doivent être pris en compte, ne serait déjà que dans le choix "cohérent" de l'itinéraire.
• L'avion :
Les "billets tour du monde" sur abm.fr
Trame de très nombreux voyages au long-cours, l'avion notamment avec ses "billets tour du monde" dicte très souvent les principales escales d'un itinéraire.
• L'avion comme moyen principal :
Ou plus exactement comme moyen principal entre les grandes étapes du voyage. C'est le choix de la majorité combiné ensuite avec des parcours terrestres entre divers lieux de visite.
Dans la pratique, si l'on souhaite limiter les frais, on sera le plus souvent obligé de s'aligner sur une certaine logique du transport aérien et des alliances de compagnies. En clair, mieux vaudra construire son trajet autour de la vingtaine de villes charnières existant dans le domaine de l'aérien, et surtout suivre les réseaux des principales alliances aériennes mondiales proposant des forfaits sur l'ensemble de leurs lignes.
En attendant, le système adapté aux tours du monde est désormais plus que rodé, et ce à des tarifs très abordables si on s'y prend bien. Un inconvénient de taille cependant pour ceux qui souhaitent partir plus de 12 mois avec la validité des billets tour du monde limitée à un an.
• L'avion comme moyen complémentaire :
Même si on ne veut pas forcément privilégier l'avion lors d'un tour du monde, on sera malgré tout quasiment obligé d'utiliser celui-ci à un moment donné de son voyage. A commencer bien sûr pour traverser les Océans; même s'il est vrai que pour ceux qui ont beaucoup de temps ou un bon budget il existe des solutions au niveau maritime.
Dès lors que l'avion n'est plus essentiel, un billet tour du monde ne s'impose plus. Et l'on achètera alors simplement au préalable ou en route les trajets adéquates, tout en respectant encore une fois les principales routes aériennes si l'on souhaite faire des économies.
• Les transports en commun terrestres :
Voyager "en train" et "en bus" sur abm.fr
C'est ce que souhaite privilégier nombre de ceux qui, pour diverses raisons, n'ont pas trop envie d'utiliser l'avion.
Et c'est vrai que l'on pourra aller partout en transports en commun, du moins jusqu'à ce qu'on se trouve confronté à un obstacle naturel (mer, montagne, jungle, désert) ou administratif (frontière fermée). On signale à ce sujet que pour ce qui est du train, celui-ci permet de faire un vaste tour de l'Asie, via la Russie et la Chine, puisque l'on peut partir de Paris et aller jusqu'au Vietnam par ce mode de transport. Il permet également de se déplacer facilement en Amérique du Nord (et toutefois beaucoup moins ailleurs).
En attendant, voyager en bus, trains et autres ne coûte pas vraiment cher, offre une grande liberté, un vaste choix de directions possibles, et représente une expérience originale qui permet surtout de prendre son temps et de découvrir progressivement les choses et les gens. Bien sûr, cela nécessite du temps et peut s'avérer fatigant - voire monotone - pour certains.
• Le stop :
Quelques rares adeptes envisagent leur tour du monde par ce moyen de déplacement, même si ce n'est pas forcément pour la totalité de leur périple. Et à la clé d'innombrables rencontres et de réelles économies même s'il est vrai qu'il vaut mieux être motivé, avoir du temps et être seul.
TdM et modes de transports
• Les bateaux :
"Voyager au fil de l'eau" sur abm.fr
Très peu de monde effectue un tour du monde par voie maritime, que ce soit en cargo ou même à la voile.
• Le cargo :
Même si cela n'est finalement qu'assez peu connu, il est tout à fait possible de faire un tour du monde en cargo (des agences spécialisées existent). Ceux-ci offrent en effet des opportunités de voyages circulaires d'une durée généralement de 80 à 100 jours avec de nombreux arrêts sur plusieurs continents. Le cas échéant pour ceux qui souhaitent des durées ou étapes plus longues, il est possible d'utiliser les services de plusieurs bateaux. Toutefois, un peu comme pour l'aérien, on sera là aussi plus ou moins obligé de suivre une certaine logique en matière d'escales.Mais voyager en cargo demeure dans tous les cas une expérience unique; le cargo étant bien plus qu'un simple mode de locomotion. Quelques "inconvénients" cependant avec tout d'abord le prix (en gros au mieux 100 US $/jour), les destinations un peu limitées, et puis surtout la nécessité d'avoir déjà une certaine motivation pour ce type de voyage.
Reste que l'on peut toujours envisager l'expérience en tour du monde à travers simplement la traversée d'une mer ou d'un océan. Le tout via les services d'agences spécialisées car l'époque du cargo-stop ou de l'échange "boulot à bord contre transport" est plus que révolue...
• Voilier :
C'est le choix de quelques-uns, parfois d'ailleurs plus intéressés par la mer que le voyage. Mais faire un tour du monde à la voile ne s'improvise pas, et cela à tout niveau. Outre les compétences nécessaires et le budget, il faut également du temps et une réelle motivation pour ce type de voyage. C'est d'ailleurs pour cela que nombre de périples à la voile durent plusieurs années, souvent dans un cadre familial ou de retraite.
Cela dit, à l'occasion d'un tour du monde "plus classique", rien n'empêche de faire un bout de trajet par ce moyen dans certaines régions du globe. Outre le fait que de nombreux voiliers font du charter, il existe aussi des possibilités d'embarquement pour ceux qui ont les connaissances (et/ou le budget).
• Ferries et croisières :
De manière anecdotique, on peut enfin citer les ferries qui dans le cas de la Méditerranée et de l'Europe du Nord disposent de larges réseaux. Des réseaux qui, bien employés, offrent d'intéressantes opportunités pour se déplacer et visiter de nombreux pays.
Quant aux croisières, c'est surtout pour ceux qui voudraient avoir un petit aperçu des Caraïbes pour pas forcément trop cher (souvent les croisières en elles-mêmes ne sont pas très chères; ce sont les excursions et services proposés à bord qui le sont) que l'idée peut être séduisante et intégrée au périple.
• Le vélo :
"Voyager à vélo" sur abm.fr
Les TdM à vélo est depuis longtemps assez répandu chez le voyageur au long-cours.Facile d'entretien, économique, écologique, propice aux rencontres, le vélo offre de plus une certaine liberté d'action dans le voyage. Il permet également de trimballer plus de choses qu'en sac à dos et présente l'avantage de pouvoir être mis en soute (aussi bien en avion qu'en bus ou train) lors des transferts ou même simplement lorsqu'on a envie de changer de moyen de locomotion. Bref, beaucoup d'avantages, y compris pour un tour du monde, mais qui passe quand même par un minimum de motivation (et accessoirement de condition physique), même si voyager à vélo est à la porté de chacun.
Quant à la durée nécessaire pour effectuer un TdM à vélo, il n'est pas forcément nécessaire de disposer de plusieurs années devant soi (même si certains périples du genre dépassent largement les 12 mois). En effet, en ciblant mieux ou réduisant ses étapes et leurs nombres, en se limitant à un continent ou une zone géographique, ou même en couplant vélo et transports en commun, on pourra généralement faire un bon voyage qui ne dépassera pas une année.
• Moto, voiture et camping-car :
"Voyager avec son véhicule" sur abm.fr
Ce sont le moyen que choisissent certains pour leur tour du monde. Mais la préparation et l'aspect pratique en cours de route sont un peu, voire très différents, de ce qui concerne celui qui part sac au dos.
Dans tous les cas l'option du véhicule perso fait que l'on disposera d'une grande liberté. Et c'est vrai aussi qu'en famille la voiture et surtout le camping-car présentent également pas mal d'avantages et facilitent le voyage quand on veut partir longtemps. Revers de la médaille, se déplacer de la sorte pour un tour du monde, y compris en moto ou scooter, nécessite quelques connaissances mécaniques et surtout revient relativement cher, voire même parfois très cher. Du moins si l'on garde le même véhicule sur tout le trajet...
• Un seul véhicule pour tout le voyage :
Au delà de l'achat-aménagement-assurance-etc de celui-ci, il faudra déjà le faire transporter obligatoirement par mer si l'on doit traverser notamment l'Atlantique ou le Pacifique. En plus du temps que cela peut prendre (transports et paperasse), le coût du passage en container grimpe vite selon le volume. A cela il faudra ensuite ajouter bien des frais, taxes et dépenses annexes à chaque fois que l'on passera une frontière dans nombre de pays, plus bien sûr tout ce qui concerne l'entretien. Bref, au final un budget pour le moins conséquent à prévoir que certains chiffrent d'ailleurs à l'équivalent au mieux d'une "personne supplémentaire" pendant tout le périple.Il est donc clair que voyager de la sorte s'adresse surtout à ceux qui ont les moyens où à la limite n'ont pas de mers à faire traverser à leur véhicule.
• Plusieurs véhicules pour le voyage :
Cela dit, on peut tout à fait voyager avec son propre véhicule en limitant les coûts. La solution étant d'en changer à chaque nouvelle zone de son tour du monde. En effet, une succession de locations et même d'achats/reventes diminueront d'autant la facture finale du voyage dans de nombreux cas.
Outre le fait d'avoir des machines locales (ça peut faciliter en cas de réparations et même parfois pour la paperasse), on pourra à l'occasion faire de bonnes affaires au niveau achat/vente là où existe un certain marché. Dans plusieurs pays on trouve maintenant des sociétés spécialisées dans le créneau "voyageur" qui s'occupent des formalités et même parfois rachètent le véhicule qu'ils vous ont vendu à la fin de votre périple (c'est le cas notamment en Australie).
Quant aux locations successives, si on les effectue de façon judicieuse dans le temps et aux bons endroits, la note finale peut ne pas être trop excessive.
Itinéraire :
• Le choix :
Question itinéraire, tout dépend bien sûr des envies de chacun et accessoirement aussi de son budget.Selon que l'on aime la nature, les vieilles pierres, que l'on souhaite de bonnes conditions de voyage ou au contraire un aspect plus aventureux, le choix ne se portera pas évidemment sur les mêmes endroits.
Sans oublier le climat qui peut parfois imposer ses contraintes (voies de communication réduites, activités impossibles...), même s'il est vrai que l'hiver, la saison des pluies, les grosses chaleurs permettent souvent de découvrir d'autres aspects d'un pays.En attendant le voyage est une aventure, pas une destination.
Leur itinéraire de TdM :
Le monde,
les pieds en l'air.
C notre tour.
Labaraka.net.
Le tdm d'Elodie et Manu.
Un tour de notre monde
• La liste
Concrètement pour déterminer le périple, commencez par lister les destinations en trois catégories : celles que vous voulez voir, ne pas voir, et les éventuelles. Ajouter à cela les endroits où le cas échéant vous souhaitez réaliser une activité spécifique (trek, plongée...), assister à une fête ou un événement, passer - ou au contraire ne pas passer - une période précise de l'année. Cette liste reflétera d'abord vos envies premières qui bien entendu évolueront au grès de vos lectures, contacts et autres informations d'avant départ.
Ajoutez-y également une première estimation des durées de séjour et des déplacements longues distances (utile par rapport aux validité des visas ou au budget quotidien à prévoir). Selon ensuite les "réalités financières", les modes de transports possibles et autres difficultés, celle-ci continuera à s'affiner avec le temps jusqu'à dessiner au moment du départ la trame et la durée du voyage. Toutefois, il y a fort à parier qu'entre ce que vous aurez prévu et ce que vous ferez il y aura toujours pas mal de différences...
• Les difficultés :
En attendant n'oubliez pas que chaque pays offre plus ou moins de difficultés à voyager. Pour un voyageur peu expérimenté, ou un début du périple, mieux vaudra souvent privilégier le plus simple. D'ailleurs, si vous voulez entrer progressivement dans votre voyage, choisissez aussi de commencer par des destinations "faciles".
De plus, il n'est pas forcément judicieux d'enchaîner trop ou trop longtemps des pays difficiles, ou même simplement dits du Tiers-Monde.
Au delà de créer un contraste qui fera tour à tour apprécier les uns et les autres, c'est surtout en cas de problèmes de santé, de fatigue, ou simplement de "blues prolongé" que l'on aura intérêt à faire halte dans les pays "occidentalisés". Le fait de retrouver d'une certaine manière ses repères et de bénéficier de meilleures infrastructures permettra toujours de mieux recharger les batteries (l'option "grand hôtel-bon resto" peut avoir le même effet ailleurs). D'autre part, cela sera aussi plus commode si vous comptez faire venir votre famille ou vos amis en cours de route. Dernier conseil, ne jouez pas les Rambo, dans tous les cas évitez les pays ou régions à risques.
• Liberté :
De façon générale gardez toujours en tête une certaine souplesse dans votre trajet afin de pouvoir modifier celui-ci en fonction des événements, des rencontres et de vos envies. En matière de transports, si vous ne disposez pas de votre propre véhicule, privilégiez les billets open ou modifiables.
Encore une fois choisissez votre parcours par vous-mêmes sans vous sentir obligé de collectionner les pays ou à l'opposé de passer des semaines dans un endroit parce que tout le monde le fait. Et si vous souhaitez faire un "zapping du monde" ou simplement effleurer certains pays, pourquoi pas c'est votre voyage, même s'il est vrai que c'est avec le temps que l'on découvre le mieux les choses.
• Idées et conseils par zones géographiques :
→ Les "zones favorites"
Indéniablement, si l'on se réfère aux périples effectués par les voyageurs au long-cours, certaines régions du monde ont plus la côte que d'autres.
¤ L'Amérique du Nord :Hormis pour ceux qui ont opté pour un "tour des Amériques" (notamment avec un véhicule), elle n'est que moyennement concernée du fait principalement du budget nécessaire. Assez souvent, les gens y arrivent par New York et en sortent par le Mexique (terrestre) ou Los Angeles (avion vers l'Asie ou le Pacifique) ou l'inverse.
¤ Amérique Centrale :Plus programmée qu'autrefois mais un peu aussi en tant qu'étape de transition entre le Nord et le Sud du continent, ou accessoirement par ceux qui préfèrent atterrir là plutôt qu'en Amérique du Nord.- Caraïbes :Une région totalement absente des TdM, hormis de ceux qui voyagent en bateau.
¤ Amérique du Sud :Un classique dans nombre de voyages au long-cours, notamment pour ce qui est des pays Andins. Intérêts variés, formalités simples, budgets raisonnables en sont les principales raisons.L'Argentine/sud du Brésil et le Chili en sont généralement les points d'entrée/sortie de/vers l'Europe et l'Afrique du Sud pour les premiers et le Pacifique pour le second.
¤ Pacifique :Et plus particulièrement l'Australie. Même si l'étape nécessite un bon budget, c'est un stop fréquent dans les tours du monde ("on est aux antipodes"). Pour le reste, la Nouvelle-Zélande et très ponctuellement la Polynésie sont parfois programmées par les tourdumondistes.
¤ L'Asie :Le continent incontournable de la quasi totalité des projets. Comme pour l'Amérique du Sud - sinon même plus - l'intérêt, la diversité, voire "l'exotisme, associés à un coût du voyage peu élevé expliquent son attrait. A nuancer cependant avec d'abord l'Asie du Sud-est, la Chine et l'Inde/Népal qui attirent évidemment bien plus que le reste du continent.
¤ Moyen-Orient et Asie Centrale : Ce ne sont pas les régions les plus présentes dans les tours du monde, même si certains ayant opté pour la voie terrestre en direction de l'Asie (autre que le Transsibérien) incluent cette partie du monde (et encore juste Turquie/Iran pour ce qui est du Moyen-Orient).
¤ L'Afrique :Presque toujours absente des voyages au long-cours. N'étant pas déjà le continent le plus visité des touristes (hors Afrique du Nord et Océan Indien), celui-ci ne dispose pas non plus d'un réseau aérien intéressant au niveau financier propice aux tours du monde.- L'Europe :Hormis par ceux qui partent vers l'Est par voie terrestre (et encore), pas ou peu d'étapes européennes sont généralement programmées.
• Le sens :
Dans quel sens partir ? Le plus souvent ce sont la date de départ et les conditions météo en découlant (hiver austral, mousson, etc) qui en déterminent le choix. Accessoirement aussi, pour certains, l'envie de commencer son périple par voie terrestre et d'entrer progressivement dans le voyage pour ce qui est de la "route vers l'Est". Cela dit, dans la pratique, on trouve autant de monde dans un sens que dans l'autre.
• Durée :
Généralement, la plupart des tours du monde ne dépassent pas une année, pour 3 à 6 mois minimum. Raisons principales : durée légale du congé sabbatique, année scolaire (étudiants ou voyage en famille), validité maxi pour ce qui est de l'aérien, budget "raisonnable", plus la notion pour beaucoup qu'une année représente une bonne durée pour un tel périple ou un break suffisant avant de passer à autre chose.
Reste aussi que certains partent (ou restent) pour plus longtemps, y compris plusieurs années pour quelques-uns. Pourquoi pas; à chacun de voir tout en sachant que plus la durée sera longue et plus le retour à une vie "classique" sera difficile à tous niveaux pour certains.
Quant à ceux qui rêvent d'un voyage sans retour ou perpétuel, hormis dans le cas où il y a le désir de s'installer quelque part, ça demeure(ra) presque toujours justement du domaine du rêve...
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Une destination... Nature Aventure Culture Détente-vacances |
En bref...
• Destination : pour voyageur débutant/un peu expérimenté
• Guatemala City : 650/850 € en avion
• Passeport
• A emporter : US $ et un peu d'Euros
• Budget quotidien : 15 à 25 US $/jour
• Hébergement : petits hôtels
• Pour se déplacer : bus
• Risques : moyens au niveau sanitaire et sécurité
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• Argent :
Que doit-on emporter, sous quelles formes, et doit-on prendre tout son argent avant le départ ?
Pour un voyage longue durée on pourra d'ores et déjà oublier les post-chèques (retrait limité à quelques pays et obligation d'avoir un compte CCP) et bien sûr les chèques vacances (valables quasi-exclusivement en France). Reste alors évidemment les cartes de crédit, les travellers et le cash que l'on aura le plus souvent intérêt à associer lors d'un long voyage.
• Carte :
Incontestablement elle vous facilitera toujours la vie grâce aux possibilités (il est vrai parfois théoriques) de retrait permanent d'argent partout dans le monde et surtout la crédibilité financière qu'elle peut apporter. Sans oublier qu'elle évitera le plus souvent les dépôts de garanties lors notamment de location de véhicules.Sauf si vous voyagez à plusieurs, pas la peine de s'encombrer de plusieurs cartes différentes. De toutes, Visa et sa large couverture de distributeurs automatiques semble la plus appropriée pour ceux qui comptent voyager dans différents pays. Evitez par contre les cartes peu connues et les trop "haut de gamme" que certains commerçants refuseront parfois à cause des taux de commission élevés qu'elles engendrent.
Important, vérifiez le débit hebdomadaire maximum qui vous est autorisé par votre banque, notamment si vous prévoyez de grosses dépenses occasionnelles en route. N'hésitez pas à négocier le plafond avec votre banquier que d'ailleurs il sera toujours préférable d'aller voir avant le départ.
Et puis dernière chose, quitte à la refaire, vérifiez que sa validité est incluse dans la durée de votre périple (pas évident en effet que de devoir demander une nouvelle carte en cours de route !).
• Travellers :
Si la carte revêt un caractère de plus en plus obligatoire pour voyager, tout le monde n'utilise pas les chèques de voyages. En attendant, surtout pour un voyage dans plusieurs pays, choisissez American Express qui présente l'avantage d'être connu partout. Faites établir vos travellers dans la devise la plus appropriée à vos destinations et évitez les trop grosses coupures.
• Cash :
Indispensable car il vous dépannera toujours en cas de problèmes. Prévoyez des US $ et/ou des Euros (selon les destinations envisagées) en petites coupures (de 20 maxi). Privilégiez aussi les billets neufs; les vieux ou abîmés pouvant en effet être parfois refusés par les changeurs.A signaler aussi que dans certains pays ou régions, le dollar et de plus en plus l'Euro peuvent remplacer la monnaie locale. Donc, prévoyez-en toujours plusieurs dizaines en cash et refaites votre stock au fur et à mesure de vos dépenses.
• Quantités :
Pour un voyage longue durée aucun intérêt d'emporter tout son argent avec soi (pertes, vols, baisse des taux, etc), surtout si celui-ci est placé.Une carte bancaire (et accessoirement l'envoi de fond en cours de route) vous laissera la plus grande liberté dans ce domaine. A vous bien sûr de savoir gérer ensuite votre compte ou de le faire gérer par quelqu'un d'autre.Sans règle générale, on peut dire qu'il est préférable d'avoir en permanence avec soi au minimum 4 ou 5 jours d'avance en cash (devises ou monnaie locale), et à l'opposé peu recommandé de disposer de grosses sommes en liquide (augmentation des risques de vols).Quant à la quantité de travellers à emporter certains prendront le minimum, voire rien du tout, privilégiant d'abord les transactions par cartes alors que d'autres opteront au contraire pour un budget avant tout sous cette forme. N'oubliez pas que les travellers peuvent aussi s'obtenir à l'étranger.
• Devises :
Pendant des décennies le dollar US a régné quasiment partout dans le monde. Mais, désormais, avec l'arrivée de l'Euro les choses ont quelque peu changé. Et dans une majorité de pays - sinon même la totalité - la nouvelle devise s'échange maintenant sans problème à son taux réel. Dès lors, aucun intérêt à accumuler les frais bancaires si l'on peut directement passer sur place de l'Euro à la monnaie locale sans transiter par le dollar. Donc, regardez quelle devise est la plus appropriée à votre parcours et prévoyez en conséquence quitte à panacher si nécessaire aussi bien pour le cash que les travellers.
Schématiquement, à l'heure actuelle, on peut dire que l'Euro s'échange très bien dans toute l'Europe, le Moyen-Orient, le pourtour Méditerranéen, la quasi-totalité de l'Afrique et de plus en plus de pays asiatiques et du Pacifique. Seul point de "résistance", les Amériques. Là, dans certains pays, même si la devise européenne est acceptée, les taux proposés sont souvent encore en dessous de la réalité et le dollar toujours aussi présent, sinon même reconnu comme monnaie parallèle.
Enfin, sachez également que les bureaux de change Thomas Cook, présents dans près de 100 pays, prennent les Euros et d'autres monnaies partout dans le monde (on peut aussi s'y faire envoyer de l'argent).
• Trois composantes du voyage sur lesquelles il vaut mieux réfléchir avant.
Pour chacune, on renvoie aux chapitres spécifiques d'abm.fr consacrés à "l'équipement du voyageur", aux "assurances-assistances" et à la "santé en voyage" qui incluent des infos et conseils pour les voyages au long-cours.
• Quelques brefs rappels toutefois :
- Vérifiez ou modifiez l'état de votre matériel, du sac à l'appareil photos. Changez-en si nécessaire afin de partir dans les meilleures conditions. Et choisissez un équipement judicieux et léger tout en sachant que vous pourrez acheter/vendre certaines choses en cours de route.
- Faites refaire ou vérifiez la validité de vos documents (passeport, permis de conduire international, carte de crédit...).
Leurs équipements et matériels :
A la découverte des fermes bio.
Découvrir le monde.
Enfants autour du monde.
Le monde, les pieds en l'air.
Le tour du monde de Guillaume.
Tour du monde en 181 jours.
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© Raid Paris-Calcutta
N'oubliez pas qu'il sera toujours plus difficile de les renouveler en cours de route. Et si cela semble utile, prenez une carte d'étudiant, d'auberge de jeunesse, etc.
- Choisissez l'assurance-assistance la mieux adaptée à votre voyage longue durée (certaines sociétés comme AVI sont spécialisées en la matière).Renseignez-vous aussi pour savoir ce qu'il en est de vos droits au niveau mutuelle, Sécurité, Sociale, etc.
- Faites faire un bilan de santé avant de partir. Allez chez le dentiste, prévoyez des lunettes ou lentilles de rechange, faîtes votre pharmacie en fonction des pays traversés et le cas échéant de vos traitements en cours (renseignez-vous pour savoir ce que vous pourrez trouver en route et à quel prix).Pensez bien sûr aussi à vos vaccins ainsi qu'à leurs renouvellements.
- Eventuellement apprenez quelques notions de secourisme et surtout les choses à faire ou ne pas faire pour limiter ou lutter contre les problèmes habituels que l'on rencontre en voyage (décalage horaire, tourista, etc...). Ayez également une idée des risques sanitaires selon les pays à visiter.
•Quels guides choisir et qu'emporter ?
Difficile en effet que de partir avec 10 kilos de bouquins pour un périple de plusieurs mois...
Pour la préparation :
Petit coup de pub pour "Partir autour du Monde", le guide pratique pour préparer son tour du monde en toute simplicité" réalisé par ABM (320 pages avec 130 photos; 17 € sur place + 3 € par courrier à l'adresse d'ABM).
• Guides "pays" :
En toute logique vous aurez d'abord besoin pour votre périple d'ouvrages pratiques, même si certains plus culturels ou thématiques peuvent s'avérer utiles.
• Les collections :
Bien que chaque collection ait sa propre spécificité, la plupart des voyageurs au long-cours choisissent de prendre des guides couvrant plusieurs pays.De fait, ils voyagent d'abord avec les collections anglophones Lonely Planet ou Footprint qui offrent de nombreux et excellents titres "continents". D'autres comme Rough Guide, Frommer's, Let's Go et accessoirement le Routard disposent également de quelques ouvrages sur des ensembles de pays.
Sachez toutefois que de tels guides détaillent toujours moins un pays qu'un titre spécifique sur celui-ci du même éditeur. Malgré tout cela demeure souvent le meilleur choix.
• Pour compléter :
Dans le cas contraire, ou pour compléter un endroit à visiter qui vous semble incomplet, n'hésitez pas à apporter des ajouts par des notes, la photocopie ou le scan + impression (beaucoup de scans disposent maintenant d'un système de reconnaissance de caractères très utile) de chapitres d'autres guides, y compris culturels.Et c'est seulement si vous devez explorer dans ses moindres recoins une destination ou effectuer une activité spécifique comme le trek que vous pouvez prévoir en plus des guides spécifiques.
• A emporter :
De façon générale, au niveau encombrement, ne transportez pas plus de deux guides à la fois (sauf s'il s'agit d'introuvables). Prenez ceux que vous utiliserez en premiers et achetez au fur et à mesure les suivants (vendez ou renvoyez les précédents); les collections déjà citées se trouvant assez facilement en neuf ou occasion un peu partout dans le monde.Dernier conseil, même si le poste guides peut représenter un certain budget (et volume) ne faites pas forcément à l'économie dans le choix des ouvrages. Car n'oubliez pas que l'important demeure avant tout la qualité du contenu; une qualité qui d'ailleurs peut faire réaliser pas mal d'économies une fois sur place...
• Guides thématiques :
Quant aux manuels de conversation (Lonely Planet, Rough Guide...), même s'il sont généralement de petits formats, assurez-vous que vous aurez envie de les utiliser sur place et n'oubliez pas non plus les lexiques inclus dans les guides.Enfin, certains ouvrages thématiques sont à lire - ou relire - simplement avant le départ. Dans le lot des lectures utiles : "Le Manuel du Routard" (non réédité) que l'on ne présente plus (bien plus complet : "The traveller's handbook" chez Footprint), "Women travel" (Ed. Frommer's ou Rough Guide), "Travel with children" (Ed. Lonely Planet), "Able to travel" (handicapés, Ed. Rough Guide), "Saisons et Climats" (Ed. Balland), "Adventure trekking" (Ed. Compass), plus d'autres concernant les transports (train, cargo, vélo, avion) ou la santé (il y a du choix mais le meilleur demeure le "Traveller's healthbook" chez Footprint).
• Autres lectures et sources d'infos :
N'oubliez pas quand même, qu'au delà des guides, on peut préparer ses voyages en lisant d'autres catégories d'ouvrages (romans, essais, etc...).Puis bien sûr utilisez la richesse d'Internet pour compléter vos infos (y compris une fois en route). En plus des innombrables sites disponibles (destinations, récits et carnets de voyages, etc), utilisez les forums de discussion pour profiter de l'expérience des autres.
A ce sujet on rappelle que dans le lot , il en existe un exclusivement consacré aux tours du monde.
• Cartes :
Pour ce qui est de cartes, c'est un peu le même principe, privilégiez celles d'ensemble en complétant si nécessaire par des représentations plus précises (voyez aussi celles des guides).Des cartes couvrant de larges zones sont disponibles notamment chez Bartholomew et Ravenstein (monde entier), Hallwag (Afrique, Amérique Latine), ITM (Asie du Sud-est, Amérique Latine), Nelles (Asie du Sud-est).
A signaler aussi que sur Internet on trouve évidemment nombre de cartes en ligne (Google, Maporama, etc) qui ne demandent qu'à être imprimées...
• Pour une idée des choses à faire ou à voir avant de partir, voici un petit récapitulatif :
1 - Si pendant le voyage vous devez avoir une activité physique (trek, plongée...), voire technique (bateau, mécanique...), prévoyez un petit entraînement ou quelques "révisions".
Idem au niveau des langues, notamment bien sûr de l'anglais sans qui votre voyage risque parfois de se compliquer.
2 - Faites faire un bilan de santé avant de partir. Allez chez le dentiste, prévoyez des lunettes ou lentilles de rechange, faîtes votre pharmacie en fonction des pays traversés et le cas échéant de vos traitements en cours (renseignez-vous pour savoir ce que vous pourrez trouver en route et à quel prix).
3 - Choisissez l'assurance-assistance la mieux adaptée à votre voyage longue durée et pensez à vos vaccins ainsi qu'à leurs renouvellements.
4 - Eventuellement apprenez quelques notions de secourisme et surtout les choses à faire ou ne pas faire pour limiter ou lutter contre les problèmes habituels que l'on rencontre en voyage (décalage horaire, tourista, etc...). Ayez également une idée des risques sanitaires selon les pays à visiter.
5 - Recueillez toutes les infos et témoignages nécessaires à la préparation du voyage, y compris et surtout sur le plan pratique, et élaborez la trame de votre itinéraire.
6 - Vérifiez ou modifiez l'état de votre matériel, du sac à l'appareil photos. Changez-en si nécessaire afin de partir dans les meilleures conditions. Et choisissez un équipement judicieux et léger tout en sachant que vous pourrez acheter/vendre certaines choses en cours de route.
7 - Etablissez assez clairement votre budget tour du monde et la forme de vos devises, le coût du voyage mais également les dépenses (et éventuellement entrées) générées chez-vous pendant votre absence. Utile de savoir aussi où et comment se faire envoyer de l'argent à l'étranger et d'avoir quelqu'un de confiance qui puisse effectuer ce type d'opération (lui expliquer comment faire). Prévenez votre banque de votre projet.
8 - Sur le plan pratique et financier, prévoyez tout ce qu'il peut se passer pendant votre absence et les conséquences (factures, échéances, etc...). Si c'est envisagé, n'attendez pas le dernier moment pour louer votre logement, vendre votre véhicule ou tout autre bien.
9 - Faites refaire ou vérifiez la validité de vos documents (passeport, permis de conduire international, carte de crédit...). N'oubliez pas qu'il sera toujours plus difficile de les renouveler en cours de route. Si cela semble utile, prenez une carte d'étudiant, d'auberge de jeunesse, etc.
10 - Le problème des visas et de leurs validités devant théoriquement se poser, agissez judicieusement. Prenez depuis chez-vous ceux qui à ce niveau ne posent pas de problèmes et ayez une idée sur les lieux d'obtention et les coûts pour ceux que vous prendrez ensuite. Même chose d'une certaine façon pour ce qui concerne le transport aérien.
11 - Si vous pensez travailler en route, pensez aux documents dont vous aurez besoin (ne serait-ce souvent qu'un CV en anglais et des cartes de visite) et ayez une première idée de ce que vous voulez faire, et où. Vous pouvez aussi commencer à chercher avant le départ.
12 - En cas de projet sponsorisé, ou si vous souhaitez écrire un bouquin, etc, ne laissez rien au hasard sur les actions à mener avant, pendant et après le voyage.
13 - Même si vous n'êtes pas un accro de l'Internet, prenez bien sûr une adresse e-mail qui vous permettra de récupérer facilement partout dans le monde votre courrier. Communiquez-là, et éventuellement faites vous aussi une liste des cyber-cafés que vous pourrez trouver en route.
14 - Important, cherchez quelqu'un de confiance qui puisse vous servir de relais en France et gérer certaines choses pendant votre absence. Si la personne est de plus internaute, les contacts via e-mail faciliteront d'autant les choses et elle pourra servir d'intermédiaire avec l'entourage non connecté.
15 - Si vous souhaitez faciliter votre retour, prévenez vos proches assez longtemps à l'avance et pensez ensuite à garder contacts avec eux (indiquez-leur aussi comment vous joindre). Rendez une petite visite à certains avant de partir ou mieux organisez une fête d'avant départ.
16 - Si vous travaillez avant et après le voyage, ménagez-vous un peu de répits. Evitez de partir le lendemain de la cessation de votre activité pour rentrer la veille de la reprise.
17 - Si besoin est, cherchez longtemps à l'avance vos coéquipiers.
18 - Enfin envisagez déjà un peu ce que vous allez faire au retour.
• Comment ce sont-ils préparés ?
C notre tour.
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• En plus du travail, logement, véhicule, impôts et autres choses à voir avant le départ.
Logement
Que faire de son logement en cas de long périple ?
• Vous êtes propriétaire
Dans ce cas vous pouvez louer votre habitation en passant par une agence, une petite annonce ou via des connaissances. Mais attention, si vous voulez que l'appartement soit libéré à votre retour mieux vaudra être en règle en proposant un contrat indiquant clairement la date de départ du locataire. Egalement, pensez à établir des factures pour le loyer et surtout exigez une caution.
• Vous êtes locataire
Vous pouvez sous-louer tout en sachant que c'est interdit sans l'autorisation préalable du propriétaire. Si vous souhaitez rester dans la légalité, renseignez-vous au niveau du contrat, de l'assurance et autres impôts locaux. Là encore, il vaut mieux confier son logement à une connaissance. Si l'on craint pour ses meubles et autres équipements on peut toujours adopter la solution du garde-meuble (assez cher) ou du garage des copains (valable aussi si l'on est propriétaire).
• En complément
Propriétaire ou locataires, vous pouvez aussi laisser votre habitation vide. Dans ce cas gardez l'assurance habitation mais coupez l'eau, le gaz, l'électricité plus, si vous partez très longtemps, résiliez l'abonnement au téléphone (et à Internet) sans oublier de prévenir quand même le voisinage de votre départ. Ultime solution, certains préfèrent tout vendre et tout quitter.
Véhicule
Si vous choisissez de garder votre véhicule il vous faudra quand même l'assurer pendant votre absence. Contre le vol, il faudra un garage fermé; on peut d'ailleurs vous obliger à garder une assurance tout risque si vous stationnez dans un parking collectif. Au niveau pratique, pensez à débrancher la batterie.Autres solutions : prêtez votre véhicule à un proche en prévenant votre assurance ou même vendez-le avant votre départ.
Courrier
Pour ceux qui sont partis longtemps. Ce n'est pas parce que vous êtes à l'autre bout du monde que vous ne recevrez plus de courrier à votre domicile. D'ou l'intérêt de savoir comment récupérer celui-ci.
Pas de problèmes pour ceux qui n'ont pas changé d'adresse et dont le logement est occupé par la famille/amis/co-locataire/sous-locataire. Ce sont ces derniers qui récupéreront vos factures et autres missives avant de faire le tri et les faire suivre. Sur le même principe, si votre logement est vide, laissez les clés à quelqu'un qui se chargera de cette tache (c'est aussi, à l'évidence, conseillé pour des raisons de sécurité).
Par contre, si vous déménagez, vous avez intérêt à contacter avant le départ votre bureau de poste afin d'effectuer une demande de réexpédition de courrier. Les contrats de réexpédition temporaires de La Poste vont de un mois à une année. Moyennant 20 € environ, elle vous fera suivre celui-ci à l'adresse de votre choix (famille, amis...).
Autre solution, s'adresser à une société de domiciliation de courrier et prendre une boite postale sur Internet comme avec par exemple Courrier du Voyageur. Cela va de la simple garde de courrier à la numérisation de tous vos courriers sur Internet. Le paiement des factures ou les réponses aux courriers sont également possibles.A signaler que ce qui est valable pour le courrier l'est en gros aussi au niveau du téléphone.
A payer
Ce n'est pas parce que vous êtes en voyage que les factures et autres impôts locaux ou sur le revenu vont s'arrêter de tomber pour autant. Ne l'oubliez pas dans votre calcul de budget. Toutefois, afin de limiter les frais, résiliez les abonnements inutiles ou calculez les coûts de réinstallations - réabonnements au retour ainsi que les conséquences de leurs suspensions.Pour vous faciliter la vie, privilégiez les prélèvements automatiques et/ou faites traiter votre courrier par quelqu'un de confiance (prévoir une procuration) - ou à l'extrême un société spécialisée en la matière - qui pourra agir en temps voulu et vous évitera par la même occasion bien des pénalités et autres désagréments au retour. De façon générale, mieux vaut être en règle avant de partir.
• Si certains profitent de la fin de leurs études, de la retraite, d'une période de chômage ou "d'entre deux jobs" pour réaliser leur voyage, d'autres se trouvent confrontés au bon vouloir de leur employeur pour pouvoir partir. La solution passe alors le plus souvent dans ce cas par le congé sabbatique.
Congé sabbatique
Le congé sabbatique (défini par une Loi de 1984) aide les salariés à obtenir un congé de plusieurs mois (entre 6 et 11) sous certaines conditions.Pour en bénéficier il faut avoir 3 ans (consécutifs ou non) d'ancienneté dans l'entreprise ou le groupe plus, en tout, 6 ans d'activité professionnelle derrière soi. On ne doit pas avoir pris de congé d'une durée minimale de six mois au cours des six années précédant la demande. Le congé autorisé est au maximum de 11 mois, plus éventuellement les congés payés en cours, et au minimum de six mois. A l'issue l'obligation est faite pour l'employeur de reprendre le salarié dans un emploi similaire avec une rémunération équivalente à celle d'avant départ.
Pour obtenir son congé sabbatique, il faut adresser à l'employeur une demande par lettre recommandée avec accusé de réception au moins trois mois avant le départ en précisant celle-ci et la durée du congé. L'employeur doit répondre au salarié par courrier dans les 30 jours suivants; au-delà de ce délai l'accord étant considéré comme acquis.
Dans les faits l'employeur peut reporter le congé de 9 mois maximum et, pour les entreprises de moins de 200 salariés, le refuser en cas de conséquences préjudiciables à la marche de l'entreprise. Le refus peut être contesté par le salarié devant les Prud'hommes dans les 15 jours après réception de la lettre de l'employeur.
Autres solutions
A l'extrême, ou pour des durées supérieures à 11 mois, on peut aussi démissionner de son travail. Si l'on a alors tout le temps devant soi, on ne peut espérer par contre d'indemnités et le retour risque d'être d'autant plus difficile.
A l'occasion, surtout lorsque les conditions d'obtention d'un congé sabbatique ne sont pas réunies, certains arrivent à obtenir un accord tacite de leur employeur. Dans ce cas, il faut savoir que devant la Loi le droit de réintégration et de rémunération ne sont aucunement garantis au retour.
Plus...
• Autre point important dans la préparation-réalisation d'un voyage longue durée, avec qui a-t-on envie de partir et partager au mieux une expérience très souvent unique dans la vie de chacun ?Si la réponse est bien sûr avant tout personnelle, sachez que voyager seul aussi bien qu'à plusieurs possède évidemment son lot d'avantages et d'inconvénients. Autant alors ne pas aller à l'encontre de sa "nature". Et ceux qui redoutent particulièrement la solitude auront intérêt à chercher des coéquipiers avant plutôt que d'espérer en trouver, pour un même itinéraire et une même durée, en cours de route.
Toutefois, surtout dans le cadre d'un long voyage, n'oubliez pas que le but et les envies de chacun (budget, centres d'intérêts, activités, notion de confort, etc) doivent converger un minimum pour espérer réussir son voyage.
Trouver et choisir ses coéquipiers.
• Avant le départ :
C'est la solution retenue par la très grosse majorité de ceux qui ne souhaitent pas voyager seul.
Pour trouver des coéquipiers avant le départ le plus commode reste la petite annonce à passer, notamment à ABM (la Case, Globe-Trotters Mag) , ou encore les rencontres possibles lors des activités de l'association ("soirées coéquipiers" et autres).
De façon générale, pour une annonce soyez précis dans votre texte, n'hésitez pas à détailler qui vous êtes, ce que vous attendez et le type de voyage envisagé. Pour éviter ensuite les déceptions, prenez vos précautions en ne cherchant pas la veille du départ. Choisissez des équipiers (plusieurs si vous redoutez les tête-à-tête) qui partagent si possible les mêmes intérêts et la même façon de voyager que vous. Discutez, rencontrez-vous et "testez-vous" avant, y compris dans les conditions du voyage à venir s'il s'agit d'un trek, d'un périple à vélo et surtout en bateau.Situation fréquente, n'oubliez pas non plus que si "coéquipier cherche coéquipière" (ou l'inverse), au delà de l'aspect purement voyage, risquent fort tôt ou tard d'entrer en ligne de compte d'autres considérations plus personnelles, notamment dans le cadre de périples de longues durées. Autant en être conscient et ne pas éluder la question vis à vis de soi-même et de l'autre afin d'éviter qu'ensuite le voyage en pâtisse.
• En cours de route :
Plus que des partenaires pour la totalité du voyage, c'est avant tout l'envie ou l'occasion de faire un bout de route avec d'autres qui prédomine largement dans ce cas.
Donc, au delà du hasard, n'hésitez pas à laisser des messages dans le hall des hôtels (et pas que les vôtres) en privilégiant d'ailleurs au niveau hébergement les lieux disposant de salle TV, terrasses, jardins, etc, qui facilitent la rencontre avec d'autres voyageurs. A ce sujet, favorisez les meilleures adresses mentionnées dans le Guide du Routard (elles sont toujours citées en premier) si vous cherchez des francophones, des Let's Go pour des américains et des Lonely Planet (et éventuellement Rough Guide) pour avant tout des voyageurs anglophones. Utilisez aussi Internet et les forums "coéquipiers".Profitez également des transports en commun qui laissent du temps pour les rencontres.Et puis bien sûr allez vers les autres, sans vous poser trop de (fausses) questions du style "comment vais-je les aborder ?", et le cas échéant n'hésitez pas à dire que vous en avez marre de voyager seul(e); les refus seront rares. Mais attention quand même de ne pas apparaître non plus par la suite comme un fardeau ou une contrainte pour vos nouveaux coéquipiers.
• En groupe organisé :
En attendant, si vous ne trouvez personne (ce qui serait étonnant), plutôt que de rester à la maison, partez en organisé.
Quelques (rares) tour-opérateurs programment en effet des voyages de groupe de plus ou moins longues durées. Cela dit, la pratique demeure quand même plus que limitée en France contrairement à la Grande-Bretagne où nombre de tour-opérateurs locaux proposent des voyages organisés de (très) longue durée sur les cinq continents.
... Mais dans tous les cas, n'oubliez pas qu'il en va du voyage à plusieurs comme de la vie de couple. Pour que ça marche, c'est à chacun aussi et surtout d'y mettre du sien !
Tout d'abord quel est le but du voyage ? "Simplement" découvrir le monde et se faire plaisir, ou au contraire essayer de tirer profit de l'expérience à travers des reportages, un bouquin, etc, sinon même arriver à se faire financer préalablement son voyage via bourses et sponsors ?
Si le premier choix laisse une liberté totale et permet de voyager tranquillement, même s'il vaut mieux au préalable s'être donné un fil conducteur, le second implique nombre de contraintes et implique une démarche bien différente. Dans ce cas, qu'on en soit conscient, le "travail" d'avant départ (et au retour) sera tout autre et une fois en route il faudra s'en tenir à ses obligations si l'on veut réussir. Pas toujours évident.Donc, autant que les choses soient claires d'entrée. Inutile d'espérer amortir son voyage de la sorte si on ne la pas prévu auparavant, ni même d'ailleurs chercher un prétexte quelconque en cours de route. Rares sont ceux capables de bien gérer l'improvisation au point d'arriver à en tirer quelques résultats !
Les bons choix
Sans pour l'instant entrer dans les détails, la réussite d'un voyage de plusieurs mois passe aussi par un choix judicieux de l'itinéraire, de la durée et du budget dont on souhaite disposer.Pensez avant tout que vous n'avez rien à prouver à personne et respectez vos envies. Le cas échéant, rentrez plus tôt que prévu si le voyage ne vous apporte plus de plaisirs (ou à la limite changez de coin); souvent à partir du sixième mois on peut ressentir un début de lassitude et certains passée une année ont le "mal du pays". Pas la peine non plus de vouloir battre des records dans le nombre de pays visités, les difficultés, la durée du voyage ou le moins de dépenses possibles. Surtout que si depuis chez soi les choses semblent toujours faciles, une fois sur place...
Le but du voyage
• Peut-être l'élément principal à "un bon tour du monde". En effet, sans la motivation, l'aventure que représente un tel projet risque fort de tourner court ou vite se transformer en une succession de galères aussi bien avant, pendant, qu'après le voyage.
On parle souvent de "fuite", mais pour la plupart des gens c'est d'abord - et heureusement - l'envie d'aller à la découverte de soi et des autres ou de faire une parenthèse dans sa vie qui prédomine. Une période charnière de son existence que l'on a envie d'ouvrir et une occasion qui ne se représentera peut-être pas de sitôt.Autant alors saisir celle-ci pour essayer d'en revenir plus riche de nouvelles expériences et souvent aussi d'une autre vision des choses et du monde qui nous entourent. Et tant pis si l'entourage à parfois du mal à comprendre, à accepter que l'on quitte tout ou presque, maison, boulot, etc, alors que la "société est en crise". Si l'envie est forte, il faut y aller, sous peine de devoir le regretter ensuite.
Leurs motivations :
Pourquoi sont-ils partis ? Les réponses de différents "tourdumondistes".
Kidmundo.net.
Le monde, les pieds en l'air.
Le tour du monde de Guillaume.
Un tour de notre monde.
Un tour à deux
Mais à l'opposé, si la motivation essentielle se résume à une fuite, l'espoir qu'ailleurs "ça sera mieux", alors là pas la peine de partir.
Changer de cadre ne changera pas forcément ce que l'on a dans la tête.
Au contraire, certaines difficultés du voyage ne feront qu'amplifier les choses ou accroître les perceptions négatives de soi-même et de l'environnement. Dans ce cas, mieux vaudra attendre encore un peu le bon moment.
© Mathilde et Edouard Cortes

Peurs et angoisses
Petite peur ou grande angoisse de partir en tour du monde (ou même simplement pour quelques jours), un sentiment que ressentent nombre de candidats au voyage.
Même si beaucoup ne l'expriment pas (consciemment ou inconsciemment), il est assez courant qu'à l'approche d'un départ - ou lorsqu'on a envie de partir - s'expriment certaines craintes face à l'inconnu, la distance, etc. Au point même que chez certains cela puisse se traduire par des débuts de maladies, insomnies et autres désagréments, voire même le renoncement au voyage.Pourtant, tout est normal ou presque, et l'on pourrait qualifier cela du "trac du voyageur". Un trac qui généralement disparaît au moment du départ ou dans le jours qui suivent; rares sont en effet ceux qui rentrent après simplement quelques jours de route.
Quant au meilleur remède, en plus d'en discuter avec son entourage (à plus forte raison si on part à plusieurs), c'est finalement de penser à tous les bons moments et expériences uniques que l'on va vivre lors de son voyage...
Quand partir ?
Ou plus exactement à quelle période de sa vie partir en tour du monde ?
C'est une question que se posent nombre de candidats au départ : à quel âge, à quelle période de sa vie professionnelle ou de sa vie personnelle ?
• Dans les faits
Au niveau de l'âge :
Dans la pratique on constate quand même qu'au niveau de l'âge une grande majorité de voyageurs au long-cours est jeune. Beaucoup de moins de 30 ans, qui pour la plupart ont fini leurs études sans être encore réellement entrés dans "la vie active", partent en tour du monde. Au delà du fait qu'il n'y a pas de contrainte professionnelle, certains pensent aussi (à notre avis à tort) qu'il vaut mieux être "jeune" pour effectuer un tel périple, surtout en routard.A l'opposé, on note depuis maintenant plusieurs années de plus en plus de retraités qui partent en voyage longue-durée, notamment en camping-car. Même si finalement assez peu font réellement un tour du monde, ils sont très nombreux à s'en aller régulièrement pour plusieurs mois. Y compris dans le simple but de passer l'hiver ailleurs comme par exemple au Maroc; un pays qui accueille chaque année hors saison des dizaines de milliers de camping-caristes européens retraités.
Au niveau de l'activité professionnelle :
Plus que l'âge c'est généralement l'activité - ou la non activité - professionnelle qui détermine dans de nombreux cas l'envie de partir. Si bien sûr les jeunes et les retraités ont plus de facilités à ce niveau, on note cependant que de plus en plus d'actifs font un break dans leur carrière. Soit qu'ils envisagent un changement à ce niveau et profitent alors de cette période charnière pour voyager, soit plus simplement qu'ils optent pour l'opportunité d'une année sabbatique telle que prévue par la Loi.D'autres enfin essayent d'allier travail et voyage soit parce qu'ils oeuvrent dans des secteurs saisonniers, intérimaires, en manque permanent de personnel (milieu hospitalier par exemple), voire pour quelques-uns parce qu'ils sont en période de chômage.
Au niveau de la vie personnelle :
Dernier point qui peut influer : la situation personnelle. Plus que pour le reste, c'est d'abord ses envies (avec les avantages/inconvénients que l'on y associe) qui dictent le choix. Ainsi, certains préféreront effectuer un tour du monde tant qu'ils sont "célibataires" alors qu'au contraire d'autres préféreront le faire en couple, avec ou sans les enfants.Enfin, quelques-uns considèrent le tour du monde comme le "rêve de leur vie" et le concrétisent à la retraite un fois dégagés (en principe) des "contraintes" professionnelles, familiales, financières, etc.
Conclusion :
A priori pas de réponse tranchée tant les cas de figures sont nombreux et les avantages et inconvénients de chaque période présents.
Sinon peut-être qu'à partir du moment où l'envie devient trop pressante, autant se lancer quitte à avoir ensuite des souvenirs plutôt que des regrets...
Décalage horaire
- 7 heures de décalage en hiver et - 8 en été par rapport à la France (GMT - 6).
Electricité
110 Volt avec "prises US". Donc, prévoir adaptateur et transfo.
Affluence
Après avoir connu des hauts et des bas en matière d'affluence lors des années 90, le Costa-Rica est devenu maintenant un pays "à la mode" avec 1,947 million de visiteurs en 2007 (+ 13% sur 07/06). C'est d'abord à la période de Noël et dans certains endroits comme Quepos ou le Monteverde que la fréquentation est la plus forte.
Les touristes occidentaux sont d'abord américains, italiens, allemands et canadiens. A l'opposé, on compte encore relativement peu de français (26 000 en 2007).
Voyage organisé
Le Costa-Rica est désormais devenu presque un classique des agences françaises. On trouvera sans trop de difficultés des circuits "nature-aventure" sur le pays seul ou parfois couplé avec ses voisins. Egalement quelques possibilités de séjours balnéaires.











