Parmi les difficultés auxquelles le voyageur parti loin de chez lui peut être confronté, décrypter les us et coutumes locales en est une. Pas toujours évident en effet, lorsqu'on est à l'étranger, de savoir ce qui est autorisé ou pas, ce que l'on peut faire ou ne pas faire.
Au delà des clichés habituels des uns et des autres ou des uns sur les autres, il n'en demeure pas moins vrai que chaque culture ou population possède ses "spécificités sociales" dont il sera toujours utile d'en connaître les bases. Et ce même si notre monde tend de plus en plus à s'uniformiser...
• Circonstances :
A quelle(s) occasion(s) le voyageur peut - ou doit-il - tenir compte des spécificités locales ? A l'évidence, plus on s'éloignera de chez soi et de sa propre culture et plus on se trouvera confronté à des fonctionnements différents vis à vis desquels il faudra plus ou moins s'adapter. Ce sera le cas notamment pour ce qui est des pays non-occidentaux, lors de rencontres avec des populations aux traditions vivaces ou situées encore un peu à l'écart.
. Les apparences :
Même si le contact avec le monde extérieur reste limité, voire même inexistant, sa tenue vestimentaire de même que son attitude/comportement général sont les premiers éléments à prendre en considération (surtout si l'on est voyageuse). D'une certaine façon, cela demeure un peu le minimum au niveau du voyage (voire même de la vie de tous les jours) et ce quelle que soit d'ailleurs la destination.
- Tenue :
C'est généralement via sa tenue que s'établit le premier contact avec autrui. Si dans les pays occidentaux et quelques autres il n'y a donc en principe pas de problèmes (quoique certains lieux, notamment de culte, impliquent évidemment certaines limites), plus on en s'éloigne et plus il y aura de contraintes. D'où l'intérêt de s'habiller "neutre" le plus souvent en voyage.
Comme on peut s'en douter ce sont avant tout les voyageuses qui seront les plus concernées. Au delà de pays plutôt "intégristes" en la matière (Iran, Pays du Golfe...) une tenue jugées à tort ou à raison trop "sexy" pour l'endroit, un short, un décolleté ou même simplement des bras nus peuvent, entre autres, être mal perçus. Idem lorsqu'il s'agit de se baigner.
Quant aux hommes, eux aussi devront faire attention à l'occasion notamment par rapport au port du short ou de vêtements jugés "militaires".Enfin, s'habiller local n'est pas forcément toujours des plus judicieux ou peut parfois vite tourner au ridicule. Outre le fait que certaines choses ne sont pas faciles à (bien) porter quand on est pas habitué (le sari pour les femmes par exemple), cela pourra entraîner à l'occasion quelques incompréhension sinon moqueries de la part des gens du coin.
- Comportement et attitude :
Sans parler bien sûr des extrêmes, des choses simples ou admises ici peuvent choquer ailleurs, et cela d'ailleurs sans que l'on s'en rende même vraiment compte.
Par exemple s'asseoir par terre ou être allongé dans un lieu public, de même que d'être trop tactile (ou à l'inverse pas assez) lors de discussions, peut ne pas passer dans certains pays. Idem bien sûr pour ce qui est de l'attitude en public entre hommes et femmes (y compris à l'intérieur même d'un couple marié) et à plus forte raison si cela touche à l'homosexualité qui malheureusement n'est pas vraiment admise dans nombre de sociétés.Et puis logiquement certains lieux (notamment de culte) ou événements particuliers (ramadan entre autres) impliquent des choses à faire ou ne pas faire.
. Situations particulières :
Mais c'est bien sûr lors de rencontres formelles ou informelles que l'on devra à l'évidence faire preuve de discernements.
- Salutations (et remerciements) :
Tout contact commence généralement par des salutations; des salutations qui selon les pays ne revêtent pas la même forme. De la bise à la poignée de main en passant par le simple signe de tête ou au contraire le laïus obligatoire sur la situation du moment de la famille, le panel des salutations est vaste. Sans oublier que l'ensemble peut s'accompagner de gestuelles spécifiques ou de nuances selon ses interlocuteurs et leurs places dans la "hiérarchie".On retrouve un peu ce même principe au niveau des remerciements.
- Hospitalité :
Lors d'une simple visite aussi bien que dans le cadre d'un hébergement chez l'habitant. Là aussi des codes existent avec, selon, des formulations, gestes, attitudes, voire cérémoniaux plus ou moins définis que sont censés appliquer chaque partie.
Et puis bien sûr l'hospitalité, surtout lorsqu'elle repose sur une notion de "gratuité", "d'échange" ou de "tradition", doit fonctionner sur un principe d'équilibre. Aussi bien en Europe qu'ailleurs on n'est pas là pour profiter à outrance de celui qui offre l'hospitalité, à plus forte raison s'il ne dispose que de peu de moyens. En ce sens, la pratique de certains voyageurs soit-disant désargentés visant à vivre quasiment au crochet des populations locales est assez pitoyable. A l'inverse, le visiteur n'est pas non plus une vache à lait prête à se faire dépouiller par tous et pour tout.
- Dormir :
Au delà du type de "literie" (lit, hamac, nattes...) certaines traditions ou habitudes jouent sur la façon de dormir, même si en définitive le voyageur n'est que rarement concerné par cela (y compris en résidant chez l'habitant). On préfère ainsi dormir dehors (cour, terrasse) à certaines périodes chez certaines populations, et d'autres cultures font que tout le monde dormira ensemble dans une même pièce ou au contraire hommes et femmes séparés.
A signaler aussi que la notion d'intimité n'est pas forcément la même selon les cultures. Dans certains cas, celle-ci pourra d'ailleurs être perçue comme limitée pour un occidental. Enfin, dernière chose, dans quelques pays ou hôtels le fait de ne pas être marié peut obliger un couple à dormir dans des chambres séparées.
- Boire et manger :
Au delà de l'attitude à avoir lors d'un repas, c'est surtout les traditions culinaires locales qui peuvent amener quelques questions. Horaires, nombre et durées des repas, façons de manger, plats proposés, interdits alimentaires ou aliments originaux sont parfois autant d'éléments de surprises. Sans oublier l'éternel "qui paye quoi".
Idem d'une certaine façon pour ce qui est de se désaltérer lorsqu'il s'agit de traditions; de la cérémonie du thé à l'apéro-maison ou l'alcool local en passant par l'importance sociale du pub/bar dans certains endroits.
En parallèle à tout cela, on notera aussi que même la simple utilisation des toilettes est loin d'être uniforme d'une société à l'autre.
- Conversation :
Sujet parfois délicat pour le voyageur tant dans le fond que la forme. En effet, selon les pays et populations, la conversation ne revêt déjà pas la même importance, ne se fait pas sur les mêmes rythmes et avec les mêmes attitudes. Avec bien sûr les thèmes à aborder et le niveau "autorisé" à défendre ses positions qui varieront du tout au tout selon les endroits, mais aussi les interlocuteurs (âge, sexe, origine, position sociale, vécu, etc) et leur degrés d'intimité/affinité. Et à la clé, à l'occasion, de gros problèmes de compréhension et d'acceptation des points de vue des uns et des autres...
- Photos, marchandage et souvenirs :
Trois situations particulières pour lesquelles traditions et coutumes entrent également en jeux.Dans de nombreux cas ou situations la prise de photos peut poser problème dès lors qu'il s'agit de personnes. Partout chacun est libre de son image, et si traditionnellement telle population ou catégorie de personnes n'aime ou ne veut pas être prise en photos pas la peine d'insister. Sinon, dans tous les cas, demander l'autorisation demeure la moindre des choses. Quant à payer ou offrir un cadeau en échange, la pratique est loin de faire l'unanimité y compris chez les accros de la photo.
Le marchandage fait partie des traditions dans de nombreux pays. Dès lors aucun remord à le pratiquer même si bien sûr tout ne se marchande pas et qu'il faut garder en tête la valeur des choses et des sommes en jeux pour les uns et les autres.Enfin, la chasse aux souvenirs ne doit pas déboucher sur le pillage du patrimoine naturel aussi bien que culturel d'une population. Là aussi certaines règles sont à suivre pour éviter que soit fait n'importe quoi.
◊ Catégories de voyageurs :
Le poids de la tradition et des coutumes ne s'exerce pas forcément toujours de la même manière d'un voyageur à un autre. Outre bien sûr la personnalité et le vécu de chacun, ou encore la connaissance du milieu recontré, la catégorie de voyageurs à laquelle on appartient - ou du moins on est associé - facilitera plus ou moins les choses.
Mais dans tous les cas ou presque, sachez que partout dans le monde le fait d'être étranger engendrera une certaine tolérance vis à vis des habitudes et du fonctionnement locals dès lors bien sûr que l'on ne fait pas n'importe quoi.
. Les voyageuses :
Plus que le voyageur, dans de nombreux endroits, la voyageuse se devra de décrypter les us et coutumes locales. Au delà bien sûr de la tenue vestimentaire, de l'attitude et du comportement à avoir en socièté ou en présence d'hommes, elle devra connaître un peu la place de la femme dans la culture locale et la vison de l'occidentale véhiculée dans celle-ci. A plus forte raison si elle voyage seule ou non accompagnée d'hommes.
Même si le statut d'occidentale lui confère le plus souvent une place à part, différente de celle de la femme locale, elle n'en sera pas pour autant toujours considérée tout à fait comme "l'égale" ou "l'interlocutrice" dans certains millieux (y compris occidentaux). Bref, elle devra souvent essayer de faire preuve d'intuition pour trouver sa place et déchiffrer à demi-mots ce qui lui est permis ou pas...
. Toutes catégories confondues :
En plus des voyageuses, chacun devra aussi d'un certaine façon décrypter spécifiquement les codes sociaux des lieux ou des situations qu'ils sera amené à côtoyer. Qu'on le veuille ou non, chaque personne ou catégorie de voyageur est en effet "regardée" par rapport à ce qu'elle représente. Ainsi le vacancier individuel ou de groupe n'est pas perçu comme le voyageur d'affaires, ni comme le résident étranger, ni bien sûr comme le local. De fait, les mêmes us et coutumes ne s'appliqueront pas de la même manière et les attentes ne seront pas toujours identiques selon la catégorie à laquelle on appartient. De plus, de nombreux stéréotypes ont la vie dure et la race, l'origine voire même la nationalité influeront dans bien des cas sur les contacts et la façon dont ceux-ci s'établiront.
◊ Alors, comment faire ?
. Faire simple :
Si au premier abord on peut se dire que trouver la bonne attitude n'est pas chose facile, il faut quand même relativisier. Avec un minimum de bon sens, un peu de pratique du voyage plus de l'information préalable sur la destination où on va, nombre de difficultés se trouvent déjà aplanies.De plus il ne faut pas oublier que, la plupart du temps, une certaine tolérance existe partout vis à vis de "l'étranger" et des impairs qu'il peut commettre. Le plus souvent il n'aura droit au pire qu'à un petit regard amusé de ses interlocuteurs.
Bref, pas la peine de trop se poser de questions ni même d'essayer à tous les coups d'appliquer maladroitement ce que l'on a pu lire ou entendre ça et là concernant chaque situation. Mieux vaut toujours faire simple et naturel et se référer ou demander à son entourage si on ne sait pas. Comme on le verra, les choses se passeront généralement très bien.
. Blocages et refus :
Mais, à la longue, il est vrai qu'on se trouvera parfois aussi confronté à des blocages. Des blocages liés à une différence de culture, de pratique, vécu, perception, interprétation d'une chose ou d'un événement qui pourront alors déboucher sur un refus.
- Refus "matériel" :
C'est le plus courant qui concerne notamment tout ce qui a trait à l'alimentation (difficulté à avaler certaines choses), l'alcool, l'hygiène, le "confort" ou encore l'environnement. Même si on sait que ces éléments peuvent s'intégrer dans des traditions ou cérémoniaux, on ne se sent pas toujours capable de passer outre certaines choses. A chacun ses limites, même si découvrir d'autres horizons représente souvent une bonne occasion pour les repousser...
Cela dit, bien que cela puisse parfois décevoir un peu ses interlocuteurs, autant dire alors les choses simplement et expliquer son refus. La plupart du temps elles n'en seront que mieux comprises et acceptées.
- Incompréhensions :
Autres mondes, autres cultures. Le fait est que nombre de choses peuvent aussi choquer ou interpeller le voyageur lors de ses périples. Des droits de l'Homme à la condition de la femme ou certaines couches de la population en passant par la religion et nombre de sujets socio-politiques plus ou moins sensibles, on ne sera pas forcément toujours en accord avec le "pays". Et l'on aura peut-être alors envie de réagir et d'aborder certains de ces sujets lors de ses rencontres.
Mais selon les destinations cela ne sera pas toujours vraiment possibles. Par craintes, principes ou traditions, dans divers pays notamment d'Asie, très rares seront en effet les personnes souhaitant aborder de tels thèmes, surtout si la discussion doit s'avérer passionnée. Autant de sujets tabous (qui arrangent d'ailleurs bien nombre de pouvoirs en place) pour des approches initiales reposant le plus souvent aussi sur des positions diamétralement opposées des uns et des autres.
Alors bien sûr il est vrai que voyager n'est pas juger, qu'il est toujours préférable de prendre du recul, d'oublier ses propres notions de valeurs et d'appréciations pour découvrir d'autres cultures, etc, etc. Mais doit-on pour autant tout accepter et/ou tout cautionner ? Chercher toujours à excuser ou idéaliser à outrance telle ou telle autre culture, y compris dans ce qu'elle nous semble avoir de plus excessif ou d'absurde ? Peut-être pas; entre le refus de la diversité et l'angélisme béat il existe un juste milieux.
Donc, s'il n'est bien sûr pas obligatoire de rechercher la polémique, d'aborder ce type de sujets à la moindre occasion avec le premier venu, il n'en demeure pas moins que si cela se présente rien n'empêche de donner calmement son point de vue même si au final chacun doit rester sur ses positions...
Choix délibéré ou concours de circonstances, nombre de personnes voyagent en solitaire...
◊ Avantages et inconvénients du voyage en solitaire :
Voyager en solitaire ne prend pas la même signification selon bien sûr les destinations, les cultures rencontrées, le type et la durée du voyage envisagé, mais aussi l'expérience, le caractère, voire même le sexe de chacun. Seul point commun pour tous, c'est le plus souvent à la tombée de la nuit que l'impression de solitude est la plus forte.
En attendant, mieux vaut déjà ne pas aller trop à l'encontre de sa "nature" pour choisir de partir seul ou accompagné. Tout en sachant que des compromis existent et qu'il est toujours possible de partir à plusieurs en se ménageant en cours de route des moments, voire des périodes de plusieurs jours, où l'on voyagera en solitaire.
¤ Les avantages :
Incontestablement les inconditionnels du voyage en solitaire vous diront qu'être seul représente la liberté absolue, celle de voyager à son rythme, changer son itinéraire et faire ce que l'on veut quand on veut. Et être seul pousse à aller vers les autres en multipliant les rencontres même si, hormis en Europe ou en Amérique du Nord, il est parfois difficile de rester isolé tant la "curiosité" des locaux peut être importante. A l'opposé, on peut penser que voyager à plusieurs réduit cette envie de contacts en incitant, même inconsciemment, les gens à rester entre eux au détriment des autres voyageurs et populations locales.
Dans un autre domaine, cet aspect solitaire peut permettre à certains de mieux se connaître, se dépasser, prendre confiance et agir parfois en ce sens comme une thérapie.Néanmoins, le routard solitaire aura plus que tout autre intérêt à emporter avec lui quelques bons bouquins, sa musique et de manière générale d'autres choses qui lui tiennent à coeur et qui combleront les moments sans rencontres. Moments que certains pourront d'ailleurs mettre à profit pour tenir un journal de voyage.
¤ Les inconvénients :
- Difficultés :
Voyager seul présente aussi des inconvénients. Pour une fille seule certains pays ou régions (certains pays musulmans, l'Amazonie...) ne sont pas forcément faciles. Pour le voyageur débutant, partir avec d'autres personnes ou quelqu'un d'un peu expérimenté évitera pas mal d'erreurs, notamment pour des périples difficiles ou des pays très différents de ce qu'il connaît déjà. Sans parler de ceux qui au niveau langues maîtrisent avant tout.... le français. Dans ce cas, certains auront en effet tendance à ne rechercher que le contact d'autres francophones, ce qui dans les faits limitera quand même pas mal les possibilités de rencontres.
- Coûts :
Dans un autre domaine être seul revient également plus cher, ne serait-ce déjà qu'au niveau de l'hébergement que l'on payera proportionnellement plus qu'en voyageant à plusieurs, avec souvent aussi la certitude de récolter la plus mauvaise chambre ou la pire des tables quand il s'agit du resto. En matière d'hébergement justement si vous souhaitez partager votre chambre pour faire des économies (ou des rencontres), le plus simple après avoir choisi celle-ci est d'attendre à la réception l'arrivée d'un(e) autre solitaire pour lui proposer le partage (vous pouvez aussi laisser un message en ce sens à l'accueil); ça marchera neuf fois sur dix.
- Intendance :
De même, si l'on compte camper, faire sa cuisine, ou si l'on est assez chargé, personne ne sera là non plus pour porter une partie du matériel. En parallèle, on ne trouvera pas toujours le moyen de faire garder ses affaires pendant que l'on cherchera par exemple un hôtel, et nul ne partagera les longues attentes à faire la queue pour un billet de train ou de bus. Et puis il faudra assumer seul toutes les tâches habituelles du voyage (change, réservations, etc).
- Risques :
Mais de tous, l'inconvénient majeur demeure en cas de problèmes ou au niveau des risques (évitez d'ailleurs de partir seul s'il y en a trop) notamment pour les voyageuses. Et il est vrai que les voleurs de tous pays préféreront toujours s'attaquer aux personnes seules. Sans oublier qu'il est encore moins réjouissant d'être malade quand on n'a personne avec soi ou que l'on subit ce que l'on pourrait appeler "le stress du voyage et le choc des cultures".
Enfin à force de vivre seul ses voyages, ou simplement avec des gens de rencontres, un sentiment de frustration peut à la longue s'installer. L'impression d'avoir vu et vécu plein de choses que finalement on ne peut partager avec aucun de ses proches.
◊ Trouver et choisir des coéquipiers :
Avec au choix la possibilité de trouver ses compagnons avant ou pendant le voyage. Ceux qui redoutent particulièrement la solitude auront cependant intérêt à les chercher avant plutôt que d'espérer en trouver, pour un même itinéraire et une même durée, en cours de route. Toutefois, surtout dans le cadre d'un long périple, n'oubliez pas que le but et les envies de chacun (budget, centre d'intérêts, activités, notion de confort, etc) doivent converger un minimum pour espérer réussir son voyage.
. En cours de route :
Si vous cherchez en cours de route, au delà du hasard, n'hésitez pas à laisser des messages dans le hall des hôtels (et pas que les vôtres) en privilégiant d'ailleurs au niveau hébergement les lieux disposant de salle TV, terrasses, jardins, etc, qui facilitent la rencontre avec d'autres voyageurs. Profitez également des transports en commun qui laissent du temps pour les rencontres, favorisez les meilleures adresses mentionnées dans le Guide du Routard (elles sont toujours citées en premier) si vous cherchez des francophones, des Let's Go pour des américains et des Lonely Planet (et éventuellement Rough Guide) pour avant tout des voyageurs anglophones.Et puis bien sûr allez vers les autres, sans vous poser trop de (fausses) questions du style "comment vais-je les aborder ?", et le cas échéant n'hésitez pas à dire que vous en avez marre de voyager seul(e); les refus seront rares. Mais attention quand même de ne pas apparaître non plus par la suite comme un fardeau ou une contrainte pour vos nouveaux coéquipiers.
. Avant le départ :
Pour trouver des coéquipiers avant le départ le plus commode reste la petite annonce à passer, notamment à ABM (la Case, Globe-Trotters Mag) , ou les rencontres possibles lors des "soirées coéquipiers ABM"..
- Bien chercher :
De façon générale, pour une annonce soyez précis dans votre texte, n'hésitez pas à détailler qui vous êtes, ce que vous attendez et le type de voyage envisagé. Pour éviter ensuite les déceptions, prenez vos précautions en ne cherchant pas la veille du départ. Choisissez des équipiers (plusieurs si vous redoutez les tête-à-tête) qui partagent si possible les mêmes intérêts et la même façon de voyager que vous. Discutez et "testez-vous" avant, y compris dans les conditions du voyage à venir s'il s'agit d'un trek, d'un périple à vélo et surtout en bateau.
Situation fréquente, n'oubliez pas non plus que si "coéquipier cherche coéquipière" (ou l'inverse), au delà de l'aspect purement voyage, risquent fort tôt ou tard d'entrer en ligne de compte d'autres considérations plus personnelles, notamment s'il s'agit de longues durées. Autant en être conscient et ne pas éluder la question vis à vis de soi-même et de l'autre afin d'éviter qu'ensuite le voyage en pâtisse.
En attendant, si vous ne trouvez personne (ce qui serait étonnant), plutôt que de rester à la maison, partez en organisé; certains tour-opérateurs proposent des voyages de groupe ressemblant fort à de l'individuel.
Mais dans tous les cas, n'oubliez pas qu'il en va du voyage à plusieurs comme de la vie de couple : pour que ça marche c'est à chacun aussi et surtout d'y mettre du sien...
Voyager doit être un plaisir. Et pour que ce plaisir demeure, autant faire en sorte que tout se passe pour le mieux, y compris sur le plan psychologique.
◊ Savoir où on va :
La première chose évidente pour qu'un voyage se passe bien est déjà de savoir où on va mettre les pieds et quelles difficultés (en tous genres) on va rencontrer. "Connaître" un peu le pays avant d'y aller diminuera d'autant les craintes possibles sur place.
En outre, cela évitera souvent aussi un trop gros stress d'avant départ; stress d'ailleurs parfois accru pour certains par la peur de devoir prendre l'avion. D'où l'intérêt, dans tous les cas, de bien choisir ses destinations.
Bref, déterminez clairement vos envies (plus même vos moyens) et acceptez vos limites; vous n'êtes pas là pour prouver quelque chose au monde. Car même si tout cela ressemble à des évidences, combien de voyageurs sont rentrés écoeurés d'un voyage simplement parce qu'il s'étaient "trompés" de destination et étaient partis vers quelque chose de trop difficile pour eux. Comme le reste, voyager s'apprend. Alors plutôt par exemple que de s'en aller seul un an à l'autre bout du monde ne vaut-il pas mieux se tester et débuter sur des pays proches et des durées moins longues, surtout si l'on n'est jamais sorti d'Europe plus de trois semaines ou que l'on est toujours parti en organisé ?
◊ Habitudes et perceptions :
En voyageant on change ses habitudes, on perd peu à peu ses repères et certaines cultures sont tellement différentes de la nôtre. Alors allez-y prudemment et n'essayez pas systématiquement de voir et comprendre les choses à la manière occidentale. Relativisez, prenez si nécessaire vos distances, et dans les pays très pauvres pas d'apitoiement inutile, vous ne changerez pas le monde, où alors restez pour aider.
Quant à la perception négative des choses en voyage, elle dépend d'abord des repères habituels que l'on a en soi. Des choses "extraordinaires" ou totalement inconnues passeront mieux car on ne possède aucun élément de comparaison, alors que le transport, le confort d'un hébergement, l'attente seront automatiquement comparés (même inconsciemment) à ce que l'on connaît ou pratiqué chez soi. Bref, un repas attendu une heure ou une averse prise sur la figure dans un véhicule seront moins bien vécus que la traversée d'une rivière en crue trempé jusqu'aux os. L'inconvénient de cela demeure que tant que l'on n'oublie pas ces repères (et bien d'autres notamment au niveau relationnel), il est impossible de bien voyager dans des pays difficiles ou de cultures et traditions différentes.
◊ Stress et angoisse :
Le fait de se retrouver dans certains endroits à un moment donné d'un voyage peut avoir en soi un effet stressant. Soit que l'on soit dépassé par la culture locale (l'Inde est un exemple typique), le rythme de vie (les grandes mégalopoles ou au contraire la "campagne profonde"), le "trop de monde" (zones très touristiques ou encore l'Inde dans un autre genre), les tensions latentes (pays en crise), voire même l'environnement (le désert). Sans oublier qu'à tout cela peut s'ajouter le cas échéant des soucis personnels, y compris certains propres aux voyageurs (problème de budget, tension entre coéquipiers, etc). Bref, à de multiples occasions, le voyageur pourra voir son niveau de stress largement augmenter.
. Début de solution :
Pour le stress, voire l'angoisse, que l'on peut parfois éprouver en voyage, diminuez-les en adaptant votre rythme à votre état.
Et tant pis si le programme que vous vous étiez fixé n'est pas respecté. Là aussi, il peut être utile de ne pas réagir toujours en occidental, notamment pour tout ce qui concerne les questions d'horaires et le confort. Encore une fois relativisez et essayez de voir les choses de manière positive; vous êtes après tout en vacances. Et puis pour ceux qui voyagent en solitaire, si le poids de la solitude s'ajoute au "choc des cultures" cherchez des coéquipiers en cours de route.
Mais tant que le stress ne demeure qu'occasionnel ou de courte durée, pas ou peu de soucis à avoir. Après avoir analysé les causes, faire une pause, contacter ses proches, trouver un endroit sympa, un bon resto ou hôtel remettra le plus souvent les choses en place.
Par contre, en cas de stress prolongé mieux vaut agir au plus vite et le cas échéant passer même carrément à une autre étape de son voyage. Bref, tirer un trait définitif sur ce mauvais moment du voyage et passer à un autre.
◊ Longs voyages :
Enfin, pour de longs voyages ou entre deux difficultés, prévoyez des haltes de quelques jours dans des endroits que vous trouvez sympas. Et à l'occasion, n'hésitez pas à vous faire le bon resto ou le super hôtel. Même si vous avez l'impression de ne rien faire ou de gaspiller votre argent, vous rechargerez au moins vos batteries et continuerez d'un bon pied la suite du voyage.
D'ailleurs, pour un voyageur peu expérimenté ou un début du périple, mieux vaudra souvent privilégier le plus simple. De plus, il n'est pas forcément judicieux d'enchaîner trop ou trop longtemps des pays difficiles, ou même simplement dits du Tiers-Monde. Au delà de créer un contraste qui fera tour à tour apprécier les uns et les autres, c'est surtout en cas de problèmes de santé, de fatigue, ou simplement de "blues prolongé" que l'on aura intérêt à faire halte dans les pays "occidentalisés". Le fait de retrouver d'une certaine manière ses repères et de bénéficier de meilleures infrastructures permettra toujours de mieux recharger les batteries. D'autre part, cela sera aussi plus commode si vous comptez faire venir votre famille ou vos amis en cours de route.Dernier conseil, ne jouez pas les Rambo, dans tous les cas évitez les pays ou régions à risques...
Motivations, condition physique, risques naturels, mauvaises rencontres et autres problèmes de sécurité, si bien sûr lors de petites balades cela n'a qu'une importance relative ce sont par contre autant d'éléments à prendre en considération pour des treks et randonnées de niveaux supérieurs.
◊ La motivation :
Avant de détailler les précautions nécessaires pour une rando ou un trek, il n'est pas inutile de rappeler qu'à l'évidence mieux vaut être motivé avant d'entamer un périple, y compris des plus courts. Car, au delà du manque flagrant de plaisir à découvrir l'environnement, le manque de motivation peut facilement accroître la fatigue - ou son impression - et les risques physiques pouvant en découler si l'on a entrepris une marche difficile. Sans oublier l'aspect psychologique qui fera que les choses ne se passeront pas toujours bien avec les autres marcheurs ou membres de l'équipe, à plus forte raison si l'on est parti pour plusieurs jours.
Donc, comme toujours, autant se limiter à ses envies et commencer par des choses faciles ou des marches de courtes durées si la motivation n'est pas vraiment au rendez-vous.
◊ La santé du marcheur :
. Condition physique :
Au delà des risques de l'environnement, c'est aussi à soi-même et à son corps que l'on devra faire attention.
Dans tous les cas, il est préalablement nécessaire de savoir ou définir quel type de marche on va effectuer, sa durée, les dénivelés prévus, les charges que l'on aura à porter et les conditions particulières que l'on pourra rencontrer (altitude, climat, etc). Fonction de cela, on pourra ainsi déterminer la condition physique (voire mentale) nécessaire à la réussite de sa randonnée.Bref, autant être déjà en bonne condition physique ou en tous cas faire en sorte que celle-ci coïncide avec ce que l'on va vivre. A la limite, une petite préparation préalable est loin d'être toujours superflue, de même que pour certains périples, une visite chez son docteur notamment s'il y a risque de contre-indication.
. Désagréments physiques :
Pour toutes les catégories de marches et de marcheurs, il y a ceux que l'on pourrait qualifier de mineurs (problèmes de pieds, fringale, etc) et ceux plus graves (blessures, coup de chaud, de froid...).
Même chose pour ce qui est de l'alimentation, l'élément moteur indispensable au randonneur et trop souvent négligée par ce dernier.
◊ Les risques naturels :
Même pour le marcheur aguerri, la nature présente son lot de risques et de dangers. Entre autres choses :
. "Mauvaise appréciation" :
Soit en clair la nécessite d'être toujours conscient que les choses peuvent changer rapidement au cours d'une marche, y compris courte, et donc de prévoir et agir en conséquence. Sans oublier que les conditions météo ou naturelles de son point de départ ne seront jamais celles que l'on rencontrera par la suite.
. Le soleil :
Attention danger ! Sur le sable, l'eau, la neige, les effets de la réverbération sont terribles. Bien se protéger la peau, les lèvres et surtout les yeux. Porter un chapeau et boire fréquemment.
. La chaleur :
Là aussi il est logiquement conseillé de boire abondamment de l'eau (et absorber une quantité suffisante de sel) afin de compenser les pertes dues à la sueur et de prévenir les risques de coup de chaud, d'épuisement ou de déshydratation. Un peu comme pour l'altitude, mieux vaut faire en sorte d'adapter progressivement son corps et ses efforts aux fortes chaleurs.
. Le vent :
Autre problème majeur. Donc, bien s'en protéger est important surtout que celui-ci fait baisser la température ambiante. Se méfier des coups de vent violents la nuit lorsque l'on campe; dans ce cas veiller à consolider sa tente solidement afin d'éviter qu'elle ne s'envole.
. La pluie et les orages :
S'équiper d'un poncho et faire attention aux déluges parfois imprévisibles qui peuvent se produire en montagne. Lors d'un bivouac, bien choisir son abri afin d'éviter tout accident de glissement ou de montée des eaux. Et puis bien sur emballez vos affaires à l'intérieur de votre sac à dos dans des sacs plastiques.
. Le froid :
Autre ennemi du marcheur. Donc, prenez garde aux amplitudes thermiques, notamment entre le jour et la nuit (y compris et surtout dans les déserts). Prévoyez toujours un équipement chaud à très chaud. surtout si vous devez bivouaquer. Au delà des risques de mort par hypothermie, le principal danger demeure les engelures pouvant dégénérer en gangrène.
. L'altitude :
Il est conseillé de s'acclimater et de monter lentement en altitude, très progressivement en respectant les paliers (700 m/jour entre 1 700 et 3 500 m et 400 m au delà). Redescendre sans hésiter en cas de mal à la tête, de vomissements, de fatigue durant plus de 24 heures. Attention aussi, lorsque l'on est déjà en altitude et que les étapes sont courtes de ne pas les enchaîner trop rapidement au risque d'aboutir à un dénivelé trop important. Chaque année, dans l'Himalaya, des marcheurs meurent sur de petits treks à cause de cela.
. Se perdre :
Avec la nature, c'est l'autre source principale de danger pour le marcheur, y compris dans des zones ou des conditions à priori peu difficiles. Toutefois, un minimum d'équipements (dont si nécessaire un GPS), de bon sens et la base au niveau orientation limiteront toujours les risques en la matière.
Première chose, évitez de partir seul ou sans quelqu'un connaissant la zone s'il s'agit de périples plus périeux. Consultez toujours la météo afin de savoir si vous rencontrerez du brouillard, de la neige ou des orages pouvant augmenter les chances de se perdre.Préparez votre itinéraire et d'après vos cartes évaluez les distances et les temps de marche correspondants à certaines repères que vous rencontrerez sur votre route. Le tout bien sûr en tenant compte de vos capacités ou de celles de votre groupe (pas de surestimation inutile !).Prenez au moins un vêtement chaud. Prévoyez toujours une marge en matière de nourriture et d'eau, mais aussi au niveau du temps de parcours pour ne pas se retrouver coincé par la nuit.Suivez toujours les chemins, sentiers et autres repères et évitez les raccourcis qui peuvent accroître les risques de s'égarer.
. En cas de problèmes :
Si vous vous sentez perdu, la première chose est de garder son calme et de faire le point. Ensuite, trois possibilités s'offrent à vous : faire demi-tour , aller de l'avant, trouver un coin pour dormir ou attendre des secours....
• Les animaux :
. Les gros :
C'est un risque relativement rare, même si la rencontre avec un ours dans le Grand Nord ou certaines montagnes, ainsi qu'avec quelques autres grosses bestioles en Afrique ou dans les jungles sont toujours possibles. Remettez-vous en à votre guide pour ce qui est des précautions et de la conduite à tenir. Dans les réserves, restez toujours dans les endroits autorisés et suivez à la lettre les recommandations des rangers ou même des locaux.
- A l'étape :
Egalement, il est toujours plus prudent de bien faire l'état des lieux des endroits où l'on souhaite s'arrêter, surtout pour dormir. Regardez s'il n'y a pas de traces fraîches d'animaux aux alentours et le cas échéant déménagez un peu plus loin. Attention aussi aux chemins d'accès aux point d'eau ou de transhumance. Enfin, et c'est peut-être là le plus important, ne laissez jamais de nourriture "odorante" dans votre tente, ou même à proximité, qui puisse attirer les animaux. Idem pour ce qui est des détritus. Mieux vaut tout envelopper et les éloigner, ou même dans certains cas les suspendre carrément aux arbres
.A l'inverse, rangez bien toutes vos autres affaires à l'intérieur de votre tente pour éviter que celles-ci ne soient dévastées pendants la nuit par des animaux généralement plus curieux que dangereux comme par exemple les singes. Sachez aussi qu'un feu ou une lampe allumée toute la nuit éloignera généralement les animaux.
Enfin, en cas de rencontre, essayez de garder votre calme, ne courrez pas, reculez doucement sans tourner le dos à l'animal et en faisant le moins de bruit possible. Les animaux n'attaquent l'homme que lorsqu'ils se sentent vraiment obligés. Donc, évitez bien sûr de les agresser ou d'aller les voir de plus prêt, surtout s'ils sont avec des petits.
. Les chiens :
Véritable fléau pour le randonneur/trekkeur et pas toujours qu'à l'autre bout du monde ! Du solitaire, y compris domestique, à la véritable meute (notamment dans certains coins d'Asie ou d'Afrique) autant faire attention. Donc, faites un détour ou attendez un peu si vous ne sentez pas la rencontre. Et, simplement si vous vous sentez menacé (pas la peine non plus d'énerver l'animal inutilement), n'hésitez pas à jeter une pierre, donner un coup de pied ou utiliser votre bâton de randonnée si vous en disposez d'un. Accessoirement, si l'on compte effectuer certaines marches, un vaccin anti-rabique peut être conseillé.
. Les petits venimeux :
Dans cette catégorie venimeuse, voire mortelle, on trouvera évidement les serpents, scorpions et autres araignées mais aussi tout un tas d'autres bestioles "locales" qui, du poisson au coquillage venimeux en passant par certaines variétés de grenouilles et différents insectes (et même plantes) apparemment inoffensifs, peuvent présenter un réel danger. Encore une fois, demandez et faites confiance aux guides et aux locaux qui vous diront quels sont les risques et quoi faire en cas de mauvaise rencontre.
- Précautions :
En attendant, deux ou trois trucs peuvent toujours s'avérer utiles. Un chapeau large lors d'un trek dans la jungle évitera de recevoir sur la tête les animaux indésirables tombés des arbres.Toujours vérifier au réveil, et même le reste du temps, si rien ne s'est infiltré dans ses chaussures, vêtements, sacs et autres contenants. Secouez toujours avant utilisation et, en cas de doute, fouillez avec un bâton plutôt que d'y mettre les mains.
Elémentaire, évitez aussi les chaussures ouvertes à l'étape si vous pensez qu'il y a des risques. Comme toujours, ne tuez l'animal qu'en cas d'absolue nécessité. Préférez toujours faire un détour ou attendre que celui-ci disparaisse. Et une fois mort ne le touchez pas avec les doigts, même HS certaines espèces sont encore venimeuses. Contre les morsures, vous pouvez toujours prévoir un aspi-venin.
. Les petits dérangeants :
De loin les plus nombreux avec, avant tout, les moustiques, mouches et autres abeilles.Même si la plupart ne présentent aucun risque, sinon de vous gâcher la vie, mieux vaut cependant prendre quelques précautions notamment vis à vis des moustiques. Si vous voyagez dans une zone de paludisme (transmis par certains moustiques), prévoyez déjà en conséquence au niveau prophylaxie. On rappelle aussi que les moustiques piquent d'abord le soir (donc portez des habits fermés dès la tombée de la nuit) et que l'utilisation de répulsifs sur la peau, les vêtements, la tente, limite les risques de piqûres.
◊ Les "mauvaises rencontres" :
. Criminalité et guérillas :
Pour terminer quelques mots sur les possibilités d'agressions et autres dangers du genre pouvant survenir en cas de marche, surtout dans les coins les plus reculés ou lorsque l'on part en solitaire.
Sans pour autant être fréquents les risques de mauvaises rencontres existent, et certains pays ou endroits comme par exemple les environs du lac Atitlan au Guatemala sont réputés en la matière. Heureusement la plupart du temps, on n'en voudra qu'à votre argent et à vos biens. Donc, comme toujours, pas la peine de jouer les héros et mieux vaudra obtempérer quitte à devoir ensuite refaire ses papiers et/ou se renflouer financièrement ou au niveau du matériel volé.
Plus graves sont les risques politiques et de guérillas pouvant exister dans des régions de treks comme par exemple en quelques endroits de l'Himalaya. Au delà de se faire dépouiller, le marcheur peut parfois aussi y risquer sa vie.
. Le statut de "touriste".
En matière de sécurité, on rappelle que le statut de touriste à l'étranger présente le plus souvent autant d'avantages que d'inconvénients. En tant que source de devises pour les gouvernements on est ainsi souvent mieux protégé (cf. l'Egypte) et même parfois à l'abri des querelles politiques locales (certaines guérillas préservent aussi le tourisme en tant qu'apport de revenus potentiels). A l'opposé, il est clair que pour nombre de gens à travers le monde, occidental rime - souvent à juste titre d'ailleurs - avec dollars et que les tentations sont là. Sans parler pour les mouvements et groupuscules en tous genres de se faire un coup de "pub" par le braquage, l'enlèvement ou l'assassinat d'étrangers qui de plus feront diminuer à la longue les apports du tourisme pour le pouvoir qu'ils combattent.
Bref, de quelques natures que soient les risques, renseignez-vous toujours sur la situation du moment des zones que vous allez visiter. Avant de partir via notamment le site du Ministère des affaires étrangères, mais aussi et surtout sur place auprès des représentations consulaires, ONG et autres organismes, ainsi que des populations locales et des voyageurs rencontrés. Et si les choses ne semblent pas des plus sûres, abstenez-vous !
Guide, porteurs, matériel, prix, quelques conseils pour ceux qui souhaitent tout organiser par eux-mêmes.
• Organiser soi-même sa marche :
Si l'expérience est tout à fait intéressante, mieux vaut être cependant débrouillard, négociateur et maîtriser un minimum l'anglais ou la langue locale sous peine au final de grosses déconvenues. Attention aussi à que cela ne coûte pas plus cher à l'arrivée que de passer par les services d'une agence locale ou internationale. Donc, déjà, ayez une idées des prix proposés par celles-ci pour un circuit identique et surtout des salaires et autres gratifications que vous devrez payer à votre équipe.
. A qui s'adresser et où ?
"Recruter" une équipe est tout à fait possible dans nombre d'endroits aussi bien pour des périples dans des zones désertiques, de jungles et bien sûr de montagnes notamment himalayennes. Ainsi, en Inde ou au Népal, vous n'aurez pas de mal à rencontrer des guides avec des ânes ou des porteurs prêts à vous accompagner. Le mieux est alors d'arriver dans la ville ou le village de départ et de demander aux gens s'ils connaissent des personnes fiables (plus voir aussi l'expérience des autres voyageurs en la matière). Mais dans tous les cas, pensez déjà à être autonome avec votre propre équipement (tente, duvet...) et, selon, votre nourriture.
Une fois le contact pris, il vous faudra établir ensemble votre itinéraire, le nombre de jours souhaités et vous mettre d'accord sur les conditions financières, y compris et surtout s'il y a des taxes et autres droits d'entrées pour accéder à certains coins (en gros, savoir qui paye quoi). A ce sujet, soyez réalistes et ne partez pas sur des étapes démesurées, hors de portée de votre condition physique ou de vos envies, et laissez une place aux changements de programme selon les conditions météo et autres aléas que vous rencontrerez ensuite en route. Et une fois les choses décidées, respectez-les !
• Porteurs, guide et cuisinier :
. Porteurs (et cuisinier) :
Concernant le portage, il est conseillé aux gens qui n'ont pas l'habitude de marcher des heures avec un sac pendant des jours ou des semaines, surtout en milieu difficile, de prévoir un porteur qui leur évitera de gâcher leur voyage. Donc, même s'il n'y a pas de logistique importante à emporter, penser à prendre quelqu'un pour porter ses affaires. La charge maximale pour un porteur est de 30 kg.
Dans tous les cas, dès lors que vous allez rencontrer des conditions particulières (température, altitude...), il est important de savoir aussi si vos porteurs et guides seront équipés en conséquence. Vous êtes responsable des personnes que vous embauchez ! A ce sujet, on renvoie d'ailleurs à "Porters rights" qui soulève quelques questions concernant les droits des porteurs et autres sherpas.
Alternative au(x) porteur(s), les animaux de bât (ânes, mules, chevaux, chameaux) qui se chargeront des bagages et seront encadrés par généralement une personne pour plusieurs animaux. En moyenne, chacun peut emporter une cinquantaine de kilos.Autre membre de l'équipe, le cuisinier. En général il n'est concerné que par le portage du matériel en rapport avec sa fonction et donc ne portera pas votre sac.
. Guide :
Le guide est de très loin la personne la plus importante. Pour les marches les plus longues ou difficiles il est nécessaire de bien le choisir sous peine de se voir embarquer en route dans quelques galères, sinon même dangers lorsque celui-ci est inexpérimenté. Dans tous les cas, c'est lui que l'on doit embaucher en premier et avec qui on discutera du périple et de ses à cotés. Donc, déjà, prenez obligatoirement quelqu'un qui parle au moins anglais ou du moins avec qui vous pourrez communiquer. Presque toujours c'est lui qui se chargera de recruter ensuite le reste de l'équipe et d'organiser l'intendance; donc évitez de lui "imposer" telle ou telle personne avec qui il n'aura peut-être pas "d'affinités". Tout en étant au préalable d'accord sur la composition de l'équipe, à l'évidence, évitez aussi d'intervenir dans ses choix et sur sa "gestion" de celle-ci en cours de route.
Dernière chose, ce n'est pas par ce que les gens sont du pays qu'il seront forcément de bons guides, voire porteurs, expérimentés et compétents. Le développement du tourisme dans certaines régions tend en effet à transformer un peu tout le monde et n'importe qui en guide potentiel.
◊ L'équipe et son matériel :
. L'équipe :
Guide, cuisinier, porteurs et/ou animaux de bât, c'est donc sur cette base que se constituera votre équipe. Mais avant toute chose, on le rappelle, posez vous déjà la question de l'utilité de recruter tout ce monde. Soit que les formules d'agences locales soient plus intéressantes et/ou bien moins compliquées à mettre en oeuvre, soit que finalement il est possible de réaliser sa marche seul sans encadrement.
Ensuite, embauchez ou faites embaucher le nombre de personnes adéquates. Rien ne sert d'avoir en effet une flopée de porteurs ou d'animaux ne portant presque rien. De même, si votre trek ne passe que par des villages où le ravitaillement est possible, un cuisinier et son attirail auront parfois bien moins d'utilité. Et dans certains cas même, un guide seul pourra suffire.Bref, composez avec votre périple, sa durée et ses conditions, même s'il est vrai que vos guides auront parfois tendance à surévaluer (pour de multiples raisons) le nombre de personnes nécessaires.
. Matériel :
Question matériel, soyez également clair sur ce que vous et l'équipe aurez besoin et ses coûts. Comme déjà dit, soyez au minimum autonome au niveau couchage et, selon, nourriture. Pour le reste remettez-vous en à votre guide tout en vérifiant à l'occasion la qualité et les quantités nécessaires. En principe, vous n'aurez qu'à vous soucier de ce qui vous concernera directement (donc pas la nourriture et autres équipements de l'équipe), même s'il est vrai que vous devez faire en sorte que votre "personnel" dispose du minimum au niveau sécurité pour ce qui est des passages les plus difficiles ou conditions extrêmes.
◊ Les prix :
- Le juste prix :
C'est la question cruciale. Donc, renseignez-vous au préalable, notamment auprès d'autres voyageurs, et ayez au moins comme repère "plafond" les prix proposés par les agences locales pour une prestation identique.
Dans tous les cas négociez bien, voire marchandez, avec votre interlocuteur privilégié qui sera en général votre guide. Etablissez avec lui le périple et la répartition des coûts (le plus important). Evitez d'ailleurs les intermédiaires si vous ne voulez pas que les prix montent. Très souvent, c'est lui qui empochera le budget total et repartira ensuite les salaires et autres dépenses. Pour plus de sécurité, certains voyageurs ne donnent qu'une partie de la somme avant le départ et le solde à l'arrivée. D'autres font signer un "contrat", même s'il est vrai que cela ne servira la plupart du temps guère à grand chose en cas de problèmes. Donc, à chacun de voir selon les situations.
- Rémunérations :
Quant aux rémunération, elles sont bien sûr variables selon les pays, les types de marches, les conditions ou difficultés et les compétences de gens. Par exemple dans l'Himalaya un porteur touche en moyenne 5 ou 6 €/jour lors de treks "classiques" et de 8 à 10 € dans des conditions plus difficiles. Idem en gros pour un cuisinier ou un muletier avec son animal. Quant aux guides, c'est le plus variable. De 7 à 10 €/jour s'il s'agit d'un porteur-guide à 15/20 € s'il gère une équipe ou pour de longues marches, et jusqu'à 40 ou 50 €/jour pour des périples très difficiles ou des conditions très particulières.
A cela il ne faut pas oublier - y compris d'ailleurs si l'on passe par des agences - de rajouter un pourboire pour chacun des membres en fin de voyage.
En gros, on peut partir sur une base de 10 ou 15% de la rémunération quotidienne de chacun à laquelle on pourra toujours ajouter quelques cadeaux utiles.
Randonnée ou trek, avec qui partir ?
Evidemment plusieurs options sont possibles selon les destinations, niveaux de difficultés et envies de chacun. Au choix : le tout compris depuis chez soi, partir en indépendant et tout organiser soi-même ou via une agence locale, marcher seul, en groupe ou en famille.
◊ Partir seul :
Sous entendu sans encadrement. Si bien sûr cela ne pose aucun problème pour nombre de randonnées, de treks faciles, balisés ou disposant d'infrastructures aux étapes, il n'en va pas de même dès lors que l'on sort un peu des sentiers battus (et encore). Car à vouloir la liberté totale, il ne faut pas oublier non plus les contraintes que cela imposera pour que les choses ne se transforment pas en galère ou même catastrophe.
. Autonomie :
Bref, dans ce contexte, il faudra savoir être autonome. C'est à dire faire face à plusieurs obligations qui sont de pouvoir se ravitailler et se loger, transporter son équipement, communiquer avec les locaux et surtout se repérer et éviter les dangers.
Se loger est en général le plus facile, il suffit d'emporter une tente ou de construire un périple qui passera par des refuges ou des villages.
Pour se nourrir, les difficultés interviendront évidemment dans les zones les plus reculées ou démunies. Dans ce cas emporter sa nourriture (énergétique) et un minimum de matériel de cuisine, voire même un combustible pour les endroits désertiques. Par mesure de sécurité, prévoyez au moins de un à trois jours de nourriture supplémentaire selon la durée prévue entre étapes où le ravitaillement sera possible.
Bien évidemment, surgira vite le problème de pouvoir transporter tout cela et le reste. Passé une quinzaine de kilos par personne, en milieu ou conditions difficiles, n'espérez pas vous-même assumer la charge.
Reste aussi le problème de la communication. Au delà de dialoguer avec les personnes rencontrées, il peut être utile, sinon vital, de savoir demander un renseignement et surtout comprendre les réponses. On touche d'ailleurs là le risque premier de partir seul ou sans personne connaissant le terrain. Car, quels que soient les milieux, déserts, montagnes ou jungles, cela ne s'improvise pas. Hors les chemins les plus fréquentés, on risque vite de se perdre, sans parler des aléas climatiques et autres risques ou accidents que l'on ne saura pas anticiper.
Donc, restez réalistes et conscients des choses (et de vos capacités), quitte à adapter/modifier votre projet. Ne partez seuls que pour des périples et/ou dans des conditions présentant un minimum de sécurité; et ce même pour les durées les plus courtes...
◊ Le "tout compris" par agence :
En clair partir en "tout organisé" en s'adressant avant tout à des spécialistes du trek ou de la marche. Généralement, les voyagistes européens correspondent avec des agences locales qui mettront à leur disposition la logistique, les guides et tout le personnel nécessaire (eux ne fournissant que l'accompagnateur).
. Avantages et inconvénients :
Cela demeure une bonne solution si l'on veut ne s'occuper de rien, dispose de peu de temps, ou que l'on a pas envie de gérer soi-même le voyage/trek. Autre avantage, on se retrouvera en principe avec des gens qui ont la même motivation et niveau que soi (et parlent la même langue) dans une structure qui, à l'occasion même, pourra s'adapter à vos envies. De plus, en principe, il n'y aura pas de mauvaises surprises. Inconvénients : un prix qui inclus fort logiquement la prestation et les marges du Tour-Opérateur et de ses prestataires, plus souvent aussi un planning assez peu souple.
Quant aux puristes qui disent que partir en groupe dans ces conditions nuit ensuite sur place à l'environnement ou au contact avec les populations, on peut répondre que "organisé" ne veut pas forcément dire "troupeau" (on voit parfois aussi des troupeaux de routards) et que le reste est d'abord une question d'individu et de choix de prestataires compétents et responsables...Pour avoir une idées de ce que proposent les agences françaises, on vous renvoie encore une fois au moteur de recherche de Trek Mag.
. Quelques "spécialistes" :
Il existe en gros une quinzaine de bons spécialistes reconnus en France dont les documentations ne sont toutefois, la plupart du temps, disponibles qu'auprès des agences de la marque ou en ligne.
. Allibert (treks montagnes et déserts)
. Atalante (rando pédestre)
. Chamina (idem)
. Club Aventure (dominantes treks)
. Explorator (randos découvertes et autres)
. Grand Nord-Grand Large (milieux polaires).
. La Balaguère (rando et trekking)
. La Route du Sahara (Sahara)
. Nomade (dominante treks)
. Pedibus (randonnée)
. Point Afrique (Sahara)
. Terres d'aventure (le voyage à pied)
. Tirawa (rando et trekking)
. UCPA (orienté jeunesse)
. Visages-Trekking (rando et trekking)
• Agences locales :
C'est une option choisie pour diverses raisons par certains : partir sur place et s'adresser à une agence locale. En effet, rien ne vous empêche de réaliser vous-même la trame de votre voyage puis de compléter ponctuellement et localement avec des propositions d'agences pour ce qui concerne la marche.
Dans la plupart des pays, on trouvera facilement des prestataires locaux proposant des circuits ou pouvant organiser des treks à la carte. Petit détail, via ces agences locales vous retrouverez parfois les groupes organisés des voyagistes européens. A signaler aussi qu'au départ des capitales ou des villes hors zones de trek, nombre de prestataires vous proposeront déjà des marches. Même si cela peut être intéressant, mieux vaut attendre la plupart du temps d'être réellement sur place pour faire son choix.
. Le choix :
Concrètement, autant savoir déjà ce qui existe et donc se renseigner avant le départ via Internet mais aussi et surtout l'expérience des autres (l'un des buts d'ABM).
Sur place, pendant au moins une demie-journée, prenez le temps de voir ce que l'on peut trouver et de comparer les prestations et compétences des uns et des autres. Et cela même si dès votre arrivée vous êtes harcelés par des foules de rabatteurs (qui pour aider votre décision vous "offriront" le trajet jusqu'à votre hôtel ou une visite "gratuite" de la ville), votre hôtelier ou à la limite n'importe quelle personne rencontrée. Et puis bien sûr, pour choisir, discutez avec d'autres voyageurs qui en reviennent. Enfin, une fois que l'affaire est conclue, n'hésitez pas à écrire noir sur blanc ce qui a été convenu avec les tarifs et gardez un exemplaire du contrat afin d'éviter toute polémique.En attendant, il est clair que passer par un prestataire vous facilitera toujours la vie et vous fera gagner éventuellement un peu d'argent au niveau des équipements nécessaires dont vous ne disposez pas (tente, matériel de cuisine...). Cela permet aussi d'aller dans des endroits où vous n'iriez pas seul et de découvrir plein de choses que ces agences connaissent et pratiquent parfois depuis longtemps. Inconvénient : on ne sera pas forcément avec des francophones (groupe, guides) et un minimum de connaissance de l'anglais est souvent nécessaire si l'on veut communiquer.
◊ Marcher en famille :
Deux mots enfin pour ceux qui souhaitent marcher en famille.
Il est tout à fait possible d'emmener des enfants à partir de 4 ou 5 ans en balade pour quelques kilomètres. A partir de 8 ans, ils peuvent généralement parcourir de 8 à 15 km/jour. Bien sûr, on ne doit pas choisir de circuits trop difficiles, présentant de forts dénivelés ou des montées en trop haute altitude, ou encore s'effectuant dans des conditions de températures un peu rudes.Sur le plan pratique, on pourra toujours prendre un porteur ou un animal chargé de transporter l'enfant. Et puis bien évidemment, intéressez vos enfants en proposant tout au long du parcours des jeux ou des découvertes en leur montrant les paysages, la flore et la faune...
Pour plus de détails on renvoie à un article de Trek Mag sur le sujet .
La randonnée et le trek attirent de plus en plus d'amateurs; environ douze millions de Français en sont adeptes aussi bien pour des marches en France qu'à l'étranger.
• Précisions préalables :
Pour mieux comprendre ce dont il s'agit dans cette rubrique, on vous propose avant toute chose une définition du trek et de la randonnée pédestre.
Par trek est défini généralement une "marche touristique dans une zone assez difficilement accessible ou des conditions particulières, impliquant généralement aussi une certaine durée et des équipements/logistique adéquates notamment en matière d'autonomie".
Une randonnée est par contre une "marche touristique dans un environnement et des conditions plus faciles, souvent de moindre durée, ne demandant que peu d'équipements".
Donc, selon le terme que nous emploierons ici, on pourra se référer à ces définitions... même s'il est vrai que dans la pratique les limites entre certains treks et randos demeurent parfois assez floues.
◊ Où randonner ?
Sans problème on pourra randonner partout à travers le monde, et à commencer souvent à coté de chez soi. Que ce soit en montagne, en campagne, en ville (on parle bien de "randonnées urbaines"), ou même, pour de petites balades, dans des lieux plus difficiles comme les déserts ou les jungles, les amateurs trouveront toujours facilement des endroits propices.
◊ Où faire un trek ?
De façon générale, les treks s'organisent avant tout dans les déserts ou zones désertiques, les montagnes et les jungles.
. Montagnes :
Il existe pas mal de possibilités sur tous les continents, de l'Europe (Pyrénées, Alpes, Corse, Bulgarie...), aux Amériques (massifs andins, Rocheuses...) en passant par l'Asie (avec notamment bien sûr l'ensemble de la chaîne himalayenne) ou la zone Pacifique (Australie, Nouvelle-Zélande, PNG). Juste un peu moins de choix en Afrique même si l'Atlas marocain, les montagnes sud-africaines et de la Réunion, ou encore l'ascension de plusieurs sommets (Kilimandjaro, Mont Kenya...) offrent d'excellentes opportunités.
Selon ce que l'on recherche, on trouvera la plupart du temps des choses de tous niveaux, à organiser seul ou encadré.
Principales difficultés : l'altitude, les dénivelés et le climat.
. Déserts :
Qu'ils soient de sable, de glace, de sel ou de roches, les déserts recouvrent 1/5 de la surface du globe.
C'est avant tout sur le continent africain que l'on trouvera le plus de possibilités, au Sahara bien sûr mais aussi en Afrique Australe (désert de Namib). Des treks également en Australie (les nombreux déserts du centre), en Amérique du Sud (les fameux Salar) ou du Nord (Mexique, USA), ainsi qu'en certains endroits d'Asie (le Gobi, désert du Thar en Inde) ou du Proche-Orient (Jordanie, Oman, Yemen...). Et pour ce qui est des déserts de glace, direction l'Antarctique pour ses quelques possibilités offertes à un public averti.
Bien moindres que pour les treks de montagne, les possibilités de partir seul seront assez limitées.
Principales difficultés : l'isolement et le climat.
. Zones "désertiques" :
Pas vraiment les déserts au sens "traditionnel" du terme, mais plutôt la steppe et la toundra ou les vastes étendues quasi-inhabitées de la planète.
Il existe de telles zones sur tous les continents, en Europe (Laponie, nord Ecosse, intérieur de l'Islande), en Amérique du Nord (Groenland, Grand Nord canadien, Alaska) et du Sud (plateaux andins, Patagonie), en Afrique (Sahel, Afrique australe, Madagascar), en Iran, en Asie Centrale, en Sibérie, au nord de la Chine ou en Mongolie.
Selon ses envies, on trouvera à l'occasion des choses de tous niveaux, à organiser parfois seul mais aussi et surtout encadré.
Principales difficultés : l'isolement, le climat et parfois l'altitude.
. Jungles :
Au delà de l'image caricaturale à la Indiana Jones, c'est en Amérique Latine que l'on trouvera le plus d'opportunités avec avant tout l'Amazonie et les jungles d'Amérique Centrale (du sud Mexique au Panama). Egalement, bien sûr, l'Asie avec notamment la Nouvelle Guinée, Bornéo, les Philippines, le nord de la Thaïlande plus quelques coins d'Inde, de Chine ou d'Indochine. Sans oublier l'Afrique et ses forêts équatoriales.
Dans tous les cas ou presque, il s'agit de treks à faire encadré.
Principales difficultés : l'isolement, le climat souvent chaud et humide et à la limites les bestioles et risques sanitaires.
. Recherche :
Pour ceux en mal d'idées ou qui veulent savoir ce qui existe, Trek Mag propose un bon moteur de recherche qui répertorie plusieurs milliers de treks et randos de tous types et niveaux aux quatre coins du monde. Même si les résultats renvoient sur des programmes d'agences, l'ensemble reste très intéressant pour avoir une première idées des possibilités de marches à travers le monde.
• Quelques treks ou randonnées "célèbres" :
. Le GR 10 (France)870 kilomètres de randonnée à travers les Pyrénées, de l'Atlantique à la Méditerranée.
. Le GR 20 (France)La traversée sur au moins deux semaines de la Corse, du nord-ouest au sud-est, en un parcours d'altitude assez raide.
. Les Chemins de St Jacques (France/Espagne)Du Puy en Velay jusqu'à Compostelle, 1 417 km de chemins pour un itinéraire vieux de plus de mille ans.
. Toubkal (Maroc)Dans les environs de Marrakech le sommet de l'Atlas (4 167 m) et ses vallées à découvrir en deux ou trois jours. Pas très éloigné et assez similaire, un autre trek renommé avec le M'Goun.
. Kilimandjaro (Tanzanie) :
Quatre jours de marche pour atteindre le plut haut sommet d'Afrique à 5 895 m. A signaler, dans la région, en un peu plus facile - et moins onéreux au niveau permis - l'ascension similaire du Mont Kenya (Kenya).
. Le GR R2 ou la traversée de la Réunion (Réunion)Du nord au sud en environ 12 jours de marche assez difficile à travers montagnes, cirques, volcans et ilets.
. Le Pacific Crest Trail (USA)Le top de la randonnée longue distance en Amérique du Nord. 4 200 km, soit 5 mois de marche, sur la cote ouest US, de la frontière mexicaine à la Colombie britannique (Canada) via deux chaînes de montagnes.
. Chemin de l'Inca (Pérou)Une marche d'altitude de 4 jours maxi pour accéder au célèbre Machu Picchu. Une quarantaine de kilomètres avec un fort dénivelé pour ce trek, désormais très réglementé, qui tend à devenir de plus en plus un piège à touristes et une pompe à fric...
. Tour des Annapurnas (Népal)En gros 2 à 3 semaines de marche en altitude si l'on veut faire le tour complet. Une découverte à la fois de la nature et des populations locales.
. Traversée du Zanskar (Inde)La traversée en plusieurs jours de cette partie nord de l'Inde.
• Quand marcher ?
Les "bonnes périodes" aussi bien en terme de climat que d'affluence.
. Au niveau climatique :
Pour une marche, le choix de la saison ou du moment est bien sûr très important et même primordial.
Donc, privilégiez toujours la "meilleure saison". C'est à dire évitez, selon les endroits, les périodes de moussons ou de la saison des pluies, de fortes chaleurs ou au contraire de grands froids. Tant est-il d'ailleurs que vous puissiez réaliser votre marche à ces moments là; certaines régions étant en effet parfois "fermées" plusieurs mois à cause des conditions météo.
Attention aussi aux aléas climatiques qui peuvent toujours survenir en cours de route : tempêtes de sable dans le désert, orages ou chutes de neige en montagne, abaissement soudain de la température, etc. Même si vous ne faites que partir en balade, renseignez-vous toujours avant de vous engager (surtout seul) auprès des services météo, rangers et autres personnes ou structures locales pouvant vous donner des infos sur le sujet et soyez équipés en conséquence.
Au niveau météo on recommande la lecture de "Saisons et climats" (Ed. Hachette Tourisme) ou la consultation du site Weatherbase qui vous donnera tout un tas d'informations utiles pour chaque pays.
. Au niveau affluence :
Au delà du temps, les périodes d'affluence sont aussi un critère à prendre en considération. Car un super trek entouré par des centaines d'autres marcheurs peut parfois se transformer rapidement en une expérience pour la moins frustrante. Sans oublier qu'en période de pointe, les prix augmentent.
Donc, si possible, évitez les périodes de congés (aussi bien des européens que des locaux) et la haute saison. Vous y gagnerez d'autant en tranquillité, liberté, et ferez de plus des économies. De façon générale on peut dire que, dans tous les cas, c'est la demi-saison qui reste souvent la meilleure.
. Selon les régions :
- Europe :
. Montagnes : de mai à fin septembre et plus particulièrement juin et septembre pour éviter l'affluence.
. Laponie, Islande : juin à début septembre (un peu d'affluence en juillet-début août).
- Amérique du Nord :
. Grand nord, Alaska, Groenland : juin à mi-septembre.
. Montagnes nord américaines : ......
. Déserts du Mexique et des USA : ......
- Amérique centrale :
. Montagnes : ....... Jungles : ......
- Amérique du Sud :
. Andes : ......
. Salar : ......
. Patagonie : ......
. Amazonie : ......
- Australie et Nlle Zélande :
. Montagnes : ......
. Déserts australiens : ......
- Indonésie, Bornéo, Philippines, PNG :
. Jungles : ......
- Sud-est asiatique :
. Jungles : ......
- Inde et Népal :
. Himalaya Népal : d'octobre à avril, mais janvier-février sont très froids.
. Himalaya Inde (et Ouest Népal) : de fin mai à septembre et plus particulièrement juin et septembre pour éviter l'affluence européenne.
- Asie centrale, Chine, Mongolie, Russie :
. Montagnes : ......
. Steppes et zones désertiques : ......
- Proche-Orient :
. Déserts : ......
- Afrique du Nord :
. Sahara : ......
. Atlas : ......
. Zones saheliennes : ......
- Afrique Centre et Sud :
. Forêt équatoriale : ......
. Déserts d'Afrique Australe : ......
. Monts d'Afrique de l'Est : ......
. Montagnes de la Réunion : ......
Partir en randonnée ou à l'aventure, c'est aller au devant de la nature (et des populations), donc respectons-la !
• Quelques règles simples de base :
N'abandonnez jamais vos détritus, ramassez vos déchets.Pour vos besoins naturels, éloignez-vous des camps, cours d'eau ou zones cultivées et pensez à les enterrer. Dans les endroits isolés, laissez-les exposés au soleil et au vent; brûlez le papier toilette dans le désert.
Limitez les feux de bois surtout si celui-ci est rare. Utilisez de préférence vos réchauds et vos ustensiles de cuisine.
Voyagez léger et en petit groupe (y compris en organisé); cela limitera l'impact sur l'environnement et les populations.
Si vous partez avec des guides ou des porteurs traitez-les avec égard, vérifiez qu'ils soient bien équipés et soignez-les s'ils sont malades.
Evitez par contre de donner vos médicaments si les gens ne savent pas s'en servir. En fin de trek laissez le surplus dans les dispensaires, orphelinats ou hôpitaux.
Evitez de distribuer des cadeaux ou des bonbons aux enfants sans raison, cela ne fait qu'encourager la mendicité. Si vous donnez un cadeau pour un service rendu, donnez quelque chose d'utile (vêtements, chaussures, gourdes) plutôt que de l'argent.
Pour les photos, demandez toujours l'autorisation et respectez les traditions.N'oubliez pas que vous êtes l'hôte du lieu et respectez par conséquent la nature et les personnes.
Enfin, n'oubliez pas qu'après vous d'autres viendront et que, par votre comportement, vous contribuez ou non à un tourisme durable et responsable.
• Le soleil est ses dangers :
L'été et les vacances sont pour beaucoup l'occasion de profiter du soleil. Mais, contrairement aux idées reçues, la sensation de bien être éprouvée lors d'une exposition au soleil relève d'abord d'une appréciation subjective. S'il existe bien un effet "positif", celui-ci est dû à la lumière visible reçue par les yeux et non aux UV reçus par la peau.
Mais attention, si l'exposition aux UV possède des vertus, elle n'en comporte pas moins son lot de dangers. Et cela sous toutes les latitude du monde.
. Les pièges :
Premiers signes de l'agression solaire, les coups de soleil qui provoquent la mort de millions de cellules et peuvent se traduire par des brûlures au deuxième degré si les UV ont touché en quantité des couches profondes de la peau. Des réactions dues à la prise de médicaments, à l'application de cosmétiques ou au contact de végétaux peuvent également survenir après exposition. Elles se traduisent généralement par des poussées de boutons et d'eczéma, ou par des coups de soleil dont la gravité est disproportionnée compte tenu de la quantité d'UV reçue.
Moins visible à court terme, le vieillissement de la peau est accéléré par l'absorption d'une trop grande quantité d'UVA. Ils pénètrent profondément celle-ci et provoquent alors une perte de sa souplesse et de son élasticité, de même que l'apparition et le creusement des rides.
L'exposition au soleil comporte également un risque majeur trop souvent ignoré : les cancers de la peau dont le nombre de nouveaux cas double tous les dix ans. Les femmes sont les plus exposées aux risques.Enfin, très sensibles aux rayons solaires, les yeux peuvent eux aussi être affectés par une trop grande quantité d'UV, causant ophtalmie et cataracte. Première cause de cécité dans le monde, cette affection survient plutôt chez les personnes âgées bien que le risque soit présent dès l'enfance.
. Se protéger :
Chaque personne doit apprendre à doser son exposition en fonction de ses caractéristiques cutanées personnelles et familiales, et selon l'intensité du rayonnement ultraviolet solaire. Or, celui-ci est trompeur : invisible par l'oeil humain, il ne procure aucune sensation de chaleur, peut traverser les nuages, et varie selon l'heure, la date, la latitude et l'altitude. Pour connaître les risques, il existe une échelle universelle : l'index UV.
Quelques principes généraux peuvent cependant être suivis. Avant la puberté, les enfants sont plus vulnérables que les adultes; sieste et activités à l'ombre sont donc conseillées. La protection la plus efficace est le port de vêtements à compléter par un chapeau et de la crème protectrice sur les parties exposées.
Ne pas s'exposer entre midi et 16h00 limite également fortement le danger. En effet, l'utilisation de crème solaire peut paradoxalement augmenter certains risques en favorisant l'exposition au soleil. L'application de crème doit donc servir à réduire l'agression du soleil et non pas à prolonger son exposition. Dans la majorité des cas, on optera pour une crème d'indice 25 environ. Pour les peaux particulièrement sensibles, il faudra choisir une crème plus protectrice, IP 40 par exemple. Pour les peaux naturellement mates, une crème d'indice 15 suffira. Une crème doit être appliquée au moins toutes les 2 heures, voire plus souvent en cas d'activité intense, randonnée ou trek, baignade ou sport nature-aventure.
N'oubliez pas non plus vos yeux. Choisissez au minimum des verres de catégorie 3 pour vous protéger efficacement.
Pour vous préparer au bronzage, les compléments alimentaires contenant notamment des vitamines A, C et E permettent à la peau d'optimiser ses défenses. Mais attention car ces produits ne protègent pas pour autant des rayons UV. Enfin, votre dermatologue peut également vous conseiller quelques séances d'UV préalables en fonction de votre capacité à bronzer.
• Pour plus d'infos :
. Climat, températures : par destination et par mois pour tous les pays.
. Soleil info : entre autres les risques liés au soleil.
. Coup de chaleur : éviter ces désagréments et comment y faire face.
• Le mal des montagnes :
Le trekking et plus simplement les séjours en altitude (Amérique Latine, Asie, Alpes...) exposent au mal aigu des montagnes. Celui-ci se caractérise par des maux de tête, une insomnie, des nausées et une perte de l'appétit. En général, la personne atteinte présente aussi des difficultés pour respirer (d'abord à l'effort, puis au repos) avec parfois même les urines qui se raréfient.
L'arrivée de ces symptômes signifie qu'un processus pathologique est déjà engagé. Les complications du mal des montagnes peuvent à terme entraîner le décès par oedèmes respiratoires et cérébraux. Sans entrer dans les détails, le traitement de ces complications associe l'oxygénothérapie (bouteille, caisson hyperbare portable) et différents médicaments avec obligatoirement la personne redescendue en dessous de 2 500 m d'altitude.
◊ Echelle de gravité :
Un système simple (appelé échelle de gravité d'Astruc) permet d'évaluer la gravité de la situation et de prendre des mesures adaptées.
A chaque symptôme est ainsi associe un "score" dont le total déterminera l'état de la personne.
Symptômes 1 :
Céphalées
Insomnies
Nausées, perte de l'appétit
Vertiges
= 1 point par signe.
Symptômes 2 :
Maux de tête ne cédant pas à l'aspirine
Vomissements
= 2 points par signe.
Symptômes 3 :
Essoufflement au repos
Fatigue anormale
Baisse de la quantité des urines.
= 3 points par signe.
¤ De 1 à 3 points :
Il s'agit d'un mal des montagnes léger. On peut donc continuer a progresser sans dépasser la limite de 300 mètres de dénivelé entre deux nuits consécutives.
¤ De 4 à 6 points :
On est en présence d'un mal aigu des montagnes modéré. Il faut donc se reposer 24 heures à la même altitude et éviter les efforts violents. Egalement, prendre de l'aspirine contre les maux de tête et boire abondamment.
¤ Au-delà de 6 points :
Dans ce cas, redescendre impérativement et parfaire son acclimatation à une altitude inférieure.
◊ Pour éviter le mal des montagnes :
. Contre-indications :
La prévention repose d'abord sur le respect des contre-indications aux séjours en altitude.
- Sont considérées comme contre-indications absolues : Les maladies coronariennes, l'insuffisance cardiaque et l'hypertension artérielle sévère, certaines maladies du sang, les maladies thrombo-emboliques, des antécédents du mal aigu des montagnes.
- Contre-indications relatives :Les maladies cardio-vasculaires ou broncho-pulmonaires stabilisées, le diabète insulinodépendant bien équilibré, l'ulcère gastroduodénal, l'épilepsie, les rétinopathies, les maladies psychiatriques, la grossesse.
- Egalement :Les âges extrêmes de la vie sont déconseillés. Pas d'altitude supérieure à 1 800 m avant 2 ans, et pas d'altitude supérieure à 3 000 m avant 12 ans et après 65 ans.
. Précautions :
Pour les personnes aptes aux séjours en altitude, selon la destination, il est peut être conseillé de consulter au préalable un spécialiste en médecine de montagne. Egalement, autant s'astreindre à une préparation physique, technique et logistique soigneuse.
Sur place, il ne faut bien sur pas monter trop vite, trop haut, sans respecter les "paliers". Ainsi à partir de 1 700 m environ, mieux vaut se limiter à une ascension maximale de 700 m par jour, et au delà de 3 500 m, 400 m sont suffisants.
Enfin, mieux vaut connaître aussi la symptomatologie du mal aigu des montagnes afin de rapporter tout malaise à une mauvaise adaptation à l'altitude et d'agir ensuite en conséquence.
Plus...
Rappel
A l'opposé d'un circuit qui sous-entend plusieurs déplacements et hôtels dans une destination, le séjour correspond à un lieu fixe d'hébergement depuis lequel seront proposées en option différentes excursions ou activités. De même, un séjour peut correspondre à une prestation individuelle contrairement au circuit qui implique une notion de "groupe".
Quant à leur durée, les séjours ne dépassent que rarement les 2 semaines. Le plus souvent il s'agit d'une semaine, voire même simplement de week-end ou de ponts pour certaines destinations.
A signaler qu'au niveau terminologie les séjours sont souvent aussi appelés "tout inclus".
Des séjours pour où et pour quoi ?
• Destinations
Contrairement aux circuits, les lieux de séjours sont souvent limités aux endroits les plus "touristiques" (notamment en bord de mer) aussi bien au niveau mondial qu'à l'intérieur même d'un pays.
Schématiquement, pour les français, sont majoritairement programmés : le Bassin Méditerranéen, Cuba, St Domingue, les Antilles Françaises, la région de Cancun (Mexique), la Thailande, les Canaries, Maurice et Seychelles, le Sénégal.
• Contenu
Dans tous les cas un séjour inclue le vol et l'hébergement en chambre double dans des hôtels ou clubs de vacances en principe de qualité 3 ou 4 * avec le transfert de/vers l'aéroport plus, souvent, la demi-pension (hors boissons) et parfois les assurances (obligatoires) et taxes aériennes. Tout le reste, et notamment les excursions, étant à la charge des participants.
Au niveau prix
Indéniablement les tarifs proposés en "tout inclus" sont attractifs, y compris même en haute saison. D'ailleurs, il arrive assez souvent que, pour ce qui est des premières offres, la formule séjour soit proposée à un tarif quasi-identique, voire inférieur, à celui d'un simple vol sec sur la destination à même époque. Sans parler de certaines offres proposant parfois une semaine supplémentaire pour 1 Euro symbolique !
• Pourquoi de tels prix ?
Dès lors on est en droit de se demander pourquoi les voyagistes proposent de tels tarifs pour ce type de prestations ? Car il est clair que leurs marges concernant l'aérien et l'hébergement y sont plus que réduites, sinon nulles. Ce qui, par contre, n'est pas le cas pour toute le reste...
Déjà il faut savoir que les voyagistes sont propriétaires, actionnaires ou ont droit à un pourcentage ou un fixe sur tout ce qui est proposé directement ou indirectement par les établissements qui accueillent leurs clients. Et de façon plus que générale tout ce qui n'est pas inclus dans le tarif de base d'un séjour est cher, et même très cher !
Les boissons et autres "extras gastronomiques" y sont ainsi proposés aux tarifs européens. Idem pour les activités payantes, notamment certaines sportives, à l'intérieur même de l'hôtel. Quant aux excursions et autres prestations extérieures, elles peuvent facilement dépasser dix fois le prix de ce que vous payeriez par vous-mêmes. Donc, rien à voir avec des "tarifs locaux".
De plus, les sollicitations sont nombreuses dans ces établissements qui mettent à dispo tout ce dont le visiteur peut avoir besoin ou envie pendants son séjour (bars, restos, night-club, boutiques et services en tous genres, etc...); ce qui d'une certaine façon peut se comprendre.
Enfin, dernière chose, les paiements ne se font pas directement mais via des systèmes de cartes ou de bracelets électroniques rechargeables dont le but premier est de "dématérialiser" l'argent et de faciliter ainsi les dépenses.
De l'intérêt de la formule
• Au niveau du "contenu"
Dans son contenu, le "tout inclus" s'adresse d'abord à ceux qui veulent passer un moment de vacances, généralement en bord de mer, au soleil, et dans un cadre sympa, plutôt que découvrir vraiment un pays. Avec options possibles, aux deux extrêmes, de "fête" ou au contraire "repos total". Donc, déjà, autant le savoir.
C'est aussi une formule ou, au niveau organisation, tout est prix en charge y compris même pour ce qui est de l'animation. Sans être resté au niveau des "Bronzés", le système peut vite s'avérer un peu lourd - voire plus - pour certaines personnes.
• Au niveau du financier
Au choix : super affaire ou gouffre financier, tout dépendra de chacun !
Comme dit précédemment si le prix payé au départ n'est jamais réellement élevé, la note en fin de séjour peut au contraire s'avérer plutôt salée de par le coût des divers suppléments et autres extras possibles.
Après, une fois qu'on sait cela, c'est à chacun de voir et d'agir en conséquence. Mais le but n'est pas non plus de revenir frustré.
Voyagistes et documentation
• Voyagistes
Nombre de voyagistes proposent des séjours pour une production revendue par d'innombrables agences de voyages partout en France. Parmi les plus connus on citera entre autres Look, Fram, le Club Med, NF, Marsans, Promovacances ou encore diverses marques de grandes surfaces qui elles aussi se sont lancées dans le tourisme (d'autres adresses sur "l'annuaire" Yahoo). Donc, au final, aucun problème pour trouver à qui s'adresser.
• Documentation
Pour les séjours comme pour le reste, la documentation est de moins en moins papier et de plus en plus virtuelle sur les sites des différents voyagistes. A signaler cependant que le contenu de nombreuses "brochures papier" est également disponible sur le site de TourMag.
Et pour ce qui concerne les hôtels, Easyvoyages propose un "test" pour de nombreux accueillant des clients en "tous inclus" (mais comme il s'agit pour beaucoup d'hôtels d'annonceurs publicitaires, les résultats sont aussi à manier avec "précautions"...).
Et pour le voyageur individuel ?
Paradoxalement, la formule peut présenter un grand intérêt pour le voyageur individuel. Du moins sur le plan financier pour de courts séjours sur des destinations "grands publics".
En effet, comme on l'a dit, on peut assez facilement trouver des offres séjours à un prix identique, voire moindre, à celui d'un vol sec sur la destination. Donc, autant en profiter quitte à limiter la notion de "séjour" à son minimum pour découvrir ensuite la région par soi-même.
• A savoir quand même
- Sur le principe aucun problème. Légalement (y compris dans le contrat du voyagiste) rien ne vous oblige à rester en permanence dans le cadre de la formule.
- Par contre, pas la peine d'informer le prestataire de votre choix, ni sur place et encore moins avant le départ ou le jour de l'achat du séjour. Même si légalement il ne peut rien, autant faire simple...
- Au niveau localisation, choisissez un séjour proche d'une ville ou d'un site que vous souhaitez visiter (qui plus est si c'est sur plusieurs jours). Ainsi vous rentabiliserez d'autant mieux votre hébergement.
- Pour éviter certaines mauvaises surprises au niveau financier, choisissez aussi votre lieu de séjour à proximité d'une agglomération ou d'une ligne de transport en commun. En effet, certains hôtels sont complètement perdus dans la nature et le seul moyen d'en sortir (hors excursions programmées) reste les taxis qui stationnent à proximité. Taxis qui bien évidemment appliquent souvent des tarifs plus que prohibitifs (c'est même parfois de l'escroquerie !).
- Ne quittez pas la formule dès l'arrivée à l'aéroport ou juste après la prise en main de votre chambre. Le voyagiste peut en effet avoir à vous communiquer des informations importantes au sujet notamment de votre vol retour. De fait, il peut avoir prévu un petit topo lors de la première matinée ou après-midi de votre arrivée.
- Revenez au moins la veille de votre départ, histoire d'éviter les mauvaises surprises s'il y a eu du changement au niveau du vol retour.
- Dernière chose, sachez que fort logiquement les assurances contractées auprès du voyagiste pour la prestation qu'il vous a vendue ne fonctionnent plus dès lors que vous choisissez de vous organiser par vous-mêmes.
Circuits "culturel"
La qualité et la formation de l'encadrement (conférenciers, universitaires, spécialistes...) est de loin le principal élément à vérifier auprès du voyagiste lorsqu'on souhaite partir sur un circuit "culturel". Mieux vaut essayer de connaître la réputation de celui-ci, regarder son programme en détails, rencontrer les accompagnateurs/guides, voire même tester leurs connaissances.
Les sites ou lieux proposés sont-ils les plus intéressants, offrent-ils une approche complète du sujet, et le temps consacré à chacun est-il suffisant ? Mais, également, le niveau du circuit correspond-t-il à votre attente (trop grand public ou au contraire trop pointu) ?
Même si cela est moins important que pour les autres formes de voyages, autant choisir aussi des groupes pas trop nombreux, au maximum une vingtaine de personnes.
Enfin, très dense, ce type de circuits n'aborde souvent le pays que via le thème programmé, donc n'oubliez pas qu'il n'y aura pas forcément de possibilités de shopping ou de plage pendant votre voyage.
Circuits "thématique"
Une catégorie un peu fourre-tout dans lequel on retrouvera aussi bien des safaris, des circuits à dominante sportive, scientifique, photos, ornitho, etc.
D'une certaine façon, les questions à se poser sont assez similaires à celles concernant les circuits culturels.
Quelques "spécialistes"
> Vos expériences et discussions sur ces voyagistes.
Des spécialistes divers et variés (auxquels on a ajouté aussi des TO "catégoriels"), d'ailleurs pas toujours très connus du grand public, pour une programmation souvent disponible qu'auprès des agences/sites de ces marques.
Culturel
• Arts et Vie (culturel; monde)
• Assinter (le monde et ses cultures)
• Clio (culturel et historique; monde)
• Terre Entière (culturel; monde)
Thématique
• A pas de loup (thématique; écovolontariat)
• Aventure et Volcans (thématique; volcans du monde)
• Cap Rando (thématique; voyages à cheval)
• Couleur voyages (thématique; événements sportifs)
• Escursia (thématique; voyages scientifiques sur la nature et l'environnement).
• Experiment (thématique; stages, séjours en famille)
• Fleuves du Monde (thématique; monde)
• Iles du monde (thématique; toutes les îles)
• Jeunesse et Reconstruction (thématique; chantiers, stages pour jeunes)
• Korè Voyages (thématique; musique et culture)
• La Fugue (thématique; musique classique)
• Monde et merveilles (thématique; parcs et jardins du monde)
• Objectif Nature (thématique; photo animalière)
• Objectif Sciences (thématique; voyages scientifiques)
• Opéra du monde (thématique; événements artistiques)
• Pac Voyages (thématique; pêche)
• Tourisme chez l'habitant (thématique; monde)
• Voyage à cheval (thématique; tourisme équestre)
• Voyage Université (thématique; langues)
.... et pour ce qui est des croisières on renvoie à la rubrique d'abm.fr sur le sujet.
Catégoriel
• Cap Monde (catégoriel; enfants et ados)
• CiteGayTravel (catégoriel; gays)
• OTU (catégoriel; tout pour les étudiants)
• Vacances Bleues (catégoriel; séniors)
En matière d'organisé, les circuits "aventure" et "découverte" sont ceux qui (en principe) se rapprochent le plus du voyage en "individuel".
Circuits "découverte"
Quelques considérations et points à prendre en compte dans le choix d'un circuit "découverte" :
• Généralités
- A savoir :
Paradoxalement trouver un bon circuit dans la catégorie "découverte" n'est pas toujours évident. Pas que le choix en matière d'agences ou de destinations soient forcément limités, mais plutôt parce que rares sont les circuits qui, tout en restant organisés, offrent une approche et une liberté se rapprochant du voyage individuel tant dans les contacts que la mobilité.
A noter parfois une nuance dans ce type de prestations avec celles proposées pour une première découverte qui se limiteront aux sites incontournables d'un pays, et celles faites pour une approche plus approfondie qui vous mèneront avec certains voyagistes vers d'autres lieux plus insolites.
- Vocabulaire :
A signaler que nombre de "circuits découvertes" sont labellisés "aventure" par des voyagistes qui d'ailleurs n'hésitent pas non plus à employer des termes comme "expédition" dans leurs descriptifs. Un vocabulaire tout à fait bidon, à vocation purement commerciale, dès lors que de tels circuits ne sortent qu'assez rarement des sentiers battus et se font de plus en plus avec des véhicules privés et des hébergements au minimum "milieu de gamme".
• Nombre de participants
Premier élément à vérifier pour choisir son circuit est le le nombre de participants prévu. Trop souvent celui-ci dépasse la douzaine pour atteindre parfois... la trentaine ! Dans ce cas peut-on espérer réellement une quelconque découverte lorsque l'on débarque aussi nombreux dans un petit village, visite un site ou assiste à un événement ? Sans parler des visites qui s'agenceront souvent au départ d'un hôtel "camp de base" (pas facile de trouver tous les soirs 20 lits dans des hôtels différents !) et qui rallongeront d'autant les temps de transport, voire même interdiront l'accès à certaines régions aux infrastructures limitées ou trop éloignées.
Donc, sans hésitation aucune, boycottez les circuits programmés à plus d'une douzaine de participants généralement le fait de voyagistes avant tout soucieux d'un maximum de rentabilité (ce sont d'ailleurs aussi souvent les mêmes qui "oublient" de rémunérer leurs accompagnateurs; à boycotter également).
• L'accompagnateur
- Son rôle :
On rappelle qu'un accompagnateurs n'est pas un guide. Déjà, il n'existe pas de formation ou de diplôme pour le premier contrairement au second.
Schématiquement, le guide "explique" un pays ou des lieux alors que l'accompagnateur gère le quotidien du groupe; c'est à dire qu'il s'occupe du transport, de l'hébergement, établit le planning des visites et gère le budget du groupe, plus le cas échéant essaye de résoudre tous les problèmes qui peuvent survenir en cours de route. Donc deux fonctions différentes quoique souvent liées dans les faits.
Autre chose, un accompagnateur n'est ni une nounou, ni un psy, ni un boy et n'est pas là non plus pour faire de l'assistanat. En clair, c'est aussi à chacun de se prendre un minimum en charge même lorsque l'on voyage en organisé !
- Questions au sujet de l'accompagnateur :
Sans vouloir généraliser, on s'aperçoit que les petites structures disposent souvent de meilleurs accompagnateurs que les grosses. Il est en effet plus facile d'en trouver un ou deux de bons que cinquante sur une même destination. Mais au delà de ça, c'est vrai que ce sont d'abord la "personnalité" de ce dernier et son envie de faire partager quelque chose qui font généralement la différence.
Question légitime que se posent souvent les participants à un voyage : l'accompagnateur connaît-il la destination et/ou parle-t-il la langue ? Même si cela est bien sûr un plus, cela ne garantit pas pour autant la "qualité" de celui-ci. Dans les faits, connaître la région à défaut du pays et maîtriser un minimum l'anglais sont le plus souvent suffisants. Car n'oublions pas que le point fort de l'accompagnateur doit plutôt se situer dans sa capacité à se débrouiller et s'adapter aux situations et à trouver des solutions à tous les problèmes ou manques qui pourraient surgir lors du voyage. Bref, il n'est peut-être pas toujours utile de trop se focaliser sur ses "connaissances".
Autre question parfois posée : est-il salarié du voyagiste ? Sous-entendu que cela impliquerait de meilleures compétences. Là aussi les choses ne sont pas aussi simples. Pour commencer, ce ne sont pas les accompagnateurs qui choisissent mais les T.O. avec pour certains le filon du bénévolat (et de l'offre/demande) exploité à outrance. En clair certains accompagnateurs "bénévoles" travaillent depuis des années pour des agences et n'ont de fait rien à envier en terme de compétences à d'autres qui sont salariés. Par contre, c'est vrai aussi qu'il peut arriver que ce bénévolat démotive un accompagnateur ("je me fait exploiter par un TO qui se fait de l'argent sur mon dos") ou en tous cas ne le motive pas vraiment ("pourquoi s'impliquer dans ces conditions; autant profiter du voyage comme les autres").
Bref, ce n'est pas toujours évident. D'où l'intérêt de pouvoir rencontrer ou même simplement dialoguer avec son accompagnateur avant le départ.
• Label "équitable" ou autre
Le tourisme durable, équitable, solidaire, etc, est à la mode et est un argument repris par de nombreux voyagistes pour leurs circuits. Si vous êtes sensibles à cette thématique, vérifiez bien en quoi consiste l'action du voyagiste et son argumentaire. Et n'hésitez pas à poser des questions... pour voir si tout cela n'est pas au final qu'un simple motif publicitaire qui surfe sur l'air du temps.
Dernière chose, demandez si les accompagnateurs sont rémunérés pour leurs prestations. Certains voyagistes ayant en effet parfois tendance à oublier que "l'équitable" commence déjà au niveau des gens qu'on emploie...
• Points divers
- Si vous recherchez les contacts avec les populations locales, favorisez les circuits qui utilisent les transports locaux plutôt que les véhicules des agences.
- De même, si vous souhaitez disposer à l'occasion de votre temps, choisissez les programmes qui incluent des journées libres, et encore une fois les petits groupes où il est toujours plus facile d'adapter l'itinéraire en tenant compte des envies de chacun.
- Au niveau confort et difficultés, soyez conscients de vos envies et de vos limites. Renseignez-vous avant sur ce qui vous attend à ce sujet.
- Enfin, n'oubliez pas que la réussite de tels circuits repose aussi - et surtout - sur la motivation des participants à vivre un voyage un peu "différent" quoique organisé. Donc mieux vaut avoir des facultés d'adaptation à la vie de groupe, parfois une souplesse quant au confort, plus bien sûr une curiosité qui poussera vers l'autre (l'accompagnateur crée le contact, aux participants ensuite de le développer).
• Quelques "spécialistes"
> Vos expériences et discussions sur ces voyagistes.
Pas forcément beaucoup de spécialistes. Dans le lot :
. Adeo
. Arvel
. Continents insolites
. Nouvelles Frontières
. Tamera
. Voyageurs du Monde
Circuits "aventure"
De l'itinéraire accessible à tous à l'aventure extrême qui demande une excellente condition physique, voire psychologique, ces circuits sont la plupart du temps orientés vers la nature et les grands espaces. Souvent au programme : marche, bivouac, tout terrain et des étapes parfois un peu dures tant au niveau climatique que du milieu.
Au delà des remarques concernant les circuits "découvertes" également valables, quelques autres points sont aussi à prendre en considération pour ce type de voyage.
• Contraintes et limites
Avant de se lancer dans l'aventure mieux vaut d'abord savoir si ce type de circuit correspond réellement à ses envies et capacités (il existe toutefois des circuits de différents niveaux). Pas la peine de se surestimer ni d'ailleurs se sous-estimer (on n'a rien à prouver); se mettre ou s'imaginer en situation pouvant apporter un début de réponse.
Encore plus que pour les "circuits découverte", la vie de groupe et ses contraintes, l'acceptation d'un confort rudimentaire et des facilités générales d'adaptation seront nécessaires à chacun pour la réussite du voyage. Et sur le plan physique, pour les voyages les plus difficiles, un bilan de santé préalable peut s'avérer nécessaire sinon même obligatoire.
• Le voyagiste
Par rapport au voyagiste, il est utile de connaître sa réputation et son sérieux dans ce domaine, l'état de compétence de ses guides et accompagnateurs, de même que la logistique (matériel récent, gages de sécurité, etc) prévue lors des circuits notamment les plus aventureux. Egalement privilégiez les groupes restreints.
Sur le plan financier demandez, surtout pour les milieux extrêmes où il est cher, si le "petit matériel" personnel tels que tente, duvet, etc, sont prêtés ou à la charge des participants.
Enfin, une fois sur place, sachez d'avance si les tâches quotidiennes et surtout le portage seront assurés par les clients ou des personnes extérieures ?
• Quelques "spécialistes"
> Vos expériences et discussions sur ces voyagistes.
Il existe en gros une quinzaine de bons spécialistes reconnus en France dont les documentations ne sont toutefois, la plupart du temps, disponibles qu'auprès des agences de la marque ou en ligne.
. Allibert (treks montagnes et déserts)
. Akaoka (treks et randos de tous types)
. Atalante (rando pédestre)
. Chamina (idem)
. Club Aventure (dominantes treks)
. Explorator (randos découvertes et autres)
. Fleuves du Monde (les fleuves)
. Grand Nord-Grand Large (milieux polaires)
. La Balaguère (rando et trekking)
. La Route du Sahara (Sahara)
. Nomade (dominante treks)
. Point Afrique (Sahara)
. Terres d'aventure (le voyage à pied)
. Tirawa (rando et trekking)
. UCPA (orienté jeunesse)
. Visages-Trekking (rando et trekking)
A noter également un bon choix de TO britanniques pour cette catégorie de voyages et plus particulièrement aussi le voyage "longue durée".
Que l'on parte à l'aventure, dans un but de découverte "simple", ou à la rencontre des trésors culturels d'un pays, l'amateur régulier ou occasionnel de circuits organisés à tout intérêt à bien choisir son tour-opérateur et éplucher les programmes des uns et des autres avant de se décider.
Quelques conseils pour éviter les problèmes et désillusions...
Petits rappels
De façon générale, un voyage organisé est la constitution d'un groupe par plusieurs individuels ne se connaissant pas à l'origine et ayant choisi une même formule de circuit sur plusieurs jours (souvent 2 ou 3 semaines) avec accompagnateur et parfois guide.
De même, un circuit sous-entend plusieurs déplacements et hôtels dans le pays contrairement à un séjour qui, lui, correspond à un lieu fixe d'hébergement depuis lequel seront proposées en option différentes excursions ou activités.
Globalement, on trouve des circuits sur un très grand nombre de destinations contrairement aux séjours qui eux sont souvent limités aux endroits les plus "touristiques".
Des circuits pour qui et pourquoi ?
Même si ABM encourage le voyage, proche ou lointain, en individuel, nous pensons toutefois que les formules organisées ou séjour peuvent s'avérer intéressantes - sinon utiles - dans de nombreux cas. Et de toute façon il n'y a aucune "honte" ou complexe à avoir à partir en organisé.
• Pour débuter...
Tout d'abord, il semble nécessaire de rappeler que le voyage organisé est de moins en moins synonyme de troupeaux visitant au pas de charge un maximum de choses en un minimum de temps. Même si certains tour-opérateurs persistent encore dans cette orientation, nombreux sont ceux qui ces dernières années ont su développer des produits de qualités adaptés à la demande, mais aussi et surtout en rapport avec ce que peut être le voyage, notamment dans le respect des pays et populations visités.
Concrètement, le voyage comme toutes choses s'apprend. Débuter par des circuits organisés peut déjà permettre au voyageur novice de se "tester" (surtout pour des destinations peu évidentes ou pas faciles) avant de continuer ensuite à découvrir le monde par lui-même. De même, chaque continent présente des spécificités propres en matière de difficultés à voyager; dans certains cas une première approche organisée peut aider à une meilleure découverte ultérieure. C'est en partie dans ce but qu'ont été d'ailleurs créés les "circuits découvertes".
En parallèle, rappelons qu'il existe aussi des formules très souples où le voyageur n'achète que quelques prestations (location de voiture, nuitées, visites guidées, etc) qui compléteront sa découverte individuelle.
• Simplifier les "contraintes"
- Eviter les grosses contraintes :
Une autre raison pour partir en organisé réside dans les difficultés matérielles (surtout si l'on ne dispose que de peu de temps) qu'il y aurait à organiser soi-même un périple identique. Un trek ou une expé en milieu difficile (déserts, montagnes, pôles...) demande presque toujours de gros moyens, une certaine logistique, de même qu'un encadrement que sauront toujours proposer les professionnels des "circuits aventures". Sans parler à l'occasion des autorisations et autres tracasserie en tous genres que l'équipe d'encadrement sera plus apte à négocier.
- Préparation et organisation :
Cela dit, au delà de ces grosses contraintes, c'est aussi et surtout l'envie pour certains de se simplifier les choses en matière de préparation et d'organisation de ses vacances, y compris sur place. Même si tout cela peut faire partie aussi des plaisirs des voyages ou n'est pas forcément toujours des plus compliqué.
Le manque de temps avant un départ, les craintes de ne pas bien faire ou de passer à côté, la non maîtrise de l'anglais ou de la langue locale, etc, sont les raisons le plus souvent évoquées.
• Ne pas partir seul
Encore une des raisons que l'on retrouve chez nombre de participants à des circuits. Même si l'on peut en facilement trouver des coéquipiers pour un voyage, la peur de se retrouver tout seul - ou d'avoir fait un mauvais choix - incite également à partir en organisé.
• Voyages spécifiques
Enfin, si l'on est féru d'histoire, de culture, ou de n'importe quel domaine pointu ou technique, la présence d'accompagnateurs ou de guides spécialisés dès le départ permettra d'entrée une meilleure approche du voyage. D'où l'existence de "circuits culturels ou thématiques" dans la programmation de certains voyagistes.
Avantages et inconvénients des circuits organisés
• Avantages
Donc, ce type de formule permet à ceux qui n'ont pas le temps ou ne se sentent pas capables d'organiser un voyage, qui ne parlent pas la langue locale ou même juste un peu l'anglais, ceux qui sont seuls, ont peur de passer à côté de plein de choses, ou même qui n'ont pas envie de "s'embêter" à gérer leurs hébergements et transports sur place de pouvoir partir. Qui plus est, les circuits organisés permettent parfois aussi de rencontrer des gens que l'on pourra ensuite revoir au retour si l'on a envie.
• Inconvénients
A l'opposé, ces circuit ont également un certain nombre d'inconvénients.
A la longue, la vie de groupe peut parfois s'avérer un peu pesante, voire même plus dans certains cas, sans que pour autant on ait trop l'occasion de s'y soustraire. De plus, lorsque le groupe est trop nombreux cela peut facilement virer au "troupeau" dans les visites, transports locaux, restos ou hôtels.
Les itinéraires et la durée des étapes/visites étant quasiment toujours prédéfinis il y aura obligation de devoir s'adapter et donc parfois d'avoir quelques regrets par rapport à ses envies.
Enfin, la formule étant encadrée (accompagnateur et parfois guide), on pourra facilement tomber dans la "passivité" en se laissant mener et de fait passer à côté de plein de choses. Voire même, ce qui est plus regrettable (et malheureusement aussi de plus en plus fréquent), se comporter au final comme un simple consommateur vis à vis du pays, des gens et de ses encadrants...
• Et au niveau financier ?
Partir en organisé revient-il plus cher que de voyager en individuel ?
Oui et non car tout dépend des prestations fournies. Si le voyage est "moyen ou haut de gamme" dans les hébergements, transports, avec des visites guidées au programme, ou s'il nécessite une certaine logistique, la formule organisée reviendra moins cher que les mêmes choses réalisées en individuel; ne serait-ce déjà que par rapport aux tarifs négociés sur le nombre de participants ou plus largement par le T.O. vis à vis de ses partenaires (sans parler de l'aérien). Même en tenant compte de la marge du voyagiste, on ne sera pas forcément perdant.
Par contre, si les prestations sont moindres, l'intérêt financier risque fort de l'être tout autant...
Des questions pour bien choisir
• Contenu de la prestation et suppléments
Tout d'abord, autant savoir ce qui est ou pas compris dans le prix de son circuit.
Le plus souvent, le tarif de base affiché par un voyagiste pour un circuit comprend le transport (généralement sans les taxe d'aéroport), les hébergements avec petit déjeuner (et parfois un repas), les transports (locaux et/ou de plus en plus souvent affrétés pour le groupe), plus la présence de l'accompagnateur (plus rarement de guides). Dans le cas de treks le matériel, et pour ce qui est des circuits culturels la présence d'un guide sont aussi souvent inclus.
- Quelques "oublis"... :
Outre évidemment les dépenses perso ou pourboires, les prix d'entrées des visites ne sont par contre pas toujours compris dans le programme. Si cela peut se comprendre pour des visites d'un intérêt "relatif", ça l'est nettement moins lorsqu'il s'agit d'incontournables que tous les participants feront à coup sûr (on frôle même parfois l'escroquerie !). Idem pour ce qui est des assurances.
Bref, au final, le prix réel de la prestation à payer s'élèvera souvent à plusieurs dizaines, voire centaines d'Euros en plus du tarif affiché qui n'est là que pour attirer la clientèle ou positionner le voyagiste par rapport à la concurrence.
- En résumé :
Les principaux points à voir pouvant s'avérer être des "suppléments" par rapport aux prix affichés :
. Les frais de dossiers d'agence.
. Les taxes aériennes et redevances passagers.
. Les assurances obligatoires.
. Petits déjeuners et repas.
. Les entrées des "visites/sites incontournables".
. La prestation d'un ou plusieurs guides.
. Le matériel dans le cas de treks.
• Autres questions
En plus des précédentes sur les "suppléments" :
- De manière générale quelle que soit la dominante du circuit choisi (sachez faire la différence), on doit tenir compte des catégories de personnes avec qui l'on souhaite voyager, de même que la faisabilité de celui-ci si l'on voyage avec des enfants ou si l'on a par exemple un problème de santé. Donc, se renseigner avant sur la composition du groupe (nombre, moyenne d'âge, niveau physique en cas de treks, etc). Ne pas oublier aussi que de plus en plus de voyagistes proposent des circuits seniors, débutant, famille, etc. Autant choisir au mieux.
- Même chose sur le "confort" notamment au niveau transports (par exemple local ou affrété) et hébergements (camping, hôtels, catégories, etc). Autant à l'évidence que cela corresponde à ses attentes et à sa manière de voyager.
- Important à connaître également, le nombre et la longueur des étapes afin de ne pas passer tout son temps dans les transports; privilégiez d'ailleurs plus la qualité à la quantité.
- Petit détail non négligeable, pour ce qui est des guides locaux et accessoirement des accompagnateurs du groupe, demandez s'ils sont francophones ou non.
- Bien entendu, ayez aussi une idée des meilleures périodes de voyage sur place.
- Comparer les prix pour des prestations identiques est évidemment recommandé, tout en sachant que comme pour l'aérien mieux vaut éviter les dates de grands départs/retours pour faire des économies. Renseignez-vous aussi sur les suppléments possibles.
- Assurez-vous que votre voyagiste propose des départs garantis, c'est à dire qu'en dessous d'un certain nombre de participants le voyage ne sera pas annulé. Demandez d'ailleurs à quelle date vous aurez confirmation du départ et le cas échéant prévoyez aussi un circuit "de secours".
- Sachez enfin, qu'une fois le programme achevé, il est souvent possible de prolonger à titre personnel son séjour sur place (demandez alors un retour différé au TO).
• Documentation
Pour les circuits comme pour le reste, la documentation est de moins en moins papier et de plus en plus virtuelle sur les sites des différents voyagistes (cf. pages suivantes). A signaler cependant que le contenu de nombreuses "brochures papier" est également disponible sur le site de TourMag.
Dernier point, au delà des T.O. que nous citons ici, il en existe bien d'autres proposant des circuits. Pour les adresses, on renvoie à "l'annuaire" de Yahoo sur le sujet ou encore à un petit topo de l'Internaute sur les agences spécialisés (selon les personnes, goûts...).












