En matière d'organisé, les circuits "aventure" et "découverte" sont ceux qui (en principe) se rapprochent le plus du voyage en "individuel".
Circuits "découverte"
Quelques considérations et points à prendre en compte dans le choix d'un circuit "découverte" :
• Généralités
- A savoir :
Paradoxalement trouver un bon circuit dans la catégorie "découverte" n'est pas toujours évident. Pas que le choix en matière d'agences ou de destinations soient forcément limités, mais plutôt parce que rares sont les circuits qui, tout en restant organisés, offrent une approche et une liberté se rapprochant du voyage individuel tant dans les contacts que la mobilité.
A noter parfois une nuance dans ce type de prestations avec celles proposées pour une première découverte qui se limiteront aux sites incontournables d'un pays, et celles faites pour une approche plus approfondie qui vous mèneront avec certains voyagistes vers d'autres lieux plus insolites.
- Vocabulaire :
A signaler que nombre de "circuits découvertes" sont labellisés "aventure" par des voyagistes qui d'ailleurs n'hésitent pas non plus à employer des termes comme "expédition" dans leurs descriptifs. Un vocabulaire tout à fait bidon, à vocation purement commerciale, dès lors que de tels circuits ne sortent qu'assez rarement des sentiers battus et se font de plus en plus avec des véhicules privés et des hébergements au minimum "milieu de gamme".
• Nombre de participants
Premier élément à vérifier pour choisir son circuit est le le nombre de participants prévu. Trop souvent celui-ci dépasse la douzaine pour atteindre parfois... la trentaine ! Dans ce cas peut-on espérer réellement une quelconque découverte lorsque l'on débarque aussi nombreux dans un petit village, visite un site ou assiste à un événement ? Sans parler des visites qui s'agenceront souvent au départ d'un hôtel "camp de base" (pas facile de trouver tous les soirs 20 lits dans des hôtels différents !) et qui rallongeront d'autant les temps de transport, voire même interdiront l'accès à certaines régions aux infrastructures limitées ou trop éloignées.
Donc, sans hésitation aucune, boycottez les circuits programmés à plus d'une douzaine de participants généralement le fait de voyagistes avant tout soucieux d'un maximum de rentabilité (ce sont d'ailleurs aussi souvent les mêmes qui "oublient" de rémunérer leurs accompagnateurs; à boycotter également).
• L'accompagnateur
- Son rôle :
On rappelle qu'un accompagnateurs n'est pas un guide. Déjà, il n'existe pas de formation ou de diplôme pour le premier contrairement au second.
Schématiquement, le guide "explique" un pays ou des lieux alors que l'accompagnateur gère le quotidien du groupe; c'est à dire qu'il s'occupe du transport, de l'hébergement, établit le planning des visites et gère le budget du groupe, plus le cas échéant essaye de résoudre tous les problèmes qui peuvent survenir en cours de route. Donc deux fonctions différentes quoique souvent liées dans les faits.
Autre chose, un accompagnateur n'est ni une nounou, ni un psy, ni un boy et n'est pas là non plus pour faire de l'assistanat. En clair, c'est aussi à chacun de se prendre un minimum en charge même lorsque l'on voyage en organisé !
- Questions au sujet de l'accompagnateur :
Sans vouloir généraliser, on s'aperçoit que les petites structures disposent souvent de meilleurs accompagnateurs que les grosses. Il est en effet plus facile d'en trouver un ou deux de bons que cinquante sur une même destination. Mais au delà de ça, c'est vrai que ce sont d'abord la "personnalité" de ce dernier et son envie de faire partager quelque chose qui font généralement la différence.
Question légitime que se posent souvent les participants à un voyage : l'accompagnateur connaît-il la destination et/ou parle-t-il la langue ? Même si cela est bien sûr un plus, cela ne garantit pas pour autant la "qualité" de celui-ci. Dans les faits, connaître la région à défaut du pays et maîtriser un minimum l'anglais sont le plus souvent suffisants. Car n'oublions pas que le point fort de l'accompagnateur doit plutôt se situer dans sa capacité à se débrouiller et s'adapter aux situations et à trouver des solutions à tous les problèmes ou manques qui pourraient surgir lors du voyage. Bref, il n'est peut-être pas toujours utile de trop se focaliser sur ses "connaissances".
Autre question parfois posée : est-il salarié du voyagiste ? Sous-entendu que cela impliquerait de meilleures compétences. Là aussi les choses ne sont pas aussi simples. Pour commencer, ce ne sont pas les accompagnateurs qui choisissent mais les T.O. avec pour certains le filon du bénévolat (et de l'offre/demande) exploité à outrance. En clair certains accompagnateurs "bénévoles" travaillent depuis des années pour des agences et n'ont de fait rien à envier en terme de compétences à d'autres qui sont salariés. Par contre, c'est vrai aussi qu'il peut arriver que ce bénévolat démotive un accompagnateur ("je me fait exploiter par un TO qui se fait de l'argent sur mon dos") ou en tous cas ne le motive pas vraiment ("pourquoi s'impliquer dans ces conditions; autant profiter du voyage comme les autres").
Bref, ce n'est pas toujours évident. D'où l'intérêt de pouvoir rencontrer ou même simplement dialoguer avec son accompagnateur avant le départ.
• Label "équitable" ou autre
Le tourisme durable, équitable, solidaire, etc, est à la mode et est un argument repris par de nombreux voyagistes pour leurs circuits. Si vous êtes sensibles à cette thématique, vérifiez bien en quoi consiste l'action du voyagiste et son argumentaire. Et n'hésitez pas à poser des questions... pour voir si tout cela n'est pas au final qu'un simple motif publicitaire qui surfe sur l'air du temps.
Dernière chose, demandez si les accompagnateurs sont rémunérés pour leurs prestations. Certains voyagistes ayant en effet parfois tendance à oublier que "l'équitable" commence déjà au niveau des gens qu'on emploie...
• Points divers
- Si vous recherchez les contacts avec les populations locales, favorisez les circuits qui utilisent les transports locaux plutôt que les véhicules des agences.
- De même, si vous souhaitez disposer à l'occasion de votre temps, choisissez les programmes qui incluent des journées libres, et encore une fois les petits groupes où il est toujours plus facile d'adapter l'itinéraire en tenant compte des envies de chacun.
- Au niveau confort et difficultés, soyez conscients de vos envies et de vos limites. Renseignez-vous avant sur ce qui vous attend à ce sujet.
- Enfin, n'oubliez pas que la réussite de tels circuits repose aussi - et surtout - sur la motivation des participants à vivre un voyage un peu "différent" quoique organisé. Donc mieux vaut avoir des facultés d'adaptation à la vie de groupe, parfois une souplesse quant au confort, plus bien sûr une curiosité qui poussera vers l'autre (l'accompagnateur crée le contact, aux participants ensuite de le développer).
• Quelques "spécialistes"
> Vos expériences et discussions sur ces voyagistes.
Pas forcément beaucoup de spécialistes. Dans le lot :
. Adeo
. Arvel
. Continents insolites
. Nouvelles Frontières
. Tamera
. Voyageurs du Monde
Circuits "aventure"
De l'itinéraire accessible à tous à l'aventure extrême qui demande une excellente condition physique, voire psychologique, ces circuits sont la plupart du temps orientés vers la nature et les grands espaces. Souvent au programme : marche, bivouac, tout terrain et des étapes parfois un peu dures tant au niveau climatique que du milieu.
Au delà des remarques concernant les circuits "découvertes" également valables, quelques autres points sont aussi à prendre en considération pour ce type de voyage.
• Contraintes et limites
Avant de se lancer dans l'aventure mieux vaut d'abord savoir si ce type de circuit correspond réellement à ses envies et capacités (il existe toutefois des circuits de différents niveaux). Pas la peine de se surestimer ni d'ailleurs se sous-estimer (on n'a rien à prouver); se mettre ou s'imaginer en situation pouvant apporter un début de réponse.
Encore plus que pour les "circuits découverte", la vie de groupe et ses contraintes, l'acceptation d'un confort rudimentaire et des facilités générales d'adaptation seront nécessaires à chacun pour la réussite du voyage. Et sur le plan physique, pour les voyages les plus difficiles, un bilan de santé préalable peut s'avérer nécessaire sinon même obligatoire.
• Le voyagiste
Par rapport au voyagiste, il est utile de connaître sa réputation et son sérieux dans ce domaine, l'état de compétence de ses guides et accompagnateurs, de même que la logistique (matériel récent, gages de sécurité, etc) prévue lors des circuits notamment les plus aventureux. Egalement privilégiez les groupes restreints.
Sur le plan financier demandez, surtout pour les milieux extrêmes où il est cher, si le "petit matériel" personnel tels que tente, duvet, etc, sont prêtés ou à la charge des participants.
Enfin, une fois sur place, sachez d'avance si les tâches quotidiennes et surtout le portage seront assurés par les clients ou des personnes extérieures ?
• Quelques "spécialistes"
> Vos expériences et discussions sur ces voyagistes.
Il existe en gros une quinzaine de bons spécialistes reconnus en France dont les documentations ne sont toutefois, la plupart du temps, disponibles qu'auprès des agences de la marque ou en ligne.
. Allibert (treks montagnes et déserts)
. Akaoka (treks et randos de tous types)
. Atalante (rando pédestre)
. Chamina (idem)
. Club Aventure (dominantes treks)
. Explorator (randos découvertes et autres)
. Fleuves du Monde (les fleuves)
. Grand Nord-Grand Large (milieux polaires)
. La Balaguère (rando et trekking)
. La Route du Sahara (Sahara)
. Nomade (dominante treks)
. Point Afrique (Sahara)
. Terres d'aventure (le voyage à pied)
. Tirawa (rando et trekking)
. UCPA (orienté jeunesse)
. Visages-Trekking (rando et trekking)
A noter également un bon choix de TO britanniques pour cette catégorie de voyages et plus particulièrement aussi le voyage "longue durée".
Que l'on parte à l'aventure, dans un but de découverte "simple", ou à la rencontre des trésors culturels d'un pays, l'amateur régulier ou occasionnel de circuits organisés à tout intérêt à bien choisir son tour-opérateur et éplucher les programmes des uns et des autres avant de se décider.
Quelques conseils pour éviter les problèmes et désillusions...
Petits rappels
De façon générale, un voyage organisé est la constitution d'un groupe par plusieurs individuels ne se connaissant pas à l'origine et ayant choisi une même formule de circuit sur plusieurs jours (souvent 2 ou 3 semaines) avec accompagnateur et parfois guide.
De même, un circuit sous-entend plusieurs déplacements et hôtels dans le pays contrairement à un séjour qui, lui, correspond à un lieu fixe d'hébergement depuis lequel seront proposées en option différentes excursions ou activités.
Globalement, on trouve des circuits sur un très grand nombre de destinations contrairement aux séjours qui eux sont souvent limités aux endroits les plus "touristiques".
Des circuits pour qui et pourquoi ?
Même si ABM encourage le voyage, proche ou lointain, en individuel, nous pensons toutefois que les formules organisées ou séjour peuvent s'avérer intéressantes - sinon utiles - dans de nombreux cas. Et de toute façon il n'y a aucune "honte" ou complexe à avoir à partir en organisé.
• Pour débuter...
Tout d'abord, il semble nécessaire de rappeler que le voyage organisé est de moins en moins synonyme de troupeaux visitant au pas de charge un maximum de choses en un minimum de temps. Même si certains tour-opérateurs persistent encore dans cette orientation, nombreux sont ceux qui ces dernières années ont su développer des produits de qualités adaptés à la demande, mais aussi et surtout en rapport avec ce que peut être le voyage, notamment dans le respect des pays et populations visités.
Concrètement, le voyage comme toutes choses s'apprend. Débuter par des circuits organisés peut déjà permettre au voyageur novice de se "tester" (surtout pour des destinations peu évidentes ou pas faciles) avant de continuer ensuite à découvrir le monde par lui-même. De même, chaque continent présente des spécificités propres en matière de difficultés à voyager; dans certains cas une première approche organisée peut aider à une meilleure découverte ultérieure. C'est en partie dans ce but qu'ont été d'ailleurs créés les "circuits découvertes".
En parallèle, rappelons qu'il existe aussi des formules très souples où le voyageur n'achète que quelques prestations (location de voiture, nuitées, visites guidées, etc) qui compléteront sa découverte individuelle.
• Simplifier les "contraintes"
- Eviter les grosses contraintes :
Une autre raison pour partir en organisé réside dans les difficultés matérielles (surtout si l'on ne dispose que de peu de temps) qu'il y aurait à organiser soi-même un périple identique. Un trek ou une expé en milieu difficile (déserts, montagnes, pôles...) demande presque toujours de gros moyens, une certaine logistique, de même qu'un encadrement que sauront toujours proposer les professionnels des "circuits aventures". Sans parler à l'occasion des autorisations et autres tracasserie en tous genres que l'équipe d'encadrement sera plus apte à négocier.
- Préparation et organisation :
Cela dit, au delà de ces grosses contraintes, c'est aussi et surtout l'envie pour certains de se simplifier les choses en matière de préparation et d'organisation de ses vacances, y compris sur place. Même si tout cela peut faire partie aussi des plaisirs des voyages ou n'est pas forcément toujours des plus compliqué.
Le manque de temps avant un départ, les craintes de ne pas bien faire ou de passer à côté, la non maîtrise de l'anglais ou de la langue locale, etc, sont les raisons le plus souvent évoquées.
• Ne pas partir seul
Encore une des raisons que l'on retrouve chez nombre de participants à des circuits. Même si l'on peut en facilement trouver des coéquipiers pour un voyage, la peur de se retrouver tout seul - ou d'avoir fait un mauvais choix - incite également à partir en organisé.
• Voyages spécifiques
Enfin, si l'on est féru d'histoire, de culture, ou de n'importe quel domaine pointu ou technique, la présence d'accompagnateurs ou de guides spécialisés dès le départ permettra d'entrée une meilleure approche du voyage. D'où l'existence de "circuits culturels ou thématiques" dans la programmation de certains voyagistes.
Avantages et inconvénients des circuits organisés
• Avantages
Donc, ce type de formule permet à ceux qui n'ont pas le temps ou ne se sentent pas capables d'organiser un voyage, qui ne parlent pas la langue locale ou même juste un peu l'anglais, ceux qui sont seuls, ont peur de passer à côté de plein de choses, ou même qui n'ont pas envie de "s'embêter" à gérer leurs hébergements et transports sur place de pouvoir partir. Qui plus est, les circuits organisés permettent parfois aussi de rencontrer des gens que l'on pourra ensuite revoir au retour si l'on a envie.
• Inconvénients
A l'opposé, ces circuit ont également un certain nombre d'inconvénients.
A la longue, la vie de groupe peut parfois s'avérer un peu pesante, voire même plus dans certains cas, sans que pour autant on ait trop l'occasion de s'y soustraire. De plus, lorsque le groupe est trop nombreux cela peut facilement virer au "troupeau" dans les visites, transports locaux, restos ou hôtels.
Les itinéraires et la durée des étapes/visites étant quasiment toujours prédéfinis il y aura obligation de devoir s'adapter et donc parfois d'avoir quelques regrets par rapport à ses envies.
Enfin, la formule étant encadrée (accompagnateur et parfois guide), on pourra facilement tomber dans la "passivité" en se laissant mener et de fait passer à côté de plein de choses. Voire même, ce qui est plus regrettable (et malheureusement aussi de plus en plus fréquent), se comporter au final comme un simple consommateur vis à vis du pays, des gens et de ses encadrants...
• Et au niveau financier ?
Partir en organisé revient-il plus cher que de voyager en individuel ?
Oui et non car tout dépend des prestations fournies. Si le voyage est "moyen ou haut de gamme" dans les hébergements, transports, avec des visites guidées au programme, ou s'il nécessite une certaine logistique, la formule organisée reviendra moins cher que les mêmes choses réalisées en individuel; ne serait-ce déjà que par rapport aux tarifs négociés sur le nombre de participants ou plus largement par le T.O. vis à vis de ses partenaires (sans parler de l'aérien). Même en tenant compte de la marge du voyagiste, on ne sera pas forcément perdant.
Par contre, si les prestations sont moindres, l'intérêt financier risque fort de l'être tout autant...
Des questions pour bien choisir
• Contenu de la prestation et suppléments
Tout d'abord, autant savoir ce qui est ou pas compris dans le prix de son circuit.
Le plus souvent, le tarif de base affiché par un voyagiste pour un circuit comprend le transport (généralement sans les taxe d'aéroport), les hébergements avec petit déjeuner (et parfois un repas), les transports (locaux et/ou de plus en plus souvent affrétés pour le groupe), plus la présence de l'accompagnateur (plus rarement de guides). Dans le cas de treks le matériel, et pour ce qui est des circuits culturels la présence d'un guide sont aussi souvent inclus.
- Quelques "oublis"... :
Outre évidemment les dépenses perso ou pourboires, les prix d'entrées des visites ne sont par contre pas toujours compris dans le programme. Si cela peut se comprendre pour des visites d'un intérêt "relatif", ça l'est nettement moins lorsqu'il s'agit d'incontournables que tous les participants feront à coup sûr (on frôle même parfois l'escroquerie !). Idem pour ce qui est des assurances.
Bref, au final, le prix réel de la prestation à payer s'élèvera souvent à plusieurs dizaines, voire centaines d'Euros en plus du tarif affiché qui n'est là que pour attirer la clientèle ou positionner le voyagiste par rapport à la concurrence.
- En résumé :
Les principaux points à voir pouvant s'avérer être des "suppléments" par rapport aux prix affichés :
. Les frais de dossiers d'agence.
. Les taxes aériennes et redevances passagers.
. Les assurances obligatoires.
. Petits déjeuners et repas.
. Les entrées des "visites/sites incontournables".
. La prestation d'un ou plusieurs guides.
. Le matériel dans le cas de treks.
• Autres questions
En plus des précédentes sur les "suppléments" :
- De manière générale quelle que soit la dominante du circuit choisi (sachez faire la différence), on doit tenir compte des catégories de personnes avec qui l'on souhaite voyager, de même que la faisabilité de celui-ci si l'on voyage avec des enfants ou si l'on a par exemple un problème de santé. Donc, se renseigner avant sur la composition du groupe (nombre, moyenne d'âge, niveau physique en cas de treks, etc). Ne pas oublier aussi que de plus en plus de voyagistes proposent des circuits seniors, débutant, famille, etc. Autant choisir au mieux.
- Même chose sur le "confort" notamment au niveau transports (par exemple local ou affrété) et hébergements (camping, hôtels, catégories, etc). Autant à l'évidence que cela corresponde à ses attentes et à sa manière de voyager.
- Important à connaître également, le nombre et la longueur des étapes afin de ne pas passer tout son temps dans les transports; privilégiez d'ailleurs plus la qualité à la quantité.
- Petit détail non négligeable, pour ce qui est des guides locaux et accessoirement des accompagnateurs du groupe, demandez s'ils sont francophones ou non.
- Bien entendu, ayez aussi une idée des meilleures périodes de voyage sur place.
- Comparer les prix pour des prestations identiques est évidemment recommandé, tout en sachant que comme pour l'aérien mieux vaut éviter les dates de grands départs/retours pour faire des économies. Renseignez-vous aussi sur les suppléments possibles.
- Assurez-vous que votre voyagiste propose des départs garantis, c'est à dire qu'en dessous d'un certain nombre de participants le voyage ne sera pas annulé. Demandez d'ailleurs à quelle date vous aurez confirmation du départ et le cas échéant prévoyez aussi un circuit "de secours".
- Sachez enfin, qu'une fois le programme achevé, il est souvent possible de prolonger à titre personnel son séjour sur place (demandez alors un retour différé au TO).
• Documentation
Pour les circuits comme pour le reste, la documentation est de moins en moins papier et de plus en plus virtuelle sur les sites des différents voyagistes (cf. pages suivantes). A signaler cependant que le contenu de nombreuses "brochures papier" est également disponible sur le site de TourMag.
Dernier point, au delà des T.O. que nous citons ici, il en existe bien d'autres proposant des circuits. Pour les adresses, on renvoie à "l'annuaire" de Yahoo sur le sujet ou encore à un petit topo de l'Internaute sur les agences spécialisés (selon les personnes, goûts...).
Quelques précisions utiles quant aux organisateurs de voyages, les contrats, les annulations - modifications ou encore les litiges pouvant éventuellement survenir (pour ce qui est des billets d'avion seuls, cf.détails).
Infos complémentaires
Divers articles et dossiers en ligne traitant de ces sujets...
• "Vos droits" : lire...
• "En organisé jusqu'où va la responsabilité de l'agence ?" : lire...
• "Comment chiffrer les indemnités d'un voyage raté ?" : lire...
• "Démarches à suivre en cas de litige" : lire...
Quelques définitions pour mieux s'y retrouver dans le domaine du voyage organisé (pour ce qui est de l'aérien seul, cf.détails).
Ce lexique ne reprend que l'essentiel, pour plus de définitions on renvoie à un autre glossaire du tourisme.
• Accompagnateur
C'est la personne chargée d'encadrer un groupe lors d'un circuit. Précision, un accompagnateur n'est pas un guide; le travail demandé à ce dernier n'est pas le même. Schématiquement, le guide "explique" un pays ou un lieu alors que l'accompagnateur gère le quotidien du groupe; c'est à dire qu'il s'occupe du transport, de l'hébergement, établit le planning des visites et gère le budget du groupe, plus le cas échéant essaye de résoudre tous les problèmes qui peuvent survenir en cours de route.
• Agence de voyages
Différent du voyagiste ou tour-opérateur. L'agence ne produit ou ne créé pas de prestations, circuits, séjours, etc. En fait, elle est un intermédiaire et n'effectue que des ventes en percevant une commission de ses fournisseurs. Cela dit, il peut arriver qu'une agence soit aussi très ponctuellement voyagiste sur quelques produits spécifiques qu'elle a monté.
• Agent de comptoir
C'est le vendeur de l'agence auquel vous aurez à faire.
• Autotour
C'est une formule qui combine l'hébergement plus un véhicule de location.
• Carnet de voyage
Remis avant le départ par l'agence aux participants d'un voyage organisé, il comprend généralement un descriptif complet du voyage, un petit guide du pays, des pochettes et étiquettes bagages, plus souvent différents produits promotionnels (sac, casquette, etc).
• Circuit en individuel
Les agences ne font pas voyager que des groupes. Les circuits individuels sont faits pour ceux qui souhaitent partir seuls mais avec des prestations déjà réservées (vols, voiture, visites, etc...).
• Circuit en groupe
C'est la constitution d'un groupe par plusieurs individuels ne se connaissant pas à l'origine et ayant choisi une même formule de circuit avec accompagnateur.
• Circuit découverte
Sous-entend un itinéraire, généralement un nombre limité de participants, souvent des hôtels et transports locaux, la participation de tous; le tout avec un accompagnateur qui gérera le groupe et servira d'intermédiaire avec le pays et sa population.
• Circuit aventure
S'adressent à ceux qui veulent partir en milieu difficile (haute montagne, déserts...) et/ou lorsque cela demande une certaine logistique ou encadrement qui sera pris en charge par le voyagiste. Certains de ces circuits peuvent être de haut niveau, notamment pour ce qui est de la condition physique, et demandent généralement une participation active de tous les participants.
A signaler que chez certains TO, le terme "aventure" est aussi appliqué aux circuits découvertes... sans que pour autant d'ailleurs l'aventure soit réellement au rendez-vous.
• Circuit culturel ou thématique
Pour les férus d'histoire, de culture, ou de n'importe quel domaine pointu ou technique. La présence d'accompagnateurs et/ou de guides spécialisés tout au long du circuit permettra une meilleure approche du voyage.
• Chambre individuelle
Tout le temps ou presque, un supplément sera demandé par les agences à ceux qui veulent bénéficier d'un hébergement individuel.
• Commission
Les voyagistes créent leurs circuits qui sont ensuite revendus partout par des dizaines d'agences généralistes et maintenant aussi des sites web via des programmes d'affiliation.
Pour chaque vente effectuée, le voyagiste commissionnera l'agence (et parfois le vendeur d'une façon moindre). Globalement, s'il ne s'agit pas d'un fixe à la vente, celle-ci touchera en moyenne de 8 à 15% du prix public pour tout ce qui est prestations, séjours ou circuits. Idem pour ce qui est des sites "revendeurs".
• Départ garanti
Parfois proposé par les voyagistes, c'est l'assurance que votre circuit ou séjour partira quel que soit le nombre de participants ou "à partir de" (donc utile de savoir ce qu'il en est avant de se décider). Dans la réalité, les clients de différentes agences sont souvent regroupés en un seul et unique programme.
• Eductour
Terme technique utilisé par les professionnels du tourisme. Un éductour est l'offre faite par les fabricants de voyages à certains personnels d'agences de venir découvrir sur quelques jours (gratuitement ou à peu de frais) leurs nouveaux circuits ou produits. Le but étant bien sûr que les vendeurs soient au courant de leurs offres afin de mieux les proposer ensuite aux clients.
• Expédition
Terme parfois employé par les agence pour désigner un simple "circuit découverte". Mais c'est plus vendeur...
• Fly and drive
En français "avion + auto" pour une formule réservée par l'agence.
• Forfait
Correspond à un ensemble de prestations fournies par l'agence (par exemple : vol + nuitées + visites).
• Groupes constitués
Généralement à partir de 15 personnes (parfois simplement 10), l'agence s'occupe de vous organiser un programme en rapport avec votre demande.
• Guide
C'est la personne chargée "d'expliquer" un pays ou un lieu lors d'un voyage organisé. Elle ne sera pas forcément présente tout au long du séjour, et très souvent le groupe aura à faire à plusieurs guides pendant celui-ci. Précision, un guide n'est pas un accompagnateur qui lui a pour tâche de "gérer" le groupe pendant la durée du voyage.
• "Inclusive Tours"
En gros la même chose que le forfait, il s'agit de l'achat d'un vol plus prestations (hôtel, véhicule, etc).
• J-7 ou J-15 (ou "dernière minute")
Prestations soldées à 7 ou 15 jours d'un départ.
• Journées libres
Très souvent prévues au programme des circuits, elles permettent d'abord aux participants de faire leur shopping ou de visiter/faire ce qui n'est pas prévu au programme.
• Pax
Dans le vocabulaire des agences de voyages signifie un client et/ou un passager d'un vol.
• Prix d'appel
Tarif (très) intéressant sur lequel repose la publicité d'une agence ou d'un voyagiste sur telle ou telle offre... que dans les faits bien peu de gens obtiendront.
• Produits ou prestations
L'ensemble des offres (ou des destinations pour également les produits) qu'une agence peut mettre à disposition de ses clients (vols, séjours, circuits...).
• Réceptif
C'est une agence ou un organisme local qui se chargera d'un groupe organisé lors de son séjour. Souvent les voyagistes proposent des circuits ou des prestations qui en réalité seront pris en charge sur place entièrement par ce type de sous-traitant.
• Séjour
Contrairement aux circuits qui sous-entendent plusieurs déplacements et hôtels dans le pays, le séjour correspond à un lieu fixe d'hébergement depuis lequel seront proposées en option différentes excursions ou activités sur une journée.
• Séjour (ou circuit) combiné
C'est un programme proposé par les agences sur deux destinations ou à l'occasion deux formules (exemple : safari + plage).
• Tour-opérateur ou T.O.
Même chose que voyagiste. Il négocie les prix, monte des produits ou affrète les avions qu'il revendra en direct ou via des intermédiaires. A l'opposé, l'agence de voyages n'effectue que des ventes et perçoit une commission.
• "Tout inclus"
C'est en gros un séjour incluant "vol + hébergement + repas" dans un club ou un hôtel. Si leurs prix sont généralement très intéressants, pour tout ce qui n'est pas compris ça l'est nettement moins..
• Voyage en kit ou à la carte
Formule proposée par les agences aux individuels ou aux groupes constitués qui peuvent ainsi acheter des modules préexistants comme des billets d'avion, des nuits d'hôtels, locations de véhicules, parcours organisés à mettre bout à bout, etc.
• Voyage organisé
De moins en moins synonyme de troupeaux visitant au pas de charge un maximum de choses en un minimum de temps. Même si certains voyagistes persistent encore dans cette orientation, nombreux sont ceux qui ces dernières années ont su développer des produits de qualités adaptés à la demande, mais aussi et surtout en rapport avec ce que peut être le voyage, notamment dans le respect des pays et populations visités. Théoriquement, le voyage organisé comprend au moins le transport plus le logement ou une autre prestation et doit durer au moins de 24 heures.
• Voyage sur mesure
Pour ceux qui recherchent des choses particulières ou ont des demandes spécifiques. Dans ce cas, le client s'adresse à l'agence qui lui proposera une offre personnalisée composée de produits qu'elle créera pour l'occasion.
• Voyagiste
Même chose que tour-opérateur ou T.O.
Si l'on s'en tient à la définition "officielle" un voyage organisé (ou forfait touristique) est "un ensemble de prestations proposé par un tour-opérateur (appelé aussi voyagiste)."
D'après la réglementation européenne, le voyage doit dépasser 24 heures, être vendu à un prix tout compris, et couvrir au moins 2 prestations (transport, logement, excursions, activités, etc).
Dans le cadre de cette rubrique...
Les envies des uns et des autres en matière de voyages devenant de plus en plus diverses et variées, nous avons cependant un peu élargi la définition.
De fait, cette rubrique d'abm.fr intéressera aussi bien ceux à la recherche de circuits, séjours et autres "forfaits traditionnels", que les personnes désirant simplement des prestations plus "ponctuelles" comme la location de véhicule.
On traitera donc ici des :
• Auto-tour (hébergement + véhicule)
• Fly and drive (avion + hôtel)
• Circuits, séjours, "tout inclus"
• Croisières
• Hôtels et locations de vacances
• Location de voiture
• "Train + hôtel"
• Voyages à la carte ou thématiques
Pratique
• L'organisé, c'est quoi ?
Petites précisions sur ce qu'est le "voyage organisé".
• Lexique du voyage organisé
Des définitions pour s'y retrouver dans le domaine de l'organisé.
• Droits et obligations
Quelques précisions quant aux contrats, annulations, litiges, etc.
• Assurances et assistances
Les différents contrats, couvertures, etc, pour voyager à l'étranger.
Circuits
• Comment choisir ?
Des circuits pour qui et pour quoi, plus des questions pour bien choisir.
• Circuits "aventure" ou "découverte" ?
Comment choisir ces circuits, plus les voyagistes spécialisés en la matière.
• Circuits "culturel" ou "thématique" ?
Même chose pour ce qui est des circuits thématiques ou à dominante culturelle.
Séjours et autres prestations
• Séjours "tout inclus"
Le "Tout inclus" et autres prestations similaires.
• Autres prestations
Formules "avion + hôtel", séjours sportifs, thématiques, etc. (à venir)
Infos et prix
• Informations et réservations
Agences, voyagistes, achats en ligne, prestataires locaux... (à venir)
• Au niveau prix
Quelques remarques pour s'y retrouver en matière de tarifs. (à venir)
• Promotions en tous genres
Les offres promotionnelles du moment concernant tous les secteurs du voyage.
Si en Europe et quelques autres pays, le passage de frontières ne présente guère de difficultés pour la majorité des voyageurs français (du moins en principe), il arrive au contraire qu'ailleurs, ou pour certains types de voyages et notamment lorsque l'on est avec son propre véhicule, les choses soient parfois un peu différentes.
◊ A savoir au préalable :
Sans que pour autant les risques de se voir refouler soient énormes, il n'en demeure pas moins vrai que passer une frontière et/ou une douane peut parfois engendrer quelques difficultés, demander du temps et de la patience, et même à l'occasion coûter aussi quelque argent non prévu au programme...
La première chose à savoir (et même la principale) est que les douaniers et la police - et cela que vous le vouliez ou non - seront toujours en position de force par rapport à vous, avec le pouvoir de vous refouler ou d'allonger vos tracas s'ils le désirent (et ils le savent !). Donc, à moins d'avoir de bonnes relations locales ou d'aimer les procédures, les complications et les pertes de temps inutiles, ne l'oubliez pas. Ce qui ne veut pas dire pour autant qu'il faille accepter tout et n'importe quoi sans rien dire ou faire. Il est simplement utile de connaître quelques trucs pour s'éviter trop de désagréments.
◊ Tenue :
Comme tout le monde, vos interlocuteurs vous jugeront d'abord, même inconsciemment, sur votre apparence et votre comportement. Or, dans certains pays, le style sac à dos n'est pas toujours apprécié. Donc, première chose, toujours se mettre sur son 31 pour passer les frontières. Dans nombre de pays du "Tiers-Monde" un voyageur, sous-entendu généralement "un occidental", arrivant pas très net (et donc dans l'esprit de beaucoup, pas très riche) ne sera pas bien perçu des autorités locales, surtout si parmi ses interlocuteurs s'en trouvent certains ayant vécu en Europe ou aux USA.
Le touriste version "Katmandu - routard - zonard" n'est pas vraiment ce que recherchent la majorité des pays; ce qui dans un sens peut être tout à fait compréhensible.Au niveau de la tenue, abstenez-vous aussi de tout ce qui peut choquer tant dans l'originalité excessive que par rapport aux us et coutumes locales. Ainsi, dans beaucoup de pays musulmans, les femmes devront éviter un habillement trop léger (ailleurs aussi mais pour d'autres raisons...). De même, évitez de parler aux douaniers avec vos lunettes de soleil sur le nez. Cela peut en effet être perçu comme un signe de dédain ou, pire, faire planer des soupçons sur vous ("pourquoi cache-t-il son regard ?").
◊ Comportement :
¤ Rester calme :
Certains passages de frontières ou de douanes peuvent parfois s'éterniser. Malgré tout, même si c'est le cas, la règle première est de toujours rester calme. Car même si les choses traînent ou se compliquent, rien ne sert de s'énerver et surtout de jouer à l'occidental donneur de leçons qui vient généreusement offrir ses dollars au pays. Presque toujours, cette attitude consistant à juger les choses d'après ses propres critères, notamment de temps et d'efficacité, renforcera vos interlocuteurs dans leurs convictions et bloquera d'autant plus la situation. Personne n'aime être déconsidéré dans son travail. Donc restez calme et poli; ce qui ne vous empêchera pas d'ailleurs de pouvoir être ferme s'il le faut. C'est juste une question de manière...
¤ "Les autorités supérieures" :
Quant à vouloir, en cas de problèmes, en référer à des autorités supérieures, aux représentants de votre pays, etc, regardez-y à deux fois avant de vous engager.Hormis si les choses deviennent réellement graves, mieux vaut s'abstenir; tant est-il d'ailleurs que vous sachiez à qui vous adresser sur le moment. N'oubliez pas qu'en remontant la hiérarchie, vous risquez de complexifier la situation au point de la rendre à moment donné "officielle", sans réelle possibilité alors d'arrangements à l'amiable ni de sortie "honorable" pour l'une et l'autre des parties. Sans parler du temps et autres désagréments que cela demandera. A la limite, quitte à vous plaindre, faites le après ou au retour auprès des autorités compétentes, même si cela risque fort de n'avoir aucun effet.
¤ Au poste frontière/douane :
- Arrivée terrestre :
Lorsqu'on arrive par voie terrestre, il est parfois assez difficile dans certains postes frontières de trouver au premier coup d'oeil les bureaux et les bons employés. Là aussi pas d'énervements, commencez par regarder et demander autour de vous. Souvent on vous renseignera automatiquement avant même que vous ayez dit quoique ce soit. Contre quelques billets on vous proposera parfois aussi de vous aider dans vos démarches. Comme pour les guides c'est à vous de voir; mais si vous ne parlez pas la langue, vous trouvez face à des formalités un peu complexes ou avez envie de régler les choses rapidement c'est une solution. Comme toujours, négociez bien les prix avant.
Devant "l'animation" qu'il peut parfois régner à l'intérieur d'un poste de douane, pas de panique non plus. Observez les choses et repérez le "chef" à qui vous vous adresserez.Aux postes frontières qui ne voient guère d'occidentaux vous deviendrez vite pour les uns et les autres une curiosité, un faire-valoir (notamment pour le chef), et une source d'approvisionnement en cigarettes (grandes marques appréciées) sinon en devises. Sans pour autant vous faire plumer ne rejetez pas ces contacts, au contraire. Cela permettra de créer une relation dont on tiendra peut-être compte ensuite en cas de problèmes. Quelques mots de la langue locale favoriseront d'autant plus vos échanges.Respectez également les pratiques locales; ne fumez pas si personne ne le fait, ne vous asseyez pas systématiquement par terre car c'est parfois mal vu de la part d'un européen.
Enfin, dans certains pays, mieux vaut que cela soit un homme plutôt qu'une femme qui effectue les démarches et à plus forte raison qui discute s'il y a problèmes.
- Arrivée en avion :
Processus souvent bien plus simple, généralement plus rapide et bien rodé comparé à ce que peuvent être parfois les passages terrestres. Reste aussi que les contrôles, pour de multiples raisons, y sont souvent plus stricts notamment dans les gros aéroports.
De plus, vu le travail à la chaîne qu'effectuent policiers et douaniers, n'espérez pas vraiment établir un "contact particulier" avec ceux-ci pouvant aider en cas de problème. Bref, peut-être encore plus qu'aux douanes terrestres, il est préférable de toujours garder son calme.
◊ Au niveau des problèmes :
Pour ce qui est des embrouilles justement, contentez-vous des vôtres et n'allez pas intervenir dans celles des locaux même si vous êtes témoins de pratiques discutables comme le racket par les policiers (assez courant à certaines douanes africaines), voire certaines interpellations. Il y a peu de chances que vous connaissiez toute l'histoire et d'autre part vous ne pourrez pas faire grand chose.
Bref, par un comportement et une tenue adéquate vous limiterez déjà les difficultés lors de vos passages de frontières.
A l'évidence, autant pour ses documents de voyages que pour ses bagages, mieux vaut être en règle.
De façon générale, c'est aux aéroports que vos bagages seront les plus fouillés, à l'aller (toujours) comme au retour.
Par voie terrestre, les douaniers s'intéresseront un peu moins sinon par curiosité à vos affaires sauf s'ils ont décidé de faire du zèle ou que la frontière se situe dans une zone de trafic ou à risques. Toutefois, gardez en permanence un oeil sur celles-ci pour éviter que l'on se serve de vos bagages pour détourner l'attention de la police en y déposant des choses prohibées (pendant ce temps la voie est libre ou en tous cas moins surveillée pour les vrais trafiquants). D'un autre côté ne transportez rien qui puisse irriter les douaniers : alcools dans certains pays musulmans, aliments et autres denrées interdites pour cause sanitaire, lectures jugées subversives par le régime (à vous de juger lesquelles), etc.
Au mieux vous aurez droit à la confiscation et au pire à une fouille plus approfondie assortie parfois de quelques autres tracasseries. Sur un autre registre n'acceptez jamais de prendre le bagage de quelqu'un que vous ne connaissez pas ou peu, spécialement en avion. Et surtout jamais de drogues, y compris légères ou en toute petite quantité, lors du passage d'une frontière; cela même s'il est reconnu de tous que celles-ci sont en vente libre ou presque dans le pays.
En cas de découverte, vous auriez là de réels ennuis pouvant déboucher sur de longues années de prison et même pire dans certains pays du Sud-est asiatique.N'oubliez pas non plus qu'en rentrant chez-vous vous aurez également à passer la douane de votre pays. On rappelle aux Français que pour les voyages dans l'Union Européenne aussi bien que pour les autres pays il existe des réglementations précises sur les biens et marchandises.
De plus, l'achat de contrefaçons est également un délit, de même que l'importation de certaines plantes et animaux vivants.
◊ Documents de voyage :
En pratique, les difficultés de passage seront le plus souvent liées aux documents de voyage nécessaires. Il peut déjà être utile pour être en règle de s'être renseigné avant le départ ou en cours de route sur les formalités de base (passeport, visa, carnet de vaccination, etc).
◊ Passeport et visas :
¤ Passeport :
Attention à la validité de votre passeport, certains pays exigent en effet que celui-ci soit encore valable 6 mois après la date de retour prévue (et pour peu de tomber sur un contrôleur tatillon...).
¤ Visas :
Même chose si vous partez longtemps pour ce qui est des visas dont certains ont une validité d'utilisation limitée. Dans ce cas, on pourra les prendre soit au dernier moment, soit demander à ce qu'ils soient postadés (ce qui se fait parfois pour quelques jours).
Dans certains pays, le visa peut être théoriquement obtenu à l'arrivée sur le territoire. Si vous avez choisi cette option, demandez confirmations aux autorités consulaires avant de partir (y compris par écrit si vous pensez qu'il y a risques). Et au moment d'entrer dans le pays, évitez si possible le petit poste frontière dans lequel le personnel ne sera pas forcément au courant et qui vous refoulera sans chercher à comprendre.
D'autre part, la durée de votre visa sera fonction de la date retour inscrite sur votre titre de transport ou, si vous continuez par voie terrestre et avez un billet open ou à validité supérieure au séjour autorisé, du bon vouloir du préposé. Très souvent donc à la tête du client; mieux vaut alors là aussi faire bonne impression.
Attention aussi si vous pensez faire plusieurs aller-retour dans le pays, prévoyez dans ce cas un visa à entrées multiples.
Ne pas oublier non plus que s'il faut un visa pour entrer, il faut également la plupart du temps faire tamponner son passeport avant de quitter un pays.
D'où la nécessité de chercher parfois le lieux adéquate qui, d'ailleurs, ne sera pas forcément toujours situé au poste frontière s'il s'agit d'un coin perdu (le bureau en question peut alors être dans une localité plus importante).
¤ Matériel photos/ vidéo, ordinateur :
En parallèle, on pourra parfois vous demander la copie des factures de votre matériel photos, vidéo ou ordinateur portable. C'est cependant relativement rare, et concerne surtout les douanes de votre pays dès lors que vous rentrez d'une destination réputée pour ses bonnes affaires en la matière. Pour éviter les ennuis, on peut faire enregistrer gratuitement son matériel sur une "Carte de libre circulation" valable 10 ans.
Il suffit juste de présenter celui-ci et les factures (y compris de paiement des taxes si l'objet a été acheté à l'étranger) auprès du service des douanes.
• Au delà des documents légaux, on risque fort dans certains pays de s'intéresser aussi à vos ressources et aux motifs de votre voyage.
◊ Motif :
Sur ce point, à moins d'être envoyé par votre entreprise avec tous les papiers en règle, dites toujours que c'est pour tourisme même si vous espérez faire des affaires ou trouver un job sur place.
En effet, dans la majorité des pays, le travail et même les études sont strictement réglementés au niveau des lois et demandent des formalités spécifiques. Et pour ce qui est du voyage d'Affaires, il faut le plus souvent des visas aux coûts nettement supérieurs à ceux pour touristes.
Dans le même genre, évitez si on vous le demande de dire que vous êtes journaliste ou comptez faire un reportage sur le pays; deux choses pas forcément toujours appréciées des autorités, notamment de celles des pays sous le feu de l'actualité. Bref, faites le touriste moyen.
◊ Ressources :
Quant aux ressources elle intéresseront d'autant plus que vous aurez l'air d'un voyageur à petit budget, en clair avec sac à dos. Une carte de crédit, un stock de travellers ou de cash (y compris en petites coupures pour faire plus épais) rassureront toujours. Lors d'une arrivée en avion, on vous demandera souvent l'adresse d'un hôtel. Indiquez toujours un établissement milieu ou haut de gamme (mais pas trop quand même si vous n'avez pas le look), y compris si vous comptez dormir dans l'établissement le moins cher de la ville.
◊ Prestations :
De la même façon, pour certains pays ou certains modes de transports, il est théoriquement nécessaire d'avoir réservé avant sa venue un minimum de prestations. C'est le cas notamment lors d'une arrivée en vol charter (pas en régulier) dans les pays d'Afrique du Nord, le Sénégal où encore la Turquie.
Fort heureusement, pour le voyageur désireux d'organiser seul son séjour, cette contrainte ne demeure que théorique et se trouve de toute façon compensée par les agences qui rajouteront sur votre titre de transport des prestations factices afin de contourner cette obligation mise en place à l'origine par les pays hôtes.
Dans le même but d'augmenter les rentrées financières, mais aussi parfois contrôler les visiteurs comme au Bhoutan, certains pays (ou à l'intérieur même pour certaines régions nécessitant un permis) peuvent à l'occasion refuser d'attribuer des visas aux individuels et n'accueillir que des groupes. En attendant, il faut savoir que de telles règles s'appliquent souvent aux demandes effectuées aux consulats en Europe, alors que dans les pays voisins, ou même aux frontières, l'individuel peut sans peine obtenir son visa.
Le Laos a été, pendant un temps, un cas typique dans ce domaine avec refus de visa fait aux individuels en France et obtention facile à Bangkok ou sur place. En fait, le Bhoutan est le seul pays à avoir une politique stricte en la matière.
◊ Invitation :
Plus contraignant est par contre l'invitation obligatoire (en fait la même chose que des prestations) que l'on retrouve notamment encore pour quelques pays d'Asie Centrale. Là, obligation de passer par une agence locale pour obtenir le visa et pouvoir franchir la frontière.
◊ Billet de continuation ou retour :
Une autre source de "complication traditionnelle" aux frontières est la non-possession d'un billet de continuation. Certains pays, entre autres africains mais aussi les USA, peuvent en effet poser problèmes si l'on ne dispose pas d'un titre de transport pour sortir de chez-eux (et cela parfois dès la demande de visa).Si vous montrez que vous disposez d'assez d'argent et expliquez que vous continuez vers un autre pays, les choses peuvent parfois s'arranger. Toutefois, s'il y a refus, la solution reste d'acheter un billet d'avion plein tarif pour une destination proche. En cas de non utilisation, celui-ci vous sera en effet remboursé sur votre compte bancaire sans pénalités (l'une des caractéristiques principales des pleins tarifs), avec juste quelques frais de dossier. Seul inconvénient, cela peut parfois prendre du certain temps et donc immobiliser une certaine somme.
◊ Papiers véhicules :
Mais bien plus que le voyageur à pied, c'est celui qui se balade avec son propre véhicule qui rencontrera souvent le plus de tracasseries; ne serait-ce déjà que par rapport aux papiers et documents particuliers à son véhicule (assurances, carnet de passage en douane...).
◊ Papiers divers :
Enfin, au delà de tous ces documents "classiques" il y a ceux plus spécifiques au pays (formulaire d'immigration, attestation de paiement de taxes diverses, etc) que l'on n'aura pas intérêt à perdre entre son entrée et la sortie du pays sous peine de complications ou dépenses supplémentaires.
◊ Que faire sur le moment ?
A nuancer toutefois s'il s'agit d'un vol ou d'une perte qui inclus argent et documents de voyages ou "simplement" des équipements.
◊ Bagages seuls :
C'est le moins problématique car on peut toujours continuer son voyage.
La plupart du temps le vol ou la perte a lieu lors du transport en avion, même si bien sûr on peut aussi se faire dépouiller ensuite au cours de son voyage (notamment dans les gares et transports en commun).
Selon les situations, il est utile de faire jouer les responsabilités et/ou son assurance quitte à racheter le plus urgent (garder les factures) et se faire rembourser ensuite. Faire évidemment une déclaration auprès de la police pour les objets de valeur.
◊ Transport aérien :
Logiquement, comme on ne peut garder un oeil sur ses bagages, c'est le moment le plus risqué pour ceux-ci.
Il faut savoir que le nombre de bagages volés ou perdus dans les aéroports a doublé depuis 2001.
Au niveau transporteurs européens, c'est British Airways qui serait la plus concernée avec une moyenne de 23 cas pour 1 000 passagers. Quant à Air France, il y aurait chaque année chez elle environ 290 000 bagages perdus ou retardés.
◊ Réglementation :
En attendant une réglementation précise existe mettant en cause la responsabilité de la compagnie. En cas de perte définitive, les bagages sont ainsi remboursés par le transporteur sur une base la plupart du temps limitée de 20 US $/kg pour les bagages en soute et de 400 US $ par personne pour les bagages cabine (1 400 € maxi pour les vols intra-européens). D'où l'intérêt parfois de souscrire des assurances complémentaires.
Dans la pratique, il est impératif de signaler immédiatement la perte auprès du service bagages du transporteur, ou à défaut de l'aéroport, afin de remplir un imprimé spécial qui permettra d'entreprendre les recherches et servira à la réclamation auprès de la compagnie. S'il s'agit d'une perte à l'arrivée à sa destination les compagnies peuvent, bien qu'il n'y ait pas de réglementation particulière, vous dépanner financièrement ou vous offrir des affaires de rechange en attendant que les bagages soient retrouvés (c'est un préjudice qui est parfois aussi inclus dans certaines assurances bagages).
◊ Conseils :
Pour limiter les risques ou le désagrément évitez bien sûr de mettre des objets de valeur ou de l'argent dans vos bagages, faites une liste de vos biens pour voir plus rapidement ce qui peut avoir disparu, étiquetez vos sacs et valises. De façon générale gardez aussi vos factures et prévoyez une assurance-bagages.
Enfin, réagissez le plus rapidement possible en faisant les déclarations auprès de la compagnie et si nécessaire de la police. Et pour les démarches, gardez votre billet et l'étiquette à code barre donnée à l'enregistrement pour les bagages en soute.
◊ Autre cas :
Bien moins de risques en fait que lors des déplacements en avion. La plupart du temps un minimum de précautions et de bon sens limiteront les problèmes.
Entre autres : utiliser une pochette ou ceinture pour l'argent et ses papiers, garder toujours ses objets de valeur avec soi, ne jamais étaler ses richesses en public (ou même simplement dans sa chambre d'hôtel), ne jamais laisser ses affaires sans surveillance (y compris dans les transports), redoubler d'attention dans les lieux publics ou de grande affluence, utiliser les coffres des hôtels lorsqu'ils existent.Après un vol, faites rapidement une déclaration à la police locale et contactez votre assurance pour les démarches à suivre.
Enfin, en cas d'agression, ne surtout pas résister sous peine que le vol ne dégénère en quelque chose de bien plus grave...
◊ Complément :
- Bagages volés, que faire ? : un dossier de l'Internaute concernant l'aérien.
- Droits du passager aérien : incluant la perte ou le vol des bagages.
- Bagages endommagés ou retardés : dans le domaine de l'aérien, le chapitre d'abm.fr sur le sujet.
◊ Argent et/ou documents :
Evidemment c'est le plus grave, surtout si l'on voyage seul. Et la première chose à faire est d'établir sa déclaration de vol/perte auprès des autorités locales. Début de solution...
◊ Rappel :
On ne le répétera jamais assez, à l'étape il est préférable de ne pas avoir tous ses papiers et valeurs sur soi. Mieux vaut en laisser à son l'hôtel en utilisant leur coffre lorsqu'il existe. Egalement prévoir des photocopies ou mieux des scans sur Internet de ses pièces d'identité et chèques de voyage, billet d'avion, etc.
¤ Passeport :
En cas de vol ou perte de son passeport (ou de sa carte d'identité), faire une déclaration à la police qui établira un papier officiel pouvant servir par la suite, notamment pour signifier qu'on ne peut pas présenter de passeport auprès des autorités.
Ensuite, faire établir un nouveau passeport en allant au service consulaire de l'ambassade ou à un consulat de son pays (voire de l'Union Européenne si celui-ci n'est pas représenté).
Si l'on a une copie du passeport perdu ou si l'on connaît le numéro, la date (même approximative) et la préfecture où il a été établi, il est plus facile pour le consulat de faire les recherches nécessaires pour vérifier et annuler le passeport précédent.
Pour en établir un nouveau, valable 1 an, comme en France il faut 2 photos d'identité et l'équivalent de 89 € en monnaie locale pour payer les timbres fiscaux (d'où l'intérêt d'avoir réglé les questions financières avant).
La demande d'établissement du nouveau document est alors envoyée par fax ou mail à votre sous-préfecture. La réponse peut prendre plusieurs jours et, une fois reçue, le consulat peut alors établir le passeport.
A signaler qu'en cas d'urgence la demande peut être accélérée et l'on obtient alors un passeport provisoire valable généralement 3 mois à renouveler une fois revenu en France (les timbres fiscaux sont par contre payés pour 10 ans et ne doivent pas être payés de nouveau).
¤ Visas :
Si vous aviez vos visas pour des pays à venir, il faudra donc les refaire (et repayer). Le fait d'avoir une copie de ceux établis sur le passeport perdu pourra toujours aider.
¤ Billet d'avion :
De façon générale c'est vous qui seriez tenu comme responsable par le transporteur.Cela dit, avec la généralisation du ticket électronique, le problème ne se pose plus puisque de fait les billets d'avion sont maintenant "dématérialisés". Donc, plus de risques de devoir racheter un autre billet ou de payer une pénalité pour une réémission comme autrefois. Il suffit juste en effet d'avoir son "E-ticket" dans la bal de sa messagerie afin de le réimprimer si nécessaire.
¤ Carte de crédit et travellers :
En cas de vol ou de perte, faire une opposition à sa carte le plus vite possible en téléphonant - en PCV si l'on n'a plus rien - au centre bancaire correspondant en France ou dans le pays d'origine.Pour les chèques de voyage, donner les numéros et présenter les reçus au centre correspondant (American Express, Thomas Cook, Visa...) pour un remboursement rapide. Si on ne les a pas, il est théoriquement possible d'être tout de même remboursé à condition de connaître exactement la date d'achat et l'agence de banque où on les a achetés.
Sinon... adieu argent !
¤ Se renflouer financièrement :
Si on n'a plus d'argent du tout, il existe un moyen d'en obtenir rapidement via la Western Union.
Il s'agit d'une banque américaine (il en existe d'autres, mais celle-ci est la plus répandue dans le monde) qui a des accords avec un ou plusieurs agents locaux dans presque tous les pays du monde : banques, compagnies locales de téléphone, transporteurs de courrier comme les postes, DHL.
Attention toutes les succursales de ceux-ci ne sont pas obligatoirement des représentantes de Western Union; celles qui le sont possèdent une petite enseigne reconnaissable en jaune et noir. Il existe un guide, consultable sur place, qui répertorie toutes les agences pays par pays. Ce livre est bien pratique pour connaître et communiquer l'adresse de l'agence en France la plus proche de la personne qui pourra vous envoyer de l'argent.
Pour cela, il faut téléphoner - toujours en PCV si vous n'avez plus rien - ou mieux envoyer un mail à cette personne pour qu'elle dépose de l'argent (impérativement en espèces) auprès de l'agence en France plus une commission assez importante (mais rien en regard du service rendu). Il semble que le dépôt soit limité à 450 €. Ce dépôt est enregistré sur ordinateur et en moins d'une heure, il est possible de le retirer à l'autre bout du monde dans une autre agence, en monnaie locale ou en dollars américains.
Quant à votre consulat, il pourra juste vous indiquer le meilleur moyen pour que vos proches puissent vous faire parvenir rapidement l'argent dont vous avez besoin. Par contre, il ne vous fera aucune avance.
◊ Que faire quand on a tout perdu ?
"Pour nous, une bonne façon de gérer une crise c'est d'essayer d'abord de l'anticiper:
- avant de partir nous scannons tous les papiers importants (passeport, permis de conduire, etc...) les attachons à un email que l'on s'envoie à soi-même. Ces documents sont ainsi stockés en sécurité sur un serveur. Avec un accès internet on peut les récupérer, les imprimer et faciliter les démarches avec son consulat.
- je porte toujours sur moi mon passeport et la carte d'identité de mon épouse. Elle porte son passeport et ma carte d'identité. Ainsi si l'un perd ses papiers, il lui reste quand même une pièce d'identité chez l'autre.
- en cas de pépin, nous demanderions de l'aide de préférence à un chef de village, un chef religieux, un général, bref toujours au plus élevé dans la hiérarchie locale.
A noter que HSBC propose à ses clients "Premier" de bénéficier d'une avance immédiate de mille dollars US et d'un accès à un bureau avec téléphone et internet. (facilté pas encore testée par nous à ce jour)" .
Robert et Martine.
Ou en d'autres termes à quoi servent les consulats et autres représentations françaises à l'étranger en cas d'ennuis en voyages....
En cas de problèmes à l'étranger les services consulaires de votre pays (ou de n'importe quel pays de l'Union Européenne si vous en êtes ressortissant et que votre pays n'est pas représenté) peuvent vous aider. Mais attention pas pour tout et n'importe quoi.
Au passage, on rappelle que ce sont obligatoirement les consulats ou agents consulaires et non les ambassades (qui s'occupent uniquement des relations diplomatiques entre pays) qui sont à contacter. A signaler aussi que pour ce qui est des expatriés, ceux-ci ont tout intérêt à s'inscrire auprès de leur consulat dès leur arrivée dans un pays.
• Ce qu'un consulat peut faire :
◊ En cas de perte ou de vol de papiers :
Il pourra vous procurer des attestations pour ce qui est du passeport, la carte nationale d'identité ou le permis de conduire sur présentation d'une déclaration faite au préalable auprès de la police locale.
Après vérification, il pourra vous délivrer un laissez-passer vous permettant de rentrer en France ou, après consultation de la préfecture (ou du consulat) ayant émis votre passeport ou carte d'identité, vous délivrer un nouveau document valable un an.
◊ En cas de problèmes financiers :
Il pourra vous indiquer le meilleur moyen pour que vos proches puissent vous faire parvenir rapidement l'argent dont vous avez besoin. Par contre, il ne vous fera aucune avance.
◊ En cas de problèmes avec la justice locale :
S'il s'agit d'une arrestation ou d'une mise en prison, vous pouvez demander à ce que le consulat en soit informé. Celui-ci pourra alors en demander les raisons et faire savoir aux autorités locales que vous êtes sous sa protection.
Après votre accord, il préviendra votre famille et effectuera les démarches nécessaires afin que celle-ci puisse vous rendre visite. Il s'assurera aussi des conditions de détention et du bon respect des lois locales (qui n'auront pas forcément avoir avec les françaises dans une même situation; ce sur quoi il ne pourra d'ailleurs rien changer). Le consulat vous proposera enfin un choix d'avocats pouvant assurer votre défense; les frais étant cependant à votre charge.
◊ En cas de maladie ou d'accident grave :
Le consulat pourra vous mettre en relation avec des médecin agréés par celui-ci, notamment francophones. Il pourra aussi le cas échéant prévenir votre famille et envisager avec elle les mesures à prendre comme l'hospitalisation ou le rapatriement. Dans tous les cas, les frais engagés resteront à votre charge; d'où l'intérêt d'avoir une assurance.
◊ En cas de décès :
Le consulat prendra également contact avec la famille et la conseillera dans les formalités de rapatriement ou d'inhumation du corps. Là aussi les frais seront à la charge de la famille ou des assurances.
◊ Autres problèmes :
Le consulat pourra toujours vous fournir une série d'adresse utiles et vous indiquer la marche à suivre afin de résoudre au mieux ces problèmes.
• Ce qu'un consulat ne peut pas faire :
◊ Vous rapatrier aux frais de l'Etat :
¤ Sauf dans des cas exceptionnels (guerre, catastrophe naturelle) et à la limite sous réserve d'un remboursement ultérieur. Par contre, si votre agence ou votre compagnie aérienne vous laisse en plan, il n'est pas légalement obligé de substituer à celles-ci.. Régler toute dépense ou amende vous concernant..
¤ Vous avancer de l'argent..
¤ Faire office de poste restante et encore moins de garder bagages et documents de ses ressortissants.
¤ Vous délivrer immédiatement un passeport ou une carte d'identité.
¤ Intervenir dans les lois locales puisque tout étranger dans n'importe quel pays est soumis aux législations en vigueur dans celui-ci..
¤ Assurer votre protection si vous possédez en plus la nationalité du pays dans lequel vous vous trouvez.
◊ Plus d'infos :
¤ Consulats français à l'étranger : les adresses des consulats et ambassades de France à l'étranger.
¤ Problèmes divers : diverses situations et les actions possibles de la part des autorités françaises.
¤ Ambassades et consulats : à quoi servent-ils et que peut-on en attendre en cas de problèmes en voyage ? Un dossier du GDR.
Plus...
• Le principe :
L'assistance agit dès qu'on fait appel à elle en mettant en oeuvre différents moyens humains, techniques et accessoirement financiers. Elle intervient dans le cadre du voyage dès lors que l'assuré se trouve dans une situation d'accident ou d'incident. On estime qu'en France un bon tiers des personnes prennent un contrat d'assistance lors de leurs voyages.
◊ Les garanties :
Trois garanties sont généralement prévues dans les contrats d'assistance. A savoir l'assistance médicale, l'assistance véhicule et l'aide juridique.
¤ L'assistance médicale :
C'est la garantie principale et celle que recherchent avant tout les souscripteurs. L'assistance se charge de régler les frais médicaux sur place pour l'assuré suite à un accident ou un problème médical.
. Exclusions de garanties :
Attention la couverture ne s'applique que s'il ne s'agit que de frais médicaux de première urgence dès lors aussi que l'assuré est en bonne santé avant son départ. De plus, certains organismes refusent de couvrir les personnes au delà d'un certains âge (souvent 65/70 ans) ou alors contre supplément. De même, certains pays ou régions considérés comme dangereux sont également exclus.Quant à la pratique de certaines activités dites à risques par les assureurs (plongée, sports aériens...) elle est soit exlcue du contrat, soumise à supplément ou nécessite la souscription d'un contrat spécifique.
. Montant des garanties :
Fort logiquement assurez-vous que le montant des garanties du contrat correspond bien aux réalités du pays que vous allez visiter. En effet, dans certains (dont en premier lieu les USA) la santé demeure hors de prix, et de fait les sociétés se doivent-elles de prévoir une majoration de leur garanties dans ce cas (pas de problème en général).De même, vérifiez bien les plafonds de garanties pour ce qui est les frais de visite d'un proche, et surtout la recherche et les secours si vous pratiquez certaines activités.
. L'intervention :
Pour que l'assistance fonctionne dans sa totalité, il faut impérativement qu'aucun frais n'ait été engagé sans un accord préalable de la socièté en charge du contrat.
Concrètement, en cas de problème, il faut joindre au plus vite celle-ci via le numéro indiqué sur son contrat (d'où l'intérêt de l'avoir toujours avec soi).
Ce numéro fonctionne jour et nuit tous les jours de l'année.
Après appel, c'est la société d'assistance qui décide de l'intervention à effectuer engageant elle-même les frais (attention aux plafonds) et/ou remboursant les frais déjà engagés s'il était impossible de faire autrement (garder les justificatifs).
En matière d'interventions sont pris en charge par quasiment tous les organismes :Le rapatriement uniquement s'il se justifie (dans le cas contraire les soins seront effectués au niveau local),L'envoi d'un médecin si nécessaire,Les frais médicaux hors traitements déjà en cours avant le voyage,L'avance des frais d'hopitaux,Les frais de visite pour les proches,Les frais annexes si une personne s'occupe de vous (transport, hôtel...),Les frais de recherches et de secours si nécessaire,Le rapatriement du corp en cas de décès.
. L'option de la Sécurité Sociale :
Même si l'on n'a pas souscrit d'assistance médicale on peut cependant être couvert selon sa destination.En effet, au niveau de l'Union Européenne (hors Grande Bretagne), la Sécurité Sociale (française) rembourse les frais médicaux selon le barême en vigueur dans le pays visité.
Pour cela, il suffit d'avoir avec soi la carte européenne d'assurance maladie qui remplace désormais le formulaire E111 et qui est à demander à sa CPAM.Hors Union Européenne, les choses sont très variables et fonction notamment des accords existants entre pays (se renseigner).
>> Ameli.fr : la protection sociale lors de vacances, travail ou études à l'étranger.
¤ Assistance véhicule :
C'est une garantie qui prend en charge les frais de remorquage, l'envoi de pièces ou encore le rapatriement du véhicule et des passagers. Le plus souvent cette garantie s'ajoute ou se substitue à l'assurance dont on dispose lorsqu'on voyage avec son propre véhicule ou un de location.
¤ Aide juridique :
L'assistance juridique intervient en cas de litige avec les autorités dans un pays. Elle prévoit la mise à disposition d'un avocat, l'avance de caution pénale ou toute autre assistance dont on peut avoir besoin dans ce cas de figure.
¤ Qui propose ces assistances ?
Elle est le plus souvent automatiquement proposée par l'agence qui vend la prestation.
Ce qui n'empêche pas que vous pouvez déjà être assurés via votre carte de crédit ou mutuelles. Donc, autant savoir ce dont on dispose déjà et pour quelles garanties (montant, franchise...).
Le cas échéant vous pouvez aussi contacter d'autres sociétés spécialisées, comme AVI, proposant ce type de contrat, partenaire d’ABM, AVI propose des assurances voyages à la carte : voyages sportifs, en famille, tours du monde, PVT et offre aux adhérents ABM des réductions sur ses assurances vacances et tours du monde.
• Le principe
L'assurance bagages intervient en cas de vol, perte ou dégradation de bagages. Son but est d'obtenir un remboursement plus intéressant que celui proposé notamment par les transporteurs.Pour qu'elle soit effective, il faut souscrire cette assurance avant le départ. La plupart du temps elle est proposée par l'agence de voyage souvent couplée avec l'assurance annulation-modification.
• Les garanties
L'assurance bagage intervient surtout au niveau de l'aérien (mais aussi hôteliers, croisièristes...). Même si les compagnies aériennes sont responsables légalement du vol, de la perte ou de la dégradation des bagages de leurs passagers leurs plafonds d'indemnisation restent relativement faibles; de 30 à 40 € par kilo (sauf aux USA où là le montant est supérieur).
Bref, avec l'assurance bagages on peut obtenir un remboursement plus conforme à la valeur des objets transportés dès lors qu'on en apporte la preuve.
. Assuré ou pas ?
Le vol, la perte, la dégradation (et parfois avec supplément le retard au niveau aérien) des bagages lors de ses déplacements (avion, bus, voiture...) ou à l'étape (hôtel) sont assurés.
Par contre, si le dommage fait suite à un oubli ou une négligeance de l'assuré le contrat ne fonctionnera pas (d'où l'utilité d'utiliser les coffres dans les hôtels).Ne sont pas assurés non plus les objets dits "fragiles" (voir avec chaque assureur ce à quoi ça corespond).De même, l'argent, cartes de crédit ou autres moyens de paiement pouvant s'être trouvés dans un bagage ne sont jamais assurés (on considère qu'ils n'ont pas à être là).
Idem pour ce qui est des objets précieux, pièces d'identités et titres de transport.Quant à ceux qui voyagent avec des équipements sportifs, mieux vaut qu'ils se renseignent pour savoir si ceux-ci sont assurés et jusqu'à quelle hauteur.
Idem pour certains équipements photos, vidéo, ordinateurs qui dans certains cas peuvent demander eux aussi une assurance complémentaire.Enfin, les objets achetés en cours de route sont généralement inclus dans les garanties.
• Le règlement
. Déclaration
- En cas de vol :Il faut commencer par porter plainte auprès des autorités locales avant d'envoyer ensuite le document à son assureur; celui-ci doit inclure le montant et le descriptif des biens volés.
- En cas de perte :faire une déclaration auprès du transporteur (formulaire) ou de l'hotelier en indiquant le montant et descriptif des biens avant d'envoyer celle-ci à l'assureur.
- En cas de retard (aérien) :Faire également une déclaration auprès de la compagnie.
A signaler que la notion de retard peut être variable selon les transporteurs et assureurs.
- En cas de dommages :Faire constater les dommages par le transporteur ou l'hôtelier ou par un témoin. Il est conseillé de prendre des photos des dégâts.
. Procédure
L'assureur doit ensuite être contacté rapidement puis, au retour, sous 2 jours pour un vol à 5 jours en cas de dommages le dossier complet transmis à celui-ci. Les factures des biens sont à joindre au dossier.
. Remboursement :
Avec certains assureurs une première somme forfaitaire est attribuée à l'assuré le temps de faire les démarches adéquates et surtout subvenir à ses besoins sur place. De même, certaines compagnies aériennes peuvent elles aussi intervenir le temps de la mise en place de la procédure.De façon générale, s'il n'y a pas de problème, les remboursements se font ensuite assez vite (quelques jours) sur les bases définies par le contrat (franchise possible).
• Qui propose cette assurance ?
Elle est le plus souvent automatiquement proposée par l'agence qui vend la prestation.Ce qui n'empêche pas que vous pouvez déjà être assurés via votre carte de crédit, accessoirement certaines cartes fidélité de compagnies aériennes, mutuelles ou assurances diverses notamment habitation. Donc, autant savoir ce dont on dispose déjà et pour quelles garanties (montant, franchise...).
• En cas de non couverture
Fort logiquement il n'y aura pas d'indemnisation. Cela dit, si vous n'avez pas souscrit de contrat bagage pour votre voyage, regardez quand même si au niveau de votre carte bancaire, mutuelles, assurances diverses, etc, il n'y a pas une clause permettant d'espérer un dédomagement.
• Question prix
Variables selon les prestataires et les prestations. De plus, l'assurance bagage est souvent proposée avec bien d'autres choses (assurances et/ou assistances). Sinon, hors autres contrats, comptez de 15 à 30 € .
D'une certaine façon c'est la plus "courante", ou en tous cas celle qui qui fonctionne le plus. Elle s'applique pour le voyage en avion (régulier, low-cost, charter) mais aussi les séjours, circuits, croisières et de façon générale un peu tout et n'importe quoi en terme de prestations.Cette assurance n'est pas obligatoire.
◊ L'assurance annulation :
. Le principe :
L'assurance annulation permet d'être remboursé (moins souvent une franchise et les frais généraux) en cas de renoncement à un voyage à partir du moment où le motif en est inclus dans le contrat.Pour qu'elle soit effective, il faut souscrire cette assurance le jour même de sa réservation.
. Les garanties :
Pour ce qui est des garanties (sous conditions), il y a celles que l'on trouve chez tout les assureurs concernant notamment la maladie-accident-décès (non "prévisibles") de l'assuré ou d'un proche, le vol ou dégâts importants dans son habitation ou ses locaux professionnels, licenciement.
Celles variables d'un contrat à l'autre quoique de plus en plus courantes : maladie-accident-décès ("prévisibles") de l'assuré ou d'un proche, complication de grossesse, refus de visas par les autorités, vol du passeport le jour ou la veille du départ, échec à un examen, divorce, changement par l'employeur des dates de congés, mutation, nouvel emploi, problèmes suite à une vaccination... et même manque de neige dans le cas de sports d'hiver ! Bref, de plus en plus de motifs possibles hormis juste "le manque d'envie de partir".Bien entendu, plus les garanties seront nombreuse et plus le tarif sera élevé. Donc, autant choisir ce qui correspond le plus à sa situation, en lisant d'abord les modalités d'exclusion.
◊ Le règlement :
- Déclaration :
¤ En cas d'annulation, il est obligatoire de notifier celle-ci à l'agence qui a vendu la prestation, parfois même par lettre recommandée, avec les documents la justifiant. De plus, il est impératif de le faire au plutôt (des délais sont souvent stipulés dans le contrat) car les taux de remboursement varient selon le temps restant avant le départ. Sans oublier que nombre d'assureurs prennent en compte la date effective de l'empêchement et non celle de sa déclaration pour ce qui est de l'indemnisation.
- Procédure :
S'il n'y a pas de problèmes les choses vont assez vite et en principe sous une quinzaine après dépôt du dossier complet on peut espérer le règlement. En cas de doute, des pièces justificatives peuvent être demandées de même que parfois des expertises de la part des assureurs ce qui bien sûr décalera d'autant le règlement.
- Remboursement :
Il s'agit du montant de la prestation non effectuée moins quasiment toujours une franchise dont le montant peut s'avérer variable d'un contrat à l'autre (un critère de comparaison).
¤ En cas de non couverture :
Pour ce qui est des pénalités pour une annulation non couverte, elles peuvent varier selon les voyagistes, le type de prestation achetée ou, en matière d'aérien, de vol (voire de compagnies empruntées). Sans oublier que plus on approche de la date du départ plus celles-ci seront importantes, jusqu'à 100% du prix payé dans les derniers jours.- Billets d'avion :A noter qu'au niveau de l'aérien, les frais son toujours plus importants en charters qu'en réguliers, notamment passé J-30. Et d'une moyenne de 15/45 € pour chacun à un mois du départ, les retenues atteignent souvent 100% en charters à J-30/J-21 contrairement aux liaisons régulières pour lesquelles les 100 % ne sont la plupart du temps effectifs que passé J-7. Pour les billets plein tarif des vols réguliers, les choses sont plus souples et l'on peut généralement annuler sans frais.
◊ L'assurance modification :
Elle est généralement couplée avec l'annulation.Outre l'annulation, il peut donc arriver parfois que l'on souhaite apporter des modifications à son voyage; c'est à dire des modifications de dates ou de noms (ou de parcours au niveau de l'aérien).
De fait, si au départ cette modification ne peut apparaître comme une annulation couverte par l'assurance du même nom, des frais seront à la charge du client.
D'ailleurs, notamment dans l'aérien, un changement impliquera parfois une annulation et une réinscription.A signaler que si pour les changements de dates (et de parcours au niveau aérien) les règles sont assez strictes, pour ce qui est du nom les choses sont quand même plus souples.
- Billets d'avion :
Comme pour l'annulation, les règles en charter sont plus draconiennes qu'en régulier négocié.
Et un plein tarif en vol régulier autorisera par contre toutes ces modifications sans pénalités.Quant à la modification de sa date retour une fois sur place, même si les agences en parlent rarement, cela dépend d'abord du type de billet et de la compagnie empruntée. Mais, y compris en régulier négocié, les possibilité de changer sa date existent gratuitement ou à peu de frais dans nombre de cas (se renseigner sur place auprès du transporteur).
◊ L'assurance "interruption de voyage":
Récente (et pas encore trop généralisée) elle concerne notamment les circuits, croisières, séjours. C'est une assurance non obligatoire et généralement couplée avec les deux précédentes.La formule rembourse les frais supplémentaires d'un voyage retour précipité pour raison grave (maladie, accident, décès d'un proche...) et surtout la part de la prestation de voyage non utilisée. Assez souvent une franchise peut être appliquée.
◊ Qui propose ces assurances ?
Elles sont automatiquement proposées par l'agence qui vend la prestation.
Ce qui n'empêche pas que vous pouvez déjà être assurés via votre carte de crédit, accessoirement certaines cartes fidélité de compagnies aériennes, mutuelles ou assurances diverses. Donc, autant savoir ce dont on dispose déjà et pour quelles garanties (montant, franchise...).
Le cas échéant vous pouvez aussi contacter d'autres sociétés spécialisées proposant ce type de contrat.
◊ Question prix :
Très variables selon les prestataires et prestations, les types de contrats et surtout les garanties choisies.
De plus, l'assurance annulation - modification est souvent couplée et proposée avec bien d'autres choses (assurances et/ou assistances).
En attendant, les tarifs essaient de toujours rester compétitifs (et les formules "couple" ou "famille" se développent) vu que dans la pratique un coût trop élevé tend à dissuader nombre de consommateurs.
Et ce même si au delà du prix à payer c'est surtout la couverture et le niveau de remboursement que l'on a d'abord intérêt à privilégier.Bref, en voulant simplement donner un ordre d'idée, pour quelques dizaines d'Euros par personne on a en général de bonnes garanties .
En France, plus de 150 millions de contrats sont enregistrés chaque année, soit l'équivalent de... presque trois par Français ! Mais que couvrent exactement ces contrats d'assurances et/ou d'assistance ? Petit tour d'horizon de l'utile et du superflu...
◊ Quelques rappels et définitions :
¤ L'assurance :
. Définition :
L'assurance prévoie les risques liés au déplacement, qu'il soit préalable au voyage ou dans le cadre de celui-ci. C'est elle qui intervient au retour après accident, dommages ou maladie. Elle rembourse le montant des frais engagés ou indemnise des dommages, pertes ou préjudices subis.
. Les différentes assurances :
Assurance annulation/modification au niveau de l'aérien ou de toute autre prestation avant le départ.
Assurance "interruption de voyage".
Assurance bagages.
Assurance individuelle accident.
Assurance responsabilité civile.
Assurance véhicule ou location logement.
Plus diverses assurances de tous types allant du retard aérien, le voyage en train, à la pratique de certaines activités.
A titre "anecdotique" on pourrait même ajouter les assurances (obligatoires) à un voyage, y compris en individuel, dans un pays comme par exemple la Russie...
Absences et assurance habitation
Lorsqu'on s'absente durant des périodes plus ou moins loin longues, on se pose souvent la question de savoir si on est assuré en responsabilité civile, en maladie, ou comment la voiture doit être assurée pendant les longs mois qu'elle va passer dans le garage.
Il y a une question, en revanche, qu'on se pose bien moins souvent, c'est de savoir si son habitation est toujours assurée durant cette période d'absence. Après tout l'assurance "habitation" est payée chaque année, donc elle devrait être assurée. Or, il faut savoir que ce n'est pas toujours le cas. Certains contrats d'assurance contiennent des clauses "d'inhabitation". Ces clauses prévoient que l'habitation n'est plus couverte si l'assuré en est absent pendant une certaine période dans l'année. Cette période est souvent de 3 mois, qui n'ont pas nécessairement à être consécutifs. Il est donc utile, pour nous voyageurs, de relire nos contrats d'assurance sur ce point.
Source: Magazine "UFC-Que Choisir spécial N°87. Mars 2011".
¤ L'assistance :
. Définition :
Contrairement à l'assurance, l'assistance agit dès qu'on fait appel à elle en mettant en oeuvre différents moyens humains, techniques et accessoirement financiers. Elle intervient dans le cadre du voyage dès lors que l'assuré se trouve dans une situation d'accident ou d'incident.
. Les différentes assistances :
L'assistance peut apporter :
Une aide médicale avec si nécessaire le transfert et le rapatriement éventuel du malade ou blessé vers un établissement de soins adaptés, y compris en France. Egalement, l'avance ou le remboursement des frais engagés dans ce domaine.La remise d'un titre de transport pour un retour anticipé suite au décès d'un membre de sa famille ou au contraire à l'un de ses proches pour une visite en cas d'hospitalisation sur place.Une aide technique pour son véhicule à la suite d'un accident ou d'un incident, plus l'acheminement à destination des bénéficiaires.Une aide juridique en cas de problèmes avec les autorités locales (avocat, caution pénale).
¤ "L'assurance-assistance" et autres "offres globales" :
Même si comme on la vu les deux choses dont différentes, dans la pratique nombre de contrats mélangent de fait les deux prestations. Et si les garanties d'assurance et d'assistance sont normalement délivrées par des intervenants différentes, de plus en plus de sociétés d'assurance proposent à leurs clients des garanties d'assistance et inversement; le tout sous forme le plus souvent de "package" pour ce qui est des options de couvertures.
¤ Obligatoire ou pas ?
Grande question - et parfois débat - que se posent nombre de voyageurs. En fait tout dépend des assurances, de ce que l'on va faire et de comment on va le faire.Mais obligatoire ou pas n'oubliez pas quand même qu'en cas de problème, si vous n'êtes pas assurés, tous les frais engagés seront à votre charge et cela évidemment sans aucun recours. Donc, la petite économie initiale pourra vite se transformer en gouffre financier...
. Pas obligatoire :
Tout ce qui n'engage pas la responsabilité d'un tiers n'implique pas en théorie d'obligation. C'est à dire si vous achetez par exemple un vol sec ou organisez vous-mêmes votre périple.
. Obligatoire :
A l'opposé, si vous achetez notamment un circuit ou un séjour à un prestataire une couverture minimale couvrant les risques d'accidents (et pouvant bien sûr être complétée par de multiples options) est obligatoire conformément à la Loi de 1992 sur la responsabilité des agences et voyagistes.
Même chose, vous devez être assuré, si vous participez à une activité du type rando, ski, plongée, etc, sous la responsabilité d'un tiers (club, agence, association, etc).
A signaler cependant que dans certains cas comme les randos ponctuelles organisées par des associations, une assurance perso "classique" est généralement suffisante.Egalement la location d'un véhicule nécessite évidemment une assurance obligatoire.Quant à aux locations saisonnières (gîte, meublé, etc), s'il n'y a légalement pas d'obligation d'assurance celle-ci peut être cependant exigée par le propriétaire (mais nombre de contrats "habitation principale" incluent la formule à titre d'extension).
. Obligatoire ou pas, s'assurer auprès de qui ?
Logiquement, les professionnels du tourisme disposent de partenaraits avec divers assureurs. De fait, chacun vous proposera à la base les contrats de l'assureur du voyagiste qui vous vend sa prestation.
Ces contrats sont en principe (et même quasiment toujours) adaptés au type de produit vendu, avec comme autre avantage qu'on peut les souscrire lors de son achat.
Cela dit, légalement rien ne vous oblige à choisir l'assureur en question. Vous pouvez en effet prendre un autre prestataire ou faire valoir que vous êtes déjà assuré.Si pour tout ce qui n'est pas obligatoire cela ne pose aucun problème, pour ce qui l'est en revanche il faudra apporter la preuve au voyagiste que votre couverture correspond bien à ce qui est obligatoire. Un peu fastidieux et pas toujours facile...
. A savoir aussi :
Avec la Loi contre "la vente forcée", les agences et autres voyagistes sont tenus de dissocier les assurances-assistance des prestations touristiques qu'ils peuvent proposer.
De plus, même si celles-ci ne sont qu'optionnelles, les agences se doivent de vous informer obligatoirement de leur existence (cela afin d'éviter qu'un client se retourne contre elles pour "non information" en cas de problème).Dernière chose, la vente de contrats d'assurance-assistance offrant d'assez bonnes commissions aux agences de voyages (jusqu'à parfois 30 ou 40%), il arrive que certaines d'entre elles poussent un peu à la consommation... Donc, autant le savoir et connaître ses droits, surtout que pour certaines choses nombre de français sont déjà assurés .









