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vendredi, 11 décembre 2015 09:15

ABM LYON FESTIVAL : LES ILES EN ARCHIPEL

Cette année, le thème de rencontre de notre festival annuel, était : « Les Iles » !

Depuis le matin, adhérents et bénévoles ont préparé le terrain, avec films , photos, journaux et restauration à l'appui, afin d'accueillir dignement les participants !

Le choix étant par définition immense, la sélection des organisateurs s'était finalement portée sur cinq îles ou archipels dont la diversité physique, humaine, climatique, était telle que nous ne pouvions nous ennuyer !!...

Ainsi, de 14h à 22 h, nous avons pu admirer tour à tour : la diversité des îles volcaniques du Cap Vert, la magie des terres sauvages et si proches d'Irlande, la richesse des paysages et de la flore du Sud de Madagascar, la beauté des oiseaux et des terres glacées d'Islande... Nous avons pu également embarquer à bord du navire « Marion Dufresnes » qui relie et ravitaille les scientifiques des Terres Australes et Antartiques Françaises.

Tout ceci étant bien entendu suivi d'entretiens avec nos grands voyageurs…

Nous remercions donc tous ceux qui ont participé par l'intérêt de leurs reportages à la réussite de cette journée, à savoir : Bernadette Couillandeau pour les îles du Cap Vert, Georges et Claudette Eichinger pour l'Irlande; Bernadette Couillandeau, Monique Marques et Suzanne Caruel pour Madagascar, Alain Gomez et Michelle Charrondière, pour l'Islande  et Moniques Adamo pour les T.A.A.F. .

Merci aussi à Josiane Boussac et à tous ceux qui ont préparé les salles et la restauration pour faire de cette rencontre un moment très convivial !



mercredi, 09 décembre 2015 14:29

Retour au Sénégal

Entre villes coloniales et villages de brousse, mer et fleuves, une douceur de vivre balayée par l’harmattan

Dix ans se sont écoulés depuis notre précédent voyage au Sénégal. Le retour en taxi brousse de Banjul, en

Gambie, à Dakar, au Sénégal, nous avait donné l’envie de continuer jusqu’à la frontière mauritanienne. En 2012, Macky Sall est élu président du Sénégal. Élection démocratique qui montre qu’une passation de pouvoir africaine peut se dérouler dans le calme. Cet événement sera le déclencheur de notre voyage, en janvier 2013.

L’idée première était de longer le fleuve Sénégal de Saint-Louis, au nord, jusqu’à Kidira, à la frontière malienne, puis de descendre plein sud dans le parc national du Niokolo Koba. Entretemps, la guerre s’est installée au Mali. Les territoires frontaliers sont devenus sensibles et les touristes ont boudé le Sénégal. Alors, notre route s’est adaptée.

Saint-Louis, ville à deux vitesses À la frontière de la Mauritanie, Saint-Louis s’étend sur trois territoires dans un site exceptionnel et l’embouchure du fleuve bute sur une langue de terre et une île centrale, en guise de centre-ville.

Fierté sénégalaise inscrite au patrimoine mondial. Saint-Louis est une ville à deux vitesses.

La ville coloniale, à l’organisation urbaine planifiée, centre géographique et résiduel, où le patrimoine se délite et se raconte sur guide touristique. N’est pas belle endormie qui veut ! Passé glorieux de ville capitale du XIXe où les femmes métisses et aristocrates, les signares, recevaient dans leur belle maison au patio fleuri. Depuis, les maisons se sont vidées. Certaines sont devenues hôtels, locations pour Européens en manque de soleil. La population active est blanche, si ce n’est l’armée de balayeurs qui repousse imperturbablement saletés et sacs plastiques au-delà des zones visitées. La protection de l’environnement n’est pas une priorité sénégalaise. Dans cette ville économique de près de 200 000 habitants, la vie africaine s’est déplacée hors du centre historique. Deux poilus, un blanc et un noir, veillent sur le pont qui relie les deux quartiers.

À l’est, côté langue de Barbarie, c’est le joyeux bazar d’un quartier surpeuplé où se pratique la pêche jour et nuit, où les enfants se mêlent aux chèvres et les camions aux charrettes. Vêtus de cirés plus ou moins étanches et pieds nus dans des bottes en caoutchouc, les pêcheurs partent et reviennent sans cesse par quinzaine dans les bateaux. Le travail est ingrat mais le geste est beau. Les hommes chantent pour garder les cadences.

À l’ouest, le continent. La ville moderne prend ses aises, tourne dos à la mer et s’arrête brutalement sur une rocade dans un océan de poubelles.

< Véronique Gauthier

Extrait du magazine Globe-Trotters N° 157

mardi, 08 décembre 2015 10:43

Sur la route sacrée du centre du monde

En Asie circulait la légende du mont Meru, centre du monde, et d’un lac, auprès duquel quatre des plus grands fleuves d’Asie prennent leur source.
Cette légende fut ridiculisée par les Occidentaux jusqu’en 1908, quand l’explorateur Sven Hedin découvre le mont Kailash et le lac Manasarovar, lieux de mythique pélerinage.

Juillet, je suis au Tibet depuis deux semaines. Après un trek de quelques jours jusqu’au camp de base de l’Everest, je reprends la route vers l’ouest accompagnée de Ngima, mon chauffeur. Lorsque nous quittons le goudron de la Friendship Highway qui continue vers Katmandou, c’est pour prendre une piste de qualité variable qui longe le versant nord de la chaîne himalayenne. De nombreuses jeeps venues du Népal et remplies de pèlerins hindous nous accompagnent au coeur de paysages de steppes, de lacs aux eaux turquoise, de collines verdoyantes comme arides. Nous sommes sur la route qui mène au centre du monde : le mythique mont Kailash.

Pour une réincarnation positive Faire la khora, tour du mont Kailash (6 714 m) est le but de toute une vie à la fois pour les bouddhistes, les hindous, les bön-po (adeptes de la religion animiste et chamanique qui prédominait au Tibet avant l’arrivée du bouddhisme) et les jaïns.

Pour tous, effectuer le tour du mont Kailash efface les péchés et permet de se rapprocher du nirvana, état d’esprit où l’être humain n’est plus sujet à la souffrance et qui permet de s’affranchir du cycle des vies. N’ayant pas de guide, je m’immisce au sein d’un groupe de pèlerins hindous pour passer les nombreux postes de contrôle chinois. Venus des quatre coins du monde, certains ont déjà fait le pèlerinage plus de dix fois, pour d’autres c’est la découverte.

Lorsqu’au détour d’un virage, le sommet de leurs rêves apparaît enfin, les jeeps s’arrêtent le long de la route et tous descendent.
Ils se prennent dans les bras et plusieurs sont en pleurs : la demeure de Shiva est devant leurs yeux et l’émotion est forte.
Bivouac sur les rives du lac Manasarovar Au petit matin, les pèlerins sont rassemblés pour la puja, cérémonie religieuse. Une petite tente est installée où les plus courageux peuvent se changer avant d’aller se purifier dans les eaux sacrées du lac. Pourtant, je n’en vois aucun les pieds dans l’eau !

Une longue ascension Une heure de route plus tard nous atteignons le village de Darchen, point de départ de la khora. Le lendemain matin, je m’élance gaiement sur le sentier, prête à parcourir les 52 kilomètres autour de la montagne sacrée en trois jours. Ngima, qui a déjà fait la khora une quinzaine de fois, m’attendra au village. Les deux premières heures, je ne croise qu’un troupeau de barhals, moutons bleus, où sont donc les pèlerins ? Je comprends vite : en contrebas du sentier, une piste s’avance au-delà de Tarboche, et les pèlerins hindous y vont en jeep, évitant les huit premiers kilomètres. Marquant l’entrée de la vallée glaciaire de la Lha-chu que l’on remonte jusqu’au Drölma-la, le plus haut col du circuit, Tarboche se repère de loin grâce à son immense mât à prières d’une hauteur de vingt mètres. Tous les ans au printemps, lors de la fête de Saga Dawa commémorant l’illumination de Bouddha, le mât est descendu et les drapeaux de prières sont renouvelés. Il est ensuite redressé avec une attention extrême, car il faut le positionner de manière parfaitement droite afin que l’année s’annonce heureuse.
S’il venait à pencher vers le Kailash, ce serait signe de grands malheurs.

< Angélique Pairault

Extrait du magazine Globe-Trotters de mai-juin 2015 N° 161
vendredi, 04 décembre 2015 09:19

Le chocolat de Baracoa (Cuba)

Développement culturel et économique autour de la richesse de ce coin de paradis atypique et reculé ignoré des circuits classiques.

Baracoa est une ville moyenne au charme rural et colonial avec ses vieilles demeures et ses trois forts. Elle peut de prime abord paraître en ruine, surtout si l’on se contente de parcourir le Malecón, promenade de front de mer, essuyant toutes les tempêtes et cyclones.

Mais située au cœur d’une nature extraordinairement généreuse, le café et le cacao y ont trouvé un terrain idéal pour se développer.

CacaoTrois semaines, trois mois, trois ans… C’est en1688 que le cacao arriva à Baracoa, autour de la baie de Porto Santo, car le climat s’y montrait favorable. Au cours du XIXe siècle. la cacaoculture est même devenue plus rentable que la caféiculture. C’est au-dessus de Baracoa en direction de la Farola que Yosmani, un paysan local, m’accueille dans sa modeste casita (maisonnette en bois) entourée de cacaoyers, arbres de 4 à 8 mètres de haut qui peuvent atteindre près de 10 mètres en forêt.

Le cacaoyer est caractérisé par une tige droite, un bois clair et une écorce brune, fine et lisse.

Le fruit, la cabosse, est long de 10 à 35 centimètres et contient entre 20 et 50 graines de cacao, nourries et protégées par une pulpe blanche appelée mucilage qui fait le délice des singes et des perroquets. Quand un guajiro comme Yosmani plante une graine, on dit qu’il lui faudra attendre trois semaines pour voir une tige sortir du sol, trois mois pour voir la tige se convertir en arbuste et trois ans pour que l’arbre produise son fruit.

Cosecha et lucha Yosmani me raconte qu’il porte le cacao tous les sept jours à la coopérative locale où les graines vont fermenter pendant une semaine avant de sécher entre huit et dix jours au soleil. La récolte bat son plein (cosechafuerte) entre mars et mai et se poursuit de juin à août (cosecha chiquita). Malgré un comptage fait au mètre carré de plantation pour estimer la production théorique, Yosmani avoue ne remettre qu’environ 60 % de sa récolte à l’Etat, et garder le reste pour la consommation familiale mais surtout pour fabriquer des boules de cacao revendues aux touristes.

C’est la lucha, mot désignant souvent le travail au noir, véritable soupape de sécurité de l’économie cubaine.

Sentez, frottez, grattez ! Les fameuses boules de cacao sont fabriquées et moulées à la main à partir de pâte de cacao pur obtenue après que les fèves aient été moulues à l’aide d’un moulin artisanal. Mais toutes les boules ne se valent pas car souvent de la farine est mélangée au cacao ! Méfiance donc à l’achat : sentez, frottez, grattez ! Ici les habitants préparent le chorote (chocolat chaud ou froid) en râpant les boules et en mélangeant le cacao avec de la farine, de l’eau, du sucre et de la cannelle.

Avec ces boules, le voyageur peut ramener chez lui un produit inaltérable et facile à transporter pour l’accommoder à son goût.

Des projets de diversification de la production existent et la négociation avec la Belgique devrait aboutir à un accord d’exportation de trois tonnes de fèves de Baracoa. Une exception, car la stratégie de Cuba est de garder ses fèves afin de privilégier les onze microfabriques artisanales locales, sans compter la fameuse usine de chocolat de Baracoa inaugurée en 1963 par Che Guevara Ministre de l’Économie de l’époque. Derrière ce protectionnisme, le caractère culturel, voire émotionnel, du chocolat explique la valeur quasi sacrée qu’on lui prête ici, résumée par Alejandro Hartmann, historiador (historien) de la ville : “le chocolat est l’esprit de Baracoa”.

< Texte et photos Jean-Marc Fiton (64)

Extrait du magazine Globe-Trotters N° 162

mardi, 01 décembre 2015 08:34

Vera Cruz, ville portuaire dansante

Les plages caraïbes sont bien tristes dans cette région du Mexique mais le principal port de ce bout de côte vibre au son de la musique. Un contraste avec ces pickups montés par des militaires pointant des mitrailleuses qui sillonnent les rues de cette ville portuaire, plaque tournante du trafic de drogue vers le grand voisin du nord.

Sans doute la ville du Mexique qui compte le plus de musiciens par habitant. Depuis le matin mais surtout le soir, les mariachis jouent devant leur terrasse de cafés et de restaurants attitrée. Et vous auriez bien tort de prendre votre petit-déjeuner à l’hôtel alors que vous pouvez le déguster un peu partout dans le centre au son des marimbas et des guitares. À la tombée de la nuit, en été du moins, la municipalité s’en mêle : au centre du Zocalo, les chaises forment un grand cercle réservé aux danseurs, pas toujours bien jeunes mais qui maîtrisent les pas des danses traditionnelles comme le danzon. La tradition du “savoir danser” se transmet sous nos yeux des grands-mères à leurs petites filles à tresse et même à leurs petits-fils. Un orchestre sur le podium donne le tempo et les spectateurs applaudissent.

Entre deux soirées musicales, il reste la promenade dans la forteresse navale San Juan de Ulua, construite juste après la conquête des Espagnols, aujourd’hui enclavée dans le port à deux pas des portiques à conteneurs, et la visite gratuite du Museo historico naval qui contient nombre de cartes, de maquettes et d’objets originaux consacrés au passé colonial de la ville. Une étape pour un bain... de musique !

Gérald Orange (76)

lundi, 30 novembre 2015 08:37

Cuisine du monde

En ce soir de novembre, avec la cuisine Thaï pour prétexte, nous étions quatorze autour d'une table dressée à la Case, rue de Coulmiers.

Le temps d'un voyage gastronomique orchestré par la talentueuse Elodie, nos papilles se sont envolées vers cette perle d'Asie qu'est la Thaïlande. La globetrotteuse ne se contente pas de rapporter des images de son tour du monde ! C'est à travers la cuisine apprise sur place qu'elle nous fait partager ses coups de cœur et ses émotions. Et c'est avec brio qu'elle restitue les saveurs d'orient et d'ailleurs.

Il n'en fallait pas moins pour faire renaître les souvenirs enfouis de ceux qui ont foulé ces contrées lointaines (à de très nombreuses reprises pour certains autour de la table).

Ainsi, à la soupe aigre douce (Tom Yam Goong) et la salade de jeunes pousses, nous avions déjà quitté Bangkok pour le Nord du pays et la Birmanie. Au poulet Massaman, nous longions le Mékong du Laos jusqu'au Vietnam, sans oublier le Cambodge. Et c'est juste avant le Mango Sticky Rice (un délicieux dessert composé de mangue et de riz) que la conversation a bifurqué vers les grands singes de Bornéo !

Cette masse de souvenirs c'est transformée en manne d'informations pour les quelques chanceux s'apprêtant à partir. Comme ce jeune couple qui va mettre à profit une année sabbatique pour partir sac au dos avec ses deux jeunes enfants. A leur tour d'engranger une moisson d'émotions et de rencontres à nous faire partager au retour. Et pourquoi pas, autour d'une table ?

< Philippe GIBERT-SANDER

vendredi, 27 novembre 2015 09:19

Rendez-vous en terre de feu

Ushuaia, nous voilà !

Nous sommes partis le 1er Novembre 2015 pour un voyage de 5 mois en famille à travers l'Amérique du Sud (Pérou,  Bolivie, Chili, Argentine). Benoît et Susan, les parents, accompagnés de Victor (10 ans, CM2) et Maxime (7 ans, CE1).

Pourquoi une telle aventure ? Pour vivre tout simplement une belle expérience à 4, se donner du temps en famille, faire découvrir les beautés (et les réalités ! ) du monde à nos chers et tendres, leur apporter une ouverture d'esprit qui leur sera utile toute leur vie durant.

Après 3 semaines passées au Pérou entre Cuzco (Machu Picchu) et Arequipa  (Colca Canyon),  nous voici à Puno au bord du lac Titicaca, prêts à passer en Bolivie. Puis ce sera le Chili du Nord jusqu'à l'extrême Sud, avant de remonter l'Argentine jusqu'aux chutes d'Iguazu et de repartir de Buenos Aires le 31 Mars 2016.

http://rendezvousenterredefeu.blogspot.com

Il serait dommage de ne pas effectuer de trek ou quelques bonnes randonnées afin de profiter pleinement de l’incroyable beauté de la nature. Dès qu’on s’éloigne de la civilisation les paysages deviennent sauvages et plus authentiques.

Le choix est vaste, allant de la simple marche au bord d’un lac, au trek de plusieurs jours en haute montagne.

< Le Tongariro Crossing

C’est le trek d’une journée le plus populaire ici, situé dans l’île du Nord dans le parc national du Tongariro, au sud du lac Taupo.

Il dure 7 h et traverse plusieurs volcans : Ruapehu, Ngauruhoe et Tongariro, dont celui appelé LeMordor dans Le Seigneur desAnneaux. Une variante plus longue se fait en trois jours.

J’étais en compagnie de voyageurs rencontrés à l’auberge de jeunesse. Les conditions climatiques étaient limites (vent de 55 km/h, gros nuages et température de -8 degrés tout en haut). Nous avions froid malgré les gants, bonnet et écharpe. Une belle éclaircie en haut nous a permis quelques jolies photos…

En cas de mauvais temps, certaines compagnies de taxis refusent d’emmener leurs clients au départ du trek, pour ne pas prendre le risque d’avoir des clients mécontents si la météo se dégrade…

Frédéric Tinland

< Extrait du magazine Globe-Trotters n° 163 de septembre/octobre 2015

lundi, 23 novembre 2015 16:46

Atelier photo chez ABM

Le dimanche 15 novembre,nous nous sommes retrouvés à une douzaine d'adhérents à la case pour une journée de formation à la photographie de voyage proposée par Michel Lô.

    Accueillis par une tasse de thé et de délicieuses viennoiseries tout droit sorties du four du boulanger, nous avons abordé la matinée par le développement des bonnes bases à acquérir dans le domaine technique pour démarrer une activité photographique: choix de l'appareil,choix du sujet de la photo,choix du destinataire de la photo ( pour soi,pour les autres ), notions d'optique, techniques de prise de vue, précautions à prendre en voyage...

    A 13h la pause repas fut un moment de grande convivialité autour des nombreuses victuailles apportées par tous et mises en commun.Le tour de table a permis de faire connaissance et chacun a pu relater son parcours de globe-trotter, ses expériences en matière de photographie de voyage , et exprimer ses attentes de cette journée d'initiation.

    L'après- midi a été consacrée à l'aspect artistique de la photo: composition de l'image, paysages, portraits, animalier,

macro, analyse de photos de voyage à partir de clichés apportés par le formateur, analyse de photos ratées apportées par les participants.

     Ce fut une journée studieuse et enrichissante avec des étudiants motivés et attentifs et un formateur passionnant.

   Merci Michel d'avoir partagé ton savoir avec nous."

jeudi, 19 novembre 2015 13:28

Honduras, Iguana Station

Utila est une petite île magnifique où il fait bon vivre et qu’il faut préserver à tout prix car l’écosystème qu’elle renferme est tout à fait particulier. En effet, 20 % de l’île est composé de mangrove, c’est-à-dire, un écosystème de marais maritime qui est l’un des plus productifs en biomasse sur notre planète. La mangrove est peuplée de nombreuses espèces : oiseaux, reptiles, crabes, mollusques, crustacés, insectes, et poissons sans oublier les magnifiques palétuviers rouges et noirs qui sont les principales espèces végétales.

La mangrove d’Utila recèle une autre merveille : le Swamper, petit iguane noirqui ne vit que sur 8 km2 dans le monde.

Ctenosaura bakeri est son petit nom scientifique. Cet iguane mesure entre 50 et 70 cm et c’est l’un des seuls à avoir évolué dans la mangrove, sûrement à cause de la compétition avec un voisin plus gros. Les femelles pondent leurs œufs dans le sable et 60 à 70 jours plus tard les œufs éclosent et les petits retournentvivre dans la mangrove.

 Iguana Station est un centre qui lutte pour la sauvegarde de cette espèce et dans lequel nous avons été volontaires.

Des visites au sein du centre sont mises en place pour sensibiliser les touristes et les populations locales aux besoins de l’espèce. Pour s’assurer que, malgré tout, le swamper continuera à vivre, la station possède mâles et femelles qui se reproduisent en son sein. Les œufs sont mis en couveuses et après éclosion les petits sont gardés une année avant d’être remis dans la mangrove. La station, chaque année, récolte aussi des œufs dans la nature afin de les mettre en sécurité.

Ce fut une expérience très enrichissante que nous recommandons à tous.

< Arthur Bostvironnois et Céleste Josephe (59)
http://unitedadventurers.wix.com/notrevoyagesolidaire

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