mardi, 15 décembre 2015 16:35
L’électronique en voyage
Lors d’un voyage au long cours, on peut soit choisir de partir à la « Robinson Crusoé », c’est-à-dire avec pas grand-chose dans son sac et en particulier pas d’appareils électroniques (ce qui laisse plus de place à l'imprévu), soit décider d’accepter l’aide apportée par les nouvelles technologies pour s'informer et communiquer efficacement. C’est ce deuxième choix qu’a fait Fréderic pour ces deux années autour du monde.
Je vais ici évoquer plus en détail tout ce qui concerne l’électronique en voyage, notamment mon équipement en informatique, en photographie et en téléphonie.
< Informatique
J’ai acheté un mois avant mon départ un ordinateur Asus Transformer T100TA-DK005H.
J’avais besoin d’un ordinateur pour gérer mon blog de tour du monde (une tablette aurait pu suffire, mais c’est beaucoup moins pratique notamment pour gérer les photos et les vidéos) et pour accéder plus facilement à internet (à cause du développement du WI-FI, de nombreux cyber-cafés disparaissent).
J’ai choisi ce modèle à cause de son prix modéré (372 euros) et de l’excellente autonomie de sa batterie (autonomie réelle constatée : 7 heures, contre 2 à 4 heures pour les modèles concurrents du même prix). J’aime bien son écran tactile amovible de 10 pouces, même si ce n’est pas un critère essentiel pour moi. Son poids de 1,2 kg est un poil trop lourd (j’aurais préféré 1 kg maximum) et son disque dur de 500 Go permet de stocker des films, de la musique, mes photos et vidéos de voyage. Pour le protéger des chocs, de la poussière et de l’humidité j’ai acheté une housse de protection.
En cours de route (en Inde), je me suis acheté une carte micro SDHC UHS-1 de 32 GB « Transcend Premium 200x » de classe 10 (vitesse maximale d’écriture, surtout conseillé pour faire des photos avec un reflex ou des vidéos, mais comme elle ne coûtait que 150 roupies (2 euros) de plus que la classe 4, j’ai pris la classe 10). Cela donne plus de capacité mémoire à la partie tablette de mon ordinateur.
J’ai aussi emporté un minidisque dur externe de 500 Go (pas indispensable dans mon cas mais je l’ai pris quand même) et une grosse clé USB de 64 Go OTG (avec port micro USB). Cela me permet de faire des sauvegardes de fichiers et de photos et vidéos.
Pour ma deuxième année de tour du monde, je me suis équipé d'une antenne USB WI-FI pour PC portable (un accessoire léger et pas cher qui permet d'augmenter la puissance de la réception WI-FI dans les endroits où la qualité de réception est faible). Au départ je pensais que c'était un gadget, mais en fait c'est super utile ! Je recommande absolument cet accessoire ! Plusieurs fois je me suis retrouvé dans un hôtel avec un WI-FI pourri, et cela m'a permis de me connecter depuis ma chambre d'hôtel au WI-FI du bar ou de l'hôtel d'à côté (bien entendu cela suppose au préalable d'aller prendre un café au bar ou à l'hôtel d'à côté afin de demander le code du WI-FI)...
< Photo
J’ai acheté un mois avant mon départ un appareil photo numérique Olympus TG-2.
Ce très bon modèle compact de 12 mégapixels m’avait été conseillé par un ami et une collègue passionnés de photographie. Je l’ai acheté d’occasion (mais jamais utilisé) sur internet. La qualité de la photo et de la vidéo est très correcte pour un appareil qui tient dans la poche (c’était un critère essentiel pour moi). Il a la particularité d’être waterproof (donc aucune inquiétude s’il tombe à l’eau ou s’il prend la pluie ; possibilité de faire des photos en plongée sous-marine) et résistant aux chocs, bref c’est l’appareil idéal du baroudeur ! J’ai aussi acheté deux cartes mémoire SD (16 Go et 8 Go).
< Téléphonie
J’ai emporté un smartphone Samsung Galaxy S2
C’était le modèle star de l’année 2011, le principal concurrent de l’iPhone 4. Je l’ai acheté pour pas cher quelques mois avant le départ (139 euros sur internet avec quelques mois de garantie) car je ne voulais pas investir 600 euros dans un modèle récent que je risquais de perdre, de casser ou de me faire voler (c’est incroyable le nombre de voyageurs que j’ai croisés qui ont perdu ou se sont fait voler leur smartphone !). Tous les jours je me réjouis de cet achat car cet appareil me simplifie vraiment la vie. Il me sert aussi de réveil, d’appareil photo d’appoint (8 mégapixels), il est très utile pour le GPS grâce à l’application Maps.Me qui m'offre les cartes de la terre entière pour 50 centimes d'euro (même au milieu des rizières en Chine ce GPS me retrouve le sentier du village !), pour la messagerie instantanée de type WhatsApp, pour relever mes e-mails sans avoir à sortir mon ordinateur, pour traduire des mots en langues étrangères lorsque mon interlocuteur ne comprend pas ce que je veux lui dire, pour écouter de la musique durant les longs trajets et pour plein d’autres choses, bref c’est un objet indispensable. Sa seule petite faiblesse est son manque de puissance et de vitesse par rapport aux modèles plus récents, du coup j’ai dû me limiter à la version d’Androïd 2.3.5 pour ne pas perdre en autonomie, la conséquence est que les applis d’agenda (ex. : Google Agenda) ne fonctionnent pas et que je ne bénéficie pas des innovations des dernières versions du système d’exploitation Android. Mais tout cela n’est que du détail et je suis pleinement satisfait de cet achat.
J’ai aussi acheté une batterie de secours (me sert rarement car il faut arrêter et ouvrir le téléphone) et surtout une batterie externe Power Bank 5600 mAh (très utile pour recharger la batterie du smartphone quand il n’y a pas de prise électrique à proximité).
Sur les conseils d'autres voyageurs, j'ai souscrit un mini abonnement (2 euros par mois) chez Free Mobile, afin de pouvoir recevoir par SMS les codes 3D Secure lorsque je fais des achats sur internet (billets d'avion notamment) : cela a parfaitement fonctionné avec mes deux banques en lignes (carte Visa Premier chez Boursorama et carte Gold Mastercard chez Fortuneo). Et cela me permet aussi de conserver le même numéro WhatsApp pendant tout mon tour du monde !
Sinon, j’achète presque toujours une carte SIM prépayée avec de la 3G dans chaque pays traversé pour avoir un numéro local sur lequel on peut me joindre (très pratique lorsque l’on se fait quelques amis dans un pays ou pour contacter des hôtels, ou lorsque le WI-FI ne marche pas). Quand on ne fait que du Whatsapp ou équivalent, quand on ne charge ni photos ni vidéos, inutile d'acheter un forfait 3G de 1 GB : 0,3 GB (300 Mo) suffisent.
< Autres matériels
A la place de prendre beaucoup de livres (un roman, un livre pour améliorer son niveau d’anglais, un livre de psychologie, 2 guides de voyage) ce qui finit par peser un certain poids, j’aurais pu emporter une liseuse de type Kindle à la place, car cela permet d'avoir autant de livres et magazines qu’on le souhaite, sans prendre de place ou de poids. Du coup, j’envisage peut-être d’en acheter une pour la deuxième année de mon tour du monde, avec rétro-éclairage pour pouvoir lire la nuit…
< Le mot de la fin...
Toute cette électronique représente un petit investissement financier et pèse un poids certain dans le sac à dos, et cela représente un stress concernant le risque de vol (surtout quand on loge dans un dortoir qui ne comporte pas de box avec cadenas). Mais c’est le prix à payer pour s’informer et communiquer efficacement. Je déconseille quand même de s’équiper avec du matériel trop coûteux (par exemple un MacBook ou un iPhone dernier modèle) car les risques de vol, de perte ou de casse sont importants dans ce type de voyage.
Enfin, l'ordinateur et le smartphone sont à utiliser avec modération, pour laisser toute sa place à la communication directe avec les habitants et les autres voyageurs rencontrés en chemin. L'addiction aux nouvelles technologies que nous connaissons bien dans nos pays développés n'est jamais très loin...
< Frederic
http://fredalaventure.blogspot.fr
Je vais ici évoquer plus en détail tout ce qui concerne l’électronique en voyage, notamment mon équipement en informatique, en photographie et en téléphonie.
< Informatique J’ai acheté un mois avant mon départ un ordinateur Asus Transformer T100TA-DK005H.
J’avais besoin d’un ordinateur pour gérer mon blog de tour du monde (une tablette aurait pu suffire, mais c’est beaucoup moins pratique notamment pour gérer les photos et les vidéos) et pour accéder plus facilement à internet (à cause du développement du WI-FI, de nombreux cyber-cafés disparaissent).
J’ai choisi ce modèle à cause de son prix modéré (372 euros) et de l’excellente autonomie de sa batterie (autonomie réelle constatée : 7 heures, contre 2 à 4 heures pour les modèles concurrents du même prix). J’aime bien son écran tactile amovible de 10 pouces, même si ce n’est pas un critère essentiel pour moi. Son poids de 1,2 kg est un poil trop lourd (j’aurais préféré 1 kg maximum) et son disque dur de 500 Go permet de stocker des films, de la musique, mes photos et vidéos de voyage. Pour le protéger des chocs, de la poussière et de l’humidité j’ai acheté une housse de protection.
En cours de route (en Inde), je me suis acheté une carte micro SDHC UHS-1 de 32 GB « Transcend Premium 200x » de classe 10 (vitesse maximale d’écriture, surtout conseillé pour faire des photos avec un reflex ou des vidéos, mais comme elle ne coûtait que 150 roupies (2 euros) de plus que la classe 4, j’ai pris la classe 10). Cela donne plus de capacité mémoire à la partie tablette de mon ordinateur.
J’ai aussi emporté un minidisque dur externe de 500 Go (pas indispensable dans mon cas mais je l’ai pris quand même) et une grosse clé USB de 64 Go OTG (avec port micro USB). Cela me permet de faire des sauvegardes de fichiers et de photos et vidéos.
Pour ma deuxième année de tour du monde, je me suis équipé d'une antenne USB WI-FI pour PC portable (un accessoire léger et pas cher qui permet d'augmenter la puissance de la réception WI-FI dans les endroits où la qualité de réception est faible). Au départ je pensais que c'était un gadget, mais en fait c'est super utile ! Je recommande absolument cet accessoire ! Plusieurs fois je me suis retrouvé dans un hôtel avec un WI-FI pourri, et cela m'a permis de me connecter depuis ma chambre d'hôtel au WI-FI du bar ou de l'hôtel d'à côté (bien entendu cela suppose au préalable d'aller prendre un café au bar ou à l'hôtel d'à côté afin de demander le code du WI-FI)...
< PhotoJ’ai acheté un mois avant mon départ un appareil photo numérique Olympus TG-2.
Ce très bon modèle compact de 12 mégapixels m’avait été conseillé par un ami et une collègue passionnés de photographie. Je l’ai acheté d’occasion (mais jamais utilisé) sur internet. La qualité de la photo et de la vidéo est très correcte pour un appareil qui tient dans la poche (c’était un critère essentiel pour moi). Il a la particularité d’être waterproof (donc aucune inquiétude s’il tombe à l’eau ou s’il prend la pluie ; possibilité de faire des photos en plongée sous-marine) et résistant aux chocs, bref c’est l’appareil idéal du baroudeur ! J’ai aussi acheté deux cartes mémoire SD (16 Go et 8 Go).
< Téléphonie
J’ai emporté un smartphone Samsung Galaxy S2C’était le modèle star de l’année 2011, le principal concurrent de l’iPhone 4. Je l’ai acheté pour pas cher quelques mois avant le départ (139 euros sur internet avec quelques mois de garantie) car je ne voulais pas investir 600 euros dans un modèle récent que je risquais de perdre, de casser ou de me faire voler (c’est incroyable le nombre de voyageurs que j’ai croisés qui ont perdu ou se sont fait voler leur smartphone !). Tous les jours je me réjouis de cet achat car cet appareil me simplifie vraiment la vie. Il me sert aussi de réveil, d’appareil photo d’appoint (8 mégapixels), il est très utile pour le GPS grâce à l’application Maps.Me qui m'offre les cartes de la terre entière pour 50 centimes d'euro (même au milieu des rizières en Chine ce GPS me retrouve le sentier du village !), pour la messagerie instantanée de type WhatsApp, pour relever mes e-mails sans avoir à sortir mon ordinateur, pour traduire des mots en langues étrangères lorsque mon interlocuteur ne comprend pas ce que je veux lui dire, pour écouter de la musique durant les longs trajets et pour plein d’autres choses, bref c’est un objet indispensable. Sa seule petite faiblesse est son manque de puissance et de vitesse par rapport aux modèles plus récents, du coup j’ai dû me limiter à la version d’Androïd 2.3.5 pour ne pas perdre en autonomie, la conséquence est que les applis d’agenda (ex. : Google Agenda) ne fonctionnent pas et que je ne bénéficie pas des innovations des dernières versions du système d’exploitation Android. Mais tout cela n’est que du détail et je suis pleinement satisfait de cet achat.
J’ai aussi acheté une batterie de secours (me sert rarement car il faut arrêter et ouvrir le téléphone) et surtout une batterie externe Power Bank 5600 mAh (très utile pour recharger la batterie du smartphone quand il n’y a pas de prise électrique à proximité).
Sur les conseils d'autres voyageurs, j'ai souscrit un mini abonnement (2 euros par mois) chez Free Mobile, afin de pouvoir recevoir par SMS les codes 3D Secure lorsque je fais des achats sur internet (billets d'avion notamment) : cela a parfaitement fonctionné avec mes deux banques en lignes (carte Visa Premier chez Boursorama et carte Gold Mastercard chez Fortuneo). Et cela me permet aussi de conserver le même numéro WhatsApp pendant tout mon tour du monde !
Sinon, j’achète presque toujours une carte SIM prépayée avec de la 3G dans chaque pays traversé pour avoir un numéro local sur lequel on peut me joindre (très pratique lorsque l’on se fait quelques amis dans un pays ou pour contacter des hôtels, ou lorsque le WI-FI ne marche pas). Quand on ne fait que du Whatsapp ou équivalent, quand on ne charge ni photos ni vidéos, inutile d'acheter un forfait 3G de 1 GB : 0,3 GB (300 Mo) suffisent.
< Autres matériels
A la place de prendre beaucoup de livres (un roman, un livre pour améliorer son niveau d’anglais, un livre de psychologie, 2 guides de voyage) ce qui finit par peser un certain poids, j’aurais pu emporter une liseuse de type Kindle à la place, car cela permet d'avoir autant de livres et magazines qu’on le souhaite, sans prendre de place ou de poids. Du coup, j’envisage peut-être d’en acheter une pour la deuxième année de mon tour du monde, avec rétro-éclairage pour pouvoir lire la nuit…
< Le mot de la fin...Toute cette électronique représente un petit investissement financier et pèse un poids certain dans le sac à dos, et cela représente un stress concernant le risque de vol (surtout quand on loge dans un dortoir qui ne comporte pas de box avec cadenas). Mais c’est le prix à payer pour s’informer et communiquer efficacement. Je déconseille quand même de s’équiper avec du matériel trop coûteux (par exemple un MacBook ou un iPhone dernier modèle) car les risques de vol, de perte ou de casse sont importants dans ce type de voyage.
Enfin, l'ordinateur et le smartphone sont à utiliser avec modération, pour laisser toute sa place à la communication directe avec les habitants et les autres voyageurs rencontrés en chemin. L'addiction aux nouvelles technologies que nous connaissons bien dans nos pays développés n'est jamais très loin...
< Frederic
http://fredalaventure.blogspot.fr
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Garder contact en voyage
vendredi, 11 décembre 2015 15:36
Masaï-Mara : Adieu les Big Five !
Deux lions mâles à belles crinières noires somnolent paresseusement à l'ombre d'un acacia ! Tout autour, la savane blonde, infinie, brûlée d'un soleil ardent, danse sous la brise légère. Quelques véhicules tout-terrain défilent cycliquement devant les patriarches. Les touristes en mal de belles photographies et de sensations fortes s'impatientent un peu mais réalisent toutefois quelques clichés. Il faut bien rentabiliser le très cher coût du safari. Lorsqu'ils interrogent leur chauffeur, c'est la même question, sempiternelle, qui revient systématiquement : "Ils vont dormir encore longtemps" ?
- "Cà dépend, on ne peut pas savoir. Les lions sont vraiment actifs et chassent surtout de nuit. Aux heures chaudes, la savane se fige. Ils vont sans doute dormir comme ça, toute la journée. "
La culture Massaï a sans doute contribuée, jusqu'à il y a peu, à la conservation de l'écosystème du Masaï Mara, le parc mythique, théâtre de la grande migration des gnous et de ses spectaculaires "crossing", qui attiraient, jusqu'à il y a peu, des dizaines de milliers de visiteurs du monde entier. Le Masaï-Mara, le plus célèbre, le plus somptueux et le plus riche sanctuaire sauvage d'Afrique, permettait d'observer, en une unique journée de safari, les fameux big five (lion, rhinocéros, éléphant, léopard et buffle) les espèces que les premiers colons blancs tuaient plus volontiers, "avec noblesse", lors de chasses imbéciles.
Le peuple des fiers guerriers Massaï, autrefois nomade, vivait en symbiose avec la grande faune charismatique des savanes d'Afrique de l'Est. Et si un jeune "morane" tuait parfois, tradition oblige, un lion à la sagaie pour prouver son courage et devenir un homme aux yeux de sa communauté, cela n'impactait nullement l'équilibre séculaire qui régissait les savanes d'Afrique de l'Est depuis la nuit des temps.
Les temps ont changé ! La sédentarisation, la démographie galopante que connaît le Kenya aujourd'hui, la pression humaine ont bouleversé le fragile équilibre de la réserve ! Aujourd'hui, le constat est aussi alarmant que désespérant.
Les feux de brousse, allumés cycliquement sans aucun contrôle, ont anéanti toute une frange de petits animaux, reptiles, insectes, oiseaux. Qui peut se vanter aujourd'hui d'avoir observé une tortue lors d'un safari à Masaï-Mara ? Les lycaons, tués jusqu'au dernier, ont disparu depuis belle lurette. La petite trentaine (vingtaine ?) des derniers représentants du rhinocéros noir ne se reproduit plus (un vaste complexe hôtelier fut édifié tout récemment au cœur de leur dernier sanctuaire forestier de reproduction). Ils sont liquidés par les braconniers, les uns après les autres, lentement mais sûrement. Les guépards, l'une des espèces les plus emblématiques et attractives pour les touristes, ne se comptent plus que par quelques dizaines d'individus. Cette espèce erratique, sans territoire, à la biologie fragile, se trouve bien trop à l'étroit sur les derniers 1500 kilomètres carrés du parc, chaque jour davantage grignotés. En compétition avec les grands prédateurs, elle ne fait pas le poids : près de 95% de ses petits sont décimés par la destruction (lions) prédation (hyènes, chacals et babouins...) et le trafic (google-isez Dubaï cheetah par exemple sur votre clavier d'ordinateur pour vous en convaincre...) sans que cela ne semble émouvoir les rangers du parc !
Les éléphants tombent comme jamais auparavant sous les balles ou les flèches empoisonnées des braconniers partout au Kenya : les conteneurs d'ivoire à Mombasa et l'orphelinat des éléphanteaux à Nairobi ne désemplissent plus !
Le nombre de lions est en diminution constante depuis plus de 20 ans. Révolu le temps, jusque dans les années 90, où l'on pouvait encore observer des clans de plus de 40 individus, voire davantage. Les jeunes lions mâles, lorsqu'ils atteignent l'âge de deux ans, sont chassés des troupes et doivent conquérir un territoire, pour s'y établir et fonder leur propre clan ; la biologie de l'espèce l'exige ! Mais de nouveaux territoires, il n'y en a plus ! Le parc est désormais cerné de toute part par les activités humaines, le pastoralisme, l'agriculture... Et quand bien même ces jeunes lions oseraient s'aventurer, en désespoir de cause, dans les zones limitrophes pourtant dites de "conservation", ils n'y trouvent que la pointe d'une sagaie et les balles. Qu'ils aient l'outrecuidance de dévorer une vache qu'on leur apporte pourtant sous leur nez, la sentence est sans appel : le poison et la mort...
Pour couronner le tout, chaque nuit, des milliers de têtes de bétail investissent illégalement la réserve, jusqu'en son cœur le plus profond. Les autorités gestionnaires du parc et les rangers ferment les yeux ! Les Bomas sont d'ailleurs stratégiquement positionnés sur sa frontière même ! Outre le dérangement permanent, les vaches sont accompagnées de chiens qui errent librement dans la réserve et détruisent les jeunes gazelles ou les portées de guépardeaux ! Ces intrusions constituent sans nul doute le plus grave fléau pour la réserve. Imaginez ce que serait devenu le Masaï-Mara si sa frontière Sud avec le Serengeti tanzanien ne lui permettait pas d'échapper totalement à l'étouffement. Nous n'en parlerions même plus aujourd'hui !
Bilashaka et le marais de Musiara n'appartiennent plus désormais au clan de la Marsh Pride, les lions les plus célèbres d'Afrique, starisés par les documentaires de la BBC : ils en sont chassés chaque nuit par les éleveurs de bétail et n'y reviennent finalement plus ! D'ailleurs, à l'heure où j'écris ces lignes, la Marsh Pride, empoisonnée, mutilée, n'est plus que l'ombre que de ce qu'elle était jadis...
Les safaris kenyans ne font plus rêver depuis bien longtemps ! Ebola et le terrorisme y ont sans aucun doute leur sinistre part, mais pas que...
Le pays est aujourd'hui à la croisée des chemins : il devra relever un difficile défi : sauver ce qui peut encore l'être, sauvegarder à tous prix son unique et merveilleux héritage. La culture Masaï doit s'adapter, entrer résolument dans le monde moderne... ou dire adieu aux temps heureux des safaris et à sa manne financière, pourtant indispensable facteur de développement. Cela est possible, la gestion exemplaire du Trans-Mara (rive droite de la rivière Mara) est là pour le prouver.
En laissant mourir le Masai-Mara, le Kenya est en train de perdre son plus beau fleuron, sa plus belle carte postale, sa vitrine, son meilleur atout...
Mais, manifestement, il ne l'a pas encore compris !
< Texte et photos deTony Crocetta
- "Cà dépend, on ne peut pas savoir. Les lions sont vraiment actifs et chassent surtout de nuit. Aux heures chaudes, la savane se fige. Ils vont sans doute dormir comme ça, toute la journée. "
La culture Massaï a sans doute contribuée, jusqu'à il y a peu, à la conservation de l'écosystème du Masaï Mara, le parc mythique, théâtre de la grande migration des gnous et de ses spectaculaires "crossing", qui attiraient, jusqu'à il y a peu, des dizaines de milliers de visiteurs du monde entier. Le Masaï-Mara, le plus célèbre, le plus somptueux et le plus riche sanctuaire sauvage d'Afrique, permettait d'observer, en une unique journée de safari, les fameux big five (lion, rhinocéros, éléphant, léopard et buffle) les espèces que les premiers colons blancs tuaient plus volontiers, "avec noblesse", lors de chasses imbéciles.
Le peuple des fiers guerriers Massaï, autrefois nomade, vivait en symbiose avec la grande faune charismatique des savanes d'Afrique de l'Est. Et si un jeune "morane" tuait parfois, tradition oblige, un lion à la sagaie pour prouver son courage et devenir un homme aux yeux de sa communauté, cela n'impactait nullement l'équilibre séculaire qui régissait les savanes d'Afrique de l'Est depuis la nuit des temps.
Les temps ont changé ! La sédentarisation, la démographie galopante que connaît le Kenya aujourd'hui, la pression humaine ont bouleversé le fragile équilibre de la réserve ! Aujourd'hui, le constat est aussi alarmant que désespérant.
Les feux de brousse, allumés cycliquement sans aucun contrôle, ont anéanti toute une frange de petits animaux, reptiles, insectes, oiseaux. Qui peut se vanter aujourd'hui d'avoir observé une tortue lors d'un safari à Masaï-Mara ? Les lycaons, tués jusqu'au dernier, ont disparu depuis belle lurette. La petite trentaine (vingtaine ?) des derniers représentants du rhinocéros noir ne se reproduit plus (un vaste complexe hôtelier fut édifié tout récemment au cœur de leur dernier sanctuaire forestier de reproduction). Ils sont liquidés par les braconniers, les uns après les autres, lentement mais sûrement. Les guépards, l'une des espèces les plus emblématiques et attractives pour les touristes, ne se comptent plus que par quelques dizaines d'individus. Cette espèce erratique, sans territoire, à la biologie fragile, se trouve bien trop à l'étroit sur les derniers 1500 kilomètres carrés du parc, chaque jour davantage grignotés. En compétition avec les grands prédateurs, elle ne fait pas le poids : près de 95% de ses petits sont décimés par la destruction (lions) prédation (hyènes, chacals et babouins...) et le trafic (google-isez Dubaï cheetah par exemple sur votre clavier d'ordinateur pour vous en convaincre...) sans que cela ne semble émouvoir les rangers du parc !
Les éléphants tombent comme jamais auparavant sous les balles ou les flèches empoisonnées des braconniers partout au Kenya : les conteneurs d'ivoire à Mombasa et l'orphelinat des éléphanteaux à Nairobi ne désemplissent plus !
Le nombre de lions est en diminution constante depuis plus de 20 ans. Révolu le temps, jusque dans les années 90, où l'on pouvait encore observer des clans de plus de 40 individus, voire davantage. Les jeunes lions mâles, lorsqu'ils atteignent l'âge de deux ans, sont chassés des troupes et doivent conquérir un territoire, pour s'y établir et fonder leur propre clan ; la biologie de l'espèce l'exige ! Mais de nouveaux territoires, il n'y en a plus ! Le parc est désormais cerné de toute part par les activités humaines, le pastoralisme, l'agriculture... Et quand bien même ces jeunes lions oseraient s'aventurer, en désespoir de cause, dans les zones limitrophes pourtant dites de "conservation", ils n'y trouvent que la pointe d'une sagaie et les balles. Qu'ils aient l'outrecuidance de dévorer une vache qu'on leur apporte pourtant sous leur nez, la sentence est sans appel : le poison et la mort...
Pour couronner le tout, chaque nuit, des milliers de têtes de bétail investissent illégalement la réserve, jusqu'en son cœur le plus profond. Les autorités gestionnaires du parc et les rangers ferment les yeux ! Les Bomas sont d'ailleurs stratégiquement positionnés sur sa frontière même ! Outre le dérangement permanent, les vaches sont accompagnées de chiens qui errent librement dans la réserve et détruisent les jeunes gazelles ou les portées de guépardeaux ! Ces intrusions constituent sans nul doute le plus grave fléau pour la réserve. Imaginez ce que serait devenu le Masaï-Mara si sa frontière Sud avec le Serengeti tanzanien ne lui permettait pas d'échapper totalement à l'étouffement. Nous n'en parlerions même plus aujourd'hui !
Bilashaka et le marais de Musiara n'appartiennent plus désormais au clan de la Marsh Pride, les lions les plus célèbres d'Afrique, starisés par les documentaires de la BBC : ils en sont chassés chaque nuit par les éleveurs de bétail et n'y reviennent finalement plus ! D'ailleurs, à l'heure où j'écris ces lignes, la Marsh Pride, empoisonnée, mutilée, n'est plus que l'ombre que de ce qu'elle était jadis...
Les safaris kenyans ne font plus rêver depuis bien longtemps ! Ebola et le terrorisme y ont sans aucun doute leur sinistre part, mais pas que...
Le pays est aujourd'hui à la croisée des chemins : il devra relever un difficile défi : sauver ce qui peut encore l'être, sauvegarder à tous prix son unique et merveilleux héritage. La culture Masaï doit s'adapter, entrer résolument dans le monde moderne... ou dire adieu aux temps heureux des safaris et à sa manne financière, pourtant indispensable facteur de développement. Cela est possible, la gestion exemplaire du Trans-Mara (rive droite de la rivière Mara) est là pour le prouver.
En laissant mourir le Masai-Mara, le Kenya est en train de perdre son plus beau fleuron, sa plus belle carte postale, sa vitrine, son meilleur atout...
Mais, manifestement, il ne l'a pas encore compris !
< Texte et photos deTony Crocetta
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Tourisme responsable
vendredi, 11 décembre 2015 09:15
ABM LYON FESTIVAL : LES ILES EN ARCHIPEL
Cette année, le thème de rencontre de notre festival annuel, était : « Les Iles » !
Depuis le matin, adhérents et bénévoles ont préparé le terrain, avec films , photos, journaux et restauration à l'appui, afin d'accueillir dignement les participants !
Le choix étant par définition immense, la sélection des organisateurs s'était finalement portée sur cinq îles ou archipels dont la diversité physique, humaine, climatique, était telle que nous ne pouvions nous ennuyer !!...
Ainsi, de 14h à 22 h, nous avons pu admirer tour à tour : la diversité des îles volcaniques du Cap Vert, la magie des terres sauvages et si proches d'Irlande, la richesse des paysages et de la flore du Sud de Madagascar, la beauté des oiseaux et des terres glacées d'Islande... Nous avons pu également embarquer à bord du navire « Marion Dufresnes » qui relie et ravitaille les scientifiques des Terres Australes et Antartiques Françaises.
Tout ceci étant bien entendu suivi d'entretiens avec nos grands voyageurs…
Nous remercions donc tous ceux qui ont participé par l'intérêt de leurs reportages à la réussite de cette journée, à savoir : Bernadette Couillandeau pour les îles du Cap Vert, Georges et Claudette Eichinger pour l'Irlande; Bernadette Couillandeau, Monique Marques et Suzanne Caruel pour Madagascar, Alain Gomez et Michelle Charrondière, pour l'Islande et Moniques Adamo pour les T.A.A.F. .
Merci aussi à Josiane Boussac et à tous ceux qui ont préparé les salles et la restauration pour faire de cette rencontre un moment très convivial !
Depuis le matin, adhérents et bénévoles ont préparé le terrain, avec films , photos, journaux et restauration à l'appui, afin d'accueillir dignement les participants !
Le choix étant par définition immense, la sélection des organisateurs s'était finalement portée sur cinq îles ou archipels dont la diversité physique, humaine, climatique, était telle que nous ne pouvions nous ennuyer !!...
Ainsi, de 14h à 22 h, nous avons pu admirer tour à tour : la diversité des îles volcaniques du Cap Vert, la magie des terres sauvages et si proches d'Irlande, la richesse des paysages et de la flore du Sud de Madagascar, la beauté des oiseaux et des terres glacées d'Islande... Nous avons pu également embarquer à bord du navire « Marion Dufresnes » qui relie et ravitaille les scientifiques des Terres Australes et Antartiques Françaises.
Tout ceci étant bien entendu suivi d'entretiens avec nos grands voyageurs…
Nous remercions donc tous ceux qui ont participé par l'intérêt de leurs reportages à la réussite de cette journée, à savoir : Bernadette Couillandeau pour les îles du Cap Vert, Georges et Claudette Eichinger pour l'Irlande; Bernadette Couillandeau, Monique Marques et Suzanne Caruel pour Madagascar, Alain Gomez et Michelle Charrondière, pour l'Islande et Moniques Adamo pour les T.A.A.F. .
Merci aussi à Josiane Boussac et à tous ceux qui ont préparé les salles et la restauration pour faire de cette rencontre un moment très convivial !
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Dans les antennes
mercredi, 09 décembre 2015 14:29
Retour au Sénégal
Entre villes coloniales et villages de brousse, mer et fleuves, une douceur de vivre balayée par l’harmattan
Dix ans se sont écoulés depuis notre précédent voyage au Sénégal. Le retour en taxi brousse de Banjul, en
Gambie, à Dakar, au Sénégal, nous avait donné l’envie de continuer jusqu’à la frontière mauritanienne. En 2012, Macky Sall est élu président du Sénégal. Élection démocratique qui montre qu’une passation de pouvoir africaine peut se dérouler dans le calme. Cet événement sera le déclencheur de notre voyage, en janvier 2013.
L’idée première était de longer le fleuve Sénégal de Saint-Louis, au nord, jusqu’à Kidira, à la frontière malienne, puis de descendre plein sud dans le parc national du Niokolo Koba. Entretemps, la guerre s’est installée au Mali. Les territoires frontaliers sont devenus sensibles et les touristes ont boudé le Sénégal. Alors, notre route s’est adaptée.
Saint-Louis, ville à deux vitesses À la frontière de la Mauritanie, Saint-Louis s’étend sur trois territoires dans un site exceptionnel et l’embouchure du fleuve bute sur une langue de terre et une île centrale, en guise de centre-ville.
Fierté sénégalaise inscrite au patrimoine mondial. Saint-Louis est une ville à deux vitesses.
La ville coloniale, à l’organisation urbaine planifiée, centre géographique et résiduel, où le patrimoine se délite et se raconte sur guide touristique. N’est pas belle endormie qui veut ! Passé glorieux de ville capitale du XIXe où les femmes métisses et aristocrates, les signares, recevaient dans leur belle maison au patio fleuri. Depuis, les maisons se sont vidées. Certaines sont devenues hôtels, locations pour Européens en manque de soleil. La population active est blanche, si ce n’est l’armée de balayeurs qui repousse imperturbablement saletés et sacs plastiques au-delà des zones visitées. La protection de l’environnement n’est pas une priorité sénégalaise. Dans cette ville économique de près de 200 000 habitants, la vie africaine s’est déplacée hors du centre historique. Deux poilus, un blanc et un noir, veillent sur le pont qui relie les deux quartiers.
À l’est, côté langue de Barbarie, c’est le joyeux bazar d’un quartier surpeuplé où se pratique la pêche jour et nuit, où les enfants se mêlent aux chèvres et les camions aux charrettes. Vêtus de cirés plus ou moins étanches et pieds nus dans des bottes en caoutchouc, les pêcheurs partent et reviennent sans cesse par quinzaine dans les bateaux. Le travail est ingrat mais le geste est beau. Les hommes chantent pour garder les cadences.
À l’ouest, le continent. La ville moderne prend ses aises, tourne dos à la mer et s’arrête brutalement sur une rocade dans un océan de poubelles.
< Véronique Gauthier
Extrait du magazine Globe-Trotters N° 157
Dix ans se sont écoulés depuis notre précédent voyage au Sénégal. Le retour en taxi brousse de Banjul, en
Gambie, à Dakar, au Sénégal, nous avait donné l’envie de continuer jusqu’à la frontière mauritanienne. En 2012, Macky Sall est élu président du Sénégal. Élection démocratique qui montre qu’une passation de pouvoir africaine peut se dérouler dans le calme. Cet événement sera le déclencheur de notre voyage, en janvier 2013.
L’idée première était de longer le fleuve Sénégal de Saint-Louis, au nord, jusqu’à Kidira, à la frontière malienne, puis de descendre plein sud dans le parc national du Niokolo Koba. Entretemps, la guerre s’est installée au Mali. Les territoires frontaliers sont devenus sensibles et les touristes ont boudé le Sénégal. Alors, notre route s’est adaptée.
Saint-Louis, ville à deux vitesses À la frontière de la Mauritanie, Saint-Louis s’étend sur trois territoires dans un site exceptionnel et l’embouchure du fleuve bute sur une langue de terre et une île centrale, en guise de centre-ville.
Fierté sénégalaise inscrite au patrimoine mondial. Saint-Louis est une ville à deux vitesses.
La ville coloniale, à l’organisation urbaine planifiée, centre géographique et résiduel, où le patrimoine se délite et se raconte sur guide touristique. N’est pas belle endormie qui veut ! Passé glorieux de ville capitale du XIXe où les femmes métisses et aristocrates, les signares, recevaient dans leur belle maison au patio fleuri. Depuis, les maisons se sont vidées. Certaines sont devenues hôtels, locations pour Européens en manque de soleil. La population active est blanche, si ce n’est l’armée de balayeurs qui repousse imperturbablement saletés et sacs plastiques au-delà des zones visitées. La protection de l’environnement n’est pas une priorité sénégalaise. Dans cette ville économique de près de 200 000 habitants, la vie africaine s’est déplacée hors du centre historique. Deux poilus, un blanc et un noir, veillent sur le pont qui relie les deux quartiers.
À l’est, côté langue de Barbarie, c’est le joyeux bazar d’un quartier surpeuplé où se pratique la pêche jour et nuit, où les enfants se mêlent aux chèvres et les camions aux charrettes. Vêtus de cirés plus ou moins étanches et pieds nus dans des bottes en caoutchouc, les pêcheurs partent et reviennent sans cesse par quinzaine dans les bateaux. Le travail est ingrat mais le geste est beau. Les hommes chantent pour garder les cadences.
À l’ouest, le continent. La ville moderne prend ses aises, tourne dos à la mer et s’arrête brutalement sur une rocade dans un océan de poubelles.
< Véronique Gauthier
Extrait du magazine Globe-Trotters N° 157
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Récits de voyage
mardi, 08 décembre 2015 10:43
Sur la route sacrée du centre du monde
En Asie circulait la légende du mont Meru, centre du monde, et d’un lac, auprès duquel quatre des plus grands fleuves d’Asie prennent leur source.
Cette légende fut ridiculisée par les Occidentaux jusqu’en 1908, quand l’explorateur Sven Hedin découvre le mont Kailash et le lac Manasarovar, lieux de mythique pélerinage.
Juillet, je suis au Tibet depuis deux semaines. Après un trek de quelques jours jusqu’au camp de base de l’Everest, je reprends la route vers l’ouest accompagnée de Ngima, mon chauffeur. Lorsque nous quittons le goudron de la Friendship Highway qui continue vers Katmandou, c’est pour prendre une piste de qualité variable qui longe le versant nord de la chaîne himalayenne. De nombreuses jeeps venues du Népal et remplies de pèlerins hindous nous accompagnent au coeur de paysages de steppes, de lacs aux eaux turquoise, de collines verdoyantes comme arides. Nous sommes sur la route qui mène au centre du monde : le mythique mont Kailash.
Pour une réincarnation positive Faire la khora, tour du mont Kailash (6 714 m) est le but de toute une vie à la fois pour les bouddhistes, les hindous, les bön-po (adeptes de la religion animiste et chamanique qui prédominait au Tibet avant l’arrivée du bouddhisme) et les jaïns.
Pour tous, effectuer le tour du mont Kailash efface les péchés et permet de se rapprocher du nirvana, état d’esprit où l’être humain n’est plus sujet à la souffrance et qui permet de s’affranchir du cycle des vies. N’ayant pas de guide, je m’immisce au sein d’un groupe de pèlerins hindous pour passer les nombreux postes de contrôle chinois. Venus des quatre coins du monde, certains ont déjà fait le pèlerinage plus de dix fois, pour d’autres c’est la découverte.
Lorsqu’au détour d’un virage, le sommet de leurs rêves apparaît enfin, les jeeps s’arrêtent le long de la route et tous descendent.
Ils se prennent dans les bras et plusieurs sont en pleurs : la demeure de Shiva est devant leurs yeux et l’émotion est forte.
Bivouac sur les rives du lac Manasarovar Au petit matin, les pèlerins sont rassemblés pour la puja, cérémonie religieuse. Une petite tente est installée où les plus courageux peuvent se changer avant d’aller se purifier dans les eaux sacrées du lac. Pourtant, je n’en vois aucun les pieds dans l’eau !
Une longue ascension Une heure de route plus tard nous atteignons le village de Darchen, point de départ de la khora. Le lendemain matin, je m’élance gaiement sur le sentier, prête à parcourir les 52 kilomètres autour de la montagne sacrée en trois jours. Ngima, qui a déjà fait la khora une quinzaine de fois, m’attendra au village. Les deux premières heures, je ne croise qu’un troupeau de barhals, moutons bleus, où sont donc les pèlerins ? Je comprends vite : en contrebas du sentier, une piste s’avance au-delà de Tarboche, et les pèlerins hindous y vont en jeep, évitant les huit premiers kilomètres. Marquant l’entrée de la vallée glaciaire de la Lha-chu que l’on remonte jusqu’au Drölma-la, le plus haut col du circuit, Tarboche se repère de loin grâce à son immense mât à prières d’une hauteur de vingt mètres. Tous les ans au printemps, lors de la fête de Saga Dawa commémorant l’illumination de Bouddha, le mât est descendu et les drapeaux de prières sont renouvelés. Il est ensuite redressé avec une attention extrême, car il faut le positionner de manière parfaitement droite afin que l’année s’annonce heureuse.
S’il venait à pencher vers le Kailash, ce serait signe de grands malheurs.
< Angélique Pairault
Extrait du magazine Globe-Trotters de mai-juin 2015 N° 161
Cette légende fut ridiculisée par les Occidentaux jusqu’en 1908, quand l’explorateur Sven Hedin découvre le mont Kailash et le lac Manasarovar, lieux de mythique pélerinage.
Juillet, je suis au Tibet depuis deux semaines. Après un trek de quelques jours jusqu’au camp de base de l’Everest, je reprends la route vers l’ouest accompagnée de Ngima, mon chauffeur. Lorsque nous quittons le goudron de la Friendship Highway qui continue vers Katmandou, c’est pour prendre une piste de qualité variable qui longe le versant nord de la chaîne himalayenne. De nombreuses jeeps venues du Népal et remplies de pèlerins hindous nous accompagnent au coeur de paysages de steppes, de lacs aux eaux turquoise, de collines verdoyantes comme arides. Nous sommes sur la route qui mène au centre du monde : le mythique mont Kailash.
Pour une réincarnation positive Faire la khora, tour du mont Kailash (6 714 m) est le but de toute une vie à la fois pour les bouddhistes, les hindous, les bön-po (adeptes de la religion animiste et chamanique qui prédominait au Tibet avant l’arrivée du bouddhisme) et les jaïns.
Pour tous, effectuer le tour du mont Kailash efface les péchés et permet de se rapprocher du nirvana, état d’esprit où l’être humain n’est plus sujet à la souffrance et qui permet de s’affranchir du cycle des vies. N’ayant pas de guide, je m’immisce au sein d’un groupe de pèlerins hindous pour passer les nombreux postes de contrôle chinois. Venus des quatre coins du monde, certains ont déjà fait le pèlerinage plus de dix fois, pour d’autres c’est la découverte.
Lorsqu’au détour d’un virage, le sommet de leurs rêves apparaît enfin, les jeeps s’arrêtent le long de la route et tous descendent.
Ils se prennent dans les bras et plusieurs sont en pleurs : la demeure de Shiva est devant leurs yeux et l’émotion est forte.
Bivouac sur les rives du lac Manasarovar Au petit matin, les pèlerins sont rassemblés pour la puja, cérémonie religieuse. Une petite tente est installée où les plus courageux peuvent se changer avant d’aller se purifier dans les eaux sacrées du lac. Pourtant, je n’en vois aucun les pieds dans l’eau !
Une longue ascension Une heure de route plus tard nous atteignons le village de Darchen, point de départ de la khora. Le lendemain matin, je m’élance gaiement sur le sentier, prête à parcourir les 52 kilomètres autour de la montagne sacrée en trois jours. Ngima, qui a déjà fait la khora une quinzaine de fois, m’attendra au village. Les deux premières heures, je ne croise qu’un troupeau de barhals, moutons bleus, où sont donc les pèlerins ? Je comprends vite : en contrebas du sentier, une piste s’avance au-delà de Tarboche, et les pèlerins hindous y vont en jeep, évitant les huit premiers kilomètres. Marquant l’entrée de la vallée glaciaire de la Lha-chu que l’on remonte jusqu’au Drölma-la, le plus haut col du circuit, Tarboche se repère de loin grâce à son immense mât à prières d’une hauteur de vingt mètres. Tous les ans au printemps, lors de la fête de Saga Dawa commémorant l’illumination de Bouddha, le mât est descendu et les drapeaux de prières sont renouvelés. Il est ensuite redressé avec une attention extrême, car il faut le positionner de manière parfaitement droite afin que l’année s’annonce heureuse.
S’il venait à pencher vers le Kailash, ce serait signe de grands malheurs.
< Angélique Pairault
Extrait du magazine Globe-Trotters de mai-juin 2015 N° 161
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Récits de voyage
vendredi, 04 décembre 2015 09:19
Le chocolat de Baracoa (Cuba)
Développement culturel et économique autour de la richesse de ce coin de paradis atypique et reculé ignoré des circuits classiques.
Baracoa est une ville moyenne au charme rural et colonial avec ses vieilles demeures et ses trois forts. Elle peut de prime abord paraître en ruine, surtout si l’on se contente de parcourir le Malecón, promenade de front de mer, essuyant toutes les tempêtes et cyclones.
Mais située au cœur d’une nature extraordinairement généreuse, le café et le cacao y ont trouvé un terrain idéal pour se développer.
Trois semaines, trois mois, trois ans… C’est en1688 que le cacao arriva à Baracoa, autour de la baie de Porto Santo, car le climat s’y montrait favorable. Au cours du XIXe siècle. la cacaoculture est même devenue plus rentable que la caféiculture. C’est au-dessus de Baracoa en direction de la Farola que Yosmani, un paysan local, m’accueille dans sa modeste casita (maisonnette en bois) entourée de cacaoyers, arbres de 4 à 8 mètres de haut qui peuvent atteindre près de 10 mètres en forêt.
Le cacaoyer est caractérisé par une tige droite, un bois clair et une écorce brune, fine et lisse.
Le fruit, la cabosse, est long de 10 à 35 centimètres et contient entre 20 et 50 graines de cacao, nourries et protégées par une pulpe blanche appelée mucilage qui fait le délice des singes et des perroquets. Quand un guajiro comme Yosmani plante une graine, on dit qu’il lui faudra attendre trois semaines pour voir une tige sortir du sol, trois mois pour voir la tige se convertir en arbuste et trois ans pour que l’arbre produise son fruit.
Cosecha et lucha Yosmani me raconte qu’il porte le cacao tous les sept jours à la coopérative locale où les graines vont fermenter pendant une semaine avant de sécher entre huit et dix jours au soleil. La récolte bat son plein (cosechafuerte) entre mars et mai et se poursuit de juin à août (cosecha chiquita). Malgré un comptage fait au mètre carré de plantation pour estimer la production théorique, Yosmani avoue ne remettre qu’environ 60 % de sa récolte à l’Etat, et garder le reste pour la consommation familiale mais surtout pour fabriquer des boules de cacao revendues aux touristes.
C’est la lucha, mot désignant souvent le travail au noir, véritable soupape de sécurité de l’économie cubaine.
Sentez, frottez, grattez ! Les fameuses boules de cacao sont fabriquées et moulées à la main à partir de pâte de cacao pur obtenue après que les fèves aient été moulues à l’aide d’un moulin artisanal. Mais toutes les boules ne se valent pas car souvent de la farine est mélangée au cacao ! Méfiance donc à l’achat : sentez, frottez, grattez ! Ici les habitants préparent le chorote (chocolat chaud ou froid) en râpant les boules et en mélangeant le cacao avec de la farine, de l’eau, du sucre et de la cannelle.
Avec ces boules, le voyageur peut ramener chez lui un produit inaltérable et facile à transporter pour l’accommoder à son goût.
Des projets de diversification de la production existent et la négociation avec la Belgique devrait aboutir à un accord d’exportation de trois tonnes de fèves de Baracoa. Une exception, car la stratégie de Cuba est de garder ses fèves afin de privilégier les onze microfabriques artisanales locales, sans compter la fameuse usine de chocolat de Baracoa inaugurée en 1963 par Che Guevara Ministre de l’Économie de l’époque. Derrière ce protectionnisme, le caractère culturel, voire émotionnel, du chocolat explique la valeur quasi sacrée qu’on lui prête ici, résumée par Alejandro Hartmann, historiador (historien) de la ville : “le chocolat est l’esprit de Baracoa”.
< Texte et photos Jean-Marc Fiton (64)
Extrait du magazine Globe-Trotters N° 162
Baracoa est une ville moyenne au charme rural et colonial avec ses vieilles demeures et ses trois forts. Elle peut de prime abord paraître en ruine, surtout si l’on se contente de parcourir le Malecón, promenade de front de mer, essuyant toutes les tempêtes et cyclones.
Mais située au cœur d’une nature extraordinairement généreuse, le café et le cacao y ont trouvé un terrain idéal pour se développer.
Trois semaines, trois mois, trois ans… C’est en1688 que le cacao arriva à Baracoa, autour de la baie de Porto Santo, car le climat s’y montrait favorable. Au cours du XIXe siècle. la cacaoculture est même devenue plus rentable que la caféiculture. C’est au-dessus de Baracoa en direction de la Farola que Yosmani, un paysan local, m’accueille dans sa modeste casita (maisonnette en bois) entourée de cacaoyers, arbres de 4 à 8 mètres de haut qui peuvent atteindre près de 10 mètres en forêt.Le cacaoyer est caractérisé par une tige droite, un bois clair et une écorce brune, fine et lisse.
Le fruit, la cabosse, est long de 10 à 35 centimètres et contient entre 20 et 50 graines de cacao, nourries et protégées par une pulpe blanche appelée mucilage qui fait le délice des singes et des perroquets. Quand un guajiro comme Yosmani plante une graine, on dit qu’il lui faudra attendre trois semaines pour voir une tige sortir du sol, trois mois pour voir la tige se convertir en arbuste et trois ans pour que l’arbre produise son fruit.
Cosecha et lucha Yosmani me raconte qu’il porte le cacao tous les sept jours à la coopérative locale où les graines vont fermenter pendant une semaine avant de sécher entre huit et dix jours au soleil. La récolte bat son plein (cosechafuerte) entre mars et mai et se poursuit de juin à août (cosecha chiquita). Malgré un comptage fait au mètre carré de plantation pour estimer la production théorique, Yosmani avoue ne remettre qu’environ 60 % de sa récolte à l’Etat, et garder le reste pour la consommation familiale mais surtout pour fabriquer des boules de cacao revendues aux touristes.
C’est la lucha, mot désignant souvent le travail au noir, véritable soupape de sécurité de l’économie cubaine.
Sentez, frottez, grattez ! Les fameuses boules de cacao sont fabriquées et moulées à la main à partir de pâte de cacao pur obtenue après que les fèves aient été moulues à l’aide d’un moulin artisanal. Mais toutes les boules ne se valent pas car souvent de la farine est mélangée au cacao ! Méfiance donc à l’achat : sentez, frottez, grattez ! Ici les habitants préparent le chorote (chocolat chaud ou froid) en râpant les boules et en mélangeant le cacao avec de la farine, de l’eau, du sucre et de la cannelle.
Avec ces boules, le voyageur peut ramener chez lui un produit inaltérable et facile à transporter pour l’accommoder à son goût.
Des projets de diversification de la production existent et la négociation avec la Belgique devrait aboutir à un accord d’exportation de trois tonnes de fèves de Baracoa. Une exception, car la stratégie de Cuba est de garder ses fèves afin de privilégier les onze microfabriques artisanales locales, sans compter la fameuse usine de chocolat de Baracoa inaugurée en 1963 par Che Guevara Ministre de l’Économie de l’époque. Derrière ce protectionnisme, le caractère culturel, voire émotionnel, du chocolat explique la valeur quasi sacrée qu’on lui prête ici, résumée par Alejandro Hartmann, historiador (historien) de la ville : “le chocolat est l’esprit de Baracoa”.
< Texte et photos Jean-Marc Fiton (64)
Extrait du magazine Globe-Trotters N° 162
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Récits de voyage
mardi, 01 décembre 2015 08:34
Vera Cruz, ville portuaire dansante
Les plages caraïbes sont bien tristes dans cette région du Mexique mais le principal port de ce bout de côte vibre au son de la musique. Un contraste avec ces pickups montés par des militaires pointant des mitrailleuses qui sillonnent les rues de cette ville portuaire, plaque tournante du trafic de drogue vers le grand voisin du nord.
Sans doute la ville du Mexique qui compte le plus de musiciens par habitant. Depuis le matin mais surtout le soir, les mariachis jouent devant leur terrasse de cafés et de restaurants attitrée. Et vous auriez bien tort de prendre votre petit-déjeuner à l’hôtel alors que vous pouvez le déguster un peu partout dans le centre au son des marimbas et des guitares. À la tombée de la nuit, en été du moins, la municipalité s’en mêle : au centre du Zocalo, les chaises forment un grand cercle réservé aux danseurs, pas toujours bien jeunes mais qui maîtrisent les pas des danses traditionnelles comme le danzon. La tradition du “savoir danser” se transmet sous nos yeux des grands-mères à leurs petites filles à tresse et même à leurs petits-fils. Un orchestre sur le podium donne le tempo et les spectateurs applaudissent.
Entre deux soirées musicales, il reste la promenade dans la forteresse navale San Juan de Ulua, construite juste après la conquête des Espagnols, aujourd’hui enclavée dans le port à deux pas des portiques à conteneurs, et la visite gratuite du Museo historico naval qui contient nombre de cartes, de maquettes et d’objets originaux consacrés au passé colonial de la ville. Une étape pour un bain... de musique !
Gérald Orange (76)
Sans doute la ville du Mexique qui compte le plus de musiciens par habitant. Depuis le matin mais surtout le soir, les mariachis jouent devant leur terrasse de cafés et de restaurants attitrée. Et vous auriez bien tort de prendre votre petit-déjeuner à l’hôtel alors que vous pouvez le déguster un peu partout dans le centre au son des marimbas et des guitares. À la tombée de la nuit, en été du moins, la municipalité s’en mêle : au centre du Zocalo, les chaises forment un grand cercle réservé aux danseurs, pas toujours bien jeunes mais qui maîtrisent les pas des danses traditionnelles comme le danzon. La tradition du “savoir danser” se transmet sous nos yeux des grands-mères à leurs petites filles à tresse et même à leurs petits-fils. Un orchestre sur le podium donne le tempo et les spectateurs applaudissent.
Entre deux soirées musicales, il reste la promenade dans la forteresse navale San Juan de Ulua, construite juste après la conquête des Espagnols, aujourd’hui enclavée dans le port à deux pas des portiques à conteneurs, et la visite gratuite du Museo historico naval qui contient nombre de cartes, de maquettes et d’objets originaux consacrés au passé colonial de la ville. Une étape pour un bain... de musique !
Gérald Orange (76)
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Le coin des bourlingueurs
lundi, 30 novembre 2015 08:37
Cuisine du monde
En ce soir de novembre, avec la cuisine Thaï pour prétexte, nous étions quatorze autour d'une table dressée à la Case, rue de Coulmiers.
Le temps d'un voyage gastronomique orchestré par la talentueuse Elodie, nos papilles se sont envolées vers cette perle d'Asie qu'est la Thaïlande. La globetrotteuse ne se contente pas de rapporter des images de son tour du monde ! C'est à travers la cuisine apprise sur place qu'elle nous fait partager ses coups de cœur et ses émotions. Et c'est avec brio qu'elle restitue les saveurs d'orient et d'ailleurs.
Il n'en fallait pas moins pour faire renaître les souvenirs enfouis de ceux qui ont foulé ces contrées lointaines (à de très nombreuses reprises pour certains autour de la table).
Ainsi, à la soupe aigre douce (Tom Yam Goong) et la salade de jeunes pousses, nous avions déjà quitté Bangkok pour le Nord du pays et la Birmanie. Au poulet Massaman, nous longions le Mékong du Laos jusqu'au Vietnam, sans oublier le Cambodge. Et c'est juste avant le Mango Sticky Rice (un délicieux dessert composé de mangue et de riz) que la conversation a bifurqué vers les grands singes de Bornéo !
Cette masse de souvenirs c'est transformée en manne d'informations pour les quelques chanceux s'apprêtant à partir. Comme ce jeune couple qui va mettre à profit une année sabbatique pour partir sac au dos avec ses deux jeunes enfants. A leur tour d'engranger une moisson d'émotions et de rencontres à nous faire partager au retour. Et pourquoi pas, autour d'une table ?
< Philippe GIBERT-SANDER
Le temps d'un voyage gastronomique orchestré par la talentueuse Elodie, nos papilles se sont envolées vers cette perle d'Asie qu'est la Thaïlande. La globetrotteuse ne se contente pas de rapporter des images de son tour du monde ! C'est à travers la cuisine apprise sur place qu'elle nous fait partager ses coups de cœur et ses émotions. Et c'est avec brio qu'elle restitue les saveurs d'orient et d'ailleurs.
Il n'en fallait pas moins pour faire renaître les souvenirs enfouis de ceux qui ont foulé ces contrées lointaines (à de très nombreuses reprises pour certains autour de la table).
Ainsi, à la soupe aigre douce (Tom Yam Goong) et la salade de jeunes pousses, nous avions déjà quitté Bangkok pour le Nord du pays et la Birmanie. Au poulet Massaman, nous longions le Mékong du Laos jusqu'au Vietnam, sans oublier le Cambodge. Et c'est juste avant le Mango Sticky Rice (un délicieux dessert composé de mangue et de riz) que la conversation a bifurqué vers les grands singes de Bornéo !
Cette masse de souvenirs c'est transformée en manne d'informations pour les quelques chanceux s'apprêtant à partir. Comme ce jeune couple qui va mettre à profit une année sabbatique pour partir sac au dos avec ses deux jeunes enfants. A leur tour d'engranger une moisson d'émotions et de rencontres à nous faire partager au retour. Et pourquoi pas, autour d'une table ?
< Philippe GIBERT-SANDER
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Cuisine du monde
vendredi, 27 novembre 2015 09:19
Rendez-vous en terre de feu
Ushuaia, nous voilà !
Nous sommes partis le 1er Novembre 2015 pour un voyage de 5 mois en famille à travers l'Amérique du Sud (Pérou, Bolivie, Chili, Argentine). Benoît et Susan, les parents, accompagnés de Victor (10 ans, CM2) et Maxime (7 ans, CE1).
Pourquoi une telle aventure ? Pour vivre tout simplement une belle expérience à 4, se donner du temps en famille, faire découvrir les beautés (et les réalités ! ) du monde à nos chers et tendres, leur apporter une ouverture d'esprit qui leur sera utile toute leur vie durant.
Après 3 semaines passées au Pérou entre Cuzco (Machu Picchu) et Arequipa (Colca Canyon), nous voici à Puno au bord du lac Titicaca, prêts à passer en Bolivie. Puis ce sera le Chili du Nord jusqu'à l'extrême Sud, avant de remonter l'Argentine jusqu'aux chutes d'Iguazu et de repartir de Buenos Aires le 31 Mars 2016.
http://rendezvousenterredefeu.blogspot.com
Nous sommes partis le 1er Novembre 2015 pour un voyage de 5 mois en famille à travers l'Amérique du Sud (Pérou, Bolivie, Chili, Argentine). Benoît et Susan, les parents, accompagnés de Victor (10 ans, CM2) et Maxime (7 ans, CE1).
Pourquoi une telle aventure ? Pour vivre tout simplement une belle expérience à 4, se donner du temps en famille, faire découvrir les beautés (et les réalités ! ) du monde à nos chers et tendres, leur apporter une ouverture d'esprit qui leur sera utile toute leur vie durant.
Après 3 semaines passées au Pérou entre Cuzco (Machu Picchu) et Arequipa (Colca Canyon), nous voici à Puno au bord du lac Titicaca, prêts à passer en Bolivie. Puis ce sera le Chili du Nord jusqu'à l'extrême Sud, avant de remonter l'Argentine jusqu'aux chutes d'Iguazu et de repartir de Buenos Aires le 31 Mars 2016.
http://rendezvousenterredefeu.blogspot.com
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Voyageurs au long cours
Il serait dommage de ne pas effectuer de trek ou quelques bonnes randonnées afin de profiter pleinement de l’incroyable beauté de la nature. Dès qu’on s’éloigne de la civilisation les paysages deviennent sauvages et plus authentiques.
Le choix est vaste, allant de la simple marche au bord d’un lac, au trek de plusieurs jours en haute montagne.
< Le Tongariro Crossing
C’est le trek d’une journée le plus populaire ici, situé dans l’île du Nord dans le parc national du Tongariro, au sud du lac Taupo.
Il dure 7 h et traverse plusieurs volcans : Ruapehu, Ngauruhoe et Tongariro, dont celui appelé LeMordor dans Le Seigneur desAnneaux. Une variante plus longue se fait en trois jours.
J’étais en compagnie de voyageurs rencontrés à l’auberge de jeunesse. Les conditions climatiques étaient limites (vent de 55 km/h, gros nuages et température de -8 degrés tout en haut). Nous avions froid malgré les gants, bonnet et écharpe. Une belle éclaircie en haut nous a permis quelques jolies photos…
En cas de mauvais temps, certaines compagnies de taxis refusent d’emmener leurs clients au départ du trek, pour ne pas prendre le risque d’avoir des clients mécontents si la météo se dégrade…
Frédéric Tinland
< Extrait du magazine Globe-Trotters n° 163 de septembre/octobre 2015
Le choix est vaste, allant de la simple marche au bord d’un lac, au trek de plusieurs jours en haute montagne.
< Le Tongariro Crossing
C’est le trek d’une journée le plus populaire ici, situé dans l’île du Nord dans le parc national du Tongariro, au sud du lac Taupo.
Il dure 7 h et traverse plusieurs volcans : Ruapehu, Ngauruhoe et Tongariro, dont celui appelé LeMordor dans Le Seigneur desAnneaux. Une variante plus longue se fait en trois jours.
J’étais en compagnie de voyageurs rencontrés à l’auberge de jeunesse. Les conditions climatiques étaient limites (vent de 55 km/h, gros nuages et température de -8 degrés tout en haut). Nous avions froid malgré les gants, bonnet et écharpe. Une belle éclaircie en haut nous a permis quelques jolies photos…
En cas de mauvais temps, certaines compagnies de taxis refusent d’emmener leurs clients au départ du trek, pour ne pas prendre le risque d’avoir des clients mécontents si la météo se dégrade…
Frédéric Tinland
< Extrait du magazine Globe-Trotters n° 163 de septembre/octobre 2015
Plus...
lundi, 23 novembre 2015 16:46
Atelier photo chez ABM
Le dimanche 15 novembre,nous nous sommes retrouvés à une douzaine d'adhérents à la case pour une journée de formation à la photographie de voyage proposée par Michel Lô.
Accueillis par une tasse de thé et de délicieuses viennoiseries tout droit sorties du four du boulanger, nous avons abordé la matinée par le développement des bonnes bases à acquérir dans le domaine technique pour démarrer une activité photographique: choix de l'appareil,choix du sujet de la photo,choix du destinataire de la photo ( pour soi,pour les autres ), notions d'optique, techniques de prise de vue, précautions à prendre en voyage...
A 13h la pause repas fut un moment de grande convivialité autour des nombreuses victuailles apportées par tous et mises en commun.Le tour de table a permis de faire connaissance et chacun a pu relater son parcours de globe-trotter, ses expériences en matière de photographie de voyage , et exprimer ses attentes de cette journée d'initiation.
L'après- midi a été consacrée à l'aspect artistique de la photo: composition de l'image, paysages, portraits, animalier,
macro, analyse de photos de voyage à partir de clichés apportés par le formateur, analyse de photos ratées apportées par les participants.
Ce fut une journée studieuse et enrichissante avec des étudiants motivés et attentifs et un formateur passionnant.
Merci Michel d'avoir partagé ton savoir avec nous."
Accueillis par une tasse de thé et de délicieuses viennoiseries tout droit sorties du four du boulanger, nous avons abordé la matinée par le développement des bonnes bases à acquérir dans le domaine technique pour démarrer une activité photographique: choix de l'appareil,choix du sujet de la photo,choix du destinataire de la photo ( pour soi,pour les autres ), notions d'optique, techniques de prise de vue, précautions à prendre en voyage...
A 13h la pause repas fut un moment de grande convivialité autour des nombreuses victuailles apportées par tous et mises en commun.Le tour de table a permis de faire connaissance et chacun a pu relater son parcours de globe-trotter, ses expériences en matière de photographie de voyage , et exprimer ses attentes de cette journée d'initiation.
L'après- midi a été consacrée à l'aspect artistique de la photo: composition de l'image, paysages, portraits, animalier,
macro, analyse de photos de voyage à partir de clichés apportés par le formateur, analyse de photos ratées apportées par les participants.
Ce fut une journée studieuse et enrichissante avec des étudiants motivés et attentifs et un formateur passionnant.
Merci Michel d'avoir partagé ton savoir avec nous."
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A la Case
jeudi, 19 novembre 2015 13:28
Honduras, Iguana Station
Utila est une petite île magnifique où il fait bon vivre et qu’il faut préserver à tout prix car l’écosystème qu’elle renferme est tout à fait particulier. En effet, 20 % de l’île est composé de mangrove, c’est-à-dire, un écosystème de marais maritime qui est l’un des plus productifs en biomasse sur notre planète. La mangrove est peuplée de nombreuses espèces : oiseaux, reptiles, crabes, mollusques, crustacés, insectes, et poissons sans oublier les magnifiques palétuviers rouges et noirs qui sont les principales espèces végétales.
La mangrove d’Utila recèle une autre merveille : le Swamper, petit iguane noirqui ne vit que sur 8 km2 dans le monde.
Ctenosaura bakeri est son petit nom scientifique. Cet iguane mesure entre 50 et 70 cm et c’est l’un des seuls à avoir évolué dans la mangrove, sûrement à cause de la compétition avec un voisin plus gros. Les femelles pondent leurs œufs dans le sable et 60 à 70 jours plus tard les œufs éclosent et les petits retournentvivre dans la mangrove.
Iguana Station est un centre qui lutte pour la sauvegarde de cette espèce et dans lequel nous avons été volontaires.
Des visites au sein du centre sont mises en place pour sensibiliser les touristes et les populations locales aux besoins de l’espèce. Pour s’assurer que, malgré tout, le swamper continuera à vivre, la station possède mâles et femelles qui se reproduisent en son sein. Les œufs sont mis en couveuses et après éclosion les petits sont gardés une année avant d’être remis dans la mangrove. La station, chaque année, récolte aussi des œufs dans la nature afin de les mettre en sécurité.
Ce fut une expérience très enrichissante que nous recommandons à tous.
< Arthur Bostvironnois et Céleste Josephe (59)
http://unitedadventurers.wix.com/notrevoyagesolidaire
La mangrove d’Utila recèle une autre merveille : le Swamper, petit iguane noirqui ne vit que sur 8 km2 dans le monde.
Ctenosaura bakeri est son petit nom scientifique. Cet iguane mesure entre 50 et 70 cm et c’est l’un des seuls à avoir évolué dans la mangrove, sûrement à cause de la compétition avec un voisin plus gros. Les femelles pondent leurs œufs dans le sable et 60 à 70 jours plus tard les œufs éclosent et les petits retournentvivre dans la mangrove.
Iguana Station est un centre qui lutte pour la sauvegarde de cette espèce et dans lequel nous avons été volontaires.
Des visites au sein du centre sont mises en place pour sensibiliser les touristes et les populations locales aux besoins de l’espèce. Pour s’assurer que, malgré tout, le swamper continuera à vivre, la station possède mâles et femelles qui se reproduisent en son sein. Les œufs sont mis en couveuses et après éclosion les petits sont gardés une année avant d’être remis dans la mangrove. La station, chaque année, récolte aussi des œufs dans la nature afin de les mettre en sécurité.
Ce fut une expérience très enrichissante que nous recommandons à tous.
< Arthur Bostvironnois et Céleste Josephe (59)
http://unitedadventurers.wix.com/notrevoyagesolidaire
Publié dans
Le coin des bourlingueurs
mercredi, 18 novembre 2015 11:23
Un week end ou une semaine à Barcelone
Barcelone, c’est quand même assez grand à visiter, et même les dites visites sont chères, vous pouvez passer tranquillement une semaine sans vous ennuyer.
Si vous ne venez que pour un week-end, pensez bien au fait que vous n’irez qu’à l’essentiel, c’est à dire les trois ou quatre choses à visiter mais que vous allez rester sur votre faim.
Parlant de faim : on mange plutôt pas mal à Barcelone et la nourriture est plutôt moins chère qu’à Paris, sauf si vous restez dans les quartiers touristiques genre Ramblas où on vous attend avec le sourire mais avec lecteur de carte Visa à la main.
La caractéristique principale de la nourriture Barcelonaise est la « tapa » . La quasi totalité des restaurants les proposent, y compris parmi les plus huppés. Le principe est celui de la convivialité, à savoir que l’on met les plats en commun et chacun goûte un peu à tout.
< Y ALLER :
On peut choisir le TGV ou l’avion. Je ne recommande pas la voiture, car elle ne sert à rien à Barcelone, et cela vous coûtera de toute façon bien plus cher en base 2, et pas moins cher en base 4.
Pour l’avion, évitez Ryan Air qui part d’un aéroport débilement loin de paris (Beauvais). En fait en ajoutant le prix de l’A/R pour aller à Beauvais, Ryan Air est rarement un bon plan. Essayez de voir avec Vueling, Easyjet et Transavia.
< HOTELS :
Pas de conseil spécial pour les hôtels, sauf si vous êtes des fêtards et vous ne pouvez pas utiliser les transports en commun qui s’arrêtent en gros à minuit (sauf un peu plus tard le samedi soir). Le régime est à peu près le même que celui des transports parisiens.
Donc, pour économiser, prenez un logement plutôt en dehors du centre, pas trop loin d’u métro. Un des sites les moins chers reste booking.com, mais on trouve aussi quelques belles occasions sur d’autres sites.
Par contre, si vous voulez faire la fête très très tard, regardez où vous allez terminer votre nuit d’agapes pour ne pas avoir un trop gros trajet en taxi.
< TRANSPORT :
Deux sous sections : voyage aéroport Barcelone et transport pour vos visites
< AEROPORT-VILLE
Il y a 4 moyens d’aller en ville à partir de l’aéroport (et vice et versa) : taxi, Aerobus, Train Renfe et bus 46
- taxi : de 25€ à 30€ (dépend bien entendu où vous allez). Soumis aux problèmes de trafic, de 15mn à 45mn
- Aerobus : environ 6€. Soumis aussi aux problèmes de trafic. Avantage par rapport au bus : ne s’arrête pas partout, donc on peut compter sur une demi heure de BCN (aéroport El Prat) à place d’Espanya.
- bus 46 : 1€ (avec la carte T10). Un peu plus long que l’Aerobus parce qu’il a des arrêts. Compter entre 25mn s’il n’y a pas du tout de circulation et 1 h. On arrive Place d’Espanya, avec une correspondance gratuite pour le métro. La carte T10 s’achète dans les distributeurs qui se trouvent devant la gare RENFE (la RENFE est à l’Espagne ce que la SNCF est à la France).
- train ligne R2. Vous amène du Terminal 1 jusqu’à la gare centrale Barcelona Sants. 1€ avec la T10.
Bref, si vous arrivez au terminal T1 de l’aéroport et que vous voulez acheter la T10, vous devez prendre la navette pour le terminal T2 (gratuite), puis aller à la station de train pour acheter votre T2. Là, vous avez le choix entre prendre le train pour Sants, soit de prendre le bus 46 pour Espanya.
Avantages du train :
- pas soumis aux encombrements
- vous êtes déjà sur place pour prendre le train
Inconvénients du train :
- longue correspondance à pied pour le métro à Sants (ne vous trompez ps prenez la bonne sortie, sinon, cela vous décomptera un nouveau trajet à 1€)
Avantages du bus 46 :
Vous amène à la Place de Espanya où il est plus facile de prendre le métro
Inconvénients du 46 :
- Il faut aller rechercher la station (quai de bus spécial, suivre les indication 46)
- Pas de place pour les bagages
- soumis aux aléas du trafic
- regardez le trajet du 46, il se peut que cela puisse vous arranger de vous arrêter ailleurs qu’à Espanya
< TRANSPORT EN VILLE
On a parlé de la T10. C’est une carte de 10 trajets qui coûte environ 10€. Bonne nouvelle, vous pouvez utiliser cette carte à plusieurs : le premier met la carte dans le lecteur (un peu comme à Paris), et la machine la lui rend. Dès qu’il a récupéré le ticket, le tourniquet se débloque, et il peut passer le ticket au suivant avant de passer etc …
Dans le bus, après le chauffeur, il y a une machine à valider, on valide autant de fois qu’il y de passagers.
Correspondances : vous avez le droit à autant de correspondances dans le métro, et une correspondance Bus-Métro OU Métro-Bus à l’intérieur d’une période de temps de 1h15 après le premier compostage.
Par exemple, vous prenez le 46 (bus) à l’aéroport, et jusqu’à 1h15 après le compostage (qui s’inscrit au dos de la T10), vous pouvez prendre le métro (par exemple à Espanya). Quand vous allez repasser la T10 pour rentrer dans le métro, il ne vous comptera pas un compostage de plus.
Par contre, si vous ressortez ensuite du métro et que vous prenez un autre bus, cela vous comptera un autre trajet, même si cela fait moins de 1h15.
Si vous ressortez du métro, vous ne pouvez pas faire une correspondance avec un autre métro : toute sortie du métro est définitive (mais vous avez éventuellement le droit de prendre une correspondance avec un bus).
PIÈGE : Sur les machines à tourniquet, vous devez mettre le ticket dans la machine à votre gauche. Sur les machines à portes vitrées, vous devez mettre le ticket dans la machine à votre droite.
En dehors de la T10 (et des billets à l’unité qui valent plus de 2€), vous avez la possibilité de prendre des cartes séjour.
La Barcelona Card se prend pour 2, 3, 4 ou 5 jours, et elle est assez chère car elle comprend la gratuité dans certains musées. Malheureusement pas les plus courus. Il y a également une réduction sur un certain nombre d’autres musées, mais ce n’est pas toujours très pratique.
La Barcelona Card 2 jours s’appelle Barcelona Card Express et comprend tous les transports illimités pendant 2 jours et des réductions dans certains musées. Le 3, 4 et 5 jours ont la gratuité dans certains, et des réductions dans d’autres.
Exemples de prix en 2015 : Barcelona card Express 20€ (on peut l’avoir à 18€ en l’achetant en ligne, et on la récupère au kiosque de Tourisme à l’aéroport. On la valide à la première utilisation. ATTENTION, c’est par date de jour, et pas par période de 24h. Donc si vous la validez le soir, vous ne l’avez pas bien amortie …).
PIÈGE : sur la Barcelona Card Express, il est écrit « Hola BCN ». Et donc dans certains musées où il y a réduction, on vous demande de montrer la carte de la ville qui vous est donnée en même temps que la Barcelona Card Express. Donc, à avoir toujours avec soi si vous voulez amortir votre Barcelona card.
La Hola BCN est une carte de transport sans réduction dans les musées. Exemple de prix pour la hola BCN 2 jours en 2015 : 14€
S’achète dans tous les distributeurs de métro (comme la T10)
Mon conseil : achetez une T10 pour avoir des trajets pour le premier et le deuxième jour. Ensuite, selon vos activités, vous pouvez continuer à la T10 (par exemple si vous avez l’habitude de marcher), ou prenez une des cartes (Hola BCN ou Barcelona Card)
< QUE VISITER ?
Chacun a ses propres centres d’intérêt, et donc difficile de donner une liste dans l’absolu. Cependant, les lieux les plus souvent cités comme incontournable sont : La Sagrada Familia, la Casa Batllo, la Casa Milà (aussi appelée La Pedrera), le Parc Güell, la Fondacion Miro, La Stade du Camp Nou et le Musée Picasso.
Sagrada Familia : une oeuvre majeure de Gaudi dont on poursuit la construction aujourd’hui malgré le fait que tous les plans ont été brûlés pendant la guerre civile et qu’une grande partie des maquettes ont été abîmées ou plus ou moins détruites.
La Barcelona card donne 1€ de réduction, mais laissez tomber et achetez votre billet sur internet A L’AVANCE avec réservation d’horaire. Si vous ne le faites pas, vous risquez fort e ne jamais visiter la Sagrada Familia.
Je recommande de prendre l’audio-guide, car on a du mal à comprendre sans quelques explications. Par contre, les 4,50€ pour aller visiter les tours ou plus exactement l’une des tours ne vaut pas vraiment le coup.
A noter : réduction pour 65 ans et plus.
Casa Battlo : très impressionnante de dehors, mais je ne suis pas certain que l’intérieur vaut les 21,50€.
La Pedrera : 20,50€ mais plus intéressante à mon avis. Mais même si vous êtes passionnés d’architecture, on n’y passe guère plus d'une heure. Comme c’est cher pour ce que c’est, pas besoin d’acheter le billet à l’avance.
< Le Parc Güell.
C’est un parc magnifique dont l’accès en dehors de la partie Gaudi est gratuit. Cela peut valoir la peine d’y faire un saut, car on voit tout Barcelone (aller au point culminant des Trois Croix). La partie Gaudi est elle payante et s’appelle la partie « monumentale », non pas parce qu’elle est grande, mais parce qu’il y a quelques monuments. Joli, mais est-ce que cela vaut les 8€ ?
Sans doute, mais en période touristique, il vaut mieux acheter et réserver l’horaire sur internet (7€ au lieu de 8), car il n’y a que 400 visiteurs autorisés par heure. (65 ans et plus : 4,90 en ligne)
C’est dans cette partie monumentale qu’on voit le fameux monstre de Gaudi qui garde les escaliers.
Conseil : arriver par la station de métro Vallcarca, car il y a des escalators pour monter jusqu’au Parc. Ce qui fait que vous serez tout en descente pour aller à une entrée vers la partie monumentale et ensuite pour redescendre vers une station de métro (Lesseps)
< La Fondacion Miro
Un peu à l’écart, elle se trouve sur la Colline de Montjuic. Pour y accéder, s’arrêter à la station Paral-lel, puis prendre le funiculaire (carte T10 ok).
Jusque mars 2016, le funiculaire est en réfection, et il y a des bus de remplacement.
Miro, on aime ou on n’aime pas, mais il y a quand même des belles céramiques. J’ai été fasciné par la fontaine de mercure qui n’est d’ailleurs pas de lui.
< Le Stade du Camp Nou
Il faut vraiment être un fan de football pour aller visiter ce stade qui n’est qu’un stade, même s’il abrite la fameuse équipe du Barça. Mais ça doit déplacer les foules, car dans la ville, on n’arrête pas de voir des touristes (et peut être pas seulement d’ailleurs) se promer en maillot de foot avec dans le dos le nom de leur joueur préféré.
< Musée Picasso
C’est un Picasso qu’on ne voit pas dans les autres musées, et donc il me semble que la visite vaut la peine. On y voit des oeuvres de jeunesse assez étonnantes, et de nombreux tableaux de sa période bleue. Mais le plus remarquable de la collection sont les études cubistes faites par Picasso à partir du tableau Las Meninas de Velasquez. C’est étonnant et même si on n’est pas vraiment touché par le cubisme, cela vaut la peine de voir des 58 toiles autour du tableau de Velasquez. Ce tableau ne se trouve d’ailleurs pas dans le musée, et cela vaut la peine d’en avoir une photo sur le téléphone portable pour prendre ses repères.
Il y a toujours un peu la queue, sauf le dimanche où il y a vraiment une queue infernale (gratuit à partir de 15h le dimanche …). Recommandation : achetez en ligne en réservant. 11€ pour l’expo permanente, 7€ pour les 65 ans et plus.
Quand vous avez acheté en ligne, vous recevez un email avec la commande et un QR code. Vous devez soir imprimer ce document ou présenter votre smartphone. Inutile de faire la queue, il vous suffit d’entrer directement par une des portes et présenter votre reçu en bas de l’escalier qui mène à la collection.
A ces « incontournables », j’ajoute quand même Les Ramblas (de la place de Catalunya jusqu’à la colonne Christophe Colomb), et quelques édifices religieux : la Cathédrale (notez que la Sagrada Familia est une basilique et non pas une cathédrale, car l’évêque n’y réside pas), Santa Maria del Pi, Santa Maria del Mar et San Pau del Camp (avec son petit cloître vraiment joli)
Ne manquez pas le marché « La Boqueria » sur les Ramblas. Vous pouvez essayer d’y manger, cela vaut la peine, mais c’est assez difficile de trouver une place sur les petits stands. Par contre, si vous souhaitez faire du shopping (jambon, fruits, huile, etc..) préférez le marché Sainte Catherine (Mercat de Santa Caterina) pas très loin mais beaucoup moins cher.
< Une mention spéciale à 2 restaurants :
- le Jai-Ca dans Barceloneta (Carrer de la Ginebra). On y sert des taps de fruits de mer en plus des classiques. Goûtez en particulier les couteaux grillé au beurre d’escargot, c’est remarquable (navajas en espagnol). Mais c’est plain de chez plein et en arrivant, allez tout de suite voir le patron pour prendre votre tour en vous armant de patience. Il y a deux établissements de la même maison à quelques pas l’un de l’autre. Allez plustôt à celui qui se trouve plus à l’ouest (celui plus à l’est est à l’angle de Ginebra et Baulard).
- Le Can Margerit près de la station de métro Poble Sec. Il se trouve Carrer de la Concordia, près de l’angle avec Carrer de l’Olivera. Il vaut mieux réserver car l’établissement est assez couru (il ouvre à 20h30). L’ambiance est celle d’une taverne avec des tonneaux dans l’avant salle. On prend un petit verre et on va se servir au tonneau pour goûter leur production qu’on peut consommer en pichet à table.
LA spécialité à essayer est le conejo a la jumiliana. C’est du lapin (conejo), cuit croustillant à l’huile mélangé à des oignons et gousses d’ail en chemise fondants parsemé d’herbes (dont thym et fenouil).
< QUAND Y ALLER ?
Il est préférable d’y aller en intersaison, voire en hiver, car sinon, il y a vraiment beaucoup de monde. Il me semble que les meilleurs mois sont de octobre à avril.
Si vous le pouvez, essayez d’éviter le dimanche et le lundi. Arriver un Lundi pour partir un dimanche (on ne fait pas grand chose les jours d’arrivée et de départ) semble donc être la meilleure solution pour une semaine à Barcelone. Si vous n’avez qu’un we, essayez de partir le jeudi soir pour rentrer le dimanche.
< POUR VOUS AIDER A VOUS REPÉRER
Vous trouverez mes épinglettes en fichier .kmz à http://www.belt.fr/ABM/epinglettes
Note : pour utiliser ces épinglettes, je vous recommande d’utiliser sur votre smartphone le logiciel gratuit MAPS.ME. Il est disponible sur IOS et Android
Puis, vous téléchargez la ou les cartes des pays qui vous intéressent (gratuit toujours, mais attendez d’avoir une liaison wifi pour le faire)
Enfin, ouvrez le fichier .kmz sur votre téléphone (par exemple en vous l’envoyant par email, et en cliquant dessus sur votre téléphone). Vous choisissez alors de l’ouvrir avec MAPS.ME
L’avantage de MAPS.ME est qu’une fois les cartes téléchargées, vous n’avez plus besoin de réseau pour utiliser la carte (avec les épinglettes). Et si en pllus votre téléphone a un GPS, il vous indique où vous êtes sur la carte.
Note 2 : ces fichiers sont « mes » épinglettes. Je les mets sans réticence à disposition, et comme je les ai utilisées sur le trrain, elles sont assez juste. Mais il n’y a que les lieux que j’ai bien voulu mettre. C’est à vous de partir de cette base pour vous faire vos propres points.
Note 3 : vous pouvez aussi charger ce fichier .kmz sur tous les logiciels google de cartographie (dons google earth et google maps, mais il vous faut être en réseau contrairement à Maps.me)
Si vous ne venez que pour un week-end, pensez bien au fait que vous n’irez qu’à l’essentiel, c’est à dire les trois ou quatre choses à visiter mais que vous allez rester sur votre faim.
Parlant de faim : on mange plutôt pas mal à Barcelone et la nourriture est plutôt moins chère qu’à Paris, sauf si vous restez dans les quartiers touristiques genre Ramblas où on vous attend avec le sourire mais avec lecteur de carte Visa à la main.
La caractéristique principale de la nourriture Barcelonaise est la « tapa » . La quasi totalité des restaurants les proposent, y compris parmi les plus huppés. Le principe est celui de la convivialité, à savoir que l’on met les plats en commun et chacun goûte un peu à tout.
< Y ALLER :
On peut choisir le TGV ou l’avion. Je ne recommande pas la voiture, car elle ne sert à rien à Barcelone, et cela vous coûtera de toute façon bien plus cher en base 2, et pas moins cher en base 4.
Pour l’avion, évitez Ryan Air qui part d’un aéroport débilement loin de paris (Beauvais). En fait en ajoutant le prix de l’A/R pour aller à Beauvais, Ryan Air est rarement un bon plan. Essayez de voir avec Vueling, Easyjet et Transavia.
< HOTELS :
Pas de conseil spécial pour les hôtels, sauf si vous êtes des fêtards et vous ne pouvez pas utiliser les transports en commun qui s’arrêtent en gros à minuit (sauf un peu plus tard le samedi soir). Le régime est à peu près le même que celui des transports parisiens.
Donc, pour économiser, prenez un logement plutôt en dehors du centre, pas trop loin d’u métro. Un des sites les moins chers reste booking.com, mais on trouve aussi quelques belles occasions sur d’autres sites.
Par contre, si vous voulez faire la fête très très tard, regardez où vous allez terminer votre nuit d’agapes pour ne pas avoir un trop gros trajet en taxi.
< TRANSPORT :
Deux sous sections : voyage aéroport Barcelone et transport pour vos visites
< AEROPORT-VILLE
Il y a 4 moyens d’aller en ville à partir de l’aéroport (et vice et versa) : taxi, Aerobus, Train Renfe et bus 46
- taxi : de 25€ à 30€ (dépend bien entendu où vous allez). Soumis aux problèmes de trafic, de 15mn à 45mn
- Aerobus : environ 6€. Soumis aussi aux problèmes de trafic. Avantage par rapport au bus : ne s’arrête pas partout, donc on peut compter sur une demi heure de BCN (aéroport El Prat) à place d’Espanya.
- bus 46 : 1€ (avec la carte T10). Un peu plus long que l’Aerobus parce qu’il a des arrêts. Compter entre 25mn s’il n’y a pas du tout de circulation et 1 h. On arrive Place d’Espanya, avec une correspondance gratuite pour le métro. La carte T10 s’achète dans les distributeurs qui se trouvent devant la gare RENFE (la RENFE est à l’Espagne ce que la SNCF est à la France).
- train ligne R2. Vous amène du Terminal 1 jusqu’à la gare centrale Barcelona Sants. 1€ avec la T10.
Bref, si vous arrivez au terminal T1 de l’aéroport et que vous voulez acheter la T10, vous devez prendre la navette pour le terminal T2 (gratuite), puis aller à la station de train pour acheter votre T2. Là, vous avez le choix entre prendre le train pour Sants, soit de prendre le bus 46 pour Espanya.
Avantages du train :
- pas soumis aux encombrements
- vous êtes déjà sur place pour prendre le train
Inconvénients du train :
- longue correspondance à pied pour le métro à Sants (ne vous trompez ps prenez la bonne sortie, sinon, cela vous décomptera un nouveau trajet à 1€)
Avantages du bus 46 :
Vous amène à la Place de Espanya où il est plus facile de prendre le métro
Inconvénients du 46 :
- Il faut aller rechercher la station (quai de bus spécial, suivre les indication 46)
- Pas de place pour les bagages
- soumis aux aléas du trafic
- regardez le trajet du 46, il se peut que cela puisse vous arranger de vous arrêter ailleurs qu’à Espanya
< TRANSPORT EN VILLE
On a parlé de la T10. C’est une carte de 10 trajets qui coûte environ 10€. Bonne nouvelle, vous pouvez utiliser cette carte à plusieurs : le premier met la carte dans le lecteur (un peu comme à Paris), et la machine la lui rend. Dès qu’il a récupéré le ticket, le tourniquet se débloque, et il peut passer le ticket au suivant avant de passer etc …
Dans le bus, après le chauffeur, il y a une machine à valider, on valide autant de fois qu’il y de passagers.
Correspondances : vous avez le droit à autant de correspondances dans le métro, et une correspondance Bus-Métro OU Métro-Bus à l’intérieur d’une période de temps de 1h15 après le premier compostage.
Par exemple, vous prenez le 46 (bus) à l’aéroport, et jusqu’à 1h15 après le compostage (qui s’inscrit au dos de la T10), vous pouvez prendre le métro (par exemple à Espanya). Quand vous allez repasser la T10 pour rentrer dans le métro, il ne vous comptera pas un compostage de plus.
Par contre, si vous ressortez ensuite du métro et que vous prenez un autre bus, cela vous comptera un autre trajet, même si cela fait moins de 1h15.
Si vous ressortez du métro, vous ne pouvez pas faire une correspondance avec un autre métro : toute sortie du métro est définitive (mais vous avez éventuellement le droit de prendre une correspondance avec un bus).
PIÈGE : Sur les machines à tourniquet, vous devez mettre le ticket dans la machine à votre gauche. Sur les machines à portes vitrées, vous devez mettre le ticket dans la machine à votre droite.
En dehors de la T10 (et des billets à l’unité qui valent plus de 2€), vous avez la possibilité de prendre des cartes séjour.
La Barcelona Card se prend pour 2, 3, 4 ou 5 jours, et elle est assez chère car elle comprend la gratuité dans certains musées. Malheureusement pas les plus courus. Il y a également une réduction sur un certain nombre d’autres musées, mais ce n’est pas toujours très pratique.
La Barcelona Card 2 jours s’appelle Barcelona Card Express et comprend tous les transports illimités pendant 2 jours et des réductions dans certains musées. Le 3, 4 et 5 jours ont la gratuité dans certains, et des réductions dans d’autres.
Exemples de prix en 2015 : Barcelona card Express 20€ (on peut l’avoir à 18€ en l’achetant en ligne, et on la récupère au kiosque de Tourisme à l’aéroport. On la valide à la première utilisation. ATTENTION, c’est par date de jour, et pas par période de 24h. Donc si vous la validez le soir, vous ne l’avez pas bien amortie …).
PIÈGE : sur la Barcelona Card Express, il est écrit « Hola BCN ». Et donc dans certains musées où il y a réduction, on vous demande de montrer la carte de la ville qui vous est donnée en même temps que la Barcelona Card Express. Donc, à avoir toujours avec soi si vous voulez amortir votre Barcelona card.
La Hola BCN est une carte de transport sans réduction dans les musées. Exemple de prix pour la hola BCN 2 jours en 2015 : 14€
S’achète dans tous les distributeurs de métro (comme la T10)
Mon conseil : achetez une T10 pour avoir des trajets pour le premier et le deuxième jour. Ensuite, selon vos activités, vous pouvez continuer à la T10 (par exemple si vous avez l’habitude de marcher), ou prenez une des cartes (Hola BCN ou Barcelona Card)
< QUE VISITER ?
Chacun a ses propres centres d’intérêt, et donc difficile de donner une liste dans l’absolu. Cependant, les lieux les plus souvent cités comme incontournable sont : La Sagrada Familia, la Casa Batllo, la Casa Milà (aussi appelée La Pedrera), le Parc Güell, la Fondacion Miro, La Stade du Camp Nou et le Musée Picasso.
Sagrada Familia : une oeuvre majeure de Gaudi dont on poursuit la construction aujourd’hui malgré le fait que tous les plans ont été brûlés pendant la guerre civile et qu’une grande partie des maquettes ont été abîmées ou plus ou moins détruites.
La Barcelona card donne 1€ de réduction, mais laissez tomber et achetez votre billet sur internet A L’AVANCE avec réservation d’horaire. Si vous ne le faites pas, vous risquez fort e ne jamais visiter la Sagrada Familia.
Je recommande de prendre l’audio-guide, car on a du mal à comprendre sans quelques explications. Par contre, les 4,50€ pour aller visiter les tours ou plus exactement l’une des tours ne vaut pas vraiment le coup.
A noter : réduction pour 65 ans et plus.
Casa Battlo : très impressionnante de dehors, mais je ne suis pas certain que l’intérieur vaut les 21,50€.
La Pedrera : 20,50€ mais plus intéressante à mon avis. Mais même si vous êtes passionnés d’architecture, on n’y passe guère plus d'une heure. Comme c’est cher pour ce que c’est, pas besoin d’acheter le billet à l’avance.
< Le Parc Güell.
C’est un parc magnifique dont l’accès en dehors de la partie Gaudi est gratuit. Cela peut valoir la peine d’y faire un saut, car on voit tout Barcelone (aller au point culminant des Trois Croix). La partie Gaudi est elle payante et s’appelle la partie « monumentale », non pas parce qu’elle est grande, mais parce qu’il y a quelques monuments. Joli, mais est-ce que cela vaut les 8€ ?
Sans doute, mais en période touristique, il vaut mieux acheter et réserver l’horaire sur internet (7€ au lieu de 8), car il n’y a que 400 visiteurs autorisés par heure. (65 ans et plus : 4,90 en ligne)
C’est dans cette partie monumentale qu’on voit le fameux monstre de Gaudi qui garde les escaliers.
Conseil : arriver par la station de métro Vallcarca, car il y a des escalators pour monter jusqu’au Parc. Ce qui fait que vous serez tout en descente pour aller à une entrée vers la partie monumentale et ensuite pour redescendre vers une station de métro (Lesseps)
< La Fondacion Miro
Un peu à l’écart, elle se trouve sur la Colline de Montjuic. Pour y accéder, s’arrêter à la station Paral-lel, puis prendre le funiculaire (carte T10 ok).
Jusque mars 2016, le funiculaire est en réfection, et il y a des bus de remplacement.
Miro, on aime ou on n’aime pas, mais il y a quand même des belles céramiques. J’ai été fasciné par la fontaine de mercure qui n’est d’ailleurs pas de lui.
< Le Stade du Camp Nou
Il faut vraiment être un fan de football pour aller visiter ce stade qui n’est qu’un stade, même s’il abrite la fameuse équipe du Barça. Mais ça doit déplacer les foules, car dans la ville, on n’arrête pas de voir des touristes (et peut être pas seulement d’ailleurs) se promer en maillot de foot avec dans le dos le nom de leur joueur préféré.
< Musée Picasso
C’est un Picasso qu’on ne voit pas dans les autres musées, et donc il me semble que la visite vaut la peine. On y voit des oeuvres de jeunesse assez étonnantes, et de nombreux tableaux de sa période bleue. Mais le plus remarquable de la collection sont les études cubistes faites par Picasso à partir du tableau Las Meninas de Velasquez. C’est étonnant et même si on n’est pas vraiment touché par le cubisme, cela vaut la peine de voir des 58 toiles autour du tableau de Velasquez. Ce tableau ne se trouve d’ailleurs pas dans le musée, et cela vaut la peine d’en avoir une photo sur le téléphone portable pour prendre ses repères.
Il y a toujours un peu la queue, sauf le dimanche où il y a vraiment une queue infernale (gratuit à partir de 15h le dimanche …). Recommandation : achetez en ligne en réservant. 11€ pour l’expo permanente, 7€ pour les 65 ans et plus.
Quand vous avez acheté en ligne, vous recevez un email avec la commande et un QR code. Vous devez soir imprimer ce document ou présenter votre smartphone. Inutile de faire la queue, il vous suffit d’entrer directement par une des portes et présenter votre reçu en bas de l’escalier qui mène à la collection.
A ces « incontournables », j’ajoute quand même Les Ramblas (de la place de Catalunya jusqu’à la colonne Christophe Colomb), et quelques édifices religieux : la Cathédrale (notez que la Sagrada Familia est une basilique et non pas une cathédrale, car l’évêque n’y réside pas), Santa Maria del Pi, Santa Maria del Mar et San Pau del Camp (avec son petit cloître vraiment joli)
Ne manquez pas le marché « La Boqueria » sur les Ramblas. Vous pouvez essayer d’y manger, cela vaut la peine, mais c’est assez difficile de trouver une place sur les petits stands. Par contre, si vous souhaitez faire du shopping (jambon, fruits, huile, etc..) préférez le marché Sainte Catherine (Mercat de Santa Caterina) pas très loin mais beaucoup moins cher.
< Une mention spéciale à 2 restaurants :
- le Jai-Ca dans Barceloneta (Carrer de la Ginebra). On y sert des taps de fruits de mer en plus des classiques. Goûtez en particulier les couteaux grillé au beurre d’escargot, c’est remarquable (navajas en espagnol). Mais c’est plain de chez plein et en arrivant, allez tout de suite voir le patron pour prendre votre tour en vous armant de patience. Il y a deux établissements de la même maison à quelques pas l’un de l’autre. Allez plustôt à celui qui se trouve plus à l’ouest (celui plus à l’est est à l’angle de Ginebra et Baulard).
- Le Can Margerit près de la station de métro Poble Sec. Il se trouve Carrer de la Concordia, près de l’angle avec Carrer de l’Olivera. Il vaut mieux réserver car l’établissement est assez couru (il ouvre à 20h30). L’ambiance est celle d’une taverne avec des tonneaux dans l’avant salle. On prend un petit verre et on va se servir au tonneau pour goûter leur production qu’on peut consommer en pichet à table.
LA spécialité à essayer est le conejo a la jumiliana. C’est du lapin (conejo), cuit croustillant à l’huile mélangé à des oignons et gousses d’ail en chemise fondants parsemé d’herbes (dont thym et fenouil).
< QUAND Y ALLER ?
Il est préférable d’y aller en intersaison, voire en hiver, car sinon, il y a vraiment beaucoup de monde. Il me semble que les meilleurs mois sont de octobre à avril.
Si vous le pouvez, essayez d’éviter le dimanche et le lundi. Arriver un Lundi pour partir un dimanche (on ne fait pas grand chose les jours d’arrivée et de départ) semble donc être la meilleure solution pour une semaine à Barcelone. Si vous n’avez qu’un we, essayez de partir le jeudi soir pour rentrer le dimanche.
< POUR VOUS AIDER A VOUS REPÉRER
Vous trouverez mes épinglettes en fichier .kmz à http://www.belt.fr/ABM/epinglettes
Note : pour utiliser ces épinglettes, je vous recommande d’utiliser sur votre smartphone le logiciel gratuit MAPS.ME. Il est disponible sur IOS et Android
Puis, vous téléchargez la ou les cartes des pays qui vous intéressent (gratuit toujours, mais attendez d’avoir une liaison wifi pour le faire)
Enfin, ouvrez le fichier .kmz sur votre téléphone (par exemple en vous l’envoyant par email, et en cliquant dessus sur votre téléphone). Vous choisissez alors de l’ouvrir avec MAPS.ME
L’avantage de MAPS.ME est qu’une fois les cartes téléchargées, vous n’avez plus besoin de réseau pour utiliser la carte (avec les épinglettes). Et si en pllus votre téléphone a un GPS, il vous indique où vous êtes sur la carte.
Note 2 : ces fichiers sont « mes » épinglettes. Je les mets sans réticence à disposition, et comme je les ai utilisées sur le trrain, elles sont assez juste. Mais il n’y a que les lieux que j’ai bien voulu mettre. C’est à vous de partir de cette base pour vous faire vos propres points.
Note 3 : vous pouvez aussi charger ce fichier .kmz sur tous les logiciels google de cartographie (dons google earth et google maps, mais il vous faut être en réseau contrairement à Maps.me)
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Infos voyage
mardi, 17 novembre 2015 11:09
Travailler en échange du gîte et du couvert
Déja un an que Nicolas est sur la route du monde !La Colombie est sa dernière destination.
Épuisé de voyager, il souhaite se sédentariser et retrouver un cadre, une routine des repères… et pourquoi pas travailler ?
Aujourd’hui, nous sommes jeudi. Dès lundi, je veux débuter un nouveau travail, pour une durée d’une à deux semaines dans la région “Eje Cafetero” (la région du café), et tout cela sans avoir de compétences particulières à faire valoir. Impossible, vous dites ? Un ami m’a indiqué qu’il existe des endroits où il est possible de travailler quelques heures par jour contre le gîte et le couvert. Il s’agirait d’un échange de services entre des organisations ou des familles qui ont besoin d’un coup de main et des voyageurs qui cherchent à se loger et à se restaurer gratuitement.
Pour les mettre en relation, il existe des réseaux. Je paye une cotisation sur le site Internet de l’un d’entre eux. Puis je lance une recherche en Colombie où une centaine d’organisations et de familles sont inscrites : des auberges dejeunesse, des fermes biologiques, des écovillages…
Ils proposent différents types de travaux tels que la cuisine, le baby-sitting, le jardinage, l’agriculture…
Travailler et pratiquer le yoga dans une hacienda colombienne Une ferme-ashram me répond rapidement.
La proposition me plaît : le matin, nous travaillons à la ferme et l’après-midi, nous pratiquons le yoga. Après un folklorique trajet sur un chemin cahoteux entouré de champs de canne à sucre s’étendant à perte de vue, j’arrive dans un village situé dans la vallée des Andes.
J’y découvre une jolie hacienda au bord d’une rivière surplombée d’une colline. Krishna, la propriétaire, une Américano-Colombienne hindouiste, a fait de cette ferme un lieu spirituel, communautaire et écologique. Cette ferme joue un rôle important pour les habitants de ce village isolé, car en plus de fournir une alimentation, c’est un centre social et culturel proposant des activités pour les jeunes et un lieu incitant à la mise en place d’un programme de développement durable. Plusieurs voyageurs-travailleurs sont déjà là : Gabriel, un Chilien, Sim, un Suédois et Tifany, une Française.
Un lieu participatif Le matin, si quelqu’un a une compétence ou une idée à apporter, il est le bienvenu. Gabriel, notre ami Chilien en a une : il construit un abri de jardin avec des briques écologiques réalisées à base de déchets.
L’après-midi et le soir, chacun peut proposer des activités : musique, jeux, séance photo…Cette ferme incarne des valeurs d’échange, de partage, de confiance et d’apprentissage mutuel qui, selon moi, correspondent à l’esprit proposé par ce concept de “travail contre gîte et couvert”.
(Lire la suite dans l’ouvrage Hors des sentiers battus, découvrir le monde autrement de Nicolas Breton) avec toutes les informations pratiques…
Épuisé de voyager, il souhaite se sédentariser et retrouver un cadre, une routine des repères… et pourquoi pas travailler ?
Aujourd’hui, nous sommes jeudi. Dès lundi, je veux débuter un nouveau travail, pour une durée d’une à deux semaines dans la région “Eje Cafetero” (la région du café), et tout cela sans avoir de compétences particulières à faire valoir. Impossible, vous dites ? Un ami m’a indiqué qu’il existe des endroits où il est possible de travailler quelques heures par jour contre le gîte et le couvert. Il s’agirait d’un échange de services entre des organisations ou des familles qui ont besoin d’un coup de main et des voyageurs qui cherchent à se loger et à se restaurer gratuitement.
Pour les mettre en relation, il existe des réseaux. Je paye une cotisation sur le site Internet de l’un d’entre eux. Puis je lance une recherche en Colombie où une centaine d’organisations et de familles sont inscrites : des auberges dejeunesse, des fermes biologiques, des écovillages…
Ils proposent différents types de travaux tels que la cuisine, le baby-sitting, le jardinage, l’agriculture…
Travailler et pratiquer le yoga dans une hacienda colombienne Une ferme-ashram me répond rapidement.
La proposition me plaît : le matin, nous travaillons à la ferme et l’après-midi, nous pratiquons le yoga. Après un folklorique trajet sur un chemin cahoteux entouré de champs de canne à sucre s’étendant à perte de vue, j’arrive dans un village situé dans la vallée des Andes.
J’y découvre une jolie hacienda au bord d’une rivière surplombée d’une colline. Krishna, la propriétaire, une Américano-Colombienne hindouiste, a fait de cette ferme un lieu spirituel, communautaire et écologique. Cette ferme joue un rôle important pour les habitants de ce village isolé, car en plus de fournir une alimentation, c’est un centre social et culturel proposant des activités pour les jeunes et un lieu incitant à la mise en place d’un programme de développement durable. Plusieurs voyageurs-travailleurs sont déjà là : Gabriel, un Chilien, Sim, un Suédois et Tifany, une Française.
Un lieu participatif Le matin, si quelqu’un a une compétence ou une idée à apporter, il est le bienvenu. Gabriel, notre ami Chilien en a une : il construit un abri de jardin avec des briques écologiques réalisées à base de déchets.
L’après-midi et le soir, chacun peut proposer des activités : musique, jeux, séance photo…Cette ferme incarne des valeurs d’échange, de partage, de confiance et d’apprentissage mutuel qui, selon moi, correspondent à l’esprit proposé par ce concept de “travail contre gîte et couvert”.
(Lire la suite dans l’ouvrage Hors des sentiers battus, découvrir le monde autrement de Nicolas Breton) avec toutes les informations pratiques…
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