lundi, 30 décembre 2013 11:31
Traverser l’Amazone à bord de bateaux locaux
L’Amazone : perdu au milieu de la plus grande forêt du monde ; une faune magique et dangereuse, qui nous fascine et nous effraie ; des peuples indigènes vivant au bord de l’eau, coupés du monde et de la civilisation. L’Amazone, c’est la magie d’un fleuve sauvage, qui abrite de nombreux mythes et secrets.
Traverser le fleuve, à bord de bateaux locaux, en s’arrêtant dans différentes villes et villages de l’Amazonie, c’est possible !
Pour les amateurs d’aventures, de nature et de grands espaces, c’est par ici que ça se passe !
Je décide de traverser une bonne moitié du fleuve. Je pars du Pérou, à Yurimagua, pour rejoindre Manaus, au Brésil. C’est parti pour plus de 2000 kilomètres sur l’eau, soit 9 jours de bateau. J’embarque à bord de « lanchas », gros bateaux de marchandises. Je voyage avec les cochons, bananes, billets de banque, sacs de riz, singes… et autres étrangetés à découvrir le long du trajet...
A 25 euros (Pérou) ou 50 euros (Brésil) la « croisière » de 3 jours sur l’Amazone, en pension complète, il ne va pas falloir s’attendre au luxe ! C’est pas « la croisière s’amuse » ici, mais bien l’aventure ! Selon le bateau, les conditions d’hygiène peuvent parfois être négligeables (surtout au Pérou).
Pour dormir, j’installe mon hamac. Je dors avec une centaine de personnes, entassées, une sorte de dortoir géant. Certes, on ne dort pas dans un hôtel 5 étoiles, mais la nuit, au-dessus de nos têtes, ce sont des milliers d’étoiles que nous offre la nature. Et si c’était ça le vrai luxe.
Ce voyage m’offre bien plus que le confort : des surprises et quelques aventures inoubliables. Petite mise en bouche : j’ouvre les yeux, un petit matin, et devant l’immensité du fleuve Amazonien, j’admire un dauphin, rose. Non, je vous assure on ne prend pas de drogue sur ce bateau, on peut vraiment observer des dauphins roses et gris sur l’Amazone. Le soir, j’admire un coucher du soleil reflétant sur le fleuve, accompagné d’une petite bière et d’un fond de Samba brésilienne.
Parfois, le bateau s’arrête dans les communautés indigènes et j’observe une autre vie, hors du temps. Les maisons sont en bois, les gens vivent pied nus, sans électricité. Ici, il n’existe pas de port, dès que le bateau arrive, ils prennent une pelle, et piochent la terre pour construire un escalier, afin de mener au bateau.
Parfois, il faut laisser place à l’aventure : la tempête tropicale est là, le vent est si fort, les sacs volent. Il nous faut remettre les bâches pour nous protéger. On est complètement trempés, à essayer d’attacher tant bien que mal, en luttant contre le vent et la pluie, ces petits bouts de plastiques qui nous protègent. Ce voyage est également une excellente occasion de rencontrer des locaux, car après plusieurs jours entassés dans un bateau, les voyageurs apprennent à se connaitre. On a le temps et la proximité, alors on discute, on joue, on créé des liens… Une excellente opportunité d’échanger et de découvrir les habitants de l’Amazone !
Conseils pratiques :
< Pour une telle aventure, il est nécessaire de parler un minimum espagnol. Il est recommandé de voyager à au moins 2 personnes, ne serait-ce que pour surveiller mutuellement vos bagages, en vrac sur la tôle. On peut aussi trouver un compagnon de route au port ou sur le bateau. Amenez un jeu de carte, pour passer les moments d’ennui, c’est également un bon moyen pour créer du lien avec les locaux.
Si tout cela est bien trop dur, il existe d’autres solutions, plus chères, moins conviviales, moins aventureuses, mais plus confortables ou rapides : dormir en cabine (ne vous attendez pas au luxe et ne soyez pas claustrophobe), ou, sur certaines fractions, voyager en « speed boat », 6 fois plus rapide.
Si vous tentez l’aventure, ces journées sur l’Amazone vous amèneront vers des contrées éloignées, avec de nombreuses surprises, probablement quelques aventures, des paysages sauvages, et des rencontres inoubliables.
Pour davantage d’informations, lisez les aventures détaillées de chacun de mes trajets le long de l’Amazone, racontées avec humour et légèreté : www.dautres-mondes.fr
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Récits de voyage
mardi, 24 décembre 2013 19:19
Réhahn Croquevielle
Réhahn Croquevielle est un trentenaire français, originaire de Normandie et expatrié au Vietnam depuis 2 ans. En quelques mois, il est devenu un photographe de référence aux yeux des Vietnamiens, après avoir fait la « Une » des télévisions nationales (Vtv1, Vtv Hanoi, Vtv Danang), des journaux nationaux (Courrier du Vietnam, Vietnam News, Tuoi Tre, Thanh Nien, Vietweek, Saigon Times…), mais également des magazines féminins et de voyages. Son secret: les portraits des minorités.
Avec plus de 30 000 photos, prises du Nord au Sud du Vietnam, il continue de parcourir en moto le pays et de partir à la rencontre des 54 minorités qui composent cette véritable mosaïque ethnique !
Récemment, le « Los Angeles » Times a publié quelques unes de ses photos, tout comme « Géo Magazine » ou encore « National Geographic »
< Rencontre avec ce voyageur-photographe :
Réhahn, raconte nous d’abord comment tu es arrivé au Vietnam ?
Je voyage depuis plusieurs années et après avoir visité plus d’une trentaine de pays dont Cuba, le Pérou, le Brésil, New York, la Jordanie, la Birmanie ou bien encore les Philippines, j’ai décidé de m’expatrier au Vietnam en 2011 après avoir effectué plus d’une dizaine de voyage dans ce pays. J’y ai ouvert un restaurant et quelques chambres d’hôtes, et je me consacre à la photo.
Comment voyages-tu ?
Je ne voyage qu’en moto, sac à dos. C’est pratique et ça offre une liberté totale. Je parcours parfois plus de 2.000 km dans les régions montagneuses et je pars à la rencontre des minorités ethniques
Tu es reconnu pour tes portraits, pourquoi ce type de photo ?
En fait, j’aime discuter avec les gens, j’apprends le Vietnamien et je le parle suffisamment pour communiquer et faire rire mes sujets ! Je me fais inviter chez les gens et, la plupart du temps, je partage leur table. Le portrait est unique et j’aime l’art de capturer une expression.
Tu as une collection de portraits nommée « Hidden Smile », peux tu nous en parler ?
Oui, c’est devenu comme une « marque de fabrique ». Je prends les personnes âgées en photo, puis je leur montre. Souvent, ils réalisent qu’ils n’ont plus de dents et je blague avec eux en vietnamien. Ils se mettent aussitôt à rire en cachant leur bouche avec leur mains. Tout ceci donne des photos très expressives ! Leur rides apparaissent et on peut voir leur sourire dans leur yeux. Les Vietnamiens ont beaucoup d’humour !
Tu as fait la une des médias au Vietnam, raconte nous.
En fait, j’ai proposé une exposition pour la journée de la femme vietnamienne le 20 octobre dernier à Hanoi, qui a rassemblé 12.500 personnes. Les médias sont venus et ont improvisé des interviews, en français et en anglais. Ensuite tout a été très vite et, tous les jours, des sites, des blogs, des journaux et autres chaînes de TV m’ont contacté pour des interviews. Du coup, j’ai eu plusieurs autres propositions d’expos à Hanoi, Ho Chi Minh et même dans la ville d’Hoi An, où je vis.
Les Vietnamiens sont fiers de leur pays et sont heureux de voir un photographe français faire autant de clichés des minorités. Je suis passé de 6.000 à 22.000 fans en quelques semaines sur ma page Facebook, dont environ 9.000 Vietnamiens !
Tu as finalisé ton premier livre ?
Oui, mon premier livre est sorti au Vietnam, édité à 2.000 exemplaires (en français et anglais). C’est une sélection des mes plus belles images. On peut y découvrir environ 150 photos de portraits, mais aussi quelques paysages ou autres scènes de vie. Il s’appelle « VIETNAM, mosaïque de contrastes ». Car le Vietnam, ce sont 54 minorités ethniques, toutes différentes les unes des autres.
Quelle est la prochaine étape ?
J’ai quelques expositions en pourparlers en France et j’ai un contact sérieux pour un éditeur à New York qui distribuerait mon livre sur le marché américain.
D’autres pays à photographier ?
Oui, sans doute le Tibet, prochainement, et j’aimerais également voyager en Argentine et en Colombie… Juste une question de temps ! Et il me reste tellement de choses à découvrir encore, ici au Vietnam...
Plus d’infos:
https://www.facebook.com/Rehahn.Photography
http://www.rehahnphotographer.com
Avec plus de 30 000 photos, prises du Nord au Sud du Vietnam, il continue de parcourir en moto le pays et de partir à la rencontre des 54 minorités qui composent cette véritable mosaïque ethnique !
Récemment, le « Los Angeles » Times a publié quelques unes de ses photos, tout comme « Géo Magazine » ou encore « National Geographic »
< Rencontre avec ce voyageur-photographe :
Réhahn, raconte nous d’abord comment tu es arrivé au Vietnam ?
Je voyage depuis plusieurs années et après avoir visité plus d’une trentaine de pays dont Cuba, le Pérou, le Brésil, New York, la Jordanie, la Birmanie ou bien encore les Philippines, j’ai décidé de m’expatrier au Vietnam en 2011 après avoir effectué plus d’une dizaine de voyage dans ce pays. J’y ai ouvert un restaurant et quelques chambres d’hôtes, et je me consacre à la photo.
Comment voyages-tu ?
Je ne voyage qu’en moto, sac à dos. C’est pratique et ça offre une liberté totale. Je parcours parfois plus de 2.000 km dans les régions montagneuses et je pars à la rencontre des minorités ethniques
Tu es reconnu pour tes portraits, pourquoi ce type de photo ?
En fait, j’aime discuter avec les gens, j’apprends le Vietnamien et je le parle suffisamment pour communiquer et faire rire mes sujets ! Je me fais inviter chez les gens et, la plupart du temps, je partage leur table. Le portrait est unique et j’aime l’art de capturer une expression.
Tu as une collection de portraits nommée « Hidden Smile », peux tu nous en parler ?
Oui, c’est devenu comme une « marque de fabrique ». Je prends les personnes âgées en photo, puis je leur montre. Souvent, ils réalisent qu’ils n’ont plus de dents et je blague avec eux en vietnamien. Ils se mettent aussitôt à rire en cachant leur bouche avec leur mains. Tout ceci donne des photos très expressives ! Leur rides apparaissent et on peut voir leur sourire dans leur yeux. Les Vietnamiens ont beaucoup d’humour !
Tu as fait la une des médias au Vietnam, raconte nous.
En fait, j’ai proposé une exposition pour la journée de la femme vietnamienne le 20 octobre dernier à Hanoi, qui a rassemblé 12.500 personnes. Les médias sont venus et ont improvisé des interviews, en français et en anglais. Ensuite tout a été très vite et, tous les jours, des sites, des blogs, des journaux et autres chaînes de TV m’ont contacté pour des interviews. Du coup, j’ai eu plusieurs autres propositions d’expos à Hanoi, Ho Chi Minh et même dans la ville d’Hoi An, où je vis.
Les Vietnamiens sont fiers de leur pays et sont heureux de voir un photographe français faire autant de clichés des minorités. Je suis passé de 6.000 à 22.000 fans en quelques semaines sur ma page Facebook, dont environ 9.000 Vietnamiens !
Tu as finalisé ton premier livre ?
Oui, mon premier livre est sorti au Vietnam, édité à 2.000 exemplaires (en français et anglais). C’est une sélection des mes plus belles images. On peut y découvrir environ 150 photos de portraits, mais aussi quelques paysages ou autres scènes de vie. Il s’appelle « VIETNAM, mosaïque de contrastes ». Car le Vietnam, ce sont 54 minorités ethniques, toutes différentes les unes des autres.
Quelle est la prochaine étape ?
J’ai quelques expositions en pourparlers en France et j’ai un contact sérieux pour un éditeur à New York qui distribuerait mon livre sur le marché américain.
D’autres pays à photographier ?
Oui, sans doute le Tibet, prochainement, et j’aimerais également voyager en Argentine et en Colombie… Juste une question de temps ! Et il me reste tellement de choses à découvrir encore, ici au Vietnam...
Plus d’infos:
https://www.facebook.com/Rehahn.Photography
http://www.rehahnphotographer.com
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Portraits
lundi, 23 décembre 2013 17:57
Découvertes en chaïnes
Après une vie bien remplie de voyages en famille, avec nos 3 garçons, à pied, à vélo, en camping-car, en sac à dos, l'idée d'un long périple à vélo fait tout doucement son chemin.
La cinquantaine bien entamée, c'est en mars 2012 que nous larguons les amarres et réalisons ce rêve.
Ce seront 20 mois de découvertes et de rencontres extraordinaires à travers l'Eurasie, jusqu'en Chine.
Le trajet retour mêlant transsibérien et vélo à travers le nord de l'Europe nous ramènera au bercail fin octobre 2013.
Malgré quelques aléas administratifs en cours de voyage et des problèmes de santé, l'aventure aura été bien au delà de nos espérances et de nouvelles idées de vadrouilles, toujours à vélo ou à pied, trottent déjà dans nos têtes.
Notre blog présente notre trajet aventures et rencontres
La cinquantaine bien entamée, c'est en mars 2012 que nous larguons les amarres et réalisons ce rêve.
Ce seront 20 mois de découvertes et de rencontres extraordinaires à travers l'Eurasie, jusqu'en Chine.
Le trajet retour mêlant transsibérien et vélo à travers le nord de l'Europe nous ramènera au bercail fin octobre 2013.
Malgré quelques aléas administratifs en cours de voyage et des problèmes de santé, l'aventure aura été bien au delà de nos espérances et de nouvelles idées de vadrouilles, toujours à vélo ou à pied, trottent déjà dans nos têtes.
Notre blog présente notre trajet aventures et rencontres
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Blogs de voyage
jeudi, 19 décembre 2013 16:31
Les nomad'2.0
Laetitia et Alexandre vont partir dans quelques jours, pour un tour du monde de deux ans et demi au service de l’association « L’enfant@l’hôpital ».
Ils ont trois objectifs clefs pendant le voyage:
- de correspondre avec des enfants atteints de maladies graves pour échanger, partager sur le voyage et leurs expériences via des articles écrits, photos et vidéos.
- de faire partager, leurs aventures, mésaventures et situations improbables afin de mettre en image le quotidien de Globe Trotters.
- d'étudier l'art de vivre des hommes et femmes dans chacun des pays. La gastronomie, danses, musiques, fêtes, sports traditionnels sont autant de domaines d’études que nous vous présenterons pour que vous viviez ce périple avec nous.
Voir leur blog.
Ils ont trois objectifs clefs pendant le voyage:
- de correspondre avec des enfants atteints de maladies graves pour échanger, partager sur le voyage et leurs expériences via des articles écrits, photos et vidéos.
- de faire partager, leurs aventures, mésaventures et situations improbables afin de mettre en image le quotidien de Globe Trotters.
- d'étudier l'art de vivre des hommes et femmes dans chacun des pays. La gastronomie, danses, musiques, fêtes, sports traditionnels sont autant de domaines d’études que nous vous présenterons pour que vous viviez ce périple avec nous.
Voir leur blog.
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Voyageurs au long cours
Contrairement aux hôtels, il existe de plus en plus de moyens et de solutions pour trouver un hébergement lors de ces déplacements dans les grandes capitales à travers le monde.
La possibilité de louer un appartement, pendant plusieurs nuits voire plusieurs semaines, permet à bons nombres de voyageurs de rester sur place et de vivre parmi la population locale.
Ceci permet de tisser des liens et de s’imprégner de la culture et des conditions de vie.
Formules très intéressantes pour ceux qui sont un peu exigeants sur l’hébergement et qui veulent « se rassurer » voyage en famille et même "en affaire" ou encore ceux qui ont un budget suffisant.
Les appartements à Barcelone, à Londres ou à New York sont de bon standing, généralement c’est un bon rapport qualité/prix et sont placés souvent dans les meilleurs endroits de la ville à proximité des animations et des attractions.
Par ailleurs àà certaines époques de l’année, la forte demande pour certains appartements , implique de réserver.
< En ville
C'est logiquement ce que l'on souhaite privilégier dès lors qu'on visite une ville, surtout si on ne dispose pas d'un véhicule. Evidemment, les appartements en ville demeurent généralement plus chers que les autres en périphérie. Assez souvent, du fait de la demande très forte, les services et équipements peuvent être limités.
A cela s'ajoute aussi que si le quartier est touristique et/ou bruyant il est conseillé de vérifier l'acoustique de l'appartement.
La possibilité de louer un appartement, pendant plusieurs nuits voire plusieurs semaines, permet à bons nombres de voyageurs de rester sur place et de vivre parmi la population locale.
Ceci permet de tisser des liens et de s’imprégner de la culture et des conditions de vie.
Formules très intéressantes pour ceux qui sont un peu exigeants sur l’hébergement et qui veulent « se rassurer » voyage en famille et même "en affaire" ou encore ceux qui ont un budget suffisant.
Les appartements à Barcelone, à Londres ou à New York sont de bon standing, généralement c’est un bon rapport qualité/prix et sont placés souvent dans les meilleurs endroits de la ville à proximité des animations et des attractions.
Par ailleurs àà certaines époques de l’année, la forte demande pour certains appartements , implique de réserver.
< En ville
C'est logiquement ce que l'on souhaite privilégier dès lors qu'on visite une ville, surtout si on ne dispose pas d'un véhicule. Evidemment, les appartements en ville demeurent généralement plus chers que les autres en périphérie. Assez souvent, du fait de la demande très forte, les services et équipements peuvent être limités.
A cela s'ajoute aussi que si le quartier est touristique et/ou bruyant il est conseillé de vérifier l'acoustique de l'appartement.
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Hébergements
samedi, 07 décembre 2013 01:00
Samedi 12 avril Soirée
film avec Sophie De Courtivron 52’
En octobre-novembre 2012, Sophie de Courtivron et Christophe Saint-Joanis ont parcouru 1000 km en canoë gonflable biplace sur le fleuve Zambèze (Zambie). Ils ont ainsi pagayé cinq semaines depuis Chavuma, près de la frontière avec l’Angola, jusqu’aux fameuses chutes Victoria, soit une partie très peu explorée de ce cours d’eau. Ils ont rencontré les tribus qui tirent leur subsistance du fleuve, côtoyé une faune locale pas toujours accueillante, traversé des paysages variés, et affronté quelques rapides…
20h Médecines d'ailleurs, Rencontres avec ceux qui soignent autrement (Mongolie) film de Bernard Fontanille 26’
Bernard Fontanille est médecin urgentiste. Il a réalisé un tour du monde des médecines ancestrales à la rencontre de ces hommes et femmes qui consacrent leur vie à soigner les autres et de ces pratiques toujours profondément ancrées dans une culture. De ce voyage sont nés un ouvrage et une série de vingt épisodes de 26 minutes diffusés sur Arte.
« Mongolie. Au-delà des steppes » nous emmènera découvrir la médecine traditionnelle mongole en compagnie de Choisuren Puji et de sa fille, tradipraticien et étudiante en médecine mongole.
20h45/21h30 Pause diner
film de Damien Artero
Delphine, Damien, Luce (7 mois) et Lirio (3 ans et demi) ont traversé pendant plusieurs mois le nord de l’Espagne et toutes ses zones montagneuses, à tandem pour enquêter sur les communautés autonomes et les écovillages.
< Bande annonce
conférence de Guillaume Mouton ("Mouts" dans Nus et culottés diffusé sur France 5)
Voyager de manière écologique et économique, avoir confiance en l’inconnu et vivre pleinement la magie de ce monde… Depuis deux ans nous expérimentons les outils dont dispose le voyageur pour se déplacer, s’héberger, se nourrir et tentons de partager les techniques et richesses de cette aventure qu’est le vagabondage.
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Salle 1
lundi, 16 décembre 2013 16:45
Un printemps couleur coquelicot (Ouzbékistan)
Un rêve d’enfance devenu réalité par la magie des lieux au fil des rencontres
Dix-sept septembre 2001, jour tant attendu pour concrétiser un rêve : celui de sillonner la route de la Soie sur les pas des grands aventuriers à travers le Khazakstan, la Khirgizie et l’Ouzbékistan. Onze septembre 2001, le monde se sent soudainement infiniment petit et se tourne vers les États-Unis, l’Afghanistan.
Mon rêve s’écroule… la peur au ventre, je n’ose partir et laisser les miens. Ce même jour, une amie devait aussi s’envoler vers Tashkent.
Chacune de notre côté, nous nous sommes fait la promesse de réaliser ce rêve. Le destin devait nous donner raison quelques années plus tard.
Tandis que je repartais vers le toit du monde retrouver mes amis tibétains, mon amie découvrait Samarcande. Excitée par tout ce qu’elle vivait, elle m’appella. Son guide, Isrofil, ouzbek francophone, avait commencé sa carrière comme professeur de français avec son épouse Nénuphar. Puis, ensemble, ils avaient monté leur agence et formé une petite équipe de guides. Authenticité, gentillesse, savoirfaire, savoir-vivre : je retrouvais en la personne d’Isrofil le portrait de mon amie Diki, guide tibétaine. Deux personnes de coeur, véritables ambassadeurs de leur pays. L’Asie centrale et l’Himalaya se rejoignaient ainsi.
Envoûtement de l’Asie centrale Il ne tenait qu’à moi de monter un périple pour vivre la magie de Samarcande. Déjà, quelques années auparavant, mon chemin m’avait conduite sur la route du Karakorum au départ d’Islamabad jusqu’à Kashgar. Vertigineuse, inoubliable, taillée dans la roche. D’intenses émotions se succédèrent au fil des paysages et des rencontres gravés à jamais dans ma mémoire.
À proximité de la frontière afghane où certains des plus hauts sommets du monde culminent entre 7 000 et 8 000 mètres, tels le Nanga Parbat et le Rakaposhi, je partageais la vie des habitants de la vallée de la Hunza avec le souvenir d’abricots séchés et de broderies.
Puis, le passage de la frontière stratégique sino-pakistanaise au col du Khunjerab me renvoya au coeur de la réalité. Celle de l’autorité chinoise.
Cette route hors du temps m’interpellait et m’ouvrait les yeux à la fois sur une beauté indéfinissable sculptée par la nature et sur l’enjeu politique et culturel, du fragile équilibre de ce coin du monde aux confins des monts Tian Shan, du Pamir et du désert du Taklamakan. Bien consciente de vivre un moment unique, Kashgar rythmé par son marché aux bestiaux et ses artisans, me conforta en ce sens. Jamais je n’oublierai les visages de ces femmes et de ces hommes venus d’horizons lointains, tadjiks, kirghyzes, ouzbeks, kazakhs, russes pour certains métissés, ni les troupeaux de chèvres enchevêtrées tête-bêche. Sur la route de la Soie, je me retrouvais en Chine avec le sentiment de vivre l’envoûtement de l’Asie centrale.
Au rythme des peuples ouïghours, huis, tibétains, je poursuivis ma route vers l’Est direction Urümqi puis Tourfan, autrefois principale oasis de la région nord. De là, je rejoignis Lhangzou puis l’enclave tibétaine de Xiahe et son célèbre monastère de Labrang dans lequel je pus m’enivrer de cérémonies religieuses teintées d’émotion et de couleurs. Sensible à la richesse de ces cultures, il devenait pour moi essentiel de me rendre en Ouzbékistan.
Pages de poésie De Samarcande, Nénuphar et Isrofil me concoctèrent une véritable évasion.
À peine le pied posé sur le sol ouzbek, un sentiment étrange d’appartenance m’envahit. Mon rêve d’enfance se réalisait… Sourire, douceur, harmonie se succédèrent dès cet instant puis tout au long de cette première aventure.
Au nord-ouest, les murailles de briques de Khiva, ancienne oasis me plongèrent au temps des cavaraniers avant leur traversée du désert. Jalonnant les ruelles où se succédaient des échoppes d’artisans, j’admirais l’art de la sculpture sur bois et celui de la céramique.
Des enfants couraient de toutes parts au rythme de cette cité hors du temps. Des arbres en fleurs s’épanouissaient au pied des medersas.
Page de poésie qui se poursuivit à Boukhara puis à Samarcande.
Une sensation étrange comme si la nature, les rosiers dialoguaient avec ces tout petits carrés de céramique bleue en parfait camaïeu. Je vivais et partageais des rencontres exceptionnelles.
Touchée par ce patrimoine d’une grande beauté, avec comme point d’orgue la nécropole Chah e Zindeh à Samarcande, je me joignais aux nombreux pèlerins ou simples voyageurs pour savourer la magie des lieux.
Devenus mes amis, Nénuphar et Isrofil me firent partager leur vie de famille à Samarcande et dans leur village natal. Une véritable complicité avec Nénuphar me permit de me rendre au marché quotidiennement, d’être invitée à un mariage, de découvrir la dot de la jeune fille de maison, de choisir la décoration de leurs maisons d’hôtes, de dialoguer avec une enseignante à l’Alliance française.
Avec Isrofil et son équipe, nous sommes partis bivouaquer en yourte, marcher sur des sentiers de randonnées jonchés de champs de coquelicots tel un tableau de Monet. Mes yeux étaient émerveillés de cette palette de couleurs multiples et intenses. J’étais libre, heureuse sous le charme de la poésie ouzbèke. Au coeur d’un petit village, un instituteur et ses élèves m’invitèrent à rejoindre les bancs de l’école.
Époustouflée et émue à la fois, je découvris sur les murs les portraits des savants et des grands hommes français, tels Louis Pasteur, Jules Verne, Louis Aragon, Antoine de Saint-Exupéry… Mon regard s’arrêta ensuite sur un reportage photo sur Paris puis un second sur Orléans. Les enfants entourés de leur maître étaient si fiers de me faire partager leurs connaissances. Ils riaient de mes yeux écarquillés de bonheur.
Tous ces instants magiques resteront pour la vie, au fond de mon coeur.
< Texte et photos Caroline Barraud (75)
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Récits de voyage
jeudi, 12 décembre 2013 16:32
Un prêtre au pays des lamas
Depuis plus de quatorze ans, Pierrick Van Dorpe est prêtre en Équateur. À son arrivée, frappé par l’extrême pauvreté des habitants et par la forte mortalité infantile, il initie divers projets de développement (Casa de Turismo, fromagerie, jardin d’enfants...).
Puis il crée un Centre du Lama à Palacio Real (Calpi), à une douzaine de kilomètres de Riobamba, au coeur du pays andin.
Les villages sont cernés par les montagnes ; par temps dégagé, on peut admirer le volcan Chimborazo. Partout s’étalent de petits champs de cultures traditionnelles : pommes de terre, maïs…
Pierrick devient vite intarissable sur la vie locale.
< Quelle est la place de l’élevage du lama dans la vie locale ?
Contrairement au Pérou et à la Bolivie, l’Équateur s’est désintéressé de cet élevage et la population de lamas n’est que de 20 000 têtes. Depuis 2004, une campagne de repeuplement a été initiée : 600 lamas et 150 alpagas ont été réintroduits dans la région de Calpi.
< Comment a démarré ce projet ?
Les premiers lamas ont été achetés grâce à des prêts. L’association Ahuana en a réintroduit 500 par parrainage. Les lamas sont donnés à des familles qui doivent offrir la première femelle née à une autre famille, créant ainsi une chaîne de solidarité.
< Comment les villageois ont-ils accueilli cette idée ?
Au début, ils doutaient. Trop de promesses non tenues dans le passé ! Douze familles se sont lancées, puis rapidement soixante autres. Mais la pratique de cet élevage ayant disparu, il a fallu mettre en place une formation technique avec l’aide de volontaires – vétérinaires.
< Comment est exploité ce cheptel ?
Les jeunes mâles sont tués pour la viande servie au restaurant.
La laine est filée par les femmes de la communauté et ensuite tricotée pour en faire pulls, écharpes, bonnets…Le musée du Lama permet de connaître mieux ces animaux et de découvrir la cosmovision indigène…sans oublier l’aspect de la santé avec la fabrication de pommade pour les maladies des os ou les maladies respiratoires à base de graisse de lama et de plantes.
< Combien de villageois travaillent au Centre ?
Deux cuisinières, quatre femmes-guides, une administratrice du restaurant et deux bénévoles qui viennent à tour de rôle. Après deux années difficiles, le Centre fait des bénéfices qui profitent à toute la communauté pour différents projets : construction d’un moulin, achat d’un terrain pour les lamas.
< Il n’y a que des femmes ?
En Équateur, sur quatorze millions d’habitants, 1,3 million, surtout des hommes, ont émigré ou travaillent comme maçons dans les villes : les femmes restent seules au village. Elles vivent un pied dans la tradition et un pied dans le futur. Dans des communautés où pauvreté et alcool font des ravages, les femmes, souvent analphabètes, sont dévalorisées, voire battues. Au début, elles étaient très inquiètes de cuisiner pour des étrangers. Travailler pour les touristes procure, outre un revenu complémentaire, fierté et dignité retrouvées.
< Françoise Bardon (35)
- Pratique
On peut résider quelques jours à San Francisco de Cunuguachay dans la Casa del Turismo, participer au travail de la communauté et randonner dans la campagne superbe et authentique.
< Réservation et renseignements
Casa del Turismo Quilla Pacari San Francisco de Cunuguachay – CalpiRiobamba - Ecuador
Tél. : + 593 (3) 2 94 94 16 E-mail :
_Après avoir gravi le Chimborazo, à Palacio Real (Calpi) déjeuner au Palais du lama avec plat de viande de lama (12 h à 15 h et le soir sur réservation) et balade avec une guide de la communauté (sur réservation, à n’importe quelle heure), tél. : (03) 2 620 500 ou 0997005944
_Toujours à Calpi, à La Moya, musée de la montagne et balades avec guide de la communauté (sur réservation) Tél. : 0939915518
Puis il crée un Centre du Lama à Palacio Real (Calpi), à une douzaine de kilomètres de Riobamba, au coeur du pays andin.
Les villages sont cernés par les montagnes ; par temps dégagé, on peut admirer le volcan Chimborazo. Partout s’étalent de petits champs de cultures traditionnelles : pommes de terre, maïs…
Pierrick devient vite intarissable sur la vie locale.
< Quelle est la place de l’élevage du lama dans la vie locale ?
Contrairement au Pérou et à la Bolivie, l’Équateur s’est désintéressé de cet élevage et la population de lamas n’est que de 20 000 têtes. Depuis 2004, une campagne de repeuplement a été initiée : 600 lamas et 150 alpagas ont été réintroduits dans la région de Calpi.
< Comment a démarré ce projet ?
Les premiers lamas ont été achetés grâce à des prêts. L’association Ahuana en a réintroduit 500 par parrainage. Les lamas sont donnés à des familles qui doivent offrir la première femelle née à une autre famille, créant ainsi une chaîne de solidarité.
< Comment les villageois ont-ils accueilli cette idée ?
Au début, ils doutaient. Trop de promesses non tenues dans le passé ! Douze familles se sont lancées, puis rapidement soixante autres. Mais la pratique de cet élevage ayant disparu, il a fallu mettre en place une formation technique avec l’aide de volontaires – vétérinaires.
< Comment est exploité ce cheptel ?
Les jeunes mâles sont tués pour la viande servie au restaurant.
La laine est filée par les femmes de la communauté et ensuite tricotée pour en faire pulls, écharpes, bonnets…Le musée du Lama permet de connaître mieux ces animaux et de découvrir la cosmovision indigène…sans oublier l’aspect de la santé avec la fabrication de pommade pour les maladies des os ou les maladies respiratoires à base de graisse de lama et de plantes.
< Combien de villageois travaillent au Centre ?
Deux cuisinières, quatre femmes-guides, une administratrice du restaurant et deux bénévoles qui viennent à tour de rôle. Après deux années difficiles, le Centre fait des bénéfices qui profitent à toute la communauté pour différents projets : construction d’un moulin, achat d’un terrain pour les lamas.
< Il n’y a que des femmes ?
En Équateur, sur quatorze millions d’habitants, 1,3 million, surtout des hommes, ont émigré ou travaillent comme maçons dans les villes : les femmes restent seules au village. Elles vivent un pied dans la tradition et un pied dans le futur. Dans des communautés où pauvreté et alcool font des ravages, les femmes, souvent analphabètes, sont dévalorisées, voire battues. Au début, elles étaient très inquiètes de cuisiner pour des étrangers. Travailler pour les touristes procure, outre un revenu complémentaire, fierté et dignité retrouvées.
< Françoise Bardon (35)
- Pratique
On peut résider quelques jours à San Francisco de Cunuguachay dans la Casa del Turismo, participer au travail de la communauté et randonner dans la campagne superbe et authentique.
< Réservation et renseignements
Casa del Turismo Quilla Pacari San Francisco de Cunuguachay – CalpiRiobamba - Ecuador
Tél. : + 593 (3) 2 94 94 16 E-mail :
_Après avoir gravi le Chimborazo, à Palacio Real (Calpi) déjeuner au Palais du lama avec plat de viande de lama (12 h à 15 h et le soir sur réservation) et balade avec une guide de la communauté (sur réservation, à n’importe quelle heure), tél. : (03) 2 620 500 ou 0997005944
_Toujours à Calpi, à La Moya, musée de la montagne et balades avec guide de la communauté (sur réservation) Tél. : 0939915518
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Portraits
Les friands de soleil, plage et bonne humeur seront comblés. Barcelone dispose d’une réputation sans précédent, cela grâce à ses nuits qui font vibrer les fêtards du monde entier venus apprécier l’ambiance hors du commun dont jouissent les rues de la capitale catalane.
Une simple balade suffit pour comprendre que Barcelone est différente, spéciale.
Berceau incontesté de l’avant garde artistique, la ville a su cultiver son esprit novateur tout en conservant un côté traditionnel. En d’autre termes, des gens qui érigent la fête en coutume tout en renouvelant sans cesse leur façon de la faire...
Venez découvrir la belle Barcelone et laissez-vous submerger par cette euphorie qui habite tous les endroits de la ville.
Pourtant, une pratique se propage de plus en plus, rendant la fête un peu plus folle, et surtout bien plus inoubliable: mêler enterrement de vie de garçon avec la découverte d'une grande ville européenne.
Au menu de ces week-ends organisés dans les grandes villes européennes, on retrouve des soirées festives bien sûr, mais également bon nombre d'activités sportives. Les mordus de vitesse pourront s'affronter sur des circuits de karting. Certains tenteront le grand saut dans le vide, mais pour de vrai celui-là, et en parachute! Les aficionados pourront pénétrer au sein des plus grandes arènes du football européen et assister au match de leur équipe favorite, tandis que les fans de combats s'essaieront peut être au paintball ou au tir à l'arc.
Barcelone à la réputation d'être une ville festive toute l'année, vous trouverez le programme des activités .
Une simple balade suffit pour comprendre que Barcelone est différente, spéciale.
Berceau incontesté de l’avant garde artistique, la ville a su cultiver son esprit novateur tout en conservant un côté traditionnel. En d’autre termes, des gens qui érigent la fête en coutume tout en renouvelant sans cesse leur façon de la faire...
Venez découvrir la belle Barcelone et laissez-vous submerger par cette euphorie qui habite tous les endroits de la ville.
Pourtant, une pratique se propage de plus en plus, rendant la fête un peu plus folle, et surtout bien plus inoubliable: mêler enterrement de vie de garçon avec la découverte d'une grande ville européenne.
Au menu de ces week-ends organisés dans les grandes villes européennes, on retrouve des soirées festives bien sûr, mais également bon nombre d'activités sportives. Les mordus de vitesse pourront s'affronter sur des circuits de karting. Certains tenteront le grand saut dans le vide, mais pour de vrai celui-là, et en parachute! Les aficionados pourront pénétrer au sein des plus grandes arènes du football européen et assister au match de leur équipe favorite, tandis que les fans de combats s'essaieront peut être au paintball ou au tir à l'arc.
Barcelone à la réputation d'être une ville festive toute l'année, vous trouverez le programme des activités .
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Séjours et autres prestations
mercredi, 11 décembre 2013 15:31
Globe Trot'art
Le projet Globe Trot’Art s’intéresse aux projets artistiques et culturels et au développement des expressions dans des contextes politiques, économiques et sociaux différents.
Hafid est Constructeur de décors métallier-serrurier, Tina Administratrice de compagnies de théâtre.
Pendant 15 mois, en passant par l'Afrique, l'Inde, l'Asie et l'Amérique Latine, nous irons à la rencontre des équipes artistiques, des lieux de création «indépendants», des politiques et des publics afin de comprendre les contextes de création au sein desquels ces artistes évoluent, les dynamiques et les synergies existantes.
Nous réaliserons des interviews photos, vidéos et audios. Nous nous impliquerons bénévolement au sein des projets artistiques rencontrés afin de contribuer à leur développement et leur pérénisation. Nous mettrons nos savoirs faire au service des équipes rencontrées dans un esprit d’entraide et d’enrichissement interpersonnel.
< Départ prévu le 10 janvier 2014!
Pour suivre le projet: sur fcb
Hafid est Constructeur de décors métallier-serrurier, Tina Administratrice de compagnies de théâtre.
Pendant 15 mois, en passant par l'Afrique, l'Inde, l'Asie et l'Amérique Latine, nous irons à la rencontre des équipes artistiques, des lieux de création «indépendants», des politiques et des publics afin de comprendre les contextes de création au sein desquels ces artistes évoluent, les dynamiques et les synergies existantes.
Nous réaliserons des interviews photos, vidéos et audios. Nous nous impliquerons bénévolement au sein des projets artistiques rencontrés afin de contribuer à leur développement et leur pérénisation. Nous mettrons nos savoirs faire au service des équipes rencontrées dans un esprit d’entraide et d’enrichissement interpersonnel.
< Départ prévu le 10 janvier 2014!
Pour suivre le projet: sur fcb
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Voyageurs au long cours
Plus...
Il y a 1 an, j'avais prévu d'acheter un camping-car (Hi-Top) chez Autobarn à Darwin et étais en relation avec Hugo Callet, franco-australien qui se charge principalement des francophones chez Autobarn à Sydney.
Je lui ai demandé un contrat d'achat type, en lui décrivant la catégorie de véhicule (même Hi Top que chez Britz ou Apollo) et le montant que je souhaitais mettre.
Benedicte.
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Partir avec son véhicule
mardi, 10 décembre 2013 15:19
Les lions du Pendjab
Le climat est agréable au printemps dans la région du Pendjab, située au nord ouest de l'Inde. C'est la période choisie par la communauté Sikh pour célébrer leur dernier guru, Gobind Singh.
Le sikhisme est né au XVe siècle et est représenté comme la synthèse de l'hindouisme et de l'islam. Pendant deux siècles des gurus se sont succédés pour transmettre la bonne parole aux fidèles. Au XVIIe siècle, le 10ème et dernier guru Gobind Singh a marqué son époque par des faits d'armes et par la promulgation de préceptes pour conserver l'originalité du sikhisme:
Les cinq K : Le Kesh, les cheveux et les poils qui ne doivent, si possible, jamais être coupés. Le Kachcha, port d'un caleçon long, Le kara, un bracelet d'acier au poignet droit. Le Kangha, un peigne retenant les cheveux sous le turban. Le kirpan, un poignard ou une épée.
Cela différencie les Sikhs du reste de la population indienne. Parallèlement à l'apparence, il a été développé la pratique des arts martiaux, l'un des plus connus est le gatka qui repose sur la manipulation d'armes blanches dont l'efficacité dépend de la concentration mentale. Les dix vertus qu'ils proposent sont les suivantes : La compassion, la charité, le pardon, la propreté, le contrôle de l'esprit,la vérité, la pureté,l'accomplissement spirituel, la témérité et la dévotion à leur dieu unique.
Depuis cette époque les Sikhs ont formé une communauté militante dont un des rôles est de se battre avec acharnement pour défendre leur foi.
Au début de chaque printemps a lieu un grand festival religieux, le Hola Mohalla à Anandpur Sahib située près des contreforts de l'Himalaya à l'est de Amritsar la capitale du Pendjab.
Le temple d'or, lieu sacré du sikhisme est situé à Amritsar. Rappelons qu'en 1984 Indira Gandhi alors premier ministre, déclancha une opération militaire pour déloger des indépendantistes Sikhs réfugiés dans le temple. Plus de quatre cents furent tués dont cent cinquante femmes et enfants. Quatre mois plus tard, Indira Gandhi est assassinée par ses gardes du corps qui étaient des Sikhs. Cela montre le côté extrémiste de ces derniers qui n'hésitent pas à sacrifier leur vie pour la cause commune.
C'est en consultant une revue, il y a quelques années, que j'ai découvert tout à fait par hasard l'existence du Hola Mohalla. L'originalité des costumes, la beauté des turbans et l'allure des personnages m'ont fasciné. Cette année j'ai réussi à combiner un voyage en Inde à la période du festival. Un guide, Sahota Rajpal, un chauffeur Singh Charanjit, une voiture et un hôtel situé à une soixantaine de kms ainsi que le matériel nécessaire pour tourner un film. Il n'en faut pas plus pour que je sois impatient d'être sur place.
Les renseignements sont difficiles à obtenir. J'ai l'impression que le festival ne se déroule pas en respectant une organisation et un programme biens définis. Afin de faire un repérage, je demande au chauffeur si l'on peut se rendre sur place la veille. Le guide Sahota participe à la fête pour la première fois et est tout à fait d'accord. Nous prenons la route le lendemain de notre arrivée vers huit heures. Après une circulation normale pendant la moitié du parcours, le trafic se densifie et finit par se bloquer. Impossible d'aller plus loin. La foule est énorme. Je prends conscience tout d'un coup de l'importance de la population de l'Inde. Les Sikhs sont les organisateurs du festival et en même temps les participants. Ils ne représentent que 2% de la population du pays mais ils sont néanmoins deux millions dont la moitié est attendue pour le festival.
Les cars sont bondés et leurs galeries aux bagages débordent de passagers. La route est recouverte d'une multitude de véhicules divers mais ce sont les tracteurs et leurs remorques qui ralentissent le trafic. Presque tous les cultivateurs du Pendjab sont présents, leur famille sur les remorques ainsi que le matériel nécessaire pour vivre et coucher pendant trois ou quatre jours. Devant l'impossibilité d'aller plus loin nous décidons de faire demi tour. Le repérage sera pour une autre année.
Méfiants, le lendemain nous partons plus tôt et surprise nous arrivons au but assez facilement, la plupart des participants ont fait le voyage la veille en prévision des encombrements. Seul petit problème sur la route, un groupe de jeunes a barré la route avec des branches d'arbre. Ils arrêtent les voitures et demandent de l'argent pour je ne sais quelle cause plus ou moins avouable. A défaut de satisfaire leur demande ils aspergent copieusement les passagers de poudres de toutes les teintes. La fête des couleurs et du printemps le holi battait son plein il y a deux jours et c'est un bon moyen pour eux d'épuiser le stock de poudre non utilisé. Singh et Sahota parlementent, donnent une pièce et la voiture repart. Nous l'avons échappé belle.
Après avoir garé la voiture sur un des immenses parkings situés à deux km d' Anandpur Sahib, nous sommes au milieu d'une foule impressionnante dans la rue principale. Sahota se renseigne au fur et à mesure que nous avançons. Depuis un moment je cherche à comprendre où vont les groupes qui parcourent la rue principale dans les deux sens. Deux rivières humaines qui se rencontrent formant des remous empêchant toute progression normale. Après avoir évalué les risques de tournage en raison de l'importance de la foule, j'ai laissé une partie de mon matériel de cinéma dans le coffre, notamment le pied. Je me contenterai de la crosse d'épaule comme stabilisateur. Erreur ! La crosse fait 50 cm de long alors que je ne dispose que un ou deux cm avec la personne qui me précède. Remarquant les efforts que je fais pour filmer un sikh me fait signe de le suivre et je me retrouve au balcon du premier étage de son immeuble au milieu d'une dizaine de personnes qui s'empressent de s'écarter pour me laisser de la place. Je vais être aidé plusieurs fois au cours de la journée par des Sikhs dont la surprenante prévenance contraste avec leur effrayante réputation et dont le regard semble transpercer l'âme de celui qu'ils regardent.
Le sikhisme est né au XVe siècle et est représenté comme la synthèse de l'hindouisme et de l'islam. Pendant deux siècles des gurus se sont succédés pour transmettre la bonne parole aux fidèles. Au XVIIe siècle, le 10ème et dernier guru Gobind Singh a marqué son époque par des faits d'armes et par la promulgation de préceptes pour conserver l'originalité du sikhisme:
Les cinq K : Le Kesh, les cheveux et les poils qui ne doivent, si possible, jamais être coupés. Le Kachcha, port d'un caleçon long, Le kara, un bracelet d'acier au poignet droit. Le Kangha, un peigne retenant les cheveux sous le turban. Le kirpan, un poignard ou une épée.
Cela différencie les Sikhs du reste de la population indienne. Parallèlement à l'apparence, il a été développé la pratique des arts martiaux, l'un des plus connus est le gatka qui repose sur la manipulation d'armes blanches dont l'efficacité dépend de la concentration mentale. Les dix vertus qu'ils proposent sont les suivantes : La compassion, la charité, le pardon, la propreté, le contrôle de l'esprit,la vérité, la pureté,l'accomplissement spirituel, la témérité et la dévotion à leur dieu unique.
Depuis cette époque les Sikhs ont formé une communauté militante dont un des rôles est de se battre avec acharnement pour défendre leur foi.
Au début de chaque printemps a lieu un grand festival religieux, le Hola Mohalla à Anandpur Sahib située près des contreforts de l'Himalaya à l'est de Amritsar la capitale du Pendjab.
Le temple d'or, lieu sacré du sikhisme est situé à Amritsar. Rappelons qu'en 1984 Indira Gandhi alors premier ministre, déclancha une opération militaire pour déloger des indépendantistes Sikhs réfugiés dans le temple. Plus de quatre cents furent tués dont cent cinquante femmes et enfants. Quatre mois plus tard, Indira Gandhi est assassinée par ses gardes du corps qui étaient des Sikhs. Cela montre le côté extrémiste de ces derniers qui n'hésitent pas à sacrifier leur vie pour la cause commune.
Les renseignements sont difficiles à obtenir. J'ai l'impression que le festival ne se déroule pas en respectant une organisation et un programme biens définis. Afin de faire un repérage, je demande au chauffeur si l'on peut se rendre sur place la veille. Le guide Sahota participe à la fête pour la première fois et est tout à fait d'accord. Nous prenons la route le lendemain de notre arrivée vers huit heures. Après une circulation normale pendant la moitié du parcours, le trafic se densifie et finit par se bloquer. Impossible d'aller plus loin. La foule est énorme. Je prends conscience tout d'un coup de l'importance de la population de l'Inde. Les Sikhs sont les organisateurs du festival et en même temps les participants. Ils ne représentent que 2% de la population du pays mais ils sont néanmoins deux millions dont la moitié est attendue pour le festival.
Les cars sont bondés et leurs galeries aux bagages débordent de passagers. La route est recouverte d'une multitude de véhicules divers mais ce sont les tracteurs et leurs remorques qui ralentissent le trafic. Presque tous les cultivateurs du Pendjab sont présents, leur famille sur les remorques ainsi que le matériel nécessaire pour vivre et coucher pendant trois ou quatre jours. Devant l'impossibilité d'aller plus loin nous décidons de faire demi tour. Le repérage sera pour une autre année.
Méfiants, le lendemain nous partons plus tôt et surprise nous arrivons au but assez facilement, la plupart des participants ont fait le voyage la veille en prévision des encombrements. Seul petit problème sur la route, un groupe de jeunes a barré la route avec des branches d'arbre. Ils arrêtent les voitures et demandent de l'argent pour je ne sais quelle cause plus ou moins avouable. A défaut de satisfaire leur demande ils aspergent copieusement les passagers de poudres de toutes les teintes. La fête des couleurs et du printemps le holi battait son plein il y a deux jours et c'est un bon moyen pour eux d'épuiser le stock de poudre non utilisé. Singh et Sahota parlementent, donnent une pièce et la voiture repart. Nous l'avons échappé belle.
Après avoir garé la voiture sur un des immenses parkings situés à deux km d' Anandpur Sahib, nous sommes au milieu d'une foule impressionnante dans la rue principale. Sahota se renseigne au fur et à mesure que nous avançons. Depuis un moment je cherche à comprendre où vont les groupes qui parcourent la rue principale dans les deux sens. Deux rivières humaines qui se rencontrent formant des remous empêchant toute progression normale. Après avoir évalué les risques de tournage en raison de l'importance de la foule, j'ai laissé une partie de mon matériel de cinéma dans le coffre, notamment le pied. Je me contenterai de la crosse d'épaule comme stabilisateur. Erreur ! La crosse fait 50 cm de long alors que je ne dispose que un ou deux cm avec la personne qui me précède. Remarquant les efforts que je fais pour filmer un sikh me fait signe de le suivre et je me retrouve au balcon du premier étage de son immeuble au milieu d'une dizaine de personnes qui s'empressent de s'écarter pour me laisser de la place. Je vais être aidé plusieurs fois au cours de la journée par des Sikhs dont la surprenante prévenance contraste avec leur effrayante réputation et dont le regard semble transpercer l'âme de celui qu'ils regardent.
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Récits de voyage
lundi, 09 décembre 2013 18:34
Babel Car'Amaz'Andes
Babel Car'Amaz'Andes est une caravane culturelle d'artistes solidaires venus de France, accompagnés de créateurs sud américains.
L'équipée partira de la côte caraïbe colombienne, traversera l'Equateur et le Pérou, et parviendra au lac Titicaca, côté bolivien, en mars 2014, après plus de 6 000 kilomètres de rencontres culturelles solidaires, d’étapes de créations collectives, de partages et de réflexion autour de l’idée de la construction d'un monde nouveau.
La caravane colportera ainsi d’étape en étape, les formes de vie qui présagent d’un monde plus humain, dans ses modes de production, de représentation, de vivre ensemble, dans ses formes culturelles et ses choix énergétiques, dans son rapport à l’environnement et à l’avenir.
Elle en recueillera de manière consentie les expressions les plus réjouissantes, et s'en fera l'écho en Amérique Latine et en Europe, à travers une plateforme audiovisuelle multimedia d'envergure.
Marcho Doryila assurera la coordination générale du projet et la production transmedia baptisée "Chroniques d'un nouveau monde".
En attendant suivez nous sur facebook
Et soutenez nous sur Indiegogo
< Étapes :
Départ de Carthagène des Indes, sur la côte Caraïbe colombienne. Un évènement en hommage à la mixité sociale et ethnique.
La ville fut le plus grand port négrier du continent. Aujourd'hui très prisée par des « étrangers » de tout bord, elle rejette en périphérie les populations natives. Nos partenaires : deux associations, Ciudad Movil et Metropoli, qui oeuvrent pour préserver la mixité sociale et ethnique, un des fondements de la ville.
Dans la Sierra Nevada de Santa Marta, une communauté d'Indiens Arhuacos (à Nausimaque), propose de nouvelles façons d'appréhender la santé. Les Indiens y gèrent une Entreprise Publique de Santé mêlant médecines traditionnelle et occidentale.
Troisième escale à Maria La Baja dans une communauté de Noirs-Marrons. Une étape dédiée aux femmes et à la transmission. Les Noirs-Marrons sont les descendants des esclaves qui ont fui pour fonder des villages libres. Notre partenaire sur place : le Centre culturel Eulalia Gonzalez où Pabla Flores Gonzalez, chanteuse et troubadoure, transmet la force de l'africanité et de la liberté aux jeunes et très jeunes, à travers le bullerengue.
À Cali, située dans la vallée du Cauca, une étape sur la Culture urbaine avec les « éducateurs » très particuliers du Collège Multi-Proposito, situé au pied du quartier populaire de Siloe. Pour lutter contre le haut niveau de violence du quartier, on y développe un projet d'éducation par la lecture, "Lectura al piso" (lecture à fond !).
En Amazonie Équatorienne, une étape dédiée aux énergies, au cœur d'une communauté du Front de Défense de l'Amazonie – le Front regroupe des communautés Indiennes Cofan et des associations paysannes qui ont gagné après presque 20 ans de lutte un procès contre une multinationale pétrolière, la Texaco. Une première mondiale.
Dans le nord du Pérou, un site archéologique nous en apprend d'avantage sur les formes sociales des Incas et nous permet de réfléchir à la démocratie moderne.
A la Merced, au Pérou toujours, immersion dans une coopérative d'agriculteurs, la Florida,pour une étape dédiée aux modes de production alimentaire et à l'économie solidaire. Florissante, la coopérative a développé une école syndicale et une organisation de femmes.
Dernière étape en Bolivie, consacrée aux nouvelles formes de leadership et représentations politiques. Rencontres sur les rives du lac Titicaca - situé à plus de 3500 mètres d'altitude ! - et autour de La Paz, avec les acteurs de N.I.N.A, qui forme des leaders populaires, et stimule l’organisation des mouvements paysans et indigènes, et leur participation politique et citoyenne.
L'équipée partira de la côte caraïbe colombienne, traversera l'Equateur et le Pérou, et parviendra au lac Titicaca, côté bolivien, en mars 2014, après plus de 6 000 kilomètres de rencontres culturelles solidaires, d’étapes de créations collectives, de partages et de réflexion autour de l’idée de la construction d'un monde nouveau.
La caravane colportera ainsi d’étape en étape, les formes de vie qui présagent d’un monde plus humain, dans ses modes de production, de représentation, de vivre ensemble, dans ses formes culturelles et ses choix énergétiques, dans son rapport à l’environnement et à l’avenir.
Elle en recueillera de manière consentie les expressions les plus réjouissantes, et s'en fera l'écho en Amérique Latine et en Europe, à travers une plateforme audiovisuelle multimedia d'envergure.
Marcho Doryila assurera la coordination générale du projet et la production transmedia baptisée "Chroniques d'un nouveau monde".
En attendant suivez nous sur facebook
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< Étapes :
Départ de Carthagène des Indes, sur la côte Caraïbe colombienne. Un évènement en hommage à la mixité sociale et ethnique.La ville fut le plus grand port négrier du continent. Aujourd'hui très prisée par des « étrangers » de tout bord, elle rejette en périphérie les populations natives. Nos partenaires : deux associations, Ciudad Movil et Metropoli, qui oeuvrent pour préserver la mixité sociale et ethnique, un des fondements de la ville.
Dans la Sierra Nevada de Santa Marta, une communauté d'Indiens Arhuacos (à Nausimaque), propose de nouvelles façons d'appréhender la santé. Les Indiens y gèrent une Entreprise Publique de Santé mêlant médecines traditionnelle et occidentale.
Troisième escale à Maria La Baja dans une communauté de Noirs-Marrons. Une étape dédiée aux femmes et à la transmission. Les Noirs-Marrons sont les descendants des esclaves qui ont fui pour fonder des villages libres. Notre partenaire sur place : le Centre culturel Eulalia Gonzalez où Pabla Flores Gonzalez, chanteuse et troubadoure, transmet la force de l'africanité et de la liberté aux jeunes et très jeunes, à travers le bullerengue.
À Cali, située dans la vallée du Cauca, une étape sur la Culture urbaine avec les « éducateurs » très particuliers du Collège Multi-Proposito, situé au pied du quartier populaire de Siloe. Pour lutter contre le haut niveau de violence du quartier, on y développe un projet d'éducation par la lecture, "Lectura al piso" (lecture à fond !).
En Amazonie Équatorienne, une étape dédiée aux énergies, au cœur d'une communauté du Front de Défense de l'Amazonie – le Front regroupe des communautés Indiennes Cofan et des associations paysannes qui ont gagné après presque 20 ans de lutte un procès contre une multinationale pétrolière, la Texaco. Une première mondiale.
Dans le nord du Pérou, un site archéologique nous en apprend d'avantage sur les formes sociales des Incas et nous permet de réfléchir à la démocratie moderne.
A la Merced, au Pérou toujours, immersion dans une coopérative d'agriculteurs, la Florida,pour une étape dédiée aux modes de production alimentaire et à l'économie solidaire. Florissante, la coopérative a développé une école syndicale et une organisation de femmes.
Dernière étape en Bolivie, consacrée aux nouvelles formes de leadership et représentations politiques. Rencontres sur les rives du lac Titicaca - situé à plus de 3500 mètres d'altitude ! - et autour de La Paz, avec les acteurs de N.I.N.A, qui forme des leaders populaires, et stimule l’organisation des mouvements paysans et indigènes, et leur participation politique et citoyenne.
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Voyageurs au long cours
vendredi, 06 décembre 2013 11:39
Mon eden (Laos)
De l’autre côté du monde, un paradis où la douceur de vivre vous emporte entre rêve et réalité
Il existe au nord du Laos une région couverte de jungle et peu fréquentée car difficilement accessible. Du moins il y a quelques années, lorsque je l’ai découverte. Découverte, car, quand on débarque dans un endroit comme celui-ci, on se prendrait presque pour un pionnier, un aventurier des siècles passés… Nous sommes arrivés en pirogue et avons accosté sur les rives du village. Les quelques habitations se fondaient parfaitement dans leur environnement : des cases en bambou sur pilotis, un temple bouddhiste... et tout autour l’eau, l’air, la terre, la nature brute.
Le paradis ? Après un long trajet sur la rivière, les fesses endolories, les yeux aveuglés de soleil, le coeur bercé par les flots, poser le pied sur la terre ferme dans cet endroit du bout du monde, avait quelque chose d’irréel. Et pourtant, paradoxalement, je ne me suis jamais sentie aussi présente, “ici et maintenant”.
Un sentiment trouble d’être “arrivée”, comme si tous mes voyages n’avaient existé que pour m’amener là. Nous avons marché le long de la “rue principale” faite de terre battue, et nous avons trouvé une cabane où dormir : une échelle de bambou, un matelas, une moustiquaire, et au-dehors un glacis avec un réservoir d’eau et un arrosoir en guise de douche.
Et bien sûr des hamacs d’où nous pouvions voir les gosses jouer dans la rivière au milieu des buffles.
Et puis… finalement nous sommes allés nous baigner avec eux !
Et puis nous avons goûté des mets improbables puisque nous ne pouvions communiquer avec nos hôtes que par gestes.
Et puis nous sommes allés marcher dans les rizières aux alentours, et visiter les grottes, le coeur frais des montagnes.
Le mot doux... Et puis nous avons pénétré comme des voleurs dans la salle d’une l’école ouverte à tous les vents. Je me suis assise sur un banc d’écolier, j’ai ressenti l’ambiance de la classe, entendu les rires, vu l’application, la langue tirée… et j’ai trouvé sous mon banc un cadeau : un mot doux d’enfant amoureux, un mot avec un alphabet que je ne comprenais pas mais avec des coeurs aussi, langage universel…
Et puis nous avons eu la visite d’une petite fille aux grands yeux noirs, qui se balançait gracieusement dans notre hamac, et qui faisait des dessins et des guirlandes pour décorer notre cabane, et qui faisait aussi des bulles avec un morceau de paille enroulé, et qui restait là avec nous, et qui riait, qui riait…
Et puis cette gamine est venue accompagnée d’un bébé qu’elle m’a mis dans les bras pour jouer, et que j’ai cajolé. Et la gamine aux grands yeux noirs est repartie en sautillant, légère, et me laissant le bébé dans les bras, jusqu’à ce qu’une dame vienne le récupérer le plus naturellement du monde avec un grand sourire et un salut les mains jointes !
Et puis il y avait le calme, le silence, les sourires bienveillants, les gazouillis des oiseaux, les rires des enfants, et le balancement des corps dans les hamacs, quand la chaleur est si lourde et moite qu’elle vous enveloppe et vous paralyse, et la fraîcheur du soir dans les montagnes, quand les corps enfin se réveillent et revivent, et les discussions entendues au vol, dans cette langue inconnue mais devenue familière au fil des semaines et dans cette position accroupie toujours aussi inconfortable pour nos pauvres articulations occidentales !
Et puis une évidence : notre modèle de vie n’est peut-être pas le meilleur. En tous cas il n’est pas le seul : il y d’autres vérités, d’autres façons d’exister, d’autres valeurs, d’autres manières d’être heureux.
Et puis, et puis…
Il y a ce bout du monde, tellement loin, tellement différent, tellement inimaginable… et où l’on se sent pourtant chez soi, à sa place.
Une force ou plutôt une douceur nous empêche de quitter cet endroit où nous ne comptions que passer.
Nous pourrions tout aussi bien poser notre sac et rester là. Mais nous ne le faisons pas.
Alors finalement nous repartons, et de la pirogue qui m’enlève, mon regard embrasse ce bout de monde si spécial pour ne jamais l’oublier, pour le garder dans mon coeur pour toujours, comme un autre “chez moi”.
Parfois aujourd’hui, je me demande si je n’ai pas rêvé. Mais non, puisque j’ai au creux de la main ce bout de papier chiffonné, ce mot doux d’un enfant amoureux à l’autre bout du monde…
< Texte et photos Sylvie Dupont (26)
http://ailleurs-land.net/
_“Bamako Terminus, histoire d’un tour du monde raté”
Publié dans
Le coin des bourlingueurs









