Vidéo souvenir 2011
dans cette vidéo de Stéphane Clément!

A l'année prochaine !
Quand j'y suis allé
J’ai séjourné en Colombie du 28 novembre 2015 au 27 janvier 2016, donc en très haute saison touristique. En conséquence les prix des hébergements et des transports étaient plus élevés qu’en temps normal, mais cela n’a pas trop affecté mon budget car la Colombie reste un pays pas cher et j'ai réussi à faire du couchsurfing (logement gratuit chez l'habitant).
La météo que j'ai eu
Très bonne dans l’ensemble, un temps estival ensoleillé, parfois caniculaire comme à Cali ou dans le désert de Tatacoa et parfois frais comme dans la capitale Bogota mais avec quand même quelques épisodes pluvieux. A noter que le phénomène El Nino a beaucoup perturbé le rythme habituel des saisons (par exemple à Cali il faisait 4 à 5 degrés de plus que la normale avec une très longue période de sécheresse alors que normalement c’était la saison des pluies).
Mes coups de coeur
Je dirais que l’ensemble de ce séjour colombien a été un coup de cœur, tout d’abord pour l’exceptionnel accueil de ses habitants, pour l’atmosphère de fête quasi permanente (la Colombie c’est un véritable tourbillon de musique et de danse, en particulier en décembre) mais aussi parce qu’il y a beaucoup de choses à voir et à faire dans ce pays.
J’ai beaucoup aimé les superbes plages du Parc Tayrona, ça ressemble aux plages de la côte de granit rose en Bretagne mais avec le rose en moins et les palmiers en plus…
J’ai adoré le petit village de Jéricho au milieu des montagnes avec son architecture coloniale.
J’ai adoré l’atmosphère de fiesta de Cali, il y a une énergie vraiment particulière dans cette ville et ses habitants dansent magnifiquement la salsa (jeux de jambes et déhanchements magnifiques).
Coup de cœur également pour le très beau désert de Tatacoa avec ses superbes cactus et ses très jolis petits canyons.
Je me suis senti magnifiquement bien dans le petit village au style colonial de Mongui entouré de jolies montagnes, je me serais presque crû dans la Drôme provençale…
Mon dernier coup de cœur fut Puerto Narino dans l’Amazonie colombienne : ce petit village en bordure du fleuve Amazone m’a totalement charmé, par sa beauté, sa tranquillité (voitures et motos interdits), par l’extrême gentillesse de ses habitants, par la marche de nuit que j’ai effectué dans la jungle (au programme : grenouilles vénéneuses, tarentules et autres insectes locaux) et par l’observation des dauphins et la baignade dans l’Amazone.
Trek de 4 jours de la Ciudad Perdida
J'ai fait ce trek avec une agence, en compagnie de 8 autres touristes dont une famille de colombiens. C'est un trek qui se fait normalement en 4 jours / 3 nuits (ce que je recommande) mais certaines personnes le font en 5 jours / 4 nuits (unique intérêt : permettre aux personnes qui sont très très fatiguées de se reposer pendant 1 jour à mi parcours et de profiter de la rivière pour se baigner ; penser à emporter un bouquin si vous la faites en 5 jours !).
Pour quelqu'un qui fait 1 à 2 heures de sport par semaine, ce trek n'est pas super difficile (par contre on transpire beaucoup à cause de l'humidité). Par contre je déconseille ce trek aux personnes qui ne font jamais de sport ou qui fument beaucoup (car il y a quelques bonnes montées quand même), il y a des gens qui n'arrivent pas à finir le trek à pied et qui terminent sur un cheval.
Penser à emporter un maillot de bains car on peut se baigner à plusieurs endroits dans la rivière (près des refuges) et ça fait vraiment du bien de faire trempette après avoir bien transpiré !
On marche dans de petites montagnes dans la forêt, la végétation est très belle, par contre les vues (les panoramas) ne sont pas très spectaculaires.
Par contre, les ruines indigènes sont plus belles que ce que j'espérais, il y a de quoi faire quelques très jolies photos.
Il y a eu peu de moustiques (trek fait début décembre) et on a dormi sur de vrais matelas tous équipés de moustiquaire (il y a quelques hamacs mais je suppose qu'ils servent uniquement en très haute saison touristique, lorsque tous les matelas sont occupés).
Je trouve le prix du trek un peu cher même si c’est du « tout inclus » (700 000 COP = 225 euros), prix qui augmente de 100 000 COP chaque année... Les agences s'en mettent clairement plein les poches mais impossible de faire ce trek sans agence. Par contre certaines agences acceptent de baisser un peu le prix si on insiste un peu. Chaque groupe a son guide et son cuisinier (et son âne pour porter la nourriture), mais je n'ai pas l'impression qu'il y a ait de grosses différences sur la qualité de la nourriture selon les agences. Je suis passé par une petite agence (Guias y Baquianos Tour) et j'en ai été très satisfait, notre guide de 50 ans était très professionnel et nous a donné plein d'explications sur les ruines, et notre groupe était de taille raisonnable (9 personnes). Dans le groupe d'à côté, 2 filles sont parties avec l'agence Wiwa Tours (qui est la seule à fournir un guide local issu d'une tribu indigène) mais elles sont été déçues car le guide parlait mal anglais et mal espagnol (ce que confirme plusieurs avis que j’ai lus sur Tripadvisor), et au final elles ont écouté les explications de notre guide !
Ah, dernière chose concernant le matériel : si vous avez 1 ou 2 bâtons de randonnée, prenez-les ! Cela vous évitera quelques chutes et glissades (surtout s'il pleut) ; de bonnes chaussures de jogging suffisent, mais des chaussures de montagne c'est encore mieux.
Conclusion : belle rando assez sportive, jolies ruines, mais un peu cher.
Le parc Tayrona et ses plages
J’y suis allé juste après le trek de la Ciudad Perdida, pour reposer mes muscles fatigués. Le parc Tayrona ce sont de superbes plages auxquelles on accède après au moins 2 heures de marche (si on marche jusqu'à Cabo San Juan). Pour ceux qui connaissent, cela ressemble à la Côte de granit rose en Bretagne (le rose en moins et les palmiers en plus) et aux splendides plages de Gokarna en Inde du sud. Quelques grandes plages et quelques petites plages dans des jolies criques. On dort en hamac ou en tente (que les campings louent). Y aller seulement pour la journée n'est pas une bonne idée, car les 5 heures de marche aller-retour ne vous laisseront que peu de temps pour apprécier les plages ! Possibilité de faire le trajet à cheval.
Ce que j'ai moins aimé
Peu de choses. Des détails. Les gros embouteillages de Bogota à l’heure de la sortie des bureaux. L’absence de métro dans toutes les grandes villes (sauf Medellín), pour cause de corruption importante des hommes politiques qui s'en mettent plein les poches. J’ai moyennement apprécié aussi le fait de devoir faire très attention lorsqu’on marche dehors quand il fait nuit (les rackets sont plus courants que chez nous), mais c’est la même chose dans toute l’Amérique latine d’après ce que j’entends... Je n'ai pas aimé l’Aguardiente (alcool local très populaire qui ressemble un peu à notre Ricard). J'ai été bien triste que mon téléphone portable soit mis définitivement hors service par la très forte humidité de l'Amazonie (la prochaine fois j'achèterai un étui étanche pour téléphone portable, ainsi qu'un chiffon déshumidificateur). Voilà, je crois que c’est tout. La Colombie m’a enchanté, peut-être davantage encore que le Mexique.
Ce que j'ai mangé
La nourriture d’ici est à l’image des Colombiens : très riche (pour ne pas dire un peu grasse), jamais dans la demi-mesure, un peu épicée (mais pas trop) et en grande quantité pour la partager… Ici il faut aimer la viande (à part à Bogota, peu d'espoir de trouver des restos végétariens), et pas qu’un peu puisque l'on peut en manger 3 fois par jour ! Et il vaut mieux aimer le riz ! Parce qu’ici, ça n’est pas un problème de garnir un plat de pommes de terre, de frites, de bananes plantain et de riz ! Tout ensemble, et bon courage pour la digestion !... Les Colombiens achètent souvent de la nourriture presque de manière compulsive. Mais comme ils sont de grands sportifs et qu’ils dansent souvent la salsa, presque personne n’est gros ! Voici quelques plats que j'ai testés (il y en a plein d'autres, mais impossible de me souvenir de tous) :
- la Bandeja Paisa : Le plat typique de la ville de Medellin. Il s’agit d’une assiette énorme composée de riz, de haricots, de porc frit, d’oeufs, de patacones (galettes frites de banane plantin).
- le Tamal : Viande de poulet servie dans une purée de farine de mais avec des légumes et cuite dans une immense feuille de bananier, ce qui lui donne un petit goût parfumé
- le Sancocho : soupe au poulet servie en entrée
- le poulet roti/Poulet frit : Impossible de parler de cuisine en Colombie sans évoquer le poulet qu’on trouve partout. Il est roti à la broche (asado) ou alors frit (frito)
- le Pastel de pollo (chausson en pâte feuilletée fourré au poulet)
- les Buñuelos : beignets tous ronds farcis de divers ingrédients
- le Mondango : équivalent de notre boudin noir
- Empanadas : beignets frits fourrés à la viande ou au poulet (parfois des empanadas végétariens trainent, mais ici c’est très mal vu de ne pas manger de viande), que l’on garni de multiples sauces
- les Arepas : petits galettes de farine de mais qui accompagnent la plupat des repas, mais que je trouve assez étouffe-chrétien...
- le poisson grillé : servi la plupart du temps avec des patacones, du riz blanc et de l’avocat
Sur le littoral, poissons, crustacés et fruits de mer sont au rendez-vous.
- les salades de fruits : absolument délicieuses, elles sont servies avec du fromage (type mozarella), de la glace et de la crème
La Colombie présente une diversité incroyable au niveau des fruits et on trouve beaucoup de commerces qui proposent toutes sortes de plats à base de fruits, des glaces, des salades, des jus.
Le petit déjeuner (repas sacré pour moi…) est ici un repas salé, très peu différent de ce que l’on sert à midi, mais souvent avec des œufs en plus. Il se prend souvent dans les boulangeries, avec un chocolat chaud ou un café. Le petit-déjeuner colombien se compose donc habituellement d’une arepa (galette de maïs cuites sur plaque, en général fourrée au fromage), d’un jus de fruits et d’oeufs. Sans oublier le tinto, le petit café.
Boisson plus populaire au petit-déjeuner peut-être que le traditionnel jus de fruits, l’Agua de panela est une infusion d’eau et de panela. Elle est faite en fondant un morceau de panela, qui est un bout de sucre de canne solide, que l’on mélange avec de l’eau bouillante et auquel on ajoute une tranche de citron. Cette boisson peut être servie chaude ou froide et c’est très typique d’y rajouter un bout de fromage doux et un morceau de pain.
Côté boissons chaudes, l’autre spécialité colombienne au petit-déjeuner est le chocolat chaud, parfois servi avec un morceau de fromage doux que l’on trempe dans la boisson.
On trouve aussi une très grande variété de pains sucrés et salés, comme par exemple :
- le Pandeyuca, un petit pain fait de farine de yucca et de fromage.
- le Pandebono, un petit pain rond, fait de farine de maïs, farine de manioc, et de fromage.
- les Buñuelos, boules de pâte frites et sucrées et farcies de fromage blanc.
Bref, en Colombie, aucun risque de mourir de faim ou de soif !!!
Ce que je n'ai pas eu le temps de faire
Si j’avais eu plus de temps, dans le nord du pays je serais allé passer quelques jours sur les îles paradisiaques de San Andres et Providencia (plus proches du Nicaragua et de Panama que de la Colombie), je serais allé me prélasser quelques jours sur les plages tranquilles de Palomino, j’aurais fait une petite excursion dans la montagne à Minca près de Santa Martha et j’aurais poussé jusqu’à la frontière vénézuélienne pour aller voir le désert de sel de La Guajira. Dans le centre du pays, j’aurais séjourné dans la tranquille Mompox et j’aurais passé quelques jours de plus dans la « zona cafetera » (la région de production du fameux café de Colombie) pour aller visiter des plantations de café du côté de Manizales et Armenia, et surtout pour faire un treking de quelques jours dans les montagnes du Parque Los Nevados. A Cali durant la feria j’ai loupé le fameux « Superconcierto » (méga concert avec plein de stars mondiales de la musique latino) par manque d’information. Je serais bien allé faire un tour sur la côte Pacifique à Buenaventura (ville portuaire où 90% de la population est noire) notamment pour aller sur les plages et les îles qui entourent cette ville (possibilité d’y observer des baleines certains mois de l’année). Au sud de la Colombie, j’aurais pu aller assister au célèbre carnaval « Blancos y Negros » de San Juan de Pasto (début janvier) mais cela m’aurait obligé à descendre jusqu’à la frontière avec l’Equateur, et puis les carnavals ne sont pas une priorité pour moi (chacun ses goûts !). Si un jour je m’aventure du côté de San Juan de Pasto, j’en profiterai pour visiter ce qui est paraît-il la plus belle église du pays : Nuestra Señora de Las Lajas à Ipiales. Lorsque je reviendrai à Bogota, j’irai faire un tour au lac de Guatavita, et surtout j’irai voir Caño Cristales « le fleuve aux 5 couleurs » qui est paraît-il une des merveilles de l’Amérique du sud, mais qui nécessite du temps et de l’argent pour s’y rendre (avion et taxi obligatoires) car situé quelques centaines de km au sud de Bogota dans une zone loin de toute civilisation. Enfin, last but not least, j’ai regretté de ne pas avoir le temps de faire le fameux trek de 5 jours dans le superbe massif montagneux du Parque El Cocuy (situé entre San Gil et Bogota) où se trouvent les plus hautes montagnes du pays (entre 5000m et 5500m) alors que pourtant j’y étais pile durant la meilleure période (décembre – février). Eh oui, même en 2 mois on ne peut pas tout faire, il m’aurait fallu un ou deux mois supplémentaires pour finir d’explorer les richesses de ce fabuleux pays.
Mes conseils aux voyageurs qui souhaitent se rendre dans ce pays
Le nom de ce pays a été donné en hommage à Christophe Colomb. La Colombie donne à la fois sur la côte de la mer des Caraïbes et sur la côte Pacifique. Au niveau superficie, elle est grande comme deux fois la France. La Colombie possède des frontières avec le Panama, le Venezuela, le Brésil, le Pérou et l’Equateur. La Colombie est plutôt montagneuse avec la Cordillère des Andes qui traverse le pays du Sud-Ouest au Nord-Est, mais on peut trouver également de vastes plaines. Une bonne partie de la Colombie est couverte de forêts, dont la majorité est l'Amazonie (toute la partie amazonienne est quasi inhabitée mis à part quelques tribus indigènes et quelques bandes de guérilleros).
Il n’y a pas d’obligation de visa pour entrer en Colombie pour les français.
La Colombie est un pays facile à visiter en mode sac à dos et où on se sent relativement en sécurité (à condition de ne pas aller dans les endroits déconseillés par les locaux et de faire gaffe la nuit). Pablo Escobar est mort depuis longtemps, et depuis la violence liée au narco trafic a énormément baissé (grâce notamment à la fermeté de l’ancien président Uribé). Les FARC-EP (Fuerzas Armadas Revolucionarias de Colombia - Ejército del Pueblo ; en français "Forces Armées Révolutionnaires de Colombie - Armée du Peuple") et l'ELN (Ejército de Liberación Nacional ; en français "Armée de Libération Nationale") composent aujourd'hui les deux dernières guérillas encore en activité. Mais les actions de guérilla ont également beaucoup diminué ces dernières années, en partie grâce à des accords passés entre le gouvernement et les FARC.
Bref, la Colombie n’est plus un pays dangereux, on peut tout à fait s’y aventurer en tant que voyageur individuel, y compris en tant que femme.
Pour les transports, il existe un excellent réseau de bus pour voyager dans tout le pays. Pas de grandes différences de tarifs entre les compagnies. A noter qu’on paie plus cher si on achète sa place sur internet que si on l’achète directement au terminal des autobus.
On trouve des hébergements pour tous les budgets, il y a aussi des auberges de jeunesse avec dortoirs, et le couchsurfing fonctionne relativement bien dans ce pays.
Pour téléphoner, on peut acheter pour pas très cher une carte SIM colombienne prépayée.
Concernant les passages de frontière terrestres depuis / vers le Brésil :
On passe très facilement de la ville colombienne de Leticia à la ville brésilienne voisine de Tabatinga (les deux villes se touchent), il faut juste bien penser à se faire tamponner son passeport à l’aéroport de Leticia (le jour ou la veille du passage de frontière), et se faire tamponner son passeport à la police fédérale de Tabatinga (le jour ou la veille du passage de frontière). A noter que les douaniers brésiliens ne m’ont pas demandé de justificatif de sortie de leur territoire (billet d’avion), cela confirme que les passages de frontière par voie terrestre sont souvent plus faciles que par voie aérienne (en Amérique latine en tous cas). Et on trouve facilement (le mercredi et le samedi) des gros ferries pour descendre l'Amazone et atteindre la première grande ville du Brésil (Manaus), au prix de 200 reals (50 euros) qui inclut transport, nourriture et nuits en hamacs (il faut s'acheter soi-même son hamac à Leticia).
Le mot de la fin…
J’ai adoré la Colombie. Autant pour l’extrême gentillesse de ses habitants que pour la variété des choses à faire et à voir. Ce pays est un excellent compromis entre du dépaysement (pour un européen) et un mode de vie qui n’est quand même pas trop différent du nôtre (je trouve que ça ressemble au Mexique sur de nombreux aspects, sauf qu’en Colombie les gens dansent davantage), ce qui rend les contacts plus simples avec les habitants (il n’y a pas ici le fossé culturel qu’on trouve à Cuba par exemple et qui rend si compliqués les rapports avec les cubains). Lors de la préparation de ce voyage, je n’avais eu que d’excellents échos sur la Colombie de la part des autres voyageurs, et je peux dire que je n’ai pas été déçu ! La Colombie est un pays très addictif (pour les raisons que j'évoque plus haut), au même titre que le Japon (pour le mélange unique entre tradition et technologie), la Nouvelle-Zélande (pour ses paysages somptueux) ou l’Inde (pour sa singularité et sa spiritualité). La Colombie est un pays super attachant, un peu comme le Mexique mais en plus festif, du coup j'y ai prolongé mon séjour de 3 semaines supplémentaires (j’y suis resté 2 mois en tout). Les colombiens redoublent d'amabilité envers les touristes, pour montrer que la violence (Pablo Escobar, les FARC...), longtemps associée à leur pays, appartient désormais au passé.
Pour terminer, voici les morceaux de musique latinos qui cartonnaient lors de mon séjour en Colombie : "Vivir Mi Vida" de Marc Anthony, le roi de la salsa, le genre musical numéro 1 en Colombie et en Amérique latine, et "Eres Mía" de Romeo Santos, le roi de la bachata, un genre musical plus doux et plus romantique que la salsa.
Je retournerai en Colombie, c’est une certitude. Viva Colombia !!!
< Frederic http://fredalaventure.blogspot.fr/
Carthagena de Indias, Unica !
Le slogan vantant les beautés du fleuron touristique colombien est bien trouvé…
Oui, Cartagena de Indias est unique avec la magie qui l’entoure, provenant de son passé si riche.
Patrimoine historique et culturel de l’humanité de l’Unesco, Cartagena est un joyau, trésor ouvert et légendaire qui conserve les mystères des temps passés, époque révolue des pirates guettant les galions espagnols au large de sa cité marine fortifiée, la Ciudad Amurallada.
Cartagena de Indias, mélange de Habana Vieja et de Trinidad de Cuba, où je retrouve le même climat, la même chaleur humaine, le même accent, les mêmes expressions, le même rythme de vie nonchalant sur fond musical permanent qu’à Cuba… les liens commerciaux ancestraux qui unissaient les trois ports phares des Caraïbes espagnoles, Veracruz, La Havane et Cartagena expliquant certainement cela.
La baie naturelle extraordinaire, la rivière Magdalena navigable, un site épargné par les cyclones, l’arrière-pays rempli de richesses naturelles avaient notamment conduit les conquistadores à choisir ce site privilégié comme port stratégique et axe de pénétration vers le sud, seule manquait l’eau potable, récupérée par un astucieux système de canalisations et de citernes intégrées aux kilomètres de murailles entourant la cité.
Ombre au tableau cependant, une partie de la fortune coloniale de Cartagena vint d’un commerce fort peu enviable, le commerce des esclaves dont la ville jouissait du monopole pour tout le royaume de Nouvelle Grenade et au-delà jusqu’au Haut Pérou.
L’autre partie de sa fortune historique venant du commerce de tous les trésors provenant des actuels Colombie, Équateur, Pérou et Bolivie. Aujourd’hui, la cité fondée par Pedro de Heredia en 1533 est particulièrement bien mise en valeur, surtout dans le centre historique, un peu moins dans le quartier de Getsemani, mais tout est fait pour préserver l’atmosphère des temps anciens.
C’est surtout le soir que la magie opère : en parcourant les ruelles pavées faiblement éclairées on se prend à imaginer Blas de Lezo, défenseur héroïque basque, qui, malgré une jambe, un bras et un oeil (excusez du peu !) laissés au combat, commandait la défense de la ville depuis le Castillo de San Felipe, quand pirates et assaillants de tout horizon convoitaient les fortunes en attente de chargement.
On peut imaginer l’ambiance qui devait régner sur cette langue de sable transformée en un ensemble fortifié unique dans tout l’empire colonial espagnol.
Texte Jean-Marc Fiton
photos Ander Haramboure
Nous avons passé un mois en Colombie, tant nous avions du mal à quitter ce pays qui nous a beaucoup enchanté aussi bien pour ces habitants que pour ses paysages. Après la belle ville coloniale de Cartagèna dans le nord ouest, nous avons pris la direction du carnaval de Barranquilla : un vrai festival de couleurs, de fêtes, de danses, et de relations humaines !
Nous avions décidé de demander aux Pompiers de nous « héberger » pendant 4 jours étant donné l'ampleur de l'événement. Quand nous nous sommes présentés à la caserne, le commandant nous a reçu en commençant par nous chanter la « Marseillaise » et à dire quelques mots en français ; nous avons été très touchés de cette hospitalité.
Au cours de ses 4 jours, les pompiers professionnels nous ont bichonnés : à chaque fois que nous souhaitions aller quelques part, faire des courses, ils se proposaient de nous escorter. Même le commandant adjoint nous a fait un tour de ville, nous a présenté comme VIP aux organisateurs du carnaval qui représente le 2ème carnaval le plus connu après RIO ! Après nous avons remonté la côte caraïbe vers Santa Marta, ville coloniale, connue pour ses plages paradisiaques et son parc de Tayrona au nord, dans lequel nous avons randonné.
LE MAROC EN CAMPING-CAR
Date du voyage: 19/12/21010 au 16/03/2011
Durée: 3 mois
Trajet : Côte Ouest - Sud - Remontée par le centre
Etant en camping-car, nous avions un GPS. Nous avions un guide LE ROUTARD pour les sites à voir et le GANDINI plus précisément pour choisir les haltes et les campings.
TRANSPORTS :
camping-car : Ne pas conduire la nuit (beaucoup de véhicules n'ont pas de feux !) Routes souvent étroites dans le sud avec des bas-côtés abimés. Attention à la conduite des Marocains ! Dès qu'ils sont dans un véhicule, ils deviennent hyper pressés !
CAMPING:
Type de camping: sur terrain, sauvage
Prix moyen par pers./nuit: 100 DH pour 1 C.C. avec 2 adultes Détails (adresses, remarques, etc): Peuvent être très simples mais accueil le plus souvent chaleureux ; pas de problèmes particuliers, sinon le hurlement des chiens errants la nuit... et il y en a !
LES REPAS:
Coût moyen d'un repas au resto: 10 DH par pers.
Nous sommes surtout allés dans de petits restaurants : nous avons toujours bien mangé et pour vraiment pas cher ; et toujours un accueil chaleureux !
L'ARGENT:
Devises emportées: Euros
Budget moyen par pers./jour (repas/héberg./visites/transports): 45 euros/jour soit 1300 à 1400 euros / mensuel,nous avons très bien vécu : nourriture peu chère, gasoil également ; le budjet visite est également peu important. Seul le budget cadeaux peut devenir lourd si l'on cède aux sollicitations !
LA LANGUE:
Officielle(s): arabe
Parlée(s): arabe, berbère, français
Le français est-il pratiqué par: beaucoup de gens. Encore beaucoup de gens (hommes) parlent le français mais celà tend à diminuer chez les jeunes ... Pour l'instant aucun problème à peu près partout.
Conseils particuliers au niveau santé, précautions, vaccinations: Aucun problème sinon que nous avons toujours acheté de l'eau minérale en bouteille.
VOS APPRECIATIONS:
Vous avez particulièrement aimé les endroits suivants:
Le grand Sud depuis Guelmim jusqu'à Merzouga et retour par Goulmima et la vallée du Dadès - Ouarzazate et Marrakech .
Nous pensons que même des camping-caristes débutants peuvent effectuer ce voyage sans problème. Simplement être prudent sur les routes et ne pas rouler de nuit.
Alain et Marie-Agnes
http://laballadedepegase.blogspot.com/
Guatemala 2015
J’ai séjourné au Guatemala du 3 au 27 novembre 2015, donc juste avant le début de la haute saison touristique.
< La météo que j'ai eu
Bonne dans l’ensemble, un temps printanier mais avec quand même pas mal d’épisodes pluvieux (surtout en fin d’après-midi). La saison des pluies était censée être terminée depuis plusieurs semaines, mais le phénomène climatique El Niño, qui affecte en 2015 sévèrement toute l’Amérique latine, bouleverse quelque peu les calendriers climatiques.
< Mes coups de coeur
Pas de gros coup de cœur dans ce pays, mais ce séjour a été globalement très agréable et au final j’ai bien apprécié mes 3 différentes étapes (Quetzaltenango, San Pedro la laguna, Antigua) et j’ai été très satisfait des cours particuliers d’espagnol que j’ai pris à Quetzaltenango et à San Pedro la laguna (même si c'était parfois un peu barbant d'apprendre tous les jours les verbes irréguliers, le passé simple, l'imparfait et le futur...).
< Ce que j'ai moins aimé
Peu de choses. La forte pollution des gaz d’échappement, due au fait que les véhicules (automobiles, bus et camions) sont anciens et que manifestement l’entretien des moteurs laisse à désirer (cf. les épaisses fumées noires qui s’échappent régulièrement des pots d’échappement). J’ai moyennement apprécié aussi le fait de devoir se faire systématiquement accompagner en randonnées par un guide voire par la « police touristique » (policiers armés chargés d’assurer la sécurité des touristes), car dans ce pays pauvre les rackets de touristes (avec menace de couteau, machette ou revolver) sont assez fréquents dès lors qu’on s’éloigne des centre-ville et des zones touristiques. Mais si on fait un peu attention, tout se passe très bien !
Retour haut de page
< Ce que j'ai mangé
La nourriture au Guatemala est assez proche de la nourriture mexicaine (on trouve très souvent des tacos mexicains), mais en moins savoureux et en moins varié. Dans les villes touristiques le choix est plus important, en particulier à Antigua où l’on trouve toutes sortes de restaurants étrangers et de salons de thé bien garnis en pâtisseries...
< Ce que je n'ai pas eu le temps de faire
J’ai décidé de faire l’impasse sur les fabuleuses ruines Mayas de Tikal, car cela m’aurait obligé à faire un très long trajet vers le nord-est du Guatemala, et comme d’une part j’étais un peu fatigué des longs trajets en bus, et que d’autre part j’avais déjà vu beaucoup de très belles ruines Mayas au Mexique, alors j’ai décidé que Tikal ce serait pour une autre fois. Si je retourne au Guatemala, j’essaierai de faire des randonnées du côté des montagnes de Nebaj et Coban. La zone frontalière montagneuse Guatemala – Honduras est aussi très belle paraît-il. J’essaierai également de gravir le célèbre volcan Santa Maria près de Quetzaltenango. Au lac Atitlan j’irai dormir 2 ou 3 jours à Panajachel histoire d’admirer de magnifiques couchers de soleil. Toujours au lac, j’irai passer quelques jours à San Marcos La Laguna, la ville hippie (yoga, méditation...) mais qui est très petite donc on peut rapidement s’y ennuyer si on n’y va pas pour quelque chose de précis.
Retour haut de page
< Mes conseils aux voyageurs qui souhaitent se rendre dans ce pays
Le Guatemala possède des frontières avec le Mexique et le Bélize (au nord), et avec le Honduras et le Salvador (au sud). Concernant les formalités d'immigration : il n’y a pas d’obligation de visa pour entrer au Guatemala. Le passeport est bien entendu obligatoire. Pour ceux qui souhaitent visiter plusieurs pays d'Amérique centrale, vous disposez de 90 jours d'autorisation de séjour à partager entre les pays suivants : Nicaragua, Guatemala, Salvador, Honduras, soit par exemple 30 jours au Guatemala, 30 jours au Salvador, 15 jours au Honduras et 15 jours au Nicaragua, ou 90 jours au Guatemala etc. Au-delà des 90 jours, il faut soit se rendre au bureau de l'immigration d'un des pays pour prolonger l'autorisation de séjour moyennant des frais qui diffèrent selon les pays, soit sortir des pays précités pour un pays limitrophe (le Mexique ou le Costa Rica) et revenir pour obtenir une nouvelle autorisation de séjour de 90 jours.
Le Guatemala est un pays facile à visiter en mode sac à dos. Attention, la capitale Guatemala city est réputée pour être une des capitales les plus dangereuses d’Amérique latine.
< Concernant les passages de frontière terrestres depuis / vers le Guatemala :
Bien se renseigner à l’avance sur ce qu’on est censé payer ou pas lors du passage de frontière, car il n’est pas rare que certains douaniers essaient de se mettre quelques billets dans la poche. Moi je n’ai rien payé pour sortir du Mexique (contrairement à plein d’autres voyageurs qui ont dû s’acquitter de 300 pesos = 20 euros) mais j’ai payé 10 quetzales pour entrer au Guatemala (pour 1,5 euros je n’ai pas cherché à polémiquer avec le douanier). Apparemment la meilleure astuce pour contrer ces tentatives de racket est de dire gentiment au douanier qu’on veut bien payer, mais seulement s’il nous délivre un reçu officiel (en espagnol cela donne « OK pero dame un recibo de lo que voy a pagar. »). Pour changer des devises, si vous franchissez la frontière terrestre depuis le Mexique, par exemple à La Mesilla, n'hésitez pas à changer vos Pesos Mexicains auprès des changeurs qui traînent autour du bureau de l'immigration guatémaltèque, le taux sera bien meilleur qu'une fois à l'intérieur du pays.
Pour les transports, on a le choix entre des mini bus pour touristes ou les « chicken bus » qui sont d’anciens bus scolaires américains qui ont été reconvertis en bus publics : ambiance locale garantie ! En arrivant du Mexique en autocar, en général les autocars s'arrêtent à la frontière (sauf les compagnies de luxe), vous devrez donc la passer à pied pour reprendre un bus dans le pays suivant.
On trouve des hébergements pour tous les budgets, il y a aussi des auberges de jeunesse avec dortoirs, mais le couchsurfing n’a pas fonctionné pour moi dans ce pays.
Pour téléphoner, on peut acheter pour pas très cher une carte SIM guatémaltèque prépayée.
< Apprendre l’espagnol au Guatemala
Le Guatemala possède de nombreuses écoles d´espagnol, et le pays est réputé pour être un des pays les moins chers pour apprendre l’espagnol (par exemple pour moi mes cours particuliers ne me coûtaient que 25 questzales de l’heure, soit 3 euros !). Moyennant un supplément (peu cher) versé à l’école de langue, celle-ci peut vous trouver une famille d’accueil qui vous hébergera et vous nourrira pendant toute la durée de vos cours d’espagnol. Je n’ai pas choisi cette option car j’avais déjà eu ma dose d’hébergement chez l’habitant grâce au Couchsurfing au Mexique, et j’ai donc choisi au Guatemala de dormir dans des petits hôtels bon marché.
< Le mot de la fin...
J’ai bien aimé le Guatemala, même si ce pays comporte moins de choses spectaculaires à voir et à faire que le Mexique ou la Colombie par exemple (si l’on excepte les majestueuses ruines Mayas de Tikal). C’est un peu comme le Laos, quand on compare ce pays d'Asie du sud-est à la Thaïlande et à la Birmanie. L’accueil de la population au Guatemala est tout à fait sympathique et c’est le pays qui offre le meilleur rapport qualité / prix en Amérique latine pour prendre des cours d’espagnol.
< Frédéric http://fredalaventure.blogspot.fr
------------------------------------------------------------------------------------------
Voyage Guatemala du 24/04/2009 au 16/05/2009
Introduction :
Le Guatemala est un pays très peu touristique, d'où l'accueil, la curiosité, l’ouverture d’esprit et la gentillesse naturelle des habitants. Dans certaines régions, les derniers massacres perpétrés en 2006 ont marqué les esprits et une atmosphère étrange y est encore palpable. Les diversités de climats et de paysages rendent ce pays très attrayant et n’importe quel voyageur quelque soit ses goûts y trouvera un paysage magnifique. Cela sans compter les milliers d’oiseaux, d’animaux et de fleurs qui embellissent les découvertes du quotidien.
- transport: utiliser les minibus, impec rapport qualité/prix et on en trouve partout et à toutes les heures. Les trajets ne sont pas longs car le pays est assez petit (2h en moyenne entre les villes). Vous pouvez tenter aussi les « chiken bus » en ville pour faire un truc "typique"
c'est les gros bus jaunes (ancien bus scolaires américain) qui puent, polluent et roulent à 2à l'heure mais sont vraiment pas chers. Je vous déconseille de louer une voiture. On a fait un peu de stop et tombées à chaque fois sur des gens supers sympas.
- hôtels prix moyen 50 Quetzals/pers (hors période estivale bien sur).
Ville départ =) ville arrivée : durée du trajet et mode de transport / prix par personnes en Quetzal.
**Guatemala City:
Je ne conseille pas d’y rester, très grosse ville très polluée et sans intérêt. Il vaut mieux se rendre directement à Antigua qui n’est qu’à une heure de trajet (40km) et accessible même tard le soir il y a des taxis qui partent de l’aéroport.
Guatemala City =) Antigua: 1h en taxi / 160Q
Festival ABM-Le Mans Février 2012
L’antenne ABM le Mans recherche des conférenciers présentant diaporamas, films, récits de voyage pour son 13ème Festival du Voyageur Amateur.
Ce festival aura lieu les 3, 4 et 5 février 2012.
Nous disposerons de trois salles de projection.
Le dernier festival a réuni plus de 1500 visiteurs sur les trois jours.
3éme forum à Niort
3è Forum des 12 et 13 mars 2011 « Voyager autrement, mode d’emploi »
Nous avons accueilli de nombreux passionnés du voyage, à pied, à cheval, voyageurs au long cours…
Les rencontres, les échanges, et la convivialité étaient de nouveau au rendez-vous pour notre forum.
Un grand merci aux participants et visiteurs et, bien sûr, rendez-vous en 2012 pour notre 4è forum !
Concours photo festival des Globe-Trotters 2011
Concours photos Festival Globe-Trotters2011
Thème: Les modes de transport insolites.
"Vous aussi vous avez rêvé de survoler le Sahara sur le tapis d'Aladin, vous avez souhaité traverser le monde à dos d'éléphant, en montgolfière ou en paquebot comme Philéas, vous avez rejoint une famille indienne à bord d'un rickshaw ou encore circulé sur le toit du bus...
Alors, oui ce concours photos est pour vous.
Quelle que soit votre expérience, elle nous intéresse!
Faites nous découvrir par vos images les modes de transport insolites observés, ou encore mieux, empruntés lors de vos voyages!"
REGLEMENT CONCOURS PHOTOS – ABM FESTIVAL DES GLOBE-TROTTERS
A l’occasion du Festival des Globe-Trotters, les 24 et 25 septembre 2011, ABM organise un concours photos ouvert à tout adhérent à jour de sa cotisation.
Ce concours sera sur le thème suivant ; "Les transports insolites".
Modalités de participation :
Les participants devront envoyer ou déposer dans une grande enveloppe :
a) Un à trois tirages papier (taille maxi A4 ou 20 X 30) montés sur passe-partout blancs ou crème dont la taille extérieure doit être 30 X 40. Toutes les photos ne respectant pas ces conditions seront d’office refusées.
b) Chaque tirage doit comporter le nom du candidat et le titre de la photo.
c) Une note clairement écrite comportant les coordonnées, le mail du candidat, les numéros et titres des photos.
d) Un CD ou clé USB contenant les fichiers en JPEG 72 DPI – 1024 X 760.
e) Une enveloppe suffisamment affranchie à l’adresse du candidat afin de lui retourner ses images par voie postale s’il ne peut pas les récupérer à la case.
Le participant garantit qu’il est titulaire des droits liés aux images présentées et que celles-ci sont libres pour éventuelle publication sur le site d’ABM et dans le magazine Globe-Trotters.
Les envois ou dépôts se feront à l’adresse suivante :
ABM - 11 Rue de Coulmiers 75014 PARIS.
Dernier délai : 10 septembre 2011– tout retard peut être cause de non-acceptation.
L’envoi du dossier complet avant le 10 septembre vaut acceptation du présent règlement.
Un comité de sélection composé d’adhérents d’ABM et extérieur vérifie le respect des conditions de participation, retient le nombre d’images pour l’expo en rapport avec les possibilités d’accrochage.
Les critères de sélection sont : respect du thème – respect du format - qualités techniques et esthétiques – sens ou originalité.
Les photos non-retenues ne seront pas exposées et publiées mais seront remises à la disposition du candidat.
Les photos des membres du comité de sélection ne peuvent être acceptées mais peuvent être exposées hors concours.
Les trois lauréats de l’année sont désignés par le vote du public.
Les résultats sont proclamés le dimanche vers 17 h dans l’amphithéâtre.
Les images des lauréats sont publiées sur le site ABM et dans le magazine Globe-trotters ; éventuellement un lot peut être remis à chaque gagnant (selon les possibilités avec les partenaires).
Sébastien, racontez-nous ce qui vous a donné envie de faire des carnets de voyage sonores ?
D’abord, j’aime voyager à vélo. J’ai ainsi traversé durant neuf mois l’Amérique du Sud, puis le Maroc, le Mali. Quand d’autres filment ou prennent des photos, moi j’enregistre des ambiances et des témoignages. Je suis kératocône. C’est une maladie de dégénérescence de la cornée pouvant amener à la cécité. Ça me rend peut-être plus que les autres sensible aux sons et me donne envie de transmettre mes souvenirs aussi à ceux qui ne peuvent voir. À chaque retour, j’ai pris l’habitude de partager des carnets de voyages sonores lors d’expositions avec des bornes d’écoute. En 2006, je suis intervenu dans un centre de vacances spécialisé pour adolescents malvoyants à Valsonne, près de Lyon. Les jeunes étaient captivés par mes enregistrements, en redemandaient, exprimaient leur déception de ne pas trouver de supports adaptés pour leur raconter le monde. Cela m’a donné envie d’aller plus loin dans ma démarche.
Article d'Aurélie Mandon et Sébastien Rambour
Retrouvez l'intégralité de l'article dans le Magazine Globe trotters n°136
LE GOÛT DE LA CHINEArticle paru dans Globe trotters Magazine n°135 (janv-fév. 2011)
Art de vivre, richesse culturelle, originalités ethniques dans les campagnes, contrôle et maîtrise des architectures urbaines, comportements exubérants ou retenus... Voyage dans un pays résolument pluriel.
Quelque part entre mythe et réalité se trouve un coeur qui bat fort et vite. Le coeur de plus d’un milliard d’âmes qui peuple l’empire de Chine. Tôt le matin, jusque tard dans la nuit, la vie s’agite.Des armées du tai chi (gymnastique thérapeutique) et autres sportifs se lèvent à l’aube. Les magasins semblent ne jamais vouloir fermer. Au milieu de tout cela, les pauvres travailleurs se laissent ici et là emporter dans les bras de Morphée.
Rayo de sol
![]() |
![]() |
Au cours de son périple elle pose son sac 6 semaines pour vivre dans un bidonville d’Aréquipa au Pérou.
Bouleversée par la misère, elle n’oubliera jamais. A son retour, l’association bambins des bidonvilles voit le jour pour venir en aide aux enfants et mamans de la misère.
Quelques mois plus tard, une cantine ouvre ses portes
• 2007 : Rayo de Sol sort de terre abritant une cantine et une crèche qui nourrit chaque jour 100 enfants de 6 mois à 14 ans.
Pour récupérer des fonds tous les moyens classiques sont mis en œuvre.
Comment leurs donner les moyens de vivre seuls ? d’atteindre l’indépendance financière ?
• 2009 les choses s’accélèrent ; un autre bâtiment se construit. avec un gîte et une boulangerie française
• Jeudi 5 mai 2011 Rayo de sol sera en fête et inaugurera la boulangerie.
Sentez vous l’odeur des petits pains Pozzo, des baguettes toutes chaudes et des croissants croustillants qui depuis 8 jours sortent du four ?
Avec votre aide et celle de tous …tifrance souhaite poursuivre sa route sur Lima pour un nouveau projet
voyages solidaires au Pérou et dans toute l’Amérique latine… pédalage autour du lac Titicaca… treks sympas dans la cordillère blanche.
Je vous attends. www.bambinsdesbidonvilles.org
marie-france coudurier (alias tifrance)
Plus...
Comment les Papous ont-ils vécu l’implantation de Tabubil au coeur de la forêt ? La compagnie minière s’est installée sur un plateau sacré pour les Peuples Min et sensé être peuplé de monstres mangeurs d’hommes. La légende dit que si l’on se rend sur ce plateau, on ne voit pas le jour se lever le lendemain ou on arrête de grandir. Bobby Kain, conseiller municipal de cette ville a vu son père déblayer la forêt du plateau en vue de la création de la mine, et a assisté aux débuts de la construction de Tabubil. Son père,
son grand-père lui avaient raconté toutes ces légendes. Il y a trente ans, il vivait dans la forêt vêtu de l’étui pénien, d’une manière très simple.
Interview de Céline Rouzet réalisée par Tyn Braun
Retrouvez l'intégralité de l'article dans le Magazine Globe trotters n°136
La gare de Iaroslav, entonnoir vers les confins de l’Asie, déborde de monde. Écarlates, en sueur, nous slalomons entre mille visages qui déjà nous donnent un avant-goût de la diversité des lointaines terres de Russie. Au milieu des bagages au ventre repu, de petites têtes brunes et blondes bousculent, sous le regard désespéré de leur mère, des hommes d’affaires pressés.
Article de Géraldine Bérard et Valérie François
Retrouvez l'intégralité de cet article dans le Magazine Globe trotters n°136 !
À mon insu, l’idée s’était emparée de moi depuis des années. Le souffle doux d’un vent de liberté se levait sur mon quotidien. D’abord en brise légère, dont la caresse exacerbait mes rêves tout en douceur et portait mon regard ailleurs. J’avais alors voyagé avec des amis, vers des destinations classiques et jamais plus des trois semaines autorisées par mes congés payés. Ces vacances me satisfaisaient pleinement. Mais un phénomène de fond était en route…
Article de Sylvain Perret
Retrouvez l'intégralité de cet article dans le Magazine Globe trotters n°136 !
Ô ! ĒTHIOPIE !
DU 09 AOUT AU 09 SEPTEMBRE 2011
Terre de forts contrastes, l'Ethiopie demeure un pays fascinant. Depuis la haute antiquité elle fascine les esprits avides de découvertes. Elle abrite en son sein plus de 80 peuples distincts qui ne cessent d'étonner et d'interpeller le voyageur. Pour lui, un rude parfum d'aventure se transforme rapidement en sensations fortes. Les ethnies aux structures tribales, extrême variété de populations, perpétuent des structures sociales et des croyances ancestrales aux mystères insondables.
Un exemple d'étonnement mystérieux parmi d'autres !
A l'est du pays, la ville d'Harar s'enorgueillit d'une des attractions des plus spectaculaires d'Ethiopie : le repas servi le soir aux hyènes dès la nuit tombante.
Un homme lance un appel. Bientôt, ces redoutables carnassiers lancent des cris caractéristiques et des yeux luisants apparaissent dans la pénombre. Les animaux s'approchent avec prudence et saisissent les morceaux de viande que leur tend un homme. Chacune prend part au festin dans un concert d'os brisés et de ricanements.
Ce cérémonial se confond avec l'identité même de la ville.
S'appuyant sur des mythes et des légendes, l'Ethiopie est un pays que l'on ne comprend jamais tout à fait et qui semble s'éloigner au fur et à mesure que l'on croit s'en approcher.
Repas des Hyènes
CAP AU SUD, DANS LA VALLEE DU RIFT
Elle s'avère être un formidable terrain d'exploration conduisant vers une mosaïque ethnique saisissante.
Sur la route, ensuite sur la piste, on circule entre 2 haies de charrettes tractées par des ânes, des chevaux, des zébus, des chameaux, souvent chargées d'épineux, mais aussi de légumes et autres produits hétéroclites.
A 525 km au sud de la capitale Addis Abeba, Arba Minch propose une incursion sur le lac Chamo. On y côtoie des dizaines de crocodiles mesurant 6 à 7 m de long. Ils somnolent sur la berge dans une immobilité trompeuse. A 30 cm de la gueule de l'un d'entre eux ne reste que la paire de tongs d'un pêcheur imprudent. L'an dernier, sur la même embarcation que la nôtre une femme a été happée.
Pour ce genre de voyage, il n'existe pas d'assurance « tous risques ».
Dans une anse, se concentre une importante colonie d'hippopotames qui, éberlués, nous regardent passer.
→ LES KONSO
Plus au Sud vit l'ethnie des Konso. Pour les rencontrer une autorisation doit être obtenue auprès d'un des dignitaires du village. Ils vivent dans des enclos fortifiés par des entrelacis de troncs d'arbres et de branchages, ce qui témoigne des relations conflictuelles qu'ils entretiennent avec leurs voisins Borana. A l'abri de ces remparts chaque famille dispose d'un lopin de terre délimité par des troncs dressés. A l'intérieur y vivent pêle-mêle les hommes et les animaux. Leur vie, de système clanique, est exogame et patrilinéaire.
→ LES BORANA
Presque à la frontière du Kenya, après Yabelo, sont installés les Borana. Ce sont d'authentiques guerriers. Ils considèrent toutes les autres ethnies comme ennemies et défendent avec acharnement leurs puits et leurs terrains de pâture contre toute intrusion.
La piste rectiligne s'étire au cœur de terres rouges arides où l'on circule sous un soleil de plomb. La végétation clairsemée est dominée par de très hautes termitières. Des caravanes de chameaux transportent du sel.
C'est dans cette région que l'on découvre les puits Borana, curiosité unique en Ethiopie dont on parle peu mais qui, à eux seuls, valent le déplacement. Si certains, de structures modestes se situent à proximité du voyageur classique, il faut s'enfoncer beaucoup plus loin dans les terres et déjà côtoyer les hommes armés de Kalachnikov pour découvrir des installations de structures que je qualifierai de travaux pharaoniques au regard des moyens employés pour édifier ces puits.
La quête de l'eau en ce milieu hostile reste la clé de voûte de la survie des Borana.
Ces puits impressionnent par leur profondeur et semblent se perdre dans les entrailles de la terre. C'est un système étonnant de génie. De longs corridors d'une centaine de mètres en pente raide ont été aménagés afin d'y acheminer les troupeaux. Un réservoir se situe à une quarantaine de mètres de dénivelée, contre la paroi abrupte. Au pied de l'abreuvoir a été creusé un puits de 20 à 25 mètres de profondeur. A l'intérieur le long de la paroi, ont été aménagées des niches en paliers dans lesquelles des hommes en équilibre se passent de mains en mains, depuis le fond, des récipients remplis d'eau qu'ils déversent de réservoir en réservoir, ceci jusqu'à ce que l'abreuvoir soit atteint.
Inutile de préciser qu'il n'y a pas de lumière à l'intérieur du puits...
Ce travail exténuant est rythmé par des chants. Ici, règne une atmosphère de cathédrale !
Dure est la leçon pour nos sociétés en état de pléthore en tout genre !
Troupeau pénétrant dans le corridor.
Autre curiosité étonnante : les lacs alcalins situés au fond des cratères.
Dans une eau noire et glaciale, les forçats du sel plongent nus jusqu'à 5 m de profondeur et refont surface avec une brassée de boue noire leur dégoulinant le long du corps. Gorgée de sel, elle servira à l'alimentation du bétail.
Ils sont frigorifiés. Après quelques minutes passées sous les rayons ardents du soleil, se répète l'opération. Sans protection, aucune, rongés par le sel, leur état physique se dégrade rapidement.
CAP A L'OUEST AU CŒUR DES PEUPLES DE LA BASSE VALLEE DE L'OMO.
Ici se concentre plus de 20 peuples distincts qui se contestent des parts de territoire. Depuis toujours, semble-t-il, les rapports entre les différents groupes sont tendus.
Installées dans une région des plus sauvages et des plus reculées du continent, ces ethnies vivent en marge de l'histoire éthiopienne. Elles continuent de perpétuer leurs rites ancestraux auxquels elles ont hélas ajouté la violence. La Kalachnikov fait aujourd'hui partie de la panoplie d'une majorité des hommes de la région.
Bien souvent en provenance du Soudan voisin, mais aussi des actes de piraterie des côtes de Somalie, les armes se sont répandues de façon alarmante. Les conflits sont devenus plus sanglants. Elles favorisent un sentiment de puissance et ravivent l'instinct de preuves de courage et de bravoure.
Brigandage, vol, racket se développent. Il est aisé de comprendre que pour leur rendre visite il est bien sûr recommandé de ne pas jouer au cow-boy...
La kalachnikov fait hélas partie de la panoplie
C'est l'un des peuples des plus fascinants de la région. Ils expriment leur sens esthétique dans la parure et les décorations corporelles. Les hommes sont ceints par un pagne à carreaux très court bien souvent retenu par une cartouchière garnie. Ils ont les cuisses et les mollets enduits de peinture blanche.
Pour cacher leur nudité les femmes sont vêtues de peaux de bêtes, bien souvent de chèvres ou de vaches, une devant, une derrière, incrustées de perles et de cauris. Les parties nues du corps laissent apparaître larges cicatrices et saillantes scarifications.
Les jeunes filles démontrent qu'elles sont dignes de courage vis-à-vis de leur futur mari en se faisant fouetter le dos jusqu'au sang, ce qui, par la suite, provoque de magnifiques scarifications. Leur chevelure, mise en ordre par d'innombrables petites nattes, est enduite de beurre auquel on a ajouté de la poudre de couleur ocre. Les rayons ardents du soleil font s'écouler le mélange sur leur cou et leur dos scarifié.
Ils vivent dans l'une des régions des plus arides de la savane du sud-ouest éthiopien. Ici, seules les termitières de plusieurs mètres de haut brisent la ligne d'horizon. Aussi, arme sur l'épaule, les hommes partent pendant plusieurs mois avec leur troupeau afin de trouver de quoi nourrir le bétail.
C'est dans cette ethnie que le passage de l'enfance à l'âge adulte, pour les garçons, se symbolise par ce qu'ils appellent « le saut des taureaux ». Ils doivent sauter sur l'échine du premier et parcourir sans trébucher la rangée de 30 dos, puis recommencer en sens inverse.
Gare à celui qui échoue !!!
La culture des Hamer semble impénétrable à toute influence extérieure.
Après avoir soigné quelques plaies purulentes, nous obtenons l'autorisation de dresser notre toile de tente dans l'enceinte de l'un de leur village.
→ LES DASSANETCH
Quelques jours plus tard il est décidé de rendre visite aux membres des Dassanetch. Ils se répartissent sur les 2 berges de la rivière Omo, juste après la minuscule localité d'Omorate, ainsi que sur une partie du territoire Kényan, occupant la partie la plus méridionale du delta de l'Omo. Ethnie belliqueuse, ils n'hésitent pas, armés de la devenue traditionnelle Kalachnikov, d'entreprendre des razzias de bétail chez leurs voisins.
L'authenticité la plus marquante se situe de l'autre côté du fleuve Omo, aussi, pour le traverser devons-nous nous contenter d'un simple tronc d'arbre aménagé en pirogue. Pour pénétrer à l'intérieur, il est indispensable de se présenter le corps en travers, le notre étant trop large pour s'infiltrer normalement dans l'échancrure. Il est facile de comprendre que le retournement de notre ustensile de navigation nous serait fatal !
Bien que l'Omo coule à proximité des villages, après avoir établi un contact respectueux : tel que par exemple la mise d'un genou au sol, nous constatons que les gens rencontrés sont crasseux et dégagent une odeur âcre et désagréable.
Ils logent dans des huttes ogivales de branchage savamment enchevêtré qui résistent aux forts vents de sable.
Les femmes sont décorées d'attributs hétéroclites. Les hommes se déplacent, chassent, gardent leur troupeau portant négligemment leur arme en bandoulière.
La personne qui nous accompagne part dans un éclat de rire significatif. Il vient de lui être précisé que, depuis que les chinois effectuent des recherches pétrolières dans la région, tous les chiens ont disparu ...
Particularité étonnante : un petit trou a été percé sous la lèvre inférieure de chaque membre du clan par lequel ils évacuent l'eau contenue dans la bouche pour se laver les mains.
En cas de maladie, ils sont alimentés par cet orifice.
→ LES NYANGATOM
Ce petit peuple vit dans la même région. C'est peu dire qu'ils sont également coupés du monde. Nomades, ils suivent leurs troupeaux. Parmi eux, des jeunes hommes armés assurent la sécurité du groupe. Les femmes, recouvertes de peaux de chèvres jusqu'aux talons, portent des colliers de perles multicolores pesant plus d'un kilo. Les hommes se déplacent avec un petit repose-tête dont ils se servent quand ils s'allongent sur le sol, et avec un minuscule trépied pour s'asseoir.
La dote de l'attribution d'une épouse s'élève à environ 100 vaches ou encore 300 chèvres. En cas de décès du mari, le père de celui-ci peut exiger à son tour une dote de la même valeur.
→ LES KARO
Après avoir butté contre la frontière du Soudan, cap tout au nord. Contrairement aux autres tribus les Karo se sont sédentarisés. Ils ont installés leur village en surplomb de 50 mètres au dessus du fleuve Omo. Ils exhibent des peintures corporelles multicolores, un art dans lequel ils excellent, ce qui leur confère parfois des silhouettes hallucinantes. Ils cultivent le tef, le sorgho qu'ils pilent entre 2 pierres. D'abord moins farouche que les autres tribus, ils nous autorisent à dresser notre toile de tente dans l'enceinte du village. Nous sommes invités à passer la soirée avec le chef.
Le repas des tribus ne varie guère.
Dans une sorte de calbasse, un mélange a été préparé à base de petits fruits, de feuilles, de sorgho écrasé et d'un alcool local, le tout en légère fermentation. Chacun boit tour à tour dans le récipient.
Le bétail est, également le pivot socio-économique et culturel des Karo.
Aussi, chaque soir, sous la couleur mordorée du soleil couchant les troupeaux d'environ 300 têtes reviennent au village autour duquel ils s'installent pour y passer la nuit.
Repas classique
→ LES MURSI
Dernière étape. Encore plus au nord, dans le parc national du Mago. Ici vit une des plus fascinantes ethnies d'Afrique : les Mursi, dont les femmes portent des plateaux labiaux, parfois de 15 à 18 cm de diamètre, à la lèvre inférieure.
Plus de 300 km de pistes sillonnent d'abord des escarpements vallonnés, puis une vaste plaine couverte d'étendues broussailleuses et de savane semi-aride. C'est à cet endroit que vivent les Mursi. En restant dans le circuit traditionnel on est immédiatement happés par eux, cherchant à négocier leur image pour quelques birrs, ce qui favorisent des comportements désagréables, voire agressifs, influencés par l'argent qui reste malheureusement le seul lien entre les Mursi et les visiteurs.
Nous privilégions des villages plus reculés ce qui implique d'endurer des pistes particulièrement chaotiques.
La récompense sera à la hauteur des difficultés rencontrées.
De traditions belliqueuses et agressives l'approche des Mursi impose encore plus de prudence, plus de tact, plus d'attitude respectueuse.
Les hommes arborent l'incontournable Kalachnikov. L'erreur pourrait être fatale.
Ne pas perdre de vue également que, comme au sein de toutes les populations d'Ethiopie, ici aussi le Khat fait des ravages et rend leurs réactions imprévisibles.
Les femmes portent aux oreilles de larges disques et d'encore plus impressionnants labrets de terre cuite insérés dans la lèvre inférieure.
Le percement a été effectué à l'aide d'une pointe rougie au feu. Ensuite la lèvre a reçu des labrets de plus en plus importants, le plus grand pouvant atteindre 18 cm de diamètre. A n'en pas croire ses yeux ! Cette coutume aurait été destinée à décourager les esclavagistes lors des razzias...
Les hommes, parmi lesquels se trouvent les derniers guerriers nus d'Afrique, arborent d'importantes scarifications et des peintures corporelles purement esthétiques. Ils règnent en maîtres sur cette région reculée d'Ethiopie.
Très élancés, ils couvrent rarement leur soyeuse et imberbe peau noire ébène qui porte les cicatrices des combats qu'ils ont livrés, preuves de leur vaillance.
Les Mursi ont la réputation, de par leur instinct guerrier, d'être en permanence en conflits larvés avec leurs proches voisins. Ils se querellent régulièrement avec les Hamer, desquels ils sont pourtant séparés par un grand territoire de broussaille aride. Pour s'aguerrir, ils pratiquent des duels au bâton d'une rare violence !
D'abord réticents, ensuite acceptant notre venue nous passerons un séjour agréable en leur compagnie.
Je suis fasciné par tous ces petits peuples vivant sur notre belle planète. Ma vie sera si éphémère que je n'en rencontrerai qu'une infime partie et, uniquement pour ceci, je le regrette.
Cela peut paraître désuet mais reste sans importance face à la beauté du Monde ! Puissent un jour s'en rendre compte les hommes de notre monde dit « civilisé ».
Dans ce cycle de vie il est probablement déjà trop tard mais, à l'évidence, il y en aura d'autres car, au regard de l'existence de « Lucy » le futur se décline, lui aussi, en millions d'années...
Maurice Thiney
- MEMBRE DE LA SOCIETE DES EXPLORATEURS FRANÇAIS
Un voyage au pays de Pount, de la reine de Saba, et du mythique prêtre Jean.
Je n’ai pas choisi d’aller en Afrique, je suis un touriste de pays froids. Seulement voilà, les hasards d’Internet m’ont mis en contact avec Serge, ancien militaire français, ayant créé une agence de voyages à Addis-Abeba. Même si j’avais vu de belles images d’Ethiopie lors de festivals ABM, pour moi ce pays était surtout lié à la famine, et à la chanson des « chanteurs pour l’Ethiopie ». Et puis il y eu plusieurs lectures glanées au hasard de mes abonnements et de fouilles dans une librairie Grenobloise. Et c’est ainsi que je me suis retrouvé à m’intéresser à ce pays et à y envisager un séjour.Je n’ai pas non plus choisi la durée. Elle est apparue « comme cela » entre le programme que m’avais prévu Serge, mon souhait d’y ajouter des journées de repos,et quelques jours pour m’acclimater. Finalement une dernière modification effectuée pour ne pas arriver le jour du noël éthiopien fera que je partirai quarante jours. Mais pouvait-il en être autrement dans un pays aussi lié à la Bible ?

















