5e Paris Travelers Festival en ligne !
trois animateurs, un modérateur et un technicien, ont contribué à la tenue de cet événement en ligne soit un succes, malgré quelques déconvenus, mais c'est aussi cela le direct.
Merci à Linda Bortoletto, qui est venue nous rendre visite et présenter son film...
Prochain rendez-vous en présentiel , le 33e Festival des Globe-Trotters à l'Opéra de Paris-sud..
Vous n'avez pas vu le film LAOS-CAMBODGE, au fil du Mékong ?
C’est en glissant doucement sur le fleuve du Mékong que Michèle et Martin vous emmènent explorer deux impressionnants pays de l’Asie du Sud-Est. Vous visiterez d’abord le Laos, réputé pour ses montagnes, son architecture coloniale française, ses tribus des collines et ses monastères bouddhistes.
Poursuivant leur périple au Cambodge, nos voyageurs vous guideront dans les ruines de la cité perdue d’Angkor Wat, avant de terminer en beauté sur une île aux plages paradisiaques.
Vous serez transportés dans leur voyage comme si vous y étiez!![]()
![]()
https://filmsdevoyage.com/film/laoscambodge/
Code promo pour les adhérents ABM : ABM25
Musée Saharien unique en France !
Un musée unique en France et peut-être même en Europe !!
On peut le visiter dans la commune du Crès en banlieue de Montpellier. Il a été créé en 2014 par un de nos adhérents d'ABM, Bernard ADELL, un passionné du Sahara suite aux nombreux voyages qu'il a effectués dans cette région du monde.
Amoureux du désert, il a tenu à partager son expérience et ses connaissances acquises durant près de 25 ans en construisant de ses propres mains et en créant un espace qui lui est dédié.
Soucieux du détail, la face avant du Musée est en forme de "Borj" rappelant l'architecture d'une citadelle militaire ottomane.
Le musée est constitué de deux grandes salles,
- l'une à l'étage supérieur relate la conquête du Sahara depuis 1830 par de grands explorateurs,
- l'autre à l'étage inférieur est centrée sur l'histoire des civilisations du Sahara, de la préhistoire jusqu'à l'ère moderne.
Perles de ce Musée :
On remarquera une vitrine entièrement consacrée au grand scientifique Théodore Monod, ainsi que l'exposition unique de la reconstitution d'un char" garamante", vestige d'une population qui vivait dans le sud de la Lybie, 2500 ans av. J.C.
Enfin, le Musée est doté d'une grande salle de réunion qui peut accueillir des groupes en vue de conférences et des expositions temporaires. Ainsi en ce moment, sont présentées des photos de peintures rupestres, œuvres de Maximilien Bargmann, photographe Suisse, le précurseur de la photo couleur du Sahara.
Infos pratiques :
Adresse : 1 bis avenue de Castelnau - 34920 le Crès tél. 06 67 29 94 42
Site : www.museesaharien.fr
de 14 h à 18 h tous les jours sauf les mardis et dimanches
Tarif : 6 Euros
⇒ Accès
Tram : ligne 2 direction Jacou - arrêt Aube Rouge
Voiture : parking gratuit devant le Musée.
De Montpellier, prendre la direction Castelnau, route de Nîmes
Que faire à Marseille le temps d’un week end ?
Marseille c’est la ville du soleil, du beau temps mais aussi de l'authenticité. Cette grande agglomération située près de la Méditerranée fait des rêveurs surtout lors des vacances. Si les vacanciers se ruent vers cette ville du soleil durant la haute saison, Marseille demeure aussi un bon plan pour une escapade d’un week end.
La cité phocéenne, avec ses charmes exemplaires, reste la ville de toutes les possibilités. Voici les bons plans à garder en tête si vous êtes de passage à Marseille le temps d’un week-end.
Une virée aux Goudes
Marseille c’est du soleil toute l’année. Durant l’été, une vague de chaleur peut submerger toute la ville. Si la chaleur est assez forte, vous pouvez faire une petite virée dans les Goudes. Ce lieu unique est endroit à privilégier pour les personnes qui souhaitent s’éloigner des bruits de la ville.
C’est un petit quartier avec un cadre champêtre. Il reflète d’une certaine manière la vraie image de Marseille. En effet, ce quartier est authentique car il représente Marseille comme étant la ville des pêcheurs. Avec son eau limpide, le tableau est tout simplement à couper le souffle. Une idée pour commencer le week-end dans la tranquillité en visitant le " Bout du monde marseillais " comme les habitants le disent si bien.
Partez à la rencontre des spécialités locales
Tant que vous êtes dans les Goudes, autant en profiter pour apprécier les spécialités locales. Dans ce quartier très calme, vous pourrez manger dans le restaurant le Nautica des Goudes. A la carte, on propose la fameuse bouillabaisse. Vous y retrouverez de vieilles familles qui proposent cette spécialité depuis des dizaines d’années.
Les friands de poissons et des produits de la mer y trouveront leur compte. D’autant plus qu’on assure aux clients la fraicheur des produits. Au programme ainsi, un déjeuner devant la mer.
Gambader dans les rues de Marseille
C’est dommage de rater les spectacles qu’offrent les rues de la ville. Dans cette agglomération très dynamique, on trouve de tout et de rien. Se perdre dans la ville est aussi un excellent moyen de remplir son week-end.
Si vous envisagez de visiter la ville vers la fin de la journée, vous pouvez continuer avec des visites nocturnes. Ce sera une occasion de faire la tour des bars mais aussi des vieux restaurants réputés. On conseille toutefois de ne visiter que les quartiers animés la nuit et non les plus désertiques.
Le marché aux poissons du Vieux-Port
Marseille et la pêche sont des amies de longue date inséparable. D’ailleurs, la pêche fait la notoriété de la ville. Chaque matin, les pêcheurs se rassemblent le long du port pour proposer les produits les plus frais.
Les amateurs de poissons frais y trouveront certainement leur compte. La vente se fait à la criée comme au bon vieux temps. Bien que ce soit banal, c’est une animation typique dans la ville à laquelle vous pouvez participer. En négociant un peu, sandales aux pieds, achetez votre poisson frais le matin pour le cuisiner à midi. Certainement, ce sera un de vos meilleurs souvenirs de la ville. Et si l’envie de cuisiner ne vous vient pas, il vous reste toujours les bons restaurateurs du coin.
La Maison du Pastis
Parce qu’en escapade, même le temps d’un week-end, faire du shopping n’est jamais une mauvaise idée. Si vous êtes à Marseille pour deux jours seulement, passez par la Maison du Pastis. C’est un lieu de prédilection pour les amateurs d’art. On y retrouve différentes sortes de pastis artisanaux.
Ils sont tous à base de plantes de la région. Et l’avantage c’est que les produits sont entièrement artisanaux et ne sont pas traités industriellement. C’est une assurance pour un meilleur produit. Les gérants sont aussi de vrais passionnés et accueillent avec le sourire les touristes qui viennent visiter. Si vous êtes l’âme d’un collectionneur, c’est le meilleur moment d’acheter un pastis unique.
Une visite de la Basilique Notre-Dame-de-la-Garde
C’est le symbole par excellence de la ville. Impossible de passer par la ville et de rater ce magnifique édifice. Perchée en haut d’une colline, l’Eglise donne directement sur la mer et offre une vue imprenable sur les environs. L’histoire raconte qu’elle veille sur les pêcheurs mais aussi sur les Marseillais. Une raison pour laquelle on la surnomme aussi la Bonne Mère.
L’intérieur de l’Eglise offre un cadre magnifique avec son style romano-byzantin. Quant au tableau extérieur, entre les rochers, la mer et la hauteur, rien n’est plus beau. C’est aussi le meilleur endroit de la ville pour profiter de quelques clichés originaux. L’idéal est d’y monter lorsque le soleil se couche. Certes un peu d’exercice mais ça en vaut largement la peine.
Ou se loger à Marseille ?
Vous pourrez trouver un hôtel pas cher à Marseille, parfaitement situé dans la ville.
Le magazine Globe-Trotters de mars/avril vient de paraître !
Voyages inspirants.
Les bourlingueurs ont toujours des coins à découvrir, des gens à rencontrer à 10 000 km comme à un kilomètre de chez eux. L’épicentre du voyage n’est pas forcément ailleurs, loin de chez nous.
Nous vous proposons un numéro de Globe-trotters inspiré par la littérature, notamment via Michel Strogoff et Jules Verne. En Patagonie, sur les traces de Darwin, le célèbre naturaliste, à Lisbonne sur les traces de Tabucchi et Pessoa, écrivain poète.
Un numéro inspiré aussi par l’architecture durable. Destination Singapour, by day et by night, véritable cité-jardin à l’architecture époustouflante. Émerveillons-nous sur les pas de Hundertwasser, peintre, architecte visionnaire qui affirmait “Si vous et votre voisin êtes créatifs, pas besoin de voyager très loin car le paradis est tout près”.
En Allemagne et en Autriche, au fil de ses oeuvres, nous vous invitons à partager un voyage créatif, un chemin vers la tolérance et plus de partage.
Au Mexique, coup de coeur pour San Miguel de Allende, joyau de l’époque baroque, avec ses rues pavées et ses maisons colorées.
En Irlande, à Bornéo et Sumatra, en Nouvelle-Zélande et en Australie, immergeons-nous au coeur de la nature, généreuse mais fragile.
Qu’attendons-nous pour protéger cette biodiversité ?
L’actualité nous donne alors l’opportunité de ralentir et de regarder le temps et l’espace différemment. L’opportunité aussi de réinventer le paysage, d’accueillir la campagne dans les villes alors qu’auparavant on voulait, en référence à Alphonse Allais, mettre les villes à la campagne.
Le voyage n’est plus un élément exceptionnel mais réinscrit dans la vie quotidienne. Son étincelle se fait aussi dans la capacité à être surpris par les gens, la nature, la culture, les traditions, l’art...
Ailleurs et ici.
⇒ Anne Lohéac (92)
Je m'abonne au magazine Globe-Trotters
Ocean Lives Matter.
Le projet de Dorothée et Antoine vient d'obtenir le Label ABM.
Nous allons réaliser un tour de l’Atlantique à la voile « zéro déchet » avec nos deux enfants. Le départ est prévu pour août 2021 et le voyage devrait durer un an. Nous voulons profiter de ce projet pour mettre en lumière la pollution des océans et la nécessité d’agir.
Nous allons :
- Mettre en pratique le « zéro déchet » à bord du bateau et naviguer avec un bateau propre et autonome en énergie. Nous allons valoriser les solutions qui permettent le « zéro déchet » : shampoing solide, gourde, culotte menstruelle…
- Sensibiliser les enfants aux voyages mais aussi à la pollution via des associations comme l’Enfant-L’Hôpital
- Réaliser des relevés scientifiques via l’association RIEM.
Date : Aout 2021 à Aout 2022 (1 année sabbatique)
Blog : https://oclimaasso.wixsite.com/oclima.
Facebook : https://www.facebook.com/OceanLivesMatter
Instagram : https://www.instagram.com/oclima.asso/
Visiter les domaines dans la région de la Champagne-Ardenne.
Située au nord-est du territoire français, la région Champagne-Ardenne s’allonge sur à peu près 350 km entre le Bassin parisien et l’est de la France. C’est une terre de passage entre l’Europe du Nord et celle du Sud à cause de son climat de transition océanique à semi-continental.
Cette localité est très célèbre à travers le monde grâce à ses prestigieuses productions viticoles. Découvrez ci-après les domaines reconnus et qui font la réputation de cette belle région.
Le vignoble de Champagne-Ardenne : la région qui produit le meilleur champagne
La Champagne est une terre remplie d’histoires, de sites et de monuments historiques. En effet, elle offre aux touristes la possibilité de goûter à des vins de prestige puisque la région renferme les plus belles caves de toute la France.
Ce succès revient à un cellérier ingénieux de l’Abbaye de Hautvillers, Pierre Pérignon dit dom Pérignon.
À partir du XVIIe siècle, le champagne pétillant acquiert ses lettres de noblesse et fait le tour des cours royales européennes. Puis, les premières maisons de Champagne apparaissent au XVIIIe siècle dont les plus célèbres sont : la maison Ruinart en 1729 et la maison Moët en 1743.
De nos jours, le vignoble de Champagne se répartit sur 6 zones de production, à savoir : la Montagne de Reims, le massif de Saint-Thierry, la Montagne de Reims, la vallée de la Marne, la Côte des Blancs et la Côte des Bar.
L’air de production couvre 34 000 hectares et compte près de 278 000 parcelles dont la superficie moyenne est de 2 hectares. Les héritiers de cette histoire viticole champenoise sont les 15 000 vignerons qui continuent à produire une boisson de qualité.
Taittinger : une cave recélant de magnifiques vestiges
Installée à Reims, sur la place Saint-Nicaise, la maison Taittinger renferme de fabuleux vestiges authentiques. En circulant dans les blanches crayères gallo-romaines de 18 mètres de profondeur, vous aurez l’impression de voyager à travers le temps.
Faisant partie des « Coteaux, maisons et caves de champagne », ce tunnel est inscrit à la liste du patrimoine de l’UNESCO. D’ailleurs, environ 15 millions de bouteilles y reposent encore actuellement.
Ce sont les témoins du savoir-faire ancestral de cette famille de passionnés qui continue toujours d’œuvrer jusqu’à maintenant. En visitant les lieux, vous serez sans doute émerveillé par la dégustation.
L’abbaye d’Hautviller : le berceau du Champagne
Le fameux village pittoresque d’Hautvillers se trouve dans le Parc naturel de la Montagne de Reims. Il surplombe la magnifique vallée de la Marne pour offrir une vue incroyable sur les coteaux de Champagne. L’abbayé bénédictine d’Hautvillers accueillit Dom Pérignion, suite à une vision prophétique de l’Archevêque de Reims, qui donna son nom au champagne Dom Pérignion.
Désormais, la Maison Moët & Chandon est devenue propriétaire des lieux. Les caves sont très vastes et creusées dans le blanc de la craie champenoise à plus de 28 km, sous l’avenue de Champagne à Epenay.
Des visites y sont organisées pour les visiteurs. Et pour terminer en beauté la journée, une dégustation vous sera proposée sur place.
Ruinart : la plus ancienne maison de champagne
Fondée en 1729 à Reims, cette ancienne demeure de champagne est classée comme site historique dès 1931. En effet, les cathédrales de craie conservent précieusement les flacons de la maison Ruinart à 38 mètres sous terre et à 11 °.
Lors de la visite de 2 heures, vous serez sans aucun doute étonné de constater les murs de bouteilles, à perte de vue y sont placés.
À part cela, vous distinguerez également de minuscules sculptures bien taillées dans la craie par les générations d’ouvriers ayant travaillé sur place. Pour terminer la visite, vous aurez droit à une dégustation.
Lançon : un emplacement hors du commun
Cette parcelle de terrain se situe en plein cœur de Reims, ce qui devient un parfait avantage pour la maison Lanson. Les propriétaires proposent une expérience invraisemblable c’est-à-dire la visite « de la vigne à la flûte ».
Vous commencerez votre parcours sur le terrain, à ciel ouvert en sillonnant dans ce vignoble miniature. Le guide vous présentera étape par étape la méthode champenoise depuis la cuverie jusqu’à la vinothèque.
Avant de terminer la visite, la promenade s’achève en passant dans le « Couloir du temps » où les portraits des dirigeants successifs y sont affichés. Bien évidemment, vous aurez droit à une bonne dégustation.
Veuve Clicquot : la maison de champagne féminine
Barbe Nicole Ponsardin, la veuve Clicquot est la première femme à posséder une maison de champagne dans la région. Avec son savoir-faire, elle crée son propre millésime et invente le procédé de la « table de remuage » afin de clarifier le vin.
L’étiquette jaune d’or devient alors une véritable référence mondiale. En outre, l’histoire des parcours instructifs dans les crayères de Reims est exposée sur un écran géant durant la visite. Après le film, vous aurez droit à une bonne dégustation du vin local.
Les Obsrêveurs
Une aventure sportive et naturaliste en famille
Observer la nature, c’est apprendre à l’aimer et à la protéger.
Parcourir les espaces sauvages de notre planète, c’est prendre la mesure de ce patrimoine exceptionnel… et réaliser un rêve de parcourir ces pays les plus lointains. Mais aussi rêver d’un monde où nos petits enfants pourront observer mêmes animaux et les mêmes paysages...
C’est la raison pour laquelle nous nous sommes baptisés les « obsrêveurs ».
Concours d'écriture et de dessins avec le journal Libération.
Libération» lance un nouveau concours d’écriture et de dessin.
Thème de cette nouvelle édition : avoir 20 ans en 2021.
- Concours 2021 sur le thème du voyage : on redémarre!
Avoir 20 ans en 2021… Avoir 20 ans quand tous les signaux passent au rouge écarlate. A l’heure où l’on écrit ces lignes (fin janvier), la planète se bat contre la seconde vague du coronavirus et de ses nouveaux variants. Couvre-feu, distanciation sociale et reconfinement sont partout d’actualité.
Les petits boulots sont au point mort ; les cours se font via des écrans ; les apéros sur Zoom ; et l’on ne parle pas des sorties, cinémas, théâtres, fêtes ou bars…
Avoir 20 ans en 2021… A quoi va ressembler cette nouvelle année ? C’est ce que nous vous demandons d’inventer ou de décrire pour la nouvelle édition de notre concours –textes et dessins – réservé aux moins de 30 ans, organisé cette année encore avec le festival du Grand Bivouac d’Albertville.
Vos espoirs, vos rêves, vos projets… Vos colères, vos voyages, vos regrets…
Coincé(e) dans une chambre confiné(e) ? Devant un ordi ou lors d’un week-end montagnard ? Souvenir d’un voyage réalisé il y a un an ou deux, avant que les frontières ne se ferment. D’une rando, d’une nuit en refuge, d’une soirée d’ivresse…
Ou réflexion sur ce monde condamné à ralentir et réfléchir à sa manière de concevoir le tourisme, le travail et les loisirs (ce qui n’est pas forcément une mauvaise chose).
On attend vos textes et vos carnets pour un tour du monde qu’on espère plein de vie et d’envie.
Envoyez votre reportage ou vos dessins :
Bon courage!
Ouvrages à la case Globe-Trotters
Avec près de 2500 titres, des guides de voyages par destination, mais aussi des récits d'aventures.
Merci à Emilie et à Camille pour ce travail.
La liste est consultable ici.
Plus...
Le nouveau magazine Globe-Trotters vient de paraître !
Le nouveau magazine Globe-Trotters n° 195 de janvier/février vient de paraître.
Voyages à impact #positif : le choix de la #mobilité douce
Pour des voyages à impact positif. L’an 2020 a certainement marqué un tournant dans la vision que le grand public a du réchauffement climatique : ses répercussions sont passées d’une menace lointaine pour certains, à une réalité quotidienne pour tous. Les événements de cette année (pandémie, températures moyennes records, catastrophes naturelles à répétition...) sont un rappel de l’urgence à agir.
En tant qu’amoureux des voyages, nous avons tous un rôle à jouer. Avec près d’1,5 milliard de touristes internationaux en 2019 (1) qui génèrent près de 10 % du PIB mondial (2) et au moins 8 % des émissions de CO² (3), il est indéniable que chaque voyage a des impacts au niveau global sur le réchauffement climatique et au niveau local sur la biodiversité et les populations des endroits où nous nous rendons.
À nous de faire que nos voyages aient des impacts plus positifs que négatifs au niveau économique, social et environnemental. Cela demande des adaptations et des renoncements mais voyager de manière responsable doit devenir la norme, la boussole de chacune de nos décisions de voyageurs. Par nos choix, nous pouvons inciter les opérateurs touristiques à accélérer leur transition vers un tourisme durable. Mais nous pouvons également devenir des sources d’inspirations pour tous les voyageurs. Comme disait La Rochefoucauld, “rien n’est aussi contagieux que l’exemple”.
Alors laissons-nous joyeusement contaminer par les récits de ces voyageurs qui ont fait le choix de découvrir des destinations en mobilité douce. Partons avec eux en Argentine en train, en kayak sur la Volga, à pied au Népal, à cheval au Kirghizistan... et imaginons à notre tour nos prochaines aventures en mode durable.
Pour que, dans un an, nous puissions nous retourner en disant que 2021 a été l’année charnière au cours de laquelle les voyageurs ont pris leurs responsabilités et où la balance de nos impacts a penché durablement du côté du positif. Pour que le virus du voyage qui nous touche ne soit pas un problème mais participe à la solution.
Alexandre Tisné-Versailles (17)
Prix du récit d'aventure
Ce que l'on retire d'une aventure est à l'exacte mesure de ce que l'on y a mis soi-même.»
Patrice Franceschi,L'Aventure, le choix d'une vie, Points, 2017
Cette année, les Editions Alisio et la collection Aventure des Editions Points s'allient pour la deuxième fois afin de publier le témoignage d'un aventurier ou d'une aventurière d'aujourd'hui.
Le prix du témoignage d'aventure souhaite ainsi récompenser un récit tant pour la valeur de l'aventure que pour la qualité littéraire. Pour cela les textes reçus sont soumis à un jury présidé par Patrice Franceschi, aventurier et écrivain, directeur de la collection Aventure chez Points.
L'association ABM Aventure du Bout du Monde était membre du jury ainsi qu'Hélène Salat de la Librairie Voyageurs du Monde, Olivier Archambeau, Président de la Société des Explorateurs Français, Jean-Pierre Bailly, producteur, Stéphanie Légeron, auteure, Mélusine Mallender, auteure et Alain Tixier ,documentariste.
Avec le concours des équipes éditoriales des Editions Alisio et Points, ils ont désigné le 14 décembre dernier le lauréat 2021 du Prix du témoignage d'aventure : Entre les plis du monde de Cécile et Charles-Antoine Schwerer.
Ils ont ainsi souhaité récompenser, parmi plus de 60 manuscrits reçus, un grand récit de voyage à pied en Haute Asie à l'itinéraire inspiré de récits de voyage et d'ethnologie. Ce manuscrit a su se distinguer non seulement par son style et sa narration double mais aussi par son authenticité et la qualité de sa rédaction.
Le livre paraîtra donc, au printemps 2021 aux Editions Alisio, après Un art de parcourir le monde de Florian Coupé, premier lauréat de ce Prix du témoignage d'aventure.
Tres belle année 2021 !
Une mini-croisière girondine
A partir de Royan, la "Grande côte", filant vers l'ouest, reste non encore polluée par des immeubles de bord de route. De nombreux carrelets, ces grands filets de pêche carrés remontés à l'aide d'un treuil, laissent supposer que les eaux sont poissonneuses en cette partie si évasée de l'estuaire de la Gironde que le regard, empêché par la brume matinale, ne peut distinguer l'autre rive. Tout aussi incertain est le point de rencontre entre la Garonne et l'océan Atlantique qui se livrent une lutte incessante au cours de chaque marée.
Un vrombissement incongru précède un hélicoptère venant du large, dont l'atterrissage imminent bloque le chemin côtier que nous empruntions. Nous en étions à folâtrer sur les rochers, intrigués par ce trou, dit "puits de l'Auture" où le seigneur des lieux faisait jadis jeter, en fin de battues, les loups qui terrorisaient le pays.
L'hélicoptère dépose une charge de matériaux et la brûme, se dissipant peu à peu, dévoile, dans une lueur rosée, le grandiose phare royal de Cordouan, patrimoine national en cours de rénovation. Après la cathédrale Notre Dame de Paris, Cordouan est le plus ancien bâtiment classé de France. Il se dresse depuis 1611 sur un plateau de roche et de sable, à 7 km des côtes, mais il ne prendra sa forme actuelle qu'en 1790. A notre retour vers l'hôtel, en fin de journée, il apparaît en gloire, éclaboussé d'or, si royal que la référence à Louis XIV, le Roi Soleil, s'impose.
L'enthousiasme nous gagnant, la visite est décidée pour le lendemain. Il s'agit d'une mini-croisière qui n'est pas anodine. Les départs sont fonction des horaires de marée. Les shorts ou bermudas et sandalettes plastique sont indispensables.
Nous voici vers midi sur le port de Royan, assez dubitatifs. Un ciel plombé pèse sur l'estuaire - nuages de mauvais temps, brouillard marîtime de septembre ? Nous faisons confiance aux "locaux" et commençons la traversée dans une atmosphère feutrée qui n'est pas sans charme. Le phare se laisse longtemps désirer puis s'offre peu à peu, grandissant au regard tandis que les voiles de brume s'ouvrent pour le découvrir.
Nous ne sommes pas encore arrivés. Le socle rocheux ne permet pas l'approche de notre bateau. Il faut débarquer sur une barge à fond plat qui nous dépose sur la chaussée d'accès empierrée. L'eau est encore haute, les pierres couvertes d'algues vertes sont glissantes. Nous atteignons la porte s'ouvrant dans le mur de soubassement, impressionnant de hauteur et de robustesse pour nous retrouver dans une coursive où la délicatesse l'emporte sur la force.
Ce que nous découvrons là : "échauguettes, frontons néo-grecs, colonnes doriques, pilastres corinthiens, rinceaux à feuilles d'acanthe et frontons brisés à volutes ..." est bien loin de la simple tour d'origine, au sommet de laquelle un ermite allumait le feu qui guidait les navires au Moyen-âge. Il faut rendre hommage aux architectes successifs qui construisirent puis transformèrent l'édifice. Tout d'abord Louis de Foix, mandaté par le roi Henri III qui signa en 1584 le contrat de construction. Son fils Pierre, puis François Beuscher achevèrent l'ouvrage après 27 années de travaux. Sous le règne de Louis XIV, en 1645, une tempête rendit nécessaire une restauration qui fit de l'édifice "Le Versailles de la Mer".
L'escalier monumental nous ouvre au premier étage les appartements du roi, au sol pavé de marbre noir et blanc. Louis XIV n'y a jamais séjourné, mais son monogramme uni à celui de Marie-Thérèse y figure. Des grappes de fleurs encadrent quelques écussons. Nous achevons la visite des salles "Grand Siècle" par la chapelle, au deuxième étage. Les nervures bleu passé de son dôme en caissons forment comme une toile d'araignée dont le centre est troué. Cette ouverture, nous la retrouverons à chaque étage. C'est par ce puits central que passaient autrefois les combustibles hissés par les gardiens pour alimenter la lanterne. Depuis la première mise en fonctionnement, où un mélange de bois, poix et goudron fut employé, d'autres substances accompagnèrent les progrès techniques : blanc de baleine, huile d'olive et de colza vers 1823, date à laquelle l'innovation lenticulaire à système tournant de Fresnel apparut. L'électrification eut lieu en 1948. Actuellement, c'est une lampe halogène de 250 watts programmée électroniquement qui projette son feu à oscillations - les périodes d'extinction étant plus courtes que les périodes de lumière - jusqu'à 22 miles marins pour la couleur blanche (40 kms) et 18 miles (33 kms) pour les secteurs rouge et vert.
Poursuivant notre ascension, nous arrivons à une frontière temporelle qui se distingue aisément vue de la mer. A mi-hauteur, le style Renaissance fait place à une architecture sobre, dépourvue d'ornements. À l'intérieur, nous voici au troisième étage, dans la salle des Girondins - appellation révolutionnaire insolite dans un phare royal - faisant référence aux représentants de la Région à l'Assemblée Constituante (1789-1791). Les causes de ce changement radical ? Les combustibles des siècles passés avaient calciné les pierres du pourtour de la lanterne. Il fallait reconstruire et à moindre coût. Ce fut l'ingénieur Joseph Teulière qui commença en 1788 l'édification d'une partie supérieure tronconique de 30 mètres. Le phare avait atteint sa hauteur définitive de 68 mètres. Nous y sommes arrivés, enfin à l'air libre sur le balcon de la lanterne, après notre 311ème marche. Un horizon quasi impressionniste se dévoile. L'extrémité de la chaussée de 260 m de long n'est pas encore découverte et se perd dans un flou qui se retrouve sur le socle dont les rochers émergent à peine, formant des nervures tranchant le vacillement sage de menues vaguelettes.
Peut-on imaginer de nos jours que ce monument patrimonial dont l'histoire et la beauté lui laissent envisager une inscription sur la liste de l'Unesco faillit, en 1960, être définitivement condamné ? Les progrès de la navigation moderne le rendaient inutile et de nouveaux et importants travaux ne trouvaient pas de financement. L'opinion publique, informée, se mobilisa - il fut sauvé. Mais si le phare est un joyau, il est dispendieux. Pour contrer la houle, il fallut, en 2005, construire une protection en béton de 8 mètres de haut sur le flanc ouest du bastion.
Mais, revenons au plaisir des yeux. Des bancs de sable rose, festonnés d'écume, s'enroulent comme une conque et se mettent à monter alors que la marée descend. Il reste assez d'eau en leur centre pour offrir un refuge provisoire au bateau du retour qui, depuis notre balcon dans les airs, se réduit à un jouet d'enfant.
Les hauts fonds et les bancs de sable sont un danger pour la navigation dans l'estuaire. Les boues s'accumulent à chaque marée alors que les eaux du fleuve et de la mer s'affrontent. Au XIème siècle, les armateurs refusaient de risquer leurs navires dans ces passes où l'on déplorait de nombreux naufrages. Le danger est toujours là. Il faut aux pilotes de navire un grand savoir faire pour rester dans le chenal de 150 m de large, régulièrement entretenu, aborder l'estuaire au bon moment de la marée, tenir compte des vents parfois violents. Les mastodontes qui sillonnent les mers, pétroliers et navires de commerce de fort tonnage n'ont parfois qu'une marge d' un mètre sous la quille.
Alors, il n'est pas rare de voir un homme suspendu sous un hélicoptère, déposé sur le pont d'un de ces bateaux. C'est un "pilote lamaneurs", nom donné en 1681 par une ordonnance de Colbert qui créa le corps. Ce sont maintenant des "pilotes maritimes" qui prennent les commandes depuis le large jusqu'au port de Bordeaux et parfois jusqu'à Libourne, sur la Dordogne. Les plus petits navires de moins de 120 m de long et sans cargaison dangereuse peuvent manœuvrer seuls, avec assistance Radar, jusqu'au chenal où un pilote venant en vedette de Verdon-sur-Mer monte à bord. On compte environ 600 hélitreuillages par an et 21 pilotes maritimes actifs. Pour nous, il s'agit de redescendre. La mer s'est bien retirée, le plateau sableux est creusé de trous d'eau. Les bourrelets de sable délimitant les flaques nous font boitiller gaiement. Derrière nous, le phare s'éloigne comme il était venu, dans une brume de mer qui l'efface comme dans un rêve.
Micheline NEY












