Un véhicule tout-terrain est un engin formidable pour voyager. Seulement pour franchir le pas de l’aventure avec un grand A, un minimum de préparation est nécessaire. Il va falloir choisir le bon véhicule, son équipement, la destination, régler les formalités administratives et bien d’autres choses que nous aborderons dans ce dossier en plusieurs parties. Suivez le guide...
< Le véhicule :
L’équation de base pour choisir le bon véhicule comporte plusieurs éléments : le prix à l’achat et à l’entretien, l’encombrement et l’habitabilité, les performances, la fiabilité, la disponibilité des pièces de rechange et des accessoires. L’ordre des préoccupations peut changer mais à un moment ou à un autre, il faudra répondre à chacune de ces questions :
< Marque et modèle ?
Pour les voyages au long cours, il existe trois marques qui sortent du lot : Toyota, Land Rover et Nissan. Les autres marques proposent des produits qui sont parfois alléchants mais il y a toujours un point rédhibitoire : capacité de franchissement ou de chargement, prix des pièces, réseau de distribution dans les pays traversés, fragilité...
Toyota
Toyota tient la dragée haute depuis quelques années avec ses modèles Land Cruiser : HJ61 pour les amoureux de sable, HZJ 75 ou 78 pour les globes trotteurs, HZJ79 pour ceux qui prendront une cellule et HDJ80 pour les raideurs purs et durs. Les séries plus récentes sont un peu plus fragiles mais offrent un confort et une polyvalence ville/tout-terrain supérieurs.
Land Rover
Malgré quelques petits soucis de fiabilité facilement corrigibles, Land Rover continue d’être une référence. Les problèmes sont connus et les pièces adaptables disponibles sur le marché. Les formes en aluminium du Défender symbolisent depuis toujours l’Afrique et les grands espaces tandis qu’anciens Range Rover et Discovery continuent d’être des modèles de franchissement. Depuis l’arrêt de production du Defender, les prix ont tendance à augmenter fortement, sans pour autant atteindre la surcote des Toyota.
Nissan
Chez Nissan, les générations de Patrol se sont admirablement développées à travers la planète. Ce modèle offre l’immense avantage d’être moins recherché donc plus économique, à l’achat comme pour les pièces.
Les pick-up
En neuf, les pick-up offrent l’avantage de ne pas être assujetti au malus écologique. Du coup, nombre de voyageurs les utilisent pour y poser leur cellule. Les modèles double cabine permettent même de voyager à quatre.
Les principaux pick-up pour l’aventure sont le Toyota HZJ79, le Toyota Hilux, le Isuzu D-max et le Mitsubishi L200.
Les SUV (Sport Utilities Vehicules)
Quant aux SUV, si rien ne les empêche de voyager, le manque de boîte de transfert chez certains oblige de tirer énormément sur l’embrayage. Ces modèles ne sont tout simplement pas conçus pour le tout-terrain. Il est de même des quatre roues motrices que sont les X5, Cayenne et autre ML. Leur terrain de jeu est constitué majoritairement de bitume et exceptionnellement de chemins.
< Les réseaux de distribution
Le réseau de distribution est un point important à prendre en considération dès l’achat car si l’on trouve des concessions Toyota à peu près partout sur la planète, il n’en pas forcément de même avec Land Rover et Nissan. Le découpage par région ou continent est parfois inégal. Pour cela, il faut partir avec la liste des concessions et distributeurs de la marque que vous aurez choisie, car chercher des pièces fait partie des préoccupations normales du voyageur qui part longtemps, ne serait-ce que pour chercher un filtre à huile, à gasoil ou un joint. En cas de pépin, on peut toujours profiter de la mondialisation, notre partenaire Euro4x4Parts peut par exemple envoyer les pièces un petit peu partout sur la planète, livrées en 48 h avec des transporteurs rapides comme DHL, UPS ou Fedex.
< Essence ou diesel ?
Pour une raison très simple, le diesel s’impose à tous : le prix pendant le voyage. Le budget carburant est un poste important du voyage lui-même. En passant au gasoil, vous devriez avoir des factures de carburant inférieur d’environ 20 à 40 % selon la réglementation des pays. De plus, le gasoil est le combustible utilisé par les camions donc il est facile à trouver. En revanche sa qualité est parfois très médiocre, les gros moteurs des camions ayant la possibilité d’avaler un peu n’importe quoi. Sur les moteurs récents, il est conseillé d’installer un deuxième système de filtration avec un filtre à 30 microns. Même s’il concède beaucoup à la puissance, un moteur diesel est plus fiable dans le temps. Cependant, son entretien revient plus cher. Il est aussi moins vulnérable pour les passages de gués profonds.
Pour autant, vu la décote des véhicules essence, les limitations de circulation à venir, leur entretien moins onéreux et leur puissance supérieure, de plus en plus d’acheteurs avisés passent à l’essence. Dans ce cas, n’oublions pas que l’essence est beaucoup plus inflammable que le diesel, l’installation des réservoirs supplémentaires et des accessoires doit donc se faire dans les règles de l’art.
< Châssis court ou châssis long ?
Un châssis court permet un meilleur franchissement alors que le long offre une meilleure stabilité et un meilleur confort. Ces raisons sont suffisantes pour choisir le châssis long d’autant qu’au niveau du chargement, il n’y a aucune comparaison possible. Dans un châssis, long, il est possible d’aménager un couchage intérieur alors que dans un court, c’est plus difficile. Pour ce dernier, la seule solution concerne la tente de toit, bien moins discrète.
< Ressort à lame ou hélicoïdal ?
Les lames offrent un débattement moindre que les ressorts et une sécheresse caractéristique pas très confortable. En revanche, au niveau solidité, les lames ont l’avantage. Facilement réparable, il faut quand même emporter avec soi une lame maîtresse avant et arrière au cas ou l’une des boucles de fixation céderaient. En rechange, il existe des lames qui possèdent une sous-maîtresse qui peut être porteuse en cas de rupture de la lame maîtresse (lame de type Chassin par exemple). De nos jours, les lames ne subsistent que sur l’arrière des pick-up qui doivent supporter de lourdes charges.
Il faut savoir qu’en changeant de ressorts, il est possible de changer la charge du véhicule et/ou augmenter la hauteur de caisse.
< Neuf ou occasion ?
La question ne se pose plus vraiment. Les modèles les plus solides étant sortis des catalogues. À moins de préparer un voyage de plus de 80 000 km (presque un tour du monde par la route), l’achat d’un véhicule neuf ne se justifie pas. Les seules raisons qui pourraient raisonnablement pousser à acheter neuf concernent les difficultés à trouver un véhicule en bon état à un prix raisonnable. La surcote des 4×4 est tellement importante que les véhicules âgés ne décotent presque plus. Le delta entre un modèle récent neuf et un d’occasion n’est pas toujours aussi grand que l’on ne le pense une fois que toutes les révisions auront été faites. En revanche, à ce rythme, l’on peut presque imaginer acheter un véhicule d’occasion et le revendre sans trop de perte après le voyage. Un autre point important pour les voyageurs aux longs cours concerne le carnet de passage en douane dont nous parlerons plus loin en détail. Il faut prévoir le dépôt de garantie qui est de la valeur argus du véhicule. Pour beaucoup, selon les pays traversés, cela rend caduque la possibilité de partir avec un véhicule neuf ou trop récent.
Texte : Marc Mellet
www.lemondepourpassager.fr
< Le véhicule :
L’équation de base pour choisir le bon véhicule comporte plusieurs éléments : le prix à l’achat et à l’entretien, l’encombrement et l’habitabilité, les performances, la fiabilité, la disponibilité des pièces de rechange et des accessoires. L’ordre des préoccupations peut changer mais à un moment ou à un autre, il faudra répondre à chacune de ces questions :
< Marque et modèle ?
Pour les voyages au long cours, il existe trois marques qui sortent du lot : Toyota, Land Rover et Nissan. Les autres marques proposent des produits qui sont parfois alléchants mais il y a toujours un point rédhibitoire : capacité de franchissement ou de chargement, prix des pièces, réseau de distribution dans les pays traversés, fragilité...
Toyota
Toyota tient la dragée haute depuis quelques années avec ses modèles Land Cruiser : HJ61 pour les amoureux de sable, HZJ 75 ou 78 pour les globes trotteurs, HZJ79 pour ceux qui prendront une cellule et HDJ80 pour les raideurs purs et durs. Les séries plus récentes sont un peu plus fragiles mais offrent un confort et une polyvalence ville/tout-terrain supérieurs.
Land Rover
Malgré quelques petits soucis de fiabilité facilement corrigibles, Land Rover continue d’être une référence. Les problèmes sont connus et les pièces adaptables disponibles sur le marché. Les formes en aluminium du Défender symbolisent depuis toujours l’Afrique et les grands espaces tandis qu’anciens Range Rover et Discovery continuent d’être des modèles de franchissement. Depuis l’arrêt de production du Defender, les prix ont tendance à augmenter fortement, sans pour autant atteindre la surcote des Toyota.
Nissan
Chez Nissan, les générations de Patrol se sont admirablement développées à travers la planète. Ce modèle offre l’immense avantage d’être moins recherché donc plus économique, à l’achat comme pour les pièces.
Les pick-up
En neuf, les pick-up offrent l’avantage de ne pas être assujetti au malus écologique. Du coup, nombre de voyageurs les utilisent pour y poser leur cellule. Les modèles double cabine permettent même de voyager à quatre.
Les principaux pick-up pour l’aventure sont le Toyota HZJ79, le Toyota Hilux, le Isuzu D-max et le Mitsubishi L200.
Les SUV (Sport Utilities Vehicules)
Quant aux SUV, si rien ne les empêche de voyager, le manque de boîte de transfert chez certains oblige de tirer énormément sur l’embrayage. Ces modèles ne sont tout simplement pas conçus pour le tout-terrain. Il est de même des quatre roues motrices que sont les X5, Cayenne et autre ML. Leur terrain de jeu est constitué majoritairement de bitume et exceptionnellement de chemins.
< Les réseaux de distribution
Le réseau de distribution est un point important à prendre en considération dès l’achat car si l’on trouve des concessions Toyota à peu près partout sur la planète, il n’en pas forcément de même avec Land Rover et Nissan. Le découpage par région ou continent est parfois inégal. Pour cela, il faut partir avec la liste des concessions et distributeurs de la marque que vous aurez choisie, car chercher des pièces fait partie des préoccupations normales du voyageur qui part longtemps, ne serait-ce que pour chercher un filtre à huile, à gasoil ou un joint. En cas de pépin, on peut toujours profiter de la mondialisation, notre partenaire Euro4x4Parts peut par exemple envoyer les pièces un petit peu partout sur la planète, livrées en 48 h avec des transporteurs rapides comme DHL, UPS ou Fedex.
< Essence ou diesel ?
Pour une raison très simple, le diesel s’impose à tous : le prix pendant le voyage. Le budget carburant est un poste important du voyage lui-même. En passant au gasoil, vous devriez avoir des factures de carburant inférieur d’environ 20 à 40 % selon la réglementation des pays. De plus, le gasoil est le combustible utilisé par les camions donc il est facile à trouver. En revanche sa qualité est parfois très médiocre, les gros moteurs des camions ayant la possibilité d’avaler un peu n’importe quoi. Sur les moteurs récents, il est conseillé d’installer un deuxième système de filtration avec un filtre à 30 microns. Même s’il concède beaucoup à la puissance, un moteur diesel est plus fiable dans le temps. Cependant, son entretien revient plus cher. Il est aussi moins vulnérable pour les passages de gués profonds.
Pour autant, vu la décote des véhicules essence, les limitations de circulation à venir, leur entretien moins onéreux et leur puissance supérieure, de plus en plus d’acheteurs avisés passent à l’essence. Dans ce cas, n’oublions pas que l’essence est beaucoup plus inflammable que le diesel, l’installation des réservoirs supplémentaires et des accessoires doit donc se faire dans les règles de l’art.
< Châssis court ou châssis long ?
Un châssis court permet un meilleur franchissement alors que le long offre une meilleure stabilité et un meilleur confort. Ces raisons sont suffisantes pour choisir le châssis long d’autant qu’au niveau du chargement, il n’y a aucune comparaison possible. Dans un châssis, long, il est possible d’aménager un couchage intérieur alors que dans un court, c’est plus difficile. Pour ce dernier, la seule solution concerne la tente de toit, bien moins discrète.
< Ressort à lame ou hélicoïdal ?
Les lames offrent un débattement moindre que les ressorts et une sécheresse caractéristique pas très confortable. En revanche, au niveau solidité, les lames ont l’avantage. Facilement réparable, il faut quand même emporter avec soi une lame maîtresse avant et arrière au cas ou l’une des boucles de fixation céderaient. En rechange, il existe des lames qui possèdent une sous-maîtresse qui peut être porteuse en cas de rupture de la lame maîtresse (lame de type Chassin par exemple). De nos jours, les lames ne subsistent que sur l’arrière des pick-up qui doivent supporter de lourdes charges.
Il faut savoir qu’en changeant de ressorts, il est possible de changer la charge du véhicule et/ou augmenter la hauteur de caisse.
< Neuf ou occasion ?
La question ne se pose plus vraiment. Les modèles les plus solides étant sortis des catalogues. À moins de préparer un voyage de plus de 80 000 km (presque un tour du monde par la route), l’achat d’un véhicule neuf ne se justifie pas. Les seules raisons qui pourraient raisonnablement pousser à acheter neuf concernent les difficultés à trouver un véhicule en bon état à un prix raisonnable. La surcote des 4×4 est tellement importante que les véhicules âgés ne décotent presque plus. Le delta entre un modèle récent neuf et un d’occasion n’est pas toujours aussi grand que l’on ne le pense une fois que toutes les révisions auront été faites. En revanche, à ce rythme, l’on peut presque imaginer acheter un véhicule d’occasion et le revendre sans trop de perte après le voyage. Un autre point important pour les voyageurs aux longs cours concerne le carnet de passage en douane dont nous parlerons plus loin en détail. Il faut prévoir le dépôt de garantie qui est de la valeur argus du véhicule. Pour beaucoup, selon les pays traversés, cela rend caduque la possibilité de partir avec un véhicule neuf ou trop récent.
Texte : Marc Mellet
www.lemondepourpassager.fr
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Partir avec son véhicule
mardi, 03 mai 2016 09:44
Tand'un rêve
Le 18 Avril 2015, nous avons mis les voiles pour cette merveilleuse aventure qui allait changer notre vie...
Tand'un rêve, ou plutôt Alexine et Bastien, 25 et 27 ans (le jour du départ), pédalons depuis plus d'un an maintenant sur les routes d'Amérique.
Partis de Charente-Maritime sur la Vélodysée, le vent nous a porté sur les pistes tortueuses d'Amérique Latine, des plus impressionnants cols Andins, à la pointe la plus australe du continent (Cabo Froward).
Notre vélo-tandem (Théolou et ses 90kg de remorque et sacoches), se dirige à présent vers l'extrême Nord. Après 15 000km, une clavicule cassée et bien d'autres péripéties, nous devrions passer la frontière Canadienne début Juin.
Sans aucune limite de temps, nous ne sommes pas partis prendre des vacances à l'autre bout du monde, mais plutôt troquer notre vie de sédentaire contre celle de nomade.
Libres, mais sans aucune garantie ou assurance du lendemain, nous sommes émerveillés et avides d'en apprendre toujours plus sur cette planète qui nous tend les bras.
Nous la préférons naturelle et sauvage, nous délaissons sites touristiques et hôtels, pour laisser place à l'authenticité des lieux et des rencontres.
Pour la suite? Nous commençons à nous renseigner sur les meilleures saisons pour voyager en tandem sur le continent Asiatique...
N'hésitez pas à nous suivre ...
Tand'un rêve, ou plutôt Alexine et Bastien, 25 et 27 ans (le jour du départ), pédalons depuis plus d'un an maintenant sur les routes d'Amérique.
Partis de Charente-Maritime sur la Vélodysée, le vent nous a porté sur les pistes tortueuses d'Amérique Latine, des plus impressionnants cols Andins, à la pointe la plus australe du continent (Cabo Froward).
Notre vélo-tandem (Théolou et ses 90kg de remorque et sacoches), se dirige à présent vers l'extrême Nord. Après 15 000km, une clavicule cassée et bien d'autres péripéties, nous devrions passer la frontière Canadienne début Juin.
Sans aucune limite de temps, nous ne sommes pas partis prendre des vacances à l'autre bout du monde, mais plutôt troquer notre vie de sédentaire contre celle de nomade.
Libres, mais sans aucune garantie ou assurance du lendemain, nous sommes émerveillés et avides d'en apprendre toujours plus sur cette planète qui nous tend les bras.
Nous la préférons naturelle et sauvage, nous délaissons sites touristiques et hôtels, pour laisser place à l'authenticité des lieux et des rencontres.
Pour la suite? Nous commençons à nous renseigner sur les meilleures saisons pour voyager en tandem sur le continent Asiatique...
N'hésitez pas à nous suivre ...
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Voyageurs au long cours
lundi, 02 mai 2016 13:52
Et si c'était mieux là-bas ?
Dans les années 90, Lionel Cieciura s’envole pour l’Asie.
C’est le début d’un voyage extraordinaire qui durera une quinzaine d’années.
Il découvre les derniers hippies en Inde, les hauts plateaux tibétains, les rudes trekkings au Népal… la vie simple sur des îles paradisiaques, et celle plus dangereuse dans les jungles birmanes et laotiennes, au milieu de tribus primitives, de rebelles aux combats oubliés et de trafics en tout genre.
Lionel échappe à un accident d'avion en Indonésie, à une attaque à main armée au Cambodge, il négocie un contrat de trois millions de dollars en Inde, joue dans un film de guerre au Vietnam…
Bref, il apprit à s’adapter à tout, y compris à déjouer les pièges de la corruption et de la violence dans certains pays.
Vous retrouvez toutes les aventures de Lionel dans son dernier ouvrage "Et si c'était mieux là-bas" en vente sur son site www.conseils-de-voyages.com
C’est le début d’un voyage extraordinaire qui durera une quinzaine d’années.
Il découvre les derniers hippies en Inde, les hauts plateaux tibétains, les rudes trekkings au Népal… la vie simple sur des îles paradisiaques, et celle plus dangereuse dans les jungles birmanes et laotiennes, au milieu de tribus primitives, de rebelles aux combats oubliés et de trafics en tout genre.
Lionel échappe à un accident d'avion en Indonésie, à une attaque à main armée au Cambodge, il négocie un contrat de trois millions de dollars en Inde, joue dans un film de guerre au Vietnam…
Bref, il apprit à s’adapter à tout, y compris à déjouer les pièges de la corruption et de la violence dans certains pays.
Vous retrouvez toutes les aventures de Lionel dans son dernier ouvrage "Et si c'était mieux là-bas" en vente sur son site www.conseils-de-voyages.com
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Récits de voyage
lundi, 25 avril 2016 18:32
Un regard de voyageuse
Ce qui me passionne vraiment ce sont les reportages que j'effectue lors de mes voyages au bout du monde.
Lors de ces périples et dans mes clichés l'humain est placé au centre de mes émotions.
Je prends du temps pour "apprivoiser" le pays, les gens, je m'immerge dans l'ambiance de cet autre monde, j'oublie tout ce que je sais... et là... j'essaye au travers de mes images et de mes récits de vous amener ici un peu de "là-bas"...
Vous trouverez sur mon blog toutes mes aventures en photos et en mots, accompagnées de conseils et d' infos pratiques.
www.unregarddesvoyages.com
Lors de ces périples et dans mes clichés l'humain est placé au centre de mes émotions.
Je prends du temps pour "apprivoiser" le pays, les gens, je m'immerge dans l'ambiance de cet autre monde, j'oublie tout ce que je sais... et là... j'essaye au travers de mes images et de mes récits de vous amener ici un peu de "là-bas"...
Vous trouverez sur mon blog toutes mes aventures en photos et en mots, accompagnées de conseils et d' infos pratiques.
www.unregarddesvoyages.com
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Blogs de voyage
samedi, 23 avril 2016 19:23
Soirée recherche de coéquipiers à ABM Liège
Nous étions une vingtaine à la librairie Toutes Directions à échanger nos projets de voyages.
Certains se retrouvaient seul après un désistement pour partir en Indonésie au mois de juillet , d'autres préparaient un tour du monde d'un an et d'autres encore une expédition en amazonie. Le Canada, la Malaisie, le Costa Rica et aussi l'Europe ont aussi été évoqués.
Tous recherchaient des compagnons de voyage. Les annonces sont à la librairie et sur la page Facebook d'Abm Liège.
Certains se retrouvaient seul après un désistement pour partir en Indonésie au mois de juillet , d'autres préparaient un tour du monde d'un an et d'autres encore une expédition en amazonie. Le Canada, la Malaisie, le Costa Rica et aussi l'Europe ont aussi été évoqués.
Tous recherchaient des compagnons de voyage. Les annonces sont à la librairie et sur la page Facebook d'Abm Liège.
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Dans les antennes
lundi, 18 avril 2016 22:40
Paris-Travelers-Festival = LA VIDEO !
Voici la vidéo officielle d'#ABM, concernant la 1ère rencontre du "PARIS TRAVELERS FESTIVAL" qui a eu lieu le samedi 9 avril 2016 au théâtre Adyar à Paris dans le 17°.
Paris Travelers Festival fut d’abord l’occasion pour moi de revoir des collègues voyageurs et de faire de nouvelles rencontres, aussi bien parmi les intervenants que les visiteurs. Un moment d’échange et de convivialité comme je les aime !
Je remercie ABM de m’avoir donné l’opportunité de revivre une de mes plus belles expériences de voyage et de la partager avec le public, qui je l’espère aura apprécié le détour !
Présente de l’ouverture à la fermeture, j’ai été heureuse d’écouter les récits des voyageurs en tout genre, qui se sont succédés à un rythme soutenu (bravo au passage aux organisateurs). Défi sportif, amitié, fenêtres sur le monde, leçons à tirer, messages d’espoir, expériences en solitaire ou en famille, à l’autre bout du monde ou à sa porte, un cocktail explosif qui m’a reboostée, comme si je n’avais pas déjà envie de lever les voiles !
Alors à l’année prochaine !
< Stéphie (44)
Paris Travelers Festival fut d’abord l’occasion pour moi de revoir des collègues voyageurs et de faire de nouvelles rencontres, aussi bien parmi les intervenants que les visiteurs. Un moment d’échange et de convivialité comme je les aime !
Je remercie ABM de m’avoir donné l’opportunité de revivre une de mes plus belles expériences de voyage et de la partager avec le public, qui je l’espère aura apprécié le détour !
Présente de l’ouverture à la fermeture, j’ai été heureuse d’écouter les récits des voyageurs en tout genre, qui se sont succédés à un rythme soutenu (bravo au passage aux organisateurs). Défi sportif, amitié, fenêtres sur le monde, leçons à tirer, messages d’espoir, expériences en solitaire ou en famille, à l’autre bout du monde ou à sa porte, un cocktail explosif qui m’a reboostée, comme si je n’avais pas déjà envie de lever les voiles !
Alors à l’année prochaine !
< Stéphie (44)
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Portraits
mercredi, 13 avril 2016 10:43
Tour du monde à moto
Jean prépare un tour du monde d’un an à moto, en solitaire à la recherche des Français et francophones du monde entier.
J’ai nommé mon projet VENTURIDE.
Je travaille sur ce projet depuis Aout dernier. Je vais financer la plus grande partie de mon voyage mais je suis à la recherche de sponsors et partenaires (medias, équipementiers) pour financer les derniers kilomètres.
En Septembre 2016 et avec une BMW X Challenge 650, je souhaite partir à la découverte de 40 pays, 5 continents ce qui représentera plus de 60 000 kilomètres de route. L’itinéraire peut être visualisé sur le lien suivant et ci-dessous se trouve une liste plus détaillée des pays que je vais visiter.
https://www.google.com/maps/d/edit?hl=en_US&app=mp&mid=z4Ds0Ejpkq_w.kyGjpGvnIcyQ
- Pays d’Europe : Royaume Uni, France, Allemagne, Suisse, Italie, Slovénie, Croatie, Bosnie Herzégovine, Monténégro, Albanie, Grèce, Bulgarie, Turquie, Hongrie
- Pays au Moyen Orient : Iran et Pakistan
- Pays en Asie : Inde, Birmanie, Thaïlande, Cambodge,
- Pays d’Afrique : Kenya, Tanzanie, Zambie, Zimbabwe, Botswana, Namibie, Afrique du Sud
- Pays d’Amérique du Sud : Argentine, Bolivie, Brésil, Venezuela, Colombie
- Pays d’Amérique Centrale : Panama, Costa Rica; Nicaragua; Honduras; Guatemala; Belize; Mexique; Etats Unis
La page Facebook : https://www.facebook.com/VentuRide-A-World-Tour-Overland-by-Bike-500198373471989/
J’ai nommé mon projet VENTURIDE.
Je travaille sur ce projet depuis Aout dernier. Je vais financer la plus grande partie de mon voyage mais je suis à la recherche de sponsors et partenaires (medias, équipementiers) pour financer les derniers kilomètres.
En Septembre 2016 et avec une BMW X Challenge 650, je souhaite partir à la découverte de 40 pays, 5 continents ce qui représentera plus de 60 000 kilomètres de route. L’itinéraire peut être visualisé sur le lien suivant et ci-dessous se trouve une liste plus détaillée des pays que je vais visiter.
https://www.google.com/maps/d/edit?hl=en_US&app=mp&mid=z4Ds0Ejpkq_w.kyGjpGvnIcyQ
- Pays d’Europe : Royaume Uni, France, Allemagne, Suisse, Italie, Slovénie, Croatie, Bosnie Herzégovine, Monténégro, Albanie, Grèce, Bulgarie, Turquie, Hongrie
- Pays au Moyen Orient : Iran et Pakistan
- Pays en Asie : Inde, Birmanie, Thaïlande, Cambodge,
- Pays d’Afrique : Kenya, Tanzanie, Zambie, Zimbabwe, Botswana, Namibie, Afrique du Sud
- Pays d’Amérique du Sud : Argentine, Bolivie, Brésil, Venezuela, Colombie
- Pays d’Amérique Centrale : Panama, Costa Rica; Nicaragua; Honduras; Guatemala; Belize; Mexique; Etats Unis
La page Facebook : https://www.facebook.com/VentuRide-A-World-Tour-Overland-by-Bike-500198373471989/
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Voyageurs au long cours
mardi, 12 avril 2016 11:31
ABM Lyon au salon du tourisme Mahana
Pour la 3éme année, l’équipe ABM LYON a tenu un stand pour présenter ABM au salon MAHANA à la Halle TONY GARNIER du 4 au 6 mars 2016.
Dès vendredi à l’ouverture des portes du salon, nous attendions la visite d’une centaine de personnes, mais le stand bien situé entre la salle de restauration et la librairie « Raconte-moi la Terre », c’est plusieurs centaines de personnes qui ont défilé devant notre stand pour se restaurer ou étancher une petite soif. C’était sans compter sur les gazelles d’ABM : Arlette, Michèle, Mireille, Maëlle et les deux Elisabeth d’ouvrir grands leurs bras pour faire connaitre au passage le but de notre association et de son antenne Lyonnaise.
Ainsi a été distribué tout le stock de nos flyers, de nombreux échanges ont été partagés sur les besoins de voyager et en particulier en individuelce qui était le souhait de la majorité de nos visiteurs.
Par deux fois, nous avons animé en salle de conférence des ateliers sur « comment voyager en autonomie ». Pierre présentant l’association ABM et ses activités, Arlette parlant des avantages de voyager au plus près des habitants des pays traversés en toute simplicité et Elisabeth donnant des exemples précis et vécus tout au long de son Aventure avec son expérience de 6 années autour du monde.
Les adhérents présents pensent avoir donné envie de réaliser ses rêves les plus fous à la recherche de paradis perdus.
Pierre .
Dès vendredi à l’ouverture des portes du salon, nous attendions la visite d’une centaine de personnes, mais le stand bien situé entre la salle de restauration et la librairie « Raconte-moi la Terre », c’est plusieurs centaines de personnes qui ont défilé devant notre stand pour se restaurer ou étancher une petite soif. C’était sans compter sur les gazelles d’ABM : Arlette, Michèle, Mireille, Maëlle et les deux Elisabeth d’ouvrir grands leurs bras pour faire connaitre au passage le but de notre association et de son antenne Lyonnaise.
Ainsi a été distribué tout le stock de nos flyers, de nombreux échanges ont été partagés sur les besoins de voyager et en particulier en individuelce qui était le souhait de la majorité de nos visiteurs.
Par deux fois, nous avons animé en salle de conférence des ateliers sur « comment voyager en autonomie ». Pierre présentant l’association ABM et ses activités, Arlette parlant des avantages de voyager au plus près des habitants des pays traversés en toute simplicité et Elisabeth donnant des exemples précis et vécus tout au long de son Aventure avec son expérience de 6 années autour du monde.
Les adhérents présents pensent avoir donné envie de réaliser ses rêves les plus fous à la recherche de paradis perdus.
Pierre .
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Dans les antennes
mercredi, 06 avril 2016 11:00
Amazonie colombienne
En cette fin de matinée du 1er Février 2016, nous volons en direction de la Colombie, pays s’étalant sur 1,14 million de km2.
Pendant de longues années, la Colombie a été évitée par les voyageurs en raison d’un conflit intérieur complexe et d’une guerre de la drogue internationale qui ont compliqués à outrance la vie quotidienne des habitants.
Malgré des efforts importants pour corriger son image, la Colombie présente encore bon nombre de zones dangereuses. Même à Bogota certains quartiers restent non fréquentables. Le quartier Barrio Egypto est à éviter. Les agressions au couteau et le trafic de drogue sont courants à l’extrémité nord du Parque de los Periodistas. Il est préférable d’éviter la route entre l’Universidad de Los Andes et Montserrate. La liste n’est pas exhaustive.
Nous ne serons pas concernés par les problèmes de sécurité de Bogota, notre destination se situant tout au sud du pays, au cœur du bassin amazonien. A cette pensée, immédiatement surgissent des visions de forêt vierge, de vie sauvage exubérante, de l’immense fleuve Amazone.

VOL POUR LA FORET AMAZONIENNE
Pour avoir le privilège de s’y introduire, en flirtant avec le fleuve Amazone, une seule solution : emprunter l’avion pour se rendre à Leticia, trônant au confluent amazonien de la Colombie, du Brésil et du Pérou. Il n’y a pas de route pour s’y rendre. Leticia est distante de quelque 800 Km. de la route colombienne la plus proche. Il faut savoir que la région amazonienne couvre tout le sud-est de la Colombie et s’étale sur un tiers du pays.Le 03 Février, nous quittons Bogota.
L’avion s’élève lentement.
La végétation, d’abord clairsemée, devient plus dense, puis la forêt entre en scène, épaisse, sans route, sans village, sans signe de vie, sans faille, écrasante. Nous avons sous les ailes de l’avion un océan de verdure, cette forêt mythique fournissant la moitié de l’oxygène de la planète. Elle s’étale à perte de vue. L’image que notre esprit s’en était forgé correspond presque à la réalité. L’idée que nous allons fouler du pied le sol de cette mer perpétuellement verte nous impressionne.
L’annonce d’un atterrissage tout proche coupe court à notre imagination vagabonde. Le train d’atterrissage touche le sol, la porte s’ouvre, une chaleur accablante nous enveloppe.
Nous sommes à pied d’œuvre.
Naviguer sur le fleuve Amazone procure un étrange sentiment d’euphorie difficilement descriptible. Savoir que l’humanité n’a pas encore domestiqué le plus grand fleuve du continent est enivrant.
Il prend naissance dans les andes péruviennes et se déverse, au terme d’un périple de 6570 km, par un immense delta de 330 km. de large dans l’Atlantique à Macapa au Brésil, infiltrant l’eau de la mer jusqu’à 100 km au large.

Au terme de 2 heures de navigation en direction du nord, sur un fleuve couleur ocre charriant une quantité inimaginable d’arbres entiers arrachés à la forêt, sur lesquels, à proximité de la rive ralentissant considérablement le courant, des enfants se laissent lentement dériver, nous pénétrons sur les eaux de la rivière Matamata dans le village de Macasua.
C’est à cet endroit que nous avons envisagé de rencontrer plusieurs communautés d’amérindiens. Nous sommes accueillis par le chef du village nommé Rapito. Cette communauté, aux manières douces et agréables, s’avère très accueillante. Nous sommes chez les Huitotos. Pendant tout notre séjour nous serons aux bons soins de la population.
Nous avons à notre disposition un guide et quasiment en permanence une embarcation à moteur nous permettant de remonter la rivière Matamata, mais aussi de faire quelques incursions au Pérou, sur l’autre rive de l’Amazone. Si du côté Colombie nous n’avons rien remarqué, au Pérou on nous parle avec aisance de trafic en tout genre, y compris de la prostitution et de la cocaïne.
Pour l’heure, on nous parle surtout du cacao.
Le trafic à cours surtout la nuit, tous phares éteints. La valeur de l’argent étant 5 à 6 fois plus forte du côté colombien, ce trafic s’avère très lucratif pour les péruviens.
< LES HUITOTOS
La communauté Huitoto, très tolérante, nous permet de participer à toutes leurs activités. La chasse aux caïmans se pratique la nuit. On nous aménage une petite place sur l’embarcation. Notre canot quitte la rivière Matamata pour s’engager sur l’un de ses affluents, la rivière Caliga. C’est un cours d’eau étroit au faible courant. Une épaisse végétation aquatique dissimule ses rives. Les caïmans y sont nombreux et très facilement repérables. A l’aide d’une lampe frontale, dont le faisceau de lumière balaie les rives, les yeux rouges des caïmans brillent dans l’obscurité. A l’extrémité d’une grande perche en bois pend un fil de nylon au bout duquel un nœud coulant est aménagé. Il est délicatement passé autour de la gueule du caïman. De la même manière qu’un pêcheur ferre le poisson, le même geste permet de capturer le caïman qui se débat avec force, difficilement contrôlable, au bout de la ligne.
Le piège est imparable !
J’ai souvent entendu parler les membres de la communauté d’un chamane et de sa Maloca. Aussi je brûlais, sans vouloir griller les étapes, de le rencontrer. Ce qui me fût accordé.
La Maloca, immense bâtisse en bois dans laquelle ont lieu diverses manifestations, se situe à quelques km. du village.
Trois personnes se trouvent à l’intérieur, dont le chamane Hitoma Sofiama. On perçoit le respect manifesté à son égard. C’est un homme grand mais aussi, semble-t-il, un Grand Homme, dégageant une prestance certaine qui, après les présentations d’usage, se réinstalla dans son hamac afin d’y trouver le repos. L’entrevue se résuma à ces présentations. Je suis cependant satisfait car, sans y être introduit, il ne m’aurait pas été permis de le rencontrer.
Les 2 autres personnes s’affairent autour d’une activité dont je ne perçois pas immédiatement la portée. En réalité, ils préparaient de la poudre de coca nécessaire à leur consommation. Dans un grand plateau de fer incurvé posé à même un foyer embrasé, les feuilles de coca sont remuées de manière permanente de façon à ce qu’elles ne se consument pas. Ensuite, elles sont émiettées à l’aide d’un pilon dans un cylindre en bois, pour être enfin mélangée à de la cendre de bois. La coca, ainsi préparée, est destinée à la consommation. Les Huitotos en ingurgitent tellement qu’ils sont surnommés : le peuple de la coca.

SUR LE LIEU DES ANCETRES HUITOTOS
D’après quelques récits quelque peu nostalgiques de la part de nos hôtes, il semblerait qu’ils auraient été attirés, il y a quelques années, sur le bord de l’Amazone sans avoir manifesté de résistance. Parce qu’il leur était promis une vie plus facile, ils seraient venus s’installer sur le bord du fleuve. D’après eux, tous les améridiens situés à plusieurs dizaines de km. à la ronde, voire des centaines, auraient réagi de manière semblable. J’ai souhaité m’enfoncer dans la forêt afin de me rendre compte de la réalité de ces paroles.
Nous nous engageons pour plusieurs jours en pirogue à moteur sur la rivière Matamata et par la suite sur son affluent Bacaba. Au cœur de la forêt amazonienne, l’enfer vert à des allures de paradis oublié. Nous naviguons entre 2 rives d’où jaillit une végétation dense de laquelle s’échappent à grandes envolées de nombreux oiseaux. Nous nous introduisons dans une pénombre étrange, où, sous la voûte des branches la rivière se mélange à la végétation et regorge de piranhas avec leur fameux sourire carnassier, et autres poissons.
A un moment du voyage, je perçois une attitude très particulière de l’améridien qui conduit la pirogue. Il scrute avec insistance quelque chose sur la rive.
Le moteur arrêté, il laisse glisser l’embarcation dans son élan jusqu’à approcher à quelques mètres un énorme anaconda.
A cet instant, comme notre compagnon de voyage, la jungle amazonienne semble retenir son souffle.
Lové sur la rive, l’animal digère une proie récemment engloutie. Il ne semble pas se soucier de notre présence quand, soudain, il se dresse sur 2 à 3 mètres de hauteur pour plonger très rapidement entre la rive et notre pirogue, provoquant une vague inquiétante pour notre embarcation.
Impressionnant, quand on sait qu’un anaconda peut mesurer 8 mètres et peser 230 kg.
Notre progression reprend. Le soir, nous installons notre campement au cœur de la forêt.
Dès que la nuit tombe, la jungle s’éveille. Tout une symphonie musicale se met en place. Des crissements, des croassements, des hululements, des hurlements, des beuglements, des froissements de la végétation, tout cela contribue au tintamarre de la vie nocturne de la jungle. C’est enivrant, envoûtant. C’est un émerveillement.
Au loin, un groupe de singes hurleurs mêlent leurs cris à cette symphonie.
Très tard dans la nuit le silence revient, tout aussi envoûtant que la symphonie qui le précédait et je finis par m’endormir.
Le temps s’écoule au rythme de la navigation sur la rivière et, de temps à autre, des incursions dans la jungle.
En forêt, m’explique mon guide amérindien, le risque ce ne sont pas les jaguars, les serpents, les araignées, c’est de se perdre.
Au cours de cette incursion au cœur de l’Amazonie colombienne force est de constater, qu’en dehors de quelques mygales rencontrées et des traces laissées par les jaguars, ne subsistent que les vestiges d’anciens villages amérindiens. Ceci semble confirmer les paroles des Huitotos affirmant que les amérindiens ont tous été aspirés, par différents artifices, au bord de l’Amazone. Cette migration a débuté il y a une quinzaine d’années. Au regard de tous les amérindiens que j’ai côtoyé au cours de ce séjour, doux, accueillants, dociles, il ne semble pas que la tâche ait pu être compliquée.
Ils sont maintenant installés au bord de l’Amazone, mais ici, il n’y a ni bûcherons, ni paramilitaires, ni orpailleurs à la gâchette facile, ce qui est loin d’être le cas en d’autres endroits préoccupants de la Colombie.
< Maurice Thiney (21)
Pendant de longues années, la Colombie a été évitée par les voyageurs en raison d’un conflit intérieur complexe et d’une guerre de la drogue internationale qui ont compliqués à outrance la vie quotidienne des habitants.
Malgré des efforts importants pour corriger son image, la Colombie présente encore bon nombre de zones dangereuses. Même à Bogota certains quartiers restent non fréquentables. Le quartier Barrio Egypto est à éviter. Les agressions au couteau et le trafic de drogue sont courants à l’extrémité nord du Parque de los Periodistas. Il est préférable d’éviter la route entre l’Universidad de Los Andes et Montserrate. La liste n’est pas exhaustive.
Nous ne serons pas concernés par les problèmes de sécurité de Bogota, notre destination se situant tout au sud du pays, au cœur du bassin amazonien. A cette pensée, immédiatement surgissent des visions de forêt vierge, de vie sauvage exubérante, de l’immense fleuve Amazone.

VOL POUR LA FORET AMAZONIENNE
Pour avoir le privilège de s’y introduire, en flirtant avec le fleuve Amazone, une seule solution : emprunter l’avion pour se rendre à Leticia, trônant au confluent amazonien de la Colombie, du Brésil et du Pérou. Il n’y a pas de route pour s’y rendre. Leticia est distante de quelque 800 Km. de la route colombienne la plus proche. Il faut savoir que la région amazonienne couvre tout le sud-est de la Colombie et s’étale sur un tiers du pays.Le 03 Février, nous quittons Bogota.
L’avion s’élève lentement.
La végétation, d’abord clairsemée, devient plus dense, puis la forêt entre en scène, épaisse, sans route, sans village, sans signe de vie, sans faille, écrasante. Nous avons sous les ailes de l’avion un océan de verdure, cette forêt mythique fournissant la moitié de l’oxygène de la planète. Elle s’étale à perte de vue. L’image que notre esprit s’en était forgé correspond presque à la réalité. L’idée que nous allons fouler du pied le sol de cette mer perpétuellement verte nous impressionne.
L’annonce d’un atterrissage tout proche coupe court à notre imagination vagabonde. Le train d’atterrissage touche le sol, la porte s’ouvre, une chaleur accablante nous enveloppe.
Nous sommes à pied d’œuvre.
Naviguer sur le fleuve Amazone procure un étrange sentiment d’euphorie difficilement descriptible. Savoir que l’humanité n’a pas encore domestiqué le plus grand fleuve du continent est enivrant.
Il prend naissance dans les andes péruviennes et se déverse, au terme d’un périple de 6570 km, par un immense delta de 330 km. de large dans l’Atlantique à Macapa au Brésil, infiltrant l’eau de la mer jusqu’à 100 km au large.

Au terme de 2 heures de navigation en direction du nord, sur un fleuve couleur ocre charriant une quantité inimaginable d’arbres entiers arrachés à la forêt, sur lesquels, à proximité de la rive ralentissant considérablement le courant, des enfants se laissent lentement dériver, nous pénétrons sur les eaux de la rivière Matamata dans le village de Macasua.
C’est à cet endroit que nous avons envisagé de rencontrer plusieurs communautés d’amérindiens. Nous sommes accueillis par le chef du village nommé Rapito. Cette communauté, aux manières douces et agréables, s’avère très accueillante. Nous sommes chez les Huitotos. Pendant tout notre séjour nous serons aux bons soins de la population.
Nous avons à notre disposition un guide et quasiment en permanence une embarcation à moteur nous permettant de remonter la rivière Matamata, mais aussi de faire quelques incursions au Pérou, sur l’autre rive de l’Amazone. Si du côté Colombie nous n’avons rien remarqué, au Pérou on nous parle avec aisance de trafic en tout genre, y compris de la prostitution et de la cocaïne.
Pour l’heure, on nous parle surtout du cacao.
Le trafic à cours surtout la nuit, tous phares éteints. La valeur de l’argent étant 5 à 6 fois plus forte du côté colombien, ce trafic s’avère très lucratif pour les péruviens.
< LES HUITOTOS
La communauté Huitoto, très tolérante, nous permet de participer à toutes leurs activités. La chasse aux caïmans se pratique la nuit. On nous aménage une petite place sur l’embarcation. Notre canot quitte la rivière Matamata pour s’engager sur l’un de ses affluents, la rivière Caliga. C’est un cours d’eau étroit au faible courant. Une épaisse végétation aquatique dissimule ses rives. Les caïmans y sont nombreux et très facilement repérables. A l’aide d’une lampe frontale, dont le faisceau de lumière balaie les rives, les yeux rouges des caïmans brillent dans l’obscurité. A l’extrémité d’une grande perche en bois pend un fil de nylon au bout duquel un nœud coulant est aménagé. Il est délicatement passé autour de la gueule du caïman. De la même manière qu’un pêcheur ferre le poisson, le même geste permet de capturer le caïman qui se débat avec force, difficilement contrôlable, au bout de la ligne.
Le piège est imparable !
J’ai souvent entendu parler les membres de la communauté d’un chamane et de sa Maloca. Aussi je brûlais, sans vouloir griller les étapes, de le rencontrer. Ce qui me fût accordé.
La Maloca, immense bâtisse en bois dans laquelle ont lieu diverses manifestations, se situe à quelques km. du village.
Trois personnes se trouvent à l’intérieur, dont le chamane Hitoma Sofiama. On perçoit le respect manifesté à son égard. C’est un homme grand mais aussi, semble-t-il, un Grand Homme, dégageant une prestance certaine qui, après les présentations d’usage, se réinstalla dans son hamac afin d’y trouver le repos. L’entrevue se résuma à ces présentations. Je suis cependant satisfait car, sans y être introduit, il ne m’aurait pas été permis de le rencontrer.
Les 2 autres personnes s’affairent autour d’une activité dont je ne perçois pas immédiatement la portée. En réalité, ils préparaient de la poudre de coca nécessaire à leur consommation. Dans un grand plateau de fer incurvé posé à même un foyer embrasé, les feuilles de coca sont remuées de manière permanente de façon à ce qu’elles ne se consument pas. Ensuite, elles sont émiettées à l’aide d’un pilon dans un cylindre en bois, pour être enfin mélangée à de la cendre de bois. La coca, ainsi préparée, est destinée à la consommation. Les Huitotos en ingurgitent tellement qu’ils sont surnommés : le peuple de la coca.

SUR LE LIEU DES ANCETRES HUITOTOS
D’après quelques récits quelque peu nostalgiques de la part de nos hôtes, il semblerait qu’ils auraient été attirés, il y a quelques années, sur le bord de l’Amazone sans avoir manifesté de résistance. Parce qu’il leur était promis une vie plus facile, ils seraient venus s’installer sur le bord du fleuve. D’après eux, tous les améridiens situés à plusieurs dizaines de km. à la ronde, voire des centaines, auraient réagi de manière semblable. J’ai souhaité m’enfoncer dans la forêt afin de me rendre compte de la réalité de ces paroles.
Nous nous engageons pour plusieurs jours en pirogue à moteur sur la rivière Matamata et par la suite sur son affluent Bacaba. Au cœur de la forêt amazonienne, l’enfer vert à des allures de paradis oublié. Nous naviguons entre 2 rives d’où jaillit une végétation dense de laquelle s’échappent à grandes envolées de nombreux oiseaux. Nous nous introduisons dans une pénombre étrange, où, sous la voûte des branches la rivière se mélange à la végétation et regorge de piranhas avec leur fameux sourire carnassier, et autres poissons.
A un moment du voyage, je perçois une attitude très particulière de l’améridien qui conduit la pirogue. Il scrute avec insistance quelque chose sur la rive.
Le moteur arrêté, il laisse glisser l’embarcation dans son élan jusqu’à approcher à quelques mètres un énorme anaconda.
A cet instant, comme notre compagnon de voyage, la jungle amazonienne semble retenir son souffle.
Lové sur la rive, l’animal digère une proie récemment engloutie. Il ne semble pas se soucier de notre présence quand, soudain, il se dresse sur 2 à 3 mètres de hauteur pour plonger très rapidement entre la rive et notre pirogue, provoquant une vague inquiétante pour notre embarcation.
Impressionnant, quand on sait qu’un anaconda peut mesurer 8 mètres et peser 230 kg.
Notre progression reprend. Le soir, nous installons notre campement au cœur de la forêt.
Dès que la nuit tombe, la jungle s’éveille. Tout une symphonie musicale se met en place. Des crissements, des croassements, des hululements, des hurlements, des beuglements, des froissements de la végétation, tout cela contribue au tintamarre de la vie nocturne de la jungle. C’est enivrant, envoûtant. C’est un émerveillement.
Au loin, un groupe de singes hurleurs mêlent leurs cris à cette symphonie.
Très tard dans la nuit le silence revient, tout aussi envoûtant que la symphonie qui le précédait et je finis par m’endormir.
Le temps s’écoule au rythme de la navigation sur la rivière et, de temps à autre, des incursions dans la jungle.
En forêt, m’explique mon guide amérindien, le risque ce ne sont pas les jaguars, les serpents, les araignées, c’est de se perdre.
Au cours de cette incursion au cœur de l’Amazonie colombienne force est de constater, qu’en dehors de quelques mygales rencontrées et des traces laissées par les jaguars, ne subsistent que les vestiges d’anciens villages amérindiens. Ceci semble confirmer les paroles des Huitotos affirmant que les amérindiens ont tous été aspirés, par différents artifices, au bord de l’Amazone. Cette migration a débuté il y a une quinzaine d’années. Au regard de tous les amérindiens que j’ai côtoyé au cours de ce séjour, doux, accueillants, dociles, il ne semble pas que la tâche ait pu être compliquée.
Ils sont maintenant installés au bord de l’Amazone, mais ici, il n’y a ni bûcherons, ni paramilitaires, ni orpailleurs à la gâchette facile, ce qui est loin d’être le cas en d’autres endroits préoccupants de la Colombie.
< Maurice Thiney (21)
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Récits de voyage
mardi, 05 avril 2016 17:14
Voyage en Namibie
En 2015, nous sommes allés dans l'hémisphère sud vers une contrée synonyme de grands espaces peu habités: la Namibie.
En juillet, nous avons parcouru 5 300 kilomètres en une boucle ni complètement au nord, ni complètement au sud.
Ce voyage fut construit autour de 3 axes : beaux paysages, traces humaines pictographiques et animaux.
Nous en sommes revenus les yeux plein de belles images.
Vous avez envie de voyager avec nous et ainsi de vivre notre parcours, je vous dis en voiture, Monstrounette est prête...
Nous partons... Au cœur des déserts de l'oryx, là où glyphe Dame Nature
< Voir le site
En juillet, nous avons parcouru 5 300 kilomètres en une boucle ni complètement au nord, ni complètement au sud.
Ce voyage fut construit autour de 3 axes : beaux paysages, traces humaines pictographiques et animaux.
Nous en sommes revenus les yeux plein de belles images.
Vous avez envie de voyager avec nous et ainsi de vivre notre parcours, je vous dis en voiture, Monstrounette est prête...
Nous partons... Au cœur des déserts de l'oryx, là où glyphe Dame Nature
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Le coin des bourlingueurs
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jeudi, 31 mars 2016 16:44
Voyager en Chine avec son propre véhicule : notre retour d’expérience
Écrit par DIDIER JEHANNONous avions trouvé peu d’infos pratico-pratiques sur le self-drive en Chine lors de nos recherches avant de partir. Dans cet article, je vais m’appuyer sur notre expérience évidemment (traversée de la Chine de la Mongolie au Laos, 30 jours, septembre 2015), ainsi que sur celles d’autres voyageurs rencontrés sur la route (un convoi de 24 jours de mongolie au laos en octobre 2015, un autre de 32 jours du Kirghizstan au Laos en septembre 2015).
En préambule, je rappelle à ceux qui en sont au début de leurs recherches qu’à ma connaissance, il faut passer par une agence pour traverser la Chine avec son propre véhicule. Il semble que des motards auraient réussi à se passer de guide cet automne, en payant toujours une forte somme. Mais je n’ai pas creusé cette info car c’était trop tard pour nous. Je vous suggère le forum « the hubb » du site horizonsunlimited.com pour des infos à jour sur le sujet (en anglais). De notre côté, nous avons rencontré une dizaine de voyageurs à Ulaan Bator en aout 2015 prévoyant ou ayant traversé la Chine, et tous sont passés par une agence.
Le choix de l’agence
Il existe plusieurs agences sur le marché. Navo semble très connue et la plus répandue, Chinaoverland est réputée pour son sérieux (c’est une agence néerlandaise je crois), et Greatway Chengdu Tour pour ses prix plus bas que la concurrence. A noter : les agences « Voyage au Tibet », « Voyage en Chine » et d’autres encore sont toutes des « sous-marques » de Greatway. Dans la mesure où nous parlons d’une traversée coutant plusieurs milliers d’euros, après plusieurs devis nous avons choisi de prendre l’agence la moins chère : Greatway. Bien vérifier dans les devis que les frais liés au guide soient bien inclus dans le forfait.
La formation du groupe
Ayant l’angoisse de ne trouver personne et de devoir débourser près de 6 000€ pour traverser seuls (nous n’aurions pas pu, d’ailleurs…), nous avons squatté très tôt les forums de voyage, en anglais et en français à la recherche d’autres personnes intéressées. Les contacts se sont précisés entre novembre 2014 et janvier 2015, date à a laquelle nous étions 7 véhicules confirmés. Ce travail de recherche me semble important car je n’ai pas l’impression que les agences soient très actives pour regrouper des voyageurs isolés, dans la mesure où c’est plus intéressant pour elles d’organiser plusieurs convois séparés. Nous avons ainsi croisé plusieurs voyageurs, sur un parcours semblable au nôtre et dans un timing compatible, qui ont du supporter les frais seuls faute d’avoir réussi à former un convoi… gloups !
Lors de nos premiers échanges, l’agence m’a indiqué qu’il était préférable de ne pas mélanger dans le convoi des motos et des 4 roues, sous prétexte que les deux ne peuvent pas circuler sur les mêmes routes (les motos sont officiellement interdites sur les autoroutes, tandis que les routes secondaires sont parfois trop embouteillées pour les voitures). Au final, si vous cherchez de la flexibilité, il est certainement préférable de mixer les 2 ! J’y reviendrai plus tard dans la partie « rouler en convoi ? »
Constituer un groupe tôt n’est malheureusement pas une garantie de fiabilité : 3 véhicules de notre groupe se sont désistés dans les toutes dernières semaines, trop tard pour trouver des « remplaçants » et la note pour chacun des véhicules restants a augmenté de 500€. D’autant plus rageant que j’avais eu d’autres contacts de voyageurs intéressés au printemps mais les avait orienté vers un autre groupe pour ne pas « surcharger » le nôtre… Moralité : penser à faire du surbooking ? ;-)
Précision importante : l'un des véhicules du convoi est entré en chine avec un chien alors qu'il y a normalement une histoire de quarantaine. Beaucoup de paperasse mais aucun problème particulier à la douane ou en cours de route.
Le coût
Il dépend évidemment de la durée de la traversée et du nombre de véhicules (la traversée du Tibet est soumise à une « taxe » supplémentaire). A titre indicatif nous avons payé 2000€/véhicule, pour couvrir les frais d’agence à savoir : toute la paperasse (immatriculation et permis chinois, autorisations de circuler etc.), tous les frais liés au guide ainsi qu’une assurance pour le véhicule.
A côté du « forfait » payé à l’agence, il faut prévoir d’autres frais tels que les péages et les frais de parking. Nous avons pris l’autoroute sur la première partie du trajet, et les routes secondaires à partir du Sichuan et pour le reste du trajet. Prévoir 100€/semaine en moyenne pour du « tout autoroute ». Au final même si nous avons trouvé cela très cher pendant les 2 premières semaines, nous sommes plutôt satisfaits de notre choix : autoroutes dans la partie nord et centrale (moins jolie et avec de nombreux camions chargés de charbon sur les nationales) et routes secondaires pittoresques dans le Sichuan et du Yunnan. Un itinéraire sans autoroute me semble difficile à réaliser compte tenu des distances à parcourir. A noter pour les poids-lourds : les véhicules sont pesés à chaque péage et le tarif augmente avec le poids. Nous avons insisté auprès de notre guide pour que tous les véhicules de notre convoi passent en catégorie 1, y compris les poids-lourds. Ca a parfois demandé un peu de temps mais ça a toujours été accepté au final. Cela implique de passer le péage tous ensemble.
Pour les frais de parking, à coût de 1€ par ci, 1€ par là, nous avons dépensé environ 50€/véhicule. Pour limiter cette dépense nous avons rapidement laissé tomber les bivouacs sur les sites touristiques que voulait nous imposer notre guide.
Pour faire 6000km, nous avons dépensé environ 400€ de gasoil (consommation autour de 9l/100km).
Au total, en ajoutant les frais indiqués ci-dessus, les visites et les ravitaillements, la traversée de la Chine en camping-car nous a couté environ 3 500€.
L’itinéraire
C’est certainement la plus vaste blague de toute cette histoire ! L’agence a des itinéraires tout prêts, qu’il est possible de customiser sans aucun problème avant le départ. J’y travaille un peu dessus, demande d’ajouter les parcs au nord de Chengdu, un détour vers les rizières en terrasse au sud etc. Pas de problème, à chaque mail de ma part je reçois dans les 2 jours la nouvelle proposition avec les nouveaux points d’intérêt. Jour 1, jour 2, Jour 3 etc. Sauf qu’ajouter un tronçon de 450km sur une journée pour que ça rentre sur le papier c’est facile, mais dans la réalité quand en plus sur ce tronçon il faut passer un col à 4000 mètres et qu’on doit se suivre en convoi avec un poids lourd qui roule en deuxième dans les descentes (et nous qui n’allons guère plus vite avec notre problème de transmission)… comment vous dire… Bref, dès les premiers jours nous nous sommes rendus compte que nous ne pourrions pas tenir la cadence et nous avons décidé, tous ensemble, de couper certaines étapes. Ca a été également le cas du groupe passé après nous sur le même itinéraire. Mais encore faut-il que tout le monde soit d’accord, car cet itinéraire détaillé, on l’a quand même tous dans nos dossiers depuis plusieurs mois ! A noter que notre guide ne nous a été d’aucun secours sur ce point, ce contentant de dire que le patron qui nous envoie les itinéraires depuis son bureau n’a pas voyagé sur le terrain depuis longtemps…
Le guide
En ce qui concerne le guide, cela semble variable d’un convoi à un autre. Certains sont « cools » et permettent une grande flexibilité au sein du groupe, certains sont de vrais guides, donnant des informations sur leur pays, on nous a parlé d’un guide très « aidant » dans la recherche de bivouacs et de places de parking gratuits. Nous avons eu un guide parfois boudeur lorsque nous n’étions pas de son avis, souvent inutile puisqu’il nous donnait des infos fausses (sur les horaires, les tarifs des visites etc.), ne comprenant pas pourquoi nus ne voulions pas dormir sur les parkings des sites à visiter). Très peu de valeur ajoutée non plus lorsqu’il s’est agit de nous aider sur des points particuliers (recherche d’une batterie pour les brésiliens, de GPL pour les allemands, d’un pneu pour le poids lourd…). Nous avons senti qu’il était surtout là pour nous conduire, tous ensemble, d’un point A à un point B mais qu’il ne prenait aucun plaisir à trimballer un groupe de touristes occidentaux habitués à leur indépendance.
Nous étions 4 véhicules, et nous transportions le guide à tour de rôle, devant à la place du passager ; dans un autre convoi seuls les 2 plus gros véhicules prenaient le guide, et celui-ci restait derrière.
Tous les soirs, nous devions conduire le guide à son hôtel (et donc dormir pas loin d’une ville) et le récupérer le lendemain matin. Il n’a jamais voulu dormir dans l’un des camions malgré nos tentatives. Comme nous avons rapidement changé le programme, il devait parfois trouver un hôtel le jour même dans une ville où il n’était pas prévu de s’arrêter initialement. Cela ne lui plaisait pas et il nous le faisait sentir ;-) Dans un autre groupe, le guide a accepté avec plaisir de passer quelques nuits sous la tente pour permettre au groupe des bivouacs dans la nature.
La caution
La Chine ne reconnait pas le carnet de passage en douane et réclame une caution pour le véhicule à l’entrée de son territoire. Malgré tous nos efforts, nous n’avons jamais compris clairement qui de l’agence ou de la douane fixait le montant, ni sur quels critères (un poids lourd de plus de 30 ans a payé quasiment le même prix que nous pour un camping-car de 12 ans, mais un 4x4 récent a payé moins que nous…). L’agence nous a donné une « estimation » dès le début du projet, puis, une semaine avant d’entrer en Chine, elle nous a confirmée le montant de la caution à lui verser par virement. Certaines agences (navo par exemple) prennent intégralement en charge cette caution, mais pas la nôtre. J’avais néanmoins négocié la prise en charge par l’agence de 50% de la caution pour l’ensemble du groupe. Au final, le montant qui nous a été communiqué en août pour notre camping-car était bien plus élevé qu’annoncé par l’agence (9 500€ au lieu de 6 000€). Mais pas le choix, il a fallu payer ! Nous avons récupéré cette caution environ 1 mois après notre sortie de Chine.
Le visa
Dans les honoraires de l’agence figure la délivrance de la lettre d’invitation qui permet d’effectuer la demande de visa très simplement (pas besoin dans ce cas de relevé bancaire, ni de preuve de sortie du territoire comme c’est parfois le cas pour le visa chinois). Nous avons fait notre demande à Ulan-Baator pour un visa de 45 jours récupéré en 3 jours pour 30$/personne. Un conseil : demander 45 jours plutôt que 30 car c’est le même prix et cela permet d’anticiper d’éventuels décalages.
La vie quotidienne
Nous faisions nos courses dans les grandes villes environ 1 fois par semaine pour les gros approvisionnements, et de temps en temps dans les petits commerces (où on ne trouve pas grand-chose). Nous profitions de ces incursions en ville pour retirer de l’argent aux distributeurs « bank of China » ou ICBS. En effet la plupart des DAB installés près des sites touristiques ne prennent que des cartes locales. Et tout doit être payé en liquide en Chine puisque nos cartes sont refusées partout (centres commerciaux, sites touristiques, stations services…). Pas mal de temps perdu de ce côté-là…
L’eau pour les réservoirs est systématiquement payante en Chine (1 à 2€ pour 200 litres)
Les jours de route (quasiment tous les jours, donc), le guide nous imposait l’heure de la pause, et sa durée. Nous avons au début tenté de trouver un rythme qui nous convienne à tous, mais c’est franchement difficile : A 5 nous aurions eu besoin de plus de temps pour déjeuner et à l’inverse les pauses interrompaient souvent la sieste des enfants. Nous aimons rouler l’après-midi tandis que certains ne pouvaient pas rouler après 17h30, d’autres avaient l’habitude de sauter le repas de midi etc. Au final, nous avons donc tous fait des compromis et suivi le rythme imposé par le guide… en râlant un peu ;-)
Les bivouacs
Ah nous en avons fait des bivouacs pourris en Chine ! L’obligation de rester près des villes pour que le guide aille dans son hôtel nous a pas mal pénalisés de ce côté-là. Nous avons fait des terrains vagues, des usines de graviers, des bords de route… sur les lieux touristiques, notre guide voulait nous faire dormir sur les parkings mais 3 véhicules sur 4 en ayant assez de payer à chaque fois, nous nous avons fini par nous débrouiller seuls pour trouver un emplacement. A quelques exceptions près, nous avons quasiment tout le temps dormi les 4 véhicules ensemble. Un autre convoi rencontré à réussi à grappiller des jours en élaguant le programme pour rester 2 nuits au même endroit, en pleine campagne (ayant fait 60km A/R pour déposer leur guide à l’hôtel…). Comme je l’ai dit plus haut, un autre convoi est parvenu à dormir plusieurs fois dans la campagne avec son guide. Nous avons quand même fait de jolis bivouacs près du lac Lugu, ou bien au bord du Mékong.
Convoi ou pas convoi ?
La question du convoi (le fait de rouler les uns derrière les autres) a été largement débattue dans notre groupe, certains ne souhaitant pas être « pénalisés » par les véhicules plus lents. Notre guide a toujours maintenu sa position, prétextant qu’il fallait être groupés aux check points (nous en avons vu 3 sur tout le parcours). Cela nous a aussi été utile pour payer le minimum sur les autoroutes. Il a lâché du lest à 2 ou 3 reprises lorsque des véhicules ont « sauté » telle ou telle visite et que nous avons du nous donner des points de RDV. Des personnes ayant voyagés dans un convoi mêlant motos et voitures/camping-car nous ont confirmé qu’elles avaient eu une large autonomie, les véhicules ne pouvant de fait pas prendre la même route. Souvent, ils ne bivouaquaient pas au même endroit, le guide s’assurant simplement par téléphone que tout se passait bien.
Notre avis au final
Il est évident que le self-driving en Chine n’est pas le mode de voyage idéal pour les amoureux d’indépendance que nous sommes. Pour nous, c’était néanmoins le moyen le moins cher de rejoindre l’asie du sud-est depuis la Mongolie (pour les plus petits véhicules, je pense que l’option, bateau depuis Vladivostok via la Corée et/ou le Japon est plus intéressante). Notre guide n’était certainement pas le meilleur, mais il aurait aussi pu être pire ! L’agence que nous avons choisie a été un peu légère sur la partie itinéraire, et répondait rarement de manière claire à nos questions. Mais nous n’avons pas eu de grosse surprise, et nous avons bien tous récupéré notre caution à l’issue de la traversée.
Nombre de kilomètres : 6100
Dépenses quotidiennes : 52€/jour. Les 2 premières semaines nous étions plutôt autour de 70€/j mais nous avons bien réduit en ajustant notre itinéraire sur la fin. A ces dépenses quotidiennes s'ajoutent 145€ de visas pour le Laos (exactement 32$/pers) et 170€ de frais mécaniques (transmission + filtres)
http://www.untouracinq.com/
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En cours de route
lundi, 28 mars 2016 09:41
Défilé du nouvel an chinois
Dimanche 14 février, nous étions plusieurs ABMistes à nous retrouver dans le quartier chinois de Paris pour fêter l’année
du singe de feu.
Rendez-vous au coeur du Chinatown devant le restaurant Impérial Choisy (1), un des repères de la communauté
chinoise parisienne où nous goûtons aux appétissants canards laqués aux cinq parfums suspendus en vitrine.
Un avant-goût par la cuisine cantonaise au défilé qui commencera en début d’après-midi. Nous étions d’ores et déjà enthousiastes
et dans l’ambiance, parés à fêter le nouvel an chinois.
Alors que Norbert et Mireille, ABMistes du Cours de chinois (2), sont partis chercher des ballons gonflables offerts pour
l’occasion par Tang Frères (3), nous nous préparons et enfilons nos cirés pour nous protéger de la pluie. Qu’importe, le
défilé a été superbe cette année. Les chars des différentes communautés asiatiques défilent, alliant créativité et tradition
asiatique et décorés aux couleurs festives chinoises et à l’effigie du singe en son honneur (photo).

Photos : Norbert Gabry
Malgré le mauvais temps, nous sommes restés sous le ciel gris parisien, ensoleillé ce jour-là avec les couleurs impériales
de la Chine, rouge et jaune, sous les odeurs parfumées de l’encens et des fruits asiatiques distribués à la foule. Le dragon
chinois ouvrait le défilé, suivi par les lions qui dansaient au rythme des tambours.
Nous n’avons pas vu le temps passé. Cette journée a été un merveilleux moment partagé.
Sabine Audouin
Norbert Gabry
Mireille Chamayou
(1) Restaurant Impérial Choisy (32 Avenue de Choisy, 75013 Paris - Tél. 01 45 86 42 40). Recommandé par la Guide Michelin 2016.
(2) Cours de chinois avec Thierry Tastet, accessible à tous et sur la base de situations concrètes pour les voyageurs. Le cours a lieu à la case le premier
lundi du mois mais vous pouvez également le suivre via Skype.
(3) Tang Frères (48 Avenue d'Ivry, 75013 Paris) est le grand supermarché asiatique de la région parisienne, également fournisseur de la plupart des
restaurants asiatiques en métropole.
du singe de feu.
Rendez-vous au coeur du Chinatown devant le restaurant Impérial Choisy (1), un des repères de la communauté
chinoise parisienne où nous goûtons aux appétissants canards laqués aux cinq parfums suspendus en vitrine.
Un avant-goût par la cuisine cantonaise au défilé qui commencera en début d’après-midi. Nous étions d’ores et déjà enthousiastes
et dans l’ambiance, parés à fêter le nouvel an chinois.
Alors que Norbert et Mireille, ABMistes du Cours de chinois (2), sont partis chercher des ballons gonflables offerts pour
l’occasion par Tang Frères (3), nous nous préparons et enfilons nos cirés pour nous protéger de la pluie. Qu’importe, le
défilé a été superbe cette année. Les chars des différentes communautés asiatiques défilent, alliant créativité et tradition
asiatique et décorés aux couleurs festives chinoises et à l’effigie du singe en son honneur (photo).

Photos : Norbert Gabry
Malgré le mauvais temps, nous sommes restés sous le ciel gris parisien, ensoleillé ce jour-là avec les couleurs impériales
de la Chine, rouge et jaune, sous les odeurs parfumées de l’encens et des fruits asiatiques distribués à la foule. Le dragon
chinois ouvrait le défilé, suivi par les lions qui dansaient au rythme des tambours.
Nous n’avons pas vu le temps passé. Cette journée a été un merveilleux moment partagé.
Sabine Audouin
Norbert Gabry
Mireille Chamayou
(1) Restaurant Impérial Choisy (32 Avenue de Choisy, 75013 Paris - Tél. 01 45 86 42 40). Recommandé par la Guide Michelin 2016.
(2) Cours de chinois avec Thierry Tastet, accessible à tous et sur la base de situations concrètes pour les voyageurs. Le cours a lieu à la case le premier
lundi du mois mais vous pouvez également le suivre via Skype.
(3) Tang Frères (48 Avenue d'Ivry, 75013 Paris) est le grand supermarché asiatique de la région parisienne, également fournisseur de la plupart des
restaurants asiatiques en métropole.
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Le coin des bourlingueurs
lundi, 28 mars 2016 09:19
Succes au festival d'ABM Caen Rencontres du Bout du Monde
L'antenne ABM de Caen organisait le samedi 12 mars sa 12ème édition des Rencontres du Bout du Monde. 7 conférenciers ont présenté leur périple aux 400 spectateurs au cours de cette journée. Les films de Pierre Schmitt sur le Ténéré et de Renaud Bourjea sur l'Amérique du Sud ont connu un grand succès, mais les autres conférenciers, et la dynamique équipe d'organisation ont largement contribué à l'ambiance chaleureuse de ces rencontres.
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Dans les antennes
lundi, 28 mars 2016 09:16
Le Tour du monde pour 0 € à ABM Liège
Il n'aura fallu que deux jours en réservation pour remplir l'étage supérieur de la librairie Toutes Directions à Liège. Des l'annonce de la venue d'Adrien Laporte à la librairie, les mails arrivèrent en grand nombre.
Il faut dire que ce n'est pas seulement d'un tour du monde qu'est venu nous entretenir Adrien, mais d'un mode de vie. Il nous a parlé d'auto-stop, de Helpex, de wwoofing ou encore des systèmes d'échange local. Une soirée riche en informations. Toutes les infos sur le site d'Adrien : http://tourdumonde2010.free.fr/
Le mois prochain, le 16 avril, nous aurons une soirée recherche de coéquipiers.
Il faut dire que ce n'est pas seulement d'un tour du monde qu'est venu nous entretenir Adrien, mais d'un mode de vie. Il nous a parlé d'auto-stop, de Helpex, de wwoofing ou encore des systèmes d'échange local. Une soirée riche en informations. Toutes les infos sur le site d'Adrien : http://tourdumonde2010.free.fr/
Le mois prochain, le 16 avril, nous aurons une soirée recherche de coéquipiers.
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Dans les antennes












