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mercredi, 04 mai 2016 11:25

Voyager en 4×4

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Un véhicule tout-terrain est un engin formidable pour voyager. Seulement pour franchir le pas de l’aventure avec un grand A, un minimum de préparation est nécessaire. Il va falloir choisir le bon véhicule, son équipement, la destination, régler les formalités administratives et bien d’autres choses que nous aborderons dans ce dossier en plusieurs parties. Suivez le guide...

< Le véhicule :
L’équation de base pour choisir le bon véhicule comporte plusieurs éléments : le prix à l’achat et à l’entretien, l’encombrement et l’habitabilité, les performances, la fiabilité, la disponibilité des pièces de rechange et des accessoires. L’ordre des préoccupations peut changer mais à un moment ou à un autre, il faudra répondre à chacune de ces questions :

< Marque et modèle ?
Pour les voyages au long cours, il existe trois marques qui sortent du lot : Toyota, Land Rover et Nissan. Les autres marques proposent des produits qui sont parfois alléchants mais il y a toujours un point rédhibitoire : capacité de franchissement ou de chargement, prix des pièces, réseau de distribution dans les pays traversés, fragilité...

Toyota
Toyota tient la dragée haute depuis quelques années avec ses modèles Land Cruiser : HJ61 pour les amoureux de sable, HZJ 75 ou 78 pour les globes trotteurs, HZJ79 pour ceux qui prendront une cellule et HDJ80 pour les raideurs purs et durs. Les séries plus récentes sont un peu plus fragiles mais offrent un confort et une polyvalence ville/tout-terrain supérieurs.

Land Rover
Malgré quelques petits soucis de fiabilité facilement corrigibles, Land Rover continue d’être une référence. Les problèmes sont connus et les pièces adaptables disponibles sur le marché. Les formes en aluminium du Défender symbolisent depuis toujours l’Afrique et les grands espaces tandis qu’anciens Range Rover et Discovery continuent d’être des modèles de franchissement. Depuis l’arrêt de production du Defender, les prix ont tendance à augmenter fortement, sans pour autant atteindre la surcote des Toyota.

Nissan
Chez Nissan, les générations de Patrol se sont admirablement développées à travers la planète. Ce modèle offre l’immense avantage d’être moins recherché donc plus économique, à l’achat comme pour les pièces.

Les pick-up
En neuf, les pick-up offrent l’avantage de ne pas être assujetti au malus écologique. Du coup, nombre de voyageurs les utilisent pour y poser leur cellule. Les modèles double cabine permettent même de voyager à quatre.
Les principaux pick-up pour l’aventure sont le Toyota HZJ79, le Toyota Hilux, le Isuzu D-max et le Mitsubishi L200.

Les SUV (Sport Utilities Vehicules)
Quant aux SUV, si rien ne les empêche de voyager, le manque de boîte de transfert chez certains oblige de tirer énormément sur l’embrayage. Ces modèles ne sont tout simplement pas conçus pour le tout-terrain. Il est de même des quatre roues motrices que sont les X5, Cayenne et autre ML. Leur terrain de jeu est constitué majoritairement de bitume et exceptionnellement de chemins.

< Les réseaux de distribution
Le réseau de distribution est un point important à prendre en considération dès l’achat car si l’on trouve des concessions Toyota à peu près partout sur la planète, il n’en pas forcément de même avec Land Rover et Nissan. Le découpage par région ou continent est parfois inégal. Pour cela, il faut partir avec la liste des concessions et distributeurs de la marque que vous aurez choisie, car chercher des pièces fait partie des préoccupations normales du voyageur qui part longtemps, ne serait-ce que pour chercher un filtre à huile, à gasoil ou un joint. En cas de pépin, on peut toujours profiter de la mondialisation, notre partenaire Euro4x4Parts peut par exemple envoyer les pièces un petit peu partout sur la planète, livrées en 48 h avec des transporteurs rapides comme DHL, UPS ou Fedex.

< Essence ou diesel ?
Pour une raison très simple, le diesel s’impose à tous : le prix pendant le voyage. Le budget carburant est un poste important du voyage lui-même. En passant au gasoil, vous devriez avoir des factures de carburant inférieur d’environ 20 à 40 % selon la réglementation des pays. De plus, le gasoil est le combustible utilisé par les camions donc il est facile à trouver. En revanche sa qualité est parfois très médiocre, les gros moteurs des camions ayant la possibilité d’avaler un peu n’importe quoi. Sur les moteurs récents, il est conseillé d’installer un deuxième système de filtration avec un filtre à 30 microns. Même s’il concède beaucoup à la puissance, un moteur diesel est plus fiable dans le temps. Cependant, son entretien revient plus cher. Il est aussi moins vulnérable pour les passages de gués profonds.
Pour autant, vu la décote des véhicules essence, les limitations de circulation à venir, leur entretien moins onéreux et leur puissance supérieure, de plus en plus d’acheteurs avisés passent à l’essence. Dans ce cas, n’oublions pas que l’essence est beaucoup plus inflammable que le diesel, l’installation des réservoirs supplémentaires et des accessoires doit donc se faire dans les règles de l’art.

< Châssis court ou châssis long ?
Un châssis court permet un meilleur franchissement alors que le long offre une meilleure stabilité et un meilleur confort. Ces raisons sont suffisantes pour choisir le châssis long d’autant qu’au niveau du chargement, il n’y a aucune comparaison possible. Dans un châssis, long, il est possible d’aménager un couchage intérieur alors que dans un court, c’est plus difficile. Pour ce dernier, la seule solution concerne la tente de toit, bien moins discrète.

< Ressort à lame ou hélicoïdal ?
Les lames offrent un débattement moindre que les ressorts et une sécheresse caractéristique pas très confortable. En revanche, au niveau solidité, les lames ont l’avantage. Facilement réparable, il faut quand même emporter avec soi une lame maîtresse avant et arrière au cas ou l’une des boucles de fixation céderaient. En rechange, il existe des lames qui possèdent une sous-maîtresse qui peut être porteuse en cas de rupture de la lame maîtresse (lame de type Chassin par exemple). De nos jours, les lames ne subsistent que sur l’arrière des pick-up qui doivent supporter de lourdes charges.
Il faut savoir qu’en changeant de ressorts, il est possible de changer la charge du véhicule et/ou augmenter la hauteur de caisse.

< Neuf ou occasion ?
La question ne se pose plus vraiment. Les modèles les plus solides étant sortis des catalogues. À moins de préparer un voyage de plus de 80 000 km (presque un tour du monde par la route), l’achat d’un véhicule neuf ne se justifie pas. Les seules raisons qui pourraient raisonnablement pousser à acheter neuf concernent les difficultés à trouver un véhicule en bon état à un prix raisonnable. La surcote des 4×4 est tellement importante que les véhicules âgés ne décotent presque plus. Le delta entre un modèle récent neuf et un d’occasion n’est pas toujours aussi grand que l’on ne le pense une fois que toutes les révisions auront été faites. En revanche, à ce rythme, l’on peut presque imaginer acheter un véhicule d’occasion et le revendre sans trop de perte après le voyage. Un autre point important pour les voyageurs aux longs cours concerne le carnet de passage en douane dont nous parlerons plus loin en détail. Il faut prévoir le dépôt de garantie qui est de la valeur argus du véhicule. Pour beaucoup, selon les pays traversés, cela rend caduque la possibilité de partir avec un véhicule neuf ou trop récent.

Texte  : Marc Mellet

www.lemondepourpassager.fr
mardi, 03 mai 2016 09:44

Tand'un rêve

Le 18 Avril 2015, nous avons mis les voiles pour cette merveilleuse aventure qui allait changer notre vie...

Tand'un rêve, ou plutôt Alexine et Bastien, 25 et 27 ans (le jour du départ), pédalons depuis plus d'un an maintenant sur les routes d'Amérique.

Partis de Charente-Maritime sur la Vélodysée, le vent nous a porté sur les pistes tortueuses d'Amérique Latine, des plus impressionnants cols Andins, à la pointe la plus australe du continent (Cabo Froward).

Notre vélo-tandem (Théolou et ses 90kg de remorque et sacoches), se dirige à présent vers l'extrême Nord. Après 15 000km, une clavicule cassée et bien d'autres péripéties, nous devrions passer la frontière Canadienne début Juin.

Sans aucune limite de temps, nous ne sommes pas partis prendre des vacances à l'autre bout du monde, mais plutôt troquer notre vie de sédentaire contre celle de nomade.

Libres, mais sans aucune garantie ou assurance du lendemain, nous sommes émerveillés et avides d'en apprendre toujours plus sur cette planète qui nous tend les bras.

Nous la préférons naturelle et sauvage, nous délaissons sites touristiques et hôtels, pour laisser place à l'authenticité des lieux et des rencontres.

Pour la suite? Nous commençons à nous renseigner sur les meilleures saisons pour voyager en tandem sur le continent Asiatique...

N'hésitez pas à nous suivre ...
lundi, 02 mai 2016 13:52

Et si c'était mieux là-bas ?

Dans les années 90, Lionel Cieciura s’envole pour l’Asie.

C’est le début d’un voyage extraordinaire qui durera une quinzaine d’années.

Il découvre les derniers hippies en Inde, les hauts plateaux tibétains, les rudes trekkings au Népal… la vie simple sur des îles paradisiaques, et celle plus dangereuse dans les jungles birmanes et laotiennes, au milieu de tribus primitives, de rebelles aux combats oubliés et de trafics en tout genre.

Lionel échappe à un accident d'avion en Indonésie, à une attaque à main armée au Cambodge, il négocie un contrat de trois millions de dollars en Inde, joue dans un film de guerre au Vietnam…

Bref, il apprit à s’adapter à tout, y compris à déjouer les pièges de la corruption et de la violence dans certains pays.

Vous retrouvez toutes les aventures de Lionel dans son dernier ouvrage "Et si c'était mieux là-bas" en vente sur son site www.conseils-de-voyages.com
lundi, 25 avril 2016 18:32

Un regard de voyageuse

Ce qui me passionne vraiment ce sont les reportages que j'effectue lors de mes voyages au bout du monde. 

Lors de ces périples et dans mes clichés l'humain est placé au centre de mes émotions.

Je prends du temps pour "apprivoiser" le pays, les gens, je m'immerge dans l'ambiance de cet autre monde, j'oublie tout ce que je sais... et là... j'essaye au travers de mes images et de mes récits de vous amener ici un peu de "là-bas"...

Vous trouverez sur mon blog toutes mes aventures en photos et en mots, accompagnées de conseils et d' infos pratiques.

www.unregarddesvoyages.com
samedi, 23 avril 2016 19:23

Soirée recherche de coéquipiers à ABM Liège

Nous étions une vingtaine  à la librairie Toutes Directions à échanger nos projets de voyages.
Certains se retrouvaient seul après un désistement pour partir en Indonésie au mois de juillet , d'autres préparaient un tour du monde d'un an et d'autres encore une expédition en amazonie. Le Canada, la Malaisie, le Costa Rica et aussi l'Europe ont aussi été évoqués.

Tous recherchaient des compagnons de voyage. Les annonces sont à la librairie et sur la page Facebook d'Abm Liège.
lundi, 18 avril 2016 22:40

Paris-Travelers-Festival = LA VIDEO !

Voici la vidéo officielle d'‪#‎ABM‬, concernant la 1ère rencontre du "PARIS TRAVELERS FESTIVAL" qui a eu lieu le samedi 9 avril 2016 au théâtre Adyar à Paris dans le 17°.

Paris Travelers Festival fut  d’abord l’occasion pour moi de revoir des collègues voyageurs et de faire de nouvelles rencontres, aussi bien parmi les intervenants que les visiteurs. Un moment d’échange et de convivialité comme je les aime !

Je remercie ABM de m’avoir donné l’opportunité de revivre une de mes plus belles expériences de voyage et de la partager avec le public, qui je l’espère aura apprécié le détour !

Présente de l’ouverture à la fermeture, j’ai été heureuse d’écouter les récits des voyageurs en tout genre, qui se sont succédés à un rythme soutenu (bravo au passage aux organisateurs). Défi sportif, amitié, fenêtres sur le monde, leçons à tirer, messages d’espoir, expériences en solitaire ou en famille, à l’autre bout du monde ou à sa porte, un cocktail explosif qui m’a reboostée, comme si je n’avais pas déjà envie de lever les voiles !

Alors à l’année prochaine !

< Stéphie (44)


mercredi, 13 avril 2016 10:43

Tour du monde à moto

Jean prépare un tour du monde d’un an à moto, en solitaire à la recherche des Français et francophones du monde entier.

J’ai nommé mon projet  VENTURIDE.

Je travaille sur ce projet depuis Aout dernier. Je vais financer la plus grande partie de mon voyage mais je suis à la recherche de sponsors et partenaires (medias, équipementiers) pour financer les derniers kilomètres.


En Septembre 2016 et avec une BMW X Challenge 650, je souhaite partir à la découverte de 40 pays, 5 continents ce qui représentera plus de 60 000 kilomètres de route. L’itinéraire peut être visualisé sur le lien suivant et ci-dessous se trouve une liste plus détaillée des pays que je vais visiter. 

 https://www.google.com/maps/d/edit?hl=en_US&app=mp&mid=z4Ds0Ejpkq_w.kyGjpGvnIcyQ

- Pays d’Europe : Royaume Uni, France, Allemagne, Suisse, Italie, Slovénie, Croatie, Bosnie Herzégovine, Monténégro, Albanie, Grèce, Bulgarie, Turquie, Hongrie

- Pays au Moyen Orient : Iran et Pakistan

- Pays en Asie : Inde, Birmanie, Thaïlande, Cambodge,

- Pays d’Afrique : Kenya, Tanzanie, Zambie, Zimbabwe, Botswana, Namibie, Afrique du Sud

- Pays d’Amérique du Sud : Argentine, Bolivie, Brésil, Venezuela, Colombie

- Pays d’Amérique Centrale : Panama, Costa Rica; Nicaragua; Honduras; Guatemala; Belize; Mexique; Etats Unis        

  La page Facebook : https://www.facebook.com/VentuRide-A-World-Tour-Overland-by-Bike-500198373471989/

mardi, 12 avril 2016 11:31

ABM Lyon au salon du tourisme Mahana

Pour la 3éme année, l’équipe  ABM LYON a tenu un stand pour présenter ABM au salon MAHANA à la Halle TONY GARNIER du 4 au 6 mars 2016.

Dès vendredi à l’ouverture des portes du salon, nous attendions la visite d’une centaine de personnes, mais le stand bien situé entre la salle de restauration et la librairie  «  Raconte-moi la Terre », c’est plusieurs centaines de personnes qui ont défilé devant notre stand pour se restaurer ou étancher une petite soif. C’était sans compter sur les gazelles d’ABM : Arlette, Michèle, Mireille, Maëlle et les deux Elisabeth d’ouvrir grands leurs bras pour faire connaitre au passage le but de notre association et de son antenne Lyonnaise.

Ainsi a été distribué tout le stock de nos flyers, de nombreux échanges ont été partagés sur les besoins de voyager et en particulier en individuelce qui était le souhait de la majorité de nos visiteurs.

Par deux fois, nous avons animé en salle de conférence des ateliers sur « comment voyager en autonomie ». Pierre présentant l’association ABM et ses activités, Arlette parlant des avantages de voyager au plus près des habitants des pays traversés en toute simplicité et Elisabeth donnant des exemples précis  et vécus tout au long de son Aventure avec son expérience de 6 années autour du monde.

Les adhérents présents pensent avoir donné envie de réaliser ses rêves les plus fous à la recherche de paradis perdus.

Pierre .






mercredi, 06 avril 2016 11:00

Amazonie colombienne

En cette fin de matinée du 1er Février 2016, nous volons en direction de la Colombie, pays s’étalant sur 1,14 million de km2.

Pendant de longues années, la Colombie a été évitée par les voyageurs en raison d’un conflit intérieur complexe et d’une guerre de la drogue internationale qui ont compliqués à outrance la vie quotidienne des habitants.

Malgré des efforts importants pour corriger son image, la Colombie présente encore bon nombre de zones dangereuses. Même à Bogota certains quartiers restent non fréquentables. Le quartier Barrio Egypto est à éviter. Les agressions au couteau et le trafic de drogue sont courants à l’extrémité nord du Parque de los Periodistas. Il est préférable d’éviter la route entre l’Universidad de Los Andes et Montserrate. La liste n’est pas exhaustive.

Nous ne serons pas concernés par les problèmes de sécurité de Bogota, notre destination se situant tout au sud du pays, au cœur du bassin amazonien. A cette pensée, immédiatement surgissent des visions de forêt vierge, de vie sauvage exubérante, de l’immense fleuve Amazone.

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VOL POUR LA FORET AMAZONIENNE

Pour avoir le privilège de s’y introduire, en flirtant avec le fleuve Amazone, une seule solution : emprunter l’avion pour se rendre à Leticia, trônant au confluent amazonien de la Colombie, du Brésil et du Pérou. Il n’y a pas de route pour s’y rendre. Leticia est distante de quelque 800 Km. de la route colombienne la plus proche. Il faut savoir que la région amazonienne couvre tout le sud-est de la Colombie et s’étale sur un tiers du pays.Le 03 Février, nous quittons Bogota.

L’avion s’élève lentement.

La végétation, d’abord clairsemée, devient plus dense, puis la forêt entre en scène, épaisse, sans route, sans village, sans signe de vie, sans faille, écrasante. Nous avons sous les ailes de l’avion un océan de verdure, cette forêt mythique fournissant la moitié de l’oxygène de la planète. Elle s’étale à perte de vue. L’image que notre esprit s’en était forgé correspond presque à la réalité. L’idée que nous allons fouler du pied le sol de cette mer perpétuellement verte nous impressionne.

L’annonce d’un atterrissage tout proche coupe court à notre imagination vagabonde. Le train d’atterrissage touche le sol, la porte s’ouvre, une chaleur accablante nous enveloppe.

Nous sommes à pied d’œuvre.

Naviguer sur le fleuve Amazone procure un étrange sentiment d’euphorie difficilement descriptible. Savoir que l’humanité n’a pas encore domestiqué le plus grand fleuve du continent est enivrant.

Il prend naissance dans les andes péruviennes et se déverse, au terme d’un périple de 6570 km, par un immense delta de 330 km. de large dans l’Atlantique à Macapa au Brésil, infiltrant l’eau de la mer jusqu’à 100 km au large.

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Au terme de 2 heures de navigation en direction du nord, sur un fleuve couleur ocre charriant une quantité inimaginable d’arbres entiers arrachés à la forêt, sur lesquels, à proximité de la rive ralentissant considérablement le courant, des enfants se laissent lentement dériver, nous pénétrons sur les eaux de la rivière Matamata dans le village de Macasua.

C’est à cet endroit que nous avons envisagé de rencontrer plusieurs communautés d’amérindiens. Nous sommes accueillis par le chef du village nommé Rapito. Cette communauté, aux manières douces et agréables, s’avère très accueillante. Nous sommes chez les Huitotos. Pendant tout notre séjour nous serons aux bons soins de la population.

Nous avons à notre disposition un guide et quasiment en permanence une embarcation à moteur nous permettant de remonter la rivière Matamata, mais aussi de faire quelques incursions au Pérou, sur l’autre rive de l’Amazone. Si du côté Colombie nous n’avons rien remarqué, au Pérou on nous parle avec aisance de trafic en tout genre, y compris de la prostitution et de la cocaïne.

Pour l’heure, on nous parle surtout du cacao.

Le trafic à cours surtout la nuit, tous phares éteints. La valeur de l’argent étant 5 à 6 fois plus forte du côté colombien, ce trafic s’avère très lucratif pour les péruviens.

< LES HUITOTOS

La communauté Huitoto, très tolérante, nous permet de participer à toutes leurs activités. La chasse aux caïmans se pratique la nuit. On nous aménage une petite place sur l’embarcation. Notre canot quitte la rivière Matamata pour s’engager sur l’un de ses affluents, la rivière Caliga. C’est un cours d’eau étroit au faible courant. Une épaisse végétation aquatique dissimule ses rives. Les caïmans y sont nombreux et très facilement repérables. A l’aide d’une lampe frontale, dont le faisceau de lumière balaie les rives, les yeux rouges des caïmans brillent dans l’obscurité. A l’extrémité d’une grande perche en bois pend un fil de nylon au bout duquel un nœud coulant est aménagé. Il est délicatement passé autour de la gueule du caïman. De la même manière qu’un pêcheur ferre le poisson, le même geste permet de capturer le caïman qui se débat avec force, difficilement contrôlable, au bout de la ligne.

Le piège est imparable !

J’ai souvent entendu parler les membres de la communauté d’un chamane et de sa Maloca. Aussi je brûlais, sans vouloir griller les étapes, de le rencontrer. Ce qui me fût accordé.

La Maloca, immense bâtisse en bois dans laquelle ont lieu diverses manifestations, se situe à quelques km. du village.

Trois personnes se trouvent à l’intérieur, dont le chamane Hitoma Sofiama. On perçoit le respect manifesté à son égard. C’est un homme grand mais aussi, semble-t-il, un Grand Homme, dégageant une prestance certaine qui, après les présentations d’usage, se réinstalla dans son hamac afin d’y trouver le repos. L’entrevue se résuma à ces présentations. Je suis cependant satisfait car, sans y être introduit, il ne m’aurait pas été permis de le rencontrer.

Les 2 autres personnes s’affairent autour d’une activité dont je ne perçois pas immédiatement la portée. En réalité, ils préparaient de la poudre de coca nécessaire à leur consommation. Dans un grand plateau de fer incurvé posé à même un foyer embrasé, les feuilles de coca sont remuées de manière permanente de façon à ce qu’elles ne se consument pas. Ensuite, elles sont émiettées à l’aide d’un pilon dans un cylindre en bois, pour être enfin mélangée à de la cendre de bois. La coca, ainsi préparée, est destinée à la consommation. Les Huitotos en ingurgitent tellement qu’ils sont surnommés : le peuple de la coca.

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SUR LE LIEU DES ANCETRES HUITOTOS

D’après quelques récits quelque peu nostalgiques de la part de nos hôtes, il semblerait qu’ils auraient été attirés, il y a quelques années, sur le bord de l’Amazone sans avoir manifesté de résistance. Parce qu’il leur était promis une vie plus facile, ils seraient venus s’installer sur le bord du fleuve. D’après eux, tous les améridiens situés à plusieurs dizaines de km. à la ronde, voire des centaines, auraient réagi de manière semblable. J’ai souhaité m’enfoncer dans la forêt afin de me rendre compte de la réalité de ces paroles.

Nous nous engageons pour plusieurs jours en pirogue à moteur sur la rivière Matamata et par la suite sur son affluent Bacaba. Au cœur de la forêt amazonienne, l’enfer vert à des allures de paradis oublié. Nous naviguons entre 2 rives d’où jaillit une végétation dense de laquelle s’échappent à grandes envolées de nombreux oiseaux. Nous nous introduisons dans une pénombre étrange, où, sous la voûte des branches la rivière se mélange à la végétation et regorge de piranhas avec leur fameux sourire carnassier, et autres poissons.

A un moment du voyage, je perçois une attitude très particulière de l’améridien qui conduit la pirogue. Il scrute avec insistance quelque chose sur la rive.

Le moteur arrêté, il laisse glisser l’embarcation dans son élan jusqu’à approcher à quelques mètres un énorme anaconda.

A cet instant, comme notre compagnon de voyage, la jungle amazonienne semble retenir son souffle.

Lové sur la rive, l’animal digère une proie récemment engloutie. Il ne semble pas se soucier de notre présence quand, soudain, il se dresse sur 2 à 3 mètres de hauteur pour plonger très rapidement entre la rive et notre pirogue, provoquant une vague inquiétante pour notre embarcation.

Impressionnant, quand on sait qu’un anaconda peut mesurer 8 mètres et peser 230 kg.

Notre progression reprend. Le soir, nous installons notre campement au cœur de la forêt.

Dès que la nuit tombe, la jungle s’éveille. Tout une symphonie musicale se met en place. Des crissements, des croassements, des hululements, des hurlements, des beuglements, des froissements de la végétation, tout cela contribue au tintamarre de la vie nocturne de la jungle. C’est enivrant, envoûtant. C’est un émerveillement.

Au loin, un groupe de singes hurleurs mêlent leurs cris à cette symphonie.

Très tard dans la nuit le silence revient, tout aussi envoûtant que la symphonie qui le précédait et je finis par m’endormir.

Le temps s’écoule au rythme de la navigation sur la rivière et, de temps à autre, des incursions dans la jungle.

En forêt, m’explique mon guide amérindien, le risque ce ne sont pas les jaguars, les serpents, les araignées, c’est de se perdre.

Au cours de cette incursion au cœur de l’Amazonie colombienne force est de constater, qu’en dehors de quelques mygales rencontrées et des traces laissées par les jaguars, ne subsistent que les vestiges d’anciens villages amérindiens. Ceci semble confirmer les paroles des Huitotos affirmant que les amérindiens ont tous été aspirés, par différents artifices, au bord de l’Amazone. Cette migration a débuté il y a une quinzaine d’années. Au regard de tous les amérindiens que j’ai côtoyé au cours de ce séjour, doux, accueillants, dociles, il ne semble pas que la tâche ait pu être compliquée.

Ils sont maintenant installés au bord de l’Amazone, mais ici, il n’y a ni bûcherons, ni paramilitaires, ni orpailleurs à la gâchette facile, ce qui est loin d’être le cas en d’autres endroits préoccupants de la Colombie.

< Maurice Thiney (21)







 

mardi, 05 avril 2016 17:14

Voyage en Namibie

En 2015, nous sommes allés dans l'hémisphère sud vers une contrée synonyme de grands espaces peu habités: la Namibie.

En juillet, nous avons parcouru 5 300 kilomètres en une boucle ni complètement au nord, ni complètement au sud.

Ce voyage fut construit autour de 3 axes : beaux paysages, traces humaines pictographiques et animaux.

Nous en sommes revenus les yeux plein de belles images.

Vous avez envie de voyager avec nous et ainsi de vivre notre parcours, je vous dis en voiture, Monstrounette est prête...

Nous partons... Au cœur des déserts de l'oryx, là où glyphe Dame Nature

< Voir le site

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