Les voyageurs autonomes
Les articles pratiques constituent actuellement le corps et 80% du contenu du blog, cependant à maturité le blog équilibrera son contenu entre articles pratiques et sujets plus rédactionnels par l'intermédiaire d’une ligne éditoriale précise: Inspiration, éthique, nature, aventure, exploration et découverte, ces six mots résument bien les thématiques les plus fréquemment abordées .
Nicolas essaie de fidéliser un lectorat sensible aux thèmes abordés bien sûr mais aussi aux problématiques de développement durable, de protection de la nature, ... tout cela pour inciter à partir à la découverte d’un ailleurs.
L'ailleurs n’est pas forcement loin de chez soi, il s’appuie sur un concept récent la « micro aventure » : Les activités de plein air ne doivent pas être trop longues, trop difficile ni trop loin, il suffit d’attraper son sac à dos et s’inventer un voyage hors des sentiers touristiques, bivouaquer le temps d’une nuit dans le milieu naturel le plus. …
La base line des "Voyageurs Autonomes Oser attraper son sac à dos et s’inventer un voyage hors des sentiers battus”.
http://www.baroudcompagnie.com
La santé en voyage aux Caraïbes
Prévoir ses vaccins pour voyager serein
A cette fin, de nombreux vaccins existent : la diphtérie, le tétanos la poliomyélite, la coqueluche et la rouge sont ceux les plus usuels que l'on vous demande de faire même sans voyager. Il faut toutefois redoubler d'attention pour l'hépatite B qui est fortement recommandé en cas de séjour répété ou prolongé. Même chose pour l'hépatite A qui préserve de la fièvre Typhoïde présente dans presque tous les pays de la zone. De même, si vous partez à l'aventure dans les régions reculées, assurez-vous d'être vacciné contre la rage.
Le soleil et la mer, des faux amis
Si l'on part aux Caraïbes pour le soleil, il faut aussi apprendre à s'en méfier. L'ensemble de la région est soumise à un ensoleillement intense et exige donc une protection solaire au moins supérieure à 15 qu’on peut acheter même en ligne. Pour les déserts comme ceux du nord du Mexique, les bouteilles d'eau et les chapeaux sont évidemment de mise. Côté plages, la mer des Caraïbes est garnie d'oursins et de poissons venimeux, sans oublier les méduses et les coraux urticants. Regardez où vous mettez les pieds, au risque de vous blesser ! Si vous vous aventurez plus loin, méfiez-vous des requins... On vous aura prévenu !
[h2]Consommez malin pour limiter les risques[/h2]
L'hygiène alimentaire est très importante dans les Caraïbes. La surveiller revient à éviter de nombreuses maladies qui risqueraient de gâcher votre séjour. Concernant l'eau, il vaut donc mieux la préférer en bouteille capsulée. Si vous ne pouvez pas vous en procurer, n'hésitez pas à faire bouillir l'eau du robinet avant de la consommer. Les risques seront ainsi diminués.
La diarrhée du voyageur est aussi légion dans cette zone. Pour vous en prémunir, attention à la consommation de fruits et légumes crus ou encore des fruits de mer. Le poisson présente également certains dangers, demandez un contrôle des autochtones avant de le manger, surtout lors de la saison des cyclones. Enfin, les produits laitiers pasteurisés doivent susciter votre vigilance: la brucellose sévit dans toute l'Amérique centrale.
Ça y est, vous êtes fin prêt à partir !
Eprise de vues
Photographe de 29 ans passionnée par les voyages, la nature, les découvertes, l’échange et les rapports humains.Toute petite, une rencontre avec une jeune femme partant s’installer aux îles Samoa fut déterminante. Je me suis mis à rêver d’horizon lointain.
Apres mes études photo mon âme d’aventurière m’amène à un premier voyage en Amérique centrale en 2011. Là bas j’ai enfin pu découvrir la nature luxuriante dont j’avais tant rêvé depuis mon enfance et confirmer ainsi ma vocation de devenir photographe.
Depuis ce déclic je continue à parcourir le monde, découvrir mille merveilles et surtout à en témoigner à travers mon travail.
http://www.lea-bardet.com/
Bolivie La Paz : Un uppercut au creux de l’estomac
En construction ou en destruction ?
Le chaos total. Baignée dans une pollution à couper au couteau, la vie se déroule tant bien que mal entre les tranchées dans la route, les zones effondrées, les chiens qui se nourrissent des sacs d’ordures éventrés, des vendeurs de glaces qui zigzaguent entre les voitures dans les bouchons, les véhicules en cours de réparation au milieu de la pseudo artère, les monticules de briques empilées pour une construction quelconque, sans oublier ces centaines, ces milliers de mini-commerces sur deux ou trois roues qui vous offrent absolument tout, aussi bien de la nourriture que des cadenas, soutien-gorges, couvercles de toilette ou des portables en-veux-tu, en-voilà. La position surélevée dans le bus nous permet de voir cette mer de taxis que forme cet embouteillage monstrueux.
Avant de prendre le bus, nous étions encore sur les bords du lac Titicaca, dans un village hors des circuits touristiques. Alors que nous marchions en direction de la route principale, un homme nous approcha et après nous avoir demandé quel était notre intérêt d’être chez eux, nous fit comprendre qu’ils étaient à la pause de midi et que c’est bien volontiers qu’il nous invitait à partager leur menu.
Lire la suite dans le magazine Globe-Trotters N° 166, page 56
La partie orientale de l'île a gardé toute son authenticité et la chaleur humaine des habitants est incomparable. Santiago de Cuba est la plus cubaine de toutes les villes. Si la musique occupe une place centrale dans cette cité, chaque année pendant le carnaval, elle s’insinue dans ses moindres recoins.
Dans le centre du pays, Cienfuegos qui s’étire sur une péninsule à l’abri d’une des plus grandes baies du pays est remarquable.
Une autre découverte avec la ville de Trinidad qui semble avoir conservé ses secrets pendant plus d’un siècle, et qui émerge enfin de son isolement pour dévoiler la douceur infinie de ses tons ocre, bleu et vert pastel.
Pour finir, La Havane est une capitale magnifique, tout rappelle sa splendeur d'antan et elle a ce côté magique qui en fait une ville inoubliable. Pour ne pas passer à côté de La Havane et de Trinidad lors de votre voyage à Cuba, de nombreuses agences comme Vacances Transat proposent des circuits à des prix abordables, permettant de découvrir la richesse de ce pays que l’on surnomme la perle des Antilles.
Enfin, Vinales et ses « mogotes » (certainement les plus beaux paysages de Cuba) est un petit coin de paradis selon certains. Ici tout semble douceur de vivre, les multiples tonalités de vert alternent avec une terre rouge, des maisons aux toits de palmes se parent de couleurs vives et gaies.
Quant aux Cubains, ils sont accueillants, chaleureux, avides d'échanger, d'apprendre et de comprendre ; ils ont une joie de vivre incomparable malgré des conditions de vie difficiles... une vraie leçon de vie. Bref, si vous aimez faire de belles rencontres, un voyage à Cuba répondra sans aucun doute à vos attentes.
Destination pour le moins contrastée au niveau touristique, Cuba plaira aussi bien aux amoureux de plages et de farniente avec ses innombrables "tout inclus", que ceux à la recherche de nature ou d'une culture bien particulière.
Concours photo 2016
Le thème du concours photo 2016 est « Spiritualité et croyances »
√ Date du concours 30 septembre, 1er et 2 octobre 2016
√ Thème « Spiritualité et croyances »
√ Remise des photos sous format numérique via le site ABM
√ 4 photos par participants
√ Réservé aux adhérents à jour de cotisation à la date du festival
√ Respect de la Charte des Concours Equitables
√ Date limite de réception des photos le 12 juin 2016
JE PARTICIPE AU CONCOURS !
Et les gagnants sont :
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1er prix - Michel FOURE - PHUKTAL ZANSKAR
1er prix - Michel FOURE - PHUKTAL ZANSKAR
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2ème prix - Marion STADEROLI - MAKE A WISH
2ème prix - Marion STADEROLI - MAKE A WISH
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3ème prix - Claudine BECEL - ALI
3ème prix - Claudine BECEL - ALI
https://www.abm.fr/toutes-les-categories-k2?start=728#sigProId7c3de2977b
Découvrez la sélection !
https://www.abm.fr/toutes-les-categories-k2?start=728#sigProId55d4348c96
REGLEMENT du CONCOURS PHOTO du Festival des Globe-Trotters
Article 1 : Conditions de participation
Ce concours est ouvert à toute personne physique adhérente à l'association ABM, (à jour de cotisation à la date du festival) à l'exception des membres du jury et des partenaires du concours.
Le non respect des conditions de participation énoncées dans le présent règlement entraînera la nullité de la participation.
Article 2 : Nouvelle politique participative
La sélection des images devant concourir en septembre se fera en format numérique (voir modalités plus bas) ; les photos retenues seront mises en forme en vue de l'exposition de septembre; leurs auteurs seront avisés en temps utile sans participation aux frais qui seront à la charge d'ABM et de ses partenaires.
Article 3 : Déroulement du concours
Ce concours se déroulera en 4 étapes :
• Dépot des dossiers sur le serveur d'ABM via son site internet
• Pré-sélection de 70 photos par le jury sur l'ensemble des photos déposées
• Présentation des photos sélectionnées lors du festival ABM des Globe-Trotters
• Vote des visiteurs du festival pour déterminer les lauréats
Article 4 : Modalités de participation à la pré-sélection du concours
Article 4 : Modalités de participation à la pré-sélection du concours
Une seule participation par personne adhérente à ABM sera acceptée, dans la limite de quatre photos. Chaque participant s'engage à envoyer uniquement des photographies dont il est l'auteur. Il doit être dépositaire des droits liés à l'image et garantit détenir les droits d'exploitation, donnera toute liberté à ABM pour l'exposition, la publication sur le site Internet et dans le magazine Globe-Trotters L'association ABM ne pourra être tenue responsable du non respect des droits d'auteur.
Le concours est ouvert à compter du jour de l'annonce de cette ouverture sur le site internet d'ABM http://www.abm.fr . La date limite des dépôts est fixée au 12 juin 2016 à minuit.
Les photos seront à déposer sur le serveur de l'association ABM via le site Internet : www.abm.fr – Rubrique "concours photos festival GT 2016". Elles devront être regroupées dans un même dépot qui devra impérativement être accompagné du bulletin d'inscription qui se trouve sur le site internet d'ABM.
(Infos qui devront apparaitre sur ce bulletin : le nom et prénom du participant, sa date d'adhésion, son adresse, le nombre de photographies présentées au concours avec leur intitulé)
Chaque participant devra respecter les consignes suivantes sous peine d'annulation de sa participation :
• Respect du thème et du nombre maximum d'images autorisé
• Les photos doivent être contenue cadre de 3508 par 2480 pixels égalant au moins une de ses dimensions, permettant d'obtenir un tirage A4
| paysage |
portrait |
|
| Reflex (format 2:3) |
3508x2336 |
2336x3508 |
| Compact (format 4:3) |
3306x2480 |
2480x3306 |
| Panoramique |
3508x(<2480) |
|
| Format libre |
3508x(<2480) |
2480x(<3508) |
Propriétés de la photo : clic droit, puis détails (dimensions, largeur et hauteur, résolution), ou taille de l'image sur Photoshop
• Chaque fichier déposé devra être nommé de la façon suivante : nom de la personne-code postal de la commune de résidence-titre de la photographie (EN LETTRES MAJUSCULES NON ACCENTUEES): exemple : MARTIN-75014-TITREDELAPHOTO.jpg
Article 5 : Non validité de participation
Seront considérés comme invalidant toute participation :
• les photos non conformes : photo jointe sous un format inapproprié, fichier non reconnu ou endommagé
• les indications d'identité et/ou une adresse fausses
• la réception du dossier postérieurement au 15 juin minuit, la datation et l'heure de dépot faisant foi
• la non réception de la photo sélectionnée en image haute définition selon la procédure requise, empêchant sa publication.
Le non respect par le participant des conditions du règlement de l'opération comme de toutes celles qui seraient édictées par ABM pour assurer son bon déroulement entraînera sa disqualification immédiate, ABM statuant souverainement en pareil cas.
Article 6 : Sélection des photographies concourantes et modalité des votes
La composition du jury sera définie par le Conseil d'Administration d'ABM. Il sera composé d'adhérents, et de partenaires éventuels.
Parmi les photographies présentées par les adhérents, seules 70 seront sélectionnées par le jury pour participer à la phase finale du concours lors du Festival des Globe-Trotters. Le choix se fera en fonction de leur capacité à illustrer le thème du concours. Les critères esthétiques et techniques seront appréciés par le jury de façon souveraine. ABM se réserve le droit de refuser toute photo qu'elle juge dérangeante, provocatrice, injurieuse, discriminatoire.
Ces photos seront alors imprimées/tirées par l'association ABM à ses frais puis présentées au public lors du Festival des Globe-Trotters. Chaque visiteur aura alors le droit de voter une fois pour 3 photographies (bulletin remis avec le ticket d'entrée) dans un ordre qui déterminira le nombre de points attribué à celles-ci (3 pts pour la 1ère, 2 pts pour la 2ème, 1 pt pour la 3ème)
Les lauréats seront désignés par le plus grand nombre de points totalisés à la fermeture du vote.
Article 7 : Tirages
Les tirages papier deviendront la propriété d'ABM. Les photos des membres du comité de sélection ne seront pas acceptées mais pourront faire l'objet d'une exposition hors concours.
Article 8 : Proclamation des résultats et prix
Les trois lauréats de l'année seront désignés par le vote du public. Les résultats seront proclamés dans l'amphithéâtre le dimanche du festival vers 17h.
Les prix accordés par ABM au concours seront répartis aux lauréats en fonction des partenariats conclus par ABM. Le jury aura la possibilité de décerner des prix supplémentaires non prévus à ce jour.
En cas d'impossibilité de remise des prix aux lauréats pendant le festival, les gagnants seront avisés directement par courriel ou par téléphone par ABM. Les prix seront tenus à disposition des lauréats au siège administratif de ABM (11 rue de Coulmiers, 75014 Paris) pendant une durée de 6 mois. Au-delà, ils seront considérés comme propriété de l'association ABM.
Les photos primées et le nom des lauréats seront publiés dans le magazine Globe-Trotters de novembre-décembre qui suit le festival et sur le site internet www.abm.fr
Article 9 : Droits et utilisation des photographies
Dans le cadre de ce concours photo, l'association ABM souhaite respecter la Charte des Concours Equitables rédigée par les journalistes des magazines "Chasseur d'Images" et "Nat'Images" (détails à consulter à l'adresse : http://concoursequitable.com .
De ce fait, l'association ABM n'utilisera les images gagnantes que dans le cadre du concours et de sa promotion (info, expo, projection, portfolio, site...), pour présenter le palmarès, avec les noms des auteurs et sans modification. De plus, elle ne fera aucun usage des images non gagnantes et ne les aliènera en aucune manière.
Les auteurs sont seuls responsables de tous droits relatifs aux images qu'ils présentent : la participation au concours implique qu'ils détiennent toutes les autorisations nécessaires à la reproduction et à la diffusion de ces images (individus majeurs ou mineurs, lieux privés, etc.).
En cas de litige, la responsabilité du participant sera seule engagée.
Article 10 : Réclamations
La participation à ce concours implique le plein accord des participants sur l'acceptation du présent règlement, sans possibilité de réclamation quant aux résultats, ni au retour de leur(s) photo(s). Par ailleurs, ils devront s'assurer de l'accord écrit des personnes photographiées lorsque leur photo peut mettre en cause le droit des personnes sur leur image. Le simple fait de concourir implique l'acceptation de la décision, en dernier recours, de la direction d'ABM quant aux difficultés qui ne seraient pas prévues par celui-ci.
La direction d'ABM ne pourrait être tenue responsable si, par suite d'un cas de force majeure, ou de toute cause indépendante de sa volonté, des changements de dates intervenaient ou même si le concours était modifié ou purement et simplement annulé.
Date du voyage : février 2016
Durée : 1 semaine
Trajet : Copenhague et Malmö (Suède)
Voyage effectué : à deux
Guide : routard
Cartes utilisées : Celles des guides
Guide du routard
www.visitdenmark.fr
www.visitcopenhagen.com
Lieu de départ : Paris Orly
Lieu d’arrivée : Copenhague
Agence concernée : norwegian.com
Niveau de satisfaction (de 1 à 5) : 5
Vos commentaires : Bon rapport qualité/prix pour un vol low cost direct
Le réseau intérieur est : Très développé
Liaison rapide pour aller de l'aéroport jusqu'au centre ville (Gare centrale). 15 minutes. 36 DKK par personne
Le train permet aussi de rejoindre rapidement Malmö en Suède. (30 minutes ; 97 DKK aller). 2 contrôles des passeports sur le parcours (à la sortie du Danemark et à l'entrée de la suède). Changer de train à l'aéroport de Copenhague.
Possibilité de circuler à vélo. Loueurs ou vélib.
Niveau des hôtels : moyen
Prix moyen par pers./nuit : 30 euros par personne en chambre double avec salle de bain privative
Détails (adresses, remarques, etc.) :
Auberge de jeunesse :
Copenhague Downtown Hostel
Vandkunsten 5, Copenhagen K, 1467,
Danemark
en plein centre, à 2 pas de l'hôtel de ville, à 5 min de la gare ferroviaire auberge sympa offrant tous les services espérés dans ce type d'hébergement : équipe sympa et efficace ; buffet petit déj
TB ; conseils pour visiter ; cuisine à disposition ; buffet gratuit le soir ; visites guidées gratuites ; bar animé ; club en sous-sol ; musique tous les soirs ou presque ; des dortoirs (10 lits maxi) ou des chambres, petites, (double ou triple) avec ou sans sdb. Propre.
Comme souvent en auberge de jeunesse, ne pas oublier les bouchons pour les oreilles, car du bruit.
Bref, une adresse animée et festive.
Coût moyen d'un repas au resto :Pour un repas complet en resto compter au mini 20 euros par personne
En catégorie plutôt : Resto du coin
Si l'hébergement fournit un petit déj. copieux, c'est le meilleur plan. Le midi on peut trouver des plats autour de 10 euros (burger ; sandwich).
Le soir, si l'hébergement met à disposition une cuisine, on peut se faire des petits plats pour pas trop cher, en achetant dans les magasins bio nombreux en ville.
Budget moyen par pers./jour entre 60 et 80 euros
Détails, remarques, précisions :
En fait, il faut continuellement faire attention au budget, car le niveau de vie est beaucoup plus élevé qu'en France.
De nombreux musées sont gratuits.
Pas besoin véritablement d'utiliser des transports pour visiter les quartiers intéressants de Copenhague. Tout est assez proche.
Officielle(s) : danois
Parlée(s) : danois et anglais
Remarques, précisions : tout se gère en anglais.
Vous avez particulièrement aimé les endroits suivants :
Tous les quartiers proches du centre-ville sont intéressants.
< Christianshavn a un charme particulier, entre Amsterdam et les docks.
< Christiana est à découvrir, mais ne pas rester uniquement sur la rue principale, aller autour du lac.
< Nyboder : un coin hors du temps en pleine ville.
Musée des Beaux Arts de Copenhague : très chouette (peinture danoise et nordique)
Musée d'histoire nationale : très complet (collection viking ; histoire du Danemark)
< Christophe Homer (45)
Dimanche 19 juin 2016
10h30 Les plus beaux joyaux d'Amérique du sudFilm d'Alain Brousse (53')
Ce périple en Amérique du sud nous conduira de la ville la plus australe du globe au célèbre site inca du Machu Picchu à travers des paysages les plus grandioses de la planète. De nombreux joyaux seront au rendez-vous de ce fabuleux voyage, le glacier Perito Moreno et le parc Torres del laine, les chutes d’Iguaçu, les très colorées quebradas autour de Salta, le désert d’Atacama et le sud Lipez, le grand Salar d’Uyuni et nous terminerons en beauté cette grande randonnée par l’ascension du Wayna Picchu.
11h30 4 ans autour du monde à la recherche d'idées pour le monde de demainavec Adrien Laporte (40')
Adrien, est parti autour du monde afin d'étudier les différents modèles politico-économiques, et modes de vie favorisant le bonheur tout en respectant la planète. Afin de s'intégrer dans chaque pays et multiplier les rencontres, il a voyagé en stop, dormi chez l'habitant et gagné sa vie en exerçant de nombreux petits boulots.
Il parlera notamment du travail en Australie, du Tibet, du mode de vie des Papous, de la vie de musicien en Amérique du Sud, de son travail comme prof de math au Sénégal...
12h30 Exploration dans les Andes boliviennesFilm d'Henry Bizot (35')
Le film raconte l'expédition réalisée par Henry Bizot , dans la cordillère Quimsa Cruz, une chaîne de montagnes peu visitée des Andes Boliviennes. Au sein d'une vallée très peu explorée, avec Gabriel, un grimpeur argentin, ils ont réalisé les ascensions de deux montagnes (5600m) rarement gravies, par des itinéraires nouveaux.
14h Rêves de mômesRéalisation numérique de Cécile Chapuis (50')
En 2013, nous tournons notre guidon vers l'Afrique de l'Est avec la vague idée de rejoindre la fascinante Éthiopie, la piste se veut libre, avec les hommes. Hansel, 6 ans pédale tandis que Eusebio et Jao rêvent dans la carriole.
15h Sibérie les éleveurs du froidFilm d'Olivier Borot (52')
Durant l’hiver, Claudine et Olivier sont partis de Moscou en Transsibérien, puis grâce à un petit avion, un hélicoptère, et enfin des motoneiges, ils ont atteint un campement d’Evenks au cœur de la Sibérie. Ce peuple de nomades élève des rennes au milieu des forêts de sapins et de bouleaux, près du cercle polaire Arctique.
16h45 Rêveur d'IslandeFilm d'Olivier Lemire (26')
Un étrange marcheur habillé d’un justaucorps noir part à la recherche d’un héros de saga islandaise, « Hrolfr marche à pied », ainsi surnommé parce qu’il était trop grand pour monter à cheval. Pour l’éclairer dans sa quête, il fait lire des extraits de la saga aux Islandais qu’il croise en chemin.
17h15 : Nous ferons le tour de la terreFilm de Jéromine Derigny (67')
Athéna et Indira, jumelles, font le tour du monde avec leur petite sœur Vénus et leurs deux parents. Du haut de leurs douze ans, elles nous racontent leurs découvertes tout au long d’une année de voyage.
18h30 L'invention du voyagedébat animé par Anne Becel avec Tristan Savin, Cedric Gras et Marie-Edith Laval (50')
Au retour de nos périples, comment braver le quotidien, se saisir de chaque instant avec envie, faire de nos vies des voyages, quand bien même ils seraient immobiles ? En compagnie de Cédric Gras, grand arpenteur de l'Extrême-Orient russe, Tristan Savin, féru critique de littérature voyageuse et Marie-Edith Laval, pèlerine sur le chemin de Shikoku au Japon, cette table ronde explorera ce qui fonde l’état de voyage, au plus intime, pour nous permettre de vivre cet état dans notre vie de chaque jour.
< Anne Bécel est géographe spécialisée en tourisme équitable et voyageuse au long cours. Entre deux départs, elle collabore à l’écriture de scénarios télévisés et de guides de voyage, dont Panama (Ulysse, 2012) et Montréal (Gallimard, 2011).
< Cédric Gras est géographe et a dirigé des Alliances françaises en Russie et en Ukraine. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages, notamment Le Coeur et les Confins (Phébus, 2014) et L’Hiver aux trousses (Stock, 2015).
< Marie-Édith Laval enseigne la méditation de pleine conscience aux enfants et aux adolescents. Elle a effectué le pèlerinage des quatre vingt-huit temples sur l’île de Shikoku, au Japon. Elle est l’auteur de Comme une feuille de thé à Shikoku (Le Passeur Éditeur, 2015).
< Tristan Savin, écrivain, grand reporter et chroniqueur littéraire, directeur de la revue Long Cours, Tristan Savin est l’auteur d’une quinzaine d’ouvrages, parmi lesquels Le Goût de Tahiti (Mercure de France, 2014), Esprit des lieux (La Table ronde, 2015), Les Trous du cul du monde (Arthaud, 2016).
Samedi 18 juin 2016
10h 30 Tour de la Méditerranéefilm de Gildes Leprince (30')
Un voyage de 247 jours pour réaliser le tour de la région la plus touristique au monde et étudier les conséquences du tourisme sur notre petite planète et ses habitants.
L'objectif de ce voyage est de comprendre comment utiliser le tourisme de manière la plus adéquate possible pour en faire une véritable arme contre la pauvreté et pour le développement des pays.
11h15 Traversée de la Russie en Transsibérienfilm de Emily Zanier & Sarah Dawalibi (33')
Deux jeunes femmes, Sarah et Emilie traversent la Russie à bord du train mythique le transsibérien, de Moscou jusqu'au lac Baïkal. Vie à bord, rencontres avec les locaux et villes sont au programme de ce film qui suit au plus près nos deux baroudeuses.
12 h Entre deux amériquesfilm de Barbara Réthoré & Julien Chapuis (52')
Pont entre le Nord et le Sud, l’Amérique centrale est l’un des réservoirs de biodiversité les plus riches et menacés de la planète. Du sud du Mexique au Panama, Barbara et Julien ont mené une expédition de 200 jours au plus près de ceux qui agissent pour protéger la nature sur ce territoire.
14 h Deux hommes, un regardFilm de Lilian Vezin et Jean-Pierre Brouillaud (52')
Lilian Vezin et Jean-Pierre Brouillaud ont ce même point commun qu’ils sont tous les deux de grands voyageurs, mais l’un est passionné par l’image via la photographie et la réalisation de film documentaire, l’autre est atteint de cécité depuis son adolescence.
15h15 Expédition Amérique du sudFilm de Geoffroy et Loïc de La Tullaye (52')
Geoffroy et Loïc sont deux frères explorateurs passionnés par ce lien qui unit l’Homme à l’eau. Pour leur cinquième expédition, ils ont décidé de parcourir l’Amérique du Sud, du Brésil à l’extrême Sud chilien en passant par le Pérou et la Bolivie. En cinq mois, de la ville de Sao Paulo assoiffée à la Terre de feu inhabitée, ils ont parcouru plus de 14 000 kilomètres en side-car, motivés par cette question : Notre usage de l’eau témoigne-t-il de notre lien à la nature ?
16h45 Une planète et une civilisationFilm de Gaël Derive (52')
Un Ethiopien, un Kiribatien, un Inuit, un Bangladais. Le point commun entre toutes ces personnes : faire partie de la grande famille humaine. Nous sommes tous de la même nation, de la même civilisation. La rencontre de ces hommes et femmes nous fournit une vue d'ensemble du mode de vie au sein des diverses conditions climatiques que l'on rencontre sur la planète (équatoriale, semi-aride, montagne, mousson, océanique, polaire).
Soirée
18h Le peuple saami face aux bouleversements climatiques avec Remy De Vligier & Delphine Renou (18')
Accompagné du photographe Eric Bouvet, Cyril Abad gagnant du concours Talent Nomade 2015 est parti en Laponie pour rencontrer les Saamis et réaliser son projet photographique. Vivant au dessus du cercle polaire, ce peuple est le premier touché par les grands bouleversements climatiques qui impactent directement son quotidien.
19h Embrasser la terreavec Claude Marthaler (52')
Claude Marthaler, centaure mi-métallique, mi-humain qui a passé presque 16 ans sur un vélo, dont sept d’affilée pour faire le tour du monde! "Mon carburant principal, ce sont les gens! ", affirme ce cyclonaute humaniste qui nous entraîne dans un périple fait de sueur et de bonheur. Alexandre Lachavanne a emboîté le pas - ou plutôt la roue ! - à ce dernier, lors d’un périple en Asie centrale, au Tadjikistan plus précisément.
Le reportage est époustouflant à plus d’un titre. Le réalisateur, sans équipe, s’est transformé en homme-orchestre : une cinquantaine de kilos à trimballer avec parfois des coups de pédale à 4000 mètres d’altitude.
20h30 Les routes de la Foi, de Paris à Lhassaréalisation numérique de Jamel Balhi (60')
Jamel Balhi a remporté le pari fou de relier en courant les grandes villes saintes du monde. En quelque dix-huit mois, cet infatigable marathonien a parcouru près de 18 500 kilomètres du parvis de Notre-Dame de Paris à Lhassa en passant par Lourdes, Rome, Jérusalem, La Mecque et Bénarès.
21 h30 Jusqu'au bout de la terre 80 000 kms en stopavec Marion et Amélie Laurin (30')
2 soeurs, 80 000 kms en stop, 2 ans sur la route pour relier deux extrêmes, la Terre de Feu et l'Alaska.
2 ans d'aventure humaine à travers les Amériques.
Week End raquette à ABM Lyon
Alléchés par la perspective de contempler des paysages enneigés, une vingtaine d' « ABMistes » s'étaient inscrits à cette sortie.
Las ! La neige n'était pas vraiment au rendez-vous (il y en avait encore, mais trop peu pour chausser les raquettes). En revanche, le soleil étant là pour la journée du samedi, nous avons transformé l'option « raquettes » en celle de « chaussures de marche » , ce qui nous a permis dès notre arrivée sur place de partir pour une très jolie balade dans la forêt environnante, avec de magnifiques aperçus, au détour du chemin sur les montagnes enneigées environnantes…
La soirée a été bien entendu l'occasion d'apéros partagés et de rires dans une ambiance très conviviale qui a permis aux nouveaux inscrits de faire connaissance avec les plus anciens...et il semble que le courant se soit bien établi !!
Comme la météo était moins favorable le lendemain, nous en avons profité pour aller visiter deux établissements situés à Vassieux-en-Vercors, non loin de notre gite. L'un assez inédit, intitulé « le petit monde des santons de Provence » a été réalisé à l’initiative de restaurateurs locaux : Ils ont constitué, par goût personnel, une sorte de petit musée rassemblant un milliers de figurines. Plus qu'une « crèche »gigantesque, ce petit musée, que nous recommandons, est une véritable anthologie en miniature des traditions de la vie rurale en Provence au début du 20ème siècle …
L'autre, que nous avons visité l'après-midi, est le Mémorial très connu de Vassieux-en-Vercors, rappelant les combats des fameux « maquis du Vercors « pendant la 2ème guerre mondiale...
En fin de compte, malgré l'absence de la neige, nous avons tous passé un week-end très agréable.
Merci à Sylvie et Bernard pour leur organisation sans faille et merci à tous les participants pour avoir apporté leur bonne humeur !
< Michelle R.
Plus...
Ispahan, la rose de l’Iran
Un riche passé
Largement baignée par les eaux de la Zayandeh Rud que le grand roi sut répartir dans tout l’oasis par un ingénieux système de canaux, Ispahan, la rose de l’Orient et la cité des roses, s’étale dans une vaste cuvette cernée par deux pans de montagnes. Déjà connue au Xe siècle, sous les Bouyides, puis durant les deux siècles suivants sous les Seldjioukides, la ville fut ravagée par les armée mongoles et timourides, jusqu’à ce que Shah Abbas décide de la relever et d’en faire sa capitale, une image du paradis sur terre. Toujours florissante et comptant jusqu’à 600 000 habitants au XVIIe siècle, elle fut ensuite saccagée par les Afghans, puis par les rois Qajars qui lui préférèrent Téhéran.
Un essor donné par le dernier shah
Pour son bonheur, Ispahan enchanta le dernier shah, Reza Pahlavi, qui voulut la relever en en faisant un centre industriel et universitaire comptant aujourd’hui deux millions d’habitants. Peu à peu, ses ruines somptueuses, toutes émaillées de bleu, ont été restaurées, même si bien des jardins ont disparu. Par exemple, Chahar Baq, la principale avenue de la ville, si elle est toujours ombragée de platanes, n’est plus bordée que d’un seul jardin, celui des Rossignols, au lieu des quatre existant jadis. Ce jardin sert d’écrin au pavillon des Huit-Paradis, édifié en 1670 par Shah Suleyman et représentant les huit ciels de la cosmologie persane. Ici, les voûtes découpées de petites niches sont peintes de motifs floraux sur fond d’or, piqués d’éclats de miroirs censés captés l’essence immatérielle de la lumière. A côté, les jardins de l’hôtel Abbassi, un ancien caravansérail très bien rénové, abritent un joli pavillon de thé où prendre un verre le soir.
Au centre de la ville, la mosquée de l’Imam
On visite la vieille ville en s’orientant à partir de la place de l’Imam, vaste quadrilatère flanqué de quatre iwans, grands porches voûtés et de la mosquée du même nom au sud. Edifiée bien sûr sur les ordres de Shah Abbas Ier par le grand architecte Ali Akbar Esfahani, cette mosquée et les iwans forment une immensité de mosaïques déclinant tous les tons de bleu. L’ensemble est presque achevé de restaurer. La mosquée est dédiée au douzième Imam, le Mahdi qui, selon la croyance chi’ite, est entré enfant « en occultation » pour revenir en vainqueur à la fin des temps. L’immense cour à quatre iwans comprend un pavillon central accoté à l’iwan sud, véritable bulbe turquoise flanqué de deux minarets.
De part et d’autres, des médersas ou écoles coraniques symétriques sont également pourvues de cours intérieures. L’immensité de cette cour ponctuée de jets d’eau et de bassins où se mirent les divers monuments, de jardins fleuris offre une sensation d’espace et de liberté. Ses dimensions parfaites, dignes d’un disciple de Pythagore, déclinent à l’infini le nombre douze, celui du Madhi auquel la mosquée est dédiée. Une claustra perce les murs de la salle à coupoles prolongeant l’iwan ouest, formant, lorsque le soleil est à son zénith, cinq portes d’ombres et de lumières, les étapes de l’initiation religieuse, car Shah Abbas Ier était avant tout un monarque mystique suivant une philosophie de la nature basée sur les nombres.
Les féeriques mosaïques des iwans, allant du bleu clair au turquoise et au cobalt, travail le plus abouti sans doute de l’art iranien de la faïence, quand elles sont animées par l’eau et la lumière, deviennent les miroirs reflétant l’existence divine. Elles incarnent la transparence de Dieu, thème de prédilection du soufisme.
Le palais d’Ali Qapu et ses niches acoustiques
Son nom de Porte d’Ali lui vient de sa porte, objet de toutes les vénérations, car issue du mausolée d’Ali à Najaf, en Irak. Ce gendre du Prophète fut en effet le l er imam. Shah Abbas Ier fit bâtir son palais sur les restes d’un ancien pavillon timouride en 1610. Il comporte toujours six niveaux dans les ailes et trois dans le bâtiment central, les volumes s’allégeant au fur et à mesure de leur élévation. Dans la salle du trône aux délicates fresques florales, le shah recevait ses hôtes, assis autour d’un bassin à jets d’eau. Les grandes réceptions se donnaient dans le salon de musique, au troisième niveau central. Les murs sont doublés de panneaux de stuc découpés aux formes des divers plats, flacons et aiguières constituant la collection de porcelaines chinoises du shah, ce qui permettaient une résonance parfaite pour écouter le jeu des musiciens.
Le palais Chehel Sotun et ses fresques délicates
A gauche d’Ali Qapu et niché dans un joli jardin, ce palais, dit des Quarante Colonnes, fut édifié par Shah Abbas II à partir de 1647. Le palais ne possède en réalité que vingt piliers de platane, reflétés et doublés par l’eau d’un bassin, ce chiffre de quarante étant le symbole de l’abondance et de la maturité, Mahomet étant devenu le Prophète à l’âge de quarante ans.
La salle du trône ou talar est surmontée d’un admirable plafond en marqueterie de bois. Au fond d’un iwan à stalactites étincelant d’or et de miroirs, le roi prenait place sur son trône et discutait avec ses courtisans. Dans la salle d’audience, où il recevait les ambassadeurs étrangers tandis que des danseuses réjouissaient ses hôtes en musique, les murs sont couverts de peintures représentant ses exploits guerriers, ceux de son père et de leurs ancêtres avec le réalisme et la précision des miniatures persanes.
L’ambiance du vieux bazar
Tout le lacis de ruelles auxquelles on accède par le portail de Qeyssariyeh datant du XVII è siècle, pourvu d’une horloge commémorant la victoire de Shah Abbas Ier contre les Portugais en 1614. Une allée voûtée longue de 2 km le relie à la mosquée du Vendredi, tandis que le coupe une série d’allées latérales flanquées de mosquées, médersas, caravansérails ou hammams. De grandes cours l’aèrent et sont remplies d’une multitude d’ateliers, la plupart étant dédiés à la confection des tapis, aux dessins des faïences émaillées, au travail des métaux ou à l’exécution de miniatures sur papier ou os de chameau. L’ambiance est bon enfant et le marchandage toujours admis.
La mosquée du Vendredi, la quintessence de l’art iranien
En suivant donc cette longue allée voûtée, on parvient, plus au sud de la ville, à cette fameuse mosquée du Vendredi s’élevant près d’un vaste chantier destiné à l’agrandir. Elle résume elle seule dix siècles d’art sacré iranien. Elle aussi s’organise autour d’une vaste cour pourvue d’un bassin aux ablutions et flanquée de quatre iwans. La foule y est toujours très dense, avec cet étrange mélange de ferveur et de bonne humeur propre aux mosquées iraniennes. Derrière les arcades entourant cette cour se déploient diverses salles de briques de terre cuite couvertes de petites coupoles. On en compte 474, dont pas une n’est semblable !
Le soir au bord de la Zayandeh Rud
Situés au sud de la vieille ville, deux ponts datant du XVII è siècle, Si-o-Seh Pol et Pol-e Khaju, attirent le soir les habitants d’Ispahan. On s’assied sur les berges pour pique-niquer en famille en contemplant le coucher du soleil ou l’on regarde juste la rivière d’où Ispahan la belle tira sa prospérité. Certains chantent au son d’une guitare ou d’un harmonica, le chant est repris en chœur. Quelques hommes esquissent un pas de danse. On se promène gaîment d’une rive à l’autre en dégustant la bière iranienne, sans alcool bien sûr.
Isaure de Saint Pierre (75)
COULEURS DE COLOMBIE
La Colombie est une terre littéraire. Des écrivains nous accompagneront dans ce voyage et nous aideront à découvrir ce pays où la violence existe mais pas que... où les trafics existent mais pas que...
Car depuis plus de dix ans déjà, crimes et poudre blanche ne sont plus les mots qui définissent la Colombie.
Nous découvrirons des paysages à couper le souffle, des villages anciens préservés, des villes où le tourbillon urbain affirme et revendique que l’Amérique est aussi Sud américaine... Bien de nombreux atouts pour séduire un voyageur curieux d’ailleurs !
BOGOTA : VILLE CAPITALE AMERICAINE
A 4000 m d’altitude, le pilote avertit les passagers que l’avion entame la descente. Cliquetis des ceintures, excitation de l’arrivée... 3500 m, tout va bien. 3000 m, on attend toujours. 2640 m, un choc ! Pas violent mais sourd et qui s’accompagne d’un bruit de roulement pneumatique. En fait, ça y est, on est arrivé à Bogota.
Capitale perchée en haut des Andes, Bogota est une des trois capitales les plus hautes du monde et la plus grande ville de Colombie. Elle a enfanté dans ces trente dernières années une zone urbaine tentaculaire de près de sept millions d’habitants.
Peu de temps à Bogota. La température est indéfinissable, un entre-deux de printemps et d’automne.
Juan Gabriel Vasquez écrit dans Le bruit des choses qui tombent : « La petite averse aux gouttes épaisses a bientôt cédé la place à une pluie violente : en quelques secondes, le ciel est devenu aussi sombre et bombé que le ventre d’un âne et avant même que nous ayons eu le temps d’aller nous abriter, nos chemises étaient trempées. »
Centre historique de Bogota, la Candelaria exhibe une belle architecture autour de la place Bolivar. Souvenir d’une époque récente explosive, l’architecture moderne fricote avec le classique. Et Bolivar qui n’a toujours pas retrouvé son épée...
VILLA DE LEYVA ET BARRICHARA : VILLES COLONIALES ESPAGNOLES
Ville espagnole totalement préservée, Villa de Leyva a pour toile de fond des collines arides et pour cœur de ville une place Mayor de plus d’un hectare harmonieuse et flanquée de bâtiments coloniaux ordonnés.
A quelques kilomètres, le monastère de Ecce Homo réserve des surprises... statues de saints privés de leurs atours formant happening !
Sur le chemin du retour, nous traversons un lieu cérémoniel avec un observatoire astronomique et d’autres cailloux aux formes pleines de promesse !
Autre beauté coloniale espagnole, Barichara compte parmi les plus belles de Colombie. Ruelles pavées bordées de maisons traditionnelles, la ville se love dans un site enchanteur.
Epousant le relief montagneux, l’ancien chemin royal indigène nous mène au petit village de Guane.
LA MER DES CARAIBES
Nous arrivons plein Nord sur la mer des Caraïbes avec ses villes colorées et ses paradis perdus.
Quelques kilomètres dans la jungle du parc national naturel de Tayrona
et nous voici arrivés au Chaiama pueblito, village d’indiens constitué de 250 terrasses organisées entre cercle autour d’un espace de rencontre.
La descente nous mène aux plages, image de carte postale et baignade interdite !
Nous sommes sur les terres de Gabriel Garcia Marquez. Il écrit dans Cent ans de solitude : « Bien des années plus tard, face au peloton d'exécution, le colonel Aureliano Bendia devait se rappeler ce lointain après-midi au cours duquel son père l'emmena faire connaissance avec la glace. Macondo était alors un village d'une vingtaine de maisons en glaise et en roseaux, construites au bord d'une rivière dont les eaux diaphanes roulaient sur un lit de pierres polies, blanches, énormes comme des oeufs préhistoriques. »
CARTHAGENE DES INDES : LE NOUVEAU MONDEPremière ville fondée par les espagnols sur le continent sud-américain, Carthagène des Indes fut un des principaux ports de commerce du Nouveau Monde.
Vieille ville fortifiée, château bastion, quartier colonial, extension en gratte-ciel à Bocagrande... Comme horizon, le ciel chauffé à blanc se fond dans la mer des Caraïbes.
Tout est fait pour s’y plaire : l’histoire s’y raconte sur chaque pierre, le soleil s’apprivoise sous des terrasses ombragées, chaque coin de rue est une incitation à flâner. Le centre historique est offert aux piétons et aux calèches.
On retrouve alors avec bonheur Gabriel Garcia Marquez dans l’Amour au temps du choléra :
« Elle (Fermina Daza) ne prêta aucune attention à l’insistance des charlatans qui lui offraient le sirop de l’amour éternel, ni aux suppliques des mendiants couchés sous les porches avec leurs plaies suintantes, ni au faux Indien qui tentait de lui vendre un caïman apprivoisé. Elle se laissa aller à une longue et minutieuse promenade, sans but précis, s’accordant des pauses qui n’avaient d’autre motif que de savourer sans hâte l’esprit des choses. Elle entrait sous chaque porche où il y avait quelque chose à vendre et partout elle trouvait quelque chose qui argumentait son envie de vivre. Elle s’enivra de la senteur de vétiver des étoffes dans les malles, elle s’enveloppa dans des soies imprimées, rit de son propre rire en se voyant déguisée en gitane avec une peineta et un éventail de fleurs peintes, devant le miroir en pied de l’Alambre de oro.
...
Chez le marchand d’épices, pour le pur plaisir de l’odorat, elle froissa des feuilles de sauge et d’origan dans les paumes de ses mains et acheta une poignée de clous de girofle, une autre d’anis étoilé, une de gingembre et une de genièvre, et sortit en riant aux larmes à force d’avoir éternué sous l’effet du piment de Cayenne. »
SAN AUGUSTIN : PARC ARCHEOLOGIQUENous remontons le fleuve Magdalena plein Sud pour arriver à San Augustin. Dans toute la haute vallée, le site archéologique est exceptionnel mais les hommes ont oublié leur histoire précolombienne. Le site archéologique aurait été occupé de – 3300 à + 800 après JC.
Préservées sur des terrains qui pourraient être des « green » les statues, appelées chinas sont vraisemblablement toutes liées à des rites funéraires.
Taillées dans des blocs de tuf, leur taille peut avoisiner les 6 m.
Humain ou animal, l’expression n’est pas toujours aimable. L’attitude est parfois violente. La fascination est intacte.
Un poème de Borges me revient en mémoire :
« Nous voilà devenus l’oubli que nous serons.
La poussière élémentaire qui nous ignore,
qui fut le rouge Adam, qui est maintenant
tous les hommes, et que nous ne verrons.
Nous sommes en tombe les deux dates
du début et du terme. La caisse,
l’obscène corruption et le linceul,
triomphes de la mort et complaintes.
Je ne suis l’insensé qui s’accroche
Au son magique de son nom.
Je pense avec espoir à cet homme
qui ne saura qui je fus ici-bas.
Sous le bleu indifférent du Ciel
cette pensée ma console. »
Entre chaque site, les hommes s’activent dans les vallées escarpées.
POPAYAN : VILLE BLANCHE
Située au cœur de la vallée verdoyante de la Cauca, la blanche Popayan a conservé le charme désuet des villes coloniales. Chaque regard se tourne vers une église à la façade sculptée ou une casa aux balcons de fer forgé abritant une cour carrée fleurie.
SALENTO : VILLE COULEURSalento joue avec les couleurs et elle se veut la plus belle ville de l’Antioquia. Murs blancs et menuiseries de couleurs vives. Toutes les audaces sont permises.
Aux alentours, les plantations de café se visitent.
Dans Un bel morir, Alvaro Mutis écrit que :« Lorsqu'ils parvinrent aux caféiers, il éprouva une nouvelle fois la fascination intacte de cette atmosphère tiède, accueillante et pleine de cette végétation soignée aux tons incomparables, qui semblait choisie exprès pour ses effets de beauté naturelle et ordonnée à la fois ».
Près de Salento et à plus de 2000 m d’altitude dans la Vallée del Cocora, les derniers palmiers à cire se dressent fièrement vers le ciel.
MEDELLIN : LE PRINTEMPS ETERNEL
Medellin est une ville moderne et cosmopolite. Ancienne capitale mondiale de la cocaïne, la ville pleurait ses morts par milliers dans les années 80.
La littérature est fortement marquée par cette époque. Dans un livre écrit en hommage à son père, Hector Abad raconte: « Quelques dix jours après le crime, je dus me rendre à la morgue pour réclamer les vêtements et les objets personnels de mon père. On me les remit dans un sac en plastique et je les emportai à son bureau, sur la carrera Chile. Je défis le tout dans la cour : les vêtements ensanglantés, la chemise tâchée de sang, avec les déchirures des balles, la cravate, les souliers. Du col du veston sauta quelque chose qui rebondit avec force sur le sol. Je regardai bien : c’était une balle. Les juges n’avaient même pas pris la peine de fouiller ses vêtements. Le lendemain, je portai cette balle au tribunal, tout en sachant que cela non plus ne servirait à rien. »
La phrase est plus crue dans « La Vierge des tueurs » de Fernando Vallejo : « ...Dieu est le Diable. Les deux sont un, la thèse et son antithèse. Bien sûr que Dieu existe, partout je trouve des signes de sa méchanceté. Devant le Salón Versalles qui est une cafétéria, il y avait l'autre soir un gamin en train de renifler du sacol, une colle de cordonnier hallucinogène. Et d'hallucination en hallucination elle finit par t'empoisser les poumons jusqu'à te débarrasser de l'agitation et des déboires de cette vie et t'éviter de continuer à respirer le smog. Pour ça le sacol est très bien. Quand j'ai vu le petit humer le flacon je l'ai salué d'un sourire. Ses yeux, terribles, se sont plantés dans les miens, et j'ai vu qu'il me voyait jusqu'à l'âme. Sûr que Dieu existe. »
Au début des années 90, la ville s’offre une renaissance en désenclavant les quartiers défavorisés par un maillage de câbles en complément du réseau métropolitain.
Effacés tueurs, sicaires, Pablo Escobar... En 2000, le maire Sergio Fajardo Valderrama dirige la ville avec comme slogan « De la peur à l’espoir ». Medellin devient alors une métropole prospère. La colombe de la paix retrouve sa silhouette.
Ville mère de Botero, Medellin est une galerie d’art à ciel ouvert. A quelques encablures du centre ville, le peintre muraliste Pedro Nel Gomez a fait quelques adeptes dans le quartier. Non loin, le cimetière San Pedro abrite des pleureuses dont l’émotion est palpable.
< Véronique Gauthier
ABM Nantes
L’Iran, de grands paradoxes
Pour participer à ce séjour, il faut être muni d’une forte motivation en ce temps de crise au Moyen Orient où l’Iran se trouve plus que jamais impliqué.
Il aura fallu vaincre les réticences des familles ou des amis « comment ? tu vas en Iran !... mais c’est très dangereux » ou « mais tu ne nous aimes pas !... » quand il s’agit des enfants à leurs parents ou la vieille mère à qui l’on cache la vraie destination….
Oui, le gap entre les impressions vues de France est si grand que beaucoup se sentaient bien téméraires.
Bien sûr, on est venu voir les vestiges prestigieux de la Grande Perse mais on est aussi très curieux de l’accueil dans ce pays dit « Islamiste ». Avant on disait « musulman » et du temps de Louis XIV, on disait « Mahometan », question de mode et d’opportunité politique.
Ce fut donc la surprise de découvrir un patrimoine historique et architectural entretenu et bien restauré. Etonnés par la compétence et les connaissances des jeunes femmes guides parfaitement francophones sur les sites visités.
Ce qui frappe dès l’arrivée, c’est l’impression d’un développement rapide et important : autoroutes, villes encombrées de voitures, installation industrielles et centrales de production d’énergie ainsi que de très nombreuses liaisons aériennes entre les villes du territoire. Et d’apprendre que le territoire serait maillé de fibre optique.
Le grand étonnement de ce séjour fut cette population spontanément très accueillante. On ne s’attendrait pas à ces remarques de sympathie, aux demandes de photos partagées, aux conversations passionnées et questionnements variés durant tout le séjour.Etonnement donc de l’accueil dans les familles, qu’il s’agisse de nomades, de citadins de condition moyenne et de personnalités du milieu médical à Ispahan. Variétés de réceptions qui ont été l’objet d’échanges permettant de mieux comprendre la vie quotidienne. D’autant plus étonnés que nous étions nombreux !...Etonnés surtout de remarquer les manifestations de la Foi populaire. Contrairement à ce que l’on imaginait, ce ne sont pas dans les mosquées qu’elle semble s’exprimer mais dans les Mausolées. Dans le moindre petit village visité (Abiané) le tombeau d’un Saint est l’objet de visites.
On y vient pour solliciter son intercession concernant des difficultés personnelles ou familiales, obtenir une guérison ou réussir un examen !...
Ce qui expliquerait pourquoi les rares appels à la prière entendus dans ce voyage semblent ne pas concerner la population. Contrairement à certains pays musulmans, on ne voit personne se précipiter à la Mosquée.
Bien que les Mollah rarement vus en dehors de la ville de Qom, certains du groupe ont été invités par 2 fois à discuter. Bien sûr les réponses aux questionnements étaient sans surprise sur le rôle politique que jouaient les Religieux.
Sur ce terrain de la religion, la population Iranienne semble très marquée par le Zoroastrisme. La principale fête nationale est Nourouz, l’arrivée du Printemps et le 1er jour de l’année iranienne. Notre guide rencontré dans la cité de Yazd, en quelque sorte la capitale du Zoroastrisme fut très apprécié pour comprendre cette marque séculaire.
Surpris aussi de rencontrer dans les grandes villes des femmes particulièrement élégantes, une jeunesse féminine très visible qui a su adapter les exigences officielles en mode. Vêtements colorés, ajustés et moulants, maquillages provoquants, la tête couverte d’un foulard laissant le plus souvent apparaître une chevelure abondante, parfois même colorée d’une mèche blonde. Un grand nombre par coquetterie se sont fait refaire un nez jugé trop proéminant !...
Ainsi par ce séjour aux observations variées et inattendues, on aura constaté que le régime doit avoir de plus en plus de mal à gérer la contradiction entre une forme de pouvoir religieux et le développement d’une société moderne, fortement et très rapidement urbanisée et une jeunesse tournée vers l’Occident.
Cette jeunesse très instruite et nombreuse n’est pas sans provoquer de fortes tensions dans un pays aux traditions encore très prégnantes.
Ce séjour aura suscité bien des interrogations et il aidera à comprendre comment cette Perse renaissante peu causer un problème d’Hégémonie régionale.
Comme certains ont dit : « il faut visiter ce pays parce que c’est un pays attachant avec une population très accueillante ».
< Michel Percot (30)
Journée du voyage et de l'aventure
Après avoir quitté Antoine, nous avons enfourché la petite reine avec Cécile, Grégory et leurs trois enfants sur les routes d'Afrique. Inconscience ou innocence ? Leurs pédaliers les ont conduits jusqu'à des contrées peu cotées à l'argus du Ministère des Affaires Etrangères : Soudan, Ethiopie, Mozambique, d'où ils ont fini expulsés. Ils vivent d'une "frugalité heureuse" avec une seule devise : "faisons ce qu'on a dans la tête car après, on va l'avoir dans le cul".
Impossible en un court paragraphe de conter toutes les aventures qui ont suivi, du grand Nord au Sénégal, de la galette des rois à Lassa avec Gérard et sa bande, et enfin, retour en Afrique avec Claire l'artiste, sur les traces de la débrouille : "un pas de côté et le reste suivra". Grand cru d'aventure en ce mois de janvier 2016. Merci ABM.
< Patricia Gotlib












