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mardi, 24 mars 2015 16:23

ABM Lille au cap Griz-Nez

Marée du Siècle : récit de la première randonnée d’ABM Lille au Cap Gris Nez


Cap Gris Nez - Dimanche 22 mars
Quelle joie, le printemps arrive ! Ce weekend n’est vraiment pas ordinaire. L’actualité est riche en événements. Les bourgeons s’éveillent, une éclipse solaire apparait, des aurores boréales surgissent et une marée du siècle déferle sur la France. De quoi perdre la tête !

Avec un coefficient de grande marée affiché à 119, difficile de ne pas succomber à l’appel du grand large ! Les locaux et touristes affluent vers la baie du Mont St Michel ou vers la digue du Sillon à Saint Malo. Là-bas, le spectacle s’annonce impressionnant. Chez nous, sur la Côte d’Opale, le site des Deux Caps est notre petit trésor, notre « bon spot » à nous. Classé Grand Site de France depuis 2011, il est réputé pour son nez blanc et son nez gris, ses grandes falaises, son coteau calcaire, ses huit villages et son circuit de grande randonnée : le GR120. Par beau temps, nous pouvons observer les côtes anglaises et profiter des activités nautiques ou d’une bonne crêpe, suivant les envies !

C’est donc sur ce beau territoire, au cœur du parc naturel régional des caps et marais d’opale, qu’à lieu la première randonnée d’ABM Lille. 14 adhérents et sympathisants se sont donnés rendez-vous au phare du Cap Gris Nez, dans la commune d’Audinghen. 11h sonne lorsque les premières voitures arrivent. Nous nous saluons, mettons des visages sur les noms et faisons connaissance, la communauté étant très récente. Certains se sont rencontrés ce matin-même dans le Nord, à Lille, et ont décidé de venir en covoiturage. D’autres comme moi, viennent du Pas-de-Calais. Les histoires croisées sont une fois de plus intéressantes : il y a Catherine, d’un côté, qui connait ABM depuis 8 ans et Christine, de l’autre, qui connait ABM depuis… hier, grâce bouche-à-oreille !

Avec sourire et vaillance, nous partons affronter le vent de la côte. Le GR120 est très bien balisé. Nous souhaitons l’emprunter sur un tronçon de 10 km. Depuis le Cap Gris Nez, la façade maritime est façonnée de pointes et de crans offrant de très beaux points de vue. Nous longeons les falaises et traversons le cran des sillers, la pointe du riden, le cran aux œufs, le cran poulet, la pointe camberlin, la pointe du poissonnet, le cran mademoiselle et arrivons enfin au cran du noirda, dans le village de pêcheur d’Audresselles. Si les vagues ne sont pas à la hauteur espérée, l’air est tout de même agréable et la lumière intéressante. Les rayons du soleil perce à travers les nuages et se reflètent à l’horizon. Ce temps fait le bonheur des photographes amateurs que nous sommes.

Direction la plage du Noirda, aux abords d’Audresselles, pour la pause déjeuner. Alors que nous reprenons des forces et discutons voyages avec nos voisins de galets, le pique-nique est soudainement interrompu par un visiteur inattendu… Entre deux petites vagues, nous venons d’apercevoir un phoque ! Frédéric, très réactif, sort son appareil photo tandis que Florence entre en grande communication animalière ! Notre phoque du jour s’appellera Marcel ! Cette nouvelle mascotte attendrissante nous observe, disparait puis réapparait au rythme de la marée.

Le vent s’est levé et l’appel du café se fait sentir. Nous visitons le petit village de pêcheurs et tentons de trouver une terrasse disponible. En ce dimanche très touristique, les restaurateurs sont débordés ! Mais la chance est de notre côté. Le restaurant « le p’tit bonheur » nous accueille et met à notre disposition une grande tablée. Nous sommes sauvés, la caféine va pouvoir couler, pour notre plus grand bonheur ;-) ! Nous divisons notre groupe en deux : les petits et les grands (cafés !). Nous profitons ensemble d’un moment bien convivial.

Après cette pause méritée, la marche reprend son cours le long de la côte. Les petits groupes se forment et les discussions vont bon train. Le tronçon du retour est aussi agréable que celui de l’aller, malgré le vent de face, cette fois un peu plus frais. La journée au grand air se clôture vers 16h, au pied du phare. Tout le monde semble satisfait (et/ou fatigué !). Nous nous quittons sur une envie commune : continuer ce genre de rencontres. Avant de partir, nous jetons quelques bouteilles à la mer : et si nous allions un jour randonner en baie de somme ? Pouvons-nous envisager une soirée projection sur l’Afrique et une autre sur l’Australie ? Serait-il possible d’organiser un atelier écriture ? Nous verrons d’ici peu quelle bouteille atteindra en premier le port d’ABM Lille…

Un grand merci à tous les participants, et à bientôt.

Laëtitia Lamarcq – Correspondante ABM en Nord Pas-de-Calais et Picardie

Notre balade en photos sur le site des deux caps : https://flic.kr/s/aHsk9sP3Ls
Mail :
Facebook : https://www.facebook.com/abmlille/

mardi, 17 mars 2015 13:29

Les petits voyageurs

Fred et Alice ainsi que leurs deux enfants : Esteban - 4 ans - et Ruben - 22 mois sont partis pour un voyage sac à dos pour 18 mois à travers l'Amérique du Sud et Centrale et l'Asie du Sud-Est.

Mode de transport: bus, avion, vélo, couchsurfing, dos d'âne… tout ce qui se présente à eux!

Leur itinéraire passe par le Brésil, l'Argentine, le Chili, le Pérou, la Bolivie, l'Equateur, la Colombie, le Panama, et le Costa Rica puis ils filent vers le Sri Lanka, l'Inde, le Viet Nam, le Laos, le Cambodge, la Thaïlande, le Sud de la Chine et la Malaisie.

Suivre leurs aventures
lundi, 16 mars 2015 10:45

Les semi-nomades dans les Jailoo (Khirghizie)

PASSAGE DE LA FRONTIERE

Ce samedi 02 Août 2014, en provenance du KAZAKHSTAN, nous envisageons de franchir la frontière pour nous rendre au KIRGHIZSTAN.
Un petit poste frontière, situé à l’extrême nord-est du pays d’accueil en permet l’accès.
Depuis KEGEN, situé à 27 km, une route défoncée difficilement praticable y conduit. Les transports publics sont inexistants. Un fermier ayant, comme à l’accoutumée, livré son lait à la bourgade, accepte de nous prendre à bord de sa veille « LADA », dont l’état nous fait douter d’une arrivée sans encombre à destination.
La vieille « Guimbarde » semble se moquer de cette situation et nous dépose à la hauteur de la ferme, soit à environ 1 km du poste frontière.

Après avoir ajusté nos sacs à dos, sacs à dos contenant le nécessaire permettant de séjourner en autonomie sur les hauts plateaux du KIRGHIZSTAN, nous nous dirigeons vers la frontière.

Les autorités présentes à la sortie du KAZAKHSTAN, surprises de voir se présenter ainsi un couple de vieux bourlingueurs, nous dévisagent d’un air interrogateur, voire même quelque peu suspicieux. Il est vrai que maintenant peu de voyageurs circulent dans ces conditions.

On s’interroge. On observe nos documents avec précision. On nous jette de temps à autre un regard appuyé, curieux. On nous prend en photo. On fouille nos sacs à dos avec minutie. Tout est en règle. Autorisation nous est enfin donnée de poursuivre notre progression.
Arrivés au poste frontière du KIRGHIZSTAN, le même scénario se reproduit. On a droit à nouveau à la fouille de nos sacs à dos !

Quelques questions nous étonnent : « un véhicule vous attend-il après la frontière ? ». La réponse est bien évidemment « non » - « 12 km de route complètement défoncée sont à parcourir, il n’y a pas de moyen de transport public et avec vos sacs sur le dos… ».

L’œil interrogateur, les autorités consentent à nous laisser pénétrer sur le territoire du KIRGHIZSTAN.

Leur regard ne se détachera de nous qu’après que nous n’ayons parcouru quelques dizaines de mètres.

D’un pas décidé, sous un soleil de plomb, nous avalons les km. Il se vérifie que la tâche n’est pas aisée, ceci, jusqu’à ce que un véhicule 4X4 s’arrête à notre hauteur. Ce sont de jeunes russes qui, aussi étonnés que les douaniers, nous proposent de monter à bord.

La partie de la route défoncée franchie, il nous sera par la suite très facile de rejoindre la ville de KARAKOL située à 70 km plus loin.

< LE MARCHE AUX ANIMAUX DE KARAKOL

Incomparable marché aux animaux d’Asie centrale !

L’un des plus spectaculaires après celui de KACHGAR en CHINE.

Arrivés sur place on se retrouve face à un désordre indescriptible. Les animaux s’entassent pêle-mêle à perte de vue. On ne sait où poser les pieds, où passer, alors que pour les kirghiz tout est parfaitement ordonné, rangé, sans problème apparent, où ils retrouvent sans difficulté, l’ustensile nécessaire à la poursuite de leurs activités. Pour eux, nous sommes des gens empruntés, qui ne comprennent rien à rien.

Les animaux sont entassés dans de vieux camions, de vieilles « LADA », des remorques, tirés au bout d’une corde, attachés à un pieu, aux barreaux d’une vieille « Guimbarde », à une barre de fer, etc… Ici et là, d’immenses taureaux solidement attachés essayent d’en découdre avec leurs voisins, mais la corde tient bon. Nous sommes face à un « capharnaüm » difficilement imaginable.

Les acheteurs tâtent le flanc des animaux qui, rapidement changent de propriétaires et sont entassés à nouveau dans d’autres « LADA », d’autres camionnettes, d’autres remorques en bêlant furieusement. Les chevaux, après ruades et distributions généreuses de coups de sabots, les vaches de coups de cornes sont saisis par les pattes, la queue, l’arrière-train par 7 ou 8 hommes qui les hissent dans différents véhicules. Les animaux beuglant, hennissant se retrouvent complètement abasourdis sur le plateau des moyens de transport. Ce sont des manœuvres qui se répètent dix fois, cent fois ! Spectacle ahurissant !

A la suite de quoi, les uns après les autres, les véhicules chargés à bloc, tant pis pour les animaux, toujours ordonnés à la manière kirghiz, quittent le marché.




kirghi2

Toujours en quête d’insolite, nous décidons de nous enfoncer au cœur des grands espaces, sur les pentes de collines ondulantes se situant entre 2500 et 3000 mètres d’altitude, jouxtant les contreforts de la chaîne de montagnes des TIAN SHAN.

A cette altitude se déploient de luxuriants pâturages appelés « Jailoo » où des bergers, semi-nomades, passent l’été avec leurs troupeaux.

A l’extrême est du pays, la vallée de Karkara, pas très loin de la CHINE et longeant le KAZAKHSTAN, assure la solitude au voyageur. C’est vers cette vallée que nous conduisent nos chevaux.

Nous nous déplaçons dans un paysage de vastes collines steppiques se déroulant à perte de vue. Nous côtoyons des yourtes. Nous rencontrons des chèvres, des moutons, des vaches, des yacks et bien sûr des chevaux. Les nôtres sont plutôt capricieux, difficiles à conduire. A la moindre inattention les coups de sabots pleuvent et les ruades ponctuent notre cheminement.

 Après 2 jours passés au gré de formations géologiques étagées, nous pénétrons dans la vallée de Karkara.

L’hospitalité légendaire des bergers nomadisant continuant d’effectuer la transhumance annuelle n’est pas un vain mot. Au cours de notre progression, passant devant les yourtes ponctuant le paysage, chaque famille invite les voyageurs que nous sommes à boire le koumis, lait de jument fermenté.

En milieu d’après-midi nous évoluons à près de 2500 mètres d’altitude et décidons d’établir notre campement pour quelques jours auprès d’une grosse yourte totalement isolée. Un immense troupeau de moutons, de vaches, de chevaux gravitent sur les pentes environnantes. Ces animaux appartiennent à nos hôtes. Nous avons installé notre toile de tente à proximité, mais la famille d’accueil, composée d’un couple et de 2 jeunes garçons, insiste avec vigueur pour que nous passions nos nuits à l’intérieur de la yourte. Nous obtempérons.

 Après la distribution de cadeaux transportés jusqu’ici afin de satisfaire au bon usage, à savoir : thé, miel, riz, pain, etc… un grignotage en guise de bienvenue nous est offert.

Après les civilités d’usage, il nous est proposé de partir à dos de cheval derrière la crête immédiate de la colline faisant face au campement. Le spectacle naturel qui nous est offert est envoûtant. Les paysages vertigineux sont d’une beauté saisissante. A perte de vue, les collines s’évanouissent au loin sur les contreforts des TIAN SHAN. Au pied de l’une d’elles une trentaine de juments, paissent au creux de la vallée sous la surveillance d’un jeune homme demeurant sur place, ceci afin de les traire à intervalles réguliers. Après la traite le lait subit un mélange permettant l’obtention du fameux koumis devenu boisson nationale.

Nous enfourchons à nouveau nos montures, remontons sur la crête d’une colline dominante et c’est alors que nous découvrons au loin, la steppe immense du KAZAKHSTAN, ondulant à perte de vue, se confondant à l’infini avec le ciel.

A la fin de la journée, à la nuit tombante, nous rejoignons la yourte pour y passer la nuit.

En matière d’habitation nomade aucune civilisation n’a jamais inventé mieux que la yourte. Elle offre un gîte idéal, spacieux, chaud en hiver, frais en été ceci étant le résultat obtenu par le feutre constituant sa carapace, les nomades utilisant les matières premières fournies par leur propre troupeau. Elle se monte, se démonte aisément et se transporte facilement par le troupeau lui-même.

Le lendemain, ainsi que les jours qui suivront, nous visiterons à dos de cheval l’immense vallée de Karkara. Notre hôte nous propose de nous faire découvrir les endroits qu’il ne faut rater sous aucun prétexte. Un soir, il nous conduit à l’entrée de la vallée de Karkara, en quelque sorte un retour sur nos pas. Juste au pied, à l’enchevêtrement des collines, là où commence cette immensité plate, se love dans un écrin de verdure un petit village kirghiz. Nous assistons à un spectacle que nul voyageur ne devrait manquer en venant au KIRGHIZSTAN.

Des milliers d’animaux de toutes sortes dévalent les collines de velours afin de rejoindre le village et ses environs. Il y en a partout, dessus, dessous, devant, derrière, sur les côtés, sur tous les flancs des pâturages, mais aussi à perte de vue sur l’immensité plate. Ils sont rassemblés ici car c’est ici, dans un gigantesque nuage de poussière, que s’effectue la traite du soir.

Nous avons sous les yeux une animalerie dont il est impossible de définir les contours, contenue par des kirghiz installés sur des chevaux qui rétablissent le bon ordre à la moindre incartade.

Sans nous en rendre compte nous venons de changer de planète !

Ce spectacle de troupeaux, qui vont, qui viennent, qui passent et repassent en bêlant, en beuglant, en hennissant durera jusqu’à la tombée de la nuit, jusqu’à ce qu’ils se diluent lentement derrière les collines ondulantes des « Jailoo ».

« JAILOO » A PLUS DE 3000 METRES

Une semaine s’étant écoulée dans ce cadre enchanteur nous souhaitons pénétrer plus profondément dans les alpages. L’entrée de la vallée elle-même étant contrôlée par des militaires auxquels il faut montrer « patte blanche » nous est interdite.
En l’absence des documents nécessaires notre hôte, arguant qu’il n’y a jamais de contrôle plus loin, nous conduit en contournant un groupe de collines.

Il nous recommande à l’un de ses amis qui très volontiers prendra soin de nous.

Désormais, les « Jailoo » que nous foulons du pied se situent à plus de 3000 mètres d’altitude.

L’air et le ciel sont couleur azur. Le jour, la température demeure assez fraîche, il gèle la nuit. Nous nous sommes rapprochés des cimes enneigées des TIAN SHAN, barre frontalière avec la CHINE.

Nous avons sous les yeux le même spectacle inoubliable que la semaine précédente sauf que l’altitude lui confère encore plus de noblesse.

Le regard rencontre toujours et encore des troupeaux d’animaux de toutes sortes, cependant moins nombreux, conduits par des hommes à cheval. Ils vont s’abreuver dans les eaux bleu turquoise d’un petit lac de montagne facilitant ainsi leur présence à cette altitude.

Quelques yourtes sont dressées sur le pourtour du plan d’eau. A notre grande surprise, nous y côtoyons un troupeau d’une vingtaine de yacks tout noir.

Parcourant le secteur à cheval il n’est pas rare de rencontrer un animal mort qui sera, nous dit-on, dévoré par les rapaces et les loups.

FIN DE LA TRANSHUMANCE

Nous sommes à la fin du mois d’Août et déjà un soleil plus timide alterne avec les giboulées. De réelles tempêtes de neige sont assénées par des vents violents. Il se confirme qu’une autre phase de la transhumance débute. Dans le but de redescendre dans la vallée, certaines familles démontent déjà les enclos et réunissent les troupeaux. Dans la même démarche, nos hôtes décident de rejoindre le campement dans lequel nous avions précédemment séjourné.

D’abord, nous traversons ce qui s’apparente à des paysages de montagnes.

Ensuite, on s’introduit dans un labyrinthe où un soleil de fin de journée inonde les deux flancs de la montagne qui se sont transformés en d’immenses mamelons veloutés aux couleurs mordorées. Il s’y crée des jeux d’ombre, mettant en relief des dentelles soyeuses et veloutées dévalant la pente par vagues étagées, terminant leur course folle au fond de la vallée en gigantesques coulées mordorées.

Spectacle grandi



kirghi3

Parvenus au fond de la vallée nous assistons à une des premières chasses à l’aigle de la saison.

Elégamment vêtu, les fauconniers se déplacent à cheval, aigle sur l’avant bras droit. L’attitude se veut cérémonieuse. Il est à préciser que ce genre de chasse est réservée à l’élite nomade.

« un fauconnier est toujours issu d’un clan noble » nous dit-on.

Quelques personnes à cheval parcourent le flanc de la colline toute proche quand, soudainement, un fauconnier décapuchonne son aigle qui immédiatement prend son envol et se dirige d’une rapidité fulgurante au pied de la colline. « Il a capturé un lapin », nous dit-on.

Il reste immobile sur sa proie, les ailes écartées et cède l’animal à son maître lorsque celui-ci arrive au galop et s’agenouille auprès de lui.

CONCLUSION

Cet épisode va clore notre séjour dans les « Jailoo » du KIRGHIZSTAN, pays profondément ancré dans ses traditions.

Ses vallées alpines, ses « Jailoo » veloutés, ses sommets perpétuellement enneigés ont valu à la petite république du KIRGHIZSTAN le surnom de « Suisse de l’Asie centrale ».

Mais les similitudes s’effacent devant les chasses à l’aigle, les yourtes, les nomades…

< MAURICE THINEY

MEMBRE :
- DE LA SOCIETE DES EXPLORATEURS FRANÇAIS
- DE LA GUILDE EUROPEENNE DU RAID
- DU CLUB INTERNATIONAL DES GRANDS VOYAGEURS
- D'AVENTURE DU BOUT DU MONDE
- DE L'ORGANISATION MONDIALE DE LA PRESSE PERIODIQUE


mercredi, 11 mars 2015 15:22

Affluence à ABM Montpellier

Ce fut encore une belle soirée à ABM Montpellier , 

Nous avions le plaisir de recevoir Marie-Andrée et Jacques Sendral qui nous ont emmenés avec eux dans leur dernier périple au Tibet ,dans la région des Kampas .

mardi, 10 mars 2015 10:36

Hors des sentiers battus vient de sortir !

ABM vient de publier "Hors des sentiers battus, découvrir le monde autrement" .

210 pages couleurs, format 15x21 cm , en vente au tarif de 19.50 € franco de port.

pdfTéléchargez le dossier de presse

Nicolas Breton a réalisé un tour du monde hors des sentiers battus. Il a décidé de sortir des normes et des conventions du tourisme classique pour expérimenter d’autres façons de voyager. Il nous raconte avec humour et passion le récit de ses aventures et nous livre des informations pratiques et des clefs pour vivre des expériences similaires.

< Grimpez sur son sac à dos et partez pour un voyage hors du commun :

-       Devenez acteur et figurant à Bollywood,

-       Logez chez l’habitant,

-       Partez dans la savane au Zimbabwe,

-       Traversez l’Argentine en auto-stop,

-       Effectuez un volontariat au sein d’une communauté indigène en Amazonie,

-       Faites un voyage chamanique avec l’ayahuasca, plante médicinale hallucinogène,

-       Travaillez en échange du gîte et du couvert en Colombie,

-       Naviguez sur le fleuve Amazone…

A la fin de l’ouvrage, de nombreux conseils, des idées et des méthodes originales pour voyager de façon alternative vous sont proposés. Vous ne trouverez pas d’informations pratiques classiques, mais des pistes pour se loger et se déplacer différemment, pour découvrir des lieux non touristiques, tester des expériences distinctes de ce que vivent la plupart des touristes, partager le quotidien des locaux, voyager à la rencontre de soi-même, faire du Wwoofing et du Couchsurfing...

Une incroyable aventure emplie de péripéties, d’anecdotes insolites, d’enseignements, d’astuces et de conseils pour voyager autrement. De Bollywood jusqu’au cœur de l’Amazonie, partons autour du monde et redécouvrons ensemble le voyage.

< Acheter en ligne




lundi, 09 mars 2015 10:29

Soutenez le festival

< Soutenez ABM en participant au financement participatif de la 8e édition du Festival Partir Autrement 2015 !

Cette année, et pour la première fois depuis sa création, le Festival Partir Autrement aura lieu au Monfort Théâtre, dans le 15e arrondissement à Paris. Le samedi 25 et le dimanche 26 Avril, venez découvrir une vingtaine de projections, prendre part à des débats et écouter les conférences d’intervenants ayant voyagé aux quatre coins du monde.

Cette 8e édition est un peu particulière…

En effet, cette année nous avons besoin de votre aide pour la tenue de l’édition ! Pour continuer à vous accueillir dans des conditions optimales, et pour vous offrir la meilleure qualité de projection, nous devons réunir 2500€.

Nous lançons donc dès aujourd’hui un projet sur le site de financement participatif KissKissBankBank. Le financement participatif marche sur le principe du tout ou rien : il est possible de dépasser la somme demandée, mais impossible de recevoir moins. C’est pourquoi votre aide est essentielle dès maintenant !

Pour vous remercier de votre soutien, nous avons préparé des cadeaux en lien avec le festival et ABM, pour que vous ayez un souvenir physique des moments d’échanges et de découvertes que vous fait vivre ABM !

Nous avons pensé à des contreparties qui pourraient convenir à tous les budgets : vous pourrez ainsi recevoir des stickers, l’affiche du festival, des badges ou encore des magnets aux couleurs du festival ! Vous pouvez également choisir des Pass pour le festival, ou rencontrer en exclusivité un des aventuriers présent pendant le festival !

Venez découvrir le projet plus en détail sur le site : http://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/8e-edition-du-festival-partir-autrement

N’hésitez pas à parler du projet de financement participatif de la 8e édition du Festival Partir Autrement à votre entourage, votre famille, vos amis, vos collègues, vos voisins !

Merci de votre soutien !

mardi, 03 mars 2015 14:20

Création d'ABM Lille

Vendredi 20 février, 18h. Nous sommes au Zango, le restaurant du voyage lillois.

Treize personnes se rencontrent pour la première fois. Ce groupe semble pour le moins éclectique : il balaye tous les styles et tous les âges. Qu’avons-nous donc en commun ? Et bien nous sommes ch’tis, nous connaissons ABM (de près ou de loin) et nous aimons par-dessus tout voyager.

Entourés de quelques magazines Globe-Trotters, d’un guide Partir autour du monde, d’une armée de post-it et d’une bière blonde, l’apéro commence. Nous parlons philosophie et activités ABM, évoquons les origines de l’antenne en région puis découvrons les histoires étonnantes des uns et des autres.

Il y a tout d’abord Yane et Christine, qui fêteront leur retraite en Indonésie, puis autour du monde, si elles s’entendent bien ! Il y a Elodie, une jeune voyageuse à l’esprit libre, qui revient d’un long voyage en Amérique du Nord et au Mexique. Il y a notre motard Frédéric, passionné par l’Europe et les pays baltes, en partance pour la Roumanie. Il y a un drôle de Gnou nommé Stéphane, revenu d’un tour du monde en famille, intrigué par les voyages innovants, grand curieux de tous les récits. Il y a Yannick et Laëtitia, nos humbles voyageurs à vélo, qui viennent de traverser le Canada, courageusement avec leurs sacoches. Il y a une famille, Hugo, Aurélie et leurs trois enfants, qui partiront avec leurs sacs sur le dos, direction l’Asie ! Il y a aussi Florence, l’amoureuse du Népal et du Tibet, qui aime beaucoup la photo… mais un peu moins les chinois ! Il y a notre libraire Jean-Luc, le voyageur sans appareil photo, qui voudrait comprendre tous les étranges pays en -Stan. Et puis il y a moi, l’autre Laëtitia, l’impatriée du Canada, l’éternelle accro du Grand Nord et du froid.

Ensemble, nous allons lancer, élargir et faire vivre une communauté de voyageurs ! Alors, oui, c’est bien beau tout ça… Mais comment fait-on ?! Dans un premier temps : trêve de longs discours ! Nous mettrons de côté l’aspect philosophique des choses (« parler ne fait pas cuire le riz ») et prendrons directement le taureau par les cornes.

>> Que voulons-nous écouter, qu’avons-nous envie de faire et de dire, comment s’y prendre?

L’organisation des soirées-projections :
C’est le créneau de chaque antenne. L’essence même des actions en région. Cela dit, nous devons nous l’approprier, et l’organiser à notre sauce. Jean-Luc propose de sortir de la soirée projection « plan-plan » axée sur une seule thématique. Il propose de diviser les soirées en deux : une première partie sur un thème générique (retour d’expériences et débats autour de sujets généraux) et une deuxième partie consacrée à une « destination ».

Tout le monde semble d’accord avec l’idée lumineuse de Jean-Luc. Hop ! Adjugée vendue ! Viens le moment délicat des intervenants, du temps de parole, de la durée des soirées, du lieu, du coût, des thèmes à proprement dit… Le débat est un peu moins évident mais nous validons des grandes idées :
- Plusieurs intervenants / co-animateurs et non un seul (pour favoriser la dynamique à plusieurs voix, éviter les risques d’endormissement !)
- Les amateurs sont à l’honneur et non les grands conférenciers. Le rendu sera peut-être plus « imparfait » mais viendra de nous ! L’animation à plusieurs voix permettra aux plus timides de sauter le pas. L’organisation est cela dit plus compliquée à plusieurs que seul (il est plus facile de dérouler son diaporama ou son film sans faire de ponts entre plusieurs histoires)
- Les soirées seront bimestrielles, 1h30 / 2h maximum, pour le moment au Zango (par facilité) mais il n’est pas exclu de changer de salle (notamment si les actions prennent de l’ampleur, il faudrait considérer un lieu plus adapté tel le cinéma l’Univers)
- Thèmes génériques retenus : voyager en vélo/à moto ; préparer un TDM ; l’équipement pour un voyage au long cours ; sacs ou valises ? ; le Working Holiday Visa ; voyager seul ; voyager en famille/avec des enfants ; la photo en voyage ; valoriser un voyage ; la santé
- Destinations à l’honneur en 2015/2016 : le Canada et l’Alaska ; l’Australie ; l’Amérique du Sud ; Du Cap Horn à l’Antarctique ; l’Indonésie ; l’Asie du Sud-Est ; les pays en –Stan
- Autres envies / demandes tous azimuts : Cuba ; le Japon en solo ; l’Europe ; les déserts ; le Pérou ; la Papouasie ; l’Inde ; travailler (mais pas beaucoup) pendant un tour du monde ( !) ; écouter des voyages innovants/expériences originales ; les voyages par la mer

Les autres sorties et l’entraide ABM :
< Entraide : prévoir la création d’un « annuaire » en région, facilement actualisable. L’objectif est d’avoir les contacts mail des uns et des autres (aucune obligation) avec leurs destinations ou attentes dans le but d’encourager des échanges plus individuels (exemple de la famille qui prévoit un TDM ou un voyage en Asie et qui voudrait contacter une autre famille avec le même projet ou l’ayant déjà réalisé). Cela fonctionnerait aussi pour les demandes particulières de type « recherche compagnons de voyage » (exemple d’Isabelle qui voudrait trouver une compagne pour partir en Inde)
< Journée de randonnée / Weekend hors-les-murs / Sorties photos
< Covoiturage lors des festivals à Paris et des rencontres nationales
< Organisation d’un festival régional en fin d’année ou début 2016 à la gare St So (Lille) avec si possible une ou plusieurs « têtes d’affiche »

Laëtitia Lamarcq, correspondante ABM Lille (Région Nord) Tél : 07 63 42 17 77 Nouveau mail : Page Facebook : ABM Lille

A vos agendas (ça se concrétise doucement !) Samedi 21 mars 2015 Première sortie rando : observation de « la marée du siècle » à Ambleteuse/Audresselles, sortie photos et petite rando au cap gris-nez pour fêter le printemps Deuxième quinzaine d’avril Première soirée projection au Zango. Destination Canada, à vélo, à pied, en van ou en canot. Le thème générique en première partie : roulettes ou sac à dos ?! (retours d’expériences et débats sur l’équipement). Date à fixer, plusieurs intervenants déjà pressentis. Weekend du 25-26 avril 2015 Covoiturage festival Partir Autrement à Paris Juin 2015 Deuxième soirée projection
Sur ces notes calendaires et ces post-it, l’apéro se termine. ABM Lille est officiellement lancé ! Un grand MERCI à tous pour votre participation, votre bonne humeur et toutes vos belles idées
jeudi, 12 février 2015 09:17

Voyage à Séoul

< Quand y aller :
Les meilleures périodes de l’année pour séjourner à Séoul sont au cours de l’automne, quand les chaleurs estivales commencent à s’adoucir, que l’air est sec et que les arbres sont tout entiers recouverts de leur feuillage multicolore (généralement au mois d’Octobre); et au cours du printemps, quand les températures redeviennent clémentes et que la végétation bourgeonne en de subtiles couleurs poudreuses. Les étés en Corée sont réputés pour être chauds et humides, avec les pluies de mousson qui s’étendent de la fin du mois de Juin jusqu’à la fin du mois de Juillet. La ville est aussi encombrée de touristes et les tarifs de séjour montent au prix fort.

< Se déplacer à Séoul

Les transports publics à Séoul sont fiables et peu chers. Le métro reste le moyen le plus rapide de se déplacer dans et autour de la ville. Le petit plus pour les Occidentaux ? Les noms de stations de métro et les panneaux sont écrits en anglais, contrairement au système de bus, où toute la signalisation est en hanguel (alphabet coréen). Des cartes de transport rechargeables sont vendues dans les stations de bus et de métro ainsi qu’aux arrêts de bus. La carte est prépayée, et le prix de votre déplacement est automatiquement déduit à chaque fois que vous l’utilisez.

Les taxis sont également relativement peu chers et faciles à trouver - ils peuvent être hélés ou trouvés directement sur des stations dédiées. Les tarifs sont généralement de 2,400 won (€1.90) pour les deux premiers kilomètres puis €0.10 pour chaque 144 mètres additionnels.

Coree 2
Seoul Station par Ian Muttoo

< Se restaurer

Inutile de dépenser des fortunes pour bien manger à Séoul. Avec un budget très réduit, il est tout à fait possible de subsister confortablement en optant pour des mets simples mais consistants comme les fameuses soupes de noodles ou des mets de riz sauté, ou encore en profitant de la vaste offre de street food.

Le riz est l’aliment de base de la cuisine de Séoul, ainsi que les légumes, aussi bien frais que fermentés. Le bibimpap, un classique de la région, consiste de riz bouilli (bap) et de légumes cuisinés à l’asiatique, le tout servi dans un grand bol. En terrasse, on apprécie aussi la viande marinée, grillée en brochettes sous les yeux des mangeurs.

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SnippyHollow

Un endroit où il fait bon manger dans une atmosphère festive est la dénommée Let’s Eat Alley, l’une des nombreuses ruelles adjacentes à Sinchon Street, particulièrement animée, avec de nombreux magasins, restaurants et lieux d’amusements nocturnes. Sur Sinchon Street aussi, le plus difficile est de faire son choix… Beignet de poisson ou roulades de riz ?

< Visiter et se divertir

Comme nous l’avons dit, l’automne et le printemps sont les périodes idéales pour voyager en Corée. Lorsqu’on pense à la Séoul, on imagine souvent des rues entourées de superbes cerisiers en fleurs. Et pour cause, dès le mois d’avril, toutes les rues de la ville, baignées tout l’hiver de tonalités grises et sépia, s’égayent tout à coup d’une éclosion pastel. Où que vous alliez, de Gangnam au City Hall, en passant par Sincheon et Kkachisan, il n’est pas un recoin qui ne soit recouvert d’un manteau de printemps.

En Corée, mais aussi au Japon, en Chine, Taiwan ou aux Philippines, le temps de la floraison des cerisiers est un véritable événement culturel et donne lieu à de nombreuses réjouissances. Des festivals sont organisés pour célébrer les cerisiers en fleur, durant lesquels les rues sont fermées et les habitants et touristes peuvent s’adonner à toutes sortes d’activités, assister à des événements musicaux au bord de la rivière et célébrer le redoux des températures.

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Cherry Blossoms at Night par Emy

Lorsque l’on visite la capitale de la Corée du Sud aujourd’hui, il est presque impossible de deviner qu’elle s’est entièrement reconstruite sur les décombres d’une histoire difficile de guerre et de pauvreté.

Le centre-ville regorge de magasins de prêt-à-porter - dont le complexe Myeongdong est certainement le plus prisé. La mode revêt une grande importance pour les séouliens.

Du 6 au 12 avril, le casino de la ville, le Paradise Walkerhill Casino, qui a la particularité de n’être ouvert qu’aux étrangers, sera l’hôte d’un festival haut en couleurs - d’un tout autre genre - Cette fois ce ne sont pas les fleurs qui sont à l’honneur, mais des joueurs de poker venus de tous horizons pour participer au Poker Stars APPT et tenter leur chance de remporter le magot.

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N Seoul Tower, Namsan, Seoul, par yeowatzup

Un autre symbole de Séoul, la N Seoul Tower, située sur le Mont Namsam, offre des vues panoramiques époustouflantes de la ville. Ayant récemment fait l’objet d’importants travaux de modernisation, la tour érigée en 1980 est aujourd’hui un véritable lieu de culture, où ont lieu de nombreuses représentations, projections cinématographiques, expositions artistiques, et où se trouvent également des restaurants branchés et snack-bars.





mercredi, 11 février 2015 13:47

Sondage sur les intentions de voyage

Alors que les vacances scolaires se profilent, les français ont-ils modifié leurs projets de voyage ?

Suite aux attentats de début d’année en France, les destinations d’obédience musulmanes seront-ils boudées par les touristes français ?

Non, ont répondu 64% des personnes interrogées par le dernier sondage d’EasyVoyage, le Comparateur de Voyage, pour évaluer les aspirations des français à voyager en Afrique du Nord.

Vous trouverez ci-dessous l’infographie qui illustre que le Maroc reste la destination préférée avec plus de 46% des internautes désirant s’y rendre.

A noter que la 1ère motivation pour choisir ce pays reste le soleil, ainsi que le prix du voyage.

Infographie EasyVoyage



mercredi, 11 février 2015 11:44

Festival des voyageurs

Rencontres avec le temps, l'art, les religions, l'espace, les patrimoines humains, culturels...

Le festival des voyageurs nous amène pour sa 7eme édition sur "les terres de rencontres".

Partis découvrir le monde en quête de savoir et de partage, des passionnés de voyages nous donnent RDV les 7 et 8 MARS 2015 à Les Mages (30) pour 2 jours de rêve et d’évasion.

Au programme: Népal, Etats-unis, Cuba, Inde, Yémen, Papouasie... et autres destinations.


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