Voyage initiatique en Ouzbékistan
Le 2 juillet 2022, je m’envole pour l’Ouzbékistan. J’ai démissionné et m’apprête à vagabonder en sac à dos pendant six semaines à travers la perle de l’Asie centrale.
Loin de mon quotidien et de mes routines, privée de mes repères - familiaux, amicaux et surtout européens -, mon but est de me reconnecter avec moi-même et d’avoir une idée plus claire de ce que j’aimerais faire de ma vie. En deux mots : un voyage initiatique.
Avant même de partir, je sais que j’aurais envie de partager mes aventures par écrit. Je choisis aujourd’hui de raconter deux expériences extraordinaires mais très différentes.
Une rencontre hors du commun
Ma rencontre avec Sitora et Amiran est l’expérience la plus merveilleuse de mon voyage. Originaires de Samarcande et vivants à Dubaï, je rencontre le couple dans une auberge de jeunesse à Tachkent, la capitale. Dans le salon de l’auberge, ils m’invitent naturellement à me joindre à eux pour une partie de Kapla®. J’accepte volontiers, et très vite je sens que j’ai rencontré des gens extraordinaires. Je ne peux pas l’expliquer, mais il y a eu une connexion, une alchimie, qui nous a fait nous sentir proches presque instantanément. Avant de les quitter, ils me proposent de leur rendre visite à Samarcande. Je récupère le numéro de Sitora, certaine que je répondrais par l’affirmative à leur invitation.
Deux jours plus tard, je suis dans le train pour Samarcande pour aller rejoindre mes nouveaux amis. À mon arrivée, Amiran m’attend à la sortie de la gare et nous marchons ensemble jusqu’à leur maison, située dans un joli mahallah. Nous y retrouvons Sitora, les enfants – Ali, 10 ans et Zaineb, 5 ans –, ainsi qu’Abbos, le père d’Amiran. J’aide Sitora à préparer un plov, le plat traditionnel ouzbek à base de riz, d’oignons, d’ail, de carottes et de viande de bœuf. Pendant trois jours, je vais vivre à leur rythme et partager des moments simples mais beaux. Me laisser bercer par un morceau de guitare joué par Amiran, leur faire écouter mes chansons préférées. Être complice, se taquiner mutuellement. Me sentir proche d’Abbos et de Farida, la sœur d’Amiran, qui pourtant ne parlent pas anglais. Apprécier la présence des uns et des autres sans chercher à prouver quoi que ce soit ou à parler pour combler un silence. Simplement être là, profiter de l’instant présent, se sentir chez soi.
Les deux premiers jours, Sitora et Amiran m’emmènent visiter les monuments les plus emblématiques de Samarcande : le mausolée Gour Emir, la place du Régistan, la mosquée Bibi Khanoum et le Shah-i-Zinda (la nécropole des Timourides). Même si je ne suis pas obligée, par respect, je couvre mes cheveux car ce sont des lieux sacrés pour les musulmans. Je crois que mes amis apprécient le geste. À leur initiative, j’échange mon sac avec celui de Sitora dans le but de passer pour une locale et de ne pas payer le double des frais d’entrée. Si la supercherie fonctionne au début, je suis vite démasquée et cela nous fait beaucoup rire. Je dois avouer que je n’aurais pas pensé que mes amis seraient prêts à « tricher » de la sorte. Premier à priori envolé, et ce n’est que le début.
Nous avons des discussions passionnantes (et passionnées) sur des sujets tels que la spiritualité, la condition des femmes, les mœurs, et même l’homosexualité. Mes amis sont musulmans chiites et pratiquants. Je ne veux pas les choquer, sans pour autant leur mentir. Je recherche la sincérité, je souhaite comprendre, alors pourquoi me ferais-je passer pour quelqu’un autre ? Connaissant l’importance de la religion pour Sitora et Amiran, je leur explique que je ne fais partie d’aucune communauté religieuse mais que je crois en quelque chose de plus grand que nous. À mon grand étonnement, je me rends compte que nous sommes beaucoup plus proches spirituellement que ce que j’imaginais. Deuxième préjugé vite écarté.
Pour notre dernière soirée, mes amis m’emmènent dîner dans un charmant restaurant avec Farida et un couple d’amis. Nous sommes installés en terrasse, une chanteuse interprète « Je t’aime » de Lara Fabian. Je suis assise à côté de Sitora, avec laquelle j’échange des banalités qui rendent le moment d’autant plus authentique, plus riche, plus beau. À la fin du repas, nous jouons au jeu des mimes : Lénine, George Washington, Leonardo DiCaprio… Jamais je n’aurais pensé vivre un moment aussi intense avec des gens tellement différents de moi et pourtant si proches. Je crois que je sous-estimais l’importance des jeux et leur pouvoir de rassembler les êtres. Au lieu de se concentrer sur nos différences avec les « autres », pourquoi ne pas s’attarder sur ce qui nous rassemble ? Cela permettrait peut-être de freiner l’incompréhension et la méfiance à leur encontre.
Le jour de mon départ, nous nous rendons tous ensemble chez la famille de Sitora pour les fêtes religieuses. Je lui demande de m’apprendre à nouer un foulard sur la tête et elle me fait cadeau d’un joli gilet. Avant de les quitter, je leur offre un porte-clés avec un symbole de Paris, une assiette en céramique repérée par Sitora au bazar, des gâteaux pour les enfants ainsi qu’une lettre. Je sais qu’ils n’attendent rien, mais c’est ma façon de les remercier pour tout ce qu’ils ont fait pour moi. C’est déjà le moment de les quitter. Ils me serrent dans leurs bras et je ne peux réprimer quelques larmes.
Depuis mon départ et même après mon retour en France, mes amis et moi continuons d’échanger des nouvelles et des photos. Je suis invitée chez eux à Dubaï et eux sont les bienvenus en France. Je ne sais pas quand nous nous reverrons mais une chose est sûre, ce jour-là arrivera.
Au-delà des regards
Ma seconde expérience mémorable fut de me retrouver seule à Andijan et Namangan, deux villes fourmillantes et dénuées de charme au premier abord, situées dans la vallée de Fergana, dans l’Est de l’Ouzbékistan. Une femme, occidentale, seule, dans la région la moins touristique et la plus conservatrice du pays. Un phénomène étrange… Par respect et pour éviter d’attirer l’attention, je porte un voile même dans la rue. Peine perdue. À Andijan, je décide d’aller me promener en ville mais je suis vite embarrassée par des regards incessants. J’essaie de communiquer avec des locaux pour trouver mon chemin, mais impossible de me faire comprendre. Je me sens scrutée, épiée, jugée même. Je me répète que c’est juste de la curiosité, comme je l’ai expérimenté à Tachkent, mais ici je ne le vis pas de la même manière. Dépitée, je finis par rentrer à mon auberge de jeunesse et passe un coup de fil à un ami et guide ouzbek que j’ai rencontré un peu plus tôt. Il me rassure en me disant ce que je sais au fond de moi : pas habitués aux touristes, les habitants ne comprennent pas ce que je viens faire ici et manifestent seulement de la curiosité. Il me rappelle aussi que lorsque j’ai visité les premières villes de la vallée, j’étais avec lui (un homme et un ouzbek !) et que cela fait la différence.
Le deuxième jour, je rassemble mes forces et me rends en taxi collectif à Namangan. Les mêmes regards, les mêmes interrogations sur les visages. Mais cette fois, je n’y prête (presque) plus attention. Je fais mon chemin et me rassure en me disant que je ne cours aucun danger. Je découvre alors que face à un regard insistant, une main sur le cœur, un sourire et un As-salamu-alaikum sont une vraie « formule magique » pour faire apparaître un sourire et créer un échange ! À partir de là, j’enchaîne les rencontres avec des locaux. Pour clore la journée, je fais la connaissance d’un couple de sexagénaires qui me conduisent jusqu’à Axsikent, un site archéologique à environ une heure de route de Namangan. Aucun des deux ne parle anglais et ils ne sont pas à l’aise avec Google Translate. Tant pis ! Nous échangeons des sourires et nous partageons des photos. Mon chauffeur insiste pour m’offrir l’entrée du musée et reste avec moi pendant la visite. En fin de journée, il me dépose à une station de taxis collectifs pour Tachkent. Nous prenons des photos pour immortaliser la rencontre et ils me prennent dans leurs bras. C’est assez rare ici, beaucoup d’hommes ne touchant pas les femmes. J’en suis d’autant plus émue. Je souhaite leur offrir quelque chose pour les remercier et je choisis mon petit couteau Opinel. Je n’oublierai jamais leurs sourires.
Un peu de hauteur
Nous avons tous des préjugés sur les autres peuples, cultures et religions. J’en avais et je l’assume sincèrement. Je suis une femme française, je perçois et j’analyse le monde à travers ce double prisme. Je supporte très mal les atteintes aux droits des femmes ou à ceux des personnes LGBTQ+.
Pour autant, les notions de « féminisme » ou de « tolérance » sont loin d’être universelles. L’Ouzbékistan n’aura eu cesse de me le rappeler et de me prouver qu’il est possible de comprendre l’autre, de trouver une « logique » dans son raisonnement, sans pour autant l’adopter. Qui sommes-nous pour dire aux autres qu’ils ont tort ou que nous détenons la vérité ? Nos visions du monde divergent, nos points de vue sont différents, voire radicalement opposés. Moi qui ai toujours détesté la pensée manichéenne et les réponses binaires, je suis encore plus persuadée que tout est une question de point de vue et de définitions. Tant que les femmes et les hommes sont heureux, il faut écouter, essayer de comprendre et respecter les différences.
< Clara Legallais-Moha (33)
Partir en randonnée en France aux vacances de la Toussaint 2022
À peine la rentrée passée et l'automne pas encore installé, que certains préparent déjà leurs prochaines vacances. Après une saison touristique plus que réussi en France, + 17 % de chiffre d'affaires par rapport à 2019 et 86 % d'occupation dans les campings, il n'est pas surprenant qu'une envie d'évasion et de grands espaces pointe le bout de son nez. Excellent moyen d'éviter les foules et l'afflux massifs de visiteurs, la randonnée permet de se vider la tête loin des tracas quotidiens et de profiter de la nature. Mais pour passer à travers de la flopée de marcheurs présents en pleine période estivale, rien de tel que de choisir de partir en automne ou en hiver.
Choisir sa destination
Partir en randonnée en dehors de l'été, cela demande encore plus de préparation, notamment lorsqu'il en vient au choix de l'itinéraire. En effet, certains chemins deviennent impraticables une fois les premières neiges arrivées. Attention également aux fortes pluies durant l'automne et aux potentiels glissements de terrain et coulées de boue. Autre élément indispensable à prendre en compte, la durée des journées. Passé la saison estivale, les jours ne font que raccourcir et il est donc nécessaire d'adapter son temps de marche pour éviter de finir en pleine nuit.
Pour en prendre plein la vue et profiter d'une faune et d'une flore préservée et sauvage, ainsi que des paysages à couper le souffle, encore plus lorsqu'ils sont enneigés : rien de tel que de partir en randonnée dans les Alpes. Première possibilité : Serre Chevalier, une randonnée idéale pour toute la famille. Ce trajet de 2,4 km forme une boucle et se réalise en raquettes pour profiter de l'itinéraire balisé appelé “Notre Dame des Neiges”. Autres belles randonnées en raquettes, celle du massif de la Chartreuse, situé entre Chambéry et Grenoble. Le point de départ est la station du Col de la Porte, d'où vous partirez à la conquête du sommet du Charmant Som. Pas de panique, c'est un itinéraire facile et donc accessible même aux moins aguerris.
Le choix du matériel
Pour partir en toute sécurité, il est primordial de choisir un matériel adapté à son itinéraire et surtout à la saison durant laquelle vous décidez de programmer votre petite expédition. En automne, pensez à bien emporter des vêtements imperméables, mais aussi un change pour ne pas rester avec des habits trop humides ou mouillés. Il en va de même pour une excursion hivernale, auxquels s'ajoutent bien entendu des vêtements plus techniques visant à conserver la chaleur et se protéger des températures trop basses. La tactique de l'oignon est à mettre en place : une première couche avec des sous-vêtements techniques permettant d'évacuer la transpiration ; une polaire de randonnée ou une doudoune en seconde couche pour garder la chaleur du corps ; enfin une veste imperméable, en Gore Tex par exemple, en dernière couche.
Pour le bas, à vous de voir si vous êtes frileux ou non. Il vous faudra donc adapter votre tenue en fonction. Ainsi, vous pourrez rajouter un collant sous votre pantalon de randonnée pour mieux vous isoler du froid. Comme pour une randonnée en été, il vous faudra impérativement vous équiper d'une paire de chaussures adaptées. Pour cela, on ne fait pas l'impasse sur les chaussures de randonnées et on les choisit chaudes et imperméables. Une bonne paire de chaussettes est également recommandée, la laine mérinos est souvent appréciée pour sa légèreté et sa chaleur. Pour une isolation supplémentaire, vous pouvez opter pour une paire de guêtres. Derniers indispensables à votre randonnée hivernale : un bonnet, des gants et si besoin un tour de cou.
Exposition photo de Jérôme Pitorin au festival Globe-Trotters
Jérôme est un grand voyageur. Entre autre pour l’émission “échappées belles”, sur France 5 . Il est aussi un passionné de photos. Ses clichés sont des rencontres, des insolites, des coups de coeur… C’est un autre regard sur le monde, un autre sourire au monde !
Journaliste, producteur, réalisateur et animateur de télévision français, après avoir animé, produit et réalisé de nombreuses émissions pour les chaînes TF1, M6 et NRJ 12 pendant plusieurs années, il rejoint France 5 en 2010 pour animer le magazine de voyages Échappées belles.
Il sera présent au 34e festival des Globe-Trotters du 30 septembre au 2 octobre à l’Opéra de Paris-sud avec son expo "Sourire au monde"
Compostelle sans bagage 34e festival des Globe-Trotters
Compostelle sans bagage, en marche vers la liberté, un film Optimistic Traveler au 34e festival des Globe-Trotters dimanche 2 octobre Opéra de Massy
Soucieux de l’environnement, ils aimeraient aussi voyager en produisant le moins de déchets possible. Nos aventuriers, connus sous le nom de Optimistic Traveler proposent leur troisième film documentaire. Pour la première fois, ce film a été réalisé avec un smartphone ; vous allez être surpris par sa qualité ! Prêt à plonger dans la beauté de la nature et des rencontres ?
Road-trip : comment savoir si votre voiture est en bon état
DIDIER JEHANNOSi vous voulez savoir si votre voiture est en bon état, il n’est pas toujours facile d’établir un bon diagnostic soi-même sans avoir recours à un contrôle technique. Pourtant, il existe plusieurs méthodes pour connaître l’état de santé de votre véhicule sans avoir à forcément ouvrir le capot.
Grâce aux conseils offerts par notre équipe d’experts en automobile, nous allons vous donner quelques méthodes pour savoir vous-même où en est votre voiture. Que vous envisagiez de vendre votre véhicule ou d’acheter une voiture en l’état, nos précieux conseils vont vous aider à y voir plus clair.
Utiliser le nouveau site de l’État
Depuis peu, l’État a mis un nouveau site à disposition des utilisateurs français. Ce site nommé HistoVec permet de consulter l'historique d’un véhicule. Vous pouvez obtenir un rapport détaillé qui mentionnera les faits marquants enregistrés pour un véhicule donné.
Vous connaîtrez sa date de première mise en circulation, ses changements de propriétaires, les sinistres ayant donné lieu à des réparations contrôlées par un expert, mais également les dates et résultats des contrôles techniques ainsi que l’historique du kilométrage.
Contrôler les voyants et les niveaux
Les voyants présents sur le tableau de bord de votre voiture servent d’indicateurs sur l’état de santé du véhicule. Même si certains voyants ne sont pas forcément importants (comme le voyant de liquide de pare-brise) d’autres sont cruciaux. Vérifiez donc qu’aucun voyant n’est allumé et si c’est le cas, renseignez-vous sur leur signification.
Les niveaux de liquides présents dans votre voiture doivent être souvent contrôlés. Profitez-en pour vérifier que la voiture n’a pas de fuite. Pour cela, il vous suffit de mettre les liquides à niveau une première fois.
Il faut ensuite rouler un petit peu, car les liquides vont être utilisés par la voiture. Une fois le véhicule froid, refaites le plein de liquides si nécessaire. Après avoir roulé une seconde fois, vérifiez de nouveau les niveaux. S'ils sont pleins, votre véhicule est étanche.
Vérifier le kilométrage et l’usure du véhicule
Vous pouvez vérifier que le kilométrage de la voiture correspond bien à son état d’usure. Par exemple, il n’est pas normal de trouver un intérieur et des pédales très usées dans un véhicule qui n’a que peu de kilomètres au compteur.
Vérifiez aussi l’état des joints et de la carrosserie. En tirant un peu sur les joints, vous pouvez déceler des traces de peinture qui ne sont pas d’origine. Si la couleur de la carrosserie n’est pas exactement la même partout, cela veut dire que le véhicule a été repeint.
Les ajustements entre les portes, le capot et les ailes peuvent également vous aider à savoir si la structure du véhicule a été touchée ou pas. Si vous trouvez un écartement inhabituel sur le véhicule, il a certainement été accidenté.
Un dernier conseil pour la route
Les bruits inhabituels émis par une voiture ne sont pas un bon signe. Si vous entendez un bruit persistant, cela peut vouloir dire que votre véhicule est proche de la panne, même si tous les voyants sont éteints.
Si jamais un doute persiste et que vous voulez être sûr de l’état d’un véhicule, vous pouvez toujours effectuer un contrôle technique volontaire ou faire expertiser le véhicule par un expert automobile de votre choix.
Pas toujours besoin de partir à des milliers de kilomètres pour trouver le dépaysement. Il est également possible de le faire non loin de chez soi.
Se dépayser à quelques kilomètres de chez soi
Aussi fort que l’on puisse apprécier le fait de partir loin et également, d’encourager à le faire pour des souvenirs immuables, il n’est pas toujours aisé de partir. Les raisons peuvent être nombreuses entre l’aspect financier ou parfois même, le temps manquant à chacun.
Pour faire face à cela, il existe cependant différentes manières tout de même pour découvrir des choses, parfois sans trop de contraintes de temps et d’argent. Partir à quelques kilomètres de chez soi est l’une de ces solutions et bien que l’on pense qu’il soit impossible de se dépayser dans le cas échéant, il s’agit souvent d’une erreur.
Pour se dépayser non loin de chez soi, plusieurs solutions existent, alors que la tendance du staycation se fait de plus en plus pressente…
Jouer les touristes à côté de chez soi
Tout le monde s’est probablement déjà fait la réflexion en accueillant de la famille ou des amis chez soi : on ne connaît pas tous les plus beaux coins parfois situés à quelques encablures de notre lieu de vie. Pourtant et si l’on s’en tient à la France, de nombreuses localités valent le détour.
Qu’elles attirent un grand nombre de touristes chaque année ou non, elles ne sont parfois pas parfaitement connues des locaux. Il peut donc être intéressant de jouer les touristes chez soi et de découvrir de nouvelles destinations, sans engranger trop de temps, ou de frais !
Louer un endroit relaxant à quelques heures de son domicile
Comment déconnecter totalement, même lorsque l’on se trouve à quelques kilomètres de son domicile et donc, de son travail, de ses habitudes et parfois même, des divers ennuis qui peuvent nous heurter au quotidien ?
Les vacances sont souvent bénéfiques pour le corps et l’esprit et plus que de partir systématiquement à l’autre bout de la planète, faire un choix cohérent pour ne penser qu’à soi et sa famille peut être intéressant pour son bien-être.
Dans ce cas, il peut être malin de fuir les zones peuplées, les lieux de tourisme massif et peut-être, retrouver le goût de la nature avec des lieux insolites comme une cabane au bord de l’eau ou une, nichée dans les arbres s’il fallait donner plusieurs exemples.
Ne serait-ce que pour quelques jours, une telle déconnexion peut toujours faire le plus grand bien.
Découvrir une nouvelle activité
Selon le même principe que les monuments et les autres lieux pittoresques à découvrir non loin de chez soi, il existe probablement plusieurs activités culturelles ou sportives à effectuer près de son domicile.
Avec des amis, en famille ou même seul(s), prendre le temps de découvrir de nouvelles choses devrait faire le plus grand bien à court terme et ainsi, permettre de recharger les batteries, tout en se découvrant une nouvelle passion et en se dépaysant d’une certaine manière.
Soirée Japon à ABM Caen
Jean-Claude MARAIS qui a effectué de nombreux séjours aux Japon présentera à l’aide d’un montage numérique quelques aspects de ce pays étonnant. Il répondra aux questions des auditeurs, notamment sur les aspects pratiques d’un voyage dans ce pays si particulier.
Une exposition de peinture d'une artiste japonaise accompagnera cette soirée.
Vendredi 16 septembre de 20 h à 23 h. MJC Prairie, 11, rue Albert-Sorel, Caen.
Tarif 2€.
Bande annonce du 34e Festival des Globe-Trotters
Zanskar, les promesses de l'hiver au festival des Globe-Trotters #34
Dans une vallée himalayenne nichée à 3500 m d’altitude, vivent 13 000 âmes en harmonie, coupées du monde pendant de longs mois d’hiver.
À cette saison, le seul moyen d’accès est de suivre le Tchadar, un fleuve gelé, au péril de sa vie. Voici quinze ans, Caroline Riegel, est tombée amoureuse du Zanskar, cette vallée rebelle et délaissée au nord-ouest de l’Inde, dans le tout jeune État du #Ladakh.
La vie semblait paisible, collective et joyeuse. Rien n’était superflu et le rire omniprésent. Au fil des nombreux séjours effectués dans cette région, elle a constaté que l’isolement qui protège encore cette vallée des pressions d’un monde gourmand et ultra rapide n’est désormais palpable que l’hiver.
Alors quinze ans après son premier voyage, elle décide de filmer l’hiver dans cette vallée et ses montagnes, afin de témoigner de ce Zanskar d’antan avant qu’il ne s’efface complètement.
Le numéro 205 sept/oct. de Globe-Trotters dans vos boîtes à lettres très bientôt !
Un des grands malheurs de la vie moderne, c’est le manque d’imprévu, l’absence d’aventures. Tout est si bien réglé, si bien engrené, si bien étiqueté, que le hasard n’est plus possible”, disait Théophile Gautier en 1843. Citation toujours actuelle, n’est-ce pas ?
L’aventure, s’évader de son quotidien pour un temps, lâcher prise, découvrir de nouvelles frontières, se laisser distraire par des odeurs épicées, émouvoir par un paysage inconnu, rencontrer et faire confiance, avec le sentiment d’appartenir à une même terre, ressentir cette impression de liberté en appréciant la chance de se déplacer en toute indépendance.
Les initiatives positives rencontrées en chemin nous donnent l’énergie de se remettre en question et de revenir avec un regard neuf. Alors une envie de partage, d’échange nous titille. C’est la raison d’être du Festival des Globe-trotters et l’association a réussi à maintenir ce rendez-vous depuis trente-quatre ans.
Cette volonté de partage anime aussi nos aventuriers. Ils ont suivi leur rêve, cheminé avec bonheur et parfois souffrance, par la seule force de leurs mollets et grâce à leur volonté, suivi des sentiers mal balisés dans les Alpes ou dans l’Atlas marocain avec de jeunes enfants, ont pris des risques, savouré les paysages sauvages d’Islande, des Balkans, du Dolpo ou de Russie, noué des liens profonds avec des nonnes au Zanskar, pédalé autour du monde en famille. Curieux, ils sont allés regarder “de l’autre côté du miroir”. Ils ont appris, enregistré des sons, des ambiances, exploré les musiques du monde. Rencontré d’autres façons de vivre, d’autres valeurs, d’autres traditions.
Nous vous invitons, cher lecteur, à les retrouver, à partager cette communion, lors de cette 34e édition du Festival des Globetrotters du 30 septembre au 2 octobre à l’Opéra de Massy.
Plus...
Le voyage en autostop au festival Globe-Trotters #34
Le voyage en autostop avec Jérémie Fischer Des racines à la page lors du 34e Festival Globe-Trotters samedi 1er et dimanche 2 octobre Opéra de Massy
Jérémie Fischer est un archiviste qui a quitté son emploi en 2019, pour réaliser un périple de 15 mois autour du #monde en autostop.
A son retour, il se lance comme écrivain-biographe indépendant et créé Des racines à la page, qui propose un accompagnement sur-mesure à des personnes qui souhaitent écrire une biographie à transmettre à leurs proches.
Le premier, Journal d’un autostoppeur sur les routes du monde retrace au jour le jour son incroyable aventure.
Il le présentera en séance dédicace tout au long du festival. Venez nombreux échanger avec lui sur le #voyage en autostop !
Via Alpina, traversée des Alpes au Festival Globe-Trotters
34e Festival des Globe-Trotters à Opéra de Massy, un événement organisé par ABM, Aventure du Bout du Monde
Vendredi 30 septembre avec Via Alpina, récit d'une Odyssée.
Deux amis d’enfance partent explorer les confins des #Alpes Orientales à la recherche d’aventures !
Un long voyage de 300 km qui les plongera au coeur d'une nature encore sauvage et préservée de #Slovénie pour arriver jusqu'aux majestueux cirques glaciaires d'#Autriche avec en prime la
traversée des célèbres Dolomites Italiennes.
Une incroyable aventure humaine aux milles rebondissements, ponctuée de joie, de rencontres mais aussi de peur et de doutes.
Un périple en quête de sens sur un chemin assez méconnu et aux paysages grandioses. Un chemin où l'on rencontre autant de diversité que d’adversité.
Un chemin sur lequel souffle un immense vent de liberté.
Préparer son voyage à l’étranger
Préparer un voyage en toute sécurité grâce aux outils du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères
Avant de partir à l’étranger, il est essentiel de s’informer sur les risques encourus dans les pays visités, et de consulter les recommandations de sécurité.
Vous prévoyez un déplacement à l’étranger ? Rendez-vous sur les Conseils aux Voyageurs
Ce service est disponible sur le site du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères. Les Conseils aux voyageurs fournissent des informations pratiques et des recommandations sécuritaires à travers 191 « fiches pays » assorties de cartes et de fiches thématiques. Vous pouvez y retrouver des informations utiles sur vos destinations aussi bien sur les questions sécuritaires, que les conditions d’entrée et les démarches administratives, le contexte et les obligations sanitaires, les us et coutumes, ou encore sur les réseaux de transport locaux.
Très consultés par les usagers, les Conseils aux voyageurs sont actualisés en permanence : en 2021, les informations ont fait l’objet de plus de 3770 modifications. La rubrique « Dernières minutes » vous informe des évènements ou des mesures sanitaires susceptibles d’affecter votre sécurité à l’étranger (attentat, épidémie, séisme…).
En 2021, le chiffre record de 63 millions de visites a été atteint. La procédure d’élaboration de ce service gratuit du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères est par ailleurs certifiée par la norme ISO 9001.
Les conseils sont accessibles depuis le site diplomatie.gouv.fr, sur Twitter @ConseilsVoyages, mais aussi sur l’application mobile Conseils aux voyageurs, disponible sur IOS et Android.
Vous souhaitez être alerté en temps réel en cas d’évènement affectant la sécurité des pays que vous visitez ou traversez ? Inscrivez-vous sur Ariane
Le service Ariane vous permet de recevoir par mail ou par SMS des messages d’alerte et des consignes de sécurité si la situation du pays où vous vous rendez le justifie. Ces alertes peuvent porter sur des risques naturels, terroristes, sanitaires ou autres. En 2021, plus de 2310 campagnes d’alerte ont été diffusées via cet outil.
Tout voyageur, qu’il vive sur le territoire national ou non, peut s’inscrire et enregistrer un voyage touristique, personnel ou professionnel d’une durée de moins de 6 mois. L’inscription est simple, gratuite, et peut se faire rapidement à partir du site internet du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères diplomatie.gouv.fr, ou via l’application mobile Conseils aux voyageurs. Une fois inscrit, vous n’aurez qu’à enregistrer les détails de vos voyages, notamment les lieux de passage, le nom des accompagnants, le numéro d’une personne à contacter en cas de problème, ou encore le numéro de téléphone de contact utilisé sur place, afin de recevoir les alertes qui vous concernent.
En moyenne, un million de voyages sont enregistrés sur Ariane chaque année. Néanmoins, ce service public n’est pas une assurance voyage. Pensez à vérifier que vous êtes bien assuré avant de partir.
Le service Ariane respecte les dispositions du règlement général sur la protection des données (RGPD). Vos données personnelles ne sont utilisées qu’en cas d’évènement pouvant affecter votre sécurité. Les données liées à votre voyage sont effacées un mois après la date déclarée de votre retour.
Ces deux outils sont à votre service. N’hésitez pas à les consulter et à les utiliser pour préparer vos voyages en toute sécurité.
Le numéro 204 juillet/août de Globe-Trotters prochainement dans vos boîtes à lettres
S’il est un terme que le Landerneau du voyage a largement galvaudé, c’est bien l’aventure. Aujourd’hui, son sens emprunte celui des superlatifs, ceux-là même employés à foison dans les reportages télé, les catalogues des voyagistes, voire les récits de commande d’écrivains voyageurs, jusqu’à les dépouiller de leur intérêt voire de l’émotion spontanée à laquelle ils nous rendent finalement résistants. Si nous revenions quelques instants à
l’essence des aventuriers : l’esprit d’aventure lui-même. Pour reprendre l’exégèse de Patrice Franceschi — l’un des rares voyageurs aventuriers à avoir su ériger pratique et théorie sur un même piédestal —, l’esprit d’aventure répond à quatre vertus cardinales : “l’anticonformisme, l’aptitude au risque, le besoin de liberté et le désir d’explorer la connaissance”.
Votre Globe-trotters fait précisément la part belle aux bourlingueurs qui se reconnaissent dans ces vertus, en y ajoutant
la célèbre devise sportive “plus vite, plus haut, plus fort” : dépassement de soi sur les 6032 m du stratovolcan Acotango en Bolivie, expédition à traîneau dans l’immensité glaciaire en Norvège, traversée de l’Atlantique en famille… la liste est longue, et le principe capital de l’aventure est justement de ne rien dévoiler avant de découvrir.
En contre-pied de ces récits, et comme un clin d’oeil à cet anticonformisme inhérent à l’aventure, nous avons ajouté un billet d’humour bravement intitulé “Je hais l’aventure (et les aventuriers)” ! Une forme d’esprit d’aventure ?
Et pourquoi ne pas publier dans un prochain numéro, un extrait de la Critique de la raison pure du célèbre philosophe
allemand Kant, lui qui n’a jamais bougé de chez lui, mais qui s’est révélé être un véritable aventurier en prenant le risque de bousculer les théories de la connaissance ? Mettons-le sur un traîneau au milieu de l’Arctique pour nous dire ce qu’il en pense !
Xavier Gaumer (77)
Photo de couverture : https://www.lucaslepage.com/
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