Samedi 25 avril 2015
10h Ouverture des portes
10h30 30 ans ailleurs !Brest-Vladivostok en voiture
396 jours, 55 000 kms
film de Katia Quéméré et Ivan Lessous (59’)
30 ans ailleurs, c’est comment ? Est-ce que tous les Kazakhs sont des chasseurs à aigles ? Toutes les Russes des danseuses de ballet ? Et les Ouzbeks des architectes ? Une voiture, une caméra, 1 passeport et c’est parti ! A bord de leur véhicule Katia et Ivan partent à la rencontre de leur génération.
http://www.ikasfilm.com Bande annonce :http://vimeo.com/64050288
11h30 Destination wwoofing- Australie-film de Julie Hattu (26')
Dans le bush australien, chez un éleveur aborigène. Perdue au fin fond du bush nord-australien, Julie décolle vers un wwoofing intense et totalement dépaysant. C'est Frank qui l’héberge, un des rares aborigènes à posséder ses terres sur lesquelles il élève, taureaux et chevaux sauvages.
Avec lui Julie découvre la vie dans le bush et participe à la capture très particulière de ces taureaux.
film de Gérard Guerrier (56').
Deux randonneurs rejoignent la Bavière à la plaine du Pô en inventant un parcours inédit à travers l'Autriche, Suisse et Italie.
Cette partie des Alpes Centrales est restée très sauvage et méconnue des montagnards français.
13h15/14 h : Pause
De la terre de Pluie (Belgique) à la terre de Feu (Argentine) à bicyclette & à la voile durant deux années
réalisation numérique de Maud Bailly (55’ )
C’est l’histoire d’un rêve un peu cinglé : relier la terre de pluie (Belgique) à la terre de feu (Argentine) à coups de pédales et à la voile, en solo et au féminin : c’est l’histoire d’un défi : prendre la juste revanche des cigales dans un monde écrasé par la dictature des fourmis.
2 années de périple, 14 000 km à bicyclette et 3 500 miles marins à la voile jusqu’au « bout du monde » auront nourri cette réflexion cigalesque sur notre « vivre ensemble » sur la planète.
15h15 Japon Des Hauteurs, monde interdit, monde colonisé film de Cécile Cusin (52')
Le rapport que les Japonais entretiennent avec leurs montagnes est très différent des autres peuples de pays développés. Mais quel est-il ? Quel fut-il ? Quel rôle a- t-il joué ? Quels impacts ont été engendrés ?
Et aujourd’hui ? Rencontres pour éclairer ces questions qui relèvent autant de géopolitique interne, de société que de représentations culturelles et de croyances.
Recherches et regards de deux occidentaux pour capter ce Japon des paysages abrupts. Immersion hivernale pour ressentir la magie et les mystères de l’Archipel au cœur des monts revêtus de manteaux poudreux.
film de Nathalie et Frederic Dufour :
Pendant 72 jours, Nathalie et Frédéric ont sillonné le Népal d' Est en Ouest, sac au dos, à pied et sans assistance, à la rencontre de ses habitants et de ses montagnes.
Empruntant en partie l'itinéraire du "Great Himalaya Trail", ils ont ainsi parcouru les basses vallées, hors des circuits habituels.
Leur besoin d'altitude les a également menés au pied de l'Everest et du Manaslu, où ils nous font découvrir le mode de vie rude des villageois qui les ont accueillis.
Relevant par cette grande marche un défi physique et moral, ils nous font découvrir au travers de ce film un Népal authentique, où se mêlent traditions, cultures et paysages.
www.nataderic.fr bande annonce http://vimeo.com/77161898
17h30 La quête des vents avec Arthur de Kersauson (52')
Namibie
Arthur de Kersauson part aux quatre coins du monde avec pour singulière ambition: saisir les vents.
Son voyage, dont la tâche s’annonce aussi difficile que passionnante, le conduit à cerner les courants d’air et leurs impacts sur la vie des hommes.
Sur les traces des vents dominants de sud et de sud-ouest de l’anticyclone de Sainte-Hélène qui oeuvrent avec le Benguela le long de la côte namibienne et créent le système d’upwelling de l’Atlantique sud, ainsi que le désert du Namib…
18h30/ 19h Pause
SOIREE
19h Wakhan, sous le bleu du ciel d'Afghanistan,film de Pascal et Anne Lemonnier (52') 2eme partie
- Ishkashim- Hindukush, nous avons enfin franchi la frontière Tadjiko-Afghane pour nous enfoncer au cœur des vallées perdues du Corridor du Wakhan, après 4 jours alternant les longues progressions à pied, avec celles parcourues dans les quelques rares véhicules croisés, nous avons atteint au village de Sarhad e Broghil la fin de toutes pistes carrossables.
Engageant les services d'un Wakhi, nous nous hissons bientôt sur les premières pentes menant vers le petit Pamir ...
Bande annonce
20h Sous les ailes de l’Hippocampe, (Canton- Paris à vélo) le défi d'un pilote de ligne
par François Suchel (52’)
On peut vouloir partir parce qu’on a jamais voyagé…ou au contraire, décider de voyager par ce qu’on est trop souvent parti.
Après avoir parcouru le monde sans le voir, un pilote de ligne décide de suivre à bicyclette la ligne aérienne entre l’aéroport de Canton (Chine) et celui de Roissy CDG.
A rebours d’un monde que l’on voudrait sans transition, cette aventure exceptionnelle pour se réapproprier l’espace nous emmène sur un chemin initiatique.
Le « temps du vélo » sera celui de l’éveil d’un homme au monde, aux autres et à lui-même.
https://www.youtube.com/watch?v=qXkFeCVVxU4
21h15 Imbassaï, spectacle musical avec Nikita (45’)
De l’Espagne à l’Afrique, en passant par les Caraïbes et l’Amérique latine, Nikita arpente les deserts, navigue sur les oceans, s’égare dans la forêt amazonienne à la recherché de cet eden du bout du monde.
C’est porté par la recherché de la paix et de la sérénité que ce musicien explorateur raconte ses aventures aux effluves de caïpirinhas et aux ambiance métisses.
22h : Clôture
Samedi détente au Monfort
SAMEDI DETENTE, de Dorothée Munyaneza - CREATION, 1ere à Paris
du 15 au 31 janvier à 19h30 – cabane: http://www.lemonfort.fr/agenda-programme/samedi-detente
Je crois autant en l’humour que le ton tragique pour parler de ce drame. Dorothée Munyaneza
« Au Rwanda, Samedi Détente était une émission immanquable ; c’était le rendez-vous. Une émission radiophonique pendant laquelle on écoutait des musiques venues d’ailleurs […]. Il y a 20 ans, le Rwanda sombrait sous les coups de machettes et dans le sang. En 94, j’allais avoir 12 ans. Je me souviens. Je suis prête à en parler, à y faire face. […] Au commencement sera un chant. Un chant que je chanterai sous un drap blanc. Un linceul. »
« Je voudrais mettre un accent artistique sur un sujet historique dont il reste beaucoup à dire. Je suis retournée à plusieurs reprises au Rwanda, j’ai pu voir les membres de ma famille qui sont encore vivants. J’ai pu vivre le vide laissé par ceux qui sont morts. Je veux parler au travers des yeux qui ont vu. Je veux partager la parole de ceux qui y étaient […] »
Dorothée Munyaneza est une enfant prodige et prodigue. Avec 2 albums à son actif, Dorothée a notamment participé à la bande originale du film Hotel Rwanda. Puis, elle rencontre le chorégraphe François Verret et danse pour Kaori Ito ou Robyn Orlin.
Dans cette pièce pour 3 interprètes, Dorothée Munyaneza sera accompagnée de la danseuse Nadia Beugré et d’Alain Mahé, compositeur et improvisateur. Et comme elle est avide de rencontre, elle s'est entourée des conseils du circassien Mathurin Bolze.
Vidéo de présentation par Dorothée Munyaneza : http://vimeo.com/110763044 <http://vimeo.com/110763044>
Ce spectacle peut être vu le même soir que SIC(K) d’Alexis Armengol à 21h dans la grande salle.
http://www.lemonfort.fr/agenda-programme/sick
Offre tarifaire dans le cadre du partenariat Monfort / ABM: 16€ au lieu de de 25€, sur la date de votre choix (dans la limite des places disponibles). En donnant le code ABM1415 .
Réservation auprès de la billetterie du mardi au samedi de 14h à 18h30 au 01 56 08 33 88.
Dal Bhat power
Il y a environ huit ans, j’ai mis la viande et le poisson de côté et suis devenue végétarienne. Je n’ai jamais eu aucun problème pour trouver à me nourrir tout en me régalant, et ce même dans les pays de l’Est et en Russie. Les choses se sont corsées lorsque Romain et moi sommes arrivés en Mongolie.
The 10K Walk
10 000 kilomètres à pied qui seront réalisés (on l’espère !) en 365 jours, de Mexico City à Ushuaia, à la pointe de l’Argentine.
On, c’est nous ; Elliot et Hervé, deux bons amis dans la vingtaine qui ont soif d’aventure.
Sportifs, bons amis rencontrés par hasard à Hong Kong, et chacun ayant vécu dans plusieurs pays, nous nous sommes dit qu’un challenge à l’étranger s’imposait, dans une région inconnue de l’un comme de l’autre.
The 10K Walk est donc né, sur les bases de trois grands principes :
Apprendre : Voyageurs et curieux, la découverte d’une nouvelle culture, d’une nouvelle langue et de nouvelles personnes est pour nous l’essence de cette aventure.
Partager : Nous souhaitons faire vivre cette aventure et interagir un maximum, au programme ; articles sur différents thèmes, photos et vidéos.
Grâce à une carte interactive, les plus courageux d’entre vous pourrons aussi voir où nous sommes et qui sait nous rejoindre pour quelques kilomètres, vous êtes les bienvenus !
Se tester : Avec la marche comme principal moyen de transport, nous voulons notre aventure physiquement et psychologiquement challengeante. Si vous voyez une photo de nous en train de siroter un cocktail sur la plage, c’est soit que nous avons arrêté, soit que nous avons réussi !
Notre mode de voyage à de multiples intérêts : nous contraindre à partir léger (10 kilos sur le dos sans eau), à bivouaquer un maximum, et surtout nous permettre de vivre une expérience humaine incroyable en côtoyant de nouvelles personnes et cultures !
< Départ le 9 Février 2015.
www.the10kwalk.com
Paysan Vagabond chez ABM Maine et Loire
Il était accompagné de « Mirabelle » (Manon Prévost) chanteuse à la voix tantôt forte, tantôt douce, toujours bien posée.
Elle a enrichi la soirée de ses chansons engagées et polyglottes qui accompagnaient la visite des pays traversés.
Rencontres avec la paysannerie des régions reculées de la Roumanie, de Turquie, d’Iran…
Sa soirée fut comme d’habitude interrompue pour un partage de préparations alimentaires réalisées avec des produits bio locaux : pain, purée de potiron, hummus, jus de pommes, thé, gâteaux aux pommes …
Belle soirée un peu surprenante pour les habitués de nos rencontres projection/débats.
Une semaine à Luang Prabang
La couleur est le premier élément qui frappe le visiteur à son arrivée à Luang Prabang : floraison écarlate des arbres qui longent les berges du fleuve, festival de couchers de soleil sur le Mékong, vats resplendissants de tons rouges et or, robes safran des centaines de moines et novices, couleurs méridionales des maisons, palette multicolore de fruits parfois inconnus.
Viennent ensuite les odeurs : du fleuve, du café fraîchement torréfié, des marchés et de la cuisine épicée. Enfin, on remarque la beauté tranquille du lieu, les décors patinés d’une époque révolue et une certaine douceur de vivre un peu surannée vous envahit tout doucement.
Entourée de montagnes, à 700 mètres d’altitude et au confluant de la Nam Khan et du
Mékong, Luang Prabang est aujourd’hui le premier site touristique du pays et ça se voit.
Restaurants, bars de nuit, location de vélos et scooters, groupes photographiant à tout va sans même descendre de leur bus climatisé, routards modernes ou soixante-huitards attardés, tous les ingrédients d’un tourisme presque de masse sont réunis. Il faut avouer que les choses à voir et à faire ne manquent pas.
Le Laos est placé depuis 1489 sous la protection d’une statue du Bouddha, en or fin, dont le nom se traduit par luang pour grand et prabang pour statue d’or sacré, d’où le nom de la ville. Il trône au Palais Royal. Le centre historique vient d’être entièrement réhabilité par la France : création d’un réseau d’eaux usées, dallage des venelles, éclairage nocturne, font de ce vieux quartier qui partait en ruine un lieu de résidence prisé où la flambée des prix de l’immobilier chasse les habitants traditionnels au profit des hôtels. Dans cette restauration, l’écologie n’a pas été oubliée avec la mise en valeur des zones humides. À la fois bassins de devers à la saison des pluies et jardins aquatiques, certains de ces étangs au coeur de la ville ont aussi un rôle de système d’épuration100 % naturel.
Tous les matins se tiennent des marchés non loin du Mékong. Encore authentiques, c’est un vrai plaisir d’y flâner. Les spécialités sont parfois déroutantes : rats, serpents, sabots de boeufs… Tous les légumes proposés proviennent essentiellement des jardins sur les rives du fleuve. Avec la saison sèche, son niveau baisse, offrant des berges riches en limon fertile.
Si Luang Prabang n’est plus la capitale du pays depuis 1564, elle en est restée la capitale religieuse avec ses 16 temples rutilant d’or et de tuiles vernissées presque tous en activité. N’appelle-t-on pas Luang Prabang la ville aux mille pagodes ? La plupart accueillent des centaines de moines, novices et enfants qui suivent là leur scolarité, non pas que l’État n’assure pas l’éducation scolaire de la jeunesse, mais c’est un choix comme en France nos écoles privées.
Mais ce qui fait, hélas, courir les foules, c’est la cérémonie du Tak Bat ou procession des moines allant quérir leur nourriture. Perpétuant un rite millénaire, tous les matins dans l’aube naissante, fraîche et teintée de bleu, les moines sortent de leur monastère au son de cloches en bois pour s’en aller mendier leur nourriture dans les rues de la ville. Cortèges silencieux de robes safran en files indiennes, portant au côté un bol en métal recouvert d’un couvercle qui s’entrouvre pour laisser les fidèles y glisser une boulette de riz gluant ou des fruits. Le long du trottoir, les femmes restent accroupies sur de petits bancs alors que les hommes se tiennent debout mais sans jamais être plus haut que les moines ni croiser leur regard. Ce rituel, présent dans toute l’Asie bouddhiste, a un double but : fournir aux moines leur nourriture et offrir aux fidèles l’occasion d’accomplir un acte méritoire.
Tous les matins de notre séjour, nous avons pu suivre le Tak Bat. Oserais-je dire que parfois la présence irrespectueuse de certains voyageurs transforme les pauvres moines en “bêtes de foire” ? Alors qu’il suffit de peu de chose pour inverser le processus : le deuxième matin, un jeune moine me reconnaissant de la veille, m’a discrètement demandé mon nom et donné rendez-vous devant son monastère où nous avons échangé adresse mail et petits cadeaux. Heureusement, le tourisme voyeur est concentré sur la rue principale. Dès que l’on suit les cortèges dans les ruelles, on se retrouve dans un autre monde où seuls le bruit des pas nus et le tintement des bols à aumône troublent la sérénité matinale. Et on peut observer l’amusant manège de moinillons s’échappant discrètement du cortège pour aller chercher chez maman une nourriture plus consistante que les boulettes de riz traditionnelles.
Le Mékong, fleuve mythique s’il en est, fait partie du décor de Luang Prabang. Une petite balade à bord d’une barque pour aller visiter les grottes de Pak Ou et se terminant par un inévitable coucher de soleil, s’impose. Mais pour qui veut découvrir le fleuve de façon authentique, il suffit de s’embarquer sur un bateau traditionnel pour deux jours de navigation vers la Thaïlande. Mieux vaut effectuer le voyage en remontant le fleuve, les barques sont bien moins chargées et le voyage gagne en confort.
Il faut dire que les bancs de bois étroits et les rangées serrées ne sont pas aux gabarits occidentaux.
Ce lent voyage permet d’admirer les magnifiques paysages de montagnes bleuissant en fin de journée, les petits villages cachés sur les berges, la vie au bord du fleuve avec ses orpailleurs ici, ses enfants là.
< Texte et photos Francis Bourguer (88)
Festival ABM Lyon
Le Mékong ! A lui seul, le nom fait rêver!
Et c'est pour cette raison qu'il avait été décidé, le temps d'une journée, de réunir tous ceux qui étaient intéressés autour de ce fil conducteur.
Et quel fil conducteur ! Ce fleuve mythique qui s'étend sur environ 4500 kms ne traverse pas moins de 5 pays. C'est dire que parler du Mékong, c'est dresser le tableau d'une diversité (qui est celle des territoires et des peuples), mais c'est également souligner l'enjeu commun qui est rattaché à la gestion de l'eau.
Ainsi, nous avons pu admirer tout au long de l'après-midi et de la soirée les reportages qu'avaient réalisés des voyageurs inconditionnels comme Elisabeth Roch, Patrick et Yannick Sévèque, Robert Tassinari, Claudine et Michel Bécel. Ils ont su nous faire partager leur vision de la Thaïlande, du Laos, du Cambodge ou du Vietnam. Nous avons pu aussi approfondir notre réflexion sur l'ouverture actuelle de la Birmanie (Myanmar) grâce à la conférence de Bruno Chabanas .
Il y en avait pour tous les goûts : reportages, conférences, mais aussi spectacles de musique et de danse, stands humanitaire et d’artisanat... Des petites pauses ont permis aux uns et aux autres d'échanger leurs expériences, de parler avec les conférenciers ou bien d'aller se restaurer agréablement. Bref, une très belle journée qui a permis à chacun de connaître, de revoir ou de se revoir dans une atmosphère très conviviale.
Merci encore aux organisateurs de cette journée : Josiane, Suzanne, Monique et Bernadette, ainsi qu'à tous ceux qui ont participé par leur aide à sa réussite !
Michèle Regairaz
Bars et restaurants :
Les restaurants appartiennent pour la plupart à des groupes de restaurants.
Groupe A : Barley, Hungry Rabbit et Zaza (boîte de nuit)
Sont inspirés de Shoreditch, bien conçu et tout en un : bar, restaurant, piste de danse, salle de karaoké privée.
Compter à peu près 70€ par personne avec boissons alcoolisées.
Groupe B : Good Project ((http://www.goodproject.kz )
De loin le plus gros groupe, qui ne comprend que des restaurants assez chics.
Dim-Sum, Kyoto Bar, Chivas Bar, Barkhat Lounge, Habibi Shisha, Jelsomino (karaoké), Na Kryshe (bar en terrasse).
Ces restaurants font partie, pour la plupart, des plus chers (où aller).
Lieux pour les expatriés :
1- Marrone Rosso, très bel endroit pour y prendre le petit déjeuner, le déjeuner, le brunch ou encore le goûter. Cet endroit branché propose une nourriture riche, fraîche et délicieuse. Très bien situé, dans le centre commercial de Keruen (très populaire pour des rendez-vous d'affaires décontractés).
2- Guns and Roses, pub animé qui reçoit souvent des groupes (bondé d'expatriés les vendredi et samedi soirs).
Boîte de nuit :
Zaza, la seule que je recommande (les autres peuvent être dangereuses).
Monuments à voir :
1- La Pyramide – la merveille architecturale de Norman Foster sortie de terre en 2004 et ouverte depuis 2006.
Précédemment nommée Palais de la Paix et de la Réconciliation – l’année où a eu lieu l'assemblée annuelle des représentants religieux du monde entier – le Président Nazarbayev essaie de s'imposer comme Ambassadeur de la Paix.
Les rumeurs courent que cette place serait un symbole maçonnique.
Visites guidées.
2- Khan-Chatyr
Centre commercial (autre chef-d’œuvre de l'entreprise Norman Foster). Ville intérieure, sous un dôme, avec son propre micro-climat tout au long de l'année.
Endroit de la ville le plus visité, autant par les personnes étrangères au Kazakhstan que par les locaux.
3- Océanarium – pas très populaire auprès des locaux, mais incontournable pour les étrangers.
4- Opéra d'Astana – Maison de l'Opéra qui frappe par sa grandeur. Ouverture en 2013 .
Les habitants d'Astana le voit comme un joyau d'architecture.
Attirera très probablement les célébrités d'opéra du monde entier grâce à la grandeur des sponsors et des mécènes.
5- Alau – patinoire
Une des plus grandes patinoires intérieures ouverte toute l'année où pros et amateurs se côtoient.
Musées :
1- Musée du Premier Président (Centre Culturel du Premier Président)
Histoire du Kazakhstan (à la fois pré-soviétique et depuis l’indépendance).
Visite guidée organisée par les propagandistes pro-Nazarbayev sur l'histoire « magique » de l'édifice kazakh et de l'immense croissance économique basée sur le pétrole.
2- Galerie d'art Hass-Sanat – galerie commerciale privée qui contient des œuvres d'art kazakhs datant du XX et XXIe siècle.
Artistes : Bekeyev, Noda etc.
Alentours :
Les locaux préfèrent quitter la ville le week-end.
Ils partent essentiellement pour le lac de Borovoe (270 km au nord, distance considérée courte pour les Kazakhs).
Nature pittoresque qui ressemble beaucoup aux Alpes suisses ou à la Patagonie en Argentine (sans les glaciers).
< Miras Ibraimov
Trip en Asie
Philippe a débuté son voyage, il y a maintenant 9 mois.
Les pays parcourus sont l'Inde, la Thaïlande, la Malaisie, l'Indonésie (Sumatra, Bali, Java), le Cambodge et le Vietnam.
Les aventures marquantes sont pour l'instant : des treks et des roadtrips en Royal Enfield dans le Ladakh ; un woofing en Malaisie au sud de Kuala Lumpur ; un séjour chez les Mentawaï à Siberut au large de Sumatra ; 3 semaines de roadtrip en scooter à Bali ; le Kawah Ijen et le Bromo à Java ; un séjour dans un village Bunongs dans le Mondulkiri au Cambodge ; un roadtrip sur les hauts plateaux au centre Vietnam...
Nous sommes en ce moment au Rajasthan au guidon d'une Royal Enfield.
"D'août à octobre, nous avons fait une grande enquête sur les tour-du-mondistes .
524 d'entre vous y ont répondu, merci beaucoup !
On a mis un peu de temps pour analyser les résultats et les mettre en forme, mais ça en valait la peine !
Voici une étude exceptionnelle, entièrement illustrée pour tout connaitre sur ceux qui font le tour du monde
En partenariat avec www.tourdumondiste.com
Plus...
Gagnez vos prochaines vacances
A quelques semaines de Noël on rêve tous de partir en vacances et se faire chatouiller les doigts de pieds par la mer, bronzer sur la plage de sable fin…
Vous sentez déjà le chaleur du soleil vous envelopper tandis que vos yeux se ferment ?
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Quelque part au sud de la Chine
Chronique journalière d’un long voyage à pied.
Hier soir, un peu avant la tombée de la nuit, en approchant d'un hameau, une voix provenant d'une maison au toit recourbé façon chinoise nous interpelle, un homme à la peau mate se plante devant nous.
Au début timide, il sourit beaucoup et, persuadé que nous ne pouvons pas parler mandarin, il se cache derrière sa langue pour ne pas ¨perdre la face¨, un sentiment propre à l'Asie que l'occident ne comprendra jamais véritablement. Puis il découvre qu'il peut s'exprimer et comprendre ce que l'on raconte.
"Tiens, un étranger qui parle chinois !" se dit-il agréablement surpris, tout en nous tendant une cigarette. Tous les hommes fument ici. Alors, tout en mimant le geste de mains tenant des baguettes et mangeant dans un récipient, il nous invite à dîner chez lui. C'est pourquoi nous nous retrouvons assis chez lui ce matin dans la cour, les jambes pleines de picotements dus à ces maudits tabourets chinois. De toutes petites chaises en bois dur inconfortables, parfois à peine plus hautes qu'une marche d'escalier. Il n'est déjà plus si tôt et, avant de repartir sur la route, nous finissons munis de nos baguettes un second bol de riz que notre hôte nous a servi.
Nous nous étions déjà dit toutes les choses du monde la veille, alors nous mangions en silence.
La fraîcheur du matin se dissipe déjà , et tous ensemble, nous piochons dans les assiettes que sa femme, toujours la femme, a cuisiné pour notre petit groupe de voyageurs. De gros morceaux de porc, seulement le gras, sans sa viande, viennent accompagner nos petits grains blancs. La soupe d'une plante verte rappelant vaguement les épinards sera sûrement notre seul plat de légumes de la journée, nous le savons et c'est pourquoi chacun d'entre nous se sert de grandes feuilles qu'il engloutit avec un ou deux morceaux de racine pimentée, un met que l'on trouve sur de nombreuses tables chinoises.
Lui comme nous sommes désormais un peu avare en conversation, les effets de l'alcool de maïs bu hier soir se sont évaporés, les gorges sont encore imprégnées par les nombreuses cigarettes que notre hôte nous a offertes, et puis quelque-part : nous avons aussi beaucoup parlé. Alors, un dernier verre d'eau brûlante où baignent quelques feuilles de thé vert et nous serons tous prêts à continuer.
Tous ? Oui. Nous : pour reprendre notre long voyage où la monotonie n'a pas sa place ; lui, ses champs, ses buffles et sa vie où l'imprévu n'existe pas, enfin presque, la preuve hier soir.
S'arracher un peu plus à la gravité.
La piste poussiéreuse nous ennuie vite, et puis il est vrai que ce n'est pas notre direction : le cap “Est Sud-est”, celui qui nous mène toujours plus vers l'orient. Ainsi, quand un petit chemin qui semble offrir une meilleure direction se présente devant nous, nous n'hésitons pas à nous y engager. Et pourtant, ici en Chine, nous le savons bien, les sentiers nous perdent toujours. Mais bon, espérons comme à chaque fois que celui-ci nous mènera plus ou moins à bon port.
Un petit chemin, cela permet certes de plonger au coeur de la montagne, mais cela veut aussi dire la gravir, et sans plus tarder, chacun de nos pas doit s'arracher un peu plus à la gravité pour monter, monter et encore monter. Il est encore tôt dans l'après-midi, l'air semble brûlant mais il n'est pas permis d'y penser car la route est encore longue, y songer maintenant conduirait à ne faire que ressasser en permanence cette chaleur assommante.
Le chemin n'est plus que le fantôme des traces de quelques ramasseurs de sève.
Un pied devant l'autre, on se parle un peu, observant le relief, plaisantant souvent et on regarde au loin, on constate que la pente est encore haute. Nous avançons transpirant sur ce sentier qui devient de plus en plus étroit. Le premier du groupe, à chaque intersection, essaye de suivre la voie qui lui semble la plus optimale, en demandant parfois l'avis des autres, ce qui est de temps en temps source de discorde, et on continue, on monte. On passe un énième ruisseau avec soif, mais une fois de plus, on pousse à plus loin le moment de poser, ou plutôt de laisser tomber les sacs. Maintenant, nous sommes clairement en train de perdre notre sentier. Il n'est plus que le fantôme des traces de quelques ramasseurs de sève.
Nous venons d'accomplir une bonne partie de l'ascension, alors tant pis, même sans chemin, nous décidons de poursuivre jusqu'à la crête. Notre environnement devient de plus en plus vertical, et sur ces aiguilles de pins qui tapissent le sol, chaque pas devient de moins en moins plaisant. Une chute de l'un d'entre nous ne serait actuellement vraiment pas la bienvenue. On se fait quelques frayeurs dans des passages difficiles, et on monte toujours, cette fois-ci à pas prudent, essayant tant bien que mal de nous frayer un passage à travers la végétation. Nous sommes perdus.
La perception du temps et des distances dans les endroits plus compliqués est différente, chaque kilomètre semble incomparablement plus long. On se parle moins, gardant notre énergie et nos pensées en nous.
Soudain, au loin, de l'autre coté de la vallée, une sorte de piste se dessine. Voila , il ne nous reste plus qu'à tenter de nous y engouffrer. Par le haut, sur la crête ? Par le bas, en traversant la rivière ?
Touchons du bois, et il est ici présent partout, nous parviendrons toujours à retrouver le petit sentier.
Récit extrait des carnets de voyage du tour du monde à pied.
Étape de la traversée du Yunnan, Chine.
http://www.toutenmarchant.com/
< Texte : Kohler william, Photos : Killian Blais
Gertrud au théâtre Le Monfort
En partenariat avec le théâtre Monfort à Paris 15e, nous vous proposons d'assister au spetacle " GERTRUD", d’après H. Söderberg, mise en scène de Jean-Pierre Baro (théâtre), du 25 novembre au 13 décembre
Avec Gertrud, chef d’œuvre de la littérature scandinave méconnue en France, JP Baro choisit de figurer le conflit du corps et de l’âme à travers le destin tragique d’une femme en quête d’un amour absolu. Une critique de l’arrivisme dans laquelle Söderberg nous tend un miroir aveuglant.
http://www.lemonfort.fr/agenda-programme/gertrud
Pour chaque spectacle, nous proposons aux adhérents d’ABM un tarif partenaire à 16€ au lieu de 25€.
Offre limitée à une place par personne, sur la date de votre choix, dans la limite des places disponibles.
Réservations et informations à la billetterie au 01 56 08 33 84 du mardi au samedi de 14h à 18h30, en donnant le code ABM1415.
Voyage chez les Korowaïs
Le 22 novembre nous passons la nuit chez les Batus qui nous reçoivent agréablement. Notre apparition ne les étonne pas. Ils connaissent les « Esprits Blancs » car ils leur rendent visite de temps à autre. Aussi sont-ils sans crainte excessive, plutôt détendus et souriants.
Nous atteignons le territoire des Korowaïs dans le village de Dambo. Ici les familles vivent dans des maisons construites sur les arbres. Nous ne sommes pas pour eux non plus une réelle surprise. Des Blancs, parfois, sont arrivés jusqu’ici, rarement, mais personne ne nous considère comme des esprits malfaisants.
Chez les Korowaïs de Dambo nous approchons de notre but : les Sayots et les Chayaks situés de l’autre côté d’une frontière invisible, la fameuse « Ligne de Pacification », en pleine zone marquée sur les cartes « Cannibalism Area » ! Difficultés et émotions fortes sont pour demain ! Cette fameuse « Ligne de Pacification », personne ne l’a encore franchie, du moins pour autant que l’on sache et si quelqu’un avait réussi à le faire, il n’était jamais revenu pour le dire.
En attendant, avant d’aller plus loin, nous devons reprendre des forces, réviser notre matériel, embaucher de nouveaux porteurs, afin de se faire mieux comprendre, car ici les dialectes changent en même temps que les tribus rencontrées.
Les contacts chez les Korowaïs sont assez faciles et je profite de ce moment de répit pour m’intégrer, autant que faire se peut, à leur vie quotidienne. Ils sont complètement nus. Mais ici, pas d’étui pénien démesuré. Il a été remplacé par une simple et modeste coquille de feuilles qui suffit à cacher le sexe viril. Les femmes portent un pagne de fibres végétales, à bourrelets chevauchants, de la taille d’une courte minijupe. Rien d’autre en dessous ! Ce qui pourrait apparaître comme une commodité, une simplification des choses de la vie.! Absence de pudeur ? On peut en douter. La pudeur n’a probablement pas grande signification dans ces populations. Il est beaucoup plus vraisemblable que la nature a imposé sa loi et que même un semblant de culotte dans un tel contexte d’humidité et d’abondance microbienne, tournerait bientôt à la catastrophe. Je constate, par exemple, que beaucoup de femmes se grattent et que leur peau se détache sur de vastes surfaces, sur les bras, le ventre, les cuisses… C’est le résultat de l’humidité provoquant l’apparition d’inguérissables mycoses.
Je note aussi les mêmes aspirations discrètes à l’embellissement du corps, la présence de bijoux, essentiellement des colliers faits de graines ou de coquillages. Parfois une grande coquille rose en guise de pectoral relève la beauté des poitrails. Des os de chauve-souris fixés sur le nez des femmes leur confèrent un air inattendu de coquetterie entomologique. Les enfants, même très petits, portent également des colliers de cauris. Une nouveauté : de gros tuyaux de bambou traversent le lobe de l’oreille.
Dans la hutte perchée sur un arbre, où nous avons pris place, nous découvrons les mêmes armes. Des arcs et des flèches à usage spécialisé, les unes pour les porcs, les autres pour les oiseaux, certaines réservées aux hommes. A l’entrée, sont installées des paquets de colonnes vertébrales de serpents, des crânes de cochons, de grosses coquilles d’œufs de casoars. Au milieu de la case, un feu brûle en permanence. Aux femmes l’obligation de faire la cuisine : du poisson, du serpent, du sagou grillé, des oiseaux, des larves… A cela il faut ajouter des racines, des bananes cuites dans la cendre. Le menu reste invariable et peu abondant. Les ressources alimentaires de la forêt sont clairsemées. Les femmes s’occupent des tâches ménagères, nourrissent les enfants. Les hommes fument du tabac dans de grands tuyaux de bambou à incisions géométriques. On fabrique de la ficelle et du fil avec des fibres d’écorce. On agrandit ou on reconstruit les maisons en pliant des feuilles de palmier sur des structures en bois. Les guerres entre clans mettent de temps en temps les villages en effervescence. Rapts de cochons ou de femmes en sont le plus souvent la cause. Elles se terminent aux premiers morts. Et tout se calme en attendant la prochaine attaque. De vengeance en vengeance, la guerre ne finit jamais. Mais peut-être n’avons nous pas raison de parler de guerre ? Ici règne une loi impitoyable, celle de la vie et de la survie. Cette loi impose de manger et de procréer. Elle est essentielle pour assurer la pérennité à la fois des individus et des groupes humains confrontés aux exigences des conditions naturelles.
Les Korowaïs sont de tradition paléolithique, ce que confirme un outillage de pierre fait d’herminettes seulement polies sur le tranchant.
Ainsi, j’ai l’incroyable privilège de partager la vie d’hommes préhistoriques. Les Papous Korowaïs trouvent les glucides dans le sagoutier, un palmier dont le tronc contient de l’amidon. J’admire le savoir faire de ces hommes qui abattent l’arbre à l’herminette de pierre. Le tronc est ouvert sur le dessus, avec une racines de sagoutier aiguisée. On a l’impression d’assister à la fabrication d’une pirogue ! Bientôt toute la moelle de l’arbre est réduite en farine.! Riche en amidon, elle est transportée dans de longues gouttières qui ne sont autres que les longs pétioles des palmes du sagoutier. Dans ces rigoles on fait couler de l’eau, ce qui, par effet de lavage, sépare l’amidon qui s’accumule au point le plus bas, fournissant une masse blanche dans laquelle on découpe ensuite des pavés qui se conserveront pendant six mois. Avec le sagou on pétrit de grossières galettes que l’on fera cuire sur la braise.
Les Korowaïs trouvent les graisses dans les vers blancs du sagoutier. Une fête du ver de sagoutier réunit plusieurs clans au cours de laquelle on échange des femmes.
Ils se procurent d’autres corps gras dans les fruits du Pandanus, après cuisson. La chaleur est obtenue à partir de pierres chauffées à blanc empilées sur les aliments. Les fruits cuits sont ensuite pressés à la main pour en extraire un jus gras.
Je venais de parcourir 10 000 ans d’histoire.
< Maurice Thiney (21)












