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mercredi, 26 novembre 2014 12:12

Gertrud au théâtre Le Monfort

En partenariat avec le théâtre Monfort à Paris 15e, nous vous proposons d'assister au spetacle " GERTRUD", d’après H. Söderberg, mise en scène de Jean-Pierre Baro (théâtre), du 25 novembre au 13 décembre


Avec Gertrud, chef d’œuvre de la littérature scandinave méconnue en France,  JP Baro choisit de figurer le conflit du corps et de l’âme à travers le destin tragique d’une femme en quête d’un amour absolu. Une critique de l’arrivisme dans laquelle Söderberg nous tend un miroir aveuglant.
http://www.lemonfort.fr/agenda-programme/gertrud

Pour chaque spectacle, nous proposons aux adhérents d’ABM un tarif partenaire à 16€ au lieu de 25€.

Offre limitée à une place par personne, sur la date de votre choix, dans la limite des places disponibles.


Réservations et informations à la billetterie au 01 56 08 33 84 du mardi au samedi de 14h à 18h30, en donnant le code ABM1415.

 

mercredi, 26 novembre 2014 09:45

Voyage chez les Korowaïs

Le 22 novembre nous passons la nuit chez les Batus qui nous reçoivent agréablement. Notre apparition ne les étonne pas. Ils connaissent les « Esprits Blancs » car ils leur rendent visite de temps à autre. Aussi sont-ils sans crainte excessive, plutôt détendus et souriants.

         Nous atteignons le territoire des Korowaïs dans le village de Dambo. Ici les familles vivent dans des maisons construites sur les arbres. Nous ne sommes pas pour eux non plus une réelle surprise. Des Blancs, parfois, sont arrivés jusqu’ici, rarement, mais personne ne nous considère comme des esprits malfaisants.

         Chez les Korowaïs de Dambo nous approchons de notre but : les Sayots et les Chayaks situés de l’autre côté d’une frontière invisible, la fameuse « Ligne de Pacification », en pleine zone marquée sur les cartes « Cannibalism Area » ! Difficultés et émotions fortes sont pour demain ! Cette fameuse « Ligne de Pacification », personne ne l’a encore franchie, du moins pour autant que l’on sache et si quelqu’un avait réussi à le faire, il n’était jamais revenu pour le dire.

En attendant, avant d’aller plus loin, nous devons reprendre des forces, réviser notre matériel, embaucher de nouveaux porteurs, afin de se faire mieux comprendre, car ici les dialectes changent en même temps que les tribus rencontrées.

         Les contacts chez les Korowaïs sont assez faciles et je profite de ce moment de répit pour m’intégrer, autant que faire se peut, à leur vie quotidienne. Ils sont complètement nus. Mais ici, pas d’étui pénien démesuré. Il a été remplacé par une simple et modeste coquille de feuilles qui suffit à cacher le sexe viril. Les femmes portent un pagne de fibres végétales, à bourrelets chevauchants, de la taille d’une courte minijupe. Rien d’autre en dessous ! Ce qui pourrait apparaître comme une commodité, une simplification des choses de la vie.! Absence de pudeur ? On peut en douter. La pudeur n’a probablement pas grande signification dans ces populations. Il est beaucoup plus vraisemblable que la nature a imposé sa loi et que même un semblant de culotte dans un tel contexte d’humidité et d’abondance microbienne, tournerait bientôt à la catastrophe. Je constate, par exemple, que beaucoup de femmes se grattent et que leur peau se détache sur de vastes surfaces, sur les bras, le ventre, les cuisses… C’est le résultat de l’humidité provoquant l’apparition d’inguérissables mycoses.

         Je note aussi les mêmes aspirations discrètes à l’embellissement du corps, la présence de bijoux, essentiellement des colliers faits de graines ou de coquillages. Parfois une grande coquille rose en guise de pectoral relève la beauté des poitrails. Des os de chauve-souris fixés sur le nez des femmes leur confèrent un air inattendu de coquetterie entomologique. Les enfants, même très petits, portent également des colliers de cauris. Une nouveauté : de gros tuyaux de bambou traversent le lobe de l’oreille.

         Dans la hutte perchée sur un arbre, où nous avons pris place, nous découvrons les mêmes armes. Des arcs et des flèches à usage spécialisé, les unes pour les porcs, les autres pour les oiseaux, certaines réservées aux hommes. A l’entrée, sont installées des paquets de colonnes vertébrales de serpents, des crânes de cochons, de grosses coquilles d’œufs de casoars. Au milieu de la case, un feu brûle en permanence. Aux femmes l’obligation de faire la cuisine : du poisson, du serpent, du sagou grillé, des oiseaux, des larves… A cela il faut ajouter des racines, des bananes cuites dans la cendre. Le menu reste invariable et peu abondant. Les ressources alimentaires de la forêt sont clairsemées. Les femmes s’occupent des tâches ménagères, nourrissent les enfants. Les hommes fument du tabac dans de grands tuyaux de bambou à incisions géométriques. On fabrique de la ficelle et du fil avec des fibres d’écorce. On agrandit ou on reconstruit les maisons en pliant des feuilles de palmier sur des structures en bois. Les guerres entre clans mettent de temps en temps les villages en effervescence. Rapts de cochons ou de femmes en sont le plus souvent la cause. Elles se terminent aux premiers morts. Et tout se calme en attendant la prochaine attaque. De vengeance en vengeance, la guerre ne finit jamais. Mais peut-être n’avons nous pas raison de parler de guerre ? Ici règne une loi impitoyable, celle de la vie et de la survie. Cette loi impose de manger et de procréer. Elle est essentielle pour assurer la pérennité à la fois des individus et des groupes humains confrontés aux exigences des conditions naturelles.

         Les Korowaïs  sont de tradition paléolithique, ce que confirme un outillage de pierre fait d’herminettes seulement polies sur le tranchant.

         Ainsi, j’ai l’incroyable privilège de partager la vie d’hommes préhistoriques. Les Papous Korowaïs trouvent les glucides dans le sagoutier, un palmier dont le tronc contient de l’amidon. J’admire le savoir faire de ces hommes qui abattent l’arbre à l’herminette de pierre. Le tronc est ouvert sur le dessus, avec une racines de sagoutier aiguisée. On a l’impression d’assister à la fabrication d’une pirogue ! Bientôt toute la moelle de l’arbre est réduite en farine.! Riche en amidon, elle est transportée dans de longues gouttières qui ne sont autres que les longs pétioles des palmes du sagoutier. Dans ces rigoles on fait couler de l’eau, ce qui, par effet de lavage, sépare l’amidon qui s’accumule au point le plus bas, fournissant une masse blanche dans laquelle on découpe ensuite des pavés qui se conserveront pendant six mois. Avec le sagou on pétrit de grossières galettes que l’on fera cuire sur la braise.

         Les Korowaïs trouvent les graisses dans les vers blancs du sagoutier. Une fête du ver de sagoutier réunit plusieurs clans au cours de laquelle on échange des femmes.

         Ils se procurent d’autres corps gras dans les fruits du Pandanus, après cuisson. La chaleur est obtenue à partir de pierres chauffées à blanc empilées sur les aliments. Les fruits cuits sont ensuite pressés à la main pour en extraire un jus gras.

Je venais de parcourir 10 000 ans d’histoire.

< Maurice Thiney (21)

mardi, 25 novembre 2014 17:14

1ère soirée à ABM Pays Basque

Ca y est, le Pays Basque a inauguré sa première soirée-projection le 13 novembre dernier à la Maison des Associations de Biarritz.

L'occasion pour Jean-Marc Fiton, son président, d'essuyer les plâtres avec un beau diaporama sur la région d'Atacama, dans le nord du Chili.

Et c'est avec une certaine fierté que toute l'équipe a accueilli une quarantaine de participants venus du Pays Basque et des Landes dont le Maire actuel de la ville de Biarritz et son prédécesseur.

Après s'être émerveillés devant les magnifiques paysages chiliens, nous avons pu ravir nos papilles autour de petits plats concoctés avec attention.

Une soirée réussie pour un partage en toute convivialité.

Espérons que cette alchimie se poursuive dès le 11 décembre prochain où nous nous envolerons cette fois-ci pour le Japon en compagnie de Pascale et Martial.

 

lundi, 24 novembre 2014 10:39

En voiture en Amérique du Sud

Traversant les Amériques, la “transaméricaine” ou autoroute Panaméricaine s’étend de l’Alaska jusqu’au Chili - exception faite du bouchon de Darién, entre le Panama et la Colombie. L’immense axe se déploie à travers des environnements et des conditions climatiques variés, de zones de jungle dense aux déserts arides, certains ne pouvant être empruntés qu’au cours des saisons sèches. De multiples zones y sont réputées comme particulièrement dangereuses.

Il est toutefois possible pour les voyageurs de profiter de cette impressionnante infrastructure qui rejoint le continent d’une extrémité à l’autre, et qui permet notamment de traverser l’Amérique du Sud en voiture. Goudronnée et d’une grande praticabilité, la “PanAm” sud-américaine permet de découvrir un à un les charmes du continent, sans recourir à d’autres moyens de transport que la voiture. Traversant de nombreux pays, elle permet à ceux qui n’effectuent qu’un court séjour de découvrir une variété de paysages et de cultures en peu de temps.

Pour ceux qui recherchent une expérience sauvage, mieux vaut se tourner vers les routes secondaires. En voiture, il est important de savoir que l’Amérique du Sud compte parmi les routes les plus dangereuses au monde.

Las Yungas en Bolivie, ou “Route de la Mort” certainement la plus connue, est ainsi nommée à cause de son extrême dangerosité pour les conducteurs. Aujourd’hui plus communément utilisée à des fins touristiques - notamment pour des randonnées cyclistes pour les plus aguerris - il arrive encore que la route, perchée à flanc de falaise à 5000 mètres d’altitude, soit encore empruntée par des véhicules de marchandises. Bien que praticable, elle est extrêmement périlleuse. Même si vous avez choisi de parcourir l’Amérique du Sud en voiture, il est plus judicieux de se rendre à Las Yungas à pied ou à vélo (se renseigner auprès des agences de location de La Paz) pour admirer son paysage à couper le souffle.

Plus praticable en voiture, bien que ce ne soit pas une route, le Salar d’Uyuni, ou désert de sel, toujours en Bolivie, est accessible en véhicule. Situé sur les hauts plateaux du sud Ouest, à plus de 3000 mètres d’altitude, le paysage y est spectaculaire - et sans danger.

Toujours à bord de votre voiture, vous pouvez découvrir la vie sauvage dans les vastes zones humides du Pantanal brésilien ou traverser la Ruta 40 en Argentine, la plus fameuse route Sud Américaine, déguster les vins locaux sur les bords de Mendoza, découvrir le “Lake District” d’El Bolson ou encore passer par les terres désolées de Patagonie où vous ferez peut-être la rencontre des nandus (cousins de l’autruche), des renards gris ou de troupeaux de chèvres sur votre chemin.

Retrouvez les routes dangereuses continent par continent sur le graphique ci-dessous compilé par Coolcadeau.

mercredi, 19 novembre 2014 09:04

Nouvelle page FB pour ABM.tv

NOUVELLE PAGE FACEBOOK "ABM-TV"
Découvrez et cliquez sur "J'AIME" sur votre nouveau rendez-vous exclusivement axé sur les interviews d'aventuriers, explorateurs, tour-du-mondistes, globe-trotters et autres routards qui racontent leurs aventures !

Visionnez exclusivement l'interview que vous souhaitez !

Vous rêvez de faire la même chose ? Vous en avez entendu parlé ? Vous souhaitez vous inspirer pour un prochain voyage ?

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mardi, 18 novembre 2014 18:39

Découverte des ours polaires au Canada

Découverte de New York puis Churchill, le pays des ours polaires au Canada

Chaque année une population d'ours polaires de la baie d'Hudson regagne la terre ferme dans la région de Churchill au mois de juillet. Ils vivent normalement sur la banquise où ils peuvent chasser le phoque, leur nourriture de prédilection. Mais en juillet la banquise de la baie fond c'est pourquoi ils regagnent la terre ferme. Ils restent dans la toundra jusqu'en novembre lorsque la glace se reforme. Ils peuvent alors regagner leur territoire gelé.

Fin octobre, début novembre Ursus maritimus se rapproche de la côte pour être ainsi prêt à partir dès que la banquise le permettra. C'est donc la bonne période pour venir observer l'ours polaire. Le voyage se prépare presque un an à l'avance, les possibilités d'hébergement n'étant pas très importantes à churchill.

Nous avons profité du voyage transatlantique pour faire escale et visiter New York ou plus exactement Manhattan. Pendant six jours nous n'avons pas chomé, en vadrouille du matin au soir. Bien que peu amateurs de grandes villes nous avons beaucoup aimé cette visite, historique d'abord avec la statue de la liberté et Ellis island, multiculturelle avec les quartier chinois, italiens, surprenante avec les buildings qui côtoient les petits vendeurs de rue comme dans les pays en voie de développement. Bref, on ne s'ennuie pas à New york.

Après cette étape l'avion nous a conduit à Winnipeg, capitale du Manitoba au milieu des plaines agricoles ! Personne n'aurait idée de venir passer une semaine ici. Et bien nous avons découvert de beaux parcs provinciaux au bord du lac Winnipeg et à l'est de la province. Nous y avons retrouvé les forêts, les lacs, les tourbières tous ces écosystèmes canadiens que nous aimons tant et qui abrite une faune intéressante.

De Winnipeg le train nous a amené jusqu'à Churchill, le but de notre voyage. Ce long trajet (45 h) permet de voir évoluer les paysages. Plus on monte plus la taille des arbres diminue, plus les lacs sont gelés pour arriver enfin dans la toundra.

Les ours étaient au rendez-vous, nous en avons vu dix-huit dont la plupart de près. D'autres espèces arctiques ont bien voulu se laisser voir ou apercevoir car toutes sont déjà blanches en cette fin d'automne (renard arctique, lièvre arctique, harfang des neiges, lagopèdes, bruants des neiges...). Cet écosystème très fragile et les espèces inféodées sont maintenant en danger à cause du réchauffement climatique et diverses pollutions.

Il était important pour nous de voir afin de témoigner à notre modeste niveau et essayer de sensibiliser notre entourage pour que ce magnifique animal ne disparaisse pas.

< Sylvie et Bernard Frachet (Lyon)


Novembre / Décembre 2014 : Au fil du Mékong, Asie du Sud-Est

Temples disséminés dans une nature luxuriante, terre rouge, brume d'Écosse dans des lagons coralliens, chaleur et moiteur des paysages, bacs, bateaux, pluies de mousson...

Sur le Mékong, décrit dans toute sa splendeur en d'autres temps par Marguerite Duras, coule la vie : Vietnam, Cambodge, Laos. Paysages où le temps glisse avec une infinie lenteur, entre douceur et torpeur, animation et commerces flottants... Plages de sable fin, poivriers, Luang Prabang, Vientiane, Phnom Penh, Siem Reap, Angkor Vat...

Ces noms résonnent comme des invitations au voyage. Ces femmes pliées sous de lourdes charges de matériaux pour la construction, sous un soleil de plomb, sont l'envers d'un décor qui n'est pas seulement idyllique, dans des contrées où les minorités tentent aussi de faire reconnaître leurs droits.

Tour d'horizon de ces pays aux contrastes saisissants, de régions qui se développent. Balades à la rencontre de villages oubliés avec l'envie de partager des moments simples, pimentés par les échanges, enrichissements qui donnent de la consistance au voyage et qui font se lever le matin.

Passages en bateau, pistes de sable, poussière, tombes royales, danses soufies : à un autre bout du monde, sur les pistes du Soudan, à la limite du Nil bleu et du Nil blanc, l'aventure est tout aussi palpitante, des paysages fabuleux et des routes encombrées et défoncées, des dévots, des cataractes bien cachées...

Pour tout cela, chaque pays, chaque rencontre donne de nouvelles ailes à cette fureur de "globe-trotter" autrement mais toujours au bout d'un rêve, d'une réalité... avec la ferme envie de récidiver. Pour le plaisir.

Anne Lohéac

Pour s'abonner au magazine

mardi, 14 octobre 2014 11:06

Mettez en scène vos photos et vidéos

Se former depuis chez soi et apprendre à son rythme avec des experts reconnus, c'est le pari du nouveau site de vidéoformation : http://tutodidact.com, avec pour commencer :

< Une formation inédite : "Mettez en scène vos photos et vidéos" pour mieux partager vos voyages...
 
< Une formation vidéo complète de près de 4 heures 30, pour créer vos montages multimédias avec le logiciel PicturesToExe.

    - Vous apprendrez à chaîner vos photos, ajouter bandes son, commentaires, titres et génériques, créer des animations, des zooms des panoramiques, incorporer de la vidéo et exporter vos réalisations !

-    L'auteur, Patricia Ondina, adhérente ABM et formatrice spécialisée dans le domaine de l'image numérique.

Auteur du livre « Diaporama numérique » (paru aux Editions First en 2008), elle a créé de nombreuses réalisations audio-visuelles, présentées dans de grandes salles de spectacle.

  •  Les adhérents d'ABM bénéficient, jusqu'au 31 décembre d'une remise de 25% avec le code promo abmtuto

 

lundi, 13 octobre 2014 09:23

A vélo vers l'horizon

Ce voyage, nous en rêvions depuis longtemps, entre notre mariage, nos boulots, nos familles, et tout le reste, pas facile de se décider.

Mais nous avons fait le plus dur, donner le premier coup de pédale.

Nous sommes partis  au mois d'août en couple, pour au moins un an, à vélo, vers l'est, le plus loin possible.

Nous partons un peu à l'arrache, le fil rouge nous espérons le trouver en chemin, ou bien qu'il se présentera à nous parmi le patchwork de nos impressions, de nos photos, de nos écrits, voir de nos films.

Vous pourrez découvrir sur notre site tout ça et nous suivre sur les réseaux sociaux.

Tout en nous déconnectant de nos vies sédentaires, nous alimentons ce maître exigeant qu'est notre blog avec nos images, et des textes plus ou moins travaillés. Spontanéité d'abord.

www.a-velo-vers-lhorizon.fr

- facebook : www.facebook.com/aveloverslhorizon 

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lundi, 13 octobre 2014 09:17

WE à Arzon, presqu'île de Rhuys

Week end adhérents 13 et 14 septembre 2014 à Arzon,

Presqu’île de Rhuys, Bretagne

Merci pour ce moment. Le titre est déjà pris, dommage… et moi qui étais sur le point de remercier les ABMistes pour ce moment partagé dans la presqu’île de Rhuys !

Sans surprise en Bretagne, le soleil nous a accueillis samedi matin. Pique nique ombragé et rando sur sentier côtier. Une halte au moulin à marées de Pen Castel où un jeune guide nous explique le pourquoi du comment ça marche. Un « bellâtre » diront certains… mais c’étaient des jaloux ! En tout cas, ses explications m’ont donné envie de découvrir les autres moulins à marées de Bretagne, en particulier celui de l’île d’Arz, qui fonctionne régulièrement l’été. Mais i faudra attendre…

Par Toutatis ! J’oubliais notre passage sur la butte de César, point haut sur tumulus qui permet d’appréhender le territoire, pointe de terre entre Océan Atlantique et Golfe du Morbihan.

Soleil toujours et marée haute, il n’en faut pas moins pour sortir les maillots et plonger dans l’Océan. Apéro et diner se sont enchaînés au rythme des histoires de voyages des ABMistes.

L’animation de la soirée s’est retrouvée entre les mains du conteur de Bretagne Yann Quéré. Et la magie du rêve s’est installée très vite entre la soupe au caillou, les aventures de Lancelot et les amours de Merlin. Aucun rapport, me direz vous, mais sur le moment on y croyait. J’ai même vu (enfin je crois, mais je ne suis plus vraiment sûre) trois oranges se changer en princesses ! Et puis il y avait aussi une pomme, des chevaliers…

Bref, vous comprenez que la nuit n’était pas superflue pour se remettre.

Dimanche matin, toujours soleil. On s’y habitue vite. Ce matin, pas de César, pas de bellâtre à mouliner ! Que du lourd, que du beau, que du plein vent : le sentier côtier qui relie le port du Crouesty à la Pointe du Monteno par celle de Bilgroix. Et pour ceux qui restent insensibles à l’appel du large, il n’est jamais trop tard pour prendre le premier train et venir s’enivrer d’iode (pour débuter) et s’amuser de la glisse des voiliers luttant contre courant.

Le pique nique sur la plage des Fontaines était bien mérité. Comme il restait un peu d’apéro de la veille, deux sirènABMistes ont pris ce temps pour tester les fonds marins. C’est à ce moment que j’ai compris que les sirènes ne buvaient pas. Enfin, pas toutes…

L’après midi s’est découvert culturel en visitant le château de Suscinio, construit par les Ducs de Bretagne entre le XIII° et le XV° siècle. Après avoir entraperçu le fantôme de Dame Catherine dans la chambre du Duc, Dame Toinette a déclaré sa flamme au preux chevalier Gérard. C’était très émouvant. La cour aux visages connus était présente pour proclamer cette union !

Et c’est là que la boucle a été bouclée. On avait retrouvé les chevaliers de la veille ! Pour les oranges et la pomme, ce n’était pas la saison…

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