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mercredi, 17 avril 2024 15:30

Le nouveau magazine Globe-Trotters de mai/juin 2024 arrive !

couv N215 web 1Il sera dans les boîtes aux lettres des adhérents de l'association ABM, Aventure du Bout du Monde, d'ici quelques jours .

Nous vous emportons, aujourd’hui, vers des mystères aux quatre coins du monde, en commençant par le Japon où tout peut sembler étrange pour le voyageur occidental, jusque dans les plus petits détails de la vie quotidienne, même au coeur des gigantesques métropoles modernes.

Un pays qui vénère toujours les esprits, les kamis, via le shintoïsme. Le respect des esprits pourrait être le lien avec le Vanuatu, archipel où communiquer avec les arbres n’a rien d’anormal. Les traditions qui commençaient à se perdre sont reprises en main pour transmettre aux jeunes générations le patrimoine du pays et relier le passé au présent.

Ce numéro présente d’autres facettes du Patrimoine au sens large, matériel ou immatériel, passé ou présent. Les mégalithes en Corse — comme dans d’autres endroits en Europe —, peu connus, ont été érigés quelques milliers d’années avant notre ère par des peuples qui restent largement inconnus, tout autant que leurs techniques pour déplacer ces énormes blocs de pierre.

Patrimoine devenu actuellement peu accessible, la falaise de Bandiagara en pays Dogon au Mali nous est contée dans un retour vers le passé. Le carnaval de Gualeguaychú en Argentine serait le deuxième après celui de Rio, tout aussi coloré et quelle ambiance !

Un dossier sur le travail remarquable d’une ONG au Cambodge, Pour un sourire d’enfant, qui oeuvre auprès des enfants des rues, nous rappelle que, derrière les beautés du monde, se trouvent des réalités plus difficiles que des personnes essayent d’atténuer. Vipère à corne, ghâts de Varanasi, Éthiopie, forêt de Guyane et Providencia, île des Caraïbes, balades sur les sentiers du Parc national Patagonia au Chili complètent les mystères de ce numéro dont nous vous souhaitons bonne lecture.

www.abm.fr

samedi, 06 avril 2024 10:54

Rancontre avec l'aventurière des pôles, dans Globe-Trotters magazine

Laura Jourdan, 34 ans, dunkerquoise, est guide d’expédition dans les régions polaires. Durant trois ans, elle a partagé le quotidien des habitants du Grand Nord, qu’elle a consigné dans un livre, “Aventurière des Pôles”. Rencontre avec une jeune femme qui n’a pas froid aux yeux.

Qu’est-ce qui vous a amenée à partir vers les pays du Nord ?

C’est au départ une mésaventure. J’ai suivi des études de biologie et j’étais prof de bio dans un collège à Lille. Mais l’avenir des salles de classe ne me réjouissait pas. J’ai donc quitté mon travail
et je suis tombée sur une annonce de recherche de journaliste pour un documentaire dans les pays du Grand Nord. J’ai postulé, j’ai été embauchée, et je suis partie en camping-car vers la Norvège avec trois autres collègues, dont le producteur- réalisateur du documentaire. On devait aussi aller en Islande et au Groenland. Et deux mois après notre départ, alors qu’on était au nord de la
Norvège, on s’est rendu compte que le réalisateur était un escroc. Dès le début, il avait perdu sa carte bleue, il nous faisait faire des avances de frais, sur le carburant, la nourriture… C’était un mythomane.
On a découvert qu’une quinzaine de plaintes avaient été déposées contre lui au commissariat du 17e arrondissement de Paris et d’ailleurs il est aujourd’hui emprisonné. Suite à cela, mes collègues
sont repartis vers la France et moi, j’étais un peu détruite psychologiquement, mais j’ai décidé de continuer l’aventure et d’aller dans ces endroits
qu’il avait décrits, pour faire le voyage par moi-même. C’est comme cela que je me suis retrouvéau Svalbard, en plein mois de novembre 2016…

Lire la suite dans le magazine Globe-Trotters de mars/avril n°214
vendredi, 05 avril 2024 10:38

Une plongée dans la grotte Cosquer.

Par ABM Montpellier.

Mardi matin départ pour Marseille sous une pluie battante pour une journée qui s’annonce sous de mauvais auspices, pluie et vent au programme ! Pas de souci ! 

Certains s’y rendent en train, d’autres s’organisent en covoiturage. Rendez-vous à 11 heures à la « cathédrale de la Major » de style Romano byzantin, qui porte bien son nom car impressionnante avec ses dimensions comparables à saint Pierre de Rome. Le groupe de 30 personnes n’est pas encore au complet mais les retrouvailles sont chaleureuses. Un petit arrêt sur une place pour goûter aux spécialités de Marseille, la Soupe de poissons, les sardines… et nous prenons le chemin du port antique où une  guide nous attend pour nous faire découvrir « le panier », quartier populaire en plein centre ville, quartier historique devenu touristique. Nous traversons les siècles depuis la cité phocéenne à l’origine vers 600 avant JC , carrefour du commerce et de l’immigration, jusqu’à la ville cosmopolite que Massalia puis Marseille est devenue grâce à l’essor commercial de la période coloniale,  devenant une ville industrielle et portuaire importante.

La ville de Marseille nous a déjà dévoilé son port, son quartier le plus ancien, ses monuments mais un autre univers nous attend et nous ramène à des temps bien plus anciens, le dessin pariétal dans la grotte découverte par Cosquer, reproduite à l’identique et qui porte son nom. Immersion et frissons garantis! Nous rentrons le soir, fatigués et trempés mais un repas délicieux au restaurant, les Arcenaulx, arsenal des galères, dans un cadre plein de charme et intime nous fait vite oublier ces quelques gouttes!

Le lendemain, plein soleil et le petit plus,  immortalisé par Pagnol, la traversée du port par le Ferry Boat avec la prononciation adéquate,  pour rejoindre le petit train qui nous fera prendre de la hauteur jusqu’à la « Bonne Mère ». Symbole du cosmopolitisme de Marseille par son allure byzantine et grande protectrice de la cité phocéenne. De là, le groupe prend des chemins de traverse puis se retrouve au gré des envies… la quincaillerie Empereur, resto ou sandwich dans un jardin, le Mucem et le fort saint Jean avant de tous nous retrouver pour la visite guidée du palais Longchamps . Imposant, Palais certainement mais plutôt Château d’Eau permettant à la ville d’être approvisionnée enfin en eau,  après une forte sécheresse et surtout une épidémie de choléra.

Il est bientôt temps de se séparer pour reprendre le chemin du retour après deux jours de découverte d’une ville étonnante, ouverte sur le monde,  grouillante, parfois violente,  passionnante et d’une grande diversité 

mardi, 02 avril 2024 11:43

Beau succès pour le festival ABM à Nantes


Le 23e festival « Les Rencontres de l’Aventure » d’Abm Nantes, qui s’est déroulé le samedi 23 mars 2024, aura tenu sa promesse nonobstant sa délocalisation à « La Manufacture ». Il a réuni un large public d'adhérents et de sympathisants fidèles, mais aussi un nouveau public du centre de Nantes qui découvrait notre association. L'équipe de bénévoles bien sûr, a été à la hauteur de l’événement.

Sept films figuraient au menu de cette journée, mettant en relief des rêves devenus réalités. En pleine immersion dans des continents et des espaces proches et lointains, seuls ou accompagnés, les réalisateurs entreprennent des aventures prenant l’allure de défis que seules transcendent leur détermination et leur volonté d’aller jusqu’au bout.

Découvertes, certes, mais avant tout des convictions personnelles et des objectifs à la fois de partage des valeurs humaines et de dépassement de soi.

En marge des projections, le hall était richement animé par plusieurs stands d’associations, de réalisateurs, de carnettistes de voyages et d'un photographe-voyageur.

De chaleureuses pauses-café, un déjeuner et un dîner servis au coeur du forum, ont permis de riches échanges et retrouvailles.

De l’avis de nombreux participants, ce nouveau cadre de « La Manufacture » a bien répondu aux attentes des organisateurs et du public.

< Salah Yataghène

vendredi, 29 mars 2024 08:30

Les meilleurs plans de voyage pour profiter des longs week-end en 2024

Pour les amateurs de voyages et d'aventures, l'année 2024 offre plusieurs opportunités pour découvrir un grand nombre de destinations attrayantes à travers le monde. Les longs week-ends, également appelés « ponts », sont une excellente occasion de planifier des escapades inoubliables sans sacrifier trop de jours de congés.

Week-ends prolongés en 2024 : quand partir ?

En 2024, plusieurs longs week-ends se profilent, offrant des opportunités idéales pour une escapade bien méritée. En avril, le week-end de Pâques vous permettra de vous évader du samedi 30 mars au lundi 1er avril. En mai, le week-end de Pentecôte offre une pause bienvenue du samedi 18 au lundi 20 mai. En novembre, vous avez le choix entre le week-end de la Toussaint, du vendredi 1er au dimanche 3 novembre, et celui de l'Armistice du samedi 9 au lundi 11 novembre. Le week-end de l'Ascension, quant à lui, est réputé pour ses prix abordables en matière de billets d'avion, constituant une occasion parfaite pour voyager sans se ruiner. Pour ceux en quête de vacances de dernières minutes, explorer les offres de réservation en ligne s'avère être la bonne démarche.

Comment obtenir les meilleures offres sur vos billets d'avion et d'hôtel ?

Pour dénicher les meilleurs tarifs, il est préférable d'acheter vos billets de train ou d'avion dès l'ouverture des réservations. Si vous avez déjà une destination précise en tête, il vaut mieux réserver votre hébergement le plus tôt possible afin de garantir la disponibilité de l'emplacement désiré. En anticipant, vous avez de meilleures chances d'accéder à des tarifs avantageux, notamment sur les vols populaires et les destinations prisées. Et oui, c'est en planifiant vos voyages à l'avance et en agissant rapidement lors de l'ouverture des réservations que vous aurez toutes vos chances d'obtenir les meilleures offres sur vos billets d'avion et d'hôtel, tout en évitant les hausses de prix et les risques de disponibilité limitée.

Idées de destinations pour petit budget

Avec un budget de moins de 200 € par personne en aller-retour, vous pouvez explorer une variété de destinations attrayantes en Europe. Voici quelques-unes de nos meilleures destinations :

  • Pour le week-end de Pâques : Bologne, Berlin et Barcelone,
  • Au week-end de l'Ascension : Londres, Vienne et Madrid sont accessibles à des tarifs abordables,
  • Pour Pentecôte : visiter Milan, Amsterdam ou encore Madrid pour des expériences riches en découvertes,
  • Quant au week-end du 14 juillet : Porto, Zurich et Venise vous promettent des escapades mémorables sans dépasser votre budget fixé.

À noter : pour simplifier l'organisation de son voyage et éviter les frais imprévus, les formules tout compris peuvent être une solution intéressante. En regroupant les billets d'avion, l'hébergement et parfois même les repas et les activités, ces packages permettent de maîtriser son budget tout en profitant pleinement de son séjour.

Idées de destinations pour les plus gros budgets

Avec un budget plus important, il est tout à fait envisageable de planifier des escapades tout en vous faisant plaisir à côté, comprenant à la fois les vols et deux nuits d'hôtel dans des établissements 3 étoiles minimum. Pour le week-end de Pâques, des villes emblématiques telles que Prague et Florence offrent des expériences culturelles et historiques. Si vous optez pour le week-end de l'Ascension, des destinations ensoleillées comme Athènes ou Malte vous invitent à découvrir leur charme unique et leurs trésors cachés. Et pour la Pentecôte, osez des villes vibrantes comme Séville et Dubrovnik, qui vous offriront le soleil et la chaleur méditerranéenne à coup sûr !

Avec ses nombreux jours fériés, vous avez l'embarras du choix pour partir vous détendre le temps d'un long week-end et profiter de l'Europe à la dernière minute.

vendredi, 22 mars 2024 11:44

Moto cocotte

Moto cocotte c'est une ode à la vie à travers une balade à moto en France en solo ou accompagnée. 

De la micro-aventure en passant par une immersion sensorielle dans les régions françaises, Moto cocotte se veut être un podcast "gourmand" dans le lequel je vais vous partager mes trouvailles, nourrir mon esprit de belles rencontres, régaler mes yeux de paysages connus ou atypiques, faire pétiller mes papilles avec des mets régionaux, entendre le doux chant du coq me réveiller le matin et me rappeler que c'est encore une belle journée pour écrire son histoire.

Moto Cocotte c'est également des motardes qui font le monde de la moto d'aujourd'hui et de demain. Sur quelques épisodes, je ferai intervenir des invités pour nous parler de leurs réalisations et de leurs projets.

Enfin, des "motocasts" autour de plusieurs thèmes tels que l'image de la femme à moto, et la moto en tant que thérapie sont prévus.

Brève présentation….

Je m'appelle Annie. Je suis motarde depuis quatre ans et avant tout passionnée de voyages.

J'ai longtemps parcouru les quatre coins du globe en sac à dos. Cette fois-ci, la besace a été remplacée par des valisettes sur ma moto.

Vous me suivez ?

https://smartlink.ausha.co/moto-cocotte

 

samedi, 16 mars 2024 07:48

Tour du monde à vélo

Je m'appelle Bernard et d'habitude, je pars chaque année faire des voyages à vélo de deux trois semaines, mais c'est toujours trop court.

Alors pour mes 50 ans, j'ai enfin pris une année sans solde pour pouvoir pédaler sans limite et avec la liberté de me laisser surprendre par les rencontres au fil des kilomètres.

J'ai débuté mon voyage à vélo en septembre en Ouzbékistan et j'ai encore des étoiles dans les yeux d'avoir contemplé les bâtiments et monuments de l'empire timouride en faïence bleue. Ensuite, je me suis lancé sur la route de la soie en pédalant dans le Pamir et ses sauvages vallées avant de me diriger sur la Karakorum Highway, direction sud au Pakistan. J'ai découvert dans ce dernier pays, une population qui est peinée que les européens le conçoivent avec des a priori très négatifs.

Et c'est vrai que je n'y ai trouvé que des gens bienveillants, me partageant quelques instants de leur vie autour d'un thé ou d'un repas, même quand la barrière de la langue aurait dû interdire cette rencontre. Poursuivant ma route, en traversant l'Inde tumultueuse et colorée, avant d'arriver au Népal dont les montagnes et la qualité de la route pourrait refroidir plus d'un cycliste. Cependant, en arrivant à un col, la vue sur les Annapurna baignés des rayons du soleil couchant compense largement les nombreuses heures à pousser le vélo sur des routes, des chemins et des pistes dont leur qualité fait qu'on peine à les différencier.

D'un saut de puce, je me suis offert le luxe d'un détour par le Bouthan. Ici pas de vélo, car pour éviter le tourisme de masse, les services d'un guide sont obligatoires et je ne voyais pas l'intérêt de pédaler suivi par une voiture pendant tout le séjour. Il vaut parfois mieux savoir renoncer à pédaler plutôt que d'en faire un non-sens. C'est encore l'esprit rempli du "Bonheur National Brut" partagé par les bouthanais que je recommence à pédaler sur des terres toujours plus lointaines, voire hostiles, l'Australie.

En roulant sur la piste la "Tasmanian Trail", en Tasmanie, j'y ai découvert à la fois des gens qui prennent le temps d'aider les cyclistes et le "whoop whoop". Ce terme est utilisé par les locaux pour désigner les endroits de leur pays où il n'y a rien en dehors de la nature sauvage. Donc pas de ville ou village, pas d'humain, pas de réseau de téléphone en cas d'urgence, pas de ravitaillement en eau potable et en nourriture, ...

Du coup, arrivant en Nouvelle-Zélande après ça, on a une sensation de détente absolue qui s'installe : ici pas de serpents ou d'araignées mortelles. Rien que des pistes de VTT avec des paysages sensationnels s'offrant comme une caresse pour les sens du cycliste.

Dans quelques jours, je m'envole pour le Chili afin de pédaler sur une mythique route pour les cyclos, la "carratera australe" et peut-être jusqu'à Ushuaia avant de rejoindre l'Afrique et finir en apogée aux chutes Victoria. Le mix entre des tronçons en avion et du "slow travel" à vélo, peut faire bondir certains cyclistes puristes, mais il permet de réaliser le rêve de pédaler dans tous les endroits où usuellement on se dit "c'est trop loin pour y aller, c'est pas la saison,...".

Alors, pourquoi se priver? Et vous, c'est quoi vos rêves?

jeudi, 29 février 2024 10:12

Balade à Saint Germain en Laye

Nous nous sommes retrouvés en ce dimanche 25 février à 11h devant le musée départemental Maurice Denis à Saint Germain en Laye pour une après-midi « rando / culture » sous une petite bruine hivernal de saison.

Huguette et Joel avaient organisé dans un premier temps une visite guidée privative du musée Maurice Denis installé dans un ancien hôpital royal de la fin du XVII siècle fondé par Madame de Montespan, classé aujourd’hui monument historique.

Le musée retrace l’histoire de Maurice Denis à travers le bâtiment et un grand nombre d’œuvre majeur, Principal acteur du mouvement post impressionniste des Nabis (« prophète » en Hébreu), Maurice Denis fait l’acquisition en 1914 de cet ancien hôpital qu’il aménagera pour loger sa femme et ses 6 enfants, son atelier quant à lui est aménagé au fond du jardin. La présentation des œuvres se déroule dans le logis principal, alors que la chapelle réaménager par l’artiste est toujours restée dans son état d’origine.

Notre guide reprend une bonne partie de la vie de l’artiste au travers du bâtiment et de ses œuvres ici présentent.

L’été, le musée propose également une belle balade à travers les jardins en terrasse se déployant Sous le prieuré.

Une fois la visite terminée, nous avons profité d’une légère éclaircie pour pique-niquer en extérieur et tous se réchauffer autour un bon verre chaud au bar du coin.

Une partie du groupe est resté malgré les conditions météorologiques défavorable pour une petite balade sur la terrasse du château et la forêt.

< Fabien

vendredi, 23 février 2024 11:06

Le nouveau magazine Globe-Trotters de mars/avril 2024 vient de paraître

GT214 MARS AVRIL2024 web100Pourquoi partir en 2024 ? Quelle question dans un magazine dont l’essence même est de donner des ailes à vos rêves d’évasion ! Et pourtant : conflit russo-ukrainien, conflit israélo-palestinien, embrasement du Moyen-Orient, conflit larvé en mer de Chine orientale, conflits sociaux en Europe, etc. Encore un peu de BFM ?

À tout le moins, reconnaissons que la liste des frontières criblées, déchirées, disloquées, ou en instance de l’être ne demande qu’à s’étoffer.

Alors, pourquoi partir en 2024 (après cela) ? Parce que Globe-trotters se doit de vous convaincre qu’il existe des raisons positives qu’aucune géopolitique ne parviendrait à cribler, déchirer, disloquer. Des exemples ? Dans les pages qui suivent, vous partirez consulter les puissances occultes par l’intercession d’un roi sénégalais ou des moai, gardiens de l’Île de Pâques, puis bivouaquer dans la campagne française sans boussole ni préjugés ; enfin, poser vos pas sur les

ultimes parallèles du globe, en Patagonie chilienne ou dans l’archipel du Svalbard, là où des frontières séparent les derniers peuplements humains des terrae incognitae. Mais cet éventail de raisons objectives ne se suffira probablement pas à lui-même.

Alors, pourquoi partir en 2024 (après tout) ? Cela doit rester un choix de décision ; larguer les amarres, entreprendre d’autres voyages vers d’autres ports, s’ouvrir vers de nouveaux horizons et se réaliser à nouveau.

Pour bien faire, surtout pour “faire bien” et pour conclure : “Rien n’est permanent, sauf le changement.” Citation d’Héraclite d’Ephèse, héros malgré lui des cours de management ! Appliquée au voyage, elle est d’une certaine façon une réponse à la question “pourquoi partir en 2024 ?” Dans une époque qui change, si nous changions nous aussi... à commencer par changer d’air ?

Xavier Gaumer (77)

Remontant la façade ouest des Andes depuis le Cap Horn, après plusieurs mois dans les glaciers, les montagnes, les paysages désolés de Patagonie, les fjords, les îles et les volcans, nous arrivons dans le cœur battant du Chili autour des villes de Santiago et Valparaiso. Quel pays étonnant que cette bande de terre de plus de 4000 km de long ne dépassant pas 200 km en largeur, dont l’essentiel de la population est bloquée entre la Patagonie, le désert d’Atacama et la chaîne de l’Aconcagua, face à l’océan Pacifique !

Pour les gens de notre génération, impossible de ne pas associer Santiago-du-Chili au coup d’État de Pinochet, et au suicide du Président de la République Salvador Allende dans le palais de la Moneda en 1973, mettant fin à la tentative de « voie chilienne vers le socialisme » ; et douze jours plus tard, à l’assassinat de Pablo Neruda, le grand écrivain prix Nobel de littérature, par la junte militaire qui allait gouverner le Chili dans la terreur durant quinze ans.

La notoriété de Pablo Neruda, soutien de Salvador Allende, membre du Parti Communiste, ambassadeur en France, chantre de la solidarité humaine, était trop gênante pour les nouveaux maîtres du Chili. Son « Canto General », œuvre poétique monumentale, dressait un portrait épique de l’Amérique latine, évoquant les premiers habitants du continent, l’arrivée des conquistadores, l’exploitation des Amérindiens, la naissance de la classe ouvrière, des premiers combats politiques et syndicaux, de l’unité populaire face à la répression du pouvoir et des exploiteurs… une voix à faire taire rapidement !

Si ses poèmes comme le « Canto General » ou «  Les vers du capitaine » immortalisent Pablo Neruda pour ses lecteurs, pour nous voyageurs, il a également laissé trois empreintes magnifiques dans le paysage tempéré de ce Chili central, trois maisons à son image : trois refuges enchantés, posés sur des sites merveilleux offrant le spectacle du port ou du déferlement des vagues puissantes du Pacifique, dans des collines où accrocher des dénivelés pleins de surprises et des jardins ravissants, conçus sur des plans fantaisistes, dictés par l'envie d'étonner les nombreux amis royalement reçus, de vivre heureux avec la femme aimée et d'écrire entouré des ambiances et des objets choisis...

… Des objets ! Insolites, chargés d’histoire réelle ou inventée, multipliés et enrichis par la collection ou au contraire mis en valeur par leur unicité : verres colorés (pour donner du goût à l'eau...) instruments de marine, figures de proue, étriers, papillons, coquillages… Des œuvres d'art, des mosaïques de son amie Marie Martner, œuvres du designer Fornassetti, des peintures chinoises...

De la couleur, des matériaux chaleureux, chinés, bricolés, rien de somptueux ou prétentieux. La richesse est dans les accords, les oppositions, les trouvailles surprenantes, et peut-être surtout dans la mémoire du poète qui survit à l'oubli comme elle a survécu à la dictature...

Après la découverte de la maison de Santiago, dénommée par Pablo Neruda la Chascona (qui signifie « la femme aux cheveux emmêlés »), en référence aux cheveux roux et indociles de Matilde Urrutia, la femme de sa vie, la poésie, l’inventivité et la générosité qui émanent de cette habitation nous ont irrésistiblement amenés à faire le pèlerinage jusqu’aux deux autres : la casa de Isla Negra, la plus belle, dans le jardin de laquelle sont enterrés les deux amants face au Pacifique, et enfin, surplombant les pentes, le port et la mer, la Sebastiana à Valparaiso !

Valparaiso ! Un nom dont la simple sonorité nous fait rêver ! Qui évoque tous ces marins, ces Cap-Horniers pour qui ce port était le réconfort après des mois passés dans des mers infernales. Qui était l’escale obligée des navires joignant l’Atlantique au Pacifique par le détroit de Magellan jusqu’au début du XXe siècle ; dont le déclin s’amorça avec le percement du canal de Panama et s’amplifie maintenant avec la montée en puissance vertigineuse des échanges commerciaux entre l’Asie et le continent américain ; et que la construction de l’énorme port de Chancay par les Chinois dans le nord du Pérou achèvera vraisemblablement de classer parmi les merveilleux souvenirs de la marine marchande.

L’immense amphithéâtre de « cerros » (collines) abritant une nuée de constructions colorées dans une organisation approximative entoure le port de Valparaiso ouvert sur le Pacifique. La quasi-totalité des 300 000 habitants vivent dans ces cerros desservis par des ruelles et de vertigineux funiculaires. Cette ville au passé illustre est aujourd’hui pauvre, et certaines des collines ont des allures de bidonvilles. Ceci, ajouté à l’ambiance mystérieuse et inquiétante des rues des anciens bas-fonds des quartiers du port contribue à donner à Valparaiso une réputation de dangerosité. Et pourtant, quel charme dégage cette ville ! Avec ses multiples couleurs, ses maisons plantées au mépris de toute rationalité urbaine, loin des routes goudronnées, des services publics et des réseaux d’eau ou d’électricité, son port encore vivant (pour quelque temps !), les nuances infinies de la mer omniprésente, son street art joyeux et inventif, ses perspectives changeantes à chaque pas, ses interminables marches pour rejoindre les quartiers…

Parachutés sur la terrasse d'un hôtel dont les chambres sont sous la rue, face à la mer, nous découvrons l'immense baie de ce port dont la grandeur passée est encore visible sous les façades décaties ! Pour aborder les dédales de ses ruelles et escaliers, nous suivons les recommandations des touristes aussi bien que des Chiliens : ne pas aller n'importe où, et surtout pas tout seuls. Nous rejoignons donc une visite organisée par de jeunes étudiants chiliens, amoureux de leur ville et soucieux de nous en éviter les désagréments. Nous nous risquons ensuite seuls de jour dans les quartiers les plus sûrs, du bas du port jusque dans les pentes des cerros, d'escaliers en funiculaires, de randonnée en escalade…

En cette fin d'après-midi, je me bats avec le clavier de l'ordinateur de l'hôtel Fauna pour rédiger un article du blog. Tout-à-coup l'écran devient tout noir ! La réceptionniste peste au même moment : elle vient de perdre toutes les données de son client. Avec beaucoup de patience, elle m'explique que le réseau électrique est coupé dans toute la ville : un incendie s'est déclaré dans les hauteurs des cerros, qui a dû endommager les câbles. De la terrasse de l'hôtel, nous découvrons qu’une épaisse fumée a en effet envahi tout le ciel, magnifiquement ensoleillé une heure auparavant.

Quelques instants plus tard, la nuit est tombée, le courant électrique est revenu après avoir été coupé encore deux fois. Nous décidons de descendre au port chercher un distributeur de billets et dîner. Dix-huit banques plus tard, il faut nous rendre à l'évidence : à Valparaiso, un soir, et ce soir-là particulièrement, nous ne trouverons pas de cash. Pas de cash, pas de dîner, sauf si un restaurant accepte notre carte Visa. Nous nous asseyons dans un bar où la musique bat son plein et, avant de commander notre pisco sour, demandons d'un air assuré : "se puede pagar con la tarjeta ? " "La maquina no fonctiona ahora, pero dentro de una hora quizas", répond le serveur pour être arrangeant. Il ne nous reste plus qu'à battre en retraite et à rentrer à l'hôtel. Au moment où nous arrivons au pied du funiculaire qui doit nous y monter, tout devient noir : il fait une nuit profonde, le courant a sauté, la lune est totalement cachée par le nuage de fumée de l'incendie. La dame du funiculaire me tend brutalement son téléphone portable : je l'éclaire pendant qu'elle ferme à double tour la porte d'accès. On ne voit pas à 50 cm. Je lui demande où se situe l'escalier qui permet de monter à la rue de l'hôtel ; malgré l'épaisse nuit qui nous entoure je la vois blêmir et bégayer : "no ! no escaliera ! no por la noche ! no por la noche sin luz !"

Nous remontons donc la grand’rue, au milieu de dizaines de lucioles, chacun essayant d'éclairer les innombrables dénivelés de trottoir, les nids de poules et les travaux en cours avec son téléphone ou une petite torche. D'un seul coup le mystère d'une ville comme Valparaiso, déjà impressionnant la journée, devient écrasant dans la nuit absolue, où chaque recoin, chaque marche, chaque renfoncement de porte prend des allures d'embuscades. Les sirènes de pompiers allant de manière désordonnée d'un bout de la ville à l'autre, ajoutent de l'angoisse à cette ambiance inhabituelle.

A l'hôtel, la machine à carte Visa fonctionne. Sur la terrasse où nous dînons, nous pouvons voir l'avancée des flammes de l'incendie gagnant toujours du terrain et les retombées des cendres qui s’intensifient. Le lendemain matin, le veilleur de l'hôtel nous raconte qu'il n'a jamais vu une catastrophe pareille à Valpo et que deux salariés de l’établissement ont tout perdu dans l’embrasement de leur maison. Après avoir quitté la ville, nous apprendrons que ce gigantesque incendie avec un bilan de 15 morts, mettra 10 jours à être maîtrisé, après que 10 000 personnes ont été évacuées et 2 900 logements détruits. Michelle Bachelet, présidente du Chili revenu socialiste à ce moment-là, confirmera qu’il s’agit « du pire cas d’incendie survenu à Valparaiso ».

Philippe Gouyou Beauchamps (69)

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