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jeudi, 18 octobre 2012 13:29

Les séjours linguistiques

Écrit par
Elargir ses horizons avec des séjours linguistiques

ESL 1Différentes cultures et traditions, paysages, histoires, climats, faunes et flores... le monde est trop riche pour passer sa vie dans un seul continent, encore moins un seul pays. Autant d'un point de vue humain que professionnel, voyager et partir à la rencontre de l'autre et de sa façon de vivre est la plus belle manière de s'enrichir. Il est bien connu que les voyages forment la jeunesse, ce sont également des opportunités rêvées pour apprendre une nouvelle langue ou la maitriser parfaitement.

Afin de profiter pleinement d'un pays et d'en rapporter plus que des souvenirs touristiques, il est essentiel de passer du temps à y vivre et à comprendre sa langue, ses traditions et sa culture. Avec ce genre de formule, voyager prend un tout autre sens en vous plongeant au cœur d'un pays et en vous donnant toutes les chances d'apprendre une langue étrangère dans les meilleures conditions. Selon votre aspiration, vous pouvez choisir de loger avec les autres étudiants internationaux et élargir encore plus votre horizon culturelle, ou habiter avec une famille d'accueil pour une immersion totale.

Mieux comprendre la culture d'un pays

L'apprentissage d'une seconde langue, ou sa maitrise complète, est désormais une obligation pour quiconque veut décrocher un poste important, ou encore obtenir une promotion. Ceux qui veulent vivre et travailler à l'étranger devront également démontrer un niveau proche de celui d'une langue maternelle. Il y a aussi ceux qui veulent s'enrichir personnellement et voyager autour du monde avec la possibilité de s'exprimer et d'être accepté plus facilement par les natifs.

ESL 2Bien entendu, l'anglais est l'une des langues les plus répandues dans le monde et un bon niveau vous permettra de vous en sortir pratiquement où que vous alliez.
Si toutefois le Royaume-Uni ne vous attire pas tant que ça ou que vous y ayez déjà séjourné lors d'un échange scolaire, essayez les Etats-Unis pour suivre des cours intensifs (trouvez plus d'informations ici). Mais un séjour linguistique peut également être l'occasion de s'initier à une toute autre langue que celles enseignées dans les écoles, comme le japonais ou l'arabe par exemple.

Parce que voyager est bien plus que simplement visiter les lieux touristiques tout en logeant dans des hôtels de luxes en compagnie des autres touristes, un séjour linguistique permet de s'imprégner de ce qui fait un pays. C'est en vivant parmi les natifs et en partageant leur quotidien que l'on peut apprécier pleinement leur culture. Et quel meilleur endroit pour apprendre une langue étrangère et toutes ses subtilités que dans le pays où elle est parlé couramment.

Si vous êtes de ceux qui n'aiment pas faire les choses à moitié et veulent s'enrichir d'autres cultures, partez à la découverte du monde avec un séjour linguistique, vous apprendrez une nouvelle langue et vivrez une expérience unique.
jeudi, 18 octobre 2012 09:35

au Royaume de Chenonceau

Week-end les pieds dans l’eau du Zoo au Royaume de Chenonceau :

 

Il était une fois,

un groupe de randonneurs un peu « fadas »

chenanceaubravant le mauvais temps

avec un somptueux hébergement.

Le lendemain, en passant devant les flamants qui ne sentaient pas vraiment la rose,

le koala, le panda, le lion blanc, les lamantins et autres animaux vivaient en parfaite osmose.

Après avoir bien remplis nos estomacs

autour d’un succulent repas,

et après une excellente nuit,

Chenonceau nous voici.

Les pieds dans l’eau,

nous partons à l’assaut

du Château

au lieu de chasser l’escargot.

Un grand merci à Jojo et Huguette,

même si le temps n’était pas à la fête !

A réitérer de nouveau

de préférence sans eau (x) !

Delphine BORDAT (37).


Malacca, Malaisie : le choc des cultures

Après avoir exploré toute la côte est de la Malaisie jusqu'à la frontière Thaïlandaise, nous voici de retour au sud, à Malacca, sur la côte occidentale. Une errance à travers la ville nous fait découvrir des quartiers chargés d'Histoire. Les cultures malaise, chinoise, tamoule, hollandaise, portugaise, anglaise s'entrechoquent, se mêlent et se bousculent, nous surprenant à chaque coin de rue.

Malaisie1Lorsque nous sortons de l'hôtel pour partir explorer la ville, le ciel est noir d'encre. Très vite, un énorme orage éclate, ébranlant les maisons du quartier chinois. Nous nous abritons dans le hall d'une petite guest house, ouvert sur la rue. Les chenaux crachent des flots d'eau qui viennent remplir les caniveaux. Nous avons l'impression d'être dans une machine à laver géante. Lorsque l'orage s'apaise enfin, quelques quidams tentent une timide sortie, pataugeant en tongs ou en bottes. Un chinois passe à bicyclette tenant au dessus de sa tête le squelette d'un parapluie. Nous nous aventurons dehors. Un poteau supportant des câbles téléphoniques est tombé en travers de la rue et nous devons le contourner.

Après un repas "gastronomique" pris dans une gargote chinoise, nous traversons la sungaï Melaka pour rejoindre Dutch square, bordé par le Stadthuys, l'ancien hôtel de ville bâti par les Hollandais lorsqu'ils avaient colonisé cette côte de la Malaisie au milieu du XVIIe siècle. Au milieu de la place, la « Tan Beng Swee Clock Tower » et la fontaine Victoria, marquant le passage des anglais à partir du XIXe siècle. C'est là que nous rencontrons Tay et son « trishaw » fleuri. Ces vélos taxis sont inscrits au Patrimoine Mondial de l'Humanité. Tous les « trishaw » décorés avec amour par leurs conducteurs attendent le client autour de la place. Pour 40 rm Tay nous propose une balade d'une heure à travers la ville. Charmés par ces drôles de tricycles, nous nous laissons tenter.

Notre guide est plein d'entrain. Avant de partir, il nous demande quelle musique nous voulons entendre. Comme nous lui demandons une musique chinoise, il semble un peu déçu et à la première occasion, il change le CD pour nous faire entendre sa musique préférée, des chanteurs américains des années 60. Nous sommes les héros de la promenade. Tay sait exactement où le client doit se poser pour immortaliser la photo idéale. Il nous installe devant le décor ; clic ! Nous changeons de paysage ; clic ! Nous nous laissons faire, amusés par son enthousiasme. Tay nous photographie devant la sungaï Melaka puis au pied du « Flor de Mar », une réplique du bateau qui amena ici les Portugais en 1511. Notre trishaw longe ensuite le musée de la Marine, les restes du train qui desservait autrefois la ville. Photo de rigueur devant la Porta Santiago, dernier vestige du fort portugais, tout près, l'ancien palais du sultan de Malacca. Nous accostons devant l'église Saint François Xavier. Quelques photos de l'intérieur, sans intérêt majeur à nos yeux et nous repartons en direction du quartier chinois. Tay nous dépose devant une étrange boutique.

Malaisie3Nous sommes chez WahAik le cordonnier. Raymond Yeo, propriétaire des lieux, est le dernier fabricant de chaussures pour les pieds bandés des femmes chinoises. Evidemment, ces souliers ne sont plus destinés qu'aux touristes. Le magasin sert à la fois de musée et d'atelier. Les petites chaussures en soie tiennent sur la paume de ma main. Elles sont vraiment magnifiques. Nous succombons et achetons une paire. Raymond nous montre son livre d'or. Il semblerait que notre ancien président de la République, Jacques Chirac, soit venu ici faire ses emplettes. Nous repartons par Jonker walk et retrouvons Dutch square où Tay nous dépose. La suite de la visite se fera à pied.

Nous remontons le cours de la sungaï Melaka et parvenons à Little India. C'est du moins ce qu'annonce la porte monumentale colorée à l'entrée de la rue. Les boutiques sont tenues par des chinois et seul un groupe de femmes en sari met une touche indienne au quartier. La chaleur est décidemment difficile à supporter. Nous cherchons l'ombre sous les trottoirs couverts. Un tour de quartier nous ramène à rivière que nous longeons en direction de l'estuaire. Nous arrivons ainsi dans le quartier hollandais. Nous voici plongés dans les rues d'Amsterdam. Seules les enseignes en chinois et en malais brouillent l'illusion. Tout au bout des immeubles parfaitement alignés, le marché artisanal abrité sous une grande halle couverte de tuiles. Nous nous perdons dans une petite allée qui flâne et sinue parmi des cabanes en bois, toutes de guingois. Un coin de campagne malaise dans la ville. Nous débouchons dans la cour d'HLM tristes et sans âme, cachés derrière les beaux centres commerciaux, nets et aseptisés. Là tout est luxe, richesse et volupté.

Nous nous engouffrons dans le Mega Mall pour nous rafraîchir un peu. Au cœur de la rotonde centrale, Les bas reliefs d'une fontaine monumentale retracent l'histoire tumultueuse de la ville. Cette errance au sein de cultures qui s'entrechoquent, se mêlent et se bousculent est vraiment surprenante. Contournant la colline Saint Paul qui domine la ville, nous retraversons le quartier chinois pour rentrer à l'hôtel

Georges et Chantal GIRAUD
Jeudi 10 octobre 2012
lundi, 15 octobre 2012 14:34

Voyager pour prendre du temps pour soi

Écrit par

Parfois, on a besoin que des vacances soit réellement des vacances, un moment pour se détendre et ne penser à rien ni personne d'autre que soi. Que ce soit en couple, entre amis, ou simplement tout seul, un week-end spa et bien-être peut être aussi bénéfique pour le bien-être mental et physique qu'une semaine au bord de la mer. En effet, que peut demander de plus que des moments de calme et de volupté sans soucis et sans rien à faire que de savourer l'instant présent. Des heures de massages et traitements thérapeutiques dans un cadre exceptionnel font généralement des merveilles.

Groupon 1Si vous décidez de prendre soin de vous et de vous offrir un week-end, voire plus, dans un spa, pourquoi ne pas en profiter pour aller loin et dans les meilleurs établissements ? Cela tombe bien puisque les meilleurs spas au monde sont disséminés aux quatre coins de la planète, une parfaite excuse pour s'échapper de la routine et la grisaille. Même si vous ne passez que quelques jours au spa, c'est l'occasion de découvrir un autre pays.

L'Hôtel Mandarin Oriental Dhara Dhevi, au nord de la Thaïlande, est considéré comme ayant l'un des plus beaux spas du monde. Le domaine du complexe hôtelier s'étend sur 24 hectares, dans lesquels les paysages naturels ont été conservés. C'est un cadre superbe, entouré de rizières et où l'héritage culturel du royaume de Lanna est toujours présent. Un endroit rêvé pour se dépayser et se retrouver.

En Polynésie Française, dans le lagon de Bora-Bora, le plus beau du monde, se trouve le Resort Bora Bora et son Marù Spa. Ici, l'authenticité et l'originalité sont de mises puisque le spa est bâti est dans les arbres, avec deux cabines cachées parmi les branches de caoutchoucs géants. Evidemment, l'huile de base pour les soins du Marù est celle de monoï, une huile à base noix de coco. L'huile sacrée, après l'expression Maohi, provient de la macération de noix de coco, plantes et fleurs de Tiaré.

groupon 2Mais il n'est forcément nécessaire de voyager si loin pour trouver des spas fabuleux. Parmi les plus beaux établissements de la planète, on trouve celui de l'Hôtel Cheval Blanc, à Courchevel. Le Spa des Neiges de Givenchy est à plus de1850 mètres, ce qui vous garantit une tranquillité et une fraicheur d'air inégalées. Le décor est fabuleux et dépaysant, ce qui aide grandement à se vider l'esprit et se régénérer. Après les soins, rien de tel que de se relaxer auprès d'un bon feu de cheminée.

Qui a dit que les vacances devaient être une succession de visites de musées et autres monuments, ou des heures passées au milieu des foules de touristes ? Après un séjour dans un spa, vous serez d'attaque pour repartir de plus belle.
lundi, 15 octobre 2012 12:05

Madagascar à ABM Liège

Nous étions 25 pour suivre de périple de Bruno Devoghel, photographe de presse, à travers Madagascar.

ABM LiegeNous sommes parti de Tananarive, la capitale, vers le sud le long de la Nationale 7 longue de mille kilomètres.

Nous avons fait une étape à Ambatolampy pour y découvrir une fonderie d'aluminium qui alimente le marché malgache en casseroles ainsi que la coutume funéraire du famadihana. Ce fut ensuite le côté nature avec un trek chez les Zafimariny, un peuple dont le savoir-faire du travail du bois a été inscrite en 2008 sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité. Le train Fiana - Manakara nous emmena ensuite durant 163 kilomètres jusqu'à la côte est de l'île.

Nous retraverserons ensuite l'île en passant à travers le parc national d'Isalo pour aboutir à la fin de la nationale 7 à Tulear. Nous terminerons en pirogue de la plage d'Anakao vers les îles de Nosy Ve.

La prochaine rencontre aura lieu le 8 novembre. Bernard Guironnet, Abmiste parisien, partagera son expérience de la Birmanie.
vendredi, 12 octobre 2012 13:38

Tembo Trip


Anne et PhilippeAnne, Philippe et Tembo - Retour d'un an de descente de la cote Est Africaine,en 4x4.

Il n’y a pas de fil rouge, ni vert, ni bleu.. C’est bêtement… un voyage pour nous… et pour nos proches par procuration.. avec l’idée d’aller flâner sur le continent Africain à la rencontre des gens, des paysages et de l’environnement animalier et végétal…

Un an pour faire le tour du continent africain en 4x4, « c’était » un projet qui a germé il y a quelques années sur la base de nos voyages dans la partie Australe de l’Afrique -Namibie, Botswana, Zimbabwe – en partie Equatoriale-Ouganda, Rwanda- et également au Maroc… « C’était » car au fur et à mesure de la préparation nous avons convenu qu’un an (limité par un congé sabbatique) c’était trop court- j’en vois certains sourire - et qu’il serait sûrement préférable de limiter la boucle complète à une ½ boucle !!!! histoire de ne pas trop courir et de ne pas avoir à reproduire le rythme connu et tant décrié de nos vies Occidentales quotidiennes..

Bon alors une ½ boucle ? OK…Oui.. mais laquelle ? Cote Ouest ou Cote Est ?

Au final nous avons opté pour la Cote Est Africaine dans un parcours descendant… Prenant en considération la période Octobre 11 à Octobre 12, les grandes bases des conditions climatiques sur zone, les différents points d'intêrets, en s’assurant de passer suffisamment de temps dans chaque pays, en vérifiant que nous passerions sur place dans des périodes décalées pour les pays déjà parcourus par le passé.....

Le retour est fait depuis 1 semaine et si c'était a refaire, on referait... de toute facon Tembo est resté là!-bas !! c'est surement lui qui va nous manquer dans les prochaine semaines... au compteur,14 Pays traversés, 348 Jours de vadrouille, 57 000 Kilomètres parcourus,

30 700 photos gardées au 1er tri, 485 pages de journal écrites, des centaines de gens croisés, quelques dizaines toujours en contact....

Le détail sur  www.tembo-trip.com  et pour nous joindre
jeudi, 11 octobre 2012 14:58

JEU CONCOURS BALADEO "PLUS LOIN QUE LE VOYAGE"

JEU CONCOURS BALADEO "PLUS LOIN QUE LE VOYAGE"
Plus loin que le voyage" est un jeu concours sans obligation d'achats organisé par Baladéo du 1er octobre 2012 au 28 février 2013.

Baladeo PlusLoinQueLeVoyageBaladéo, la marque des accessoires des randonneurs et des voyageurs, aide les globe-trotters à joindre les 2 bouts du monde et met en jeu la somme de 10.000 Euros pour permettre à 10 candidats au départ de s'ouvrir à de nouveaux horizons.
Amis globe-trotters, partez à l'aventure pour découvrir et comprendre les secrets et coutumes de territoires inconnus, plongez dans la diversité du monde pour aller à la rencontre de l'autre, choisissez le rythme qui vous convient pour parcourir la planète terre sous un angle nouveau. Fuyez votre quotidien le temps d'une pause hors du temps et laissez vous bercer par le rythme lent du voyage au long cours...

En partenariat avec l'émission radiophonique "Allo la planète", l'association d'aide et de conseils aux voyageurs "Aventure du  bout du monde", la maison d'éditions "Transboréal" et le magazine qui donne envie d'explorer le monde "Grands Reportages", Baladéo vous invite à aller "plus loin que le voyage" ... et vous donne un coup de pouce pour vous préparer au départ.

Le jeu-concours s'articule en 3 temps :
1. SOYEZ CONVAINCANT
Déposez votre dossier de participation en décrivant votre projet de voyage directement sur la page Facebook de Baladéo du 1 octobre 2012 au 7 janvier 2013.
2. CROISEZ LES DOIGTS
En association avec nos partenaires, un jury de professionnels du voyage sélectionne du 8 au 31 janvier 2013 les 10 projets les plus méritants. Chacun des 10 projets finalistes remporte d'ores et déjà un bon d'achat de 500 Euro à valoir sur la boutique officielle Baladéo. MAIS CE N'EST PAS TOUT ...
3. MOBILISEZ
Du 1er au 28 février 2013, mobilisez vos troupes et lancez un appel aux votes pour votre projet. Les 3 projets les plus populaires (le nombre de votes faisant foi) remportent respectivement une bourse de 3000, 1500 et 500 Euros.

3, 2, 1 prêt ? Partez !
Pour télécharger le formulaire d'inscription :http://www.facebook.com/baladeo
Pour le règlement complet du concours : http://store.baladeo.com/page/reglement-jeu-concours-plus-loin-que-le-voyage

Suivez l'actualité du concours sur notre page Facebook et en écoutant Eric Lange sur Allo la planète (le Mouv' du lundi au vendredi de 13h30 à 15H).

Rendez-vous chaque mois dans les pages du Magazine Grands Reportages pour explorer le monde en texte et en images.

Plongez-vous dans l'immense catalogue de récits de voyages édité et diffusé par les éditions Transboréal, LA maison d'éditions et la boutique des voyageurs au long cours !

Profitez des conseils avisés des adhérents de l'association "Aventure du bout du monde" dont les antennes rayonnent avec force partout en France !

Sélectionnez votre matériel en profitant des conseils du spécialiste des accessoires des globe-trotters Baladéo !

Bonne chance et à bientôt !
mercredi, 10 octobre 2012 15:51

Oulan Bator

 Sera-t-elle un peu chinoise ?

En ex-"Mongolie extérieure". Sera-elle un peu russe ? Accolée à l'immense Sibérie. Oulan-Bator est mongole, évidemment ! Fascinante capitale disproportionnée.

mongolie 1Vincent de Louvigny www.vincentdelouvigny.com À l'aube, sous les ailes du gros transporteur, dans les replis sombres des collines, se multiplient les ronds de champignons blancs et, à l'approche de la grande capitale, les toits de feutre clair se serrent maintenant derrière des barrières : que de yourtes sans troupeaux ! J'ai lu quelque chose sur les terribles zud* qui ont décimé les bêtes ces hivers passés.

Deux heures plus tard, je suis au coeur de la ville, sur la monumentale place historique, au pied de la grande voile du trimaran de la steppe, immeuble hardi de verre et d'acier. Aile immobile.

Comme le sont aussi tout près les vieux génies grimaçants ou débonnaires du temple millénaire.

Si près qu'un raccourci d'éternité allie, dans le même angle de vue, les toitures vernissées retenant les esprits de l'air et les étages vitrés, très modernes, éclatants de reflets lumineux, le tout sur fond de grand ciel bleu mongol.

Piétonne, on ne va pas loin dans ce pays. Il est fort risqué de s'aventurer dans les immenses carrefours où bondissent les nombreuses voitures rugissantes qui doivent certainement tourner en rond dans le centre puisque l'asphalte ne peut conquérir les milliers de kilomètres de pistes, hors de la capitale super motorisée. Et les policiers, aussi drôles que droits, slaloment, de trottoirs en ronds-points, sur leurs trottinettes à moteurs...Au pays où la lutte est le sport national, les bagarres entre ados sont vives mais leur violence me semble ritualisée. Pas de quoi se sentir en insécurité.

D'ailleurs, de curieux couples m'intriguent : un jeune en jean tient fermement par le bras une personne âgée – homme ou femme ? – en bottes de cuir et long manteau ceinturé. Sans doute accompagne-t-il dans le chaos de la capitale l'ancien de la famille pour des raisons peut-être administratives ou médicales.

Respect naturel.

J'ai vite trouvé l'usage des taxis, doigts serrés baissés. Tout véhicule est un taxi potentiel, mais il faut une bonne âme pour écrire en mongol – un beau dessin ! – le lieu de ma destination et avoir de préférence une petite idée du nombre de tugriks (monnaie de Mongolie) nécessaires dans cette ville qui n'en finit pas de s'étirer.

France Vulliet (74)
lundi, 08 octobre 2012 11:43

Qatar ouvre une ligne sur la Birmanie

 Le 3 octobre a marqué la reprise des vols de Qatar Airways vers Yangon, la plus grande ville du Myanmar, après une absence de quatre ans.

Yangon est la 10ème ville de l'ASEAN à être desservie par Qatar Airways après Kuala Lumpur, Bangkok, Bali, Ho Chi Minh Ville, Jakarta, Hanoi, Singapour, Manille et Phuket. Elle est aussi la 119ème destination mondiale et la dernière ouverture de ligne en date de la compagnie.

« Yangon est la neuvième destination à rejoindre le réseau Qatar Airways cette année et la première ville d'Asie à être lancée en 2012 ».

Les vols vers Yangon sont opérés en Airbus 319 avec huit sièges en classe Affaires et 102 en classe Economique.

L'ancienne capitale et actuelle porte d'entrée du Myanmar abrite le plus grand aéroport du pays, qui accueille environ 2.5 millions de passagers chaque année, dont deux tiers proviennent de vols internationaux.

→ Horaires et fréquences des vols vers Yangon

Vols Paris-Yangon (mercredi, dimanche)

Départ Paris vol QR022 à 11h00 – Arrivée Doha à 19h20

Départ Doha vol QR618 à 21h05 – Arrivée Rangoun à 07h00

A noter : Evolution du nombre de vols au départ de Paris

5 vols hebdomadaires à partir du 28 octobre 2012

7 vols hebdomadaires à partir du 6 décembre 2012

Vols Yangon-Paris (lundi, jeudi, vendredi)

Départ Yangon vol QR619 à 08h30 – Arrivée Doha à 11h30

Départ Doha vol QR015 à 13h40 – Arrivée Paris à 18h55


Pourquoi pas Venise

Atmosphère d'un séjour sous le signe de l'acqua alta.

Venise1Pourquoi pas Venise ?" "Mort à Venise" "Son nom de Venise de Calcutta désert". De Thomas Mann à Visconti, de Marguerite Duras à Téchiné, Venise est un rêve, un rêve patrimoine mondial de l'humanité, où se côtoient tous ceux qui désirent matérialiser ce rêve en ressortant parfois déçus, parfois émerveillés mais jamais insensibles.

J'aborde Venise pour la quatrième fois. À nouveau je m'immerge dans ce monde lagunaire. Je ferme les yeux et reconnais les lieux. Ce sont des sons étouffés, comme noyés, des bruits de pas qui résonnent sur le silence des pavés, des sonorités aquatiques, celles des embarcations avec parfois l'élancement d'un moteur ponctuant le clapotis de l'eau.
Là dessus, les échos chantant de la langue que je me refuse à comprendre, seulement entendre.

Une musicalité unique qui me dit cette ville davantage que les impressions visuelles. De la même façon, je peux écouter Mort à Venise de Visconti et d'emblée reconnaître la ville aux sonorités du film. Fermer les yeux puis les rouvrir.

S'élancer alors à la découverte de sa Venise intérieure, par delà les images touristiques, voir la ville... Pendant une semaine, je parcourrai les multiples îles, franchissant les ponts, arpentant les ruelles, sautant d'un vaporetto à l'autre, me laissant absorber par l'infini de la lagune, bercer par le mouvement des eaux omniprésentes, envahissantes.

Univers aquatique qui vous enveloppe du centre historique aux îles éloignées. Là, je goûterai cette atmosphère dite lagunaire des peintres de l'école de Burano. Au musée Ca'pesaro je trouverai formulée picturalement cette ambiance si particulière des îles visitées. Un merveilleux allerretour entre un ressenti et une oeuvre qui la sublime, telle celle du peintre Carrer Attilio Battaglia.

C'est ainsi que j'ai appréhendé Venise. D'abord éprouver la ville sans trop essayer de la comprendre, puis aller vers les oeuvres qui l'expriment enfin tenter de la percevoir dans sa complexité. Mais pour connaîre Venise, ne faudrait-il pas une vie ?
À l'occasion de mes séjours vénitiens, je pense avoir saisi la nature du syndrome de Stendhal.

Cette beauté sans limite de l'architecture, des palais, des musées, des églises, des peintures suscite un excès d'émotion esthétique qui vous étourdit, une ivresse qui vous submerge puisque l'idéal prend corps et se voit là offert.
Autrefois, perte des repères d'un monde puritain face à une Renaissance flamboyante, choc des cultures. Aujourd'hui, il n'est plus question que d'enchantement à découvrir un univers entièrement sculpté autour de l'art : courbe d'un pont, raffinement pictural d'une maison, composition d'une place, dessin d'une ruelle.

Venise2Partout cette lumière des canaux, de la lagune, des ciels mouillés où l'ensemble vient se refléter et se décliner au travers du filtre aquatique.
Novembre 2011 : une semaine passée à contempler, avec ce sentiment de ne pas pouvoir appréhender l'ensemble inépuisable donc y revenir encore et toujours, si possible à différentes saisons. Indissociable de son environnement naturel, Venise, en effet change totalement de visage selon le cadre saisonnier.

Venise au fil des saisons Sous la neige en février au moment du Carnaval : souvenir d'ombres silencieuses glissant dans l'obscurité sur un fond blanc lumineux et des crissements de la soie sur la neige gelée. Le surgissement d'un costume masqué à la Casanova, au détour d'une ruelle, avait quelque chose de surréel et même d'effrayant. Décor fantastique et décalé, les costumes du XVIIIe siècle se mouvant comme une évidence devant le palais des Doges et la basilique San Marco.

On se serait cru dans un des tableaux de Canaletto, Belloto ou Guardi vus et revus au musée du Rezonnico. Ces fêtes délirantes et précieuses précipitaient, depuis le Grand Canal, les flots de visiteurs accostant dans leurs somptueux habits d'opéra. Lors de ce carnaval, où le masque de la neige recouvrait la ville, je me rappelle de ce sentiment d'incrédulité et déjà d'ivresse à ne plus savoir à quelle époque Venise vivait.

Ne retrouvait-elle pas là son image éternelle, son essence même. Cette ambiance se diffusait chez les Vénitiens comme chez les touristes, imprégnant toute la ville, effaçant les frontières sociales mais aussi les limites de l'espace et du temps. Venise accablée par la chaleur de l'été, langoureuse et absente. Les ruelles du Ghetto ou du Cannaregio désertées à l'heure de la sieste permettant enfin de goûter au silence, loin de l'afflux touristique de la place San Marco.

Quel bonheur alors de se perdre dans le labyrinthe des ruelles, des canaux et des ponts avec chaque fois un angle de vue différent et ce contact à la pierre fraîche travaillée par la puissance de l'art séculaire. S'asseoir ensuite à la table d'un café au centre d'une petite place cachée, intime, comme au premier rang d'un théâtre en plein air, pour observer les façades sculptées ou les ponts ouvragés. Un décor de pure contemplation à deux pas des carrefours envahis par les meutes touristiques mais ici miraculeusement préservés.

À Venise, il suffisait alors de s'éloigner un peu du centre pour se retrouver seul et enfin goûter la ville. Aller faire son marché au Rialto et se sentir Vénitien était encore possible, même si les maisons commençaient à être rachetées par les riches étrangers. Pendant dix jours j'avais pu m'imaginer être d'ici et apprivoiser ce monde fantasmatique.
J'avais fini par l'intégrer à ma réalité.

Venise hiberne, rendue aux éléments De retour en novembre 2011, je souhaitais retrouver les traces du passé mais aussi mesurer l'évolution de la ville. La magie du lieu opérant toujours, je me suis retrouvée happée par ce désir de voir et revoir ce que j'aurais dû pourtant bien connaître. Un lieu change de visage non seulement selon les saisons mais aussi selon le regard qu'on pose sur lui. Je ne suis pas loin de croire que l'appréhension d'un lieu est pure subjectivité mais heureusement souvent partagée.

Lors de ce dernier séjour j'ai eu le privilège de connaître Venise noyée sous les eaux de l'acqua alta. Les reflets se démultipliaient, les sols devenaient miroirs, l'eau de la lagune envahissait les cieux pluvieux, brumeux, nuageux et la terre ferme à son tour devenait liquide. Dans le Cannaregio, la station de vapporetto Guglie était fermée et le canal s'était répandu sur la fondamenta où l'on ne pouvait plus circuler qu'en bottes de caoutchouc.

Quand les eaux montent à l'heure de la marée, les vapporetti ne passent plus sous les ponts.

Venise3Des Vénitiens circulaient alors debout sur des bateaux à rame comme autrefois. Une atmosphère particulière régnait alors dans les quartiers populaires : mélange de fatalisme, de résignation et même d'indifférence. La ville paraissait hiberner, rendue aux éléments qu'elle avait cru un jour maîtriser. Aujourd'hui tout le monde sait qu'il n'en est rien.

Venise s'enfonce irrémédiablement et les acqua alta sont de plus en plus fréquentes. De gigantesques travaux destinés à faire barrage à la montée périodique des eaux sont en cours mais beaucoup de Vénitiens restent sceptiques quant à leur efficacité. Ce jour-là, j'ai pu gagner à pied le centre qu'habituellement j'évite. Voir la place San Marco sous l'eau... une tout autre ambiance, quelque chose de théâtral à l'image du cadre. D'un niveau inférieur, la place mythique est toujours plus envahie par l'eau que le reste de la ville. Très peu de touristes.

Y règne une sorte de bruissement, une effervescence sourde car les bruits sont étouffés par cette masse aquatique qui se répand et colmate tous les interstices entre l'air, la terre et l'eau.

Le ciel est envahi d'une brume opaque depuis plusieurs jours donnant aux monuments des allures fantômatiques. La pluie diluvienne semble vouloir submerger la ville et les gens.

La police a installé des passages étroits surélevés pour permettre aux touristes de circuler.
On veut voir, voir quoi ? Cette beauté éternelle en péril, la fragilité humaine face aux éléments, une sanction écologique ou un artifice supplémentaire pour démultiplier les charmes de cette vieille coquette qui se farde un peu à la manière d'Aschenbach pour séduire le jeune Tadzio, façon de lutter contre les ravages du temps. Mort à Venise plane toujours sur la ville, la symphonie de Malher aussi et aujourd'hui plus que jamais quand la lagune envahit l'espace terrestre et que l'air se surcharge d'humidité.

On peut alors photographier les multiples reflets sur les pavés miroirs comme si Venise était plus que jamais ce lieu où les limites entre le réel et l'imaginaire deviennent floues, où la représentation peut se dédoubler à l'infini dans ce jeu perpétuel des apparences.

J'ai vraiment eu l'impression que la ville sous acqua alta était à l'apogée de son charme. La pluie sied à cette ville. Il ne faut pas avoir peur de la découvrir en toutes saisons et dans des états d'esprit différents. Je crois avoir compris qu'on peut rencontrer sa Venise personnelle qui chaque fois se renouvelle et donne envie de revenir là où semblent se situer les sources mêmes de la beauté.

Texte et photos Marie Claude Boisvert (75)




→ Y aller :

Vol AR Paris Venise par Easy Jet (entre 120 et 150 €).
Train : Compagnie Thello :https://www.thello.com/,
http://www.trenitalia.com/ 80 à 100 € environ en couchette

→ Transport sur place :

Pass ACTV : 12 h (16 €), 24 h (18 €), 36 h (23 €), 48 h (28 €), 7 j. (50 €).
Réduction si achat en ligne sur le site veniceconnected.com au minimum
7 jours avant l'arrivée. Retrait à l'aéroport Marco Polo, à la gare Santa Lucia ou place San Marco.
Cette carte magnétique que l'on bip avant de monter dans le vaporetto permet d'accéder également aux îles éloignées (Murano, Burano, Torcello, Sant'Erasmo, Le Lido...) et d'effectuer l'AR de l'aéroport.

Hébergement :

Possibilité de dormir en auberge de jeunesse ou institution religieuse (à partir de 22 €/personne en dortoir, 50 € en chambre double). Consulter les adresses sur le Guide du Routard spécial Venise. J'ai constaté, lors de mon dernier séjour, qu'il existait entre la gare Santa Lucia et le quartier encore populaire du Ca nnaregio des petits hôtels charmants au coût moindre en semaine et hors saison comme l'hôtel Rossi. Les prix sont à négocier. Éviter les week-ends chargés et les périodes de vacances scolaires.
Chambres et appartements à partir de 65 € : veneziacentopercento.it ou sur abritel.fr

→ Nourriture :

Comme partout en Europe, si l'on veut éviter les prix excessifs des restaurants, on peut survivre avec les délicieux cicchetti des bacari (bars à vin), ou faire ses courses et manger sur le pouce.
Pour la nourriture intellectuelle, possibilité d'achat de pass comme le museum pass (18 € plein tarif) valable 6 mois et permettant d'accéder à tous les musées exceptés l'Accademia, le Palazzo Grassi et la collection Peggy Guggenheim.

Contempler la ville-musée est gratuit et de mon point de vue le plus passionnant.
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