Au niveau prix
Pour les retours simples, les choses sont un peu plus complexes et les opportunités assez rares en négocié. Parfois ils ne sont permis qu'en complément d'un aller simple préalablement achetés.
Reste que dans tous ces cas, s'il n'y a rien en négocié, il est alors proposé des trajets simples à plein tarif souvent bien plus cher qu'un aller-retour à prix négocié.
Au niveau formalités
En attendant, bien plus que de ne pas trouver un trajet à bon prix, le problème des allers simples (hors U.E.) se situe au niveau du risque de se voir refoulé à l'embarquement à l'aéroport ou aux douanes à l'arrivée. En effet, nombre de pays exigent des billets retours ou de continuation. De même, les transporteurs sont souvent hésitants pour ce qui est des voyageurs non munis de billets retours car, en cas d'expulsion à l'arrivée, c'est la compagnie qui est tenue comme responsable et doit rapatrier à ses frais la personne (quitte bien sûr à lui demander remboursement par la suite).
• Solutions
Bref, pas évident. D'ailleurs si l'envie de ne prendre un aller simple provient simplement du fait que l'on ne sait pas trop à quelle date on va rentrer, le mieux est alors de prendre un billet "open" ou permettant de modifier la date retour (cf. ci-dessous).
Idem si on souhaite voyager par voie terrestre sur plusieurs pays. Dans ce cas, un billet panaché (villes d'arrivée et de retour différentes) y compris sur deux pays pourra faire l'affaire, de même qu'un billet de continuation. En dernier lieu, pour être en règle, on pourra aussi opter pour l'achat d'un billet plein tarif permettant de sortir du pays... que l'on se fera ensuite rembourser moins quelques frais (l'une des caractéristiques des billets d'avion plein tarif).
A signaler enfin qu'au delà de l'avion, un billet de bus, train ou bateau peut tout aussi bien faire l'affaire.
Charters, réguliers, "low cost", billet open, promotions, tarifs catégoriels, etc, le choix est vaste pour qui veut utiliser l'avion pour ses déplacements....
La disparition de règles strictes en matière de transports aériens et l'évolution de ces derniers ont considérablement augmenté le nombre de formules possibles. Et si les tarifs ont bien diminué (le premier prix pour New York en 1977 se situait à 1 700 F, soit 260 € comme en gros maintenant !), trouver désormais le billet le plus adapté à ses besoins, tout en profitant du meilleur tarif du moment, est devenu tout un art. Un art qui demande d'ailleurs quelques explications...
Du carbone au virtuel
• Pour les compagnies
Bien entendu, l'avantage numéro un pour les transporteurs est une réduction significative des coûts; de 10 US $ la version papier on est passé ainsi à moins de 1 US $ pour l'e-ticket. A cela pourrait s'ajouter aussi une certaine simplification pour la gestion de la billetterie.
• Pour les passagers
Pour le client l'avantage principal demeure en cas de perte du titre de transport. Autrefois, un billet perdu devait être réémis avec à la clé, selon le type de billet, la possibilité plus ou moins importante de se voir un jour remboursé. Avec le ticket électronique les choses sont simples, et avoir juste le numéro de celui-ci ou le réimprimer résout le problème.
Un contrat de voyage
Les conditions "officielles" de ce contrat y figurent. Elles stipulent notamment qu'une compagnie est présumée responsable en cas de dommages survenus aux personnes ou aux bagages en cours de transport. Cette responsabilité ne peut être levée que s'il est apporté la preuve que celle-ci a pris toutes les mesures nécessaires pour éviter le dommage ou qu'il était impossible de les prendre. Outre la responsabilité, sont mentionnés les droits et obligations générales des compagnies et des passagers; le tout pouvant servir de référence en cas de litige.
Plus simplement, on y retrouve également les coordonnées du passager (un billet est nominatif), le trajet prévu, les références de la compagnie (qui ne sera pas nécessairement celle qui assurera le transport), du vol, de la classe et du billet, l'état de la réservation, les jours et horaires de départ, la tarification et les taxes, la franchise bagages, plus d'autres données concernant l'émission. Ces informations apparaissent soit en clair, soit sous forme de codes.
En annexe peuvent parfois être indiquées des précisions relatives aux formalités nécessaires, objets non autorisés à bord, etc. Afin d'éviter les problèmes, l'agence émettrice peut ajouter également la mention "Reconfirmation obligatoire du retour au plus tard 72 heures avant" pour rappeler au passager qu'il s'agit d'une formalité indispensable (hors vols intérieurs et dessertes européennes) à réaliser auprès d'un représentant de la compagnie ou d'un correspondant du voyagiste sous peine de se voir annuler sa réservation.
Utilisation de l'e-ticket
Le jour de l'embarquement, à l'aéroport, il suffit alors d'aller s'enregistrer au guichet ou aux bornes automatique prévues à cet effet par la compagnie. Même chose auprès du voyagiste s'il s'agit d'un charter.
De façon générale, on n'est pas obligé d'imprimer son e-ticket (mais c'est quand même conseillé au cas où il y aurait un problème) et le numéro de celui-ci suffit.
Si l'enregistrement se fait sur une borne, il faudra juste utiliser obligatoirement la carte qui a servi au paiement. Si c'est à un guichet, le numéro et une pièce d'identité (plus parfois, selon les transporteurs, la carte de crédit utilisée) feront l'affaire. A signaler, qu'au niveau enregistrement, il est également de plus en plus possible de le faire via Internet.
• Variantes et "avenir"
Quelques variantes existent pour les voyageurs fréquents de certaines compagnies avec des systèmes notamment de cartes à puce fonctionnant au choix comme une carte bancaire ou une carte rechargeable donnant droit à de multiples trajets. Dans ce cas, celles-ci sont aussi bien utilisées pour l'enregistrement (bornes automatiques) que lors de l'embarquement (reconnaissance automatique).
De même, le téléphone portable devient de plus en plus un support utilisé - ou en tous cas envisagé - par les compagnies à cet effet; et ce toujours dans l'optique de réduire les coûts. Ainsi, après le billet d'avion sans papier, les compagnies aériennes s'attaquent maintenant à la carte d'embarquement "virtuelle" sur portable. Après s'être enregistré sur Internet, le passager reçoit sur celui-ci sa carte d'embarquement munie d'un code-barres sécurisé sous forme de SMS ou de mail selon son type de téléphone. A l'aéroport, il montre au guichet sa carte d'embarquement sur son portable pour enregistrer ses bagages, puis passe l'embarquement de la même façon; le code-barre étant alors scanné. L'économie pour les transporteurs de ce système est chiffrée par IATA à 4 à 5 US $ par passager.
Responsabilité
Et si celle-ci est prouvée, le montant de l'indemnisation n'est alors plus plafonnée. De plus, un quart de l'indemnité doit en principe être obligatoirement versé aux victimes sous les 15 jours après l'accident.
Lors de circonstances particulières, comme un détournement, le transporteur peut être également tenu responsable.
50 rue Henry Farman, 75020 Paris cedex 15
Tél. : 01.58.09.43.21
→ Ministère des Transports (réclamations)
Tél. : 0.800.07.07.08
Le passager
Solution
Si sur un vol une place ne peut être confirmée en raison de réservations déjà effectuées par d'autres clients et si l'on souhaite quand même partir, on se retrouve alors inscrit en liste d'attente. On doit attendre qu'une place se libère. Si malgré tout on ne peut embarquer, ni l'agence, ni la compagnie ne sont responsables.
A savoir que les membres des Programmes de Fidélisation des compagnies sont en principe prioritaires lorsque cela se produit sur les lignes des transporteurs affiliés à ces programmes.
Adresses utiles
→ Ministère des Transports (réclamations)
Tél. : 0.800.07.07.08
Le voyagiste
Solution
C'est la vente de plus de places qu'il n'y en a de disponibles dans un avion, ce qui fait que certains passagers ne peuvent embarquer.
Si l'indemnisation prévue pour les vols réguliers s'applique, le recours est cependant de se retourner contre la voyagiste qui a affrété l'avion ou les places pour non respect du contrat. Toutefois, sur le moment, on peut exiger un hébergement aux frais du voyagiste ou/et un transfert sur un autre vol.
Adresses utiles
→ Direction du Tourisme (pour les charters)
2 rue Linois, 75015 Paris
Tél. : 01.44.37.36.00
→ Ministère des Transports (réclamations)
Tél. : 0.800.07.07.08
→ Syndicat National des Agents de Voyages (SNAV)
15 place du Général Catroux, 75017 Paris
Tél. : 01.44.01.99.90
La compagnie
Solution
C'est la vente de plus de places qu'il n'y en a de disponibles dans un avion, ce qui fait que certains passagers ne peuvent embarquer.
En vol régulier, si l'on est victime de surbook et l'on possède un billet marqué "OK", on peut exiger un hébergement aux frais du transporteur ou/et un transfert sur un autre vol, de même que des indemnités (demandez une confirmation écrite).
Ainsi, tout passager refusé par un transporteur européen n'importe où dans le monde, ou par une compagnie non-européenne au départ d'un pays de l'Union Européenne peut bénéficier, s'il s'est bien présenté à l'heure à l'enregistrement, d'une indemnisation comprise selon les cas entre 250 et 600 € (250 € pour un vol de moins de 1 500 km, 400 € entre 1 500 à 3 500 km, 600 € au delà). Sauf accord de votre part, cette indemnité ne peut être payée qu'en "argent" et non en bons d'achats ou crédits de vols à venir. On peut de plus exiger le remboursement sans frais de son trajet et, si on le souhaite, demander également un dédommagement supplémentaire en passant devant les tribunaux.
Adresses utiles
→ Direction Générale de l'Aviation Civile (DGAC)
50 rue Henry Farman, 75020 Paris cedex 15
Tél. : 01.58.09.43.21
→ Ministère des Transports (réclamations)
Tél. : 0.800.07.07.08
Par la compagnie
La compagnie
- Retard et report :
Il faut que le retard ou le report soit "important" pour être pris en considération. A partir de 2 heures (vols de moins de 1 500 km), 3 heures (1 500/3 500 km) ou 4 heures (vols de plus de 3 500 km) vous pouvez exiger sur le moment divers services de la part du transporteur (boissons, repas, hébergement, etc). Et à partir de 5 heures de retard vous avez droit au remboursement de votre billet.
- Annulation :
Il n'y aura pas d'indemnités si les passagers sont informés plus de deux semaines avant le départ prévu, ou encore s'ils sont placés sur un autre vol à une heure proche de l'horaire prévu. Sinon, depuis 2005, c'est l'indemnisation prévue en cas de surbooking qui s'appliquera.
Si les problèmes interviennent au retour et que vous soyez obligés d'emprunter un autre transporteur à un coût supplémentaire, vous pouvez bien sûr réclamer la différence (sous réserve généralement de l'accord préalable des intéressés).
2 rue Linois, 75015 Paris
Tél. : 01.44.37.36.00
→ Direction Générale de l'Aviation Civile (DGAC)
50 rue Henry Farman, 75020 Paris cedex 15
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→ Ministère des Transports (réclamations)
Tél. : 0.800.07.07.08
Sauf s'il en va de questions de sécurité, la responsabilité se situe au niveau du voyagiste.
Solution
Si auparavant les voyagistes se protégeaient via les "conditions particulières de vente" (souvent très excessives) mentionnées dans leurs contrats visant à limiter ou à exclure leur responsabilité en cas de problèmes du genre, les choses sont maintenant différentes. C'est en effet la même réglementation que pour les compagnies qui s'applique. Donc, indemnisation possible pour tout retard supérieur à 5 heures ou modification/annulation de vol inférieure à 2 semaines.
Malgré tout, il est plus qu'utile de bien lire ce qui est écrit dans les contrats de vente avant de signer et de se renseigner sur la suite des événements en cas de problèmes : à savoir les recours possibles, la prise en charge des coûts supplémentaires à un retard ou un reports (y compris comme cela peut arriver un changement d'aéroport de départ ou retour), etc. Si certains points vous semblent excessifs demandez à ce qu'ils soient modifiés ou allez voir ailleurs.
Avec la Loi du 13.07.92 et ses décrets de 1994, le passager est mieux protégé face aux agences qui sont désormais responsables en cas de problèmes, y compris d'un de leurs fournisseurs.
Adresses utiles
→ Direction du Tourisme (pour les charters)
2 rue Linois, 75015 Paris
Tél. : 01.44.37.36.00
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15 place du Général Catroux, 75017 Paris
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La compagnie sauf s'il s'agit de raisons de sécurité.
Solution
Dans ce cas la compagnie est tenue de prévenir les personnes attendant à l'aéroport initial et d'assurer dans les meilleures conditions le retour des passagers vers celui-ci. Dans les faits et au niveau dédommagements cela peut être assimilé à un retard.
Adresses utiles
→ Direction Générale de l'Aviation Civile (DGAC)
50 rue Henry Farman 75020 Paris cedex 15
Tél. : 01.58.09.43.21
→ Ministère des Transports (réclamations)
Tél. : 0.800.07.07.08
Par le passager
Le passager
Solution
Pour un billet plein tarif en vol régulier, au niveau annulation, il faudra retourner celui-ci au plus tard 30 jours après la date limite de validité pour obtenir son remboursement. Par contre, les billets à tarifs réduits, promotionnels ou charters sont quasiment toujours soumis à des conditions particulières de remboursement, et ils ne sont d'ailleurs remboursables que si l'on a souscrit une assurance annulation incluant le motif de l'annulation (idem au niveau modification). Ne pas oublier que la déclaration d'annulation est à faire généralement sous les 5 jours, avec parfois un avis sous les 24 heures suivant l'événement ayant entraîné l'annulation. Enfin, sachez que si un billet n'est pas utilisé du tout, la compagnie se doit de vous rembourser les taxes d'aéroport puisqu'elle ne le reversera pas aux autorités aéroportuaires en question.
Adresses utiles
→ Ministère des Transports (réclamations)
Tél. : 0.800.07.07.08
Le passager ou la compagnie
Solution
S'il s'agit d'un vol direct (sans changement d'appareil en route) et que vous arriviez en retard à l'aéroport, quelle qu'en soit la raison hormis si vous êtes en possession d'un billet plein tarif, vous serez dans l'obligation de racheter un nouveau billet, sans que pour autant le précédent soit remboursé. Toutefois certaines assurances peuvent parfois prendre en considération ce risque moyennant un supplément.
S'il s'agit d'une correspondance loupée parce que votre vol initial est arrivé en retard, vous pouvez faire jouer la responsabilité de la (les) compagnie qui sera censée vous remettre au plus tôt sur un autre vol et s'occuper de vous. Cependant, si le retard est du à des raisons indépendantes de la compagnie (mauvais temps, sécurité...), celle-ci se dégagera de toute responsabilité et vous ne pourrez prétendre à aucun recours, même si dans les faits quelques compagnies font un "acte commercial" pour aider leurs clients dans ce cas (ne pas hésiter à insister).
Adresses utiles
→ Ministère des Transports (réclamations)
Tél. : 0.800.07.07.08
Responsabilité
Le passager
Solution
Si le refus repose sur le non-respect de l'heure limite d'enregistrement, un comportement incorrect, la non reconfirmation du vol retour, la possession d'un billet en demande ou en attente, ou toutes autres raisons légitimes, il ne peut y avoir de dédommagements. Il en va généralement de même lors d'un refus pour non possession des documents de voyage nécessaires.
Adresses utiles
→ Ministère des Transports (réclamations)
Tél. : 0.800.07.07.08
La compagnie
Solution
C'est le transporteur qui est le seul responsable en vertu des conventions, notamment celles de Varsovie et de Montréal, qui régissent le transport aérien. Toutefois, si les raisons sont liées à des mesures de sécurité ou de sûreté, la responsabilité de celui-ci peut ne pas être retenue.
Adresses utiles
→ Direction Générale de l'Aviation Civile (DGAC)
50 rue Henry Farman, 75020 Paris cedex 15
Tél. : 01.58.09.43.21
→ Ministère des Transports (réclamations)
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Le passager
Solution
Généralement l'aéroport n'est pas en cause. Le stationnement s'effectue aux risques et périls du propriétaire et les droits perçus sont des droits de stationnement et non de gardiennage.
Adresses utiles
. Ministère des Transports (réclamations)
Tél. : 0.800.07.07.08
Le passager
Solution
Désormais avec le "ticket électronique" il n'y a plus de problème et il suffit de réimprimer son e-ticket. D'où l'intérêt de garder celui-ci dans sa boite à mails ou sur une clé USB.
Adresses utiles
→ Ministère des Transports (réclamations)
Tél. : 0.800.07.07.08
Le voyagiste ou la compagnie
Solution
Des garanties financières existent (théoriquement) chez les uns et les autres notamment pour ce qui est des agences et TO. Elles sont là entre autres pour couvrir les remboursements ou assurer le rapatriement des clients si la faillite intervient durant le séjour de ceux-ci.
De plus, les passagers sont en principe aussi protégés contre la faillite des compagnies aériennes grâce à un nouveau fond spécial créé par l'IATA (les compagnies) et l'ECTAA (association européenne des agents de voyages).
A savoir cependant que, lorsqu'il s'agit de la faillite d'un transporteur, un client ayant acheté son billet directement auprès de celui-ci (agence ou site web de la compagnie) aura bien moins de chances de se voir rembourser que celui ayant acquis son titre de transport auprès d'un voyagiste ou d'une agence de voyages (y compri via Internet).
Adresses utiles
→ Direction du Tourisme (pour les charters)
2 rue Linois, 75015 Paris
Tél. : 01.44.37.36.00
→ Direction Générale de l'Aviation Civile (DGAC)
50 rue Henry Farman, 75020 Paris cedex 15
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Tél. : 01.44.01.99.90
La compagnie (vol régulier) ou le voyagsite (charter)
Solution
Depuis le 17 février 2005 tout passager doit être mis au courant du nom de la compagnie (et des caractéristiques de vol) qui va l'acheminer avant son départ. Cette mesure concerne surtout les charters des voyagistes, même si en vol régulier le principe du "partage de code" faisait qu'auparavant on n'était pas toujours au courant de la compagnie qui allait assurer le vol.
Adresses utiles
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Responsabilité
Le client ou l'agence
Solution
Tout est fonction de ce qui est inscrit dans le contrat, notamment au niveau de la garantie des prix . Toutefois les hausses ne peuvent se faire que sous certaines conditions, et pour plus de 10% le client peut généralement annuler sans frais. Attention quand même s'il est mentionné dans le contrat que l'on peut être soumis à toute augmentation du prix de vente sans possibilité d'annuler son achat.
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La compagnie
Solution
Comme pour la perte, il faut faire immédiatement une déclaration pour être remboursé sur les mêmes bases. S'il s'agit d'une valise, la compagnie peut aussi proposer de la réparer ou de la changer par un modèle équivalent.
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→ Direction Générale de l'Aviation Civile (DGAC)
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La compagnie
Solution
En cas de perte définitive (10% des cas) ils sont remboursés par le transporteur sur une base la plupart du temps limitée de 20 US $/kg pour les bagages en soute et de 400 US $ par personne pour les bagages cabine (1 400 € maxi pour les vols intra-européens). D'où l'intérêt parfois de souscrire des assurances complémentaires.
Dans la pratique, il est impératif de signaler immédiatement la perte auprès du service bagages du transporteur, ou à défaut de l'aéroport, afin de remplir un imprimé spécial qui permettra d'entreprendre les recherches et servira à la réclamation auprès de la compagnie. S'il s'agit d'une perte à l'arrivée à sa destination les compagnies peuvent, bien qu'il n'y ait pas de réglementation particulière, vous dépanner financièrement ou vous offrir des affaires de rechange en attendant que les bagages soient retrouvés (c'est un préjudice qui est parfois aussi inclus dans certaines assurances bagages).
Adresses utiles
→ Direction Générale de l'Aviation Civile (DGAC)
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→ Ministère des Transports (réclamations)
Tél. : 0.800.07.07.08
→ Objets trouvés Aéroports de Paris
Tél. : 01.49.75.34.10 (Orly Sud)
Tél. : 01.49.75.48.50 (Orly Ouest)
Tél. : 01.48.64.51.92 (CDG1)
Tél. : 01.48.62.65.73 (CDG 2)
La compagnie
Solution
C'est lorsque des bagages déclarés perdus sont retrouvés quelques temps plus tard. On peut demander alors une indemnisation non plus pour la perte mais pour le retard. On dispose de 21 jours après le retour de ses bagages pour effectuer sa demande.
Adresses utiles
→ Direction Générale de l'Aviation Civile (DGAC)
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→ Ministère des Transports (réclamations)
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Plus...
• Les enfants accompagnés
Contrairement aux bambins qui voyagent avec leur écriteau précisant "enfant non accompagné" sous la surveillance d'une hôtesse bien trop intimidante pour qu'on oublie d'être sage, l'enfant accompagné est la terreur d'une cabine. Passé le premier réflexe de dire "envoyez-les jouer dehors", il faut bien se rendre à l'évidence de l'horreur d'une profonde nuit d'insomnie passée entre les braillements des nourrissons et les échos lancinants d'une chanson de Dorothée. On touche là quasiment aux limites de la résistance nerveuse humaine, sauf bien sur pour les parents qui trouvent charmante cette récréation aérienne ! Faute de faire voyager les enfants de plus de cinq kilos en soute avec les animaux de compagnie, les transporteurs envisageront peut-être un jour de réserver certains vols aux adultes comme c'est déjà le cas dans quelques hôtels...
• Le dépressif
"En cas de dépressurisation, des masques à oxygène tomberont automatiquement du plafond". Le dépressif, lui, vous tombe dessus sans que l'on sache pourquoi. Et là, promiscuité oblige, il se répand en confidences. Entre Paris et Londres, le risque est assez faible. Mais un voyage vers les USA laissera par contre au compagnon de siège qui vous a élu comme ami du moment le loisir du vous compter en détails son divorce - voire ses divorces dans le cas d'un(e) ressortissant(e) américain(e) -, son CV professionnel depuis une quinzaine d'années, et la mort de son plus fidèle ami (un yorkshire répondant au doux nom de Lexomil). Si tout se passe bien, vous aurez peut-être aussi récolté l'adresse d'un bon psy. Mais évitez toutefois de laisser la vôtre et priez pour que le vol retour ne vous réunisse pas à nouveau !
• Le "fritard"
Ce n'est pas qu'il émane de son gilet multipoche en goretex bardé de gadgets et accessoires pour son Canon Eos quelques relents trop persistants d'huile rance, mais pour vous coller grassement aux baskets il s'y entend. Contraction du frimeur et du routard, le fritard s'installe à côté de vous après avoir failli vous éborgner avec son sac photo blindé (il a déjà eu "un télé de 300 explosé par une balle perdue au début des années 80 au Nicaragua" et "ça voyage pas en soute; ils m'ont déjà paumé une Béta à 20 plaques"). Il pourrait sortir tout droit d'un roman s'il n'avait auparavant négocié un billet gratos avec l'attachée de presse de la compagnie "qu'à pas pu le surclasser en Business, la salope". En quelques minutes vous saurez que votre voisin qui a tout-vu-tout-fait n'est autre que Y., gourou du voyage sac au dos devenu avec le temps aussi redoutable qu'incontournable homme d'affaires dans l'édition du CD-Rom touristique...
• Le gentil membre
Imaginez que vous voyagez sur un même vol avec un groupe de retour du Club. La chose est possible. Devinez qui de vous ou d'eux se conduira de la façon la plus franchouillarde, entassera ses raquettes de tennis, ses clubs de golf et d'énormes sacs pris en bagage à main "parce que ça va plus vite lors du débarquement" sur votre veste tout droit sortie du pressing ? On reconnaît aussi le gentil membre à ce que d'ailleurs il n'a pas remarqué que vous aviez remarqué la créature toujours bronzée, souvent blonde, et parfois remarquable, qui l'accompagne.
• Le fumeur
Au choix : paria ou goujat. Bête traquée, il volera dans le premier cas dans les rangées non-fumeurs, nerveusement rongé par l'envie d'une cigarette de toute façon désormais proscrite sur bien des compagnies. Dans l'autre cas, on le verra aussi dans la zone non-fumeurs mais l'air beaucoup plus détendu. Il suffit d'observer son manège pour comprendre les raison de son bonheur : voyageant parmi les allergiques au tabac pour ne pas être incommodé par la fumée des autres, il se lève toutes les demi-heures pour aller s'en griller une au fond de la cabine, profitant d'une place libre pour enfumer un peu plus ceux qui n'ont pas eu ce bon sens.
• L'ethnique
Aucune connotation raciste; il s'agit tout simplement de l'appellation appliquée par les compagnies aériennes aux ressortissants nationaux d'un pays qu'elles desservent. Dans l'absolu, on reconnaît facilement "l'ethnique" : il est plutôt Ivoirien entre Paris et Abidjan et Tunisien en direction de Tunis. Voyager en sa compagnie est souvent une bonne occasion de rapprochement conviviaux et parfois de franche rigolade, même si à l'occasion certains de ses us et coutumes peuvent dérouter. Mais au fait, si l'ethnique se reconnaissait aussi à ce qu'il gaudriole en français en pinçant les fesses des hôtesses entre Malaga et Orly un 30 août ?
• Le businessman d'un jour
La veste largement ouverte sur une bedaine potelée et le teint aviné par le Muscadet ou le Ricard, il rentre d'un salon de producteur de viande de zébu laineux. A vrai dire c'est son seul voyage en avion de l'année et il compte bien en profiter jusqu'à la dernière goutte de champagne, de whisky et de Bordeaux généreusement servis par l'hôtesse de la classe Club. Et c'est dans le dernier souffle d'une haleine réchauffée par les 45 degrés d'un bon cognac qu'il vous contera la poésie d'une insémination artificielle et la beauté d'une chaîne d'abattage industriel avant de s'assoupir le nez sur votre épaule dans un concert de joyeux ronflements sonores.
• La businesswoman d'une vie
Elle voyage aussi en classe Business, chausse sur un regard pervenche une délicate monture d'écaille et se plonge à corps perdu dans la lecture d'une série d'articles sur son power book. Malgré une volonté farouche de transparence au regard des autres passagers qui se traduit par une jupe-tailleur gris anthracite d'une longueur exactement bienséante, on ne peut s'empêcher de l'imaginer marcher sur une plage à peine vêtue. Attention : vous êtes sous le charme. Mais si la businesswoman intercontinentale comptabilise un certain nombre d'heures de vol, cette muse des Boeing n'est toutefois pas du genre à raconter sa vie - et sa solitude - au premier venu. Si vous arrivez à lui faire lever les yeux et à la faire sourire, un grand pas est fait. Alors vous aurez peut-être l'opportunité de partager la vie d'une de ces créatures trop absorbées par leur vie professionnelle et auxquelles seuls les voyages en avion donnent accès...
Pour un tourisme responsable...
"Voyager c'est aussi respecter et comprendre si possible l'environnement, tant humain que naturel, qui nous entoure."
• Festival "Partir autrement" :
ABM qui depuis plus 20 ans défend une certaine idée du voyage organise depuis 2008 le Festival "Partir autrement" à Paris, à l'Espace Reuilly.
Cette manifestation a pour ambition de parler du tourisme responsable, équitable et solidaire ainsi que d'écotourisme à travers des documentaires et des débats de spécialistes.
Vous pouvez également consulter le site voyageons autrement .
Voyageons-autrement.com fait la promotion d' hôtels, tour-opérateurs et autres entreprises de tourisme en france et dans le Monde qui ont été vérifiés par un programme de certification de tourisme durable tiers et indépendant ou recommandés par un organisme reconnu.
L'objectif de ce site est d’aider les voyageurs et les tour-opérateurs à choisir des destinations, pas uniquement pour la beauté des sites, mais également parce qu’ils pourront ainsi contribuer au développement des communautés locales et à la protection de la faune et de la flore.
Un nouveau site sur le toursime responsable http://www.babel-voyages.com/
Voyager dans les années 60
"Années 60..."
Nous avions 20 ans et des rêves pour seul bagage. Sur les murs des slogans insolites exprimaient notre soif d'idéal : "sous les pavés la plage", "faites l'amour, pas la guerre". Mai 68 était proche. Tournant le dos à cette société de consommation qui menaçait de nous absorber, nous sommes partis vers d'autres horizons. Mais l'Histoire toujours réductrice n'a retenu de nos voyages qu'un seul cliché : des auto-stoppeurs aux cheveux longs, aux tenues flamboyantes, filant vers Katmandou pour rejoindre des paradis artificiels.
Nous avions 20 ans l'âge de tous les possibles. Nous partions pour un mois, six mois, un an, sans projet de retour parfois, avec quelques dollars en poche. Pas de guides, peu de cartes. Ni informations, ni conseils. ABM n'était pas née.
Des points de chute incontournables, aussi précaires qu'incertains : le "Young Hotel" à Istanbul, "l'Amir Kabir" à Téhéran, le "Bamyan" à Kaboul, le "Lodi" à Delhi, "l'Everest Lodge" à Katmandou... Des lieux de rencontres et d'échanges : les "bons plans", les combines, le shit pas cher bien sûr. Nous allions à Katmandou, en Indonésie, en Australie ou ailleurs. Rien ne nous liait à rien. Epris d'absolu nous faisions l'amour, pas la guerre. Nous nous voulions libres... Nous nous disions libre. Peu nous importaient les déboires, les routes chaotiques, les nuits sans confort, les pays qui fermaient leurs portes, les projets sans cesse modifiés. Rien ne pouvait nous rebuter. Nous avions le temps... Nous prenions le temps. Sûrs de ne pas nous perdre puisque chaque chemin parcouru nous rapprochait de nous-mêmes.
Nous avions 20 ans et nous sommes allés au bout du monde. Au bout de nos rêves...
L'esprit du voyage
Rien, nous n'avions rien ou presque... Ni charters, ni prédécesseurs. Ni guides, ni agences. Ni argent. Ou si peu. Nous n'avions pas lu les grands ancêtre, les Maillard, les David-Neel, les Bouvier. L'usage du monde, nous l'avons déchiffré par nous-mêmes. Seuls ou en petits groupes d'amis, nous partions à pied, en voiture, en train ou en bus, sans savoir ce que nous trouverions... Six heures du matin, Porte d'Orléans, en stop. Destination Katmandou ! Cela peut paraître rétrospectivement fou, mais c'était ainsi ! Un grand saut dans le vide. Mieux que le saut à l'élastique.
• Le voyage sans mode d'emploi : 1960-1970
Les voyages ne se préparaient pas. Ou si peu. Nous partions avec le moins de bagages possibles; le minimum de médicaments. Le danger nous semblait tapi partout passé Rome ! Naples avait une réputation sulfureuse, la Turquie "jouissait" d'une réputation épouvantable de sauvagerie, de viols et de grêles de pierres sur les routes isolées... Au-delà, terra incognita ! L'ignorance nous protégeait.
Mais comment n'aurions-nous pas pensé que le reste de la planète était peuplé de bandits de grand chemin, de peuples farouches aux coutumes bizarres et idiomes incompréhensibles, survivant à peine sous des climats d'étuve ou de glacière ? Pourquoi en aurions-nous douté ? Nous lisions dans nos vieux manuels scolaires que la race blanche, civilisatrice et raisonnable, tenait sa mission de son climat idéal et de son juste milieu géographique : t.e.m.p.é.r.é. !
Cela nous dérangeait-t-il ? Bien sûr que non puisque c'est cela même qui nous attirait : l'inconnu, le désir de vérifier de qu'en rapportaient les médias, de connaître la réalité, derrière tous les rideaux de fer et de bambou, de franchir les frontières, toutes les frontières, y compris et surtout celles des interdits...
Les premières occasions de quitter l'Europe étaient souvent circonstancielles : un travail d'été dans un kibboutz ou un stage dans un ashram, une bourse d'études ou de voyage et, plus prosaïquement, le long temps des vacances universitaires ou les moments de disponibilité entre deux jobs. Il n'y avait ni peur du chômage, ni hantise des petits boulots.
Une fois, comme Alice, passé de l'autre côté du miroir et rencontré le Pays des Merveilles tout changeait.
Le voyage devenait un but en soi qui se construisait en chemin. La route prise, elle ne vous lâchait plus. Car la découverte était fabuleuse : c'était beaucoup plus facile qu'on ne croyait. Et surprise, le monde était hospitalier ! Bien plus qu'en France. Les gens se montraient chaleureux, la vie était peu chère et, en prenant des précautions élémentaires, les pays sûrs et les maladies rares. On dormait à la belle étoile, en camping ou dans des chambres poussiéreuses d'hôtels cafardeux. Qu'importe, le "virus du voyage" était inoculé. Nous n'étions pas seuls à faire cette découverte. Beaucoup de jeunes de notre âge, de tous les pays et de toutes les classes sociales, se rencontraient et voyageaient de concert. La génération des "baby boomers" s'était mise à parcourir le monde. Ce phénomène allait se décupler au cours des dix années suivantes alors que voyager aller devenir de plus en plus organisé.
• La décade prodigieuse : 1970-1980
Les américains nous avaient précédé sur la piste des mouvements "beatnik" puis "hippies". Toujours pratiques, ils suscitèrent la création de bed and breakfast, de restaurants, de lieux de rencontres et de "paradis artificiels". Souvent, ils étaient réfractaires à la guerre du Viêtnam. Un pacifisme déclaré gagnait les nouvelles générations. "Mai 68" accentuera cette volonté de fuir le confort matérialiste d'un Occident aseptisé, de refuser les cadres tout établis. La musique avait déjà commencé à nous rassembler sur l'île de Wight et à Woodstock. Elle continuera à le faire à Mogador, Ibiza, Marbella, Mykonos ou au lac Atitlan.
Bref, c'était un très grand appel d'air. Un désir inouï de subversion et des découvertes totales. Une soif immense de liberté et d'absolu dépassant le simple effet de mode moutonnière. De même que le voyage commença avant l'ère des transports de masse, il précéda les grands mouvements sociaux.
Certes, les modes (de transport et de comportement !) ont accéléré le mouvement. Une conjonction exceptionnelle jeta la jeunesse occidentale sur la route de l'Orient : la route terrestre des Indes.
Ayant traversé rapidement l'Iran qui apparaissait trop moderne, occidentalisé et cher, les chevaliers de la Route à la quête du nouveau Graal trouvaient tout ce qu'ils cherchaient : les musiques lancinantes, les spiritualités enivrantes, le sexe comme religion, des frises des temples indiens aux versets du Kâmasûtra, le pacifisme végétarien, les champignons hallucinogènes et les fumeries locales (rappelons que jusqu'à 1972, le haschisch était en vente libre à Katmandou). Tout cela tourbillonnait en un creuset ardent, en une immense fête collective cosmique, fusionnelle et émotionnelle avec la "Mother Earth". Bref, la grande Régression.
Mais, à la fin de ces dix années de fêtes et de fleurs, la route était déjà coupée. Simultanément, en 1979, l'Afghanistan est envahi par l'URSS et la révolution iranienne commence.
Durant cet intervalle, les pays étaient encore assez peu engagés dans la voie de l'industrialisation et des concentrations urbaines; ils préservaient encore leurs coutumes. Certes, tout n'était pas facile. Le passage des douanes était toujours une épreuve redoutée. Le change nous obligeait à passer des heures dans les banques pour remplir des paperasses ou à rechercher le marché noir, parfois dangereusement, parfois pittoresquement. Et à la suite d'une maladie, d'un accident ou d'une agression, il était facile de franchir "the thin red line" et de basculer irrémédiablement du Paradis à l'Enfer. Surtout si pour survivre le routard se livrait, avec une grande inconscience, à de multiples trafics. Dès lors il ne fallait pas compter sur le soutien des ambassades, débordées et hostiles. Les contacts avec l'extérieur, notamment téléphoniques, étaient difficiles et rares. L'isolement pouvait être total surtout pour ceux qui avaient fuit leurs familles et tourné le dos au passé. Beaucoup échouèrent misérablement, grelottant de fièvres et de malnutrition. D'autres basculèrent dans la folie où se brûlèrent les ailes au grand soleil noir du dérèglement des sens. Certains restèrent définitivement dans ce pays convertis en Sâdhu blancs, mendiant leur pitance sous la risée des autochtones. Sans omettre ceux qui croupissent encore dans les geôles locales et n'ont pas encore trouvé le "Midnight Express" pour la sortie.
• Et maintenant
Aujourd'hui la fête est finie. Les lampions sont éteints et les flonflons se sont tus. Les nouveaux arrivés, à partir des années 80, ne trouvèrent plus sur la plage déserte que débris et papiers gras. Les hôtels de béton se sont construits là où avaient élu domicile, avec un goût sûr, ces communautés, chassant plus loin et plus au secret les derniers survivants. Les automobiles et la pollution ont envahi les métropoles et chassé les cycles. En réaction contre cette uniformisation mondiale, où Dallas est regardé par toute la planète, on a assisté parallèlement au grand retour des intégrismes de tout poil. Les tchadors et les turbans qui avaient disparu refleurissent. Au prix de la liberté défunte.
Sans doute cette rencontre de l'Occident et de l'Orient était-elle vouée à l'échec. Ce que recherchaient les enfants perdus de l'Ouest ne correspondait en rien à ce qui était la réalité des sociétés conservatrices, hiérarchisées, ou des prudes de l'Est. Nous voulions être transformés par lui, mais lui ne voulait pas être transformé par nous. Tel fût le quiproquo. Peut-être même avons nous apporté une conscience du malheur à des populations isolées qui vivaient jusque-là heureuses dans une existence rudimentaire ? Surtout, nous avons ouvert involontairement les vannes du tourisme de masse sans contribuer pour autant à un développement différent.
Nous n'avons pas changé le monde, mais le monde nous a changés. Nous avons appris d'autres valeurs, d'autres modes de vie, d'autre manières d'être et de voir. En ce sens notre Graal nous l'avons trouvé et nous nous sentons dépositaires de ce bien précieux, la tolérance, en ce monde où tourisme rime souvent avec ségrégation, attentats, haine ou racisme, où tout s'uniformise ou se retranche.
Mais des pays s'ouvrent à nouveau depuis la chute du Mur de Berlin. D'autres nouvelles destinations sont possibles qui compensent la fermeture de certains pays. Malgré l'insécurité grandissante par endroits, il existe toujours des lieux magiques. Il suffit d'aller les chercher, en dehors des sentiers battus et des hordes. La fête est finie ? Vive la fête. Que le voyage continue...
Années 60 sur Internet
Bien entendu nul ne connaissait encore Internet dans les années soixante. Mais s'il avait existé, le voyageurs de l'époque en partance pour la route des Zindes ou les contreforts des Andes aurait sûrement jeté avant un coup d'oeil sur des sites qui, de Woodstock à la 2 CV, en passant par l'art psychédélique ou la guerre du Viêtnam, symbolisaient à eux seuls l'air du temps.
• Mai 68 : ou la révolution à la française qui incontestablement déclencha chez certains l'envie de découvrir d'autres horizons. Evénements, photos, slogans et "une vague de liberté".
• Good morning Viêtnam ! : bien plus dramatique, la guerre du Viêtnam omniprésente dans les esprits de chacun à cette époque et un film-spectacle culte pour toute une génération : Hair.
• Che Guevara : LE personnage mythique de ces années; "sa vie, son oeuvre".
• Pop Art : les 60's virent bien des changements et de remises en question dans de nombreux domaines. On réclamait alors une gratification visuelle immédiate, de la nouveauté, du changement, du provisoire. Le Pop Art était né.
• Psychedelic gallery : pour beaucoup, en parallèle au voyage "terrestre", il y eut aussi le voyage intérieur qui créa peu à peu une nouvelle forme d'art graphique. Photos, dessins et compositions psychédéliques.
• Woodstock : manifestation psychédélique s'il en est, l'inoubliable concert de Woodstock en 1967. Son histoire, sa (dés)organisation, les photos, interviewes et témoignages d'époque; le tout sur fond de musique bien sûr.
• Hippyland : avec Woodstock le monde découvrait aussi le mouvement hippy, sa philosophie, sa bouffe (végétarienne), ses événements ou, parmi bien d'autres choses encore, ces communautés hippies disséminées à travers le monde.
• 2 CV : et justement pour parcourir le monde les hippies (et les autres) firent appel aux services de la dedeuche née elle-aussi à la fin des années 40. A moins qu'ils aient préféré un combi Volkswagen personnalisé aux couleurs "peace and love".
• Et pour finir ce mini tour du web des années 60, un site pour les voyageurs en herbe. Egalement, "Paradis artificiels", l'histoire de la toxicomanie et un tour du monde des législations concernant l'usage des drogues. Et à la clé, des conseils à suivre pour éviter que votre joyeux périple ne se transforme en cauchemar...
Et pour continuer le voyage...
Rendez-vous au numéro 65 de la revue Globe-Trotters Magazine dont ces textes sont extraits.
Numéro 65 (mai/juin 99) ![]() Commandez ce numéro |
• On the road again Nous avons voulu nous souvenir • L'esprit du voyage 1960-1980: tentative de bilan • Sous les pavés le voyage 20 ans de bouleversements sociaux et politiques • En quête de rêves Qu'est ce qui les fait courir ? • L'heure du départ Charters, adresses, petits prix, le voyage était affaire de bonnes combines • Cheveux longs, idées courtes Les modes du voyage |
• Sur la route des Zindes • Itinéraires La route et ses à-côtés • Impressions de voyage Fragments d'un journal de voyage • USA l'autre destination • D'autres horizons • Et les rubriques habituelles version années 70 - Musiques du monde - Ecrits et chuchotements - Infos voyages - Le coin des Bourlingueurs - Internet - Petites annonces |
Le voyageur du XXIe siècle
Et pour conclure imaginons comment on voyagera au cours du XXIe siècle....
Pas au niveau des destinations ni des modes de transports, même si l'on parle de super gros-porteurs (jusqu'à 1 000 places !) et d'appareils pouvant voler à Mac 2 , mais plutôt au niveau des aspects pratiques et surtout de l'importance que vont prendre de plus en plus les nouvelles technologies dans la vie du voyageur. Car c'est bien ce domaine qui risque de transformer nos habitudes. Et à l'honneur, évidemment, Internet.
Internet qui à déjà changé les pratiques de beaucoup pour ce qui est de la préparation aux voyages. Désormais, à travers de multiples sites, on peut obtenir toute l'info souhaitée, rencontrer et discuter en direct et en visuel, avec ceux qui connaissent la destination où l'on veut se rendre, et surtout réaliser les réservations de son choix aussi bien pour le transport que la location de véhicule ou de chambre d'hôtel.
Il n'est donc pas étonnant que le Net soit cité comme la première source d'informations par 77% des internautes-voyageurs devant l'entourage (71%), les guides touristiques (54%) et les brochures d'agences (48%). De même, 69% des internautes pensent que d'ici 2010, le Web sera aussi le principal moyen de préparation et de réservation de séjours touristiques.
Dès lors, à partir du moment où chacun pourra trimballer son ordinateur de poche relié à la toile, le support papier entamera un déclin. Le voyageur pourra en permanence au cours de son périple accéder aux infos, constamment actualisées, de son choix, visiter virtuellement une ville avant de s'y rendre, voire même sa chambre avant d'y dormir, et même choisir son menu pour le resto du soir. Le tout avec possibilité bien sûr de payer directement avec son numéro de carte bancaire.
Plus besoin non plus de cartes et de plans, une connexion sur un site et l'itinéraire idéal sera proposé enlevant au passage l'angoisse de ne plus retrouver son hôtel lorsque l'on est perdu dans la ville.
Et que dire de la consultation en direct avec son médecin en cas de problèmes de santé, son banquier pour négocier un découvert, ou ses proches pour donner des nouvelles quotidiennes.
En parallèle le numérique permettra d'envoyer directement ses photos et vidéos à qui l'on veut, d'enregistrer son journal de voyage à distance sur son ordinateur, et même de converser avec quelqu'un dont on ne parle pas la langue. Une reconnaissance vocale traduira automatiquement vos propos en la langue de l'interlocuteur avant que celui-ci ne fasse de même pour vous répondre en français.
Loin d'être une fiction, cela risque fort d'être pour bientôt. Car tout existe déjà, pas forcément encore commercialisé ou grand public au niveau des prix, et ne demande qu'à envahir l'univers de ceux qui se déplacent. Evolution ? Révolution ? Progrès ? A chacun d'y apporter sa réponse. Mais s'il est une chose quand même qui ne sera jamais remplacée, c'est bien l'envie de vivre et découvrir d'autres choses...
. Chiffres : SMT, Direction du tourisme, TourMag, ABM.













