jeudi, 04 février 2016 15:21
Iran
- L’Iran… ? ce n’est pas un peu craignos, susurre la pharmacienne…
- L’Iran !... Tu ne pouvais pas trouver autre chose ? cingle un ami globe-trotter.
- L’Iran !! (Éclat de rire) Tu veux te faire enlever par les djihadistes ! explose le Stewart…
- Me voiler ? comme les femmes là-bas ! Pour rien au monde !! s’insurge ma cousine.
- J’ai dit à ma mère que j’allais à Marrakech… chuchote Brigitte qui va faire le voyage avec nous
Voilà. Tancés par tous les augures, les vaticinations de tous les bien-intentionnés qui nous entourent, nous nous envolons pour Téhéran - en Iranien : Tehran - à la mi-avril. La réalité est autre que ce dont les sirènes de l’intelligentsia française, des médias, de la télé nous assourdissent.
La visite débute de façon classique à Tehran, ses musées, ses bazars, au trésors ahurissant du Shah barricadé dans une banque. Mais ce qui nous laisse pantois, en fin de journée, c’est un tour au Parc voisin de l’Université, où nous voyons les étudiantes, en jeans, le voile dégagé le plus en arrière possible sur le chignon, tenir amoureusement la main de leur chéri, les couples flirter sur les bancs, les filles abandonner un instant leur dossier sur leurs genoux pour nous héler, se laisser photographier. Un couple vient vers nous, le garçon me tend la main.
- Vous êtes Français ! Nous sommes si heureux de vous voir ici, nous espérons que vous allez passer un très bon séjour ! Pas l’ombre d’obséquiosité ni calcul.
Dix pas plus loin, une femme prend une rose du bouquet qu’elle tient et la tend en passant à ma collègue.
- L’Iran !... Tu ne pouvais pas trouver autre chose ? cingle un ami globe-trotter.
- L’Iran !! (Éclat de rire) Tu veux te faire enlever par les djihadistes ! explose le Stewart…
- Me voiler ? comme les femmes là-bas ! Pour rien au monde !! s’insurge ma cousine.
- J’ai dit à ma mère que j’allais à Marrakech… chuchote Brigitte qui va faire le voyage avec nous
Voilà. Tancés par tous les augures, les vaticinations de tous les bien-intentionnés qui nous entourent, nous nous envolons pour Téhéran - en Iranien : Tehran - à la mi-avril. La réalité est autre que ce dont les sirènes de l’intelligentsia française, des médias, de la télé nous assourdissent.
La visite débute de façon classique à Tehran, ses musées, ses bazars, au trésors ahurissant du Shah barricadé dans une banque. Mais ce qui nous laisse pantois, en fin de journée, c’est un tour au Parc voisin de l’Université, où nous voyons les étudiantes, en jeans, le voile dégagé le plus en arrière possible sur le chignon, tenir amoureusement la main de leur chéri, les couples flirter sur les bancs, les filles abandonner un instant leur dossier sur leurs genoux pour nous héler, se laisser photographier. Un couple vient vers nous, le garçon me tend la main.
- Vous êtes Français ! Nous sommes si heureux de vous voir ici, nous espérons que vous allez passer un très bon séjour ! Pas l’ombre d’obséquiosité ni calcul.
Dix pas plus loin, une femme prend une rose du bouquet qu’elle tient et la tend en passant à ma collègue.
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Récits de voyage
vendredi, 29 janvier 2016 14:19
Népal Kathmandou
Excuse me, can you take me in picture ?
Dis-je avec un grand sourire à une passante, choisie au hasard, à Durbar Square (Katmandou, Népal).
Hasard ? Jamais en voyage !
Elle s’appelle Katrin, elle est bénévole dans une association népalaise :Local women’s handicrafts.
La fondatrice, Nasreen, n’est autre que son amie d’enfance…
Le lien est créé.
Et hop ! Me voilà l’après-midi-même en selle sur un VTT de location, aux côtés de Katrin, afin de découvrir le plus motivant des chantiers actuellement en cours pour l’association, à quelques kilomètres de là !
Le chantier Je vous épargne mon périple en VTT avec sa selle trop basse, les rues gorgées de nids-de-poule… Je découvre enfin le chantier : une maison édifiée en vue d’accueillir des femmes népalaises défavorisées, ayant besoin d’un abri, d’un soutien, d’une formation afin de rebondir dans la vie.
Dis-je avec un grand sourire à une passante, choisie au hasard, à Durbar Square (Katmandou, Népal).
Hasard ? Jamais en voyage !
Elle s’appelle Katrin, elle est bénévole dans une association népalaise :Local women’s handicrafts.
La fondatrice, Nasreen, n’est autre que son amie d’enfance…
Le lien est créé.
Et hop ! Me voilà l’après-midi-même en selle sur un VTT de location, aux côtés de Katrin, afin de découvrir le plus motivant des chantiers actuellement en cours pour l’association, à quelques kilomètres de là !
Le chantier Je vous épargne mon périple en VTT avec sa selle trop basse, les rues gorgées de nids-de-poule… Je découvre enfin le chantier : une maison édifiée en vue d’accueillir des femmes népalaises défavorisées, ayant besoin d’un abri, d’un soutien, d’une formation afin de rebondir dans la vie.
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Le coin des bourlingueurs
< Patagonie (2016)
< C’est quoi et c’est où la Patagonie ?
Comme beaucoup de français, la Patagonie ne m’évoquait pas grand-chose de précis avant que j’y aille, à part quelques clichés comme le fait de savoir que le chanteur Florent Pagny (que je ne supporte pas, désolé pour ses fans !) y vive une partie de l’année et que Nicolas Hulot réalise une émission qui s’appelle Ushuaïa Nature. D’ailleurs j’en profite pour dire tout de suite que, comme par hasard, plein de français se précipitent à Ushuaïa en pensant que c’est un lieu merveilleux alors qu’en fait cet endroit ne vaut pas grand-chose (j’en parle plus loin dans cet article).
La Patagonie est une terre habitée depuis plus de 35 000 ans et dont la première découverte par un Européen est l’œuvre de Fernand de Magellan en 1520.
La Patagonie désigne une région géographique située dans la partie méridionale de l'Amérique du Sud et partagée entre une partie chilienne à l'ouest et une partie argentine à l'est. Elle est faite de steppes arides à l'infini, avec des routes solitaires donnant sur quelques-uns des massifs les plus spectaculaires de la planète, comme ceux du Torres del Paine et du Fitz Roy, des calottes glaciaires aux langues bleutées se jetant dans des lacs, tel le glacier Perito Moreno…
La Patagonie comprend donc principalement le sud de l’Argentine, sur 1 140 532 km2, et le sud du Chili sur 256 093 km2. Ces deux régions, séparées par la cordillère des Andes, abritent des paysages de montagnes, de glaciers, de pampa, de forêts subpolaires, de littoraux, d'îles et d'archipels. Avec une densité de 3,8 habitants au km2 (3 habitants au km2 en Sibérie, 0,46 habitant en Alaska), la Patagonie est une des régions les moins peuplées au monde. Ses terres sont exploitées pour l'élevage de bétail en d'immenses fermes appelées estancias.
La cordillère des Andes crée deux types de climat de part et d'autre de la chaîne : humide et frais sur l'étroit versant pacifique (côté chilien), sec et venteux sur le versant atlantique (côté argentin).
L'importante superficie de la Patagonie et son relief contrasté expliquent la grande diversité des paysages, des lacs aux forêts andines, en passant par les glaciers et les steppes balayées par les vents.
< Quand j'y suis allé
J’y suis allé en mars 2016, donc juste après la haute saison touristique (décembre à février), une période où il fait en principe moins beau (c’est le début de l’automne puisque dans l’hémisphère sud les saisons sont inversées) mais dans la pratique je n’ai eu pratiquement que du beau temps (peut-être que cela est dû au réchauffement climatique et au phénomène climatique El Nino particulièrement actif en Amérique du sud). Avantage : j’ai payé 20% moins cher mes hébergements et il y avait moins de monde sur les sites touristiques et sur les sentiers de rando…
< La météo que j'ai eu
Très bonne dans l’ensemble, un temps automnal globalement ensoleillé et très peu d’épisodes pluvieux.
< Mes coups de coeur
Le glacier Perito Moreno, avec ses couleurs bleues, ses 5 000 mètres de front et ses 60 mètres de hauteur, est vraiment une splendeur, un seigneur. En comparaison, la plupart des glaciers que j’avais vus auparavant (en France, en Islande, en Nouvelle-Zélande ou au Canada) ne valent pas grand-chose… Le glacier Perito Moreno se visite en une journée depuis El Calafate (50 km). Les steppes de Patagonie situées entre la petite ville El Calafate et le glacier Perito Moreno sont elles aussi sublimes : des étendues arides à perte de vue ponctuées de quelques montagnes et avec de superbes nuances de couleurs… c’est vraiment très beau… ça m’a rappelé les paysages fantastiques de l’île du sud de la Nouvelle-Zélande, mais en plus étendu (attention je n’ai pas dit en plus beau !). Comme je suis allé en stop au glacier Perito Moreno, j’ai pu profiter des nombreux arrêts du conducteur pour prendre de splendides photos ! idem au retour, et en plus la voiture a fait un crochet par rapport à l’itinéraire classique, alors j’en ai encore profité pour faire des photos de dingue !...
Autre coup de coeur, la montagne Fitz Roy est fidèle à sa réputation : majestueuse, très photogénique avec ses sommets enneigés en forme de tours…
< Ce que j'ai moins aimé
Les prix (transports, hébergement, restaurants, magasins) sont environ 30% plus élevés en Patagonie que dans le reste du pays. Du coup la Patagonie attire un tourisme plutôt fortuné, et on a parfois l’impression d’être dans une station des Alpes suisses...
< Ce que je n'ai pas eu le temps de faire
A cause des tarifs élevés et de mon équipement un peu juste pour le froid et la pluie (et du fait qu’il me fallait louer tente, sac de couchage et réchaud à gaz), j’ai renoncé à faire le fameux trek W dans le célèbre massif de montagnes chilien Torres del Paine. J’ai peut-être eu tort de ne pas prendre ce risque (car il est semble-t-il facile de louer du matériel pas trop cher à Puerto Natales), mais du coup j’ai eu plus de temps pour profiter du reste… J’ai fait le choix de ne pas aller non plus faire de randonnées à Bariloche et à El Bolson car il paraît que ça ressemble énormément aux Alpes suisses et que donc ce n’est pas très dépaysant pour un européen. J’ai renoncé à aller à Ushuaya car d'après les échos que j'en ai eu il n’y a pas grand-chose à y faire et à y voir, sauf à dire fièrement « je suis allé au bout du monde ! ». Ushuaia est le point de départ de bateaux qui se rendent en Antarctique pour des croisières paraît-il très belles mais hors de prix. Je n’ai pas fait la classique croisière de plusieurs jours avec la compagnie Navimag de Puerto Natales Puerto Montt car apparemment c’est assez cher pour ce que c’est et les fjords chiliens ne sont pas fantastiques… Je ne suis pas allé dans la péninsule Valdes (Puerto Madryn) car l’époque d’observation des baleines, des éléphants de mer et autres animaux était déjà passée.
< Mes conseils aux voyageurs qui souhaitent se rendre en Patagonie
Il faut prévoir au moins 2 semaines pour bien profiter de la Patagonie (j’ai même croisé des touristes qui en étaient à leur 3ème mois en Patagonie !).
Attention, séjourner en Patagonie durant l'été austral c'est à dire entre décembre et février (ce que je n’ai pas fait) signifie : parcs nationaux bondés, campings pleins à craquer, sentiers sur-fréquentés... Si vous souhaitez éviter cette cohue touristique, il est tout à fait possible d’y venir un peu plus tard en mars-avril (ce que j'ai fait), voire même durant l'hiver austral (notre été), avec comme avantages : une météo certes plus fraîche qu'en été mais beaucoup plus stable et tout à fait supportable ; des parcs nationaux que vous n'aurez pas à partager avec des milliers d'autres touristes ; une expérience unique (d’après ceux qui l’ont vécu, un peu comme aller au Canada en plein hiver…).
Au niveau des transports, les bus coûtent quasiment 3 fois moins cher au Chili qu’en Argentine.
Enfin, n’hésitez pas à goûter aux vins argentins et chiliens, qui sont très bons et pas cher ! On trouve aussi du très bon chocolat en Patagonie, avis aux amateurs ! (dont je fais partie)
< Le mot de la fin…
La Patagonie c’est très beau mais c’est cher. Bon, honnêtement ça fait partie des plus beaux paysages que j’ai vus durant mon tour du monde (à égalité avec la Nouvelle-Zélande et avec les Rocheuses du Canada) donc c’est une destination que je recommande aux amoureux de la nature.
Frédéric http://fredalaventure.blogspot.fr/
------------------------------------------------------------------------------------------------------
PATAGONIE Chilienne et Argentine.
Voyage effectué à 2 du 28/10 au 16/12 2015.
Guides : Guide du Routard : toujours un peu limite en ce qui concerne la cartographie mais indispensable pour bien d’autres informations.
Lonely Planet : donne de moins en moins satisfaction, proposant de plus en plus des « tours clé en main » pour les visites un peu plus compliquées et non des informations sur des moyens de transport plus personnalisés. Nous nous sommes beaucoup informés sur place ( gares de bus, offices de tourisme, internet…) afin de tout gérer par nous-mêmes.
Vols :
Aller : Paris/Santiago/Puerto Montt : avec LAN/TAM
Retour : Santiago/Paris
Billets achetés via internet mais difficultés pour payer et j’ai finalisé le paiement par téléphone.
1211€/pers.Le fait d’acheter le vol intérieur avec le vol international permet de changer de navette si on a du retard sur le vol international. Ceci dit on a largement le temps de changer d’avion à Santiago si pas de retard.
De Puerto Montt, on a, le lendemain, pris le ferry Navimag, pour Puerto Natales ,767€ / 2pers et pour 4 jours et 3 nuits. Nous avions une cabine pour 2 avec salle de b. Nous avons eu de la chance avec la météo et la traversée a été formidable : les paysages, les échanges entre voyageurs sur le bateau (nous avons retrouvé beaucoup de ces amis plus tard dans le W ou ailleurs), les conférences et aussi un peu de temps pour peaufiner notre voyage. La nourriture était très correcte, voire bonne, mieux que ce que l’on imaginait, d’après nos lectures des forums.
A Puerto Montt : beaucoup d’hospedajes à côté du terminal de bus, donc très bien situés car tout près de Navimag aussi et du marché d’Angelmo où on peut aller manger de délicieux fruits de mer en attendant le ferry. On peut aussi, après avoir déposé ses bagages le matin prendre un bus pour Puerto Varas, ce que nous avons fait car le ferry part le soir tard.
Cette ville est très agréable pour une journée avec le volcan Osorno en toile de fond si le ciel est dégagé.
Partisans forcenés du voyage en toute liberté, donc sans réservations d’aucune sorte, nous avions tout de même réservé le ferry en août pour fin octobre. Billets achetés sur le site de Navimag, et là aussi quelques difficultés pour payer mais il faut le signaler et ils vous envoient un mail et par Paypal nous avons alors réussi. Rien à dire, que du bien, de Navimag.
Change : Nous conseillons d’amener surtout du cash. On ne peut retirer que très peu d’argent aux DAB et les frais sont importants. Les € et les US$ en cash se négocient très bien partout. A noter qu’en Argentine particulièrement, l’usage de la carte est très pénalisant. On a 15 pesos pour 1 euro cash, dans les casas de cambio ou ailleurs, restaurants, hôtels, et seulement 10,6 pesos au DAB ou en paiement carte. Si on est à court de cash, on peut tirer des pesos au DAB au Chili et les changer ensuite en pesos argentins.
Budget :57€/jour/pers ;tout compris sauf le vol international et le vol intérieur jusqu’à Puerto Montt.
Chili et Argentine ne sont pas des pays bon marché et les prix sont presque comparables à ceux de l’Europe.
Ces prix comprennent : nuit en chambre double souvent avec sdb ; le petit déj presque tjrs inclus ; repas du soir au restaurant ou préparé par nous même dans les cuisines communes ; les transports en bus ; location de voiture pour 2 jours ;un vol intérieur Ushuaia- El Calafate, le ferry Navimag, et bien sûr les entrées parcs, musées….et même nos petits cadeaux ; pas grand-chose car l’artisanat n’a rien à voir avec ce que l’on connaît ailleurs en Amérique latine.
Les prix pratiqués sont très supérieurs à ceux indiqués par les guides, pourtant récents.
Logement : Nous n’avons jamais réservé mais sélectionné après 3 ou 4 visites en arrivant. A cette époque de l’année, c’est possible. On trouve souvent de meilleures adresses que celles indiquées dans les guides.
Transport : bus très nombreux tant au Chili qu’en Argentine ; les réserver la veille suffit en général sauf sur la Carretera Austral au Chili.
Langue : je parle espagnol, ce qui fut très agréable. Mais on peut parler anglais. Ne pas compter sur le français.
Santé : a contrario de tous les autres pays d’Amérique latine que nous avions visités, nous n’avons pris aucune précaution par rapport à la consommation de crudités et sur 7 semaines, aucun problème ; pas plus qu’avec l’eau du robinet que nous avons bue, partout, en mettant tout de même un micropur, par précaution.
Météo : nous avions prévu beaucoup de vent et de pluie, du froid aussi. Sur 7 semaines nous avons eu un jour de pluie ; du vent oui. Du froid, bien sûr mais supportable.
Sécurité : nous n’avons jamais eu un quelconque sentiment d’insécurité. Nous avons pris les précautions élémentaires.
Internet :WiFi, quasiment partout ( connexion souvent très lente) mais ne pas compter sur un ordinateur. Il vaut mieux avoir son matériel. Aucune connexion d’aucune sorte sur le ferry Navimag.
< Jeanine Sartor (47)
→ Lire la suite dans la rubrique Infos des voyageurs accessible aux adhérents de l'association
< C’est quoi et c’est où la Patagonie ?
Comme beaucoup de français, la Patagonie ne m’évoquait pas grand-chose de précis avant que j’y aille, à part quelques clichés comme le fait de savoir que le chanteur Florent Pagny (que je ne supporte pas, désolé pour ses fans !) y vive une partie de l’année et que Nicolas Hulot réalise une émission qui s’appelle Ushuaïa Nature. D’ailleurs j’en profite pour dire tout de suite que, comme par hasard, plein de français se précipitent à Ushuaïa en pensant que c’est un lieu merveilleux alors qu’en fait cet endroit ne vaut pas grand-chose (j’en parle plus loin dans cet article).
La Patagonie est une terre habitée depuis plus de 35 000 ans et dont la première découverte par un Européen est l’œuvre de Fernand de Magellan en 1520.
La Patagonie désigne une région géographique située dans la partie méridionale de l'Amérique du Sud et partagée entre une partie chilienne à l'ouest et une partie argentine à l'est. Elle est faite de steppes arides à l'infini, avec des routes solitaires donnant sur quelques-uns des massifs les plus spectaculaires de la planète, comme ceux du Torres del Paine et du Fitz Roy, des calottes glaciaires aux langues bleutées se jetant dans des lacs, tel le glacier Perito Moreno…
La Patagonie comprend donc principalement le sud de l’Argentine, sur 1 140 532 km2, et le sud du Chili sur 256 093 km2. Ces deux régions, séparées par la cordillère des Andes, abritent des paysages de montagnes, de glaciers, de pampa, de forêts subpolaires, de littoraux, d'îles et d'archipels. Avec une densité de 3,8 habitants au km2 (3 habitants au km2 en Sibérie, 0,46 habitant en Alaska), la Patagonie est une des régions les moins peuplées au monde. Ses terres sont exploitées pour l'élevage de bétail en d'immenses fermes appelées estancias.
La cordillère des Andes crée deux types de climat de part et d'autre de la chaîne : humide et frais sur l'étroit versant pacifique (côté chilien), sec et venteux sur le versant atlantique (côté argentin).
L'importante superficie de la Patagonie et son relief contrasté expliquent la grande diversité des paysages, des lacs aux forêts andines, en passant par les glaciers et les steppes balayées par les vents.
< Quand j'y suis allé
J’y suis allé en mars 2016, donc juste après la haute saison touristique (décembre à février), une période où il fait en principe moins beau (c’est le début de l’automne puisque dans l’hémisphère sud les saisons sont inversées) mais dans la pratique je n’ai eu pratiquement que du beau temps (peut-être que cela est dû au réchauffement climatique et au phénomène climatique El Nino particulièrement actif en Amérique du sud). Avantage : j’ai payé 20% moins cher mes hébergements et il y avait moins de monde sur les sites touristiques et sur les sentiers de rando…
< La météo que j'ai eu
Très bonne dans l’ensemble, un temps automnal globalement ensoleillé et très peu d’épisodes pluvieux.
< Mes coups de coeur
Le glacier Perito Moreno, avec ses couleurs bleues, ses 5 000 mètres de front et ses 60 mètres de hauteur, est vraiment une splendeur, un seigneur. En comparaison, la plupart des glaciers que j’avais vus auparavant (en France, en Islande, en Nouvelle-Zélande ou au Canada) ne valent pas grand-chose… Le glacier Perito Moreno se visite en une journée depuis El Calafate (50 km). Les steppes de Patagonie situées entre la petite ville El Calafate et le glacier Perito Moreno sont elles aussi sublimes : des étendues arides à perte de vue ponctuées de quelques montagnes et avec de superbes nuances de couleurs… c’est vraiment très beau… ça m’a rappelé les paysages fantastiques de l’île du sud de la Nouvelle-Zélande, mais en plus étendu (attention je n’ai pas dit en plus beau !). Comme je suis allé en stop au glacier Perito Moreno, j’ai pu profiter des nombreux arrêts du conducteur pour prendre de splendides photos ! idem au retour, et en plus la voiture a fait un crochet par rapport à l’itinéraire classique, alors j’en ai encore profité pour faire des photos de dingue !...
Autre coup de coeur, la montagne Fitz Roy est fidèle à sa réputation : majestueuse, très photogénique avec ses sommets enneigés en forme de tours…
< Ce que j'ai moins aimé
Les prix (transports, hébergement, restaurants, magasins) sont environ 30% plus élevés en Patagonie que dans le reste du pays. Du coup la Patagonie attire un tourisme plutôt fortuné, et on a parfois l’impression d’être dans une station des Alpes suisses...
< Ce que je n'ai pas eu le temps de faire
A cause des tarifs élevés et de mon équipement un peu juste pour le froid et la pluie (et du fait qu’il me fallait louer tente, sac de couchage et réchaud à gaz), j’ai renoncé à faire le fameux trek W dans le célèbre massif de montagnes chilien Torres del Paine. J’ai peut-être eu tort de ne pas prendre ce risque (car il est semble-t-il facile de louer du matériel pas trop cher à Puerto Natales), mais du coup j’ai eu plus de temps pour profiter du reste… J’ai fait le choix de ne pas aller non plus faire de randonnées à Bariloche et à El Bolson car il paraît que ça ressemble énormément aux Alpes suisses et que donc ce n’est pas très dépaysant pour un européen. J’ai renoncé à aller à Ushuaya car d'après les échos que j'en ai eu il n’y a pas grand-chose à y faire et à y voir, sauf à dire fièrement « je suis allé au bout du monde ! ». Ushuaia est le point de départ de bateaux qui se rendent en Antarctique pour des croisières paraît-il très belles mais hors de prix. Je n’ai pas fait la classique croisière de plusieurs jours avec la compagnie Navimag de Puerto Natales Puerto Montt car apparemment c’est assez cher pour ce que c’est et les fjords chiliens ne sont pas fantastiques… Je ne suis pas allé dans la péninsule Valdes (Puerto Madryn) car l’époque d’observation des baleines, des éléphants de mer et autres animaux était déjà passée.
< Mes conseils aux voyageurs qui souhaitent se rendre en Patagonie
Il faut prévoir au moins 2 semaines pour bien profiter de la Patagonie (j’ai même croisé des touristes qui en étaient à leur 3ème mois en Patagonie !).
Attention, séjourner en Patagonie durant l'été austral c'est à dire entre décembre et février (ce que je n’ai pas fait) signifie : parcs nationaux bondés, campings pleins à craquer, sentiers sur-fréquentés... Si vous souhaitez éviter cette cohue touristique, il est tout à fait possible d’y venir un peu plus tard en mars-avril (ce que j'ai fait), voire même durant l'hiver austral (notre été), avec comme avantages : une météo certes plus fraîche qu'en été mais beaucoup plus stable et tout à fait supportable ; des parcs nationaux que vous n'aurez pas à partager avec des milliers d'autres touristes ; une expérience unique (d’après ceux qui l’ont vécu, un peu comme aller au Canada en plein hiver…).
Au niveau des transports, les bus coûtent quasiment 3 fois moins cher au Chili qu’en Argentine.
Enfin, n’hésitez pas à goûter aux vins argentins et chiliens, qui sont très bons et pas cher ! On trouve aussi du très bon chocolat en Patagonie, avis aux amateurs ! (dont je fais partie)
< Le mot de la fin…
La Patagonie c’est très beau mais c’est cher. Bon, honnêtement ça fait partie des plus beaux paysages que j’ai vus durant mon tour du monde (à égalité avec la Nouvelle-Zélande et avec les Rocheuses du Canada) donc c’est une destination que je recommande aux amoureux de la nature.
Frédéric http://fredalaventure.blogspot.fr/
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PATAGONIE Chilienne et Argentine.
Voyage effectué à 2 du 28/10 au 16/12 2015.
Guides : Guide du Routard : toujours un peu limite en ce qui concerne la cartographie mais indispensable pour bien d’autres informations.
Lonely Planet : donne de moins en moins satisfaction, proposant de plus en plus des « tours clé en main » pour les visites un peu plus compliquées et non des informations sur des moyens de transport plus personnalisés. Nous nous sommes beaucoup informés sur place ( gares de bus, offices de tourisme, internet…) afin de tout gérer par nous-mêmes.
Vols :
Aller : Paris/Santiago/Puerto Montt : avec LAN/TAM
Retour : Santiago/Paris
Billets achetés via internet mais difficultés pour payer et j’ai finalisé le paiement par téléphone.
1211€/pers.Le fait d’acheter le vol intérieur avec le vol international permet de changer de navette si on a du retard sur le vol international. Ceci dit on a largement le temps de changer d’avion à Santiago si pas de retard.
De Puerto Montt, on a, le lendemain, pris le ferry Navimag, pour Puerto Natales ,767€ / 2pers et pour 4 jours et 3 nuits. Nous avions une cabine pour 2 avec salle de b. Nous avons eu de la chance avec la météo et la traversée a été formidable : les paysages, les échanges entre voyageurs sur le bateau (nous avons retrouvé beaucoup de ces amis plus tard dans le W ou ailleurs), les conférences et aussi un peu de temps pour peaufiner notre voyage. La nourriture était très correcte, voire bonne, mieux que ce que l’on imaginait, d’après nos lectures des forums.
A Puerto Montt : beaucoup d’hospedajes à côté du terminal de bus, donc très bien situés car tout près de Navimag aussi et du marché d’Angelmo où on peut aller manger de délicieux fruits de mer en attendant le ferry. On peut aussi, après avoir déposé ses bagages le matin prendre un bus pour Puerto Varas, ce que nous avons fait car le ferry part le soir tard.
Cette ville est très agréable pour une journée avec le volcan Osorno en toile de fond si le ciel est dégagé.
Partisans forcenés du voyage en toute liberté, donc sans réservations d’aucune sorte, nous avions tout de même réservé le ferry en août pour fin octobre. Billets achetés sur le site de Navimag, et là aussi quelques difficultés pour payer mais il faut le signaler et ils vous envoient un mail et par Paypal nous avons alors réussi. Rien à dire, que du bien, de Navimag.
Change : Nous conseillons d’amener surtout du cash. On ne peut retirer que très peu d’argent aux DAB et les frais sont importants. Les € et les US$ en cash se négocient très bien partout. A noter qu’en Argentine particulièrement, l’usage de la carte est très pénalisant. On a 15 pesos pour 1 euro cash, dans les casas de cambio ou ailleurs, restaurants, hôtels, et seulement 10,6 pesos au DAB ou en paiement carte. Si on est à court de cash, on peut tirer des pesos au DAB au Chili et les changer ensuite en pesos argentins.
Budget :57€/jour/pers ;tout compris sauf le vol international et le vol intérieur jusqu’à Puerto Montt.
Chili et Argentine ne sont pas des pays bon marché et les prix sont presque comparables à ceux de l’Europe.
Ces prix comprennent : nuit en chambre double souvent avec sdb ; le petit déj presque tjrs inclus ; repas du soir au restaurant ou préparé par nous même dans les cuisines communes ; les transports en bus ; location de voiture pour 2 jours ;un vol intérieur Ushuaia- El Calafate, le ferry Navimag, et bien sûr les entrées parcs, musées….et même nos petits cadeaux ; pas grand-chose car l’artisanat n’a rien à voir avec ce que l’on connaît ailleurs en Amérique latine.
Les prix pratiqués sont très supérieurs à ceux indiqués par les guides, pourtant récents.
Logement : Nous n’avons jamais réservé mais sélectionné après 3 ou 4 visites en arrivant. A cette époque de l’année, c’est possible. On trouve souvent de meilleures adresses que celles indiquées dans les guides.
Transport : bus très nombreux tant au Chili qu’en Argentine ; les réserver la veille suffit en général sauf sur la Carretera Austral au Chili.
Langue : je parle espagnol, ce qui fut très agréable. Mais on peut parler anglais. Ne pas compter sur le français.
Santé : a contrario de tous les autres pays d’Amérique latine que nous avions visités, nous n’avons pris aucune précaution par rapport à la consommation de crudités et sur 7 semaines, aucun problème ; pas plus qu’avec l’eau du robinet que nous avons bue, partout, en mettant tout de même un micropur, par précaution.
Météo : nous avions prévu beaucoup de vent et de pluie, du froid aussi. Sur 7 semaines nous avons eu un jour de pluie ; du vent oui. Du froid, bien sûr mais supportable.
Sécurité : nous n’avons jamais eu un quelconque sentiment d’insécurité. Nous avons pris les précautions élémentaires.
Internet :WiFi, quasiment partout ( connexion souvent très lente) mais ne pas compter sur un ordinateur. Il vaut mieux avoir son matériel. Aucune connexion d’aucune sorte sur le ferry Navimag.
< Jeanine Sartor (47)
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mercredi, 27 janvier 2016 08:54
Il gusto dell’Italia !
Le voyage est synonyme de rencontres, tant humaines que gustatives ! La gastronomie peut influencer l’image d’un pays, sans pour autant le réduire à cela. Le goût est une notion très subjective propre à chacun. Il est donc important de se faire sa propre opinion ; d’autant plus que le voyage se fait aussi dans l’assiette ! Il n’est pourtant pas nécessaire d’aller à l’autre bout du monde pour découvrir de nouvelles saveurs ou de nouvelles textures. L’Europe, et en particulier l’Italie, est propice à de succulentes découvertes…
Notre séjour à Rome commence par l’inévitable passage au restaurant ! Il nous est proposé différentes spécialités transalpines pour notre plus grand bonheur. A l’instar de la France, chaque région dispose de ses propres plats selon ses produits locaux. Sa grande diversité offre un formidable panel de saveurs. En effet, la gastronomie italienne ne se limite pas aux célèbres pâtes ! Sa cuisine est ensoleillée, influencée et parfumée par son mélange d’arômes. Le couscous de Trapani « made in Sicile » sera ravir les plus sceptiques, la polenta du nord sera réconforter les plus frileux, et la pizza de Naples sera rassurer les plus traditionnels ! Face à ce dilemme, pour notre premier jour, nous avons opté pour la pizza de Naples même si nous sommes à Rome..., et pour des lazagnes aux épinards. Par la suite, au cours de notre voyage, nous savourerons un plat différent à chaque repas pour mieux apprécier cette gastronomie.
Outre les plats « salés », la cuisine italienne regorge d’innombrables desserts délicieux, qui nous font saliver à leurs simples évocations. Le tiramisu figure en tête de gondole… Cet incontournable, qui allie l’onctuosité de la crème mascarpone et la douceur du biscuit imbibé de café, est un véritable régal ! La panna cotta, ce dessert si crémeux accompagné d’un colis de fruit, est aussi un grand classique italien. Le panettone, gâteau traditionnel à base de vanille et de raisons secs, est reconnu également au-delà de ses frontières. Il garnit généralement les tables de Noël. Et pour finir un bon repas, le meilleur accompagnement d’un expresso reste tout de même l’amaretti ; cet exquis petit macaron à l’amande est si croquant et si moelleux ! La liste est longue et le plaisir intense…
On comprend donc mieux pourquoi la gastronomie italienne figure parmi les meilleurs au monde. La diversité des saveurs lui octroie toutes ses lettres de noblesse. La riche histoire du pays et sa succulente cuisine font de l’Italie l’une des destinations les plus prisées.
« Le tiramisu »
Ingrédients (8 personnes)
< 3 œufs
< 24 biscuits à la cuillère, ou boudoirs
< 1 sachet de sucre vanillé
< 100 g de sucre roux
< 250 g de mascarpone
< 1/2 litre de café noir (sans y ajouter de sucre)
< 30 g de poudre de cacao
Préparation
< Préparer le café noir
< Séparer les jaunes des blancs d’œufs
< Mélanger les jaunes avec le sucre vanillé et les 100g de sucre roux
< Incorporer le mascarpone dans le mélange et fouetter le tout
< Monter les blancs en neige et les incorporer délicatement au mélange
< Tremper les biscuits dans le café noir (sans sucre)
< Recouvrir le fond du moule avec les biscuits imbibés de café
< Tapisser ensuite le moule d'une couche de crème au mascarpone puis recouvrir d’une couche de biscuits. Renouveler ces opérations plusieurs fois. La dernière couche sera celle de crème mascarpone.
< Saupoudrer le tout de cacao
< Mettre au réfrigérateur 4 heures minimum
< Déguster !
Par Mickaël MELONI (75) Janvier 2016
Notre séjour à Rome commence par l’inévitable passage au restaurant ! Il nous est proposé différentes spécialités transalpines pour notre plus grand bonheur. A l’instar de la France, chaque région dispose de ses propres plats selon ses produits locaux. Sa grande diversité offre un formidable panel de saveurs. En effet, la gastronomie italienne ne se limite pas aux célèbres pâtes ! Sa cuisine est ensoleillée, influencée et parfumée par son mélange d’arômes. Le couscous de Trapani « made in Sicile » sera ravir les plus sceptiques, la polenta du nord sera réconforter les plus frileux, et la pizza de Naples sera rassurer les plus traditionnels ! Face à ce dilemme, pour notre premier jour, nous avons opté pour la pizza de Naples même si nous sommes à Rome..., et pour des lazagnes aux épinards. Par la suite, au cours de notre voyage, nous savourerons un plat différent à chaque repas pour mieux apprécier cette gastronomie.
Outre les plats « salés », la cuisine italienne regorge d’innombrables desserts délicieux, qui nous font saliver à leurs simples évocations. Le tiramisu figure en tête de gondole… Cet incontournable, qui allie l’onctuosité de la crème mascarpone et la douceur du biscuit imbibé de café, est un véritable régal ! La panna cotta, ce dessert si crémeux accompagné d’un colis de fruit, est aussi un grand classique italien. Le panettone, gâteau traditionnel à base de vanille et de raisons secs, est reconnu également au-delà de ses frontières. Il garnit généralement les tables de Noël. Et pour finir un bon repas, le meilleur accompagnement d’un expresso reste tout de même l’amaretti ; cet exquis petit macaron à l’amande est si croquant et si moelleux ! La liste est longue et le plaisir intense…
On comprend donc mieux pourquoi la gastronomie italienne figure parmi les meilleurs au monde. La diversité des saveurs lui octroie toutes ses lettres de noblesse. La riche histoire du pays et sa succulente cuisine font de l’Italie l’une des destinations les plus prisées.
« Le tiramisu »
Ingrédients (8 personnes)
< 3 œufs
< 24 biscuits à la cuillère, ou boudoirs
< 1 sachet de sucre vanillé
< 100 g de sucre roux
< 250 g de mascarpone
< 1/2 litre de café noir (sans y ajouter de sucre)
< 30 g de poudre de cacao
Préparation
< Préparer le café noir
< Séparer les jaunes des blancs d’œufs
< Mélanger les jaunes avec le sucre vanillé et les 100g de sucre roux
< Incorporer le mascarpone dans le mélange et fouetter le tout
< Monter les blancs en neige et les incorporer délicatement au mélange
< Tremper les biscuits dans le café noir (sans sucre)
< Recouvrir le fond du moule avec les biscuits imbibés de café
< Tapisser ensuite le moule d'une couche de crème au mascarpone puis recouvrir d’une couche de biscuits. Renouveler ces opérations plusieurs fois. La dernière couche sera celle de crème mascarpone.
< Saupoudrer le tout de cacao
< Mettre au réfrigérateur 4 heures minimum
< Déguster !
Par Mickaël MELONI (75) Janvier 2016
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Cuisine du monde
mardi, 26 janvier 2016 16:30
Concours photos d'ABM Lyon
En cette soirée de décembre, plus d’une vingtaine d’ABMistes se sont retrouvés à la MJC de Sainte Foy-lès-Lyon :
- d’abord pour feuilleter des albums-photos et ainsi flâner à Oléron, visiter Milan, découvrir la Laponie, la Mongolie ou s’extasier devant les aurores boréales… et même, une photo devinette qui s’avèrera être une bulle de savon face au soleil.
- et participer au concours photos : le thème, cette année, « photos de nuit » nous a permis, notamment, d’admirer le nouveau pont Raymond Barre, tout illuminé, se mirant dans les eaux sombres du Rhône, le clocher de la Charité dressé fièrement derrière la Grande Roue (attraction saisonnière installée place Bellecour), les petites rues joliment pavées du Vieux Lyon…
< Les photos lauréates cette année :
1er prix : les tours Petronas à Kuala Lumpur de Sylvie Frachet

2e prix : le Sony-Center à Berlin de Dominique Lallement

3e prix : la baie de Rio de Bernard Frachet

Lors de cette soirée, nous pensions très fort à Gérard Trautmann, fidèle ABMiste, qui, plusieurs fois, a gagné ce concours-photos et qui nous a quittés depuis peu. Aussi, au moment de l’apéritif, avec Arlette, son épouse, nous avons levé nos verres à son souvenir.
Étaient aussi bien présents par la pensée avec nous Dorota et Darek, (les amis polonais de Mijo et Guy) qui ont plusieurs fois participé aux activités ABM lors de leurs séjours en France. Ils nous avaient envoyé tout un carton de gourmandises polonaises.
La soirée s’est prolongée par un repas, constitué des spécialités de chacun et du chariot de desserts d’Arlette.
Le temps a passé bien vite et il était déjà demain quand chacun est rentré dans ses foyers.
Bernadette (ABM Lyon)
- d’abord pour feuilleter des albums-photos et ainsi flâner à Oléron, visiter Milan, découvrir la Laponie, la Mongolie ou s’extasier devant les aurores boréales… et même, une photo devinette qui s’avèrera être une bulle de savon face au soleil.
- et participer au concours photos : le thème, cette année, « photos de nuit » nous a permis, notamment, d’admirer le nouveau pont Raymond Barre, tout illuminé, se mirant dans les eaux sombres du Rhône, le clocher de la Charité dressé fièrement derrière la Grande Roue (attraction saisonnière installée place Bellecour), les petites rues joliment pavées du Vieux Lyon…
< Les photos lauréates cette année :
1er prix : les tours Petronas à Kuala Lumpur de Sylvie Frachet

2e prix : le Sony-Center à Berlin de Dominique Lallement

3e prix : la baie de Rio de Bernard Frachet

Lors de cette soirée, nous pensions très fort à Gérard Trautmann, fidèle ABMiste, qui, plusieurs fois, a gagné ce concours-photos et qui nous a quittés depuis peu. Aussi, au moment de l’apéritif, avec Arlette, son épouse, nous avons levé nos verres à son souvenir.
Étaient aussi bien présents par la pensée avec nous Dorota et Darek, (les amis polonais de Mijo et Guy) qui ont plusieurs fois participé aux activités ABM lors de leurs séjours en France. Ils nous avaient envoyé tout un carton de gourmandises polonaises.
La soirée s’est prolongée par un repas, constitué des spécialités de chacun et du chariot de desserts d’Arlette.
Le temps a passé bien vite et il était déjà demain quand chacun est rentré dans ses foyers.
Bernadette (ABM Lyon)
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Dans les antennes
lundi, 25 janvier 2016 09:25
Les seigneurs de la steppe (Mongolie)
Grand comme cinq fois la France, mais peuplée de moins de deux millions d’habitants, la Mongolie reste un pays d’éleveurs. Dans les monts Khangaï, à quatre cents kilomètres au sud-ouest d’Ulaan Baatar les nomades vivent de leurs troupeaux de yacks, chevaux, chèvres et moutons.
Le nom de “parc national du Khangaï” reste symbolique, car seuls des nomades vivent dans ces contrées montagneuses de steppes et de forêts.
L’entrée est défendue par une barrière devant laquelle on paie un droit de passage de mille tougriks, moins d’un euro.
Les nomades ont monté leur camp d’été dans une vallée d’altitude, la Har Buureg (pommeau d’une selle), arrosée par la rivière Songhi. Là sont plantées cinq yourtes où les quatre chefs de familles, Monkhor, Enebish, Bold et Togtoh achèvent de choisir les chevaux et les yacks qui vont partir avec eux vers le marché de Karakorum, pour y vendre laine, viande salée, beurre, fromages et lait.
Pour fêter leur prochain départ, ils décident de sacrifier un mouton et nous convient au festin. Il faut malheureusement assister à l’exécution.
Monkhor prend un large coutelas pendant qu’Enebish et Togtoh immobilisent l’animal.
D’un mouvement sec, Monkhor lui ouvre la poitrine, y plonge la main et comprime les artères menant au cœur. La bête meurt en un clin d’œil. Pendant ce temps, Bold s’occupe du feu et les femmes mijotent de l’horhog, plat traditionnel mongol. Une fois le mouton grillé et dépecé, on jette dans la marmite des morceaux de viande recouverts d’eau, surmontés de pierres rondes, on ajoute de l’eau et une nouvelle couche de viande. On laisse frémir vingt minutes. Le résultat n’est guère convaincant : c’est dur, gras, imprégné d’une odeur de suint… Ensuite, il faut encore se passer sur le visage, les mains, les pieds ces pierres chaudes baignées de graisse pour bien huiler la peau… L’odeur s’avérera tenace…
Une outre de chèvre pleine de shimiin arkhi, ou alcool de yaourt, circule à la ronde. Tortoï !
À votre santé ! La nuit tombée, les loups hurlent à la lune et les nomades nous apprendront au matin que les chiens n’ont pu empêcher une louve d’égorger une brebis.
< Extrait du magazine Globe-Trotters N° 164
Acheter le magazine
Le nom de “parc national du Khangaï” reste symbolique, car seuls des nomades vivent dans ces contrées montagneuses de steppes et de forêts.
L’entrée est défendue par une barrière devant laquelle on paie un droit de passage de mille tougriks, moins d’un euro.
Les nomades ont monté leur camp d’été dans une vallée d’altitude, la Har Buureg (pommeau d’une selle), arrosée par la rivière Songhi. Là sont plantées cinq yourtes où les quatre chefs de familles, Monkhor, Enebish, Bold et Togtoh achèvent de choisir les chevaux et les yacks qui vont partir avec eux vers le marché de Karakorum, pour y vendre laine, viande salée, beurre, fromages et lait.
Pour fêter leur prochain départ, ils décident de sacrifier un mouton et nous convient au festin. Il faut malheureusement assister à l’exécution.
Monkhor prend un large coutelas pendant qu’Enebish et Togtoh immobilisent l’animal.
D’un mouvement sec, Monkhor lui ouvre la poitrine, y plonge la main et comprime les artères menant au cœur. La bête meurt en un clin d’œil. Pendant ce temps, Bold s’occupe du feu et les femmes mijotent de l’horhog, plat traditionnel mongol. Une fois le mouton grillé et dépecé, on jette dans la marmite des morceaux de viande recouverts d’eau, surmontés de pierres rondes, on ajoute de l’eau et une nouvelle couche de viande. On laisse frémir vingt minutes. Le résultat n’est guère convaincant : c’est dur, gras, imprégné d’une odeur de suint… Ensuite, il faut encore se passer sur le visage, les mains, les pieds ces pierres chaudes baignées de graisse pour bien huiler la peau… L’odeur s’avérera tenace…
Une outre de chèvre pleine de shimiin arkhi, ou alcool de yaourt, circule à la ronde. Tortoï !
À votre santé ! La nuit tombée, les loups hurlent à la lune et les nomades nous apprendront au matin que les chiens n’ont pu empêcher une louve d’égorger une brebis.
< Extrait du magazine Globe-Trotters N° 164
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Récits de voyage
lundi, 18 janvier 2016 14:54
Une correspondante ABM à Bruxelles (une fois !)
Bérangère Marceau est devenue la nouvelle correspondante ABM à Bruxelles.
Française originaire d’Antibes, Bérangère habite en Belgique depuis 2009, où elle travaille dans l’industrie pharmaceutique.
Plongée depuis toute jeune dans les voyages grâce à sa mère (Air France) elle adore parcourir le monde!
Bérangère a vécu et travaillé 9 ans au Mexique, 6 mois aux Etats-Unis, et a voyagé seule pendant une année avec son sac à dos, en Asie principalement, elle a également effectué des bénévolats pour des associations (Népal, Philippines)
Nul doute , que des activités et des rencontres se tiendront prochainement dans la capitale belge.
Française originaire d’Antibes, Bérangère habite en Belgique depuis 2009, où elle travaille dans l’industrie pharmaceutique.
Plongée depuis toute jeune dans les voyages grâce à sa mère (Air France) elle adore parcourir le monde!
Bérangère a vécu et travaillé 9 ans au Mexique, 6 mois aux Etats-Unis, et a voyagé seule pendant une année avec son sac à dos, en Asie principalement, elle a également effectué des bénévolats pour des associations (Népal, Philippines)
Nul doute , que des activités et des rencontres se tiendront prochainement dans la capitale belge.
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Dans les antennes
vendredi, 15 janvier 2016 12:03
L'eden africain en Namibie
Coincés entre l’Angola et l’Afrique du sud, bordés à l’est par le Botswana et le désert du Kalahari, se trouvent les plus beaux paysages africains en Namibie. Impressionnants de diversité : montagnes couvertes d’une végétation clairsemée, plaines pierreuses se fondant dans l’infini minéral, dunes couleur abricot ou réserves animalières paradisiaques. Tout procure immédiatement au randonneur un indescriptible sentiment de liberté. Et parfois, pourtant, au milieu du désert on se surprend à parler à voix basse pour ne pas perturber l’équilibre divin de cette époustouflante beauté.
Ce véritable Eden pour animaux sauvages et oiseaux multicolores, cette Arche de Noé humaine dont 20% de la population est d’origine allemande, abrite des ethnies très diverses, comme les Bushmans ou les Himbas. Les voyageurs désireux de vivre une expérience originale de “grande aventure” ne peuvent qu’être subjugués par une destination aussi magnifique, à peine découverte par le tourisme de masse.
Pour un premier voyage un parcours organisé est vivement recommandé et l’on peut, par exemple, aborder la Namibie, par ce qu’elle a de meilleur : le désert de Namib. On peut découvrir la Namibie avec Nomade Aventure mais aussi avec d’autres agences locales qui sauront vous concocter un programme de qualité. Toute la splendeur du pays est en effet concentrée dans le Namib-Naukluft Park, l’un des plus grands parcs nationaux au monde.
Lorsque le soleil se couche, le spectacle est extraordinaire, la lumière joue sur les arêtes et le soleil tel un magicien transfigure les nuances.
Pour les voyageurs expérimentés un circuit en voiture de location peut être envisage. Néanmoins se rappeler que le code de la route local doit être scrupuleusement respecté, que la conduit se fit à gauche, que le hors-piste est interdit et que lors de l’établissement de l’itinéraire, la grandeur du pays ne doit pas être sous-estimée (prévoir ravitaillement car les distances sont longues)
Tout est exceptionnel que Dieu, dit-on, l’a crée un jour de colère…
Ce véritable Eden pour animaux sauvages et oiseaux multicolores, cette Arche de Noé humaine dont 20% de la population est d’origine allemande, abrite des ethnies très diverses, comme les Bushmans ou les Himbas. Les voyageurs désireux de vivre une expérience originale de “grande aventure” ne peuvent qu’être subjugués par une destination aussi magnifique, à peine découverte par le tourisme de masse.
Pour un premier voyage un parcours organisé est vivement recommandé et l’on peut, par exemple, aborder la Namibie, par ce qu’elle a de meilleur : le désert de Namib. On peut découvrir la Namibie avec Nomade Aventure mais aussi avec d’autres agences locales qui sauront vous concocter un programme de qualité. Toute la splendeur du pays est en effet concentrée dans le Namib-Naukluft Park, l’un des plus grands parcs nationaux au monde.
Lorsque le soleil se couche, le spectacle est extraordinaire, la lumière joue sur les arêtes et le soleil tel un magicien transfigure les nuances.
Pour les voyageurs expérimentés un circuit en voiture de location peut être envisage. Néanmoins se rappeler que le code de la route local doit être scrupuleusement respecté, que la conduit se fit à gauche, que le hors-piste est interdit et que lors de l’établissement de l’itinéraire, la grandeur du pays ne doit pas être sous-estimée (prévoir ravitaillement car les distances sont longues)
Tout est exceptionnel que Dieu, dit-on, l’a crée un jour de colère…
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Récits de voyage
lundi, 11 janvier 2016 09:24
Nouveau correspondant ABM à Mulhouse
Je m’appelle Reynald. Je vis à Mulhouse en Alsace depuis quelques mois où je travaille comme logisticien.
Le voyage et les sports de montagnes sont ma passion. Dès que je le peux, je profite d’un moment de liberté pour m’échapper dans les montagnes autour de chez moi.
Originaire de Normandie, j’ai eu l’occasion de découvrir, pour les études ou pour le travail, différentes régions de France puis d’Europe, ce qui m’a donné le goût du voyage, de la découverte et du partage.
Je suis de retour d’un voyage de presque un an, où avec ma compagne, nous avons découvert l’Amérique du Nord puis l’Amérique Latine en nous rapprochant autant que possible de la culture locale.
Aujourd’hui, j’ai envie de partager ces moments et de faire découvrir à d’autres le bonheur de s’ouvrir à une nouvelle culture, de s’initier à la pratique d’une nouvelle langue ou la joie de transformer un rêve en réalité.
Je suis heureux d’être correspondant pour ABM en alsace.
Reynald VALETY http://hikearth.travellerspoint.com/
« Si vous pensez que l’aventure est dangereuse, Essayez la routine… Elle est mortelle ! » - Paulo Coelho
Le voyage et les sports de montagnes sont ma passion. Dès que je le peux, je profite d’un moment de liberté pour m’échapper dans les montagnes autour de chez moi.
Originaire de Normandie, j’ai eu l’occasion de découvrir, pour les études ou pour le travail, différentes régions de France puis d’Europe, ce qui m’a donné le goût du voyage, de la découverte et du partage.
Je suis de retour d’un voyage de presque un an, où avec ma compagne, nous avons découvert l’Amérique du Nord puis l’Amérique Latine en nous rapprochant autant que possible de la culture locale.
Aujourd’hui, j’ai envie de partager ces moments et de faire découvrir à d’autres le bonheur de s’ouvrir à une nouvelle culture, de s’initier à la pratique d’une nouvelle langue ou la joie de transformer un rêve en réalité.
Je suis heureux d’être correspondant pour ABM en alsace.
Reynald VALETY http://hikearth.travellerspoint.com/
« Si vous pensez que l’aventure est dangereuse, Essayez la routine… Elle est mortelle ! » - Paulo Coelho
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Dans les antennes
Les informations pratiques de Frédéric actuellement en tour du monde
http://fredalaventure.blogspot.jp/2014/08/russie-transsiberien.html
Mes diverses étapes ont été : Orechovo-Zuevo, Vladimir, Kazan, Iekaterinburg, Omsk, Irkutsk, l’île d'Olkhon sur le lac Baïkal (vaste comme la Belgique et profond de 1647 mètres), Ulan Ude et Vladivostok. La mésaventure de la perte de mon bagage (retrouvé et livré en 48h) durant le vol Paris-Moscou a été oubliée après quelques jours, mais j'ai été obligé de remplacer le dernier (long mais peu intéressant) tronçon du transsibérien (Irkutsk - Vladivostok) par un trajet en avion, les billets de train en ces fins de vacances scolaires russes étant presque aussi chers que l'avion.
< Quand j'y suis allé
J’y ai séjourné les 3 dernières semaines du mois d’août 2014, en pleine période de tensions internationales (et de boycott des fruits et légumes européens par la Russie) liées à la crise en Ukraine. A aucun moment je n’ai senti que mon appartenance à « l’Europe de l’ouest » puisse poser des problèmes avec les russes que j’ai rencontrés : pour eux les êtres humains sont une chose, la politique en est une autre…
< La météo que j'ai eu
Plutôt bonne dans l’ensemble, de type automnale / printanière (20 à 28 degrés environ), quelques épisodes pluvieux mais dans l’ensemble je n’ai pas eu à me plaindre. Presque aucun moustique.
< Mes coups de coeur
J'ai séjourné 4 jours sur la fameuse et très belle île d'Olkhon (excellente ambiance de globe-trotters / peace and love dans le couchsurfing (hébergement chez l’habitant) de l’assistant du prêtre orthodoxe du village, c'était l'auberge espagnole avec repas pris en commun et discussions en français/anglais/allemand/russe...) sur le non moins fameux lac Baïkal dans lequel j’ai fait trempette (je peux donc dire que je me suis baigné en Sibérie !!!).
J’ai aussi beaucoup aimé les temples bouddhistes d’Oulan Oude, ça m’a rappelé des souvenirs du Népal (qui est aussi une terre d’accueil du bouddhisme tibétain)…
Et puis, comment ne pas dire un mot de l’accueil extrêmement chaleureux et généreux des russes (que ce soit lors du logement chez l’habitant ou lors de rencontres dans la classe populaire (« platzkart ») du transsibérien), ça a été une sacrée surprise pour moi qui étais resté sur une impression de pays peuplé d’ours mal léchés lors de mon premier séjour dans ce pays (une croisière entre Saint-Pétersbourg et Moscou). L’ambiance dans les trains était très familiale, vraiment tranquille et agréable.
Le logement chez l'habitant a simplifié grandement la logistique de ce voyage en Russie (tous mes hébergeurs parlaient anglais et m’aident notamment pour l’achat des billets de train), merci donc au site couchsurfing ! Sur 22 nuits j’en ai passé 6 dans le train et 14 chez l’habitant. La convivialité des auberges de jeunesse et les échanges entre voyageurs que cela procure m’ont un peu manqué parfois mais je sais que j'aurai plein d'occasions en Asie pour en profiter.
< Ce que j'ai moins aimé
Les formalités ultra lourdes pour obtenir un visa russe (alors que les sud américains n’en ont pas besoin !), la perte de mon bagage de soute par la compagnie Air Baltic lors de l’escale à Riga entre Paris et Moscou (heureusement il a été retrouvé et livré en voiture 2 jours après à Vladimir). La monotonie des paysages de la plus grande partie du trajet en transsibérien (il faut dire que quand on vient de France ça rend exigeant au niveau des paysages !). La difficulté de se laver correctement dans le transsibérien (mais comme je n’y suis resté que 2 jours d’affilée au maximum cela n’a pas été trop embêtant).
< Ce que j'ai mangé
Sur l’île d'Olkhon du lac Baïkal j’ai bien entendu goûté à l’Omoul (sorte de truite fumée), à Ulan Ude j’ai testé les Buuz (raviolis bouriates garnis de viande de bœuf et de porc). Autres spécialités que j’ai dégusté : les blinis, le bortsch (soupe à la viande), la kasylyk (saucisse sèche de cheval), les zour balich (chaussons fourrés à la viande). J’ai bu de la bière russe Baltika, goûté au kvass (boisson fermentée à base de pain de seigle). La nourriture russe est globalement plus grasse et plus sucrée que ce que nous connaissons en France (un peu comme la cuisine turque).
< Ce que je n'ai pas eu le temps de faire
Si j’avais prévu de passer plus de temps en Russie, j’aurais bien aimé visiter les très belles villes de Ninji Novgorod, de Tomsk et de Krasnoiarsk, explorer davantage la Bouriatie (rive Est du lac Baïkal, notamment la vallée de la Bargouzine), être au bon moment pour participer aux festivités de l’anniversaire de la naissance de la ville d’Iekaterinburg (je les ai loupées à 2 jours près), tester les saunas locaux (bania), avoir 1 ou 2 jours de plus à passer à chaque endroit. Bref si j’avais su que le couchsurfing marchait si bien en Russie j’aurais prévu une semaine de plus.
< Mes conseils aux voyageurs qui souhaitent se rendre dans ce pays
Pour le train : inutile d’acheter ses billets depuis la France (surtout si on voyage seul) : soit on trouve un russe anglophone qui nous aide à les acheter, soit on les achète à un distributeur automatique (en anglais) ; voyager en 3ème classe (platzkart) car c’est beaucoup plus sympa et sécurisant que la 2ème classe (où on est enfermé dans un compartiment de 4 : c’est quitte ou double, si on n’a pas de chance on tombe sur des types qui s’enferment pour se saouler à la vodka, et il n’y a personne pour surveiller vos affaires quand vous allez aux toilettes. Prenez avec vous quelques photos de vous et de votre ville en France à montrer aux gens que vous rencontrez, ça permet de briser la glace plus rapidement. Attention il y a 9 fuseaux horaires en Russie… Illustration ce jeudi 28 août vers 8h30 du matin dans une rue d’Irkutsk où un jeune globe-trotter occidental me lance en anglais « Mais pourquoi il y a tant de monde dans les rues alors qu’il n’est que 3 heures du matin ?... »… Ce voyageur avait juste oublié de prendre en compte les 5 heures de décalage horaire par rapport à Moscou… J’ai trouvé ça très amusant…
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Trains d'Asie
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jeudi, 07 janvier 2016 17:22
Tête-à-tête dans un monde hostile (Ethiopie)
Longtemps, Claude avait rêvé de ce Noël au balcon…
Un balcon de blocs instables, qui donne sur le coeur battant de l’Erta Alé, volcan perdu au nord de l’Éthiopie, dans le désert du Danakil…
Ah, décembre ! Les marchés de Noël, la course aux cadeaux, la bûche à la crème au beurre, le carnard à l’orange du 25, les huîtres du 31, et pour finir en apothéose, le vrombissement des sms au douzième coup de minuit ! Cette fois, ce sera sans moi : courage, fuyons !
Oui, mais où fuir ? Pas besoin de chercher longtemps, j’ai déjà ma petite idée : une région truffée de volcans, avec la quasi-certitude de voir du rouge ! Me voilà ainsi parti partager une quinzaine de jours avec un groupe de fondus de volcans, dans un pays qui ne fêtera
Noël que le 7 janvier. L’esprit de Noël me jette cependant une ultime embûche : l’avion surbooké, la compagnie refuse de m’enregistrer !
Mais la déesse des volcans veille sur moi : une place est dénichée in extremis dans l’avion.
Bizarreries géologiques en terre éthiopienne
Terre écartelée par le rift africain, terre de démesure.Les lèvres du rift forment des hautsplateaux où il gèle la nuit. Deux mille mètresplus bas, les dépressions arides s’enchaînent,ponctuées de gisements de sel et d’autres bizarreriesgéologiques.
Et puis, il y a les hommes. Noirs de peau, leur nez droit les différencie des autres peuples d’Afrique. L’accueil est partout chaleureux, souriant. Notre garde du corps — obligatoire pour approcher la frontière érythréenne — est un géant d’une grande douceur. Sa fonction, ainsi que les coutumes du pays, l’ont affublé d’une Kalachnikov. L’objet semble en totale contradiction avec le personnage. Nous avons aussi un cuisinier hors pair, en la personne de Salomon. Très vite, nous prenons goût à l’injera, cette grande crêpe levée et acidulée à base de teff, qui accompagne tous les repas.
Dentelles et couleurs acidulées Nous faisons route vers le nord. Sous les roues des 4x4, de vieilles coulées de basalte succèdent à un horizon de sable. À tout cela se mêlent des affleurements de sel. L’Érythrée est tout près. Sous une chaleur écrasante, nous arrivons à Dallol. L’endroit se refuse à toute description. Dentelles d’évaporites, concrétions tabulaires, vasques d’eau brûlante, couleurs acidulées… Le papier-ph plongé dans une vasque vire aussitôt au rouge foncé.
< Lire la suite dans le magazine Globe-Trotters de janvier/février 2016
Un balcon de blocs instables, qui donne sur le coeur battant de l’Erta Alé, volcan perdu au nord de l’Éthiopie, dans le désert du Danakil…
Ah, décembre ! Les marchés de Noël, la course aux cadeaux, la bûche à la crème au beurre, le carnard à l’orange du 25, les huîtres du 31, et pour finir en apothéose, le vrombissement des sms au douzième coup de minuit ! Cette fois, ce sera sans moi : courage, fuyons !
Oui, mais où fuir ? Pas besoin de chercher longtemps, j’ai déjà ma petite idée : une région truffée de volcans, avec la quasi-certitude de voir du rouge ! Me voilà ainsi parti partager une quinzaine de jours avec un groupe de fondus de volcans, dans un pays qui ne fêtera
Noël que le 7 janvier. L’esprit de Noël me jette cependant une ultime embûche : l’avion surbooké, la compagnie refuse de m’enregistrer !
Mais la déesse des volcans veille sur moi : une place est dénichée in extremis dans l’avion.
Bizarreries géologiques en terre éthiopienne
Terre écartelée par le rift africain, terre de démesure.Les lèvres du rift forment des hautsplateaux où il gèle la nuit. Deux mille mètresplus bas, les dépressions arides s’enchaînent,ponctuées de gisements de sel et d’autres bizarreriesgéologiques.
Et puis, il y a les hommes. Noirs de peau, leur nez droit les différencie des autres peuples d’Afrique. L’accueil est partout chaleureux, souriant. Notre garde du corps — obligatoire pour approcher la frontière érythréenne — est un géant d’une grande douceur. Sa fonction, ainsi que les coutumes du pays, l’ont affublé d’une Kalachnikov. L’objet semble en totale contradiction avec le personnage. Nous avons aussi un cuisinier hors pair, en la personne de Salomon. Très vite, nous prenons goût à l’injera, cette grande crêpe levée et acidulée à base de teff, qui accompagne tous les repas.
Dentelles et couleurs acidulées Nous faisons route vers le nord. Sous les roues des 4x4, de vieilles coulées de basalte succèdent à un horizon de sable. À tout cela se mêlent des affleurements de sel. L’Érythrée est tout près. Sous une chaleur écrasante, nous arrivons à Dallol. L’endroit se refuse à toute description. Dentelles d’évaporites, concrétions tabulaires, vasques d’eau brûlante, couleurs acidulées… Le papier-ph plongé dans une vasque vire aussitôt au rouge foncé.
< Lire la suite dans le magazine Globe-Trotters de janvier/février 2016
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Récits de voyage
lundi, 04 janvier 2016 11:26
Les cyclo migrateurs
Au départ, l’idée était de partir pour un tour du monde à vélos, pour environ trois ans en prenant l’avion aussi peu que possible. Ca ne s’est pas passé du tout comme ça, ce qui fait qu’on se retrouve à tronçonner notre voyage en plusieurs « saisons ».
La Saison 1 a duré six mois (avril à octobre 2014) et nous a conduit de Bretagne en Turquie, 6 000 kilomètres de plaisir et de découvertes, de belles rencontres et des paysages fabuleux. Premier rebondissement néanmoins au bout de quelques semaines à cause d’une embolie pulmonaire pour Irène; suite à semaine à l’hôpital de Mende nous décidons de repartir tout de même (au grand dam des médecins) en montant une assistance électrique sur son vélo, que nous démonterons trois mois plus tard, à Athènes. Second rebondissement en Turquie, que nous avons dû quitter précipitamment pour des raisons familiales, alors que nous comptions poursuivre à travers l’Iran puis prendre la direction de l’Inde. Quelques semaines plus tard, on repart quand même, directement vers l’Inde car il est trop tard pour aller en Iran, l’hiver arrive.
La Saison 2 a commencé à vélos mais ça n’a pas duré longtemps, ils n’ont roulé que 20 km à Delhi avant que nous ne partions visiter le Rajasthan en voiture et que ça ne se termine par une chute de chameau près du Pakistan. Une opération des vertèbres plus tard, retour en France pour trois mois de convalescence, puis troisième rebondissement, nous repartons pour deux mois en Inde puis deux autres mois à Madagascar, mais sans les vélos.
Retour en France en juillet 2015 pour un mariage, deux baptêmes et aucun enterrement.
La Saison 3 était sensée commencer en août 2015 et nous conduire des antipodes en Asie du Sud-Est puis aux Amériques, mais le départ est reporté à une date indéterminée… Le temps qu’une bactérie, qui enflamme nos articulations cesse ses bêtises, on patiente en Bretagne. Prochain rebondissement : On reprend les vélos et on saute dans un avion pour l’Australie. Y’a pas que les kangourous qui rebondissent !
Joël & Irène CONNAULT LAVIGNE
http://cyclomigrateurs.fr
La Saison 1 a duré six mois (avril à octobre 2014) et nous a conduit de Bretagne en Turquie, 6 000 kilomètres de plaisir et de découvertes, de belles rencontres et des paysages fabuleux. Premier rebondissement néanmoins au bout de quelques semaines à cause d’une embolie pulmonaire pour Irène; suite à semaine à l’hôpital de Mende nous décidons de repartir tout de même (au grand dam des médecins) en montant une assistance électrique sur son vélo, que nous démonterons trois mois plus tard, à Athènes. Second rebondissement en Turquie, que nous avons dû quitter précipitamment pour des raisons familiales, alors que nous comptions poursuivre à travers l’Iran puis prendre la direction de l’Inde. Quelques semaines plus tard, on repart quand même, directement vers l’Inde car il est trop tard pour aller en Iran, l’hiver arrive.
La Saison 2 a commencé à vélos mais ça n’a pas duré longtemps, ils n’ont roulé que 20 km à Delhi avant que nous ne partions visiter le Rajasthan en voiture et que ça ne se termine par une chute de chameau près du Pakistan. Une opération des vertèbres plus tard, retour en France pour trois mois de convalescence, puis troisième rebondissement, nous repartons pour deux mois en Inde puis deux autres mois à Madagascar, mais sans les vélos.
Retour en France en juillet 2015 pour un mariage, deux baptêmes et aucun enterrement.
La Saison 3 était sensée commencer en août 2015 et nous conduire des antipodes en Asie du Sud-Est puis aux Amériques, mais le départ est reporté à une date indéterminée… Le temps qu’une bactérie, qui enflamme nos articulations cesse ses bêtises, on patiente en Bretagne. Prochain rebondissement : On reprend les vélos et on saute dans un avion pour l’Australie. Y’a pas que les kangourous qui rebondissent !
Joël & Irène CONNAULT LAVIGNE
http://cyclomigrateurs.fr
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Voyageurs au long cours
mardi, 15 décembre 2015 16:35
L’électronique en voyage
Lors d’un voyage au long cours, on peut soit choisir de partir à la « Robinson Crusoé », c’est-à-dire avec pas grand-chose dans son sac et en particulier pas d’appareils électroniques (ce qui laisse plus de place à l'imprévu), soit décider d’accepter l’aide apportée par les nouvelles technologies pour s'informer et communiquer efficacement. C’est ce deuxième choix qu’a fait Fréderic pour ces deux années autour du monde.
Je vais ici évoquer plus en détail tout ce qui concerne l’électronique en voyage, notamment mon équipement en informatique, en photographie et en téléphonie.
< Informatique
J’ai acheté un mois avant mon départ un ordinateur Asus Transformer T100TA-DK005H.
J’avais besoin d’un ordinateur pour gérer mon blog de tour du monde (une tablette aurait pu suffire, mais c’est beaucoup moins pratique notamment pour gérer les photos et les vidéos) et pour accéder plus facilement à internet (à cause du développement du WI-FI, de nombreux cyber-cafés disparaissent).
J’ai choisi ce modèle à cause de son prix modéré (372 euros) et de l’excellente autonomie de sa batterie (autonomie réelle constatée : 7 heures, contre 2 à 4 heures pour les modèles concurrents du même prix). J’aime bien son écran tactile amovible de 10 pouces, même si ce n’est pas un critère essentiel pour moi. Son poids de 1,2 kg est un poil trop lourd (j’aurais préféré 1 kg maximum) et son disque dur de 500 Go permet de stocker des films, de la musique, mes photos et vidéos de voyage. Pour le protéger des chocs, de la poussière et de l’humidité j’ai acheté une housse de protection.
En cours de route (en Inde), je me suis acheté une carte micro SDHC UHS-1 de 32 GB « Transcend Premium 200x » de classe 10 (vitesse maximale d’écriture, surtout conseillé pour faire des photos avec un reflex ou des vidéos, mais comme elle ne coûtait que 150 roupies (2 euros) de plus que la classe 4, j’ai pris la classe 10). Cela donne plus de capacité mémoire à la partie tablette de mon ordinateur.
J’ai aussi emporté un minidisque dur externe de 500 Go (pas indispensable dans mon cas mais je l’ai pris quand même) et une grosse clé USB de 64 Go OTG (avec port micro USB). Cela me permet de faire des sauvegardes de fichiers et de photos et vidéos.
Pour ma deuxième année de tour du monde, je me suis équipé d'une antenne USB WI-FI pour PC portable (un accessoire léger et pas cher qui permet d'augmenter la puissance de la réception WI-FI dans les endroits où la qualité de réception est faible). Au départ je pensais que c'était un gadget, mais en fait c'est super utile ! Je recommande absolument cet accessoire ! Plusieurs fois je me suis retrouvé dans un hôtel avec un WI-FI pourri, et cela m'a permis de me connecter depuis ma chambre d'hôtel au WI-FI du bar ou de l'hôtel d'à côté (bien entendu cela suppose au préalable d'aller prendre un café au bar ou à l'hôtel d'à côté afin de demander le code du WI-FI)...
< Photo
J’ai acheté un mois avant mon départ un appareil photo numérique Olympus TG-2.
Ce très bon modèle compact de 12 mégapixels m’avait été conseillé par un ami et une collègue passionnés de photographie. Je l’ai acheté d’occasion (mais jamais utilisé) sur internet. La qualité de la photo et de la vidéo est très correcte pour un appareil qui tient dans la poche (c’était un critère essentiel pour moi). Il a la particularité d’être waterproof (donc aucune inquiétude s’il tombe à l’eau ou s’il prend la pluie ; possibilité de faire des photos en plongée sous-marine) et résistant aux chocs, bref c’est l’appareil idéal du baroudeur ! J’ai aussi acheté deux cartes mémoire SD (16 Go et 8 Go).
< Téléphonie
J’ai emporté un smartphone Samsung Galaxy S2
C’était le modèle star de l’année 2011, le principal concurrent de l’iPhone 4. Je l’ai acheté pour pas cher quelques mois avant le départ (139 euros sur internet avec quelques mois de garantie) car je ne voulais pas investir 600 euros dans un modèle récent que je risquais de perdre, de casser ou de me faire voler (c’est incroyable le nombre de voyageurs que j’ai croisés qui ont perdu ou se sont fait voler leur smartphone !). Tous les jours je me réjouis de cet achat car cet appareil me simplifie vraiment la vie. Il me sert aussi de réveil, d’appareil photo d’appoint (8 mégapixels), il est très utile pour le GPS grâce à l’application Maps.Me qui m'offre les cartes de la terre entière pour 50 centimes d'euro (même au milieu des rizières en Chine ce GPS me retrouve le sentier du village !), pour la messagerie instantanée de type WhatsApp, pour relever mes e-mails sans avoir à sortir mon ordinateur, pour traduire des mots en langues étrangères lorsque mon interlocuteur ne comprend pas ce que je veux lui dire, pour écouter de la musique durant les longs trajets et pour plein d’autres choses, bref c’est un objet indispensable. Sa seule petite faiblesse est son manque de puissance et de vitesse par rapport aux modèles plus récents, du coup j’ai dû me limiter à la version d’Androïd 2.3.5 pour ne pas perdre en autonomie, la conséquence est que les applis d’agenda (ex. : Google Agenda) ne fonctionnent pas et que je ne bénéficie pas des innovations des dernières versions du système d’exploitation Android. Mais tout cela n’est que du détail et je suis pleinement satisfait de cet achat.
J’ai aussi acheté une batterie de secours (me sert rarement car il faut arrêter et ouvrir le téléphone) et surtout une batterie externe Power Bank 5600 mAh (très utile pour recharger la batterie du smartphone quand il n’y a pas de prise électrique à proximité).
Sur les conseils d'autres voyageurs, j'ai souscrit un mini abonnement (2 euros par mois) chez Free Mobile, afin de pouvoir recevoir par SMS les codes 3D Secure lorsque je fais des achats sur internet (billets d'avion notamment) : cela a parfaitement fonctionné avec mes deux banques en lignes (carte Visa Premier chez Boursorama et carte Gold Mastercard chez Fortuneo). Et cela me permet aussi de conserver le même numéro WhatsApp pendant tout mon tour du monde !
Sinon, j’achète presque toujours une carte SIM prépayée avec de la 3G dans chaque pays traversé pour avoir un numéro local sur lequel on peut me joindre (très pratique lorsque l’on se fait quelques amis dans un pays ou pour contacter des hôtels, ou lorsque le WI-FI ne marche pas). Quand on ne fait que du Whatsapp ou équivalent, quand on ne charge ni photos ni vidéos, inutile d'acheter un forfait 3G de 1 GB : 0,3 GB (300 Mo) suffisent.
< Autres matériels
A la place de prendre beaucoup de livres (un roman, un livre pour améliorer son niveau d’anglais, un livre de psychologie, 2 guides de voyage) ce qui finit par peser un certain poids, j’aurais pu emporter une liseuse de type Kindle à la place, car cela permet d'avoir autant de livres et magazines qu’on le souhaite, sans prendre de place ou de poids. Du coup, j’envisage peut-être d’en acheter une pour la deuxième année de mon tour du monde, avec rétro-éclairage pour pouvoir lire la nuit…
< Le mot de la fin...
Toute cette électronique représente un petit investissement financier et pèse un poids certain dans le sac à dos, et cela représente un stress concernant le risque de vol (surtout quand on loge dans un dortoir qui ne comporte pas de box avec cadenas). Mais c’est le prix à payer pour s’informer et communiquer efficacement. Je déconseille quand même de s’équiper avec du matériel trop coûteux (par exemple un MacBook ou un iPhone dernier modèle) car les risques de vol, de perte ou de casse sont importants dans ce type de voyage.
Enfin, l'ordinateur et le smartphone sont à utiliser avec modération, pour laisser toute sa place à la communication directe avec les habitants et les autres voyageurs rencontrés en chemin. L'addiction aux nouvelles technologies que nous connaissons bien dans nos pays développés n'est jamais très loin...
< Frederic
http://fredalaventure.blogspot.fr
Je vais ici évoquer plus en détail tout ce qui concerne l’électronique en voyage, notamment mon équipement en informatique, en photographie et en téléphonie.
< Informatique J’ai acheté un mois avant mon départ un ordinateur Asus Transformer T100TA-DK005H.
J’avais besoin d’un ordinateur pour gérer mon blog de tour du monde (une tablette aurait pu suffire, mais c’est beaucoup moins pratique notamment pour gérer les photos et les vidéos) et pour accéder plus facilement à internet (à cause du développement du WI-FI, de nombreux cyber-cafés disparaissent).
J’ai choisi ce modèle à cause de son prix modéré (372 euros) et de l’excellente autonomie de sa batterie (autonomie réelle constatée : 7 heures, contre 2 à 4 heures pour les modèles concurrents du même prix). J’aime bien son écran tactile amovible de 10 pouces, même si ce n’est pas un critère essentiel pour moi. Son poids de 1,2 kg est un poil trop lourd (j’aurais préféré 1 kg maximum) et son disque dur de 500 Go permet de stocker des films, de la musique, mes photos et vidéos de voyage. Pour le protéger des chocs, de la poussière et de l’humidité j’ai acheté une housse de protection.
En cours de route (en Inde), je me suis acheté une carte micro SDHC UHS-1 de 32 GB « Transcend Premium 200x » de classe 10 (vitesse maximale d’écriture, surtout conseillé pour faire des photos avec un reflex ou des vidéos, mais comme elle ne coûtait que 150 roupies (2 euros) de plus que la classe 4, j’ai pris la classe 10). Cela donne plus de capacité mémoire à la partie tablette de mon ordinateur.
J’ai aussi emporté un minidisque dur externe de 500 Go (pas indispensable dans mon cas mais je l’ai pris quand même) et une grosse clé USB de 64 Go OTG (avec port micro USB). Cela me permet de faire des sauvegardes de fichiers et de photos et vidéos.
Pour ma deuxième année de tour du monde, je me suis équipé d'une antenne USB WI-FI pour PC portable (un accessoire léger et pas cher qui permet d'augmenter la puissance de la réception WI-FI dans les endroits où la qualité de réception est faible). Au départ je pensais que c'était un gadget, mais en fait c'est super utile ! Je recommande absolument cet accessoire ! Plusieurs fois je me suis retrouvé dans un hôtel avec un WI-FI pourri, et cela m'a permis de me connecter depuis ma chambre d'hôtel au WI-FI du bar ou de l'hôtel d'à côté (bien entendu cela suppose au préalable d'aller prendre un café au bar ou à l'hôtel d'à côté afin de demander le code du WI-FI)...
< PhotoJ’ai acheté un mois avant mon départ un appareil photo numérique Olympus TG-2.
Ce très bon modèle compact de 12 mégapixels m’avait été conseillé par un ami et une collègue passionnés de photographie. Je l’ai acheté d’occasion (mais jamais utilisé) sur internet. La qualité de la photo et de la vidéo est très correcte pour un appareil qui tient dans la poche (c’était un critère essentiel pour moi). Il a la particularité d’être waterproof (donc aucune inquiétude s’il tombe à l’eau ou s’il prend la pluie ; possibilité de faire des photos en plongée sous-marine) et résistant aux chocs, bref c’est l’appareil idéal du baroudeur ! J’ai aussi acheté deux cartes mémoire SD (16 Go et 8 Go).
< Téléphonie
J’ai emporté un smartphone Samsung Galaxy S2C’était le modèle star de l’année 2011, le principal concurrent de l’iPhone 4. Je l’ai acheté pour pas cher quelques mois avant le départ (139 euros sur internet avec quelques mois de garantie) car je ne voulais pas investir 600 euros dans un modèle récent que je risquais de perdre, de casser ou de me faire voler (c’est incroyable le nombre de voyageurs que j’ai croisés qui ont perdu ou se sont fait voler leur smartphone !). Tous les jours je me réjouis de cet achat car cet appareil me simplifie vraiment la vie. Il me sert aussi de réveil, d’appareil photo d’appoint (8 mégapixels), il est très utile pour le GPS grâce à l’application Maps.Me qui m'offre les cartes de la terre entière pour 50 centimes d'euro (même au milieu des rizières en Chine ce GPS me retrouve le sentier du village !), pour la messagerie instantanée de type WhatsApp, pour relever mes e-mails sans avoir à sortir mon ordinateur, pour traduire des mots en langues étrangères lorsque mon interlocuteur ne comprend pas ce que je veux lui dire, pour écouter de la musique durant les longs trajets et pour plein d’autres choses, bref c’est un objet indispensable. Sa seule petite faiblesse est son manque de puissance et de vitesse par rapport aux modèles plus récents, du coup j’ai dû me limiter à la version d’Androïd 2.3.5 pour ne pas perdre en autonomie, la conséquence est que les applis d’agenda (ex. : Google Agenda) ne fonctionnent pas et que je ne bénéficie pas des innovations des dernières versions du système d’exploitation Android. Mais tout cela n’est que du détail et je suis pleinement satisfait de cet achat.
J’ai aussi acheté une batterie de secours (me sert rarement car il faut arrêter et ouvrir le téléphone) et surtout une batterie externe Power Bank 5600 mAh (très utile pour recharger la batterie du smartphone quand il n’y a pas de prise électrique à proximité).
Sur les conseils d'autres voyageurs, j'ai souscrit un mini abonnement (2 euros par mois) chez Free Mobile, afin de pouvoir recevoir par SMS les codes 3D Secure lorsque je fais des achats sur internet (billets d'avion notamment) : cela a parfaitement fonctionné avec mes deux banques en lignes (carte Visa Premier chez Boursorama et carte Gold Mastercard chez Fortuneo). Et cela me permet aussi de conserver le même numéro WhatsApp pendant tout mon tour du monde !
Sinon, j’achète presque toujours une carte SIM prépayée avec de la 3G dans chaque pays traversé pour avoir un numéro local sur lequel on peut me joindre (très pratique lorsque l’on se fait quelques amis dans un pays ou pour contacter des hôtels, ou lorsque le WI-FI ne marche pas). Quand on ne fait que du Whatsapp ou équivalent, quand on ne charge ni photos ni vidéos, inutile d'acheter un forfait 3G de 1 GB : 0,3 GB (300 Mo) suffisent.
< Autres matériels
A la place de prendre beaucoup de livres (un roman, un livre pour améliorer son niveau d’anglais, un livre de psychologie, 2 guides de voyage) ce qui finit par peser un certain poids, j’aurais pu emporter une liseuse de type Kindle à la place, car cela permet d'avoir autant de livres et magazines qu’on le souhaite, sans prendre de place ou de poids. Du coup, j’envisage peut-être d’en acheter une pour la deuxième année de mon tour du monde, avec rétro-éclairage pour pouvoir lire la nuit…
< Le mot de la fin...Toute cette électronique représente un petit investissement financier et pèse un poids certain dans le sac à dos, et cela représente un stress concernant le risque de vol (surtout quand on loge dans un dortoir qui ne comporte pas de box avec cadenas). Mais c’est le prix à payer pour s’informer et communiquer efficacement. Je déconseille quand même de s’équiper avec du matériel trop coûteux (par exemple un MacBook ou un iPhone dernier modèle) car les risques de vol, de perte ou de casse sont importants dans ce type de voyage.
Enfin, l'ordinateur et le smartphone sont à utiliser avec modération, pour laisser toute sa place à la communication directe avec les habitants et les autres voyageurs rencontrés en chemin. L'addiction aux nouvelles technologies que nous connaissons bien dans nos pays développés n'est jamais très loin...
< Frederic
http://fredalaventure.blogspot.fr
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Garder contact en voyage
vendredi, 11 décembre 2015 15:36
Masaï-Mara : Adieu les Big Five !
Deux lions mâles à belles crinières noires somnolent paresseusement à l'ombre d'un acacia ! Tout autour, la savane blonde, infinie, brûlée d'un soleil ardent, danse sous la brise légère. Quelques véhicules tout-terrain défilent cycliquement devant les patriarches. Les touristes en mal de belles photographies et de sensations fortes s'impatientent un peu mais réalisent toutefois quelques clichés. Il faut bien rentabiliser le très cher coût du safari. Lorsqu'ils interrogent leur chauffeur, c'est la même question, sempiternelle, qui revient systématiquement : "Ils vont dormir encore longtemps" ?
- "Cà dépend, on ne peut pas savoir. Les lions sont vraiment actifs et chassent surtout de nuit. Aux heures chaudes, la savane se fige. Ils vont sans doute dormir comme ça, toute la journée. "
La culture Massaï a sans doute contribuée, jusqu'à il y a peu, à la conservation de l'écosystème du Masaï Mara, le parc mythique, théâtre de la grande migration des gnous et de ses spectaculaires "crossing", qui attiraient, jusqu'à il y a peu, des dizaines de milliers de visiteurs du monde entier. Le Masaï-Mara, le plus célèbre, le plus somptueux et le plus riche sanctuaire sauvage d'Afrique, permettait d'observer, en une unique journée de safari, les fameux big five (lion, rhinocéros, éléphant, léopard et buffle) les espèces que les premiers colons blancs tuaient plus volontiers, "avec noblesse", lors de chasses imbéciles.
Le peuple des fiers guerriers Massaï, autrefois nomade, vivait en symbiose avec la grande faune charismatique des savanes d'Afrique de l'Est. Et si un jeune "morane" tuait parfois, tradition oblige, un lion à la sagaie pour prouver son courage et devenir un homme aux yeux de sa communauté, cela n'impactait nullement l'équilibre séculaire qui régissait les savanes d'Afrique de l'Est depuis la nuit des temps.
Les temps ont changé ! La sédentarisation, la démographie galopante que connaît le Kenya aujourd'hui, la pression humaine ont bouleversé le fragile équilibre de la réserve ! Aujourd'hui, le constat est aussi alarmant que désespérant.
Les feux de brousse, allumés cycliquement sans aucun contrôle, ont anéanti toute une frange de petits animaux, reptiles, insectes, oiseaux. Qui peut se vanter aujourd'hui d'avoir observé une tortue lors d'un safari à Masaï-Mara ? Les lycaons, tués jusqu'au dernier, ont disparu depuis belle lurette. La petite trentaine (vingtaine ?) des derniers représentants du rhinocéros noir ne se reproduit plus (un vaste complexe hôtelier fut édifié tout récemment au cœur de leur dernier sanctuaire forestier de reproduction). Ils sont liquidés par les braconniers, les uns après les autres, lentement mais sûrement. Les guépards, l'une des espèces les plus emblématiques et attractives pour les touristes, ne se comptent plus que par quelques dizaines d'individus. Cette espèce erratique, sans territoire, à la biologie fragile, se trouve bien trop à l'étroit sur les derniers 1500 kilomètres carrés du parc, chaque jour davantage grignotés. En compétition avec les grands prédateurs, elle ne fait pas le poids : près de 95% de ses petits sont décimés par la destruction (lions) prédation (hyènes, chacals et babouins...) et le trafic (google-isez Dubaï cheetah par exemple sur votre clavier d'ordinateur pour vous en convaincre...) sans que cela ne semble émouvoir les rangers du parc !
Les éléphants tombent comme jamais auparavant sous les balles ou les flèches empoisonnées des braconniers partout au Kenya : les conteneurs d'ivoire à Mombasa et l'orphelinat des éléphanteaux à Nairobi ne désemplissent plus !
Le nombre de lions est en diminution constante depuis plus de 20 ans. Révolu le temps, jusque dans les années 90, où l'on pouvait encore observer des clans de plus de 40 individus, voire davantage. Les jeunes lions mâles, lorsqu'ils atteignent l'âge de deux ans, sont chassés des troupes et doivent conquérir un territoire, pour s'y établir et fonder leur propre clan ; la biologie de l'espèce l'exige ! Mais de nouveaux territoires, il n'y en a plus ! Le parc est désormais cerné de toute part par les activités humaines, le pastoralisme, l'agriculture... Et quand bien même ces jeunes lions oseraient s'aventurer, en désespoir de cause, dans les zones limitrophes pourtant dites de "conservation", ils n'y trouvent que la pointe d'une sagaie et les balles. Qu'ils aient l'outrecuidance de dévorer une vache qu'on leur apporte pourtant sous leur nez, la sentence est sans appel : le poison et la mort...
Pour couronner le tout, chaque nuit, des milliers de têtes de bétail investissent illégalement la réserve, jusqu'en son cœur le plus profond. Les autorités gestionnaires du parc et les rangers ferment les yeux ! Les Bomas sont d'ailleurs stratégiquement positionnés sur sa frontière même ! Outre le dérangement permanent, les vaches sont accompagnées de chiens qui errent librement dans la réserve et détruisent les jeunes gazelles ou les portées de guépardeaux ! Ces intrusions constituent sans nul doute le plus grave fléau pour la réserve. Imaginez ce que serait devenu le Masaï-Mara si sa frontière Sud avec le Serengeti tanzanien ne lui permettait pas d'échapper totalement à l'étouffement. Nous n'en parlerions même plus aujourd'hui !
Bilashaka et le marais de Musiara n'appartiennent plus désormais au clan de la Marsh Pride, les lions les plus célèbres d'Afrique, starisés par les documentaires de la BBC : ils en sont chassés chaque nuit par les éleveurs de bétail et n'y reviennent finalement plus ! D'ailleurs, à l'heure où j'écris ces lignes, la Marsh Pride, empoisonnée, mutilée, n'est plus que l'ombre que de ce qu'elle était jadis...
Les safaris kenyans ne font plus rêver depuis bien longtemps ! Ebola et le terrorisme y ont sans aucun doute leur sinistre part, mais pas que...
Le pays est aujourd'hui à la croisée des chemins : il devra relever un difficile défi : sauver ce qui peut encore l'être, sauvegarder à tous prix son unique et merveilleux héritage. La culture Masaï doit s'adapter, entrer résolument dans le monde moderne... ou dire adieu aux temps heureux des safaris et à sa manne financière, pourtant indispensable facteur de développement. Cela est possible, la gestion exemplaire du Trans-Mara (rive droite de la rivière Mara) est là pour le prouver.
En laissant mourir le Masai-Mara, le Kenya est en train de perdre son plus beau fleuron, sa plus belle carte postale, sa vitrine, son meilleur atout...
Mais, manifestement, il ne l'a pas encore compris !
< Texte et photos deTony Crocetta
- "Cà dépend, on ne peut pas savoir. Les lions sont vraiment actifs et chassent surtout de nuit. Aux heures chaudes, la savane se fige. Ils vont sans doute dormir comme ça, toute la journée. "
La culture Massaï a sans doute contribuée, jusqu'à il y a peu, à la conservation de l'écosystème du Masaï Mara, le parc mythique, théâtre de la grande migration des gnous et de ses spectaculaires "crossing", qui attiraient, jusqu'à il y a peu, des dizaines de milliers de visiteurs du monde entier. Le Masaï-Mara, le plus célèbre, le plus somptueux et le plus riche sanctuaire sauvage d'Afrique, permettait d'observer, en une unique journée de safari, les fameux big five (lion, rhinocéros, éléphant, léopard et buffle) les espèces que les premiers colons blancs tuaient plus volontiers, "avec noblesse", lors de chasses imbéciles.
Le peuple des fiers guerriers Massaï, autrefois nomade, vivait en symbiose avec la grande faune charismatique des savanes d'Afrique de l'Est. Et si un jeune "morane" tuait parfois, tradition oblige, un lion à la sagaie pour prouver son courage et devenir un homme aux yeux de sa communauté, cela n'impactait nullement l'équilibre séculaire qui régissait les savanes d'Afrique de l'Est depuis la nuit des temps.
Les temps ont changé ! La sédentarisation, la démographie galopante que connaît le Kenya aujourd'hui, la pression humaine ont bouleversé le fragile équilibre de la réserve ! Aujourd'hui, le constat est aussi alarmant que désespérant.
Les feux de brousse, allumés cycliquement sans aucun contrôle, ont anéanti toute une frange de petits animaux, reptiles, insectes, oiseaux. Qui peut se vanter aujourd'hui d'avoir observé une tortue lors d'un safari à Masaï-Mara ? Les lycaons, tués jusqu'au dernier, ont disparu depuis belle lurette. La petite trentaine (vingtaine ?) des derniers représentants du rhinocéros noir ne se reproduit plus (un vaste complexe hôtelier fut édifié tout récemment au cœur de leur dernier sanctuaire forestier de reproduction). Ils sont liquidés par les braconniers, les uns après les autres, lentement mais sûrement. Les guépards, l'une des espèces les plus emblématiques et attractives pour les touristes, ne se comptent plus que par quelques dizaines d'individus. Cette espèce erratique, sans territoire, à la biologie fragile, se trouve bien trop à l'étroit sur les derniers 1500 kilomètres carrés du parc, chaque jour davantage grignotés. En compétition avec les grands prédateurs, elle ne fait pas le poids : près de 95% de ses petits sont décimés par la destruction (lions) prédation (hyènes, chacals et babouins...) et le trafic (google-isez Dubaï cheetah par exemple sur votre clavier d'ordinateur pour vous en convaincre...) sans que cela ne semble émouvoir les rangers du parc !
Les éléphants tombent comme jamais auparavant sous les balles ou les flèches empoisonnées des braconniers partout au Kenya : les conteneurs d'ivoire à Mombasa et l'orphelinat des éléphanteaux à Nairobi ne désemplissent plus !
Le nombre de lions est en diminution constante depuis plus de 20 ans. Révolu le temps, jusque dans les années 90, où l'on pouvait encore observer des clans de plus de 40 individus, voire davantage. Les jeunes lions mâles, lorsqu'ils atteignent l'âge de deux ans, sont chassés des troupes et doivent conquérir un territoire, pour s'y établir et fonder leur propre clan ; la biologie de l'espèce l'exige ! Mais de nouveaux territoires, il n'y en a plus ! Le parc est désormais cerné de toute part par les activités humaines, le pastoralisme, l'agriculture... Et quand bien même ces jeunes lions oseraient s'aventurer, en désespoir de cause, dans les zones limitrophes pourtant dites de "conservation", ils n'y trouvent que la pointe d'une sagaie et les balles. Qu'ils aient l'outrecuidance de dévorer une vache qu'on leur apporte pourtant sous leur nez, la sentence est sans appel : le poison et la mort...
Pour couronner le tout, chaque nuit, des milliers de têtes de bétail investissent illégalement la réserve, jusqu'en son cœur le plus profond. Les autorités gestionnaires du parc et les rangers ferment les yeux ! Les Bomas sont d'ailleurs stratégiquement positionnés sur sa frontière même ! Outre le dérangement permanent, les vaches sont accompagnées de chiens qui errent librement dans la réserve et détruisent les jeunes gazelles ou les portées de guépardeaux ! Ces intrusions constituent sans nul doute le plus grave fléau pour la réserve. Imaginez ce que serait devenu le Masaï-Mara si sa frontière Sud avec le Serengeti tanzanien ne lui permettait pas d'échapper totalement à l'étouffement. Nous n'en parlerions même plus aujourd'hui !
Bilashaka et le marais de Musiara n'appartiennent plus désormais au clan de la Marsh Pride, les lions les plus célèbres d'Afrique, starisés par les documentaires de la BBC : ils en sont chassés chaque nuit par les éleveurs de bétail et n'y reviennent finalement plus ! D'ailleurs, à l'heure où j'écris ces lignes, la Marsh Pride, empoisonnée, mutilée, n'est plus que l'ombre que de ce qu'elle était jadis...
Les safaris kenyans ne font plus rêver depuis bien longtemps ! Ebola et le terrorisme y ont sans aucun doute leur sinistre part, mais pas que...
Le pays est aujourd'hui à la croisée des chemins : il devra relever un difficile défi : sauver ce qui peut encore l'être, sauvegarder à tous prix son unique et merveilleux héritage. La culture Masaï doit s'adapter, entrer résolument dans le monde moderne... ou dire adieu aux temps heureux des safaris et à sa manne financière, pourtant indispensable facteur de développement. Cela est possible, la gestion exemplaire du Trans-Mara (rive droite de la rivière Mara) est là pour le prouver.
En laissant mourir le Masai-Mara, le Kenya est en train de perdre son plus beau fleuron, sa plus belle carte postale, sa vitrine, son meilleur atout...
Mais, manifestement, il ne l'a pas encore compris !
< Texte et photos deTony Crocetta
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