mardi, 09 février 2016 18:28
L’Iran, de grands paradoxes
Comme chaque année, je conduisais ce printemps un groupe de touristes français en Iran. Je sentais comme d’habitude une certaine appréhension pour aborder ce pays « diabolisé ».
Pour participer à ce séjour, il faut être muni d’une forte motivation en ce temps de crise au Moyen Orient où l’Iran se trouve plus que jamais impliqué.
Il aura fallu vaincre les réticences des familles ou des amis « comment ? tu vas en Iran !... mais c’est très dangereux » ou « mais tu ne nous aimes pas !... » quand il s’agit des enfants à leurs parents ou la vieille mère à qui l’on cache la vraie destination….
Oui, le gap entre les impressions vues de France est si grand que beaucoup se sentaient bien téméraires.
Bien sûr, on est venu voir les vestiges prestigieux de la Grande Perse mais on est aussi très curieux de l’accueil dans ce pays dit « Islamiste ». Avant on disait « musulman » et du temps de Louis XIV, on disait « Mahometan », question de mode et d’opportunité politique.
Ce fut donc la surprise de découvrir un patrimoine historique et architectural entretenu et bien restauré. Etonnés par la compétence et les connaissances des jeunes femmes guides parfaitement francophones sur les sites visités.
Ce qui frappe dès l’arrivée, c’est l’impression d’un développement rapide et important : autoroutes, villes encombrées de voitures, installation industrielles et centrales de production d’énergie ainsi que de très nombreuses liaisons aériennes entre les villes du territoire. Et d’apprendre que le territoire serait maillé de fibre optique.
Le grand étonnement de ce séjour fut cette population spontanément très accueillante. On ne s’attendrait pas à ces remarques de sympathie, aux demandes de photos partagées, aux conversations passionnées et questionnements variés durant tout le séjour.
Etonnement donc de l’accueil dans les familles, qu’il s’agisse de nomades, de citadins de condition moyenne et de personnalités du milieu médical à Ispahan. Variétés de réceptions qui ont été l’objet d’échanges permettant de mieux comprendre la vie quotidienne. D’autant plus étonnés que nous étions nombreux !...Etonnés surtout de remarquer les manifestations de la Foi populaire. Contrairement à ce que l’on imaginait, ce ne sont pas dans les mosquées qu’elle semble s’exprimer mais dans les Mausolées. Dans le moindre petit village visité (Abiané) le tombeau d’un Saint est l’objet de visites.
On y vient pour solliciter son intercession concernant des difficultés personnelles ou familiales, obtenir une guérison ou réussir un examen !...
Ce qui expliquerait pourquoi les rares appels à la prière entendus dans ce voyage semblent ne pas concerner la population. Contrairement à certains pays musulmans, on ne voit personne se précipiter à la Mosquée.
Bien que les Mollah rarement vus en dehors de la ville de Qom, certains du groupe ont été invités par 2 fois à discuter. Bien sûr les réponses aux questionnements étaient sans surprise sur le rôle politique que jouaient les Religieux.
Sur ce terrain de la religion, la population Iranienne semble très marquée par le Zoroastrisme. La principale fête nationale est Nourouz, l’arrivée du Printemps et le 1er jour de l’année iranienne. Notre guide rencontré dans la cité de Yazd, en quelque sorte la capitale du Zoroastrisme fut très apprécié pour comprendre cette marque séculaire.
Surpris aussi de rencontrer dans les grandes villes des femmes particulièrement élégantes, une jeunesse féminine très visible qui a su adapter les exigences officielles en mode. Vêtements colorés, ajustés et moulants, maquillages provoquants, la tête couverte d’un foulard laissant le plus souvent apparaître une chevelure abondante, parfois même colorée d’une mèche blonde. Un grand nombre par coquetterie se sont fait refaire un nez jugé trop proéminant !...
Ainsi par ce séjour aux observations variées et inattendues, on aura constaté que le régime doit avoir de plus en plus de mal à gérer la contradiction entre une forme de pouvoir religieux et le développement d’une société moderne, fortement et très rapidement urbanisée et une jeunesse tournée vers l’Occident.
Cette jeunesse très instruite et nombreuse n’est pas sans provoquer de fortes tensions dans un pays aux traditions encore très prégnantes.
Ce séjour aura suscité bien des interrogations et il aidera à comprendre comment cette Perse renaissante peu causer un problème d’Hégémonie régionale.
Comme certains ont dit : « il faut visiter ce pays parce que c’est un pays attachant avec une population très accueillante ».
< Michel Percot (30)
Pour participer à ce séjour, il faut être muni d’une forte motivation en ce temps de crise au Moyen Orient où l’Iran se trouve plus que jamais impliqué.
Il aura fallu vaincre les réticences des familles ou des amis « comment ? tu vas en Iran !... mais c’est très dangereux » ou « mais tu ne nous aimes pas !... » quand il s’agit des enfants à leurs parents ou la vieille mère à qui l’on cache la vraie destination….
Oui, le gap entre les impressions vues de France est si grand que beaucoup se sentaient bien téméraires.
Bien sûr, on est venu voir les vestiges prestigieux de la Grande Perse mais on est aussi très curieux de l’accueil dans ce pays dit « Islamiste ». Avant on disait « musulman » et du temps de Louis XIV, on disait « Mahometan », question de mode et d’opportunité politique.
Ce fut donc la surprise de découvrir un patrimoine historique et architectural entretenu et bien restauré. Etonnés par la compétence et les connaissances des jeunes femmes guides parfaitement francophones sur les sites visités.
Ce qui frappe dès l’arrivée, c’est l’impression d’un développement rapide et important : autoroutes, villes encombrées de voitures, installation industrielles et centrales de production d’énergie ainsi que de très nombreuses liaisons aériennes entre les villes du territoire. Et d’apprendre que le territoire serait maillé de fibre optique.
Le grand étonnement de ce séjour fut cette population spontanément très accueillante. On ne s’attendrait pas à ces remarques de sympathie, aux demandes de photos partagées, aux conversations passionnées et questionnements variés durant tout le séjour.Etonnement donc de l’accueil dans les familles, qu’il s’agisse de nomades, de citadins de condition moyenne et de personnalités du milieu médical à Ispahan. Variétés de réceptions qui ont été l’objet d’échanges permettant de mieux comprendre la vie quotidienne. D’autant plus étonnés que nous étions nombreux !...Etonnés surtout de remarquer les manifestations de la Foi populaire. Contrairement à ce que l’on imaginait, ce ne sont pas dans les mosquées qu’elle semble s’exprimer mais dans les Mausolées. Dans le moindre petit village visité (Abiané) le tombeau d’un Saint est l’objet de visites.
On y vient pour solliciter son intercession concernant des difficultés personnelles ou familiales, obtenir une guérison ou réussir un examen !...
Ce qui expliquerait pourquoi les rares appels à la prière entendus dans ce voyage semblent ne pas concerner la population. Contrairement à certains pays musulmans, on ne voit personne se précipiter à la Mosquée.
Bien que les Mollah rarement vus en dehors de la ville de Qom, certains du groupe ont été invités par 2 fois à discuter. Bien sûr les réponses aux questionnements étaient sans surprise sur le rôle politique que jouaient les Religieux.
Sur ce terrain de la religion, la population Iranienne semble très marquée par le Zoroastrisme. La principale fête nationale est Nourouz, l’arrivée du Printemps et le 1er jour de l’année iranienne. Notre guide rencontré dans la cité de Yazd, en quelque sorte la capitale du Zoroastrisme fut très apprécié pour comprendre cette marque séculaire.
Surpris aussi de rencontrer dans les grandes villes des femmes particulièrement élégantes, une jeunesse féminine très visible qui a su adapter les exigences officielles en mode. Vêtements colorés, ajustés et moulants, maquillages provoquants, la tête couverte d’un foulard laissant le plus souvent apparaître une chevelure abondante, parfois même colorée d’une mèche blonde. Un grand nombre par coquetterie se sont fait refaire un nez jugé trop proéminant !...
Ainsi par ce séjour aux observations variées et inattendues, on aura constaté que le régime doit avoir de plus en plus de mal à gérer la contradiction entre une forme de pouvoir religieux et le développement d’une société moderne, fortement et très rapidement urbanisée et une jeunesse tournée vers l’Occident.
Cette jeunesse très instruite et nombreuse n’est pas sans provoquer de fortes tensions dans un pays aux traditions encore très prégnantes.
Ce séjour aura suscité bien des interrogations et il aidera à comprendre comment cette Perse renaissante peu causer un problème d’Hégémonie régionale.
Comme certains ont dit : « il faut visiter ce pays parce que c’est un pays attachant avec une population très accueillante ».
< Michel Percot (30)
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Récits de voyage
vendredi, 05 février 2016 18:50
Journée du voyage et de l'aventure
A peine rentrée de Cuba, l'aventure me titille encore et me voici campée sur mon siège, sur la Scène du Canal Saint Martin, les pas plantés dans ceux d'un pèlerin de Compostelle peu ordinaire : Antoine Bertrandy n'a jamais randonné, il a l'humour grinçant, l'œil prompt à cerner les porteurs de conque et il a vite appris le mot de passe prononcé par tous à l'entrée de chaque gîte espagnol : "Tienes wifi ?". Car le pèlerin veut bien sortir de ce monde-ci, mais jamais sans son wifi. Antoine a trouvé l'illumination, et la petite graine qui n'arrivait pas à germer depuis des années d'infertilité a elle aussi trouvé son chemin : Capucine est née neuf mois et une semaine après son retour de Compostelle.
Après avoir quitté Antoine, nous avons enfourché la petite reine avec Cécile, Grégory et leurs trois enfants sur les routes d'Afrique. Inconscience ou innocence ? Leurs pédaliers les ont conduits jusqu'à des contrées peu cotées à l'argus du Ministère des Affaires Etrangères : Soudan, Ethiopie, Mozambique, d'où ils ont fini expulsés. Ils vivent d'une "frugalité heureuse" avec une seule devise : "faisons ce qu'on a dans la tête car après, on va l'avoir dans le cul".
Impossible en un court paragraphe de conter toutes les aventures qui ont suivi, du grand Nord au Sénégal, de la galette des rois à Lassa avec Gérard et sa bande, et enfin, retour en Afrique avec Claire l'artiste, sur les traces de la débrouille : "un pas de côté et le reste suivra". Grand cru d'aventure en ce mois de janvier 2016. Merci ABM.
< Patricia Gotlib
Après avoir quitté Antoine, nous avons enfourché la petite reine avec Cécile, Grégory et leurs trois enfants sur les routes d'Afrique. Inconscience ou innocence ? Leurs pédaliers les ont conduits jusqu'à des contrées peu cotées à l'argus du Ministère des Affaires Etrangères : Soudan, Ethiopie, Mozambique, d'où ils ont fini expulsés. Ils vivent d'une "frugalité heureuse" avec une seule devise : "faisons ce qu'on a dans la tête car après, on va l'avoir dans le cul".
Impossible en un court paragraphe de conter toutes les aventures qui ont suivi, du grand Nord au Sénégal, de la galette des rois à Lassa avec Gérard et sa bande, et enfin, retour en Afrique avec Claire l'artiste, sur les traces de la débrouille : "un pas de côté et le reste suivra". Grand cru d'aventure en ce mois de janvier 2016. Merci ABM.
< Patricia Gotlib
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L'actualité du voyage
jeudi, 04 février 2016 15:21
Iran
- L’Iran… ? ce n’est pas un peu craignos, susurre la pharmacienne…
- L’Iran !... Tu ne pouvais pas trouver autre chose ? cingle un ami globe-trotter.
- L’Iran !! (Éclat de rire) Tu veux te faire enlever par les djihadistes ! explose le Stewart…
- Me voiler ? comme les femmes là-bas ! Pour rien au monde !! s’insurge ma cousine.
- J’ai dit à ma mère que j’allais à Marrakech… chuchote Brigitte qui va faire le voyage avec nous
Voilà. Tancés par tous les augures, les vaticinations de tous les bien-intentionnés qui nous entourent, nous nous envolons pour Téhéran - en Iranien : Tehran - à la mi-avril. La réalité est autre que ce dont les sirènes de l’intelligentsia française, des médias, de la télé nous assourdissent.
La visite débute de façon classique à Tehran, ses musées, ses bazars, au trésors ahurissant du Shah barricadé dans une banque. Mais ce qui nous laisse pantois, en fin de journée, c’est un tour au Parc voisin de l’Université, où nous voyons les étudiantes, en jeans, le voile dégagé le plus en arrière possible sur le chignon, tenir amoureusement la main de leur chéri, les couples flirter sur les bancs, les filles abandonner un instant leur dossier sur leurs genoux pour nous héler, se laisser photographier. Un couple vient vers nous, le garçon me tend la main.
- Vous êtes Français ! Nous sommes si heureux de vous voir ici, nous espérons que vous allez passer un très bon séjour ! Pas l’ombre d’obséquiosité ni calcul.
Dix pas plus loin, une femme prend une rose du bouquet qu’elle tient et la tend en passant à ma collègue.
- L’Iran !... Tu ne pouvais pas trouver autre chose ? cingle un ami globe-trotter.
- L’Iran !! (Éclat de rire) Tu veux te faire enlever par les djihadistes ! explose le Stewart…
- Me voiler ? comme les femmes là-bas ! Pour rien au monde !! s’insurge ma cousine.
- J’ai dit à ma mère que j’allais à Marrakech… chuchote Brigitte qui va faire le voyage avec nous
Voilà. Tancés par tous les augures, les vaticinations de tous les bien-intentionnés qui nous entourent, nous nous envolons pour Téhéran - en Iranien : Tehran - à la mi-avril. La réalité est autre que ce dont les sirènes de l’intelligentsia française, des médias, de la télé nous assourdissent.
La visite débute de façon classique à Tehran, ses musées, ses bazars, au trésors ahurissant du Shah barricadé dans une banque. Mais ce qui nous laisse pantois, en fin de journée, c’est un tour au Parc voisin de l’Université, où nous voyons les étudiantes, en jeans, le voile dégagé le plus en arrière possible sur le chignon, tenir amoureusement la main de leur chéri, les couples flirter sur les bancs, les filles abandonner un instant leur dossier sur leurs genoux pour nous héler, se laisser photographier. Un couple vient vers nous, le garçon me tend la main.
- Vous êtes Français ! Nous sommes si heureux de vous voir ici, nous espérons que vous allez passer un très bon séjour ! Pas l’ombre d’obséquiosité ni calcul.
Dix pas plus loin, une femme prend une rose du bouquet qu’elle tient et la tend en passant à ma collègue.
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Récits de voyage
vendredi, 29 janvier 2016 14:19
Népal Kathmandou
Excuse me, can you take me in picture ?
Dis-je avec un grand sourire à une passante, choisie au hasard, à Durbar Square (Katmandou, Népal).
Hasard ? Jamais en voyage !
Elle s’appelle Katrin, elle est bénévole dans une association népalaise :Local women’s handicrafts.
La fondatrice, Nasreen, n’est autre que son amie d’enfance…
Le lien est créé.
Et hop ! Me voilà l’après-midi-même en selle sur un VTT de location, aux côtés de Katrin, afin de découvrir le plus motivant des chantiers actuellement en cours pour l’association, à quelques kilomètres de là !
Le chantier Je vous épargne mon périple en VTT avec sa selle trop basse, les rues gorgées de nids-de-poule… Je découvre enfin le chantier : une maison édifiée en vue d’accueillir des femmes népalaises défavorisées, ayant besoin d’un abri, d’un soutien, d’une formation afin de rebondir dans la vie.
Dis-je avec un grand sourire à une passante, choisie au hasard, à Durbar Square (Katmandou, Népal).
Hasard ? Jamais en voyage !
Elle s’appelle Katrin, elle est bénévole dans une association népalaise :Local women’s handicrafts.
La fondatrice, Nasreen, n’est autre que son amie d’enfance…
Le lien est créé.
Et hop ! Me voilà l’après-midi-même en selle sur un VTT de location, aux côtés de Katrin, afin de découvrir le plus motivant des chantiers actuellement en cours pour l’association, à quelques kilomètres de là !
Le chantier Je vous épargne mon périple en VTT avec sa selle trop basse, les rues gorgées de nids-de-poule… Je découvre enfin le chantier : une maison édifiée en vue d’accueillir des femmes népalaises défavorisées, ayant besoin d’un abri, d’un soutien, d’une formation afin de rebondir dans la vie.
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Le coin des bourlingueurs
< Patagonie (2016)
< C’est quoi et c’est où la Patagonie ?
Comme beaucoup de français, la Patagonie ne m’évoquait pas grand-chose de précis avant que j’y aille, à part quelques clichés comme le fait de savoir que le chanteur Florent Pagny (que je ne supporte pas, désolé pour ses fans !) y vive une partie de l’année et que Nicolas Hulot réalise une émission qui s’appelle Ushuaïa Nature. D’ailleurs j’en profite pour dire tout de suite que, comme par hasard, plein de français se précipitent à Ushuaïa en pensant que c’est un lieu merveilleux alors qu’en fait cet endroit ne vaut pas grand-chose (j’en parle plus loin dans cet article).
La Patagonie est une terre habitée depuis plus de 35 000 ans et dont la première découverte par un Européen est l’œuvre de Fernand de Magellan en 1520.
La Patagonie désigne une région géographique située dans la partie méridionale de l'Amérique du Sud et partagée entre une partie chilienne à l'ouest et une partie argentine à l'est. Elle est faite de steppes arides à l'infini, avec des routes solitaires donnant sur quelques-uns des massifs les plus spectaculaires de la planète, comme ceux du Torres del Paine et du Fitz Roy, des calottes glaciaires aux langues bleutées se jetant dans des lacs, tel le glacier Perito Moreno…
La Patagonie comprend donc principalement le sud de l’Argentine, sur 1 140 532 km2, et le sud du Chili sur 256 093 km2. Ces deux régions, séparées par la cordillère des Andes, abritent des paysages de montagnes, de glaciers, de pampa, de forêts subpolaires, de littoraux, d'îles et d'archipels. Avec une densité de 3,8 habitants au km2 (3 habitants au km2 en Sibérie, 0,46 habitant en Alaska), la Patagonie est une des régions les moins peuplées au monde. Ses terres sont exploitées pour l'élevage de bétail en d'immenses fermes appelées estancias.
La cordillère des Andes crée deux types de climat de part et d'autre de la chaîne : humide et frais sur l'étroit versant pacifique (côté chilien), sec et venteux sur le versant atlantique (côté argentin).
L'importante superficie de la Patagonie et son relief contrasté expliquent la grande diversité des paysages, des lacs aux forêts andines, en passant par les glaciers et les steppes balayées par les vents.
< Quand j'y suis allé
J’y suis allé en mars 2016, donc juste après la haute saison touristique (décembre à février), une période où il fait en principe moins beau (c’est le début de l’automne puisque dans l’hémisphère sud les saisons sont inversées) mais dans la pratique je n’ai eu pratiquement que du beau temps (peut-être que cela est dû au réchauffement climatique et au phénomène climatique El Nino particulièrement actif en Amérique du sud). Avantage : j’ai payé 20% moins cher mes hébergements et il y avait moins de monde sur les sites touristiques et sur les sentiers de rando…
< La météo que j'ai eu
Très bonne dans l’ensemble, un temps automnal globalement ensoleillé et très peu d’épisodes pluvieux.
< Mes coups de coeur
Le glacier Perito Moreno, avec ses couleurs bleues, ses 5 000 mètres de front et ses 60 mètres de hauteur, est vraiment une splendeur, un seigneur. En comparaison, la plupart des glaciers que j’avais vus auparavant (en France, en Islande, en Nouvelle-Zélande ou au Canada) ne valent pas grand-chose… Le glacier Perito Moreno se visite en une journée depuis El Calafate (50 km). Les steppes de Patagonie situées entre la petite ville El Calafate et le glacier Perito Moreno sont elles aussi sublimes : des étendues arides à perte de vue ponctuées de quelques montagnes et avec de superbes nuances de couleurs… c’est vraiment très beau… ça m’a rappelé les paysages fantastiques de l’île du sud de la Nouvelle-Zélande, mais en plus étendu (attention je n’ai pas dit en plus beau !). Comme je suis allé en stop au glacier Perito Moreno, j’ai pu profiter des nombreux arrêts du conducteur pour prendre de splendides photos ! idem au retour, et en plus la voiture a fait un crochet par rapport à l’itinéraire classique, alors j’en ai encore profité pour faire des photos de dingue !...
Autre coup de coeur, la montagne Fitz Roy est fidèle à sa réputation : majestueuse, très photogénique avec ses sommets enneigés en forme de tours…
< Ce que j'ai moins aimé
Les prix (transports, hébergement, restaurants, magasins) sont environ 30% plus élevés en Patagonie que dans le reste du pays. Du coup la Patagonie attire un tourisme plutôt fortuné, et on a parfois l’impression d’être dans une station des Alpes suisses...
< Ce que je n'ai pas eu le temps de faire
A cause des tarifs élevés et de mon équipement un peu juste pour le froid et la pluie (et du fait qu’il me fallait louer tente, sac de couchage et réchaud à gaz), j’ai renoncé à faire le fameux trek W dans le célèbre massif de montagnes chilien Torres del Paine. J’ai peut-être eu tort de ne pas prendre ce risque (car il est semble-t-il facile de louer du matériel pas trop cher à Puerto Natales), mais du coup j’ai eu plus de temps pour profiter du reste… J’ai fait le choix de ne pas aller non plus faire de randonnées à Bariloche et à El Bolson car il paraît que ça ressemble énormément aux Alpes suisses et que donc ce n’est pas très dépaysant pour un européen. J’ai renoncé à aller à Ushuaya car d'après les échos que j'en ai eu il n’y a pas grand-chose à y faire et à y voir, sauf à dire fièrement « je suis allé au bout du monde ! ». Ushuaia est le point de départ de bateaux qui se rendent en Antarctique pour des croisières paraît-il très belles mais hors de prix. Je n’ai pas fait la classique croisière de plusieurs jours avec la compagnie Navimag de Puerto Natales Puerto Montt car apparemment c’est assez cher pour ce que c’est et les fjords chiliens ne sont pas fantastiques… Je ne suis pas allé dans la péninsule Valdes (Puerto Madryn) car l’époque d’observation des baleines, des éléphants de mer et autres animaux était déjà passée.
< Mes conseils aux voyageurs qui souhaitent se rendre en Patagonie
Il faut prévoir au moins 2 semaines pour bien profiter de la Patagonie (j’ai même croisé des touristes qui en étaient à leur 3ème mois en Patagonie !).
Attention, séjourner en Patagonie durant l'été austral c'est à dire entre décembre et février (ce que je n’ai pas fait) signifie : parcs nationaux bondés, campings pleins à craquer, sentiers sur-fréquentés... Si vous souhaitez éviter cette cohue touristique, il est tout à fait possible d’y venir un peu plus tard en mars-avril (ce que j'ai fait), voire même durant l'hiver austral (notre été), avec comme avantages : une météo certes plus fraîche qu'en été mais beaucoup plus stable et tout à fait supportable ; des parcs nationaux que vous n'aurez pas à partager avec des milliers d'autres touristes ; une expérience unique (d’après ceux qui l’ont vécu, un peu comme aller au Canada en plein hiver…).
Au niveau des transports, les bus coûtent quasiment 3 fois moins cher au Chili qu’en Argentine.
Enfin, n’hésitez pas à goûter aux vins argentins et chiliens, qui sont très bons et pas cher ! On trouve aussi du très bon chocolat en Patagonie, avis aux amateurs ! (dont je fais partie)
< Le mot de la fin…
La Patagonie c’est très beau mais c’est cher. Bon, honnêtement ça fait partie des plus beaux paysages que j’ai vus durant mon tour du monde (à égalité avec la Nouvelle-Zélande et avec les Rocheuses du Canada) donc c’est une destination que je recommande aux amoureux de la nature.
Frédéric http://fredalaventure.blogspot.fr/
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PATAGONIE Chilienne et Argentine.
Voyage effectué à 2 du 28/10 au 16/12 2015.
Guides : Guide du Routard : toujours un peu limite en ce qui concerne la cartographie mais indispensable pour bien d’autres informations.
Lonely Planet : donne de moins en moins satisfaction, proposant de plus en plus des « tours clé en main » pour les visites un peu plus compliquées et non des informations sur des moyens de transport plus personnalisés. Nous nous sommes beaucoup informés sur place ( gares de bus, offices de tourisme, internet…) afin de tout gérer par nous-mêmes.
Vols :
Aller : Paris/Santiago/Puerto Montt : avec LAN/TAM
Retour : Santiago/Paris
Billets achetés via internet mais difficultés pour payer et j’ai finalisé le paiement par téléphone.
1211€/pers.Le fait d’acheter le vol intérieur avec le vol international permet de changer de navette si on a du retard sur le vol international. Ceci dit on a largement le temps de changer d’avion à Santiago si pas de retard.
De Puerto Montt, on a, le lendemain, pris le ferry Navimag, pour Puerto Natales ,767€ / 2pers et pour 4 jours et 3 nuits. Nous avions une cabine pour 2 avec salle de b. Nous avons eu de la chance avec la météo et la traversée a été formidable : les paysages, les échanges entre voyageurs sur le bateau (nous avons retrouvé beaucoup de ces amis plus tard dans le W ou ailleurs), les conférences et aussi un peu de temps pour peaufiner notre voyage. La nourriture était très correcte, voire bonne, mieux que ce que l’on imaginait, d’après nos lectures des forums.
A Puerto Montt : beaucoup d’hospedajes à côté du terminal de bus, donc très bien situés car tout près de Navimag aussi et du marché d’Angelmo où on peut aller manger de délicieux fruits de mer en attendant le ferry. On peut aussi, après avoir déposé ses bagages le matin prendre un bus pour Puerto Varas, ce que nous avons fait car le ferry part le soir tard.
Cette ville est très agréable pour une journée avec le volcan Osorno en toile de fond si le ciel est dégagé.
Partisans forcenés du voyage en toute liberté, donc sans réservations d’aucune sorte, nous avions tout de même réservé le ferry en août pour fin octobre. Billets achetés sur le site de Navimag, et là aussi quelques difficultés pour payer mais il faut le signaler et ils vous envoient un mail et par Paypal nous avons alors réussi. Rien à dire, que du bien, de Navimag.
Change : Nous conseillons d’amener surtout du cash. On ne peut retirer que très peu d’argent aux DAB et les frais sont importants. Les € et les US$ en cash se négocient très bien partout. A noter qu’en Argentine particulièrement, l’usage de la carte est très pénalisant. On a 15 pesos pour 1 euro cash, dans les casas de cambio ou ailleurs, restaurants, hôtels, et seulement 10,6 pesos au DAB ou en paiement carte. Si on est à court de cash, on peut tirer des pesos au DAB au Chili et les changer ensuite en pesos argentins.
Budget :57€/jour/pers ;tout compris sauf le vol international et le vol intérieur jusqu’à Puerto Montt.
Chili et Argentine ne sont pas des pays bon marché et les prix sont presque comparables à ceux de l’Europe.
Ces prix comprennent : nuit en chambre double souvent avec sdb ; le petit déj presque tjrs inclus ; repas du soir au restaurant ou préparé par nous même dans les cuisines communes ; les transports en bus ; location de voiture pour 2 jours ;un vol intérieur Ushuaia- El Calafate, le ferry Navimag, et bien sûr les entrées parcs, musées….et même nos petits cadeaux ; pas grand-chose car l’artisanat n’a rien à voir avec ce que l’on connaît ailleurs en Amérique latine.
Les prix pratiqués sont très supérieurs à ceux indiqués par les guides, pourtant récents.
Logement : Nous n’avons jamais réservé mais sélectionné après 3 ou 4 visites en arrivant. A cette époque de l’année, c’est possible. On trouve souvent de meilleures adresses que celles indiquées dans les guides.
Transport : bus très nombreux tant au Chili qu’en Argentine ; les réserver la veille suffit en général sauf sur la Carretera Austral au Chili.
Langue : je parle espagnol, ce qui fut très agréable. Mais on peut parler anglais. Ne pas compter sur le français.
Santé : a contrario de tous les autres pays d’Amérique latine que nous avions visités, nous n’avons pris aucune précaution par rapport à la consommation de crudités et sur 7 semaines, aucun problème ; pas plus qu’avec l’eau du robinet que nous avons bue, partout, en mettant tout de même un micropur, par précaution.
Météo : nous avions prévu beaucoup de vent et de pluie, du froid aussi. Sur 7 semaines nous avons eu un jour de pluie ; du vent oui. Du froid, bien sûr mais supportable.
Sécurité : nous n’avons jamais eu un quelconque sentiment d’insécurité. Nous avons pris les précautions élémentaires.
Internet :WiFi, quasiment partout ( connexion souvent très lente) mais ne pas compter sur un ordinateur. Il vaut mieux avoir son matériel. Aucune connexion d’aucune sorte sur le ferry Navimag.
< Jeanine Sartor (47)
→ Lire la suite dans la rubrique Infos des voyageurs accessible aux adhérents de l'association
< C’est quoi et c’est où la Patagonie ?
Comme beaucoup de français, la Patagonie ne m’évoquait pas grand-chose de précis avant que j’y aille, à part quelques clichés comme le fait de savoir que le chanteur Florent Pagny (que je ne supporte pas, désolé pour ses fans !) y vive une partie de l’année et que Nicolas Hulot réalise une émission qui s’appelle Ushuaïa Nature. D’ailleurs j’en profite pour dire tout de suite que, comme par hasard, plein de français se précipitent à Ushuaïa en pensant que c’est un lieu merveilleux alors qu’en fait cet endroit ne vaut pas grand-chose (j’en parle plus loin dans cet article).
La Patagonie est une terre habitée depuis plus de 35 000 ans et dont la première découverte par un Européen est l’œuvre de Fernand de Magellan en 1520.
La Patagonie désigne une région géographique située dans la partie méridionale de l'Amérique du Sud et partagée entre une partie chilienne à l'ouest et une partie argentine à l'est. Elle est faite de steppes arides à l'infini, avec des routes solitaires donnant sur quelques-uns des massifs les plus spectaculaires de la planète, comme ceux du Torres del Paine et du Fitz Roy, des calottes glaciaires aux langues bleutées se jetant dans des lacs, tel le glacier Perito Moreno…
La Patagonie comprend donc principalement le sud de l’Argentine, sur 1 140 532 km2, et le sud du Chili sur 256 093 km2. Ces deux régions, séparées par la cordillère des Andes, abritent des paysages de montagnes, de glaciers, de pampa, de forêts subpolaires, de littoraux, d'îles et d'archipels. Avec une densité de 3,8 habitants au km2 (3 habitants au km2 en Sibérie, 0,46 habitant en Alaska), la Patagonie est une des régions les moins peuplées au monde. Ses terres sont exploitées pour l'élevage de bétail en d'immenses fermes appelées estancias.
La cordillère des Andes crée deux types de climat de part et d'autre de la chaîne : humide et frais sur l'étroit versant pacifique (côté chilien), sec et venteux sur le versant atlantique (côté argentin).
L'importante superficie de la Patagonie et son relief contrasté expliquent la grande diversité des paysages, des lacs aux forêts andines, en passant par les glaciers et les steppes balayées par les vents.
< Quand j'y suis allé
J’y suis allé en mars 2016, donc juste après la haute saison touristique (décembre à février), une période où il fait en principe moins beau (c’est le début de l’automne puisque dans l’hémisphère sud les saisons sont inversées) mais dans la pratique je n’ai eu pratiquement que du beau temps (peut-être que cela est dû au réchauffement climatique et au phénomène climatique El Nino particulièrement actif en Amérique du sud). Avantage : j’ai payé 20% moins cher mes hébergements et il y avait moins de monde sur les sites touristiques et sur les sentiers de rando…
< La météo que j'ai eu
Très bonne dans l’ensemble, un temps automnal globalement ensoleillé et très peu d’épisodes pluvieux.
< Mes coups de coeur
Le glacier Perito Moreno, avec ses couleurs bleues, ses 5 000 mètres de front et ses 60 mètres de hauteur, est vraiment une splendeur, un seigneur. En comparaison, la plupart des glaciers que j’avais vus auparavant (en France, en Islande, en Nouvelle-Zélande ou au Canada) ne valent pas grand-chose… Le glacier Perito Moreno se visite en une journée depuis El Calafate (50 km). Les steppes de Patagonie situées entre la petite ville El Calafate et le glacier Perito Moreno sont elles aussi sublimes : des étendues arides à perte de vue ponctuées de quelques montagnes et avec de superbes nuances de couleurs… c’est vraiment très beau… ça m’a rappelé les paysages fantastiques de l’île du sud de la Nouvelle-Zélande, mais en plus étendu (attention je n’ai pas dit en plus beau !). Comme je suis allé en stop au glacier Perito Moreno, j’ai pu profiter des nombreux arrêts du conducteur pour prendre de splendides photos ! idem au retour, et en plus la voiture a fait un crochet par rapport à l’itinéraire classique, alors j’en ai encore profité pour faire des photos de dingue !...
Autre coup de coeur, la montagne Fitz Roy est fidèle à sa réputation : majestueuse, très photogénique avec ses sommets enneigés en forme de tours…
< Ce que j'ai moins aimé
Les prix (transports, hébergement, restaurants, magasins) sont environ 30% plus élevés en Patagonie que dans le reste du pays. Du coup la Patagonie attire un tourisme plutôt fortuné, et on a parfois l’impression d’être dans une station des Alpes suisses...
< Ce que je n'ai pas eu le temps de faire
A cause des tarifs élevés et de mon équipement un peu juste pour le froid et la pluie (et du fait qu’il me fallait louer tente, sac de couchage et réchaud à gaz), j’ai renoncé à faire le fameux trek W dans le célèbre massif de montagnes chilien Torres del Paine. J’ai peut-être eu tort de ne pas prendre ce risque (car il est semble-t-il facile de louer du matériel pas trop cher à Puerto Natales), mais du coup j’ai eu plus de temps pour profiter du reste… J’ai fait le choix de ne pas aller non plus faire de randonnées à Bariloche et à El Bolson car il paraît que ça ressemble énormément aux Alpes suisses et que donc ce n’est pas très dépaysant pour un européen. J’ai renoncé à aller à Ushuaya car d'après les échos que j'en ai eu il n’y a pas grand-chose à y faire et à y voir, sauf à dire fièrement « je suis allé au bout du monde ! ». Ushuaia est le point de départ de bateaux qui se rendent en Antarctique pour des croisières paraît-il très belles mais hors de prix. Je n’ai pas fait la classique croisière de plusieurs jours avec la compagnie Navimag de Puerto Natales Puerto Montt car apparemment c’est assez cher pour ce que c’est et les fjords chiliens ne sont pas fantastiques… Je ne suis pas allé dans la péninsule Valdes (Puerto Madryn) car l’époque d’observation des baleines, des éléphants de mer et autres animaux était déjà passée.
< Mes conseils aux voyageurs qui souhaitent se rendre en Patagonie
Il faut prévoir au moins 2 semaines pour bien profiter de la Patagonie (j’ai même croisé des touristes qui en étaient à leur 3ème mois en Patagonie !).
Attention, séjourner en Patagonie durant l'été austral c'est à dire entre décembre et février (ce que je n’ai pas fait) signifie : parcs nationaux bondés, campings pleins à craquer, sentiers sur-fréquentés... Si vous souhaitez éviter cette cohue touristique, il est tout à fait possible d’y venir un peu plus tard en mars-avril (ce que j'ai fait), voire même durant l'hiver austral (notre été), avec comme avantages : une météo certes plus fraîche qu'en été mais beaucoup plus stable et tout à fait supportable ; des parcs nationaux que vous n'aurez pas à partager avec des milliers d'autres touristes ; une expérience unique (d’après ceux qui l’ont vécu, un peu comme aller au Canada en plein hiver…).
Au niveau des transports, les bus coûtent quasiment 3 fois moins cher au Chili qu’en Argentine.
Enfin, n’hésitez pas à goûter aux vins argentins et chiliens, qui sont très bons et pas cher ! On trouve aussi du très bon chocolat en Patagonie, avis aux amateurs ! (dont je fais partie)
< Le mot de la fin…
La Patagonie c’est très beau mais c’est cher. Bon, honnêtement ça fait partie des plus beaux paysages que j’ai vus durant mon tour du monde (à égalité avec la Nouvelle-Zélande et avec les Rocheuses du Canada) donc c’est une destination que je recommande aux amoureux de la nature.
Frédéric http://fredalaventure.blogspot.fr/
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PATAGONIE Chilienne et Argentine.
Voyage effectué à 2 du 28/10 au 16/12 2015.
Guides : Guide du Routard : toujours un peu limite en ce qui concerne la cartographie mais indispensable pour bien d’autres informations.
Lonely Planet : donne de moins en moins satisfaction, proposant de plus en plus des « tours clé en main » pour les visites un peu plus compliquées et non des informations sur des moyens de transport plus personnalisés. Nous nous sommes beaucoup informés sur place ( gares de bus, offices de tourisme, internet…) afin de tout gérer par nous-mêmes.
Vols :
Aller : Paris/Santiago/Puerto Montt : avec LAN/TAM
Retour : Santiago/Paris
Billets achetés via internet mais difficultés pour payer et j’ai finalisé le paiement par téléphone.
1211€/pers.Le fait d’acheter le vol intérieur avec le vol international permet de changer de navette si on a du retard sur le vol international. Ceci dit on a largement le temps de changer d’avion à Santiago si pas de retard.
De Puerto Montt, on a, le lendemain, pris le ferry Navimag, pour Puerto Natales ,767€ / 2pers et pour 4 jours et 3 nuits. Nous avions une cabine pour 2 avec salle de b. Nous avons eu de la chance avec la météo et la traversée a été formidable : les paysages, les échanges entre voyageurs sur le bateau (nous avons retrouvé beaucoup de ces amis plus tard dans le W ou ailleurs), les conférences et aussi un peu de temps pour peaufiner notre voyage. La nourriture était très correcte, voire bonne, mieux que ce que l’on imaginait, d’après nos lectures des forums.
A Puerto Montt : beaucoup d’hospedajes à côté du terminal de bus, donc très bien situés car tout près de Navimag aussi et du marché d’Angelmo où on peut aller manger de délicieux fruits de mer en attendant le ferry. On peut aussi, après avoir déposé ses bagages le matin prendre un bus pour Puerto Varas, ce que nous avons fait car le ferry part le soir tard.
Cette ville est très agréable pour une journée avec le volcan Osorno en toile de fond si le ciel est dégagé.
Partisans forcenés du voyage en toute liberté, donc sans réservations d’aucune sorte, nous avions tout de même réservé le ferry en août pour fin octobre. Billets achetés sur le site de Navimag, et là aussi quelques difficultés pour payer mais il faut le signaler et ils vous envoient un mail et par Paypal nous avons alors réussi. Rien à dire, que du bien, de Navimag.
Change : Nous conseillons d’amener surtout du cash. On ne peut retirer que très peu d’argent aux DAB et les frais sont importants. Les € et les US$ en cash se négocient très bien partout. A noter qu’en Argentine particulièrement, l’usage de la carte est très pénalisant. On a 15 pesos pour 1 euro cash, dans les casas de cambio ou ailleurs, restaurants, hôtels, et seulement 10,6 pesos au DAB ou en paiement carte. Si on est à court de cash, on peut tirer des pesos au DAB au Chili et les changer ensuite en pesos argentins.
Budget :57€/jour/pers ;tout compris sauf le vol international et le vol intérieur jusqu’à Puerto Montt.
Chili et Argentine ne sont pas des pays bon marché et les prix sont presque comparables à ceux de l’Europe.
Ces prix comprennent : nuit en chambre double souvent avec sdb ; le petit déj presque tjrs inclus ; repas du soir au restaurant ou préparé par nous même dans les cuisines communes ; les transports en bus ; location de voiture pour 2 jours ;un vol intérieur Ushuaia- El Calafate, le ferry Navimag, et bien sûr les entrées parcs, musées….et même nos petits cadeaux ; pas grand-chose car l’artisanat n’a rien à voir avec ce que l’on connaît ailleurs en Amérique latine.
Les prix pratiqués sont très supérieurs à ceux indiqués par les guides, pourtant récents.
Logement : Nous n’avons jamais réservé mais sélectionné après 3 ou 4 visites en arrivant. A cette époque de l’année, c’est possible. On trouve souvent de meilleures adresses que celles indiquées dans les guides.
Transport : bus très nombreux tant au Chili qu’en Argentine ; les réserver la veille suffit en général sauf sur la Carretera Austral au Chili.
Langue : je parle espagnol, ce qui fut très agréable. Mais on peut parler anglais. Ne pas compter sur le français.
Santé : a contrario de tous les autres pays d’Amérique latine que nous avions visités, nous n’avons pris aucune précaution par rapport à la consommation de crudités et sur 7 semaines, aucun problème ; pas plus qu’avec l’eau du robinet que nous avons bue, partout, en mettant tout de même un micropur, par précaution.
Météo : nous avions prévu beaucoup de vent et de pluie, du froid aussi. Sur 7 semaines nous avons eu un jour de pluie ; du vent oui. Du froid, bien sûr mais supportable.
Sécurité : nous n’avons jamais eu un quelconque sentiment d’insécurité. Nous avons pris les précautions élémentaires.
Internet :WiFi, quasiment partout ( connexion souvent très lente) mais ne pas compter sur un ordinateur. Il vaut mieux avoir son matériel. Aucune connexion d’aucune sorte sur le ferry Navimag.
< Jeanine Sartor (47)
→ Lire la suite dans la rubrique Infos des voyageurs accessible aux adhérents de l'association
mercredi, 27 janvier 2016 08:54
Il gusto dell’Italia !
Le voyage est synonyme de rencontres, tant humaines que gustatives ! La gastronomie peut influencer l’image d’un pays, sans pour autant le réduire à cela. Le goût est une notion très subjective propre à chacun. Il est donc important de se faire sa propre opinion ; d’autant plus que le voyage se fait aussi dans l’assiette ! Il n’est pourtant pas nécessaire d’aller à l’autre bout du monde pour découvrir de nouvelles saveurs ou de nouvelles textures. L’Europe, et en particulier l’Italie, est propice à de succulentes découvertes…
Notre séjour à Rome commence par l’inévitable passage au restaurant ! Il nous est proposé différentes spécialités transalpines pour notre plus grand bonheur. A l’instar de la France, chaque région dispose de ses propres plats selon ses produits locaux. Sa grande diversité offre un formidable panel de saveurs. En effet, la gastronomie italienne ne se limite pas aux célèbres pâtes ! Sa cuisine est ensoleillée, influencée et parfumée par son mélange d’arômes. Le couscous de Trapani « made in Sicile » sera ravir les plus sceptiques, la polenta du nord sera réconforter les plus frileux, et la pizza de Naples sera rassurer les plus traditionnels ! Face à ce dilemme, pour notre premier jour, nous avons opté pour la pizza de Naples même si nous sommes à Rome..., et pour des lazagnes aux épinards. Par la suite, au cours de notre voyage, nous savourerons un plat différent à chaque repas pour mieux apprécier cette gastronomie.
Outre les plats « salés », la cuisine italienne regorge d’innombrables desserts délicieux, qui nous font saliver à leurs simples évocations. Le tiramisu figure en tête de gondole… Cet incontournable, qui allie l’onctuosité de la crème mascarpone et la douceur du biscuit imbibé de café, est un véritable régal ! La panna cotta, ce dessert si crémeux accompagné d’un colis de fruit, est aussi un grand classique italien. Le panettone, gâteau traditionnel à base de vanille et de raisons secs, est reconnu également au-delà de ses frontières. Il garnit généralement les tables de Noël. Et pour finir un bon repas, le meilleur accompagnement d’un expresso reste tout de même l’amaretti ; cet exquis petit macaron à l’amande est si croquant et si moelleux ! La liste est longue et le plaisir intense…
On comprend donc mieux pourquoi la gastronomie italienne figure parmi les meilleurs au monde. La diversité des saveurs lui octroie toutes ses lettres de noblesse. La riche histoire du pays et sa succulente cuisine font de l’Italie l’une des destinations les plus prisées.
« Le tiramisu »
Ingrédients (8 personnes)
< 3 œufs
< 24 biscuits à la cuillère, ou boudoirs
< 1 sachet de sucre vanillé
< 100 g de sucre roux
< 250 g de mascarpone
< 1/2 litre de café noir (sans y ajouter de sucre)
< 30 g de poudre de cacao
Préparation
< Préparer le café noir
< Séparer les jaunes des blancs d’œufs
< Mélanger les jaunes avec le sucre vanillé et les 100g de sucre roux
< Incorporer le mascarpone dans le mélange et fouetter le tout
< Monter les blancs en neige et les incorporer délicatement au mélange
< Tremper les biscuits dans le café noir (sans sucre)
< Recouvrir le fond du moule avec les biscuits imbibés de café
< Tapisser ensuite le moule d'une couche de crème au mascarpone puis recouvrir d’une couche de biscuits. Renouveler ces opérations plusieurs fois. La dernière couche sera celle de crème mascarpone.
< Saupoudrer le tout de cacao
< Mettre au réfrigérateur 4 heures minimum
< Déguster !
Par Mickaël MELONI (75) Janvier 2016
Notre séjour à Rome commence par l’inévitable passage au restaurant ! Il nous est proposé différentes spécialités transalpines pour notre plus grand bonheur. A l’instar de la France, chaque région dispose de ses propres plats selon ses produits locaux. Sa grande diversité offre un formidable panel de saveurs. En effet, la gastronomie italienne ne se limite pas aux célèbres pâtes ! Sa cuisine est ensoleillée, influencée et parfumée par son mélange d’arômes. Le couscous de Trapani « made in Sicile » sera ravir les plus sceptiques, la polenta du nord sera réconforter les plus frileux, et la pizza de Naples sera rassurer les plus traditionnels ! Face à ce dilemme, pour notre premier jour, nous avons opté pour la pizza de Naples même si nous sommes à Rome..., et pour des lazagnes aux épinards. Par la suite, au cours de notre voyage, nous savourerons un plat différent à chaque repas pour mieux apprécier cette gastronomie.
Outre les plats « salés », la cuisine italienne regorge d’innombrables desserts délicieux, qui nous font saliver à leurs simples évocations. Le tiramisu figure en tête de gondole… Cet incontournable, qui allie l’onctuosité de la crème mascarpone et la douceur du biscuit imbibé de café, est un véritable régal ! La panna cotta, ce dessert si crémeux accompagné d’un colis de fruit, est aussi un grand classique italien. Le panettone, gâteau traditionnel à base de vanille et de raisons secs, est reconnu également au-delà de ses frontières. Il garnit généralement les tables de Noël. Et pour finir un bon repas, le meilleur accompagnement d’un expresso reste tout de même l’amaretti ; cet exquis petit macaron à l’amande est si croquant et si moelleux ! La liste est longue et le plaisir intense…
On comprend donc mieux pourquoi la gastronomie italienne figure parmi les meilleurs au monde. La diversité des saveurs lui octroie toutes ses lettres de noblesse. La riche histoire du pays et sa succulente cuisine font de l’Italie l’une des destinations les plus prisées.
« Le tiramisu »
Ingrédients (8 personnes)
< 3 œufs
< 24 biscuits à la cuillère, ou boudoirs
< 1 sachet de sucre vanillé
< 100 g de sucre roux
< 250 g de mascarpone
< 1/2 litre de café noir (sans y ajouter de sucre)
< 30 g de poudre de cacao
Préparation
< Préparer le café noir
< Séparer les jaunes des blancs d’œufs
< Mélanger les jaunes avec le sucre vanillé et les 100g de sucre roux
< Incorporer le mascarpone dans le mélange et fouetter le tout
< Monter les blancs en neige et les incorporer délicatement au mélange
< Tremper les biscuits dans le café noir (sans sucre)
< Recouvrir le fond du moule avec les biscuits imbibés de café
< Tapisser ensuite le moule d'une couche de crème au mascarpone puis recouvrir d’une couche de biscuits. Renouveler ces opérations plusieurs fois. La dernière couche sera celle de crème mascarpone.
< Saupoudrer le tout de cacao
< Mettre au réfrigérateur 4 heures minimum
< Déguster !
Par Mickaël MELONI (75) Janvier 2016
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Cuisine du monde
mardi, 26 janvier 2016 16:30
Concours photos d'ABM Lyon
En cette soirée de décembre, plus d’une vingtaine d’ABMistes se sont retrouvés à la MJC de Sainte Foy-lès-Lyon :
- d’abord pour feuilleter des albums-photos et ainsi flâner à Oléron, visiter Milan, découvrir la Laponie, la Mongolie ou s’extasier devant les aurores boréales… et même, une photo devinette qui s’avèrera être une bulle de savon face au soleil.
- et participer au concours photos : le thème, cette année, « photos de nuit » nous a permis, notamment, d’admirer le nouveau pont Raymond Barre, tout illuminé, se mirant dans les eaux sombres du Rhône, le clocher de la Charité dressé fièrement derrière la Grande Roue (attraction saisonnière installée place Bellecour), les petites rues joliment pavées du Vieux Lyon…
< Les photos lauréates cette année :
1er prix : les tours Petronas à Kuala Lumpur de Sylvie Frachet

2e prix : le Sony-Center à Berlin de Dominique Lallement

3e prix : la baie de Rio de Bernard Frachet

Lors de cette soirée, nous pensions très fort à Gérard Trautmann, fidèle ABMiste, qui, plusieurs fois, a gagné ce concours-photos et qui nous a quittés depuis peu. Aussi, au moment de l’apéritif, avec Arlette, son épouse, nous avons levé nos verres à son souvenir.
Étaient aussi bien présents par la pensée avec nous Dorota et Darek, (les amis polonais de Mijo et Guy) qui ont plusieurs fois participé aux activités ABM lors de leurs séjours en France. Ils nous avaient envoyé tout un carton de gourmandises polonaises.
La soirée s’est prolongée par un repas, constitué des spécialités de chacun et du chariot de desserts d’Arlette.
Le temps a passé bien vite et il était déjà demain quand chacun est rentré dans ses foyers.
Bernadette (ABM Lyon)
- d’abord pour feuilleter des albums-photos et ainsi flâner à Oléron, visiter Milan, découvrir la Laponie, la Mongolie ou s’extasier devant les aurores boréales… et même, une photo devinette qui s’avèrera être une bulle de savon face au soleil.
- et participer au concours photos : le thème, cette année, « photos de nuit » nous a permis, notamment, d’admirer le nouveau pont Raymond Barre, tout illuminé, se mirant dans les eaux sombres du Rhône, le clocher de la Charité dressé fièrement derrière la Grande Roue (attraction saisonnière installée place Bellecour), les petites rues joliment pavées du Vieux Lyon…
< Les photos lauréates cette année :
1er prix : les tours Petronas à Kuala Lumpur de Sylvie Frachet

2e prix : le Sony-Center à Berlin de Dominique Lallement

3e prix : la baie de Rio de Bernard Frachet

Lors de cette soirée, nous pensions très fort à Gérard Trautmann, fidèle ABMiste, qui, plusieurs fois, a gagné ce concours-photos et qui nous a quittés depuis peu. Aussi, au moment de l’apéritif, avec Arlette, son épouse, nous avons levé nos verres à son souvenir.
Étaient aussi bien présents par la pensée avec nous Dorota et Darek, (les amis polonais de Mijo et Guy) qui ont plusieurs fois participé aux activités ABM lors de leurs séjours en France. Ils nous avaient envoyé tout un carton de gourmandises polonaises.
La soirée s’est prolongée par un repas, constitué des spécialités de chacun et du chariot de desserts d’Arlette.
Le temps a passé bien vite et il était déjà demain quand chacun est rentré dans ses foyers.
Bernadette (ABM Lyon)
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Dans les antennes
lundi, 25 janvier 2016 09:25
Les seigneurs de la steppe (Mongolie)
Grand comme cinq fois la France, mais peuplée de moins de deux millions d’habitants, la Mongolie reste un pays d’éleveurs. Dans les monts Khangaï, à quatre cents kilomètres au sud-ouest d’Ulaan Baatar les nomades vivent de leurs troupeaux de yacks, chevaux, chèvres et moutons.
Le nom de “parc national du Khangaï” reste symbolique, car seuls des nomades vivent dans ces contrées montagneuses de steppes et de forêts.
L’entrée est défendue par une barrière devant laquelle on paie un droit de passage de mille tougriks, moins d’un euro.
Les nomades ont monté leur camp d’été dans une vallée d’altitude, la Har Buureg (pommeau d’une selle), arrosée par la rivière Songhi. Là sont plantées cinq yourtes où les quatre chefs de familles, Monkhor, Enebish, Bold et Togtoh achèvent de choisir les chevaux et les yacks qui vont partir avec eux vers le marché de Karakorum, pour y vendre laine, viande salée, beurre, fromages et lait.
Pour fêter leur prochain départ, ils décident de sacrifier un mouton et nous convient au festin. Il faut malheureusement assister à l’exécution.
Monkhor prend un large coutelas pendant qu’Enebish et Togtoh immobilisent l’animal.
D’un mouvement sec, Monkhor lui ouvre la poitrine, y plonge la main et comprime les artères menant au cœur. La bête meurt en un clin d’œil. Pendant ce temps, Bold s’occupe du feu et les femmes mijotent de l’horhog, plat traditionnel mongol. Une fois le mouton grillé et dépecé, on jette dans la marmite des morceaux de viande recouverts d’eau, surmontés de pierres rondes, on ajoute de l’eau et une nouvelle couche de viande. On laisse frémir vingt minutes. Le résultat n’est guère convaincant : c’est dur, gras, imprégné d’une odeur de suint… Ensuite, il faut encore se passer sur le visage, les mains, les pieds ces pierres chaudes baignées de graisse pour bien huiler la peau… L’odeur s’avérera tenace…
Une outre de chèvre pleine de shimiin arkhi, ou alcool de yaourt, circule à la ronde. Tortoï !
À votre santé ! La nuit tombée, les loups hurlent à la lune et les nomades nous apprendront au matin que les chiens n’ont pu empêcher une louve d’égorger une brebis.
< Extrait du magazine Globe-Trotters N° 164
Acheter le magazine
Le nom de “parc national du Khangaï” reste symbolique, car seuls des nomades vivent dans ces contrées montagneuses de steppes et de forêts.
L’entrée est défendue par une barrière devant laquelle on paie un droit de passage de mille tougriks, moins d’un euro.
Les nomades ont monté leur camp d’été dans une vallée d’altitude, la Har Buureg (pommeau d’une selle), arrosée par la rivière Songhi. Là sont plantées cinq yourtes où les quatre chefs de familles, Monkhor, Enebish, Bold et Togtoh achèvent de choisir les chevaux et les yacks qui vont partir avec eux vers le marché de Karakorum, pour y vendre laine, viande salée, beurre, fromages et lait.
Pour fêter leur prochain départ, ils décident de sacrifier un mouton et nous convient au festin. Il faut malheureusement assister à l’exécution.
Monkhor prend un large coutelas pendant qu’Enebish et Togtoh immobilisent l’animal.
D’un mouvement sec, Monkhor lui ouvre la poitrine, y plonge la main et comprime les artères menant au cœur. La bête meurt en un clin d’œil. Pendant ce temps, Bold s’occupe du feu et les femmes mijotent de l’horhog, plat traditionnel mongol. Une fois le mouton grillé et dépecé, on jette dans la marmite des morceaux de viande recouverts d’eau, surmontés de pierres rondes, on ajoute de l’eau et une nouvelle couche de viande. On laisse frémir vingt minutes. Le résultat n’est guère convaincant : c’est dur, gras, imprégné d’une odeur de suint… Ensuite, il faut encore se passer sur le visage, les mains, les pieds ces pierres chaudes baignées de graisse pour bien huiler la peau… L’odeur s’avérera tenace…
Une outre de chèvre pleine de shimiin arkhi, ou alcool de yaourt, circule à la ronde. Tortoï !
À votre santé ! La nuit tombée, les loups hurlent à la lune et les nomades nous apprendront au matin que les chiens n’ont pu empêcher une louve d’égorger une brebis.
< Extrait du magazine Globe-Trotters N° 164
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Récits de voyage
lundi, 18 janvier 2016 14:54
Une correspondante ABM à Bruxelles (une fois !)
Bérangère Marceau est devenue la nouvelle correspondante ABM à Bruxelles.
Française originaire d’Antibes, Bérangère habite en Belgique depuis 2009, où elle travaille dans l’industrie pharmaceutique.
Plongée depuis toute jeune dans les voyages grâce à sa mère (Air France) elle adore parcourir le monde!
Bérangère a vécu et travaillé 9 ans au Mexique, 6 mois aux Etats-Unis, et a voyagé seule pendant une année avec son sac à dos, en Asie principalement, elle a également effectué des bénévolats pour des associations (Népal, Philippines)
Nul doute , que des activités et des rencontres se tiendront prochainement dans la capitale belge.
Française originaire d’Antibes, Bérangère habite en Belgique depuis 2009, où elle travaille dans l’industrie pharmaceutique.
Plongée depuis toute jeune dans les voyages grâce à sa mère (Air France) elle adore parcourir le monde!
Bérangère a vécu et travaillé 9 ans au Mexique, 6 mois aux Etats-Unis, et a voyagé seule pendant une année avec son sac à dos, en Asie principalement, elle a également effectué des bénévolats pour des associations (Népal, Philippines)
Nul doute , que des activités et des rencontres se tiendront prochainement dans la capitale belge.
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Dans les antennes
vendredi, 15 janvier 2016 12:03
L'eden africain en Namibie
Coincés entre l’Angola et l’Afrique du sud, bordés à l’est par le Botswana et le désert du Kalahari, se trouvent les plus beaux paysages africains en Namibie. Impressionnants de diversité : montagnes couvertes d’une végétation clairsemée, plaines pierreuses se fondant dans l’infini minéral, dunes couleur abricot ou réserves animalières paradisiaques. Tout procure immédiatement au randonneur un indescriptible sentiment de liberté. Et parfois, pourtant, au milieu du désert on se surprend à parler à voix basse pour ne pas perturber l’équilibre divin de cette époustouflante beauté.
Ce véritable Eden pour animaux sauvages et oiseaux multicolores, cette Arche de Noé humaine dont 20% de la population est d’origine allemande, abrite des ethnies très diverses, comme les Bushmans ou les Himbas. Les voyageurs désireux de vivre une expérience originale de “grande aventure” ne peuvent qu’être subjugués par une destination aussi magnifique, à peine découverte par le tourisme de masse.
Pour un premier voyage un parcours organisé est vivement recommandé et l’on peut, par exemple, aborder la Namibie, par ce qu’elle a de meilleur : le désert de Namib. On peut découvrir la Namibie avec Nomade Aventure mais aussi avec d’autres agences locales qui sauront vous concocter un programme de qualité. Toute la splendeur du pays est en effet concentrée dans le Namib-Naukluft Park, l’un des plus grands parcs nationaux au monde.
Lorsque le soleil se couche, le spectacle est extraordinaire, la lumière joue sur les arêtes et le soleil tel un magicien transfigure les nuances.
Pour les voyageurs expérimentés un circuit en voiture de location peut être envisage. Néanmoins se rappeler que le code de la route local doit être scrupuleusement respecté, que la conduit se fit à gauche, que le hors-piste est interdit et que lors de l’établissement de l’itinéraire, la grandeur du pays ne doit pas être sous-estimée (prévoir ravitaillement car les distances sont longues)
Tout est exceptionnel que Dieu, dit-on, l’a crée un jour de colère…
Ce véritable Eden pour animaux sauvages et oiseaux multicolores, cette Arche de Noé humaine dont 20% de la population est d’origine allemande, abrite des ethnies très diverses, comme les Bushmans ou les Himbas. Les voyageurs désireux de vivre une expérience originale de “grande aventure” ne peuvent qu’être subjugués par une destination aussi magnifique, à peine découverte par le tourisme de masse.
Pour un premier voyage un parcours organisé est vivement recommandé et l’on peut, par exemple, aborder la Namibie, par ce qu’elle a de meilleur : le désert de Namib. On peut découvrir la Namibie avec Nomade Aventure mais aussi avec d’autres agences locales qui sauront vous concocter un programme de qualité. Toute la splendeur du pays est en effet concentrée dans le Namib-Naukluft Park, l’un des plus grands parcs nationaux au monde.
Lorsque le soleil se couche, le spectacle est extraordinaire, la lumière joue sur les arêtes et le soleil tel un magicien transfigure les nuances.
Pour les voyageurs expérimentés un circuit en voiture de location peut être envisage. Néanmoins se rappeler que le code de la route local doit être scrupuleusement respecté, que la conduit se fit à gauche, que le hors-piste est interdit et que lors de l’établissement de l’itinéraire, la grandeur du pays ne doit pas être sous-estimée (prévoir ravitaillement car les distances sont longues)
Tout est exceptionnel que Dieu, dit-on, l’a crée un jour de colère…
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Récits de voyage
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lundi, 11 janvier 2016 09:24
Nouveau correspondant ABM à Mulhouse
Je m’appelle Reynald. Je vis à Mulhouse en Alsace depuis quelques mois où je travaille comme logisticien.
Le voyage et les sports de montagnes sont ma passion. Dès que je le peux, je profite d’un moment de liberté pour m’échapper dans les montagnes autour de chez moi.
Originaire de Normandie, j’ai eu l’occasion de découvrir, pour les études ou pour le travail, différentes régions de France puis d’Europe, ce qui m’a donné le goût du voyage, de la découverte et du partage.
Je suis de retour d’un voyage de presque un an, où avec ma compagne, nous avons découvert l’Amérique du Nord puis l’Amérique Latine en nous rapprochant autant que possible de la culture locale.
Aujourd’hui, j’ai envie de partager ces moments et de faire découvrir à d’autres le bonheur de s’ouvrir à une nouvelle culture, de s’initier à la pratique d’une nouvelle langue ou la joie de transformer un rêve en réalité.
Je suis heureux d’être correspondant pour ABM en alsace.
Reynald VALETY http://hikearth.travellerspoint.com/
« Si vous pensez que l’aventure est dangereuse, Essayez la routine… Elle est mortelle ! » - Paulo Coelho
Le voyage et les sports de montagnes sont ma passion. Dès que je le peux, je profite d’un moment de liberté pour m’échapper dans les montagnes autour de chez moi.
Originaire de Normandie, j’ai eu l’occasion de découvrir, pour les études ou pour le travail, différentes régions de France puis d’Europe, ce qui m’a donné le goût du voyage, de la découverte et du partage.
Je suis de retour d’un voyage de presque un an, où avec ma compagne, nous avons découvert l’Amérique du Nord puis l’Amérique Latine en nous rapprochant autant que possible de la culture locale.
Aujourd’hui, j’ai envie de partager ces moments et de faire découvrir à d’autres le bonheur de s’ouvrir à une nouvelle culture, de s’initier à la pratique d’une nouvelle langue ou la joie de transformer un rêve en réalité.
Je suis heureux d’être correspondant pour ABM en alsace.
Reynald VALETY http://hikearth.travellerspoint.com/
« Si vous pensez que l’aventure est dangereuse, Essayez la routine… Elle est mortelle ! » - Paulo Coelho
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Les informations pratiques de Frédéric actuellement en tour du monde
http://fredalaventure.blogspot.jp/2014/08/russie-transsiberien.html
Mes diverses étapes ont été : Orechovo-Zuevo, Vladimir, Kazan, Iekaterinburg, Omsk, Irkutsk, l’île d'Olkhon sur le lac Baïkal (vaste comme la Belgique et profond de 1647 mètres), Ulan Ude et Vladivostok. La mésaventure de la perte de mon bagage (retrouvé et livré en 48h) durant le vol Paris-Moscou a été oubliée après quelques jours, mais j'ai été obligé de remplacer le dernier (long mais peu intéressant) tronçon du transsibérien (Irkutsk - Vladivostok) par un trajet en avion, les billets de train en ces fins de vacances scolaires russes étant presque aussi chers que l'avion.
< Quand j'y suis allé
J’y ai séjourné les 3 dernières semaines du mois d’août 2014, en pleine période de tensions internationales (et de boycott des fruits et légumes européens par la Russie) liées à la crise en Ukraine. A aucun moment je n’ai senti que mon appartenance à « l’Europe de l’ouest » puisse poser des problèmes avec les russes que j’ai rencontrés : pour eux les êtres humains sont une chose, la politique en est une autre…
< La météo que j'ai eu
Plutôt bonne dans l’ensemble, de type automnale / printanière (20 à 28 degrés environ), quelques épisodes pluvieux mais dans l’ensemble je n’ai pas eu à me plaindre. Presque aucun moustique.
< Mes coups de coeur
J'ai séjourné 4 jours sur la fameuse et très belle île d'Olkhon (excellente ambiance de globe-trotters / peace and love dans le couchsurfing (hébergement chez l’habitant) de l’assistant du prêtre orthodoxe du village, c'était l'auberge espagnole avec repas pris en commun et discussions en français/anglais/allemand/russe...) sur le non moins fameux lac Baïkal dans lequel j’ai fait trempette (je peux donc dire que je me suis baigné en Sibérie !!!).
J’ai aussi beaucoup aimé les temples bouddhistes d’Oulan Oude, ça m’a rappelé des souvenirs du Népal (qui est aussi une terre d’accueil du bouddhisme tibétain)…
Et puis, comment ne pas dire un mot de l’accueil extrêmement chaleureux et généreux des russes (que ce soit lors du logement chez l’habitant ou lors de rencontres dans la classe populaire (« platzkart ») du transsibérien), ça a été une sacrée surprise pour moi qui étais resté sur une impression de pays peuplé d’ours mal léchés lors de mon premier séjour dans ce pays (une croisière entre Saint-Pétersbourg et Moscou). L’ambiance dans les trains était très familiale, vraiment tranquille et agréable.
Le logement chez l'habitant a simplifié grandement la logistique de ce voyage en Russie (tous mes hébergeurs parlaient anglais et m’aident notamment pour l’achat des billets de train), merci donc au site couchsurfing ! Sur 22 nuits j’en ai passé 6 dans le train et 14 chez l’habitant. La convivialité des auberges de jeunesse et les échanges entre voyageurs que cela procure m’ont un peu manqué parfois mais je sais que j'aurai plein d'occasions en Asie pour en profiter.
< Ce que j'ai moins aimé
Les formalités ultra lourdes pour obtenir un visa russe (alors que les sud américains n’en ont pas besoin !), la perte de mon bagage de soute par la compagnie Air Baltic lors de l’escale à Riga entre Paris et Moscou (heureusement il a été retrouvé et livré en voiture 2 jours après à Vladimir). La monotonie des paysages de la plus grande partie du trajet en transsibérien (il faut dire que quand on vient de France ça rend exigeant au niveau des paysages !). La difficulté de se laver correctement dans le transsibérien (mais comme je n’y suis resté que 2 jours d’affilée au maximum cela n’a pas été trop embêtant).
< Ce que j'ai mangé
Sur l’île d'Olkhon du lac Baïkal j’ai bien entendu goûté à l’Omoul (sorte de truite fumée), à Ulan Ude j’ai testé les Buuz (raviolis bouriates garnis de viande de bœuf et de porc). Autres spécialités que j’ai dégusté : les blinis, le bortsch (soupe à la viande), la kasylyk (saucisse sèche de cheval), les zour balich (chaussons fourrés à la viande). J’ai bu de la bière russe Baltika, goûté au kvass (boisson fermentée à base de pain de seigle). La nourriture russe est globalement plus grasse et plus sucrée que ce que nous connaissons en France (un peu comme la cuisine turque).
< Ce que je n'ai pas eu le temps de faire
Si j’avais prévu de passer plus de temps en Russie, j’aurais bien aimé visiter les très belles villes de Ninji Novgorod, de Tomsk et de Krasnoiarsk, explorer davantage la Bouriatie (rive Est du lac Baïkal, notamment la vallée de la Bargouzine), être au bon moment pour participer aux festivités de l’anniversaire de la naissance de la ville d’Iekaterinburg (je les ai loupées à 2 jours près), tester les saunas locaux (bania), avoir 1 ou 2 jours de plus à passer à chaque endroit. Bref si j’avais su que le couchsurfing marchait si bien en Russie j’aurais prévu une semaine de plus.
< Mes conseils aux voyageurs qui souhaitent se rendre dans ce pays
Pour le train : inutile d’acheter ses billets depuis la France (surtout si on voyage seul) : soit on trouve un russe anglophone qui nous aide à les acheter, soit on les achète à un distributeur automatique (en anglais) ; voyager en 3ème classe (platzkart) car c’est beaucoup plus sympa et sécurisant que la 2ème classe (où on est enfermé dans un compartiment de 4 : c’est quitte ou double, si on n’a pas de chance on tombe sur des types qui s’enferment pour se saouler à la vodka, et il n’y a personne pour surveiller vos affaires quand vous allez aux toilettes. Prenez avec vous quelques photos de vous et de votre ville en France à montrer aux gens que vous rencontrez, ça permet de briser la glace plus rapidement. Attention il y a 9 fuseaux horaires en Russie… Illustration ce jeudi 28 août vers 8h30 du matin dans une rue d’Irkutsk où un jeune globe-trotter occidental me lance en anglais « Mais pourquoi il y a tant de monde dans les rues alors qu’il n’est que 3 heures du matin ?... »… Ce voyageur avait juste oublié de prendre en compte les 5 heures de décalage horaire par rapport à Moscou… J’ai trouvé ça très amusant…
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Trains d'Asie
jeudi, 07 janvier 2016 17:22
Tête-à-tête dans un monde hostile (Ethiopie)
Longtemps, Claude avait rêvé de ce Noël au balcon…
Un balcon de blocs instables, qui donne sur le coeur battant de l’Erta Alé, volcan perdu au nord de l’Éthiopie, dans le désert du Danakil…
Ah, décembre ! Les marchés de Noël, la course aux cadeaux, la bûche à la crème au beurre, le carnard à l’orange du 25, les huîtres du 31, et pour finir en apothéose, le vrombissement des sms au douzième coup de minuit ! Cette fois, ce sera sans moi : courage, fuyons !
Oui, mais où fuir ? Pas besoin de chercher longtemps, j’ai déjà ma petite idée : une région truffée de volcans, avec la quasi-certitude de voir du rouge ! Me voilà ainsi parti partager une quinzaine de jours avec un groupe de fondus de volcans, dans un pays qui ne fêtera
Noël que le 7 janvier. L’esprit de Noël me jette cependant une ultime embûche : l’avion surbooké, la compagnie refuse de m’enregistrer !
Mais la déesse des volcans veille sur moi : une place est dénichée in extremis dans l’avion.
Bizarreries géologiques en terre éthiopienne
Terre écartelée par le rift africain, terre de démesure.Les lèvres du rift forment des hautsplateaux où il gèle la nuit. Deux mille mètresplus bas, les dépressions arides s’enchaînent,ponctuées de gisements de sel et d’autres bizarreriesgéologiques.
Et puis, il y a les hommes. Noirs de peau, leur nez droit les différencie des autres peuples d’Afrique. L’accueil est partout chaleureux, souriant. Notre garde du corps — obligatoire pour approcher la frontière érythréenne — est un géant d’une grande douceur. Sa fonction, ainsi que les coutumes du pays, l’ont affublé d’une Kalachnikov. L’objet semble en totale contradiction avec le personnage. Nous avons aussi un cuisinier hors pair, en la personne de Salomon. Très vite, nous prenons goût à l’injera, cette grande crêpe levée et acidulée à base de teff, qui accompagne tous les repas.
Dentelles et couleurs acidulées Nous faisons route vers le nord. Sous les roues des 4x4, de vieilles coulées de basalte succèdent à un horizon de sable. À tout cela se mêlent des affleurements de sel. L’Érythrée est tout près. Sous une chaleur écrasante, nous arrivons à Dallol. L’endroit se refuse à toute description. Dentelles d’évaporites, concrétions tabulaires, vasques d’eau brûlante, couleurs acidulées… Le papier-ph plongé dans une vasque vire aussitôt au rouge foncé.
< Lire la suite dans le magazine Globe-Trotters de janvier/février 2016
Un balcon de blocs instables, qui donne sur le coeur battant de l’Erta Alé, volcan perdu au nord de l’Éthiopie, dans le désert du Danakil…
Ah, décembre ! Les marchés de Noël, la course aux cadeaux, la bûche à la crème au beurre, le carnard à l’orange du 25, les huîtres du 31, et pour finir en apothéose, le vrombissement des sms au douzième coup de minuit ! Cette fois, ce sera sans moi : courage, fuyons !
Oui, mais où fuir ? Pas besoin de chercher longtemps, j’ai déjà ma petite idée : une région truffée de volcans, avec la quasi-certitude de voir du rouge ! Me voilà ainsi parti partager une quinzaine de jours avec un groupe de fondus de volcans, dans un pays qui ne fêtera
Noël que le 7 janvier. L’esprit de Noël me jette cependant une ultime embûche : l’avion surbooké, la compagnie refuse de m’enregistrer !
Mais la déesse des volcans veille sur moi : une place est dénichée in extremis dans l’avion.
Bizarreries géologiques en terre éthiopienne
Terre écartelée par le rift africain, terre de démesure.Les lèvres du rift forment des hautsplateaux où il gèle la nuit. Deux mille mètresplus bas, les dépressions arides s’enchaînent,ponctuées de gisements de sel et d’autres bizarreriesgéologiques.
Et puis, il y a les hommes. Noirs de peau, leur nez droit les différencie des autres peuples d’Afrique. L’accueil est partout chaleureux, souriant. Notre garde du corps — obligatoire pour approcher la frontière érythréenne — est un géant d’une grande douceur. Sa fonction, ainsi que les coutumes du pays, l’ont affublé d’une Kalachnikov. L’objet semble en totale contradiction avec le personnage. Nous avons aussi un cuisinier hors pair, en la personne de Salomon. Très vite, nous prenons goût à l’injera, cette grande crêpe levée et acidulée à base de teff, qui accompagne tous les repas.
Dentelles et couleurs acidulées Nous faisons route vers le nord. Sous les roues des 4x4, de vieilles coulées de basalte succèdent à un horizon de sable. À tout cela se mêlent des affleurements de sel. L’Érythrée est tout près. Sous une chaleur écrasante, nous arrivons à Dallol. L’endroit se refuse à toute description. Dentelles d’évaporites, concrétions tabulaires, vasques d’eau brûlante, couleurs acidulées… Le papier-ph plongé dans une vasque vire aussitôt au rouge foncé.
< Lire la suite dans le magazine Globe-Trotters de janvier/février 2016
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Récits de voyage
lundi, 04 janvier 2016 11:26
Les cyclo migrateurs
Au départ, l’idée était de partir pour un tour du monde à vélos, pour environ trois ans en prenant l’avion aussi peu que possible. Ca ne s’est pas passé du tout comme ça, ce qui fait qu’on se retrouve à tronçonner notre voyage en plusieurs « saisons ».
La Saison 1 a duré six mois (avril à octobre 2014) et nous a conduit de Bretagne en Turquie, 6 000 kilomètres de plaisir et de découvertes, de belles rencontres et des paysages fabuleux. Premier rebondissement néanmoins au bout de quelques semaines à cause d’une embolie pulmonaire pour Irène; suite à semaine à l’hôpital de Mende nous décidons de repartir tout de même (au grand dam des médecins) en montant une assistance électrique sur son vélo, que nous démonterons trois mois plus tard, à Athènes. Second rebondissement en Turquie, que nous avons dû quitter précipitamment pour des raisons familiales, alors que nous comptions poursuivre à travers l’Iran puis prendre la direction de l’Inde. Quelques semaines plus tard, on repart quand même, directement vers l’Inde car il est trop tard pour aller en Iran, l’hiver arrive.
La Saison 2 a commencé à vélos mais ça n’a pas duré longtemps, ils n’ont roulé que 20 km à Delhi avant que nous ne partions visiter le Rajasthan en voiture et que ça ne se termine par une chute de chameau près du Pakistan. Une opération des vertèbres plus tard, retour en France pour trois mois de convalescence, puis troisième rebondissement, nous repartons pour deux mois en Inde puis deux autres mois à Madagascar, mais sans les vélos.
Retour en France en juillet 2015 pour un mariage, deux baptêmes et aucun enterrement.
La Saison 3 était sensée commencer en août 2015 et nous conduire des antipodes en Asie du Sud-Est puis aux Amériques, mais le départ est reporté à une date indéterminée… Le temps qu’une bactérie, qui enflamme nos articulations cesse ses bêtises, on patiente en Bretagne. Prochain rebondissement : On reprend les vélos et on saute dans un avion pour l’Australie. Y’a pas que les kangourous qui rebondissent !
Joël & Irène CONNAULT LAVIGNE
http://cyclomigrateurs.fr
La Saison 1 a duré six mois (avril à octobre 2014) et nous a conduit de Bretagne en Turquie, 6 000 kilomètres de plaisir et de découvertes, de belles rencontres et des paysages fabuleux. Premier rebondissement néanmoins au bout de quelques semaines à cause d’une embolie pulmonaire pour Irène; suite à semaine à l’hôpital de Mende nous décidons de repartir tout de même (au grand dam des médecins) en montant une assistance électrique sur son vélo, que nous démonterons trois mois plus tard, à Athènes. Second rebondissement en Turquie, que nous avons dû quitter précipitamment pour des raisons familiales, alors que nous comptions poursuivre à travers l’Iran puis prendre la direction de l’Inde. Quelques semaines plus tard, on repart quand même, directement vers l’Inde car il est trop tard pour aller en Iran, l’hiver arrive.
La Saison 2 a commencé à vélos mais ça n’a pas duré longtemps, ils n’ont roulé que 20 km à Delhi avant que nous ne partions visiter le Rajasthan en voiture et que ça ne se termine par une chute de chameau près du Pakistan. Une opération des vertèbres plus tard, retour en France pour trois mois de convalescence, puis troisième rebondissement, nous repartons pour deux mois en Inde puis deux autres mois à Madagascar, mais sans les vélos.
Retour en France en juillet 2015 pour un mariage, deux baptêmes et aucun enterrement.
La Saison 3 était sensée commencer en août 2015 et nous conduire des antipodes en Asie du Sud-Est puis aux Amériques, mais le départ est reporté à une date indéterminée… Le temps qu’une bactérie, qui enflamme nos articulations cesse ses bêtises, on patiente en Bretagne. Prochain rebondissement : On reprend les vélos et on saute dans un avion pour l’Australie. Y’a pas que les kangourous qui rebondissent !
Joël & Irène CONNAULT LAVIGNE
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Voyageurs au long cours









