L'homme et les virus, éternels compagnons de voyage.
Écrit par DIDIER JEHANNONotre terre a plus de quatre milliards d'années. La vie y est apparue très lentement à partir de cellules et de bactéries. Les virus se sont développés avec les mammifères. Il y a seulement quelques millions d'années qu'un de ces mammifères, considéré par lui-même plus intelligent que les autres espèces, envahit et transforme la planète. A ce stade de l'évolution de son espèce, l'homme sait qu'il sait alors que les autres espèces n'ont qu'un but, se reproduire. C'est bien sûr le cas des nombreux virus.
HOMO PEDIBUS
Il semble que l'homme soit apparu dans les savanes de l'Est africain. Nos ancêtres sont africains ! Essentiellement carnassier, il se contentait des fruits et des charognes abandonnées par les prédateurs, espérant ne pas devenir leurs cibles. Il s'est peu à peu transformé en chasseur, les femmes, plus faibles physiquement et devant nourrir et protéger les précieux enfants, restant dans les cavernes, se découvrant une carrière de peintres mais sans signer leurs œuvres.
L'homme a toujours dégradé son environnement, certes à petite échelle : une fois un territoire surexploité, les tribus se déplaçaient, à chaque génération, de 10 km. Ainsi, de proche en proche, toute l'Afrique, la péninsule arabique, la péninsule européenne, l'Asie, le passage de Béring entre l'Asie et les Amériques ont été colonisés par l'homme. Il a, à chaque fois, voyagé avec armes et modestes bagages mais également avec les virus. Régulièrement, ces derniers anéantissaient les tribus, laissant un répit aux territoires conquis avant l'arrivée d'autres tribus, plus fortes et plus immunisées.
Las de cette errance et de la difficulté de conquérir de nouvelles terres, il s'est sédentarisé en découvrant la culture de céréales, bâtissant des villages, ancêtres de nos villes tentaculaires. Il a domestiqué certains animaux pour l'aider dans ses tâches et se nourrir. Les virus ont voyagé avec ces animaux, causant souvent la mort des hommes.
HOMO MARITIMUS
Toujours curieux, l'homme a voulu aller voir au-delà de l'horizon maritime. Prendre la mer a toujours été dangereux du point de vue de la navigation, sans compter les fantasmes sur la présence de monstres et de la fin de l'eau avec les inévitables précipices vers l'enfer. Mais, au sein de chaque tribu, une fois les ressources locales amoindries, il se levait toujours un groupe de courageux et d'intrépides pour aller voir, en canot fait maison, les îles sur l'horizon.
Ainsi, les mers et les océans ont été colonisés d'îles en îles. Les plus intrépides ont pris la mer sans voir d'îles à l'horizon toujours avec leurs cargaisons d'animaux et de fruits sans oublier les passagers clandestins, les virus. La plupart de ces aventuriers sont morts en route, dans un complet anonymat. Généralement, les plus forts et les plus chanceux résistaient aux affres du voyage et aux virus embarqués.
Il n'y a qu'un millier d'années que la dernière île importante, la Nouvelle-Zélande, a été colonisée, toujours grâce à ce lent processus. De notre côté de la planète, les Vikings atteignaient l'Islande et le Groenland, terres inhospitalières encore vierges d'humains, et "découvraient" l'Amérique.
Depuis des milliers d'années, le cabotage a permis d'explorer les côtes de sa région comme l'attestent les boutres arabes, les flottes chinoises ou les galères européennes à fond plat, peu propices à la navigation hauturière. Les virus n'ont pas le mal de mer. Celui de Ia peste noire au milieu du XIVe siècle a voyagé par bateau dans le corps des rats noirs, sans doute du fond de la Méditerranée vers Gènes puis Marseille et mis des années à se propager dans toute l'Europe. On pensait alors à une punition divine. Ses dégâts en terme de décès ont été considérables (le tiers de la population en Europe voire plus dans certains pays) mais, paradoxalement, une de ses conséquences bénéfiques a été la Renaissance européenne et ensuite son expansion dans le monde.
Les techniques maritimes aidant (astrolabe, sextant), les Européens ont été les premiers à s'aventurer en haute mer, traversant les océans et bouclant un tour du monde il y a un demi-millénaire, contournant ainsi les séculaires routes de la Soie entre l'Asie et l'Europe. Les objectifs affichés étaient la recherche des épices, la colonisation de nouvelles terres et la conversion des "sauvages" rencontrés à la vraie foi chrétienne. Le virus de la variole a ainsi atteint les côtes des Antilles et des Amériques et tué sans doute 90% de leur population, nécessitant l'importation d'esclaves africains pour compenser les pertes. En contrepartie, la syphilis a été contractée par les envahisseurs européens. Elle existe toujours au contraire de la variole, cantonnée dans les laboratoires de virologie ultra-protégés, espérons-le.
La grippe dite "espagnole", née aux Etats-Unis il y a tout juste un siècle, a traversé l'Atlantique (en bateau pas en avion !) avec les "boys" américains en 1918 et tué cinq fois plus que la Grande Guerre.
HOMO TOURISTICUS
Les plus célèbres explorateurs de notre ère s'appellent Marco Polo accompagnant son père et son oncle de l'Europe à la Chine et retour, Ibn Battuta de Tombouctou à la Chine (120000 km). Ils ont laissé des écrits. Il faut mentionner les premiers voyages de groupe : guerres à marche forcée, pèlerinages et croisades. Le futur St Louis est mort de la peste à Tunis lors d'une croisade.
A partir de la Renaissance, les ambassadeurs en mission, les peintres et les écrivains en quête d'inspiration ont suivi. A partir du XVIIIe siècle, il était de bon ton chez les aristocrates britanniques de partir faire son "Grand Tour" en Europe pour découvrir les lieux emblématiques de notre histoire (Italie, Grèce). D'où le mot "tourist", actuellement décrié par rapport aux plus nobles "voyageur" ou "explorateur". Les autres Européens ont imité l'exemple. Les virus sont également des voyageurs mais de corps en corps.
Puis la bourgeoisie de la fin du XIXe siècle a pu se permettre des voyages au long cours grâce aux chemins de fer, aux Wagons-Lits du belge Nagelmackers et aux tours organisés du pionnier anglais en la matière Thomas Cook. Sans oublier Constantinople, la destination privilégiée était l'Egypte, tant rêvée dans les livres. Le canal de Suez ouvre les portes de l'Inde. Ces foules, toutes relatives à l'époque, sur les sites égyptiens suscitaient déjà l'ire des archéologues et l'ironie des écrits de Loti qui, le privilégié, voyageait aux frais de la princesse. Notre Chateaubriand s'est même vanté de prendre une pierre sur chaque site visité. En guise de souvenir, on revenait parfois avec des maladies, la plus célèbre étant le paludisme, non dû au mauvais air (malaria) mais aux moustiques femelles.
HOMO AVIONUS
La fin du XIXe siècle voit l'invention par Ader et les frères Wright (des dieux pour les voyageurs modernes !) du plus léger que l'air, l'avion, rêve d'Icare. Il faudra moins de 100 ans pour qu'on fabrique un bus aérien "Airbus" de grande dimension (600 personnes) et aux tarifs populaires.
A partir des années 1960, les tarifs de voyage aériens lointains baissent inéluctablement malgré la hausse du prix du pétrole, donnant ainsi la possibilité aux plus modestes d'aller découvrir le bout du monde. Les aristocrates ou hommes d'affaires se réfugient dans les classes supérieures ou louent leurs propres avions.
Dans les années 1970, une catastrophe aérienne tous les 15 jours faisait la une des journaux. Puis la sécurité n'a cessé de s'améliorer, faisant de l'aviation commerciale le moyen de transport le plus sûr. On peut aller au bout de l'Europe pour le prix d'un bon repas au restaurant mais on mange mal dans les avions. Par contre, la qualité de l'air y est très bonne, vu son brassage permanent. Les virus n'aiment pas trop mais le port du masque et la condamnation d'une place sur deux sont la norme en ce moment.
HOMO VACCINUS
En parallèle de sa colonisation de la Terre et de l'augmentation régulière de la population, si ce n'est des baisses momentanées dues aux maladies et aux épidémies virales, l'homme a essayé d'étudier les causes de ces fléaux. La découverte à la fin du XIXe siècle par le Français Pasteur et l'Allemand Koch de la microbiologie et du principe de la vaccination ont été majeures pour l'humanité. Des vaccins contre la rage et la tuberculose ont été cultivés avec succès, puis de nombreux autres mais le vaccin contre la grippe s'adapte chaque année, parfois sans succès. L'importance de l'hygiène a été reconnue, une eau ou des mains sales étant d'excellents vecteurs de propagation de maladies et de virus.
Au contraire de la plupart des maladies, les virus sont contagieux et passent de corps en corps, éventuellement d'animal à homme. Selon leur degré de contagiosité et leur taux de létalité, ils peuvent rapidement être un péril mortel pour une moitié de l'humanité, l'autre étant immunisée, jusqu'au prochain épisode. Depuis le début du XXe siècle se succèdent régulièrement, tous les vingt ans, des grippes très meurtrières faute de vaccin efficace, des infections pulmonaires baptisées HxNy, le virus Ebola, celui du SIDA. Pour ces deux derniers n'existe toujours pas de vaccin, il n'y a que des thérapies, éventuellement double ou triple selon chaque malade. La quarantaine est automatique, un vaccin valable pour tous est l'idéal. En fait, l'histoire de l'humanité se déroule en présence de virus régulièrement virulents.
En ce qui concerne le Covid 19, il semble qu'il circulait en France en avril 2019 sans être remarqué. Mais la principale zone incriminée a été Wuhan en Chine début 2020. Comme les moustiques, les virus n'ont pas le vertige ou la peur de l'avion et voyagent sans billet dans les bagages ou dans le corps des passagers : ce nouveau virus s'est rapidement propagé, essentiellement par avion et très rapidement, grâce aux touristes et aux hommes d'affaires chinois de plus en plus nombreux, mondialisation et hausse du pouvoir d'achat obligent. En trois mois, quasiment le monde entier est atteint, sauf la Corée du Nord qui chasse le virus à coup de missiles, et certaines îles éloignées !
HOMO CONFINUS
En ce début mai, il n'y a quasiment plus de liaisons aériennes ou ferroviaires et plus de la moitié de l'humanité sort lentement et prudemment d'un confinement inédit, suite à l'ordre de leurs gouvernements. Le monde entier craint une deuxième vague, inévitable dans certaines zones peu impactées car le taux de personnes atteintes y est très faible grâce au confinement.
L'impact économique reste à évaluer (chômage de masse, faillites, éclatement de l'euro, ponctions sur les comptes bancaires), l'économie de nombreux pays étant pour le moment anesthésiée par des pluies de monnaie de singe. Un virus lent s'installe également dans ce domaine.
Techniquement, les affaires pourront de plus en plus être traitées à distance. Le télétravail ou l'enseignement forcé, à condition d'avoir les bons outils, démontre en ce moment leur efficacité, une fois la confiance de la hiérarchie assurée. Les techniques des visio-conférences et des hologrammes fusionneront inévitablement, rendant moins nécessaires les déplacements longue distance. Il est probable que la construction de nouveaux bureaux s'arrête, les espaces de co-working vont s'aérer.. Qui s'en plaindra ?
HOMO COVIDUS
Chaque gouvernement en ira de sa propre analyse de façon à amadouer ses citoyens sur sa gestion de la crise. La Chine essaie déjà de tirer les marrons du feu. Les USA sont désorganisés, Trump se ridiculise. Les réseaux sociaux, nouveaux virus, propageront leurs propres "vérités" sur les failles ou les "mensonges" des gouvernements et condamneront des "coupables" d'office. La vérité n'en sortira pas renforcée, au détriment de notre propre santé, dans la perspective inévitable de nouveaux virus. En fait, les virus ont été parfois nos amis pour éviter la surpopulation et sélectionner les meilleurs mais, au contraire du cheval, ils semblent être les pires ennemis de l'homme. Cette sélection forcée n'est plus d'actualité.
Cette pandémie surprise pourrait être considérée comme un signal d'alarme ou une piqûre de rappel concernant notre mode de développement capitaliste à l'occidental, basé sur la surpopulation, l'hyper-consommation, l'individualisme, les voyages tous azimuts, et plus en plus adopté dans le monde. Les virus adorent le nombre et la proximité pour proliférer. La planète semble payer cash nos excès en tous genres. Ce virus serait-il sa défense vis-à-vis des crises d'urticaire et de la fièvre CO2 que nous lui imposons depuis deux siècles ?
Beaucoup d'aspects de nos modes de vie seront sans doute réévalués :
- ce sera bien sûr le cas des chaînes d'approvisionnement de la mondialisation, de l'industrie hôtelière et du transport aérien.
- les modes de travail, d'enseignement et de circulation
- cette piqûre de rappel ne sera pas oubliée : plus jamais les pays qui en ont les moyens ne se mettront en position de faiblesse vis-à-vis de futures épidémies. Outre les milliards de masques et les milliers de lits en hôpital supplémentaires, chaque zone (Etats-Unis, Europe, Asie, Chine) voudra sans doute développer "son" vaccin de façon à en avoir la maîtrise. Fabriquer un vaccin pour le monde deviendra de fait une arme bactériologique... La France est très bien placée dans le domaine de la santé.
- consommer mieux et moins, voyager moins ou moins loin, repenser les migrations vers les villes, penser plus aux problèmes des autres, coopérer plus entre pays seront-ils à l'ordre du jour, une fois le ou les vaccins trouvés (dans au moins un an) et distribués et la population mondiale immunisée ?
On peut en douter, connaissant la nature humaine et la complexité de nos systèmes. L'humanité en a vu d'autres et a toujours progressé. Seules une deuxième vague significative de ce virus ou d'autres virus et une forme de coercition anti-démocratique à la chinoise le permettraient. Les années vingt du XXIe siècle seront-elles baptisées par les historiens les "Années Covid"?
HOMO TOURISTICUS COVIDUS
Inévitablement, la propagation, comme cela a été le cas, à juste titre, pour la peste noire et la grippe espagnole, sera imputée aux voyageurs modernes et à leurs outils comme les avions, les musées, les restaurants, les sites touristiques surpeuplés, Expedia, Tripadvisor, Airbnb... Il sera difficile de nier l'évidence. Il y a bien sûr d'autres causes comme l'impréparation des systèmes de santé ou la surpopulation dans certains pays ou endroits, mais elle sont plus diffuses et politiquement incorrectes. Les voyageurs, que ce soit pour le tourisme ou pour les affaires, sont encore en minorité dans le monde et pourront être considérés par la majorité sédentaire et connectée aux réseaux sociaux comme les privilégiés de la mondialisation. D'excellent boucs émissaires !
Le tourisme est vital pour de nombreux pays, surtout les pays en voie de développement ou pauvres. Il correspond environ à 10% de la richesse mondiale produite, voire plus pour certains pays, notamment certaines îles paradisiaques (50%). Les gouvernements peuvent-ils se permettre de tuer une telle poule aux œufs d'or, en faisant exploser le chômage local d'autant, à moins d'imposer en substitution le tourisme national (impossible pour les pays pauvres), comme cela semble être le cas pour le reste de l'année 2020 dans les pays riches ? Il y aura une concurrence dans ce domaine, certains pays nécessiteux étant moins regardants, mais quid du retour chez soi ?
Le tourisme à outrance, outre la dégradation de nombreux sites touristiques, inflige également des dégâts sur l'environnement et les écosystèmes notamment à cause des émissions de gaz à effet de serre et de la gestion de l'eau, problèmes occultés pour le moment pour les mêmes raisons évidentes de protection de l'activité économique. Nous accélérons ainsi les problèmes posés par le rapprochement de l'homme avec les animaux sauvages, surtout les chauve-souris volantes, porteurs de virus.
De nombreuses questions se posent donc :
- avant de quitter le territoire national, les voyageurs devront-ils montrer patte blanche, c'est-à-dire un certificat de non contagiosité plus ou moins fiable ? Idem à destination où, en cas d'incertitude, une "quatorzaine", version réduite de son efficace ancêtre, la quarantaine, pourrait-elle leur être imposée et facturée ? On voit immédiatement l'impact sur un voyage de courte durée. La libre circulation permise par le traité de Schengen semble d'ores et déjà être remise en cause jusque fin 2020.
- une taxe Carbone, une taxe Corona, des sérodiagnostics "HN" comme les rayons X deviendront-ils la norme à la traversée de frontières, même au-delà des périodes de confinement ?
- des groupes de pays vont-ils créer des bulles étanches pour certaines périodes (Océanie, Europe, Etats-Unis - Canada). En l'absence de vaccin(s), il faudra attendre dans certaines zones encore peu atteintes, comme la côte Atlantique française, 5 à 10 ans pour bénéficier de l'immunité de groupe.
- les pouvoirs publics vont-ils exiger la condamnation d'un siège sur deux dans les trains, bus et avions. On voit tout de suite l'impact sur le prix d'un voyage même proche, le réservant ainsi à une bourgeoisie aisée, enviée et honnie, comme au XIXe.
- l'accueil sera-t-il toujours aussi agréable si les populations locales payent un lourd tribut ? Le masque sera-t-il imposé parfois, comme actuellement le tchador ou certains vêtements ? "Haut les masques" sera-t-il le mot de bienvenue ? Bonjour la convivialité !
- les voyageurs accepteront-ils de dépenser plus et mieux, selon leurs moyens ?
- certains voyageurs, repus (pour les heureux anciens) ou non (pour les plus jeunes), craignant le terrorisme rampant, conscients de leur impact évident sur l'environnement et potentiel sur la santé des autres, vont-ils se réfréner en voyageant moins loin, voire s'auto-confiner dans leur pays, avant que cela leur soit imposé, ici ou ailleurs ?
- le "télévoyage" ou voyage virtuel sera-t-il développé, à l'instar des visites virtuelles de musées, grâce aux nombreuses webcams déjà opérationnelles ? Allons-nous devoir nous contenter de nos vieilles photos ou diapos ou de e-magasines pour voyageurs confinés ?
- serons-nous des téléspectateurs des reportages de Tesson, Lévin, Franceschi et autres aventuriers modernes télégéniques qui seraient régulièrement élus pour voyager à notre place, une sorte de députés pour le voyage, à l'instar des romanciers ou écrivains voyageurs du passé comme Homère, Verne, Loti, Flaubert, Chateaubriand, Nerval, Dumas et des peintres voyageurs comme Delacroix, Gauguin et de nombreux peintres orientalistes ?
CONCLUSION
Les voyageurs sont à la croisée des chemins et de décisions dont ils ne sont pas maîtres mais ils devront être exemplaires. Ils ne pourront pas manifester en brandissant leurs valises et leurs sacs à dos comme des cheminots ou des "Gilets Jaunes" pour arriver à leur fin.
L'âge d'or du voyage populaire semble avoir été la période 1970-2020. Bienvenue dans l'air et l'ère du Covid 19 et ses 50 cousins recensés dans les chauve-souris, toujours en embuscade !
< Patrick Kernen (75)
L’envol maladroit d’une paonne
Un atterrissage en urgence ou le rapatriement d’une Française en Inde.
Ce qui peut nous rendre dingue d’aventures, qu’elles soient à l’autre bout du monde ou à 10 km de chez soi, c’est le processus d’élaboration pré-voyage et son rendu vécu sur le terrain, à adapter avec soins. Six mois déjà que je me bourre le crâne avec ce voyage de 3 mois et demi dans 3 pays d’Asie où j’avais déjà posé le pied 3 ans et demi auparavant : l’Inde, le Népal et la Corée du Sud. Fière de moi, j’avais tracé mon circuit dans le Nord de l’Inde pour cibler les différents spots touristiques -ou non, tout en m’octroyant une marge de manoeuvre pour se laisser guider sur place.
Je m’étais aussi engagée dans un projet personnel : franchir le pas pour partager des aventures et ce que l’on en ressent. Ce n’est pas chose aisée lorque l’on souhaite que celles-ci deviennent plus accessibles, procurent des sensations d’ailleurs et qu’elles mettent en lumière les multiples visages bienveillants rencontrés. Terroirs de Merlusse est né! (merlusse.net)
Première visite dans une des mégalopoles les plus oppressantes et les plus chaotiques du Monde : New Delhi. Il y a toujours un temps d’acclimatation cérébral avant d’embrasser l’atmosphère d’un nouvel environnement. Et c’est encore plus vrai lors de la perte maladroite de ton smartphone- élément indispensable en Asie de nos jours- puis, de l’annulation du séjour de deux semaines dans une école où tu voulais t’engager. Tu maintiendras ton expédition en bus de nuit Delhi-Dehradun et tu seras heureuse de faire la connaissance de deux pépites de jeunesse, Abhishek et Dipanshu. Une jeunesse ouverte aux nouvelles technologies, plongée dans ce secteur professionnel prometteur; celle pour qui Internet a complètement destructuré et revisité leurs codes indiens. De 5 ans tes cadets et issus d’une génération asiatique hyper-connectée, tu accuseras le coup d’être l’historique Européenne en quête de déconnection.
La porte du cimetière chrétien s’est ouverte sur un décor léger de pierres tombales enfouies dans la verdure. Les aboiements de chiens qui commencent à se rassembler autour de toi, te renvoient à tes réflexions : tu seras toujours entourée, plus ou moins hostilement, sur ces terres surpeuplées.
Le sud de Delhi t’accueillera avec plus de douceur que la version précédente de Paharganj, même si au cours de ta visite à Sanjay Van, un parc désert de fraîcheur forestière, les policiers t’expliqueront qu’il n’est pas prudent de faire une pause sur un banc de plus de 15 min sous peine de se faire égorger!
J’entends au loin des échos du coronavirus. Mes poumons absorbent les particules fines de la pollution faisant partie intégrante du tableau desi.
Changement de plan : la route pour aller te perdre chez un hôte direction Himachal Pradesh te sera bloquée. Jaipur te semble une destination fiable pour rester une dizaine de jours. Il est vrai que c’est encore une ville qui dépassera le million d’habitants sans problème – 3 millions d’habitants- mais les richesses de la capitale rose du Rajasthan conteront les méfaits et les exploits des Rajputs. Les couleurs y seront resplendissantes, vives et chatoyantes : les vêtements scintillants glisseront sur les murs teintés du mélange terre battue orangée et sable rosé; des pointes de blanc y amèneront du relief ainsi que les piles de biscottes dorées, luisant au soleil ardent. Des noms défileront dans l’hoztel Jaipur, régi par Sid et Aimy. Egon et Martin s’étaient rencontrés en route de leur roadtrip d’un an et, avec eux, tu découvriras la cité et son coeur historique bordé de dentelles bleues et jaunes infranchissables. C’est avec un groupe d’anglophones que tu mangeras dans un restaurant ‘fancy’ d’un rooftop. Larissa et Georges seront ceux avec qui tu passeras ton début de confinement, tes moments d’indécision et tes dernières heures d’oiseau, libre de se déplacer.
Chaque voyageur se positionne à l’heure de la psychose suite à la pandémie qui touche durement l’Europe; des messages affluent via les réseaux sociaux et les discussions entre voyageurs ne cessent de tourner en rond, puis se dispersent sur l’attitude à adopter face à une situation inconnue. Je voudrais juste me déconnecter pour un jour encore, avant de sombrer dans le tsunami de deux semaines d’écrasantes informations qui s’abattent comme des vagues dévastatrices.
Réveillée à l’heure du lever du soleil, tu cherchais à aller au fort de Nahargarh à pied. Tu auras encore sous-estimé les distances indiquées par la géolocalisation et la réalité du terrain. Des entrelacs de ruelles formeront une barrière de protection de l’accès secret et alternatif à la route touristique. Ces peintures vivantes du quotidien t’apporteront une facette théâtrale des matinales de Jaipur. Vue d’en bas, la forteresse semble inaccessible surtout lorsque tu te confronteras à la masse beige rocailleuse d’un pan de monts Aravalli, chaîne qui traverse le Rajasthan. Le soleil est déjà haut dans le ciel à 9h30 : on reviendra pour l’ascension de ce joyau défensif, qui brillera aux premiers ou derniers rayons du soleil, la meilleure lumière recherchée par les photographes. Tu t’étais quand même déplacée au nord-est de la ville pour t’élever un peu en altitude donc, tu profiteras de Shri Garh Ganesh Ji Temple pour admirer le panorama sur l’étendue urbaine, le Gaitor ki chetriyan qui n’était pas indiqué dans le guide de Jaipur trouvé à l’hostel et, sur la partie sauvage broussailleuse et poussièreuse emmenant les yeux vers la fameuse Amber, capitale de l’ancien Kachwaha.
C’est à partir de ce moment-là que l’engrenage du piège Covid-19 s’enclenche. Tous les jours, je compte le nombre de pays touchés par le virus, on me transfère les décisions européennes et françaises, je compte le nombre de pays fermant leurs frontières, on me demande dans quelle situation je suis : je déguste le plat indien végétarien préparé par Sid et je choisis ma destination avant le ‘test’ du verrouillage complet du pays prévu le dimanche 22 mars. Petite précision : j’ai dû éplucher une centaine de circuits possibles depuis mon arrivée en Inde jusqu’au moment où je me suis ‘fait confiner’ dans l’hôtel de l’Aerocity à Delhi (étape qui arrive bientôt dans le récit). L’hoztel Jaipur a fermé ses portes après mon départ, la mission vol express du samedi soir vers Hyderabad commence : le secteur du tourisme va subir un sacré coup économique….
Le vol détresse pour Hyderabad était une sorte d’appel à la rescousse; un lâcher-prise de la situation que tu auras voulu partager avec une âme réconfortante, celle qui connaîtrait le terrain dans la ville la plus connectée de l’Inde. Mais ce ne serait sans compter sur la paranoïa de certains, envers les étrangers, qui seraient les premiers vecteurs du virus! Aucune photo ne sera prise à Hyderabad car les sorties dérobées hors de l’étage 23, étage emboîté dans un géant étiré sur 30 paliers, se résumeront à des balades silencieuses et nocturnes en ‘scootie’. Un air d’antan, où les écrivains comme Emile Zola, décrivaient les multiples détails de la transformation de Paris, ou bien des explorateurs comme Alexandra David-Néel, arpentaient les moindres recoins d’un culte : plus tard, il faudra se rappeler l’ambiance fantomatiquement apaisante des grands axes lisses d’une citadelle où coexistent hindous et musulmans. Au bord d’un des plus grands lacs artificiels de l’Inde, Hussein Sagar, tu voudras traverser cette route immense, vidée de sa substance bruyante et dégénérée d’automobiles, pour échapper aux odeurs d’eutrophisation. Au centre, debout, une statue éclairée de Bouddha a été érigée. Dans deux jours, les vols internes seront supprimés : le pays en entier sera bloqué de peur d’une hécatombe sanitaire. Et pourtant, les chiffres des études scientifiques prouvent que la pérennité de la vie sur la planète bleue ne sera pas liée à cette mini-crise mais plutôt à la catastrophe future de la gestion des ressources naturelles, des impacts du changement climatique et du contrôle de la prolifération humaine. Réflexion omniprésente au cours de voyages asiatiques.
L’heure du confinement a sonné! Abhishek t’emmènera à l’aéroport après bien des négociations avec la police, ses colocataires et ses collègues, afin de mesurer l’ampleur des risques à prendre pour aider une Européenne à retrouver les portes de son pays - même si celui-ci est au plus mal. L’ambassade aura donné comme point de chute Delhi. Masque, OK. Température, CHECK par les militaires. Tampon sur le bras, HEIN? Si oui, il indiquera que tu auras été identifiée comme porteuse du coronavirus…. Gel hydroalcoolique. Présent dans tout l’aéroport. Le byriani commandé, plat prisé d’Hyderabad, apportera une douceur finale à cette escapade sudiste.
J’ai la chance d’avoir pris la décision d’attendre la suite dans un hôtel tout confort, qui ne me jettera pas dehors un bon matin, mais mon budget ‘confinement’ n’est pas encore défini : l’ambassade de France s’apprêtera à recueillir autour de Delhi, près de 500 personnes avant d’assurer un vol de rapatriement. 6 jours et 7 nuits, dont la dernière dans l’avion, ce sera le temps imparti à s’occuper dans l’hôtel. Cloîtrée dans ta chambre, tu sentiras approcher la Solitude, l’ombre des Français derrière l’Intimité chérie, mais aussi l’ombre de tous ceux qui ferment leurs portes empêchant l’imprégnation dans le paysage local. En y repensant, je n’ai pas eu l’occasion de visiter les endroits photogéniques des alentours de Jaipur, ni de Delhi; j’ai ‘juste’ vécu authentiquement, en m’inspirant des quelques leçons tirées du The Alchemist (P. Coelho), donné par Georges.
Il est temps d’aller explorer les moindres recoins de l’hôtel! Dans le couloir du 3ème étage, tu tomberas sur Marine et Anthony, couple avec lequel tu t’aventureras dans les ruelles du quartier commerçant, pour un ravitaillement en produits frais. Tu rencontreras beaucoup d’étrangers errants, comparant les possibilités d’hébergement aux alentours : tu admettras que le personnel souriant de l’hôtel se démèneront pour accueillir respectablement les touristes en vadrouille, lui-même n’ayant eu la possibilité de sortir de l’enceinte du bâtiment pendant plusieurs jours. Dans la chambre d’en face, tu rencontreras deux infirmiers Jean-Michel et Emmanuelle, qui s’indigneront de la situation hospitalière française. Les 3 mois de congés sans solde, acquis par leur acharnement à la tâche des soins, aura tourné court : au bout de 3 semaines, ils se sont retrouvés à la case départ Delhi.
Cela fait 3 jours que la routine s’installe et tu es engluée dans les messages chaleureux reçus. La sortie à la supérette du coin devient une aventure épique étant donné que, désormais, les militaires surveillent nos mouvements : une sorte de protection rapprochée…. La supérette n’ouvre que pendant un certain temps et parfois, ferme ses portes devant les clients en attente en file indienne, séparés de 2m chacun – clients notamment nommés Jean-Mi et Manu, qui sont dans les starting-blocks et qui deviennent enragés à leur entrée dans la caverne d’Ali Baba. Tu sentiras une dernière fois ces odeurs chaudes, alléchantes d’épices, enivrant ton palais des 1000 couleurs avec une commande de ‘matar paneer, paratha, dal makhani’ assaisonnée de ‘curd’ et de ‘kayi chutney’. Le piment contenu dans ce dernier te montrera que ton pouvoir d’adaptation a été meilleur que ton premier voyage en Asie et qu’en 1 mois, tu as su dominer les effets d’une épice si corsée et intense.
Mes 4 acolytes et moi-même tournont à l’autodérision de notre situation et concernant ce chaos mondial : notre avion de rapatriement est prévu le mardi 31 mars à 1h du matin. Les chiffres indiquaient que 2000 français étaient encore en Inde après la fermeture des frontières, éparpillés comme des pépites de chocolat dans une pâte à brioche.
< Amandine Ladrille (69)
Les Cannoli siciliens, un goût d'aventure !
Orangers, citronniers, figuiers, les champs de vignes et d’oliviers. Bordés par des murs de pierres, de longue date, façonnés par l’homme.
Les sentiers parfumés des senteurs des herbes et des épices que l’on cueille et qui vont embaumer notre cuisine : basilic, persil, menthe, laurier, origan, romarin, sauge, graines de fenouil, jasmin…
L’écologie est devenue un sujet sensible car la Sicile, dotée d’un patrimoine historique et végétal extraordinaire, a dû s’armer pour lutter contre la destruction de son environnement.
On retrouve cet esprit dans le travail d’une agriculture extensive et des produits d’une rare qualité naturelle.
Ils sont très en avance et exportent très bien leurs “bio” et leur agriculture raisonnée. C’est ancré dans leur respect de la terre. Bref tout pour réussir de savoureux petits plats !
De mon point de vue les deux meilleures cuisines d’Italie sont siciliennes et lombardes. Maintenant, quelle est la meilleure cuisine du monde, française ou italienne ?
La Sicile est arrivée 4e au concours gastronomique de couscous méditerranéen en 2016 avec son couscous de poisson !
Le matin randonnée ; pique-nique sous les oliviers le midi. Deux heures de cours de cuisine sicilienne l’après-midi et dégustation le soir.
Les ingrédients et le choix des plats sont préparés par notre charmante et très pédagogue équipe de cuisinières. Fières de nous faire découvrir les produits du terroir et cuisiner les recettes traditionnelles. Le tout avec le sourire, la joie et les rires qui rendent ces moments inoubliables. Une note spéciale à notre chocolatier qui pratique le commerce équitable chez qui nous avons appris à faire le célèbre chocolat de Modica. www.bonajuto.it
< Texte et photos Christian Brescianini (72)
Les cannoli siciliens sont un dessert traditionnel de Sicile, dont l’origine est liée à la fête de Carnaval, lors de laquelle ils sont préparés. Aujourd’hui, le grand succès de ce dessert a amené les Siciliens, ainsi que tous les Italiens, à le consommer tout au long de l’année. Les cannoli sont sans doute le dessert sicilien le plus connu en Italie. Préparés à partir d’un rouleau de pâte croquante farci avec une crème de ricotta, des pépites de chocolat et dés de courge confite (bien que ce dernier ingrédient soit de moins en moins employé), les cannoli siciliens sont garnis avec des cerises et des oranges confites.Préparation des cannoli siciliens :
Laissez la ricotta de brebis s’égoutter au réfrigerateur jusqu’à ce qu’elle ait rendu toute son eau.
Dans un saladier, mettez la farine, le sel, la cannelle, le café, le cacao et le sucre glace. Ajoutez le saindoux, un œuf et enfin le vinaigre mélangé au Marsala. Mélangez les ingrédients et pétrissez jusqu’à obtention d’une pâte élastique mais plutôt ferme. Ensuite, pétrissez la pâte pendant au moins cinq minutes jusqu’à ce qu’elle soit homogène et lisse, puis couvrez-la d’un film transparent et laissez-la reposer une heure au réfrigérateur.
Pour préparer la farce, mettez la ricotta de brebis dans un saladier avec le sucre. Mélangez les ingrédients, puis couvrez d’un film transparent et mettez une heure au réfrigérateur. Une fois le temps écoulé, passez la ricotta au chinois en la pressant à l’aide d’une spatule. Vous obtiendrez ainsi une crème très lisse, à laquelle vous ajouterez les pépites de chocolat. Conservez la crème de ricotta au réfrigérateur dans un saladier toujours couvert.
Prenez la pâte des cannoli et étalez-la sur le plan de travail à l’aide d’un rouleau à pâtisserie, pour obtenir une feuille de 1-2 mm d’épaisseur. Découpez 24 cercles, puis étirez-les légèrement pour qu’ils deviennent ovales. Ensuite, après avoir étalé du blanc d’œuf sur chaque extrémité, pour qu’elles se collent entre elles une fois superposées, enroulez chaque morceau de pâte autour d’un emporte-pièce en inox en forme de cylindre.
Faites fondre le saindoux dans une petite casserole, où vous ferez frire tous les cannoli sans les retirer des moules. La cuisson ne dure qu’une minute environ. Lorsque les cannoli sont bien dorés, disposez-les sur du papier absorbant, laissez refroidir, puis ôtez les emporte-pièces.
Remplissez les cannoli avec la crème de ricotta que vous aurez mis dans une poche à douille. Garnissez les cannoli en posant une demi-cerise confite sur chaque extrémité, saupoudrez de sucre glace et servez.
Conseils Il est préférable de remplir les cannoli juste avant de les servir. En effet, s’ils sont préparés avec trop d’avance, la crème à l’intérieur des cannoli rend la pâte moins croquante. Si vous le souhaitez, vous pouvez remplacer les pépites de chocolat par des dés de courge confite, comme le prévoit la recette traditionnelle. Il en va de même pour le saindoux, qui peut être remplacé par de l’huile pour friture.
Difficulté : élaborée
Préparation : 60 min.
Cuisson : 30 min.
Ingrédients pour 8 personnes
Pour la pâte
Farine : 250 g
Saindoux : 50 g
Œufs : 2
Vinaigre de vin blanc :
30 ml
Sucre glace : 30 g
Cacao : 50 g amer en poudre
Café : 1 petite cuillère
Cannelle : 1 petite cuillère
Vin Marsala : 30 ml
Sel : 1 petite cuillère
Pour la farce
Chocolat noir : 75 g de pépites
Ricotta de brebis : 750 g
Sucre : 300 g
Pour la garniture
Cerises confites : 24
Sucre glace
Pour la friture de la pâte: Saindoux ou 1 l d’huile d’arachides
Sur le web : www.lacuisineitalienne.fr
Road trip Népal durant le Covid-19
« Dans le voyage, ce n’est pas le but qui compte, c’est le chemin parcouru » se plaît à dire Nathalie Nowik, actuellement confinée au Népal. Elle ne pensait pas cependant que son voyage se finirait à Katmandou.
« Arrivés avec mon compagnon à Delhi le 20 février dernier, nous avons loué une Royal Enfield, une moto mythique en Inde.
Au programme, un road trip en commençant par traverser l’Uttarakhand en Inde pour rejoindre l’extrême ouest du Népal. De là, suivre la longue plaine népalaise du Teraï au pied de l’Himalaya, gravir quelques pistes de montagne et revenir par l’Uttar Pradesh à Delhi. Katmandou n’était absolument pas au programme ! » « Lors de notre départ de France, le coronavirus avait malheureusement commencé à faire des victimes en Chine mais nous n’imaginions pas son niveau de dangerosité et une propagation fulgurante à travers le monde. »
L’actualité nous rattrape
« Le 10 mars, nous sommes dans les massifs montagneux au centre du Népal. Dans les villages isolés, nous disposons de peu d’informations. La famille et les amis commencent à nous alerter sur la situation en France et en Europe.
Une amie en voyage au Cambodge m’écrit qu’elle n’a pas pu entrer au Vietnam.
Effectivement, de plus en plus de pays ferment leurs frontières et interdisent aux Français d’entrer sur leur territoire.
Nous décidons alors de rejoindre Nepalganj, ville située près d’un des principaux accès pour l’Inde. Trois jours de trajet sur des pistes sinueuses et caillouteuses seront nécessaires pour se rapprocher de la frontière. »
NON. Vous devez retourner au Népal !
« Nous nous présentons à la frontière le 13 à midi. Nous sommes optimistes. Après tout, nous étions déjà en Inde en février et notre visa est valable un an.
Mais c’est un cordon sanitaire composé d’une douzaine de personnes portant masques et gants qui nous arrête avant même de pouvoir se présenter aux douaniers. Impossible de faire un mètre de plus. Ils nous tendent un masque et nous renvoient sans ménagement » explique-t-elle.
La décision est sans appel. La fermeture des frontières est entrée en vigueur pour les ressortissants français quelques heures auparavant et devrait se prolonger jusqu’au 15 avril.
« A ce stade, nous ne maîtrisons plus la situation. Nous ne pouvons pas rendre la moto louée à Delhi. Je ne peux pas poursuivre mon séjour au Rajasthan où je devais rejoindre une ONG pour deux mois. De plus, nos visas népalais expirent demain et nous sommes à trois jours de route de Katmandou pour pouvoir obtenir une extension. Rien de tel pour tester notre capacité à lâcher prise ! »
Séjour prolongé au Népal
“ Le 16 mars, à l’Ambassade de France, l'atmosphère est sereine. Les propos sont optimistes. Le Népal n’est pas touché par l’épidémie. L’Inde, très peu.
Nous devrions pouvoir rendre la moto à Delhi le 15 avril.
En attendant, avec nos extensions de visas en poche, nous partons à Pokhara. C’est une charmante ville beaucoup moins polluée que Katmandou, située au bord d’un lac tout près des Annapurnas. »
La décision de confinement a été décrétée par le gouvernement Népalais le 23 mars au soir, sans préavis.
“Le 24 mars à 8 h, nous entendons les premières voitures de police sillonner les rues, sirènes hurlantes, faisant signe aux habitants de rentrer chez eux et de baisser les rideaux de fer de leurs boutiques. Tous les commerces reçoivent l’ordre de fermer, y compris les pharmacies et les magasins d’alimentation.
Les Népalais découvrent la nouvelle du confinement dans la rue et ne semblent pas réaliser ce qui arrive.Tout s’est passé très vite. La veille, nous avions eu connaissance de premières restrictions de déplacement sur les grands axes routiers mais cela ne présageait pas de mesures si rapides et radicales.”
Nous sommes chanceux d’être au Népal.
“La ville est soudainement déserte.
Très vite, quelques commerces bravent l’interdiction d’ouvrir pour nous aider.
Nous faisons nos emplettes dans l’obscurité derrière les rideaux de fer. De nombreux Népalais nous donnent leur numéro de téléphone au cas où nous aurions besoin de quelque chose. La bienveillance népalaise vis à vis des touristes ne faiblit pas. Nous bénéficions d’attentions particulières, y compris de la part de la police et de l’armée. Nous sommes chanceux d’être au Népal”.
Retour à Katmandou à moto.
“ Nous avons trouvé un arrangement avec le loueur Indien de la moto et pouvons la laisser à Katmandou.
À notre grande surprise, la police compréhensive nous délivre facilement un laisser-passer pour faire le trajet de Pokhara à Katmandou. ils nous demandent à plusieurs reprises si nous avons assez d’essence car il n’y aura pas moyen de se ravitailler en route.
En ce 29 mars, à quoi va ressembler notre trajet en période de confinement ? Le trafic habituellement est tellement dense sur cette route qu’il faut compter 8 à 10 heures pour couvrir les 200 kilomètres.
Effectivement, la route est presque déserte. Nous croisons juste une vingtaine de camions, quelques ambulances et quatre mini-bus escortés par une voiture diplomatique anglaise.
Dans chaque ville, les policiers et l’armée font de la prévention et surveillent les déplacements. Un “Help desk”, une tente avec quelques lits et de la nourriture à disposition a été installée dans chaque commune. Personne ne nie le fait que les structures sanitaires au Népal sont insuffisantes pour faire face à une pandémie, mais le gouvernement met des parades en place.
Nous avons également croisé de nombreux jeunes hommes marchant le long de la route, sans doute des journaliers qui tentent de rejoindre leur famille. On lit dans les journaux ici que pour ces salariés au salaire quotidien, pour les expatriés népalais actuellement bloqués à la frontière côté Inde, pour les familles vivant dans les quartiers défavorisés de Katmandou, la situation est difficile. Ils ont plus peur de la faim que du virus. Le nombre officiel de personnes contaminées est actuellement de cinq.
Attente d’un vol pour la France.
“ Nous ne pensions pas finir ce voyage à Katmandou. Depuis notre retour ici, nous vivons au jour le jour.
Nous sommes maintenant dans l’attente d’un vol pour entrer en France. L’ambassade nous informe d’un affrètement possible le 4 avril. L’aéroport est fermé aux Companies privées.
Nous restons en veille de l’évolution de la situation dans le monde, en espérant que la pandémie puisse être contenue rapidement.
Nathalie Nowick (37)
Entretien avec Rodolphe Christin.
Rodolphe Christin, vous venez de sortir l’ouvrage, « La vraie vie est Ici, Voyager encore » qui traite de votre vision du tourisme sur notre planète. Dorénavant celle-ci est pratiquement confinée depuis le mois dernier et vos réflexions arrivent à point nommées :
Pouvez-vous nous dire si le voyage tel que nous l’avons connu est arrivé à son terme ?
Difficile à dire. Ce terme sera-t-il provisoire ou durable ? L'industrie touristique vit un épisode d'une grande violence. Ce qui était devenu une évidence, partir au bout du monde pour un rien, est à présent impossible. Le confinement nous enferme entre nos murs et les frontières se ferment, jusqu'à quel degré d'ouverture déconfinera-t-on ? Tout dépend de l'évolution du virus, de nos capacités à nous guérir, et de notre capacité financière à repartir comme avant, sans oublier les changements politiques qui découlent de cette crise. Cela fait beaucoup d'incertitudes. Disons que l'occasion nous est donnée de réfléchir au sens de nos mobilités et de nous sortir de notre dépendance touristique, qui rend les sociétés fragiles. Je ne suis cependant pas certain que cette occasion sera saisie...
Que va chercher le voyageur, l’aventurier, ou le touriste lorsqu’il se précipite au bout du monde ?
Parmi les attracteurs principaux, il y a les lieux (visiter Venise ou Saint-Malo), les infrastructures (camping ou resort) et les activités (pêche à la mouche, randonnée ou visites de musée). A cela s'ajoute la recherche du soleil ou la fuite des canicules car le critère météo est aussi important. Le tout se combine à différents degrés pour composer une offre, côté production, et une demande, côté consommation.
Et puis il y a dans certains cas une dimension secrète, qui ne s'achète pas, qui se trouve potentiellement partout, qui tient à la puissance transformatrice du voyage, par l'acquisition d'une connaissance "par la peau", ou disons par l'expérience directe du réel. Ce genre d'expérience initiatique fait que lorsque "ça se passe", il y a un avant et un après le voyage. Ce vécu est rare, il ne coute rien, il est donc très précieux.
Le voyage est-il devenu une mode, un besoin, un produit de consommation ?
Un besoin essentiel, certainement pas, ou alors pour une infime partie de la population qui ressent le besoin de partir comme une urgence de vivre. Une mode et une recherche de conformisme, oui bien sûr. C'est étonnant car il y a eu à une époque une dimension subversive dans l'acte de partir : la recherche d'une subversion du quotidien et de libération culturelle par le contact avec d'autres moeurs et d'autres géographies. Aujourd'hui il est intéressant d'indiquer ses voyages dans un CV, l'expérience à l'étranger est une manière de projeter sa carrière "à l'international". Et puis en devenant un produit de consommation comme un autre, néanmoins réservé à ceux qui en ont les moyens, le voyage est une manière d'indiquer une relative aisance matérielle. Ceux qui n'ont pas ces moyens partent pour d'autres aventures : celles de la migration.
Peut-on revenir à un tourisme plus responsable, plus équitable en essayant de limiter à l’avenir ses déplacements ?
C'est vrai que le tourisme équitable fait souvent la promotion de destinations lointaines. Si l'on veut limiter l'impact de nos déplacements motorisés, mieux vaut aller à pieds, à cheval ou à vélo, ce n'est pas qu'une question de distance, c'est aussi une question de temps. Et d'infrastructures aussi : dans un monde fait pour les voitures, il n'est pas évident de voyager à cheval. Mais si l'on veut vraiment limiter l'emprise et les dégradations des infrastructures touristiques, mieux vaut pratiquer moins de tourisme, donc cesser de créer des infrastructures et d'inciter au départ. Mieux vaudrait développer des aspects de l'existence qui rendraient la vie d'ici plus vivable. Que va-t-on chercher ailleurs que l'on ne trouve pas ici ? Que faire pour le trouver ici ? Voilà deux questions qui me semblent essentielles.
Pensez-vous que la crise que nous traversons, sera bénéfique sur nos impulsions de voyage et d’évasion ou retournerons-nous dans des contrées lointaines comme avant des que la pandémie sera terminée ?
Tout dépend des conditions sanitaires, économiques et politiques de l'après. Une partie des gens, consommateurs et décideurs, souhaitent relancer et retourner à la vie d'avant.
Les moyens de transport nous ont montré qu’il était facile de franchir des frontières et de s’émerveiller de cette belle planète, quel est votre avis sur l’après crise ?
Pour continuer de s'émerveiller de cette belle planète, il faut cesser de vouloir transporter et accueillir partout le plus de monde possible et de vouloir transformer sociétés et territoires en marchandises. Un autre modèle est à inventer, une autre manière d'être en relation les uns avec les autres. Moins de quantités, plus de qualités, le voyage est l'oeuvre d'une vie. Plus il semble facile matériellement de voyager, plus il est difficile de vraiment voyager.
Voyager en solo est devenu à la mode de nos jours. De plus, le coût du voyage est avantageux. C’est un concept en constante augmentation même s’il effraye pas mal de personnes.
Que vous soyez un homme ou une femme, pour partir seul à la conquête du monde, il faut être un voyageur intrépide pour partir seul en vacances. En outre, il y a quelques principes de base à respecter. Voici des conseils pour bien voyager par vous-même.
Choisir une destination hors de la zone de confort
Vous trouverez plusieurs destinations à l’avance sur internet. Pour se renseigner adéquatement sur le pays, visitez les bureaux officiels de tourisme ainsi que les forums. Ils vous donneront tous les informations nécessaires et sérieuses comme la sécurité, la culture, la météo, les zones à éviter, quoi emporter et les habitudes locales.
Plus vous en saurez sur le pays, mieux vous serez préparé à ce que vous devez affronter. En même temps, n’oubliez pas de vous inscrire à une assurance pour votre voyage
Manger des aliments locaux
La nourriture fait partie des découvertes intégrantes lors d’un voyage. Elle reflète en quelque sorte la richesse du pays. Que ce soit dans les marchés, les restaurants ou dans la rue, n’hésitez pas à goûter à ce que tout les locaux mangent.
Même si beaucoup prétexte que ce genre d’aliments pourrait ne pas être à votre goût, vous serez peut-être agréablement surpris. Il existe pas mal de nourriture que vous ne saurez pas toujours de quoi s’agite-t-il exactement. Mais, c’est tout à fait fascinant !
Favoriser le Couchsurfing
Ce principe consiste à se loger gratuitement chez les personnes locales. Le Couchsurfing est une alternative intéressante et de plus en plus populaire. Par rapport aux établissements hôteliers, ce type d’hébergement semble être le plus sûr qu’il n’y paraît. Si l’occasion se présente à vous, essayez cette option. Si cela vous plait, recommencez lors de votre prochain parcours.
Se faire des amis
Les voyages en solo sont un moyen pour faire tout ce que vous aimez. Il n’y a aucune limite à cela. C’est aussi une bonne façon de faire de nouvelles rencontres en participant ç une excursion de groupe, par exemple.
Vous pouvez intégrer une association ou un club local qui propose des activités que vous pourrez trouver intéressantes. Participez à un office religieux de votre religion. L’idée c’est de trouver un point de départ pour faire de nouvelle connaissance.
Apprendre la langue locale
Inutile d’apprendre tous les tournures et vocabulaires compliqués. Il suffit de connaître les mots de base pour se faire comprendre par votre interlocuteur : merci, bonjour, s’il vous plait, oui, non, etc. Apprenez également la culture locale pour en savoir plus les coutumes locales. Même si votre accent est épouvantable, vous entendre fera sourire les locaux. Ils vous donneront tous les renseignements nécessaires avec la prononciation correcte.
Écouter son instinct
Ne vous engagez pas dans quelques choses que vous ne trouvez pas normales. Si vous trouvez que la personne qui vous parle semble louche, détachez-vous-en. Écoutez instantanément votre instinct interne. Si vous trouvez que cette ruelle est sombre, ne vous dirigez pas par ce chemin. Faites le même geste si vous trouvez que le pont n’a pas l’air solide. Ne le traversez pas ! Ôtez-vous l’idée que le fait de voyager seul signifie se comporter comme un héros.
Essayer des activités ludiques
Lorsque vous partez à la conquête d’un nouveau pays, sortez de votre zone de confort en vivant une aventure. Après tout, cela n’arrive qu’une seule fois dans votre vie. Inutile de tester une aventure extrême comme un saut à l’élastique ou de nourrir des requins à la main. C’est trop dangereux ! Misez plutôt sur une séance de karaoké dans un bar local ou une leçon de surf ou de planche à voile.
Toutes les nations du monde regorgent de paysages fabuleux qu’il faut voir de ses propres yeux pour être émerveillé. Après vous avoir présenté ceux d’Australie, rendez-vous aujourd’hui avec un pays qui connait un récent boom de son activité touristique : le Chili.
Situé à l’extrême ouest de l’Amérique du Sud et bordé par l’océan Pacifique, c’est la longueur démesurée du territoire qui s’étend sur plus de 4600km qui permet une telle richesse de paysages. Focus sur ceux qu’il ne faut pas rater si vous envisagez un voyage dans ce si beau territoire.
L’Île de Pâques
Impossible de ne pas parler de l’endroit le plus connu du Chili qui se situe pourtant à des milliers de kilomètres du continent. De nombreux mystères entourent cet endroit où se succède une multitude (près d’un millier) de statues énigmatiques baptisées Moaï. Elle doit son nom à sa découverte le jour de Pâques par un explorateur néerlandais.
Sachez simplement que ces édifices de plusieurs mètres de haut ont été sculptés directement avec la roche volcanique du Rano Raraku. Leur forme énigmatique nous rappelle les œuvres d’art incas alors que les descendants des habitants de cette île suggèrent que leurs origines proviendraient plutôt du côté de la Polynésie.
Le désert d’Atacama
Plusieurs spots sont à découvrir ici avec le village de San Pedro qui pourrait faire office de base pour explorer toutes les merveilles du désert d’Atacama. On pense notamment à la vallée de Mars et à celle de la Lune qui vous donnera l’impression de visiter l’objet céleste le plus proche de notre planète.
Petit conseil : pensez à observer le ciel la nuit, c’est l’un des endroits les moins pollués de la planète et de nombreuses constellations éloignées sont donc visibles.
La vue de Valparaiso
La seconde ville du pays située à une centaine de kilomètres de la capitale Santiago est connue pour la multitude de maisons multicolores qui garnissent les différentes collines de la ville. Mais cette cité côtière doit aussi sa renommée à ses plages paradisiaques où vous pourrez boire de merveilleux mélanges au Pisco, la fameuse boisson chilienne qui possède sa propre appellation contrôlée.
Petite interlude entre tous ces paysages à couper le souffle ! La gastronomie locale mérite aussi le détour. Hormis les empanadas et le ceviche, qui sont des spécialités partagées avec leurs voisins sud-américains, certains plats locaux méritent votre attention. Le pouvoir des yeux est important, mais pensez également à votre ventre qui n’attend que ces mets d’exception pour être comblé.
Torres del Paine (Patagonie)
C’est le spot le plus connu par les amateurs de randonnées qui souhaitent apprécier la beauté si particulière de la Patagonie. Cette région rendue célèbre par les déboires d’un chanteur que vous connaissez tous, recèle bien évidemment d’autres merveilles, mais ce coin de paradis vous permettra d’apercevoir en un coup d’œil le glacier Grey ainsi que la végétation magnifique de cette région.
La région des lacs
Les lacs, c’est une grande histoire d’amour pour l’auteur de cet article : Annecy, Sainte-Croix ou Côme ont pu émerveiller mes pupilles. C’est pour cela que je ne peux que vous conseiller la région des lacs qui se situe au tout début de la Patagonie. Vous allez y découvrir une multitude de volcans qui sont toujours en activité, mais également des lacs sublimes comme ceux du Calafquen ou du Llanquihue.
Un autre plan d’eau retient notre attention, c’est celui situé à la frontière avec l’Argentine. Attention, celui-ci possède deux noms, le General Carrera côté Chilien ou le Buenos Aires côté Argentin. C’est ici que vous trouverez la Cathédrale de marbre à proximité du village de Cerro Castillo. Il s’agit de grottes qui ont pu être créées grâce à l’érosion de l’eau sur ces gros rochers et qui sont accessibles uniquement par le biais de petites barques. L’esthétisme de ce lieu est incroyable.
D’autres paysages auraient pu figurer dans cet article comme le Volcan Villarrica, les geysers d’El Taztio ou l’île de Chiloé tant le Chili réserve de sites naturels d’exception.
Le magazine Globe-Trotters de Mai/juin arrive !
Les paysages sont majestueux, les gens souvent formidables, les rencontres exceptionnelles. Au Mozambique ou en Éthiopie, en Inde ou en Espagne, le plaisir est toujours là. Que ce soit la première fois, pour un voyage rêvé depuis longtemps ou un retour vers des lieux connus, la réalité des rencontres fascine toujours. C’est ce qui fait le sel des voyages. Très loin ou plus proches, ils permettent l’étonnement et l’ouverture en tout cas, ça c’est sûr.
En ces temps où les déplacements sont restreints voire impossibles, ceux que vous allez lire vous permettent de revivre, de rêver ou de vous projeter vers d’autres contrées.
Ces répits pourront aussi être l’occasion de repenser un voyage, de le préparer différemment ou mieux… Et, pourquoi pas, d’envisager un plus long, ailleurs. Et de feuilleter l’éventualité de plein de possibles.
Faire revivre la langue eyak en Alaska, revaloriser des cultures constructives ancestrales en Gambie, partir sur la route de la Soie, parcourir l’Inde en moto, marcher sur les sentiers d’Europe, rechercher des orangs-outans dans une forêt tropicale de Sumatra, être volontaire dans des bibliothèques rurales en Bolivie… de joyeux passionnés vous invitent à les retrouver au Festival Partir Autrement le 20 juin 2020.
L’occasion de découvrir leurs réalisations, de rêver et partager.
Bons préparatifs de voyages. L’arrêt n’est que temporaire.
Plein de belles choses restent à découvrir. Le plaisir réside dans la tente et dans l’attente… On the road again !
< Anne Lohéac (92)
La crise du tourisme (Covid-19)
Tous les baroudeurs ont troqué leur hyper mobilité contre la sédentarité, les nomades ont du trouver un refuge avec toit et les adeptes de l'outdoor songent déjà à planter leur tente dans leur salon. Toutes ces valises, chaussures et guides de randonnées, rangés sagement dans nos placards, s'inquiètent de leur avenir...
Pendant ce temps, l'industrie du Tourisme est à l'arrêt et traverse une violente tempête dont personne ne connaît l'issue.
Rester chez soi aujourd’hui, c’est pouvoir voyager demain", telle est la phrase qui nous unit tous en ce moment, mais demain... c'est quand ?
En 2017, le secteur du voyage et du tourisme a employé environ 119 millions de personnes et participé à plus de 313 million emplois. C'est ainsi approximativement un emploi sur dix qui repose sur le tourisme (source).
Avec la mise en place inédite de restrictions sur les voyages partout dans le monde, les avions sont cloués au sol et le brouhaha habituel a été balayé par le silence. Les lieux bondés de touristes depuis des décennies ont mis la clé sous la porte en attendant la fin du confinement. Tous les hôtels, campings, lieux culturels, restaurants, guides touristiques, boutiques de souvenirs et loueurs de matériel liés au tourisme subissent ce choc sans précédent de plein fouet. Sans oublier les agences de voyage, bateaux de croisières, clubs de vacances (et les blogs de voyage ) qui n'ont momentanément plus lieu d'être.
En attendant de savoir à quelle sauce nous serons mangés, enfermée comme vous tous entre quatre murs.
Voici donc quelques données et statistiques publiées sur la crise du tourisme qui découle de cette pandémie. (merci à Philomène du site https://www.globe-trotting.com)
Où loger lors d’un week-end à Paris ?
Ville des amoureux, Paris c’est aussi la ville des affaires. Pour des raisons diverses, certaines personnes veulent profiter de la ville le temps d’un week-end. Le temps d’un petit voyage, ce n’est pas souvent évident de trouver un bon endroit où se loger surtout qu’il est question de Paris et de sa grandeur.
Pour autant cela ne relève pas de l’impossible. Car il faut dire que Paris c’est aussi d’autres alternatives à profusion. Si vous êtes à Paris le temps d’un week-end nous vous proposons les solutions suivantes pour ce qui est du logement.
L’hôtel : le classique indémodable
Lorsque nous voyageons, passer par des hôtels est un classique. Cela reste une alternative toujours prisée même si c’est pour deux jours. Selon votre budget, vous pouvez choisir n’importe quel hôtel. Faites toutefois attention au choix du quartier pour une bonne qualité de vie. Si votre budget est assez serré alors il existe toujours des hôtels pas chers à Paris.
Ce n’est pas parce qu’ils ne sont pas chers que ce sont pour autant des hôtels miteux. Beaucoup proposent des services très satisfaisants. Mais l’idée c’est toujours de rechercher le confort et le bien-être lors d’un séjour. Si vous recherchez des endroits calmes, on conseille de passer par des hôtels qui ne se situent pas trop dans le centre. Il est conseillé également de revoir les quartiers apaisants de la capitale. Une bonne idée de faire la connaissance des habitants locaux.
La location de logement
Voyager c’est aussi d’une certaine manière rechercher de la nouveauté. Depuis quelques temps, dans la capitale, les hôtels ne sont pas toujours en haut de la liste. Pour un week-end, les gens peuvent louer un petit appartement. Ce qui fait la différence c’est d’arborer la vie d’un vrai habitat parisien. Vous pouvez ainsi louer un studio, une maison classique ou même une villa si cela est dans vos moyens.
En louant son propre logement, on a davantage l’impression d’être chez soi. Et on est plus à l’aise. Contrairement dans un hôtel où l’on se sent un peu opprimé d’une certaine façon. L’autre avantage c’est que l’on peut profiter d’un plat fait maison car préparé par soi-même. Car souvent ces logements sont entièrement équipés.
Le locataire n’est chargé que de la nourriture et des vêtements. Certaines locations proposent même des services complets. Dans tous les cas, le logement demeure une solution de liberté très profitable. Vous pouvez aussi passer par des Housetrip pour une location de 100 euros par jour environ.
Dormir chez un membre de sa famille ou un ami
C’est une solution peu visitée car tout le monde n’a pas de famille à Paris. Si vous avez une famille à Paris, y passer le week-end c’est aussi du budget épargné. Mais cela dépend aussi des conditions. Cela reste toutefois une bonne idée dans la mesure où vous ne serez pas seul. Profiter d’une belle ambiance en de bonne compagnie est aussi très plaisant.
Veillez toutefois à ce que ce ne soit pas une famille ayant des discordes avec vous. Il est toujours bon d’avoir de bonnes relations pour profiter d’un bon week-end. Si vous n’’avez aucune famille à Paris, il restera toujours les particuliers. L’idée est assez originale. En effet, il existe de nombreux particuliers qui louent une chambre de leur maison à des étrangers moyennant une somme variable le temps d’un week-end.
Avec certains particuliers, l’ambiance est à la familiale. Tout le monde profitant de la même table, c’est comme si vous avez une seconde famille. Les locations auprès de particuliers sont plus accessibles par rapport à des logements indépendants.
Plus...
Vivre sur le continent européen présente de nombreux avantages comme, par exemple, avoir la possibilité d'explorer plusieurs pays en quelques mois seulement. Le prix des billets d'avion d'un pays européen à l'autre est extrêmement bon marché, surtout si les vols sont achetés un mois ou deux à l'avance.
Pour que votre week-end découverte/voyage se passe bien, il est impératif de le planifier. Sans une bonne planification, vous arriverez dans un pays étranger et ne saurez pas quoi faire une fois sur place. Vous n'aurez que deux ou trois jours pour découvrir le pays que vous visitez. En gardant cela à l'esprit, vous devrez trouver le bon véhicule, savoir où loger, quoi faire et parfois où manger avant votre arrivée. Planifier méticuleusement votre voyage à l'avance est beaucoup plus difficile qu'il n'y paraît, mais je vous promets que cela en vaut la peine pour gagner du temps et de l'argent.
Etape 1 - Choisir votre destination et réserver votre vol
Les sites internet les plus populaires pour comparer les prix des voyages en Europe sont l'Entreprise Momondo, Expedia ou encore Kayak pour trouver le prix moyen des endroits où vous voulez aller.
Si vous savez exactement où vous voulez vous envoler pour un week-end, il vous suffit de saisir votre point de départ, votre destination et les jours que vous souhaitez. Si vous êtes plus flexible quant à l'endroit où vous voulez aller ou les dates de départ, alors vous avez de la chance, vous pourrez trouver les vols les moins chers dans toute l'Europe. Malgré son caractère bon marché en Europe, votre vol sera probablement la chose la plus chère pour laquelle vous dépenserez de l'argent pendant votre voyage, alors planifiez minutieusement cette étape.
Astuces supplémentaires :
- Saisissez votre destination sur Google Flights et les jours où vous voyagerez. Une carte de l'Europe apparaîtra et vous pourrez voir combien coûterait un vol vers l'un des principaux aéroports européens.
- N'ayez pas peur de prendre ce vol à 6 heures du matin pour économiser de l'argent.
- N'oubliez pas de prévoir votre trajet jusqu'à l'aéroport : taxis, transports en communs, parking d'aéroport, etc.
- N'enregistrez pas de bagages : non seulement vous économiserez de l'argent, mais en plus vous gagnerez du temps à l'atterrissage et pourrez immédiatement débuter votre expédition.
- Restez en navigation "privé" pour rechercher des vols pour éviter que les prix augmentent jour après jour pour vous.
Etape 2 - Booker votre logement
Lors d'un week-end à l'étranger, il existe trois grandes options d'hébergement : une auberge, un Airbnb ou un hôtel. Il existe différentes façons de rechercher des chambres, selon le type de logement que vous recherchez. Les facteurs à prendre en compte sont le nombre de personnes avec lesquelles vous voyagez, la proximité avec les lieux que vous voulez visiter et la qualité de l'endroit que vous recherchez. N'oubliez pas de lire les avis concernant un logement lorsque vous êtes sur le point de le réserver. Les avis vous donneront une vision précise de l'hébergement que vous avez choisi.
Etape 3 - Planifier vos déplacements une fois sur place
Maintenant que vous avez le plus important (vol + hébergement), il est temps de décider quoi faire pendant votre séjour ! Cette étape dépend entièrement du pays que vous décidez de visiter et du type d'activités qui vous intéressent. Vous voulez voir des choses dans la nature ? Vous vous intéressez aux sites historiques ? Préférez-vous faire un tour de cuisine traditionnelle ? Les possibilités sont infinies. Toutefois, les méthodes que vous pouvez utiliser pour faire des recherches sur ce que vous voulez faire pendant votre séjour sont les mêmes, où que vous alliez : Google, Airbnb ou Trip Advisor, consulter les avis des voyageurs et organisez votre planning en fonction de vos goûts et envies. Pour avoir le temps de visiter tout ce que vous souhaitez, pensez à louer un véhicule. Vous trouverez les meilleurs prix sur le site de comparaison des locations de voiture en ligne Comparatiflocationdevoiture.fr.
Etape 4 - Envolez-vous et profitez de votre voyage !
Pour la dernière étape, partez vers votre destination et amusez-vous ! Après toutes ces étapes de planification, cette étape-là devrait être la plus facile.
Les meilleurs paysages d'Australie.
Vous l’avez compris, se rendre sur ce continent isolé, c’est comme vivre une aventure du célèbre Indiana Jones. Mais alors, que voir en Australie et à quel endroit se rendre pour profiter des plus beaux paysages du pays. Voici une liste des meilleurs panoramas pittoresques sur place.
La Grande Barrière de Corail
C’est le plus grand récif corallien qui existe à travers le monde. Cette barrière s’étale sur plus de 2 300 km du nord au sud de la côte est australienne. Plus précisément, il se trouve au large de l’État australien de Queensland.
Ce site emblématique est l’endroit rêvé des amateurs de snorkeling et des plongeurs. Pour admirer les milliards de coraux polypes et espèces marines, il suffit d’enfiler un simple masque et un tuba ou de la survoler par avion. Une multitude d’îlots colorés s’offrent à vous.
La meilleure période pour vous y rendre se trouve entre les mois de Juin et Octobre. A vous de choisir !
Le lac Hillier
Ce fabuleux lac se trouve sur l’île Middle, au large d’Esperance, dans l’archipel de la recherche. Avec ses 348 mètres de haut et 9,4 km de circonférence, ce bassin de près de 600 mètres de long est le plus grand monolithe du monde.
Au lever comme au coucher du soleil, il est teinté d’une couleur fascinante : du rose vif. Jusqu’à ce jour, l’origine de cette coloration reste toujours un grand mystère pour les chercheurs et scientifiques.
Même si vous la versez dans un verre, l’eau du lac conserve sa couleur. L’unique moyen de l’observer est de le survoler.
Les îles Whitsundays
Situé au beau milieu de la grande barrière de corail, il y a 74 îles tropicales qui se détachent sur fond bleu. Si vous voulez apprécier ce beau paysage et voir les nuances de bleu de la mer, il vaut mieux les survoler.
Une centaine de milliers de touristes s’y rendent sur place pour découvrir l’ensemble de ce magnifique archipel. Vous pouvez y faire de la plongée sous-marine, de la voile ou du kayak. La majorité de ses îles sont inhabitées, il est possible de faire des randonnées ou du camping.
Le parc national Kakadu
Ce parc s’étale sur une superficie de plus de 20 000 km2. C’est le plus grand parc national dans ce territoire. À lui seul, il fait la taille de la France. Ce lieu fait partie du patrimoine mondial de l’UNESCO, non seulement pour sa nature inégalée, mais aussi pour son héritage culturel.
D’ailleurs, la majeure partie de cette réserve est un territoire aborigène qui occupe la région depuis plus de 50 000 ans. Kakadu c’est aussi le foyer des plus hautes chutes d’Australie les « Jim Jimfalls » et une faune et une flore unique.
La réserve marine de Shark Bay
Si vous aimez plus la mer que la terre, Shark Bay est le lieu idéal et fait pour vous ! Cette réserve est considérée comme l’une des plus grandes réserves marines dans le monde. Vous y trouverez des dauphins sauvages qui viennent se nourrir près du rivage, une plage bordée de millions de petits coquillages blancs et Monkey Mia.
En outre, c’est l’endroit recommandé pour effectuer une promenade en kayak pour rechercher les baleines et raies mantas. Vous pouvez y pratiquer de la pêche et de snorkeling.
Kangoroo Islande
Un passage sur cette île est situé au large d’Adélaïde vous réserve de belles surprises : celle de rencontrer face à face des koalas, des otaries, des phoques, des pélicans et des kangourous qui vivent en liberté.
Ce paradis naturel préserve aussi un paysage saisissant comme les Remarkable Rocks et Admirals Arch. Kangoroo Islande est également l’unique localité qui accueille une colonie d’abeilles ligures pures. Cet insecte produit un miel d’une pureté exceptionnelle à partir des fleurs côtières ou d’eucalyptus.
Les sentiers de Tasmanie
La Tasmanie est propice à la randonnée. Les plus sportifs pourront tester l’assaut de l’Overland Track ou du South CoadTrack. Vous vivrez une expérience tout simplement inoubliable. Il y en a vraiment pour tous les goûts : montagne, mer, lac, forêt à tous les niveaux. L’île offre plusieurs types de sentiers de trekking.
C’est l’endroit rêvé pour camper en pleine nature. Vous croiserez sûrement des oiseaux multicolores, des échidnés, des pademelons, des bennet wallabies et bien sûr les diables de Tasmanie.
Que ce soit pour vivre une aventure exceptionnelle ou humanitaire, l’Australie dispose tous les points forts pour vous offrir des moments inoubliables. Votre voyage sera enrichissant et unique.
Et pour faciliter le déplacement, il est possible de faire son visa en ligne. C’est la meilleure alternative pour ne pas perdre votre temps.
Merci Roland !
ABM a 32 ans ! Depuis sa création en 1988, quatre présidents se sont succédés : Didier Jehanno, Alain Bonard, Sophie Gouhot, puis moi-même depuis huit ans. Adhérent depuis 25 ans, membre du conseil d’administration depuis 18 ans, je laisse la place de président à deux co-présidentes qui agiront avec dynamisme et passion : Perrine Gourgot et Tyn Braun.
Mon action comme président d'ABM n’aurait pas pu l’être sans l’investissement des autres membres du CA et surtout sans le très gros travail passionné de Didier Jéhanno et Odile Paugam que je remercie !
Sans les antennes et les correspondants, ABM ne serait pas non plus cette belle association que j’aime tant et je remercie tous les présidents et les membres des CA, tous les correspondants, et également les adhérents pour les échanges et les partages d’informations qui nous donnent à chaque fois l'envie de partir découvrir un bout de notre Monde !
Bons voyages, belles découvertes à tous, et bonne continuation tous ensemble à ABM pour notre grand plaisir "
> Roland Tourbot.
Dialogue de co-présidentes
« - Coprésidente, oui, avec toi, Perrine ?
- D'accord pour une coprésidence et autant être bien accompagnée !
- Donc partante pour une nouvelle aventure ?
- Je suis adhérente depuis 2007 , il est temps de s'engager un peu plus.
- Et moi depuis 2008 et nous sommes entrées au CA à peu près en même temps.
- La coprésidence c'est une affaire d'équipe, un partage des tâches et des responsabilités et une émulation.
- Plus on est de fous, plus on a d'idées !
- Ça nous permet aussi de nous adonner à notre passion commune à tour de rôle sans qu'ABM soit privé de président.e
- Avec toi Perrine, nous pourrons bénéficier de tes compétences en matière d'organisation, de savoir faire en direction d'un jeune public, ou de la préparation d'un voyage en famille.
- Mais côté communication et rédactionnel, tu prendras le relais, Tyn.
- On est parties pour l'aventure au bout du monde ?
- Viens d'abord au bout de la rue, à la Case pour travailler autour d'un café ! »
Vous avez baroudé partout sur le globe et vous vous êtes émerveillé devant les cent merveilles du monde ? Bravo, vous êtes prêts pour le Graal, le pays qui les synthétise tous… La Nouvelle-Zélande ! Avec ses deux îles aux contrastes étonnants, ses alpes et ses volcans, ses habitants attachants et ses 6000 kilomètres de côtes, la destination garantit un émerveillement total. Pourquoi y voyager en 5 points :
Une nature singulière : le pays concentre les splendeurs naturelles ; valons d’un vert unique, criques sauvages au sable noir ou doré, volcans, grands lacs, montagnes alpines, fiords. Pas moins de 20% du territoire est constitué de parcs nationaux et de réserves protégés et 80% de la flore est endémique.
Un climat tempéré en saison inversée : un voyage en Nouvelle-Zélande offre l’été en hiver aux habitants du nord, car ce dernier s’étend de décembre à fin février. Le beau temps est installé jusqu’en mai et donc permet de voyager sur une longue période. Les prix sont plus doux en basse saison et il y a plus de disponibilité de véhicules et d’hébergements.
Un peuple accueillant : véritable melting-pot réussi de tous les continents, le voyageur apprécie tout particulièrement le mélange de cultures du Pacifique et d’Europe. Loin de tous pendant de longues décennies, les habitants ont développé une humilité et une chaleur qui rend le voyage bien plus fort de rencontres inoubliables.
Des activités de tout genre : Les amoureux de grands espaces et de nature y trouveront leur paradis et la possibilité de découvertes illimité. Les réserves naturelles regorgent de balades bien entretenues et bien balisées. Les fans du Seigneur des Anneaux pourront découvrir les lieux de tournage grandeur nature et des opérateurs spécialisés dans les deux trilogies. Les plus téméraires pourront s’essayer au bungy ou au jet-boat. En famille, rien de mieux que le village des hobbits, de la tyrolienne ou des croisières à la découverte des dauphins, des manchots, des otaries, des éléphants de mer…
Un pays sûr et bien organisé : la Nouvelle-Zélande dispose de routes, sinueuses certes, mais de bonne qualité et des opérateurs de tourisme fiables qui sont en grande partie ouverts toute l’année. Il faut malgré tout réserver en avance pour s’assurer les meilleures prestations et faire son choix parmi les itinéraires et les activités. Frogs est la plus ancienne agence française locale. Les consultants de voyages comme les fondateurs, tous français d’origine, vivent sur place et connaissent le pays sur le bout des doigts. Pour votre propre odyssée en Nouvelle-Zélande, nous vous recommandons de passer par eux.
Pratique
- Frogs Voyages. Expertise et assistance sur place : – frogs-in-nz.com
- Pour un séjour réussi, il faut partir au moins 3 semaines, car cela permet de voyager dans les deux îles. En deux semaines, il est préférable de se concentrer sur une île.
- Pas de vaccins nécessaires, mais obtention d’un NZETA (en ligne).
- Compter environ 8000€ pour une famille de quatre (deux adultes et deux enfants) pour un 3 semaines confort en voiture et hébergement sélectionnés, sans les billets d’avion.









